PEL LULU
ut, salis par la boue du quartier Latin; pour toute dicoration une mé- à decine et directeur de l'Opéra : il a reçu peut-être plus môme de
Chante drapérie rouge, exhumée de je ne sais quel garde-meuble. séparail be juublic de l'illustre corps académique, Point de places réservées pas de distine ions ni de privilèges; par conséquent pas le dames, mi de toilettes; au Lieu de eut auditoire musqué et bénévole, l'Académie s'est vue face à face avec celte démocratie va | leuse et bruyaate des écoles, qui venait s'assurer par elle-même de ce que c'est qu'une Académie de médecine, et qui v'appoctait que ces dispositions médiocremeat favorables, L'anphithéätre était entèsement rempli.
C'est dans cette séance que le cnstume académique à fait sa première apparition. Son effet ourait été bleu ples grand et surtout mieux apprécié à l'fnstitut : les honorables membres ne pouvaient pas choisie une plus mauvais occasion d'en. doser l'habit vert à bordure violette , de coiffer leur tricorne à plumes , et de ccindre leur innocente épee. Lis académicirns en uniforme élaivat peu nombreux, Outre Les membres du burrou, M. Repaubdin, hi, Boulay, présilent, et M Pariset, secrétaire, victimes obligées de l'étiquette , nous n'avons gnere remarqué que M. Marc et dens autres confee es dont les noms nons échappent.
Parmi Les assi-tans, deux j ersonneges rélébres ont excité l'attention : le prenüer est M, Dicflenbach, un des plus habiles chirurgiens de l'Allemagce , contu surtout par #8 belles opérations de rhinoylatie ct d-4he loplasti-, Ha ité introduit et acrueilli avec Jes msrques du plus vil snterét. Presonne n'a orblie qu'indépendamment de ses taleus supérieurs, M. Di-ffenbach a des droits à notre reconnaissance, pour Îles services qu'il à tendus à nos confrères envoyés en Pologac à l'épaque du choléra, en leur prétaot son appui contre les susceptibutés de la police, et pouc la munitre oblegeante et fratera-lle avec loquelle 1 a su eur juire les houpeurs de son Los. L'autre celcbrite, c'est M. Véron, docteur en mé,
Chcitations que sintéreswes ; les wii pissunce. On ne saurait mer, cu «fiet, que.
qui peut do er d'une loge à l'Opéra , ne soit un
M. Dieff-ubach, mais elles étaient probablement moins de s'adressent an Lileot, les autres à La dans notre siècle , da homme perssouage fort important, Quant aux lectures, que vous dirais-je que vous ne souj-conniez déjà ? Elles ont été cette fais plus snsigniliantes que de coutume ; mais cils ont gagné beats coup à être moins potbremeset plus courtes, M, Reasuldo à lu d'abord nn rap port sac les travaux sunuvls de La Societe, qui a té éconté aver toute la putienre convenable, Ha cite plusieurs o'servations intéressantes; mais là faiblesse de sui organe et la mauvaise coustrurtion de La salle sous le rapport acénttique, tous out Bit perdre Les trois quarts de son discours, M. Renanbdin avant terminé sa péuible tache, M. Pariset s'est levé avec son maneuri de l'Etoge de Portal, vt come cel osateur bent à étre euleudu , 1l à jugé à prepos de monter dans la chaire du professeur, L'attention , jusque-là an peu di-trate , a paru se fixer an moment, Le disours de M. Pariset ressemblait de tout point à tous ceux que nous avons entendus depsis vitigt ans, ÎÙ ns a pas en France d'éloqu pce eux connue etmieux appréciée que La sienne, I a Lune D'orsal pendant trois quarts d'heure L'auhtoire, iasensible à ces fleurs de rhetori ae, trop délicates pour sou goût grossier, m'a pard az peu satisfait, Les avadémicicus ont accueilli la dernitre périude par uncsalre d'applaudissemens, Eu voilà pour jusqu's l'année prochaine, Vous ne vous plaiudrez pas, j'espère , de la brièveté de ma lettre , en considé. ration de l'importance des uuuvelles que je vous donne. J'aurai rarement l'orcasion de vous rommuaiquer à la fois trois faits aussi remarquables que la déc vete de l'acarus, le concours de Rufus d'Ephèse et une séance acadmique,
el le maintient à l'aide d'un verre de montre fortement serre. Je vous ferai conoaitre le résultat,
N. du R. Les expériences sur l'acarus se continuent avec une fer. veur toujours croissante ; nous avons assisté nous mêioes, mercredi der- | nier, à la consultation de M. Albert, où l'acarus a été cherché, trouvé etexaminé au microscope par une foule de médecins. Voici quelques particularités à ajouter à la communication de M, Duchesne-Dupare.
