‹ Gazette médicale de ParisChapitre 254 sur 394 · I. THE EDINBURGH MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL · texte numérisé non relu

I. THE EDINBURGH MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL

Les articles originanx dans ce cahier sont les suivans : 1° observation d'un sarcôme médullaire occupant la partie supérieure de l'humérus, pris pour un anévrisme et traité par la ligature de l'artère sous-clavière, par J.-Jurlis Nicol; 2" observations pathologiques et thérapeutiques sur une espèce particulière d'esquinancie ou angine , dépendant d'une inflammation diffuse de la base de La langue et de ses connexions avec la maächoire inférieure, le palais ct Le pharynx , par David Craigie ; 3° remarques sur l'imminence de la déchirure de la matrice dans Le travail compliqué d'étroitesse du détroit supérieur du bassin, par J. Roberton; 4" de l'influence d'une condition morbide spéciale du cœur sur toute l'économie, par Richard Poole; 5° essai sur les diverses méthodes aduptées pour le traitement du choléra, par Samuel Gaskell; 6° de la preference à wecorder dans la pratique medicale aux graines des plantes quand elles possèdent des propriétés égales à celles des autres parties de la plante, par Richard Pearson ; n° observation d'asthme violent cause par un sommier rempli de plume nouvelle, par J. Rass ; S observations additionnelles sur l'arsenic, par Alex. Murray ; y" nécrose étendue de l'as femur enlevé par l'amputation, ar David Kerr; 10° bronchite intense causée par I introduction ‘un épi de graminée dans un tuyau bronchique, par William Donaldson.

INFLUENCE D'UN CERTAIN ÉTAT MONBIDE DU COEUR SUR L'ÉCONOMIE ; par Rich-Pool.

L'objet de ce travailest de signaler l'influence qu'a sur l'éconcmie, en santé et en maladie, la différence que l'on observe souvent entre le dé-

veloppement des deux ventricules du cœur.

Tous les anatomistes savent que le développement des différentes ca-

vités du cœur présente de grandes variétés chez les individus à partir du moment de leur naissance; mais quelle est l'influence de cette disproportion sur la production des maladies soit nerveuses, soit organiques du cœur? C'est ce que personne n'a étudié sérieusement, et le travail de M. Poole nous paraît n'avoir pas d'autre mérite que de Gxer l’attention sur ce point jusqu'ici négligé. Il faudrait pour traiter cette question amplement ua trés-grand nombre de faits. Trois seulement sont rapportés ici; nous allous en citer un pour faire comprendre le genre de trouble auquel l'auteur fait allusion.

Ons. — Baker, âgé de 20 ans, soldat au 36° régiment, fut admis Le 9 octobre 1855, se plaignant de céphalalgie et de douleurs dans les entrailles, On hui prescrivit l'haile de neo et la tesnture d'opium, et il éprouva d'assez fo tes coliques,

Le lcademaia 1 offeait beoucoup d'anxiété; sa resuiration était accélerée et convulsire ; déculutus sur be côté gauche seulement, et il ne peut se tourner sur l'antec sans sugmentes considérablement son malaise, Toux brève , sèche , avec expéctoralion muqueuse peu abomisnte; douleur vive et lancinante dans les régions hypogastrique gauche et cardiaque. Elle n'est pas exagérée par l'expectora- Uon, mas bien par La percussion on même par la pression. Céphalalgie ; légère congestion à la face. Langue large, bomide ; soif inteuse : anorexie; crcthisnse ge néral; peau chaude; pouls 114, plein, rebondissaal ; urine peu sbondante, .. rée de sang. Thorax contracté dans #2 partie inférieure ; épigastre doulonreux à L3 pression ; murmure respiratoire dans toute ba poitrine ; son obscur dans les deux régions sous-mammiaires; mouvemens du cœur rapides, bruyaus, mais sans aucune impulsion.

Disgnostic. Irritalion gastrique chez un sujet dont le cœur est faible : 45 same. tués sont appliquées à l'ostant sur l'épigastre.

Le soir, les sangsues ont signé abondamment et ont proitait ane faililesse ap prochant de la sincope, Le pouls a perdu besuroup de sa force, et environ dix palsations par minute. Le molade peut se poser sur les deux côtés; L respiration, courte, est plus face et moins convulsire, Léger râle avec ki toux, qui est moins fre quente quoique sèche, La nuit est sans sommeil, ct cependaut le malade est mieux.

Le bademais matin, quoique !a fièvre cût augmenté, le trouble de la rexpiration à presque disparu ; elle se fait avec facilité et régalièrement . bien qu'un peu fréquente. Pouls 446, rat, facile à comprimer, Céplalslgie, vertige, failles en ère, défaillance sonminente au moindre mourement. Le cœstr est privé d'impulsion; les bruits sant très-diffus ; le premier s'entend très-clair au milieu du sternuni ; le secoad est plos sourd.

