CONCOTRS OUVERT À MONTPELLIER POUR DRE CIIAIRE DE MÉDECINE LÉGALE
— MM. les docteurs en méderine et en chirnrgie sont prévenus qu'il sers oùvert, dans la Faculté dx médec se de Mowtpellier, le lunch 4°" décembre 1434 , un concours pour une Chaire de médecine légale, vacante dans cette Faculté,
Pour être admis à ce ronvours, il faut :
Être Français où natuealisé Français; avoir trente ans accum/lis au moment ds épreuves du concours; tre docteur en médecine on en chirursie.
Ce concours se composcra de six épreuves:
4° D'une apprécialion des titres antérieurs des candidats faite dans l'acsemblée des juges, où le mérite de leurs ouvrages et de lenss services sera d'scuté:
2° D'une composition éc ie, faite à huis clos , sur une question tinée au sort , ei qui sera la mime pour tous Les caulidats ; .
Le sujet de cette compo-ition sers puisé dans la médccine bigole , mise en rapport avec Lis sirnces médicales et les scirnres dites accessoires et prélim i- “paires, Û
$° D'une première leçon faite, aprés uo jour de préparation , sar un sujet spécial de lensrignement qui fait l'ohjet de La chaire mi € au concours, pris dans une application des sciences médicales,
4° D'anc s-ronde Jeçon faite. après rois heures de préparation, sue nn sujet spécial de ce méme cosignement, pris dans une application des avicoces dites àcevssoires el préliminaires.
5° D'une épreuve pratique «n° un eat de méderine légale qui demande, pour son esplication , un Cerlgin nombre d'applications dre connaissances théo- Hi juts,
0° D'unr thèse dont le sujet scra pris dans les matières de l'enséignement qui foat l'objet de la chaîre mise au concours Le sujet, différent pour chaque candidat , sea tiré au sort. La discussion et l'arzumentstion auront lieu, suivant les formes et dans les limites indiquées par les art. 27, 28 et 29 du réglement surles concours d'agrégation pour la Faculté de médecine de Paris, du 12 avril 4828.
MM. les docteurs eu médecine 04 cn chirurg'e qui désirent se présenter à ce concoars sont invités : 4° à se faire inscrire au secrétariat de la Faculté, eg y déposant ou faisant parvenir une ropie legolisée de leur acte de naiscsnce , leur diplème de docteur, avaut le 4° novembre; 2° à adresser, par L'ititermédiaire de doyen de la Faculté, au jury du concours, un paquet cachuté, frine de port, contenant l'exposé de leurs titres,
— M. Duffenbach, chirurgien de la Charité à Berlin , a visité plusieurs de nos hôpitaux , el a démontre plusieu-s procñlés nouveaux qu'il a récemment mis ca - pratique pour la rhinoplaslie. Ala Pitié, M. Lisfrane l'a invité à opérer un homme qui avait perdu eu partie la paupière inférieure. Nous reodrons compte de toutes ces opéralions,
— Le docteur 3-5, Vianna de Resende avait fait établir dans la ville d'Almei. rem an hôpital les personnes atiaquées du choléra ou d'autres Gèvres contaieuses. | avait déployé tant de zèle et procédé avec tant d'intelligence que le au avait pour ainsi dire disparu. Toutefois, le docteur fut obligé de quitter en loute hâte La ville d'Alimeiren pour me pas être vctime d'un soulèvement des habitans, qui voulaient attentes 3 ses jours, dans la ridicule persuasion qu'il avait eu le projet de les empoisonner avec le charbon employé chimiquemeat pour püni- Ger l'esu des puits, dont on fait usage dans cette ville.
S. M. 1. le duc de Bragance, informée de ce fait, à écrit au préfet de l'Estramadure que ret évéacment lui fuuraissait une nouvelle preuve de ls nécessité de fatoriser Les progrès de l'ins-ruction publique , pour dissiper les ténèbres de 1j. guerance qui a servi d'ausilisire à l'uswrpatinn. e4 qui a été on de is soutiens les Flo: puissans
Bégin, Blandin , Boullaud , Bouvive,
— Une maladie qui ressemble au choléra s'est manifestée à Gothembourg st dans les environs ; 43 jærsonues ont succombé dns l'espace de six jours. Cin médecins ont été immwdia ement envoyés par le colige de senté . pour examiner et suivre les «Mets de cette maladie , qui jusqu'ici ne montre rien de rontagieux,
NOTICE SUR LE TRAITEMENT ANTSIQUE ET MORAL DES MALANIFS CHE LES KiLMOURS.
Quant ua Kolmonk est sttaqné de quelque maladie , il s recours non-seulement aux remèdes physiques. sis encore à l'intervention morate des hélungues, ou prêtres, qui pour la plupart du temps sont aussi médecins. Ils s'assureat du degré de la malalie par l'attouthement du pouls, et adminis®t nt cn-uite divers re mides , en faisant observer la diète la plus stricte, de sorte que le malade, lors méme qu'il se trouve soulagé , et obligé de rester au moins quinre jours sans rien prendre que de l'eau chsude, Les remedes les plus eflicoces qu'ils emploient sont en outre le suse , et nne décoction d'herbe dite ten, que l'on prétend être trèspropre à élahlir La tranep ration, ct qui sous ce rappori sirpasse tous les médiramens connos en Europe. lis se servent . comme remède contre la piqüre des ta. rantules et des araisnres no res, de ces mêmes animaux treni ans de l'huile où du beurre , et ils en froïtent la partie blessée ; mais ces remèdes ne sont atiles que lorsqu'ils sont employés immédiatement, 1 est des cas où ils font usage des de, ae “ad et fnrcent leurs malades à manger outre mesure du mouton lrès-yras,
La petite-vérale est conddérée comme incurable ; l'approche srule des lieux où se trouve un malade attaqué de ee Méau frappe de terreur lc Kalmouk , qui souvent succomb au mal par su te de la frayeur qu'il a éprouvée.
Du reste. il parait que plusieurs de cvs hilungucs ont en fat de midecine des conasissances qui pourraient être furt vliles, mème à nos médecins d'Europe.
À ces remèdes physiques , les hélungues joigncat des prières, et lèvent alors an tribut sur leurs maledes en faveur de leurs temples ou kbouroules. Souvent ils prétendent que la possession de tel où lel objet «sl La cause de la maladie , et ik invitent le Ralmouk su erstitiens et vrélule à s'en dessiisr au profit de leurs décus. D'antres fuis c'est be nom qui , à les en croire, est cause dés maux de la personne qui le porte + alors on fut une petite fgare humisine en tirre où en f1rive, on lui donse le nom du malale , et où la transporte dans quelque lieu éloigné; de son ebté, le malade réçoat un mom nauveanet se croit sûr de sa guérison. Quand na chef de tr-hu on un bomme riche est attaqué de quelque mal, souvent un Kalmouk se devou: poue lui, et se donne «n échapge à Erik, le diable de ces peaples. Alors monté sur lé plos beau cheval dû -melude , richerneat vêtu et ac - Courpsgné du peuple «tes prêtres ‘il ot conduit en triomphe au son des instrumens, Et ensuite ébass : pour tonjours de sa Lribu. Mais il peut être adsuis dau ane Lribu étrsngèe, Lt mme s'y marier.
Les croyances ds Kalmonks fasorisent biaucoup les ruses et le chorlatætanisme de leurs prêtres Ils pensi nt | Lous les mains, ainsi qe la mort, sont infligés aux hespers par Er'ik, Alers les bétangues exglait nf la crélubité de tres com, ra iroôtes et entrent en miréhé avec cet Erik pour li sauté où la vie du malade, Que leurs invocsliuus soient ou non suivies de succés, de pris de leurs soins est toujours assure, car ils ne manqu ni jamais de trouver mille raisons Qui parais «vit valables sus Kalmouks ignorans, pour atiribuer à Là force supéricure d'Erlik La noti-réus die de lours essais,
{Extrait de L'Ab. du Nord }
— TAAITÉ PRATIQUE DES MALADIES DE L'OTÉRUS PT DY SES ANNEXES, d'un grand nombre d'observations cliniques, far madame Borvix, docten: ça médecine, sage-femme, surreillante en chef de ls maison royale de santé, et A. Dects, profeswur à La Faculté de médecine de Montpellier, — Paris: 4834. Deux vol. in 8°, 44 fe. ù
Atlas de 41 planch.s in-fol., gravées et coloriées, représentant en 120 figures let prévétpales altérations morbide: des organes génitaux de lu femme. —Var s, 1853. lo-fol. avec vaplication, 60 fe.