L'acarus se trouve trés-rarement dans la vésicule même, Quand déjà des frictions ont été faites et que la gale s'éteint, il est impussible de le trouver ; sans doute que l'animaleule étant mort se dissont et se cunfond très-promptement, soit avec le liquide des vésicules, soit avec les écailles de l'épiderme. Pour être Lien sûr de le voir , il faut donc avoir sous les yeus une gale récente autant que possible, Mais il y à encore d'autres conditions, Ainsi, quand les vésicules, quoique bien apperentes, sont isulées, nettement circonscrites au miliva de l'épiderme sain, ce serait ep vain qu'on y chercherait l'acarus, N'y serait il
pas développé encore , ou seulement ne se manifesterait il à cette épo.| angine que par aucun symptôme ? C'est ce qu'il est très-difficile de dire, etilsurvint des
lement vives, qu'il resis cinq mois saus pouvoir trarailler. Trailées par des pu:gatifs et des vésicataires, ces douleurs dispararent. Elles revinrent plis tard avec itrosité ; le malade entra à l'hôgétal de Sens, où où lun applqua des moxas à diveries Poprises L3ns JUN x ment. [se décida alors à veau à Faris et entra à la Pitié le 16 février 1834.
Les douleurs étant toujours très fortes, on lui appliqur en quatre fois 105 sangsucs sans amcliorstion notable. Le 12 mars on s'aperçut de deux saillies légères de l'épine , correspondant aus spophyses épiseu es de La dourième vertèbre dorsale et de la première lombaire ; et 11 y eut des fourmillemens dans les membres inf rieurs. Deux moxas apportèreat quelque soulagement ; mass, vers be 3 mai, de Ja douleur et de l'ermpätement < menifestèrent dans la région 1liaque droite, rt se propagèirent bientôt à l'aine du mme côté. La fuctustion devint sensible; em
de temps la tumeur acquit an grand volume ; elle s'étendait obliquement dans e sens du ligament de Fallepe, et offrait nue forme ovalaire. Dans Les prentiers jours d'août son volume devint tel qu'elle empéchait le malade de se lever; la peau commençait à s'aminrir en quelques points; l'état genéral viait satisfaisant. Le # août , M. Lisfrane Gt avec le bstourt une ouverture d'un pouce de longvenr, et vuda le foser aussi complétement que possible ; il eu sortit environ on litre de s roailé trouble et flocounense, { Prescription : 3 sangsues près de l'incision et sur de trajet da foyer.
1 y eut un peu d'agitation la nuit. Le lendemain on prescrisit de nouviau 30 . Le 10 où permit un peu de poulits mais vers deux heures du soir il frissons irréguliers, de La céphalalgie et du délire. (Prescription :
l'histoire de cet animaleule abonde ea points obscurs à étudier et 3/| #0 émgiues sur Le trajet de foyer : sinapismes aux pieds. )
éclaircir. | M. Renucci et les élèves qu'il a déjà formés distinguent le siére de l'acarus de deux manières. Tantôt à eôté d’une vésicule isolée, à un! quart de ligne environ, on aperçoit sous l'épiderme un peut point blanc; si l'on soulève l'épidérme avec une épingle, on met à nu un! petit corps blanchâtre qni se fixe à Ja pointe de l'épingle et se meut sur l'instrument : c'est l'acarus. On le trouve plus sûrement encore aux indices suivans. À partir d'une vésicule psorique, on voit fréquemment se dessince sur La peau un petit sillon droit où tortueux, d'uve à deux ligues de longueur où même davantage ; à l'extrémité de ce sillon se Wouve presque invariablement un acarus. Cependant, quand la gale est un peu ancienne , ce sillon est beaucoup plus marque, et il semble qu'il ait suppure, car il offre des vestiges de croûtes sur toute son étendue ; alors il est rare que l’acarus s'y trouve encore, L'animal aurait-il fourni sa carrière et serait-1l mort naturellement? C'est eucure là |
question jnsoluble pour le motnent,
Nous avons vu Filleurs reurer l'acarus par M. Renucci et par M. Gras, qui parait fort habile aussi à cette expérience ; nous l'avons va marcher sur l'ongle; nous l'avons examiné au microscope; et maintehgnt le doute à cet égard oous parait impossible, Au reste, M. Lugol, l'un des plus grands adversaires de l'acarus, qui même au commencement de ds expériences , avait offert 300 fr, à celui qui lui montrerait le ciron de Î, gale, s'est déclaré convaincu de son existence; et l'on disait à l'hôpital St-Louis qu'il avait offert les cent éens à M. Renucci. Restent à expliquer les contradictions qu'on trouve dans les auteurs qui ont décrit et mème figuré l’acarus et qui, presque tuus, paraissent s'éte trompés et avoir trompé les autres. A. Raspail, que a dessiré au microscope l'acarus récemment découvert, s'occupe, dit-on, ds recherches fort curieuses à ce sujet.
Con “Eos gi 1]