La tualadie, qui était une Gèvré gastrique, prit sa marche ordinaire, et le ina lade sortit au bout de quinze jours bien rétabli, mais conservant une graule fasblesse dans bes mouvemens du cœur, et paraissant affecté d'une dilatation du ven tricule droit.

Ce qui frappe le plus l'attention chez ce malade et chez les deux au-

OBSERVATIONS PATIOLOGIQUES ET THÉRAPEUTIQUES SUR UNE ESPÈCE PAGTCULIÈNE D'ANGINE, DÉPENDANT DE L'INFLAMMATION DIFFUSE DE LA BASE DE LA LANGUE ET DE SE$ CONNEXIONS AVEC LA MA- CHOTRE INFÉBILURE, LE PALAIS ET LE PHARYNx ; par David Cnar-

ie, professeur de médecine clinique.

Si le mal de gorge offre des degrés tris-variés depuis une simple incommodité jusqu'à une affecuon presque nécessairement mortelle, c'est , d'après le docteur Craigie, à l'étendue et à la profondeur des cs par l'inflammation qu'on doit l'attribuer. Après avoir iption de deux varictés de cette maladie, qui n offrent que peu d'intérét,il passe à a troisième, sur laquelle nous nous arrêterons quelquos iastans. Dans cette varicté , non-seulement le tissu sousmuqueux de la gorge est le siège de la maladie, mais encore elle a envahi tout le tissu sous-muqueux et musculeux de la langue, de la màchoire inférieure et des varties latérales de la gorge, qui sont si gonflées et si douloureuses, que l'on ne peut abaisser la mächoire inférieure pour examiner la gorge, en même temps que le onflement de la base de la langue empêche de mouvoir ct orgauc et articuler distinctement, Le

parties envahi donvé la deser

tres dont l'histoire est rapportée en même temps , c'est le caractère alarmant que prennent subitement les symptômes qui se lient au trouble de la circulation et de la respiration , ét qui effacent presque complétement ceux de la maladie primitive : l'anxiété et la dyspnée . l'accélération du pouls , la congestron de Ja face , la toux convulsive , l'acuité de la douleur ressentie dans la poitrine. .

Ces symptômes pourraient, il est vrai, être pris pour ceux qui indiquent une péricardite ; mais, outre que les symptômes propres à la péricardite manquent presque complétement, la facilité avec laquelle cet état grave a disparu, et même à fait place à un état tout-à-fait opposé , et où le système circu'atoire et nerveux semblait épuisé, aurait suffi pour dissiper tout doute à cet égard,

Voici les conclusions par lesquelles l'auteur termine son mémoire.

1° Sous l'influrnes d’un certain état du cœur, caractérisé surtout par la débilité, le développement d'une maladie sur un autre point du corqrs détermine l'apparition de symyiômes que l'on doit rapporter en grande partie aux conditions dans lesquelles se trouve le cœur.

2° On n'a pas besoin pour combattre ces symptômes d'un traitement d'une grande activité, et c'est plutôt contre l'état du cœur que contre la maladie elle-même que l'on doit diriger la médication.

3° Après que le trouble, soit général, soit local a disparu , la disposition au collapsus est beaucoup plus prononcée que dans d'autres affections d'une origine différente, même dans les cas où le traitement n'a pas été très-acuf.

OBSERVATION D'UN CAS DANS LEQUEL UN ÉPI D'UNE GRAMINÉE, INTRO= DUIT DANS UN TUYAU LRONCHIQUE, À DÉTERMINÉ LE DÉVELOPPEMENT DES SYMPTÔMES D'UNE DRONCHITE TRÉS-INTENSE ; par Le docteur Do- NALDSON,

Ors, — Mise F..,, âgée de 11 ans, se plaignit, le 7 août, d'une forte toux et d'an dérangement d'estomac; Fair qu'elle expectorait avait une odeur trks-fétides ce prit plusieurs doses de sel, parce que l'on ne voyait dans sa iwaladie qu'anc affection gastrique. Le 4 septembre elle vomit une matière verte comme bilieuse , avec une toux 1rès-fréquente et uac expectorat on Lrès-abondante et si fétide, que l'odeur en etait presque insupportable ; elle était suns Gèvre. Un purgalif ne produisit aucune amélioration.

La Loux continuant avec force , on sppliqua un vésicato're sur la poitrine ; 1l fournit une suppuralion abondante, et le jronls s'éleva à cetie époque à cent palsations. Enfin, de 17 septembre elle rendit dans un violent acces de toux , un épi d'herbe {cynesurus erdrtlis).

Depuis celle époque il survint de l'amélioration, l'expectoration fat moins fé. tide ; un oouvreau vésicaloire ft disparaitre tous les symptômes dans l'espace de 8

ours.