L'ouvrage complet pris cusemble, 2 vol, in 8, atlas in-tol.. 7w fr.
apoue
— Cours D'HISTIIRE MATORXLLE MÉDICALE , com) la pharmacologie générale, la chimie, La bota premiére livraison vel eu vente, Cet ouvra mant chacane uh vol. in-87 de-Suÿ à 85» pages, avec planches. (Les hvraisors se snccéleront de six semines en six semaines. } Prix de chaque : 5 fe, == Paris. À la librairie des sciences médivalrs de Jnst-Rouvier et E.Le Bouri r, rue &iEcole-de-Mdecine, n° 8,
vrenant là physique médicale, nique et fa zoologie médicales. {a ge sera publié en huit Lvraisons. Cor.
— Dicrioxwame be mépecixe et pr cminvacie PhaTiQUES, par MM. Am al,
L Ceuveilhi er, Cullvrier, Deslandes, Dev: rge Ce )+ Duges, Dapuytren, Forille, Guibourt , Jolls, Lollemand , Lon te . Magendie , Martin-Solon, Raliee, Rayer, Roche, Sanson, Tome XI . in-8*. Prix :7 fr. — Paris, chre MM. Méquig-on-Marvis. libraire, rue du Jardinct ; n°43; 3-8. Biullière, libraire , rue de 1 Evole-de-Médrcine , 4° 18 bis.
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Le Rédacteur en chef, Juiss Guéux.
PARIS. — EVERAT, IMPRIMEUR, RUE OÙ Cab#ax, N° 146.
La Gazette mébicazs ne Pants (Gazette de santé et Clinique des hôpitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 16 pages in-4°, $2 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8°. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr. par an , 20 fr. pour 6 mois, et 40 fr. pour trois mois, Pour l'Étranger 44 fr, Les abouuemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, {* Janvier, 4" Avril, 4° Juillet, 4% Octobre, — On s'abonne à Paris, ao baresu du Journal, re Poisomriere , n° 5, et dans les départemens, chez eus les Directeurs des postes, — On pe
reçoit que les lettres affranchies.
SOMMAIRE
Taavaux omcrraux. Mémoire pour servir à l'histoire du cé mate. — Recherches sur l'insuffisance des valvuies auriculo-ventriculaires et di $ valvulrs sigmoides de ardt — Il. Revce bEs J0ChxAUX DE MÉGEC NE ANGLAIS. Observations pathologi et thérapeutiques sur une espèce particulière d'angine, — er mm 9 d'ua nai état DT cœur sur deg Observation d'un cas dans lequel des symplèmes graves d'asthme ont pari devoir étre atlribués à l'électriené fouroie par uo lit de pluows nouvelles, — Olkertations ad ditionnelles aur l'arsvaic, — Observation d'un cat dans lequel un épi d'une graminée , introduit daus un tuyau bronchique, à détérminé Le déreluppement des symptômes d'une bronchite Lrès-intease. — Sur la nature de la tunique périlonéale de l'utésus. — Recherches sur des causes qui font varier la fréqueuce du pouls atec la position du corps. — Cas de rétrécissement de l'aorte avec altération des valvules et tumeur anormale dans l'hyporondre droit, — Déscriplion du calculo-fracteur pour le broiement de la pierre dans la vessie. — Sur une nouvelle espèce d: luxation de l'astragale, — Observation d'un cas d'épanrhemeut sanguin dans Le péricarde sans rupture de l'avcte ni du cœur. — Eleaci'e du oitrete d'argent dans le traitement de la glossite et de l'amyg dalite. — 111. AcanËmuks, Académie des scicuces, sronces des et 8 sept bre; — de médecine, du 9, IV, Brnusocæaremie. Recherches sur l'induration du poumon chez les cofans nouveau-nés —Souseription en faveur de M. Thouret-Noroy, — Feunreron. Congrès scicntiliques ; affaire Thouret-Noroy ; réclanation de M, Casimir Broussais fils; développement imprévu daus les dimensons du crâne de M. Bronssais père.
=> re ——
PATHOLOGIE EXTERNE
MÉMOIRE POUR SERVIR À L'IISYOIRE DU CÉPHALOEMATOME,
ou tumeur sanguine sous-péricranienne chez les en-
fans nouveau-nés ; par M. Vazeix, interne des ho- 2 3 pitaux.
… Les tumeurs sanguines ayant leur siége sous le péricräne chez les enfans nouveau nés et nommées par Naegele et Zeller eéphalæmatomes,
constituent une maladie furt peu étudiée on France, Plasicurs anteurs, tels que Mauriceau , Desault et Chopart, Bandelocque, ete. , en ont fait mention. Baudelocque surtout les a fort bien distinguées des tumeurs œdémateuses et des ecchymoses, en leur assignant leur véritable siége sous le péricrâne, et en signalant la difficulté de leur résolution; mais ce ne sont là que de simples indications, sans description exacte , mi des signes de La maladie, ni de l'altération des tissus, En lialie Palletta, après Petro Moseuto, qu'il cite comme auto rité, en à fait une étude plus particulière, Mais c'est surtout en Allemagne que les travaux sur cette matière se soût multipliés. Un grand nombre d'auteurs en ont fait le sujet de dissertations, de mémoires, d'articles de journaux et de dictionnaires. On est frappé en lisant ces productions de la divergence des opinions qui ÿ sont professées et de la twultitude des assertions diverses qu'on y rencontre sur différens points de la question, L'étonnement cesse quand on voit le pou de soin avec lequel les dissections ont été faites et surtout décrites. Le plupart des anteurs se bornent par exemple à avancer qu'ils ont trouvé l'os corrodé , carie ,nécrose, ou bien sain, lisse , poli, couvert d'une membrane ou entièrement mis à nu , sans nous dire quels sont les inoyens qu'ils ont mis en usage pour s'en assurer et pour éviter leserreurs que peutentrainer un examen superficiel. C'est au point que M. Velpeau, frappé du peu de prévision des faits rapportés et de l'incertitude de ces opinions opposées , avait peine à croire à l'existence decrtte maladie. Il sopposait qu'il y avait confusion et que ces tumeurs ont leur siége, non sous le péricrâne, mais entre cette membrane ct l'aponévrose , comme il avait eu occasion de le voir. H faut convenir que l'incrélulité était permise à qui, n'ayant vu aucun fait de ce genre, ne trouvait dans les auteurs que es assertions appugérs sur des recherches anatomiques mal présentées, et par conséquent contestables. Ce n'est pas toutefois que cet autenr nie la possibilité de cetteaffection, puisqu'il la signale dans plusieurs en 53 de son mémoire; mais il la croit au moins plns rare que certains pathologistes allemands ne semblent l'almettre.
M. Pigné, dans un mémoire publié dans le Journal hebdomadaire, a
Feuilleton.
CONGRÉS SCIENTIFIQUES. — AFFAIRE THOURET-NOBOY. — RÉÈCLA- MATION DE M. CASIMIN BROUSSAIS FILS, — DÉVELOPPEMENT 1M- PRÉVU DANS LES DIMENSIONS DU CRANE DE M. BROUSSAIS PÈRE.
L'usage des congrès sccentifiques, depuis long: temps établi en Allemagne , parait devoir s'introdiire en France, L'idée de ces réunions générales, destinérs à centraliser et harmoniser les travaux scienttiques de toute une nation, est g ande et importante eo soi; elle rappelle naturellement ces anciens conciles , où toute
, Ja chrétienté , représentée par ses chefs les plos illustres, venait formuler les croyances des peuples, élablir les fondemens de 1x foi, tracer à l'esprit bumain sa marche cts direction, On aime à se figurer quelque chose de semblable en
songeant à ces congrés qu, placés en dehors de loutes les considérations de n3tionalté, ont pour bui unique la propagation et l'avancement de la science ; et la grandeur gigantesque du projet ne ssurait manquer de séduire l'imagination. Nous soukaiions qne l'expérience vicane confrmer les espérances que les premiers essais ont fait concevoir, et justiGier l'enthousiasme dont ils ont été l'objet. Nous ferons remarquer -eulement Lun l'état social et politique de FAllemagne et de la France présentent trop de différences pour que l'institution des congrès y produise nécessairement les mêmes fruits. L'usage des congrès est né en Allemague du besoin de centralisation , que le morceilement politique des nombreux états germaniques rend chaque jour plus sensible ; en France, au contraire, cette institution à pour origine une circonstance toul-à-fait contraire, le besoin de s'opposer à la centralisation trop absolue de La capitale. Le mourement, en effet, cst parti de la province , et parmi les motifs exprimés dans la première réanion à Caen, en 188. la nécessité d'émanciper les départemens à été mise en savant comme on des principaux avantages du congrès, Crite differcnce profonde dans les circonstances qui ont présidé à l'iostitolion des congrès en Allemagne et en France , a été parfaitement seutie et expliquée dans un ariicle du Temps (8 scptetmbre ), et nuus adoptons eatièrement à cet égard l'opinion ‘le ce journal. Cet sppel scæntifique , parti de L province, coïncide avec ces protestations contre le monopole intellectuel et politique de La capitale dont retentissent chaque jour les feuilles départementales et avec les projets plus séricux d'un parti qui tâche, en toute occasion, de raviver les souvenirs de l'ancienne indéprodance des provinces du royoume , et de rétablir aux dépens de la grande nationalité franaise, œuvre de la révolution de 69 , toutes les petites nstionalites de l'ancien
traité Je sujet à fond, mais comme il n'avait guère d'auires matériaux que ceux qu'il avait puisés dans Les ouvrages allemands , il wa pu jeter aucane lumière sur les points Litigieux; et les opinions qu'il net ne sont que des hypothèses à l'appui desquelles il ne peut citer aucun fait paruculier.