è On apprit seu'ement à celte époque que, vers le 1% août , elle fut prise subite ment, et au moment où elle avait dans La bouche on épi d'herbe , d'une 1oux violente, à la suite de laquelle où peut-être avant laquelle elle avait avalé cet épi. Pendant tout Le temps que cet épi fut ans la bouche, la petite mslade ne cracha du sang qu'unc seule Fots.

Ce cas est intéressant sous op rapports. Ce corps étranger doit s'être logé on dans la trachée ou dans quelque tuyau bronchique de moyenne grosseur. 1! ne parait pas qu'il se füt arrêté derrière le palais ; car l'enfant ne se plaignit pas de rien éprouver en ce point. Le docteur Craïgie rapporte, dans une note très-importante qu'il lace à la suite de cette observation , huit faits analogues , et qui offrent autant plus d'intérêt qu'ils sont tous empruntés à la littérature médicale anglaise.

OBSERVATION D'UN CAS DANSLEQUEL DES SYMITÔMES GRAVES D'ASTHME ONT PANU DEVOIR ÊTRE ATTRIBUÉS À L'ÉLECTRICITÉ FOURNIE FAR UN LUT DE PLUMES NOUVELLES ; par J. Ross.

Au milieu des causes nombreuses auxquelles on à attribué les affections asthmatiques , celle qui est signalée par l’auteur de cette observation, doit agir bien rarement ; cependant . si le fait est exactement rapporté, et nous n'aurions d'autre motif de soupçonner le contraire que son étrangeté, il est fort curieux ; et nous le présentons ici sans examiner l'influence qu'a eue dans ce cas l'électricité à laquelle M. Ross semble rapporter tous les accidens.

li. THE DUBLIN JOURNAL OF MEDICAL AND CHIMICAL SCIENCES.

Le cahier de juillet contient : 1° un mémoire sur la rupture de latunique péritonéale de l'utérus, par M. White; 2°sur la cause des variations du pouls dans certaines positions du corps, par M. Travers R. Barkley; 3° quelques considérations sur les scrophules , et les moyens qu'on leuroppose à l'hôpital des Enfans de Paris, par James Eager; 4° compte-rendu de la pratique des accouchemens à l'Institut de Wellesley durant l'année 1833 , par Henry Maunsell; 5° Lettre sur l’asphyxie, par le docteur Williams; G° un cas de conlétréction de l'aorte avec maladie de ses valvules, et tumeur anorma- Le dans l'hypocondre droit, par Robert Law Nixon ; 7° recherches sur le diagnostic et La pathologie des anévrismes des gros vaisseaux, ar William Stokes; 8° description du calculo-fracteur pour le roiement de la pierre dans la vessie, par M. Francis Lestrange.

Ons. — 3, Chrichlon, laboureur, d'une forte constitution , âgé de 35 ans, marié depuispen, avait chongé de demeure, quand il fut pris subitement, le 1** avril jou de son entrée, d'une difbculté de respirer qui, sugarcntant gradueliement pendant trois semaines , Goit par prendre an taractère alarwant et l'obligea de passer toute Les ouits au coin du feu, rar aussitôt qu'il se mettait au lit La suffocation devenait imminente, L'etmploi des vésicatoir:s procura un léger soulagement, mis qui né fut pas de durée; aussi attribuant son indisposition à le maison qu'il habitait et où des réparations avaient été faites araut s00 entrée, il La quitta Le 20 mai, mais sans avontage pour son état, car Les accès nocturnes revinrent avec la méme régularité et La mime Force, et sa constitution commence à en être fortement altéréc. 1 se déploça donc pendant cn jours et doraut profondément toules les noits : croyant alors pouvoir reprendre impunément la possession de son Le, revint chez bus ets retrouva ses premières souffrances. Il voulat passer deux nuits dans Le grenier et n'y fut pas plus tranquille. I retourns alors habiter la maison de s00 père et y jouit d'une parfaite sauté pendant trois semaines , et au bout de ce temps où fut repris de sa maladie avec plus d'intensité encore, et ily resta penlant un mois jusqu'à ce qu'il füt obligé de La quitter pour changer d'air et pendant tout ane semaine il se trouva fort bien; et, ainsi, à plusieurs reprises il cprouva des accès de dyspaée trés-violens qui cessaient dans quelques océasions et reparaissaient quand il revenait dans les premières circonstances. Sa santé élait notabement allérée et il ne consrvait plus aucun espoir de guérison.

Consulté à cette époque par fe malade, je ne rappelai avoir lu quelque part un fait analogue et où La maladie avait été attribuée à l'électricité des plumes; je lui demandais donc s'il conchoit sur la plume , il me répondit que non; mais ayant appris qu'il aeait un traversin de plumes, je lui conseillei d'en faire nn avec du foin pour mettre ca place de l'autre , et de m'en faire connaitre le résultat. Le lendemain j'appris qu'il avait passé une bonne puit , et il en fut de même les cuits suivantes, Alors je lui demandai de concher pour une nuit avec le trarersio de plume , mais pendant longtemps je ne pus obtenir de lui qu'il fit cet essai, et quand enfin il le GL sa maladie le reprit aussitôt avec toute son iatensité.

Je me suis assuré que ce malade avait porté ce traversin partout où il avait été pris de ses accès, Quoique ordinairement la a spaée le prit aussitôt qu'il s'était mis aû lit, cependant il arrivait sogvent qu'elle ne commençait que dus où truis heures après qu'il était couché.

M n'est pas sans intérêt de faire remarquer que cet homme avait pendant toute sa jeunesse coaché sur des traversins de plumes, sans en éprouver aucune incommodilé ; mais ces traversins étaient vieux, Landis que l'autre était neuf. Sa femme et d'autres individos qui ont couché sur ce méme traversin n'ont rica éprouvé.

SUR LA RUPTURE DE LA TUNIQUE PÉRITONÉALE DE L'UTÉAUS, par Francis Ware, chirurgien au dispensaire de Ste-Anne, etc, ; mémoire lu à la Société chirurgicale d'Irlande.

Nous possédons d'excellens travaux sur les ruptures complètes de Lx matrice ; mais il est une autre lésion de cet organe qu'on pourrait appeler rupture incomplète, et qui a presque complétement échappé à l'attention des auteurs et des pra‘iciens. C'est sur ce sujet que le docteur White a lu à la Société chirurgicale de Dublin quelques recherches du a baut intérét. Voici d'abord le fait bien remarquable qui a servi de

e à ses recherches. x

Os. L—Mistriss W..., âgée de 37 ans, bien conformée, mariée depuis quiarc ans et mère de huit enfans vivans, était à la Ca de sa neuvième grosusie, lorsque le 10 décembre 1824, ayant été frappée d'épouvante, 30 même moment elle fut prise d'une douleur à la partie infenieure du dns qui s'étendlit à tout l'abdomes , sccompagoée d'au scotiment de défaillance et de fortes palpitations du cœnr Elle se remit en peu de Lerops de ces premiers symptômes , el conume elle était d'ane humeur gue et active, il ne resta dans s00 esprit, ni aux personnes qi l'entouraient, aucune crainte pour l'avenir, quoiqu'elle devint plus pâle et parüt plus languisssute que de coutume. Le 48 du même mois, au matin , en montant des escaliers , elle ressentit des douleurs lancinantes dans la région inferieore de l'abdomen, accompagnées d'une sensation particulière qu'elle ne pat pas bien décrire; elle devint Cr et d'ane pälcar affreuse, Un habile sccouvheur fut mandé sur-ke-champ. 1} la trouva avec une grande difécolté de respirer, une sut focation imminente , de la douleur au cœur, le pouls plein et sautillaot ; 1 nv avait aucune apparence de commencement de travail, A neuf heures da soir , le iravail commençs, et après quelques faibles douleurs ntérines , ln femme arcoucha d'un garçon à lerme et vivant, mais qui alla en s'affaiblissant et expira et moius de trois quarts d'heure.

L'autopsie fut faite deux jours après por M. White, assisté de M. Colles. On trouva dans La cavité pleurale droite on éganchement de sérosité considératle ; à geuche, un épanchement léger,.m is dés adhérences pleurales ; les ponmons

OBSERVATIONS ADDITIONNELLES sun L'ARSENIG, par le docteur Mcnaar.

Ces observations ne sont que le complément de celles du méme auteur, ps nous avons fait connaître dans la précédente revue du même jouroal ; elles n’offrent rien de neuf ou rien qui ne découle de ce que

nous avons déjà dit ailleurs de la méthode proposée par le docteur Murray,

sains, de cœur vide , ses parois Masques ; les vaivuics des artères sans altvrations apparentes.

On ne saurai , d'un si petit nombre de faits, tirer dés conclusions trop générale, ; aussi l'auteur se borne à peu près à commenter sa pro-

À l'ouvertare de l'abdomen, on trauva une grande quantité de sang liquide au voisinage de l'utérus; les ee birges en étaient injectés, La matrice n'était point contractée. L'ovaire droit était beaucoup accru eo volume et contemait deux hydatides volumineuses. À la surface autereure de l'utérus étaicat deux longues déchirures où lacérations, et une autre de moindre étendue intéressant la tugique péritonéale et aussi quelques fibres superficielles de l'utérus ; c'est de là que venait le sang épanché, Toutes les autres parties, soit du bassin , soit de l'abdomen, étaient daus un état parfaitement sua.

pre observation. D'abord la déchirure à eu pour cause une épouvante ; elle a eu lieu avantle travail, et sans aucun rapport avec lui. Secondement, les symptômes qui auraient pu la faire présemer étaient si équivoqu'ils aurañeot mis en défaut les praticiens les plus consommés. On pouvait bien juger que la ferme avait une hémorrhagie interne, mais comment reconnaître qu'elle venait de l'utérus? Enfin , il est à noter que la déchirure se trouvait dans ce cas à la partie antérieure de l'utérus, et qu'elle pénétrait dans sa substance musculeuse,