M. Paul Dubois, auteur de l’article céphalæmatome du Dictionnaire de médceine, nous dit qu'il a vu plusieurs cas de cette maladie ; mais il n'en décrit aucun, pas même ceux qui lui ont fourni l'occasion de se livrer à l'examen cadavérique, et qui auraient pu jeter quelque jour sur son sujet. : :
D'après ces considérations je crois devoir publier avec soin deux easde céphalæmatomes que j'ai observés attentivement à l’hospice des Enfans- Trouvés, Je pense qu'ils seront de La 2 utilité, surtout sous le rap-
rt anatomique , et ce motif fera sans doute excuser la longueur et les
étails minutieux des deux observations qu'on va lire.
F* Onsrnratiox.
Un enfant du sexe masculin, d'un volume ordinaire, ruluste, nommé Camusat Heori-Ferdinand}. fut apporté à la erècbe le 4° août 1634, jour de «a naissance,
{ ne fut envoyé à l'infirmerie (service de M Thevenot, n° 22) que le $ août, pour
elques pustules sur diverses parties du corps, et une tumeur siégeant à la partie droite de La tête. Des rensegnemens pris à la crèche nous apprirent que la tumeur avait sequis tout s00 volume à l'arrivée de l'enfant. Elle était située à la partie
stérieure et supérieure du pariétal droit , un peu au-dessus et en arrière de la
sse pariétale. Elle était arrondie , molle , rénitente, sans changement de con. eur à au , ét présentait one Üuctuation manifeste. Son volume égaboit celui d'uu œuf d'oie, Le doigt promeué autour de sa base sentait uo rebord cirrulaire , saillant, et l’on aurait cra que le pariétal se trouvait en glissant le doigt au-dessous de la tumeur et au dela du cercle osseux, 0 retrou vait le plan pariétal ferme et solide. Une pression forte el prolongée ne produisait aucun accident du cdté du cerveau, on ne sentait aucun battement , et l'enfant ne donnait aucun signe de douleur pendant res exploral ions, ol était bien éveillé , et son état général était s45e2 bon. On prescrivit des fomentations vineuses et aromatiques sur la tumeur, et l'on mit le malade au lait coupé et à la crême de rür.
Le 4. Rien n'est changé dans le tumeur. \
Le 5. Mème état de la tumeur. La bouche rougit ; les lèvres sont sèches et ser. cées, ln face pâle; il y à de la diarrhée. Ë
Les jours «uivans le ventre devient douloureux , la face exprime la souffrance , le cri est faible et jilaintif, la diarrhée continue, On à ordonné des lavemens amidonés et laudanisés , du ris gommé, ete. ; les fomentations sur la tumeur ont été contiauées sans qu'on puisse découvrir le moindre changement ni dans sou volume pi dans aucun de ses caractères. l |
Le 10. L'état général s'étant encore aggravé, elles fomentalions ne produisant secun résultat , on des suspend pour ne plus s'occuper que de l'entérite ; mais le mal va toujours ea empirant, et l'enfant meurt le 15 soût , à 0 heures du matin, avec sa tumeur dans le même état apparent que le jour de son entrée.
AUTOTNE.
La peau qui rrcoutrait la tumeur ayant été inrisée crucialement et atec précaution, je mis l'aponévrose à nu. Celle ci, parfaitement intacte , fut ditisce de La même manière, et le péricréne parut à découvert, 11 était détaché de l'os, et s'elevait d'environ dix lignes au-dessus de lui. I! paraissait d'une couleur biunâtre, effet de sa transparence qui permettait de voir Le liquide sonsjacent. Une ponc. tion donna issue à enviroë deux ences et demie d'un liquide samieus, sans odeur, d'un rouge sale mèlé de siries blanchôtres. Ayant mis à ou la portion du par étai qui format la base de la tumeur, je la trouvai recouverte d'une couche membraa use de La méme couleur que le liquide, seal rant aver facilité, et ne porvant pas former de lambeau dan la plus graude parue de son éteudue. Deus un seul puunt de L grandeur d'une pièce de 20 sous, au-d, sus de La bosse parirla!e, cetle mem brane était plus rouge, plus adhéreute, et formait de petits lombeaux, En Li déta-
gi dans ce point. Mais |
chant lentement, où voyait des fiamens déliés qui l'uniseaient an psriétal et qui se rompaient peu à pe por La traction. Dans ce même point l'os était ragurox, rouge et saillant ; il offrait une plaque irrégolière. La face inférieure du péricräne était lisse et douce au toucher: il paraisssit mn jeu épaisst et légérement rouge; il adhérait assez fortement à une saillie oseuse, circulaire, Mruile, qui circonscrivoit la base de La tumeur. Je rommpis ces adhérences; Ja saillie ossruse resta fixée à l'os, et le péricräne v'offrit dans ce point aucune trare d'allération, Je vis alors distinctement que re su'on appelait cerche assrox était ici un véritable bourrelet , production morbile développée sur le partétal. M était circulaire, élevé de près d'une ligne, passant au-derant de La bosse pariétale , qui se trouvait ainsi comprise dans la base de La tumeur, et le long de La suture sagittale, dont il n'était éloigné que d'une ligne, moins saillsnt en arrière le long de la suture lambdoide , dent 11 s'elaignait en bas, Il était ronge, roguvux , triangulaire , el adhérait par 32 base à l'os. Une de se. faces tournée vers le nmeur était couverte par Ja membrane que j'ai décrite; l'autre tournée co dehors, plus oblique , fourrissait des po nt« d'insertion au péricräne , plus adhéreat dans ce point que dans les autres parties de la tête, Enfin. vers son sommet, la membrane venait s'implanter sur le pourtour du péricräne, de «arte qu'on voyait en ce pont dras feuilléts membra- Deus qui s séparaient ; Fun mou, sans consistance, allait tapissæer l'os, Fantre fer. me ct résistant allait forever le parte supérwure de La poche sanguine. La table externe de l'os n'é ait aullement détruite ; le parsétal dur, se laissant difficilement pénétrer par la pointe dusralpel, élit parfaitement ossifié. On ne remarqueit au. Cube dépression dans la portion qui correspondait à la tumeur, «t le sonnnet du bourrelet arseux s'élevait aulant ao-desus des parties non compris-s dans Le tumweur, que de celles qui forma ent sa hace.
Des traces d'inflammation dans les iutestins indiquèrent La cause de la mort.
1° Onsenvatiow.
Lurat lCharles-François}, du sexe masculin, né le 30 juillet 1834 , fut apporté le lendemain à la crèche , où :l resta jusqu'au 6 août , sans que l'on remarquät Ja tumeur qu'il portait à lo tite. On le Gt passer à l'infirmerie (service de M, Thévenot, n° 27) pour quelques pustules qui s'étaient montrées au cou et au front. Je vis l'enfont agé même , et je rreontus qu'il portait au côté droit de la tite, vers la partie supéricare et postérieure du panñrtal , une tumeur grosse comme
lus de La moitié du poing, élevée de plus d'un pouce, et dont la hase , bmitée par a réunion des sutures sagittale et lambdoidke, descendait très-bas vers l'orville , et couvrait la presque totalité du pariétal. Elle donnait à la tête une forme trèsallongée; elle était, comme La aie, molle et rénitente ; sa floctustion était phus obscure; la peau n'avait pas changé de couleur. Le cercle ossenx était à peine sensible antérieurement, et pas du tout du côté de l'oreille; en arrière on le svntait, mais moins bien que dans l'otiservation précédente ; on pouvait néanmoins le distingaer des sutnres , dont il était très-peu distant, Eu glissent le doigt audessous de la tumeur, on scalait assea loin le plan résistant du pariétal,
De: fogentations aromatiques et pour régime Le lait conpé et la créme de rix, favent les seules prescriptions.