C'est une question d'un haut intérêt de savoir si, la nature de la lésion étant reconnue, il ÿ anrait eu quelque chance de sauver la malade, en excitant un travail prématuré, et en précipitant la délivrance. On serait ainsi parvenu à faire contracter l'utérus et selon toute probabilité à arrêter l’hémorthagie. Le docteur Charles Johnson , professeur d'accouchemens à Dublin , s’est rangé de cette opinion; mais il ne eroït pas qu'on aurait encore sauvé la femme ; car, dit-il dans une lettre adressée à l'auteur, le fait du docteur Clarke démontre que cette rupture incompléte de l'utérus peut devenir fatale autrement que par une hémorrhagie considérahile. Toutefois, dans tous les cas de ruptures utérines , il y à toujours bien plus de chances de salut quand on délivre immédia lement la femme; il serait donc indiqué en pareil cas de percer les menbranes pour précipiter l'accouchement,

Les phénomènes observés ici n'ont point été les mêmes que dans quelques observations antérieures que la science possédait sur cette lésion. La première appartient au docteur Clarke, et a été consignée dans le troisième volume des Transactions for the improvement of

medical and surgical knowledye.

Oss. 1, Une femme âgée d'environ 25 ane, enceinte pour Da prem ère fais, fut prise des doubeurs de l'enfsatement à & heures du matin ; elle était assistée d'une sage-femme. Le travail marcha réguliirement durant deux heures; alors sürvinrent tout à coup des douleurs dans l'abdomen et des nausées, auxquelles succéda uns grande irnitabilité avec abattement et agitation; et enGn elle mourut à dis heures et demie do soir, sans être délivrée. Imméd'atement après on retira un enfant mort suivi du placenta.

à l'autopsie, on ne lrouva aucune apparenre morbid.: dans la éavité abdomipale ni dans aucun de ses viscè.es, L'utérus était L'étrement contracté ; à sa sur. face postérieure , environ une once de saux était dépose dans le repli du péri. tone; on ÿ trouva de 40 à 60 lacérations transversales, dont aucune n'avait en profondeur plus de la vingtième partie d'un ponce ; plusieurs semblaient être de simples lissures, et rariatent besucoup en longu ur depuis 3 lignes jusqu'à 2 pon ces ; elles occupaient la plus grande partie de la région postérieure de our, ei étaient à peiue recouvertes d'une mince couche de sang cosgulé. Le tissu muscu-

HECHERCHES SUR LES CAUSES QUI FONT VARIER LA FRÉQUENCE DU POULS AVEC La POSITION DU coups, par Travens Buacncey, membre du collége des chirurgiens d'Irlande,

leux de l'organe n'étail nullement intéressé,

On peut remarquer dans ce cas que les symptômes alarmans n'ont saisi

la malade que deux heures après l'établissement d'un travail régulier u'elle est morte non délivrée, que l'autopsie n'a montré que de légères Lcbireres n'intéressant nullement le tissu musculaire utérin, et enfin que l'épaochement du sang ne dépassait pas une once. 1 est difficile de |, À compte de la mort de ceite femme , et le docteur Clarke sem-

ble incliner à croire qu’elle est plutôt le résultat de quelque maladie ,

se re

que l'effet d’un accident arrivé durant le travail,

On trouve une autie observation dans l'ouvrage du docteur Ramsbo-

tham, sur les accouchemens, p. 409.

Oss. 11.—Une dame acconchée Lx veille au soir de son septitmc enfant, après un travail pénible, als en s'affaiblissant par degrés et mourut presque subitement le lendemain matin. Rien dans le traval n'avait été de nature à exciter des craine tes, et il n'y avait point eu d'hémorrhagie à l'extérieur, En divisant les parois de l'abdomen on trouva dans relie cavité une quantité considéreble de sang ; les viscères en général étaient à l'état sain : en attirant en avant l'utérus qui était bien contracté poar Le temps écoulé depuis la débvrance, on trouva à la lave postérieure éritonéale une fissure de plusieurs pouces de longueur, s'étendant l'insertion du ligament berge du côté gauche, et qui ne parut pas

de sa tunique

mé ju-qu à bye m2 D ssbstenss charoue de l'utérus.

La fâcheuse issue de ce cas peut furt bien être atiribuce à la longueur et à la difficulté du travail; et un degré trop considérable de pression de l'utérus distendu contre quelque portion des vertébres lombaires on con. tre l'angle du sacrum, rendrait compte de cette lacération si étendue du pé-

ritoine utérin. M. White remarque que cette observatiou a plus de rap-

rtavec la sienne propre, qu'avec celle de M, Clarke ; tontefois il fa

de notables différences, soit pour l'époque où se sont montrés les arcidens, soit pour les apparences trouvées à la dissection.