Le lendemain men n'etait chargé dans la tumeur, l'état général était bou , l'enfan paraissrit assez ro! use; ses pustules ; qui n'avaient point de caractère syphi= litique bien tranché, n'insgiraiont aucune crainte, Mêmes iptions,
Le {0. Le malade fut pris, comme le précédent, d'une éntérite dont il fat également impossible d'arrêter les progrès , et succomba le 45 août,
La tumuur, examinée tous Les jours , était constamment restée dans le même état.
AUTOPSE.
Une invision cruciale fut pratiquée sur la tumeur : elle diviss la peiu ef l'aponévrose. Les lambeous ayant eté disséqués . il fut facile de s'assurer que l'aponévrose était restée atlachre à la peur. Celle-ci avait ea effet F'aspeet lisse et poli, et on en délachait facilement des lambeaux membraneux, Le péricräne était forte ment soulevé ; il parsissait d'une couliur noirâtre. Je praliquai une ponction arec le sualpel, mais le sang était tellement coagulé, qu'une forte pression ne pot en faire sortir qu'une pebite quantité par cette ouverture, M fallut fendre Le pér.crâne, et j'eus encore de la peine à débarrasser la poche sanguine des caillots consistans qu'elle renfermait, 1 y en avait environ trois onces et demie ; ils n'exhalaivot aucune odeur. La bosse pariétale formait à peu près le centre de La totbenr. Cet os
régime, Comme nous sommes très-loin de partager les préventions de tuat genre, ; nation d'ailleurs lort excusables, dont la centralisation est l'objet , nous ne pourrions | fôvréa
l'institution des congrès si elle avast recllement pour but la détruire où de l'aflaiblir , et Hg 4 le moyen era gens als dif- . Mais, quoi qu'on ait dit la-dussus , el quelqne 1dée qu'aent pu sc re ph À bc de print de la portée et des résultats ultérieurs de Leur entreprie, sous ce rapport, nous h ÿ se plaint à tort on à raison , puisse être serieus ment compromis par les congrès. Nous lusserons donc de cbté cette question pour ne nous occuper que du i i ue.
#7 pod pa poser est celle de savoir si les congrès seront utiles à La science en grnéral, c'est-à-dire si leur ivtervention artivera les travaux, éveillera le zèle des travailleurs, provoquers et soutiendra l'essor de l'esprit wmientifique , de manière à inflaer sensiblement sur la culture et le progrès des connaissinres lumaines eu France ? Nous répondrons afbrmativement sion peut aous garantir que ces congrès, instilués hier, durvront encore derumn, et que keurs travaux pouront étre regularisés d'une manière es Nous ne demandons pes ce qu'ils feront, car cela est à peu près indiiferent, mais s'ils existeront. Cette condition préalable, qu'on oublit assez volontiers, tout préoccupé qu'on est du jlan de leurs travaux, nous sœble la plus importante, et par malheur la plus difficile à remplir. D faut bien peu connaitre la France et kes Français, pour s Imagiüer qu une 1nsti- Wétion qui exige le déplacement contiouel de quel jurs centaines d individus, puisse être de lougue durée cher nous. La première réuniun à Cren a été assez nombriuse, mais c'était La première; on #y Est porté avec l'entrainement ordinaire à notre
uver €ù princi
€ pCRsONS pis que La centralisation , dont on!
sc tout ec qui est nouveau, pour Lout ce qui se commence. Mais cette rançuse ne nous rassure nullement, «1 nous doutans fort que la seconde réunion du congrès, ouverte à Poitiers Le 7 « plembre, soit aussi satisfaisante que celle de Can. Nous ne voudrions pas jeter be (rame yen-ées de découragement sur un es dont Le but est tres-hunorabie , nous n'esurimons ici que nos motifs de crainte. Dans un pays où, sor deux à teuis cents électeurs qui v'ont que deux où trois lieues à [are pour se rendre au livu de leurs séances, on peut a peine trouver de mdrr exige par la loi quuir La validité d'une election de député, ilne sera pat farile de fare périodiquement traverser la France catière à à ps centaines de savans, L'auteur de L'article du Temps que nous avons cité, dévapprouve l'idée déja émise d'un grand congrès à Paris, et conseille au contraire d'attendre que toutes les villes principales de France aient accueilli tour à tour les doctes représentuns de la science, D'abord , ces villes principales sont agen nombreuses ; el en ne comptant que les chefsdicux de departeuwns , le tour de Paris De pourrait armver que dan: ua siècle, Mais la véritable dificulté consistera à wblenir de ces ducter représetituns qu'ils se rendent à Finvitation des villes. Si Dos prérisions pe ous Irompeért point (ct Di.u fase quelles nous trompent !} al y aura un grand désappoiutement pour Les vill.s qui ne se hâteront pas de profiter de l'enthousiasme du moment. 1lest très-possible qu'à ja quatrième où cinquième expérience , li science me s0:t représentée au rendkz vous que par Les céébrités locales, et que Le congrès ne se trnuve tr-osfurmé en une simple assecublee de l'académie du département, ce qui u'aurait rien de bien intéressant,
. La solution des question. morales, stientiliques, politiques et sociales, liées à l'institution des cougrès et tonguement développées les programmes de leurs
Était recouvert par une membrane à la face supérieure de laquelle les couches inférieures dn pe cosgualé s'étaient si bin ie oui était dfbicile de l'en débarraser. Elle était dans différens points unie à l'os par de prties Glamens qui s rompaient facilement par la traction. Elle avait l'apparence celluleuse , et s00 organisation paraissait d'outant plus évidente, qu'on se rapprochart davantage du contour de La tumeur. Dans des pornts où elle adhérait le plus au parétal, cet os était couvert de petites végétations osseuses, ronges , suiffates , qui , par leur agglomération, formaient plusieurs plaques rugueuses. Le péricräne était trè-adhérent au bourrelet osseux , qui foraiail en arrière une saillie très-sensible, mais moins forte que dans le cas précédent; en avant où me trouvait qu'ae ligne formée par des ulations osseuws peu élevées, et du côté de l'oreille ce n'était qu'une trace légère difficile à distinguer, Ce bourrelet s'avançait Le, dns point de rèunioë des sutures sagitiale et lambdaide, qui parsissaient avoir borné l'extension de La tumeur, I était moins réguliérement triangulaire que celui que j'ai décrit daas la première observation ; et dans sa partie postérseure où ses caractères étaient le lustranchés ,on voyait quesa lice touraée vers l'intérieur de la poire sanguine “tait ancoup plus adiculaire à l'es, sue l'autre qui s: perdaiten mourant du côte de la partie saine du crâne. Mais Le plus léger examen faisait voir que san sommet s'élevaitautant au-dessusdes parties de l'as mon comprises dans la tumeur . que de celles qui s'y trouvaient renfermées ; et une lrgax de démurcation bien tranrhée existait entre ce bourrelet et le reste du pariétal, Le péricrène détache m'offrait aucune trace d'ossification. L'os présentait sa courhare naturelle; La hosse pariétale était bien saïllante ; il n'y avait aucune cspèce de dépression. La table esterne avait son aspect naturel, excepté dans les points où l'on trouvait les plaques saillantes dant j'ai parlé. L'assification était aussi complète que du côté opposé, On troura des traces d'inflammation dans les intestins.