Tels sont Les deux seuls faits rencontrés par l'auteur dans les ouvrages qu'il L ï séré par M. Chatto dans le London medical gazette, avût 1832, p 630 : nous le reproduirons également.

Oss, 1V.— Une femme étant en Eravail se plaignit tout à coup d'une douleur et

d'uae angoisse inaecoutunes, €t présuta sans cause manifeste Les plus slirwans

5 bmes L'accouchement se BL néanmoins par les seuls efforts de l'utérus: mais il sur vint du délire, de Fagitation ; et la fume succomba six heures sprès la délivrance. ù ;

L'autopsie fut Lite le lendemain , et montra une gramie quantité de sing épanché dans la cavité abdominale; l'utérus était furlen ent contracté, «Len arrière prés de son fond, on trouva une rupture d'une étendue aswz considérable, La surface de la déchirure était couverte de parlions dk sang caillé ; elle Secupait un espèce peut-être égal à étendue d'une couronne ; mais #5 bords étaient irrégulices et entourés de taches rougeâtres, en sorle qu'ou premier aspect cÎle semblait étre de résullat d'one ulcération, Pr.s de celte large déchirure etant trois ou quatre peliles Bercures ; en ouvrant la cavité ulérine, où trouva que la rupture n'} péndira point ; la surface inlerue était parfuilement intacte ct doublée encore par une portion considérable du tissu musculaire, dont là rupture n'avait

intéressé plus des deux Liers en épaisseur, Partout dillcurs la matrice était

l'état normal.

a consultés. Un de ses cullégues lui eo à indiqué un antre, in. l'quemment que le nombre des

Ce mémoire est un complément de celui publié par le docteur Graves ‘dans le cinquième volume du Dublin hospital reports (des effets produits par la posture sur la fréquence et le caractère du pouls en état de santé et de maladie }. Les faits extrêmement curieux avancés par le docteur Graves , et qui depuis ont été confirmés par plusieurs observateurs, étaient pt me restés la plupart sans explication ; ce sont ces lexplications que le docteur Blackley cherche à donner ici, Nous allons Len faire connaitre quelques-unes , après avoir rappelé en peu de mots Îles faits signalés par le docteur Graves. “

Chez les personnes en santé, le pouls, dons la sg droite, «st plus fréquent de 5 à 15 pulsations par mioute que dans la position horizontale, Si le pouls n'est qu'à Go, la différence s'élève rarement audelà de G ou 8. Cette différence augmente avec la fréquence du pouls , et il n'est pas rare de trouver une différence de 20 à 30 pulsations , lorsqu'il a été porté à go où 100 par un exercice modiré,

Si nous supposons , dit M. Blackley, que le cœur d’un bomme en santé bat Go fois par minute das la position droite, et qu'à chaqne battement il chasse une once de sang, Go onces le traverseront donc pat minute; mais si la force du cœur est augmentée ou diminuée, nous devons nous attendre à trouver la même diflérence dans le vombre des jhatiemens. Ainsi, si la force du cœur est augmentée d'un dixième, il faudra 54 battemens pour chasser les Ga onces par minute, tandis qu'il en faudrait 66 si la force était diminuée d'un dixième.

Maiotenant, si nous opposons à la résistance qu'éprouve le cœur dans la position droite par le poids de la colonne de sang contenu dans les artères et par celle des veines qui est encore plus considérable, la facilité qu'éprouve Le saug à parconrir les gres vaisseaux par l'absence de ces circonstances duns la position horizuntale , nous concevous alurs facilement que le cœur empluyant la mène force , il peut lancer une plus grande quantité de cv À dns la position horizontale, et cunsé-

attemens nécessaires pour transmettre la même quantité de sang dans uu temps donné doit être diminué. La fréquence des battemens du cœur est dune en raison directe des obstacles présentés à l'action da cœur, qu'ils ssient mécaniques ou qu'ils dépendent de la faiblesse du cœur lui-même. Cette donnée suffit pour expliquer tous les phénomènes si ingénieusement observés par le docteur Graves.

Quant au foit si singalier signalé par ce dernicr, savoir : que den, là position renversce {la tête en bas), la fréquence du pouls reste la ième que dans la position horizontale ; il s'explique naturellement par Ja facilité qu'éprouve le sang veineux des extrémités inférieures pour reve- Dir au cœur et qui contrebalance la résistance des veines de la tête, de manière à ce que l'obtacle mis au cours du sang n'est pas plus furt que dans la position horizontale,

Une observation faite par le docteur Graves et qui nous parait plus

importante encore que la précédente pour le pathologiste , est la remar-

que qu'il fit que dans six cas d’hypertrophie du cœur qu'il avait soumis

ja cel examen, et dans tous ceux qu'il a obervés depuis la publication de

son mémoire {en 1830), il n'y avait plus de différence dans la fréquence du ponls, quelle que füt la position à sujet , debout , assis ou couché, tie qu n'avait fait la même remarque dans aucune autre maladie.