Voilà deux cas de céphalæmatomes dans lesquels la timeur existai sur Le pariétal droit, Tous les auteurs ont remarqué la tendance n'a. ait cette maladie à se montrer dans cet endroit,
l'attention minutieuse que j'ai apportée à la dissection de ces tumeurs avait pour bnt de lever tous les doutes sur leur siége, et d'exaniner avec soin l'état des parties affectées. J'ai reconnu facilement que le sang était épanché sous le péricrâne , comme l'avaient avancé les autrurs, et ma description ne peut laisser aucune incertitude sur ce fait, Quant à l'anatomie pathologique, je suis loin de. me trouver d'accord avec les observateurs qui ont traité ce sujet. Avant de discuter les points sur lesquels je suis en opposition avec eux , je dirai un mot sur la fur mation de ces tumeurs et sur leur diagnostic,
C'est vainement que j'ai demandé à la crèche des renscignemens sur la naissance de ces deux enfans, Îls ne venaient pas de La maison d'accouchement , seul lieu où il eùt été possible d'en avoir, Le premier est arrivé à la Crèche le jour mème de sa naissance , et, au dire des pertonnes qui l'ont reçu et qui ont aussitôt découvert sa tumeur, elle avait déjà acquis tout son développement ; ce qui prouve que, si elle n'existait pas avaat la asissance, elle s'est développée trés-rapidement. Qu n'y sentait déjà aucun battement. Le second avait au-dessus de l'oreille droite une petite ecchymose qui n'annonçait pas une contusion assez forte pour occasioner un dépot sanguin aussi considérable.
Le diagnostic étant le point sur lequel on s'est le plus appesanti, est aussi dans les ouvrages allemands celui qui laisse Le moins à désirer. Je ferai cependant quelques observatious à l'égard du bourrelet osseux. Michaëlis avait annoncé qu'il Le regardait comme le signe pathognoinonique de ces tumeurs. Îl fut combattu par Zeller, Nægele, etc. Ées auweurs objectent Lx ont vu souvent ce buurrelet mañquer; que dans
es conlusions de la tête, les bosses , molles et fluctuantes dans leur entre, sont entourées également d'un anneau induré; qu'il faudrait , Sour que ce cercle osseux füt toujours seusible , que la table externe
de l'os füt toujours détruite ou l'os lui-même fortement déprimé, ce qui n'est pas. :
4 cela on peut répondre qu'il n'est pas nécessaire que l'os soit déprimé ou sa table externe détruite, pour donner la sensation d'un cercle osseux, puisque les autopsies nous démontrent un bourrelet saillant sur le jariétal ; que si l'on confondait ce bourrelet avec le cercle induré qui entoure les tumeurs fluctuantes du crâne , et qui n'est formé que par l'engorgrment et l'élévation des parties molles environnantes , c'est parce qu'on n'aurait pas songé à la différence qui doit exister entre cet anueau plus où moins volumineux, douloureux, ct dont la dureté diminue peu à peu vers sa circonférence, avec une saillie étroite , peu élevée, brusque, et ordinairement en disproportion avec le volume de la tumeur. La seule objection valable est que ce bourrelet n'existe pas toujours; s'il en était autrement, l'opinion de Michaëlis me paraîtrait fondée.
Un moyen fort simple d'éviter l'erreur où sont tombés Ledran, Corvinus et plus récemment M. Gageon , consiste à ponsser le doigt audela de cette saillie assense en déprimant fortement la tumeur et à reconnaitre ainsi la conlinnation du pariétal, qui n’a subi aucune perte de substance. Il me parait difficile que la tumeur soit assez pleine et tendue pour que ce moyen, indiqué dons les ouvrages de À rar pour explorer l'état des os dans les bosses sanguines de la tête, ne puisse pas étre mis :n'usage. Je ne doute pas que si les auteurs que je viens de citer l'avaient employé, ils n’eussent écarté aussitôt l'idée d'un encéphalucèle.
J'ai dit que Les auteurs étaient loin d'être d'accord sur l'état des diverses parties qui forment la poche sansnine, Ainsi Palletta à toujours trouvé une fausse membrane blanche , gélatineuse ; recouvrant le pariétal, dont la table externe était détruite, et dont le diploë mis à nu laissait apercevoir une multitude de vaisseaux qui, selon lui, avaient fourni le sang épanché. Nægele, Zeller, Hære, au contraire , assurent qu'ils n’ont presque jamais trouvé cette altération de l'os et ne font pas mention de la membrane zélatiseuse, Je ne nierai pas que la table externe du pariétal puisse s'aliérer dans le cours de cette maladie, C'est un fait attesté, non-seulenent par Palletta et Michaëlis, mais encore par Osiander, Nægele, Zeller , qui en cite quelques exemples ; Hære, qui en a produit deux dessins à la fin de sa dissertation ; Dieffenbach , qui attribue la destruction de l'os à une nécrose ; mais on a lieu d'être surpris qu'une pareille altération du pariétal soit recouverte d'une membrane blanche gelatineuse, Que cette altération soit due à une nécrose ou à une carie, l'os aurait pu se recouvrir de bourgeons , un séquestre se former; mais l'existence d'une pareille membrane dans un pareil cas serait une particularité nouvelle dans la science,
W. Stein à vu le fond de la tumeur couvert d'une toile celluleuse et le pariétal proéminent en ce point-là. On voit combien son observation a nyirmet avec les miennes , où j’ui également remarqué une membrane qui, dans le second cas, avait l'aspect celluleux, et où j'ai trouvé des plaques saillantes sur l'os.
Ces faits sont en opposition avec celic hypothèse de Zeller, adinise par M. Pigné pour expliquer la formation du cercle osseux ; qu'une portion du pariétal pouvait être déprimée par le sang accumulé et arrêtée dans son développemnent , ce qui permettrait aux autres parties de l'os de s'accroitre au-dessus de sun niveau et de produire aiust un re-
premières séances, est subordonnée à la question proliminaire de leur existeure qui est décré ée, ma:s non as-urée. Nousavouon- que c'est D la seuie objection que sois puissions faire coutre cette sastilulion, dont le principe ous parait d'ailleurs excellent. Pour s'assurer de l'assiduité des membres d'uue assocition littéraire ao scwnlibque, habutant tous Ls méme ville, on na trouvé, en Free , d'autre moyen que d'attacher des émolumens à ces actes de présence, 8 ns les jerors, les trois quarts de nos florissantes Académies seraient mortes depuis long-temps. Les télés auteurs du projet du congrès auraient dû méditer ce simple fait, qu'on expliquera comme on voudra.
Nous reviemérons maintenant à cette intermiaable faire de responsahilité mé dicale, dont M. Thourrt-Noroy est La victime. Nous en avons déjà parlé longuement à plusieurs reprises , eL l'avons trailve sous toutes ses faces; nous pourous même peut-être nous féliciter d'avoir coutrihue par notre ins sance à éveiller la sympa- Chie du corps médical pour un confrère opprimé. Nous aronsouvert dan. les tr reaux de La GazETTE MÉBICALE une souscristion qui, nous l'rspérons , sera bientôt remplie; et voilà maiutenset l'association général, des médecins de Paris qui parait rouloir , à son tour, intervenir dans cette grave question. L'assembiée est invitée à se céuu r be 48 courant, pour s'occuper de cuite importante affaire. Cette marque d'intérét , quel. que soient les résuliats , iademnisera M. Thouret-Noroy du silence inevplacable de 1 Académie de médecine à laquelle 1 s'était d'oburd adressé, Il est probable, et nous le croyons, que l'association dite de prévoyance, aura quelque peine à envisager La question sous le pornt de rue geutral, et qu'elle se relusers peut-être à formuler une décision sur des faits juges par les tribunaux et qui sont d'une gature furt délicate, Elle ne voudra peut-être pas sortir des at-
trilutions spérisles auxquelles elle s'est volontairement réduite; mais méme dans ce cas ile sera pas diffeile d'obtenir d'elle une sé-olution siguifratire, Moi tresse qu'elle est de ses fonds , elle pourra en consacrer une parlié à soutemir M. Thouret-Noroy dans la latte qu'il souticat depuis +i long-tenipe arec ant de fermeté et de loyante : les disposliions du riglensent ne sauraient offrir aucune dilicelté serieuse, Quant à nous, nous perserereruns clans la ligne de conduite que nous arons suivie jusqu'ici, ci daus laquelle toute L presse mvdicale s'est em presse de nous souteair. :
Après ces deux graves sujets, il n'est pas mal à propos d'en entamer uo aulce plus recréauf. Dans un de nos derniers feuilletons , nous nous étions permis dé dire, sur bi foi du Convrréer fromçais , qe M. Casimir Brousais était tombé dans une ficheuse erreur phrénologique ca sigaalant l'organe de l'idéulité ou de la poésie sur La tôte de l'assassin Lemoine , qui , disions-nous , n'était pas poîte. Nous expliquiuns celle méprise de M. C. Broussais en disant qu'il avait probable. ment confondu dans son imagination Lemoine avec son complice Gilliard , qui était cuisinier et poète , c'est-à-dire faiscur de vers, ce qui est La inûme chase pour Les crino-cogistes, M, C. Broussais nous écrit pour noms inviter à rectifier cette allégation. Nuus n'insérons pas saÏettre parce qu'elle est parsrméc d'annéaités physiologiques , de plrrases hautaines 1 dédiigaen +s qui ne sont pas aset nousulles pour excil.r la curiosité de nos lecteurs; migis quant à la substance de sa réctaniation , nous l'adouttons avec plaisu. H paraïtrait done que Lemoine était, ainsi que son complice Gillisrd , fort sdosné à Ja poëse. À peine âgé de #2 ans, il commençait déja à romiailler, 11 avait fait un drame , cominencé un opéra , €t la veille méme de son exécution il composs mn” pi ee de vers. Tous ces faits sont
bord sail!ant. La description du bourrelet osseux suffit pour détruire!
cette hypothèse.
Qaant à la nature même de la membrane que j'ai trouvée, je n'en
qui était restée adhérente, Je v'y ai pas vu de différence notable ; La première était lisse et polie en dessous , effet de son contact avec le li. quide qu’elle contenait, tandis que Fautre présentait des filamens du
peux rien dire de bien positif, et ce point trop négligé demande de üssu cellulaire qui l'unissait au crâne, J'ai mis aiosi à ou le bourrelet
nouvelles observations. Dans le brane épaisse, presque diflluente
emier cas, NOUS voyons une mem-|u$seux qui ere entierement à l'os et n'avait que des adhérences us une grande partie de son étendue, | avec le péricräne.
de ne saurais en conséquence partager l'opinion de
et de la même couleur que le liquide épanché ; plus rouge et plus con-{ M. P. Dubois, qui regarde le cercle osseux comme formé par l'induna-
sistante dans uo autre point, mais ayant les caractères d'une fausse membrane de nouvelle formation. Dans le second cas , au contraire , la membrane est presque blanche , mince, résistante et d'apparence celluleuse. M. ba sig à qui j'ai montré cette seconde pièce, se fondant sur ces caractères et sur ce que les signes d'organisation augmentaient à mesure qu'en s'approchait de l'insertion du péricräne au pourtour de la tumeur, a pensé qu'elle pouvait n'être autre chose qu'une couche du
tissu cellulaire qui unit le péricrâne à l'os , et que le contact du liquide avait altérée dans son centre. Si les choses étaient différentes dans le!
premier cas, cela dépendait de l'inflammation qui s'était manifestée
tion ou un commencement d'ossification du périoste soulevé qui
forme le contour de La tumeur, M. Dubois assure qu'il la trouvé ainsi.
Îlest à regretter qu'il n'ait pas décrit les cas où il a rencontré cet état du périeräne si opposé à ce que j'ai vu. M, Dubois s'appuie sur l'observation de Chelius et sur des futs cités par Schmitt, Nægele et M. Ga. gcon ; le cas rapporté par Chelius est LA seul où l'on trouve des signes positifs d’ossification du péricrâne. Dans les autres, celui que rapporte M. Gageon, par exemple, on ne trouve rien de semblable, ]1 n'y est riétale qui a persisté après la guérison ,et
question que d'une saillie ans l'existence des plaques osseuses que j'ai
qui trouve son exp'ication
dans la tumeur, et qui avait atteint cette couche membrancuse. Pour |observées sur cet 0s.
éclaircir ce fait, j'ai arraché une portion du péricrâne sur plusieurs en}
droits sains de la tête , et j'ai toujours vu qu'il restait une lame de tissu cellulaire sur l'os. Quelque imparfaite que sait cette SE rare , tlle doit engager à faire des recherches exactes sur ce point d'anatomie pathologique. Ce fait seul prouverait, s’il était démontré , que La msladie ne dépend pas d'une altération de l'os ; il ferait même supposer que le péricrâne a dû être décollé par une cause quelconque avant l'épanchement du sang; car, comment concevoir un suiptement sanguin venant
de l'os malade où mal ussifié, qui soulèverait le péricräne sans détruire cette couche celluleuse ?
J'ignore ce qui serait arrivé à l'os dans les deux cas que je rapporte, si la maladie avait eu une plus longue durée et surtout si un seton eùt été passé à la manière de Palletta , ou une incision pratiquée comme le
Aiosi le bourrelet osseux n'est dû ni à l'induration, nià l'ossification du périoste, Cette membrane contribue-t-elle à sa production ? tout porte à le croire, puisque c'est dans les points où elle est adhérente que ce bourrelet est forme et que la matière osseuse développée sur le pariétal est le plus abondante.
Si l'on trouve en d'autres points des saillies, des grauulations semblables . ne serait-ce pas un motif de plus pour supposer que La mem brane qui les recouvre est une couche d& tissu celluléire laissée par le périciâne, et qui remplit à leur égard le même rôle que celui-ci à l'égard du bourrelet osseux ?
J'insiste sur ce bourrelet, appelé tantôt marge osseuse (Palleita ), tantôt cercle osseux (Zeller, Nægele, Hære): 1° parce qu'il me parait daus le plus grand nombre des cas avoir été mal observé, puisqu'on a
veut Zeller. Il est possible que l'infammation et la suppuration eussent | été obligé d'admettre pour son explication , ou la destruction de la table
altéré le tissu osseux , et montré à l'autopsie Le parietal dans l'état dé-l'externe de l'os, ou sa dépression et son arrêt de déve
crit par Palletta et Michaëlis ; ais il me paraît évident que ces auteurs
ont pris l'effet pour la cause. | | k Leller, Hære , etc. , au contraire, prétendent avoir presque toujours
trouvé l'os lisse et poli. Je ferai observer - dans presque tous les cas} "i
cités dans leurs dissertations, on voit qu'ils ne l'ont examiné que sur le vivant après vue incision curatrice , et qu'ils peuvent souvent avoir
e pement à l'endroit de la tumeur ; 2° parce que, malgré l'assertion de Zeller et dé Héœre, qui prétendent l'avoir vu souvent manquer , je remarque ie dans toutes les observations propres à Zeller, et dans un grand nombre de celles qui lui ont été communiquées , il est fait mention du cercle os
seux et qu'il en est de même dans celles de Hære; 3° enfin, parce qu
ce bourrelet osseux , saillant, production morbide développée sur l'os€
été induits en erreur par là membrane qui les empêchait de sentir les}ne peut exister dans les tumeurs sanguines que lorsqu'elles ont leur sie,
saillies rugueuses que j'ai décrites. Je remarque en outre que les observateurs qui ont eu votasion d'examiner la tête des enfans long-temps
ge sous le péricräne, - Becker a avancé que ce bourrelet osseux était d'autant plus déve-
après la disparition de leurs tumeurs, s'accordent à dire que le point | loppé que la tumeur était plus volumineuse ; et que l'enfant la portait
où avait existé La maladie était plus saillant que les parties voisines. Tels; sont Becker, Hære lui-même, Stein, déjà cité, et M. Gagcon. Cela s'explique très-bien par la production des plaques saillantes dunt jai) parlé, qui, augmentant peu à peu et se réunissant au bourrelet, doi- y pet vent former une bosse d flicile à disparaître co : me toutes les produc-! qui s'est déclaré
tions ossenses. Le péricrâne soulevé m'a paru un Cette remarque avait cté faite par Di
eu épaissi sans autre altération.
bach. Je n'ai vu dans celle mem
brane aucune tendance à nr l'état osseux, comme dans Le cas cité par e
Chelius. 1 m'a été facile de la détacher du bourrelet osseux et de la suivre au-delà pour comparer la portiou soulevée par le sang avec ccile
atiestés par une lettre de M. Delbour, élève en médecine, rue de la Calandre , n° 54, qui a été jadis le condisriple de Lemoine sons le même précepteur . M. le curé de Seran , ét dont le témoignage nous parait iréeusable, Nous admetions la +érilé de tous ces laits, mais nous ignorons encore si M. C. Brouasais les connais sait quand il a porté son pronostic sur le crâne de Lemoine. M. Delbour ne les doi a transmis qu'après acoir lu l'article du Cowrréer qui ri levait aussi sa méprise. Îl ne mous est donc pas démontré que M. C. Boussais n'ait pas confondu d'abord Lemaine avec Gillisrd , et que la détermination de ls protubérance portique sur
ke crâne du premier (si toutefois elle existe ! } n'ait eu pour principe cette préocrupalion du nlrésclogue. Dans tous es cas Le hasard ne pouvait mieux servir uelque utilité à
M. C. Broussais, S'il pense que cette rectification puisse é:re de q ité la phrénologie, il peut s'en servir comme il lui conviendra. Nous crayons d'ail. leors le surprendre agréablement en lui faisaat cette juste concession ; effort de générosité e1 de bonne foi dent il ne nous croyait pas capables.