Ce fait qui, s'il est vrai, est d'une grande tance surtuut pour le diagnostic de l'hypertrophie du cœur, est expliqué par M. Blackley par l'augmentation de la force du cœur qui suflit pour vaincre la résistance qu'éprouve cet organe dans toutes les positions et maintenir la même fréquence.

L'auteur termine cette discussion que nous ne pouvons reproduire par un fait extrêmement curieux qu'il rapporte à l'occasion de l'atrophie du cœur, laquelle dépend souvent , selon lui, de l'obstacle que mettent à la pression du sang sur le ventricule gauche les valvules indurées et

épaissies, Chez le sujet de cette observation, qui a été rapportée par le docteur Adam, dans un mémoire sur les maladies du cœur , l'oreillette droite était trés-dilutée , le ventricule druit n'offrait à l'extérieur aucune

apparence de fibres musculaires ; 1l paraissait formé de graisse dans

toute son épaisseur; le ventricule gauche était irès-mince el toute sa sur-

face était couverte d'une couche de graisse, au-dessous de laquelle letissu

musculaire n'avait pas une ligne d'épaisseur. Ce ventricule était si fois si winces qu'au premier abord on ne put concevoir

comment A avait pu suffire pour entretenir la circulation. La surprise fut encore plus forte quand en l’examinant avec soin en découvrit que les valyules de l'aorte étaient devenues par leur ossification tellement inflexibles, qu'elles ne laissaient pas passer l'eau, soit qu'on la versät du côté de l'aorte où du côté du ventricule ; leurs bords étaient tellement aserrés les uns contre les autres qu'il fallait pousser un liquide avec force

ble et ses

du côté du cœur pour qu'il pût passer entre elles.

CAS DE RÉTRÉCISSEMENT DE L'AORTE AVEC ALTÉRATION DES VALYU- LES ET TUMEUR ANONMALE DANS L'RVPOCONDRE DROIT ; par Ro-

senr-Law-Nixon.

Les cas de réuécissement de l'aorte bien que fort rares sont déjà assez nombreux pour qu'il soit possible de tirer quelques ioductions sur leur histoire et spécialement sur la cause de leur développement. Aussi nous allons rapporter le fait nouveau publié ici por le docteur Nixon, qui présente quelques symptômes que l'on n'avait point observés jusqu'a lors dans les cas analogues, et dont l'auteur a fait précéder l'histoire de

l'indication de tous les faits du même genre connus jusqu'ici.

Ons — Le docteur B..., Anglais. âgé de 27 a0s, se confis à messoins en juillet 1833, se pla gnant d'one dyspepsie d'anc apparence assez grave , qu'il altribuait à un excès commis pendant Je mois précédent, bien qu'ayant une vit très sobre, 11 semblait délicat ét bilieux, mais disait avoir une bonne constitution, hien qu'il n'eût jamais été robuste, Depuis son eofance il était sujet aux retours d'une dou. leur du côté droit qui che, me ordinairement d'un dérangement d'estomac, et disparaissait ordinairement au bout de pru de jours, sans laisser de traces, À l'époque où il me consulta, il Ï avait Le de l'appétit, soif, langue charge , dé. goit pour l'exercice, douleur légère de l'hypoconure droit, avec srnsibs lité et plenitude dans la partie droite du fair, Ces symptômes disparurent bientôt à l'aide de

5 purgatiés ; mais au bout d'un mois le malade revint de nouveau , se plaignant d'une douleur daus la région du fuie, qui était daulonrense au toucher, beau. coup plus développée et plus résistante que dans Pitst normal. Le traitement preserit n'amena de l'amélioration que trèslentenent ; quelque lemps après je disliogwai une petite tumeur situe au-dessous du rchord des fausses côtes droites, et qui semblait poster sur La portion inférieure du lobe droit du foie : elle commuiquait au doigt une légère pulsation qui augmenta chaque jour, et Gnit par devenir sénsible même à la vue, L'action du systéme artériel augmentait partout où on pouvait l'opprécier, en raison du dévelogpement de la tumeur et des pulsations dot elle était le siége. Ce phénomène était surtout remarquable dans la carotiie , dont les battemens devinrent à la Go si forts, qu'ils invommuoiaient beaucoup le malade. L'aorte offrait aussi vu bruit de souflh 1 très-remarquable dans tout son trajet, et il y avait une dysphagie qui résista opinidtrément aux sangsuts, aux vésicoloires ut à ses interne de la digitale et dks purgatifs.