M. C. Broussais fils a tort de s'imaginee que nous manquiont de bonne volonté à son égard. Nous n'avons jama’s refusé et ne refuserons jamais d'insérer toutes les réclanrations qu'il lui plaira de nous adresser. 1 a le droit de l'exiger et notre devoir est de les admettre. Nous ne demandons que la permission de supprimer les injures qui en forment l'accompagnement ordinaire , nous in'erdisant d'ailleurs sévèrement la petite satisfaction que nous aurions à les lui rendre, Nous avons Eau é pour le fils la même marche que nous avous constamment survie pour le père. C'est par nc anecdote relative à ce dernier, que nous terminerons cette revue des noutelles du jnur. se
H ÿ a quelynes années, M. Broussais père fit seulpter son buste par l'hahile
depuis plus long-temps. Nous voyons le contraire dans les deux faits que je rapporte. Le second nous offre une tumeur énorme chez un enfant ué deux jours plus tôt, et qui n'offrait qu'un bourrelet très-étroit , peu élevé et presque nul en plusieurs points. Le travail inflammatoire Î os le premier cas n'aurait-il pas favorisé la production de la matière osseuse ?
Mon intention n'étant pas de grossir le nombre des hypothèses émises nd les auteurs sur les causes de l'épanchement sanguin, des battemens ans la lumeur, etc., je m'arrête où les données positives me manquent . Ge travail n'a eu pour but que d'exposer avec exactitude les faits tels
que je les ai vus, avec les réflexions qu'ils m'ont foit naître, et j'espère
scalpteur M. Bra ; :l a eu l'heurencs idée d'examiasr anjourd'hui siles dimensions de sn crâne n'auraient ee par hosard été modifiées par le prodisieux travail in tellectuel snquel il s'est livré depur s. ch : pal du eränomètre a constaté que L protubérance métaphysique avait psgné 3 millimètres, C est Lien pou sans doute que $ millimètres, mais entin , dans quatre ann4 seulement , on nv pouvait pas exiger davantage, Le Journal de phrénolngie, auquel nons emprantons ce fait intéressant , cxpli ne ce phénomène. en farant la remarque furt juste que M. Broussais, depuis qu'il est membre de l'Æoademie des sciences morales et politiques, n'a cessé d'exercer ses organes logiques et métaphysiques, Cette ohservation et rette explication ne peuvent que fire besucoup d'honneur à li erd- Hoscopie 1 aux crânostopes.
Ceci commence, comme on voit, à devenir ub peu fort ; mais patu nee, on nous en fera voir bien d'autres, Dicu aidant, Æisuws te eutis
— Exadex nx L'exAaME» pe M. Bnotssas relativement à la phibisie et à l'affection typhoîde , par M. Louis , médeern de l'hôpital de la Pitié, mcmbre de l'Académie royale de médecine. — 1n8”, Pris : $ fr, 50 €,
A Paris, 3.-B, Baillière , libraire, ruc de l'Ecole-de Médecine , n° 43 bis.
— FraGMENS PETCNOLOGIQUES SUR LA FORME, por François Leuret, docteur
en médecine. 4 vol. in-8*, Prix : 6 fe. 50e, , À Paris, à La librairie médicale de Crochard , rue et plaec de l'Ecole-de-Mée -
cine, n° 13.
ue sous ce rapport il pourra servir utilement à l'histoire d'une maladie ite pour exciter la curiosité des observateurs français.
PATHOLOGIE INTERNE
RECHERCUES SUR L'INSUFFISANCE DES VALVULES AURI- CULO-VENTRICULAIRES ET DES VALVULES SIGMOÏDES ve L'aonTE ; par M, Lrrrré,
Les valrules du cœur ont, comme on sait , pour usage de fermer les orifices du cœur et d'empêcher le reflux du sang dans la cavité d'où il sort. Ainsi, les valvules auriculo-ventriculaires empêchent que le san ne rentre dans l'oreillette pendant la systole des ventricules , et les va vules sigmoïdes , qu'il ne reflue de l'artère dans le ventricule pendant la diastole.
Différentes lésions anatomiques peuvent mettre obstacle à l'exact ac. complissement de cet office; il en résulte ce que l’on à désigné dans ces derniers temps par le nom d'insuffisance. Les valvules ne suffisent plus à jouer le rôle de soupape. et le sang reflue. M, Corrigan à donné
es signes caractéristiques de cet état pour les valvules sigmoïdes de l'âorte; M. Hope, dans son excellent Traité des maladies du cœur, pour les valvules auriculo-ventriculaires, Je vais essayer de rapprocher l’ua de l'autre ces deux états. Ce rapprochement fera mieux concevoir les bases dn diagnostic des lésions qui affectent les valyules et les orifices du cœur.
Mon ami, M. Aristide Guyot, à consacré sa thèse , thèse que La Ga- ZETTE MÉDICALE a récemment reproduite en entier, à l'étude de l’insuf. fisance des valrules de l'aorte. Il y rapporte avec beaucoup de détail une observation { observation n° 5 } fort intéressante , où l'on trouva à l'autopsie cadavérique les valvules dans l'impossibilité de fermer exactement l'orifice aortique. Ce fait est fort important; mais il est le seul dans lequel la nécropsie ait permis de vérilier l'état des parties. Pour mettre le rapport des lésions aux symptômes hors de toute contestation, il faut plusieurs faits analogues. En voici un qui vient prendre sa place à côté de celui de M. Guyot, et confirmer les déductions que ce médecin es a tirées. |
Il y a eu pendant plusieurs mois dans le service de M. Rayer, hôpital de la Charité , salle Saint-Michel, n° 17, un homme d'ensiron 40 ans qui présentait les symptômes suivans.
Si l'un apylique le stéthoscope sur la région précordiale , on entend un fort bruit de soufflet. Ce bruit remplace le second bruit du cœur. Le premier s'entend et parait naturel.
Tout le long de l'aorte , on entend aussi un bruit de souflet qui répond aussi au second temps ou à la diastole des ventricules,
Si l'on abandonne la région précordiale et l'aorte, et qu'on ausculte le côté gauche du thorax sous la clavicule, ou plus bas à gauche du téton, on entead encore au second temps un bruit de soufflet , quoique affaibli.
Si , au contraire, on porte le stéthoscope sur le côté droit du thorax, sous la clavicule, ou quatre à cinq travers de doigt à droite du bord droit du sternum , on entend uo tictac naturel, sans mélange de bruit de soufllet,
La région précordiale fercutée rend un son mat dans une grande étendue, :
Le pouls est fort, plein, développé. Les pulsatious des artères radiales et brachiales sont parfaitement visibles ; il en est de même de celles des carotides.
D'après cet ensemble de signes, M. Rayer pensa :
2" Que le cœur, et surtout le ventriculefgauche, étaient hypertrohiés ;
J 2° Que la moitié droite an cœur n'avait aucune a‘tération, ni dans
ses orifices , ni dans ses valvules ;
3° Qu'il y avait une lésion telle des valvules sigmoides de l'aorte, que le sang *efluait du vaisseau dans le ventricule pendant la diastole ; en d'autres termes , qu'il ÿ avait insuffisance des valvules aortiques.
Cet ensemble de signes est exactement celui qui a été donné par M. Guyot das sa thèse, comme pourront s’en convaincre les lecteurs de la Gazerre mépicare.
Le pouls resta constamment fort et plein, et le seul changement qu'offrirent les signes stéthoscopiques chez ce malade , c'est que le premier bruit devint extrémement court, On n'entendait plus vers la tin de là vie qu'un battement très-bref suivi d'un soufile ; mais dans l'aorte
le bruit de soufflet fut toujours reconnu d’une manière très-distincte au second temps.
De l'examen du co:ps, dans lequel on troura plusieurs altérations curieuses, je ne rapporterai que les particularités relatives au cœur. Le péricarde ouvert, on aperçut une très-considérable hypertrophie de tout le cœnr et surtout du ventricule gauche. Cet organe fat enlevé avec l'aorte, l'on versa de l’eau dans re vatssean, après avoir préalablement ouvert la pointe du ventricule gauche, L'eau s'écoula par cette ouverture ; l'expérience répétée à plusieurs reprises donna toujours le même résultat,
Alors on ouvrit Faorte pour voir en quoi consistait cetre insuffisance des valvules, On reconnut que les trois valeules sigmoïdes de l'aorte étaient changées en cartilage dans tout leur bord libre, qui de concave était devenu rectiligne. Cette altération était surtout remarquable sur l'une des valvules, où le cartilage occupait le bord et une portion de l'espace moyen , de sorte que cette valvule était appliquée contre la paroi du vaisseau et ne pouvait s'avancer vers le centre Dre. Le san refluait dans le ventricule ganche, et produisait en repassant par l'orifice aortique le bruit de souffle que l'on entendait à la place du sceond bruit,
Ces curieux phénomines rentrent parfaitement dans la loi de produetion des sons morbides qui s'engendrent dans le cœur, Ces bruits, comme on sait, dépendent de plusieurs causes; mais la plus constante esl une certaine disproportion entre les cavités et les orifices; or, comme cette disproportion n'est jamais plus manifeste que lorsqu'il y à rétrécissement , c'est aussi dans les cas de coarctation que ces bruits morbides se font entendre. Cela est nn résultat non de la théorie, mais de l'observation. Rétrécissement d'un orifice et bruit modifié de diverses matières ; ce sont là deux faits corrélatifs qui marchent toujours l’un avec l'autre.
Mais à le bien entendre , une insuffisance des valvules n'est pas autre chose qu'un rétrécissement placé, si je puis ainsi dire, en sens inverse du cours du sang; car les valvulrs en s’abaissant rendent plus étroit ce vaisseau , sans en fermer l'orifice , et forinent de la sorte une vraie coarctation. Seulement les phénomènes seront alors oppnsés à ce qu'ils sont dans les cas où l'orifice lui-même est rétréci sans insuffisance valvulaire. Fes valrales aortiques insuffisantes rendent le passage étroit au sang, mais c'est dans son retour, durant la disstole , durant le second bruit ; tandis que le sétrécissement de l'orifice aortique gène le cours de ce liquide we va la systole, pendant le premier bruit, La valvule mitrale insuffisante, permettant le reflux du sang dans ‘oreillette, rend le passage auriculo-ventriculaire étroit pendant la systole, pendant le premier bruit, tandis qu'un rétrécissement de l'orifice mitral gêne le cours du fiquide pendant la diastole, pendant le second bruit.
Tout est donc opposé entre les insuffisances des valvules ot les ré. trécissemens des orifices. Mais ces observations donnent une confirmation nouvelle à la loi que des passages rétrécis produisent des bruits altérés, Car en dernière analyse, l'insuffisanes d'un appareil valvulaire a réellement pour effet de rétrécir Les orifices , mais de les rétrécir pour le retour et le reflux du sang.
Comme les faits d'insuffisance de la valvule mitrale st une con firmation directe de ce qui vient d’&r: dit plus haut, j'emprunte à l'ouvrage de M. Hope sur les maladies du cœur un cas trés-caracté. risé et qui ne peut laisser aucun duute dans l'esprit du lecteur,
Ons, — Elisabeth Donn's. âgée d'environ 59 ans, ams'grie , fat admise dans l'hôpital St George, service du docteur Cluke, le 8 decembre 4830. Elle était afen. de tous les symptümes d'aue maladie organique du eceur dans leur forme la
lus grave. Un bruit de soufflet accomipagnait le presier bruit dons la région de Forefflette gauche, et non dans celle des valrules sortiques, Impulsion forte; pouls irrégolier, inégal, extrêmement faible.
Diugnastie, Hypertropne et dilatation S'il n'y a pas de maladie des valvules aorliques , le brait de suufllel est dû au reflux du sang par l'orfice aurienlo-ventriculaire gauche,
Autopsie faite en présence da docteur Clarke , de M, How:hip, de M, Syme : € irurgien interne, Hypertrophie et dilata iun du cœur, Toutes les valvnles sont &ines, excepté La mitrale, dont le bord bbre cat épais par ua fibro-cartilage , et dont les cordons tendineux sont tellement raccourçis, qu'ils ne permettent pas l'application de La valvule sur l'orilice. Ou estima que l'espace laitsé vide aurait
u recérair Le bout du doigt, et c'est jar cet espace que se [aisait de reflux du sang, (Hope, A treatise on the diseases ufthe heart ; 1852, obs. 19, p. 584.)
« Ce cas, ajoute M. Hope, prouve, je pense , sans réplique, que le reflux à travers un orifice auniculo-veniriculaire cccasione un murmure dans le premier temps. » M. Hope à fait remarquer avec raison ; dans le diagnostic qu'il avait porté, que le bruit de souffle au premier terms aurait pu être également produit par un rétrécissement de l'orifice aortique. Cela est vrai, et je puis ajouter ici , sans essayer d'établir les circonstances qui aident au diagoostic , qu'il est souvent difficile
voile du palais est tellement épaissi qu'il perd toute sa flexibilité et ne
ut plus être porté en haut dans les fnouvemens de la déglutition pour ermer l'orifice postérieure des fosses nasales. Le gonflementpeut mème être tel que le malade ne puisse non - seulement avaler de s0-
de distinguer une ivsuflisance de la valvule mitrale d'une coarctation de l'orilice de l'avrte. | | ee On trouve dans les recueils quelques observations où 1l est dit qu'à
l'examen du corps, on reconout que telle ou telle valvule ne pouvait || clore exactement l'orifice ni empêcher le reflux du sang; mais, oulilides, mais même faire arriver ju l'æsophage les liquides qui sont
‘ausculiation n'avait pas été pratiquée, ou bien on n'avait pas indiqué||rejetés par les fosses nasales. La muqueuse nasale irritée par ce conle temps auquel correspondait le bruit morbide qui avait été observé. [{tact auquel elle n’est pas habituée s'enflamme, se gonfle et augmente en- C'est aiosi que M, Martin-Solon à publié dans le Journal hebdoma-|\core l'état de souffrance du malade. L'écoulement abondant et continuel daire, 1832, tom. IX , pag. 457, une observation d'insuffisance de lallde salive par la bouche dans cette variété , dépend de l'accroissevalÿule tricuspide. Mais 1l se contente de dire que l'auscultation don-||ment de la sécrétion et de l'impossibilité où est le sujet d'en avaler la nait un bruit de soufflet , sans ajouter à quel temps ce bruit de soufflet} moindre partie. se faisait entendre; je ne doute pas qu'il w'ait été perçu au premier|| L'inflammation de la glotte, qui survient à cette époque cets'étend soutemps. vent au larynx, ajoute une nouvelle gravité , et si le n'est combattue à De tout ceci résulte, ce me semble, une idée claire de la théoriclltemps, elle peut devenir en peu d'instans la cause d'une mort presque sur l'insuffisance des valvules aurieulo-ventriculaires et artérielles. Ces|linévitable par le trouble qu'elle apporte dans la respiration et l'asphyxie insuffisances jouent exactement Le rüle de rétrécissemens, et comme! qui en est la suite. eux elles donnent naissance à des bruits morbides; mais ces bruitssont}| Après avoir rapporté des exemples de cette maladie, qui s'est termiplacés inversement de ceux que produisent les rétrécissemens. Une in-||née chez l'un des sé sujets par la mort, et chez l'autre par la guérisuflisance des valvules auriculo-ventriculaires cause un bruit de sonfflet||so0 , le docteur Craigie propose de nommer celte variété de l'angine au premier temps ; celle des valvules sigmoïdes de l'aorte , un bruit del|angine linguale (angrna lingualis), M à Le sur ce que les princisoufilet au second temps et en même temps un bruit de soufflet tout le||paux sympiômes , ceux au moins qui semblent les plus urgens, dépenloog de l'aorte, lequel correspond aussi au second temps ou à la diastole||dent de l'inflummation de la base de la langue. veatriculaire. Ces résultats sont à la fois un résultat de l'observation et]| Cette forine d'angiae, qui n’a point été inconoue des anciens puisen accord parfait avec la maviere dont l'on sait que s'effectue la cireu-{[qu'elle a été indiquée par Arétée et Cœlius Aurélianus, aurait, d'après lation dans le cœur. l'auteur, peu fixé l'attention des écrivains modernes qui l'auraient toujours confondue avec l'angine tonsillaire. Il pense que le traitement, d'après l'imminence des symptômes, doit être dirigé avec beaucoup d’activité dès le principe, et ne conseille pas l'emploi des searifications pratiquées sur les organes les plus enflammés ; il préfère les saignées générales conmbinées à d'abondantes applications de sangsues sur le col.
REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE
JOURNAUX ANGLAIS