A celte époque. le docteur Stokes appelé en consultalion, jugea qu'il y avait chez ce sujet une inflammation de la membrane interne de Faorte, une hypertro. phie du foie qui pouvait être en partie congéniale , €L une tumeur probablement auévrismale dns lhspocondre. Le malale se retira à la campagne pour y suivre un régime convenable ; mais l'action du cœur et des artères devint de plusen plus violente, et les battemens de la tunnme augmcnièr nt de furce en même temps qu'ils se manifestaient davantage à l'intérieur. À la fa de novembre , s'étant ex-

sé imprudemment an froid , il fat pris d'anve bronchite avec dispnée considéra-

le, Le malade étant cstr mement aflaihli, et ious les autres moyens aÿant échoué, où prescrivit Lappl' cation de trois :angsues sur le trajet de la trachée ; mais , por négligence, on laissa couler le sang par les piqûres perdant quarante heures, el ce ne fut qu'à mon arrivée auprès du malade + parai-ssit presque à l'agonie, quil fut arrêté. Mais cn mème temps je trourai la tumeur diminuée, ses battemens afiblis, el ccus des carotides «1 des grosses artères beaucoup moins forts et moins

énibles au malade. Attribusot cet « fer à la perte de sang qui avait été considéra-

le pour un sujet aussi affaibli, je crus dh voir prescrire ca müdicament Le via à doses assez rapprochéss, le sulfate de quinine , et l'acétate de morphine à la place des purgatifs et de la digitale. Quelques jours après je fus bien surpris en trou vant le battement de l'artire radiale ou poignet plus fort , et celai de la tumenr plus faibhe, Depuis cette époque ; les batiemens de cette dermière dimjusèrent

graduellement, et à la fa même cesstrent tout-à-fait. Dix jours environ

l'application des sangsues , ce chongenvent [ut accompagné d'ane diminution correspondante dans Le volume de Fa tumeur, qui continus à devenir de jour en jour moins grosse et plus dure ; et même avant la Ün de décembre elle avait si Lien

Au commencement de janvier 4 éprouva uh sccès de dyspuée spasmodique viohote, avec douleur trés-vive au-dessous de l'omoplate druite et dons le côté, On crut reconnaitre dans ces accidens un rhomatisme des muscles inter-costaux . ct ls furent traités en conséquence, c'est-à-dire par lether e1 la morphiue, les frictiuns de térébenthine chaules et la suspension du sulfate de quinine. Les éccidins disparorent, et ensute Le malade prit un peu d'emboupoint ; il avait même rommencé à faire quelques promenades à pied, quand, après s'être exposé impeudumment ou froid, il éprouva une nouvelle attaque de bronchite, puis ‘urviot un anasarque dis catrémilis inférieures ; qui gagna graducllrment toutes Îles autres parties du corps. Bieutôt La sérosité remplit la poitrine ct l'abdomen, et le malade mourut le {2 avril.

Antopiie. Va poitrine, l'abdomen et le tissu cellulaire de tout le corps sont remplis de sérasite ; on ne trouve aucuuc trace ni dans Je tissu cellulaire , &i dans le fuie, de La tumeur dé l'hypocondre qui avait dispart avant la mort, Le foic offre ane hypertroglhie consid. able , ue dureté remarquable et plusicurs gros tubereules jaunes sur sa face externe; En examinant la portion qui correspondait à li tumeur, elle parut un peu plus dure que le reste de ret Organe, mais $ans autre altération apprécisbie. L'intérieur était tellement parsemé de tubereules, qu'il of. frait partout ane suance jaunâtee presque nniforme, Le lobe supérieur du poumon souche était complétement hépatisé, Le ventricule gauche offrait une bypertrophie excentrique pronourée, avec dilatation ; la cloison inter-ventriculaire était irès-épaisse et À sait une forte saillie dans le seutricule droit, qui était plas petit que d'ordinaire. Le tissu musculaire du cœur contenait, près de l'insertion de l'aorte, wa qu tit abrès du volume d'un pois. Le calibre de l'attère innominée était considérablement augmenté, et celui de la sous-clavière l'était aussi , nsis beaucoup moins, L'aorte ffrait dans sa portion transverse, juste an point où elle reçoit le canal artériel, un rétrécissément très-singulier, semblable à ce qu'eût produit La larme d'un instrument tranchant, si l'on eût appuyé sur ce point de l'artère avec La face dorsale , jusqu'à ce que le calibre de cé vaisseau eût été diminué de moitié, Cependant les membranes de l'aorte ne contenaient dans leur intérieur au cune trace de matière osseuse où calcaire. Le canal artériel était permeéable ; l'aorte, dans Le reste de son trajet, offrait une légère diminution dans son cal bre, mais sons altération, si ce n'est un pelit uombre de taches athéromalcuses sous sa membrane interne ; l'artère pulmonaire était saine, On ne peut passer le doigt suit de l'aorte daus Le cœur, soit du cœur dans l'aorte; alors on remarque que les valvules sont, sinon détruites, an moins complétement altérées par une masse charnue de forme irrégulière qui s'élevait de la ligne d'union de l'acrte ave le cœur, et remplissait cette dernière presque complétement. Cette masse contient plusieurs fragmens de phosphate de chaux, dont un a le volume d'une petite féve. Ls communication entre Le cœur ct les artères est réduite à une scissnre irrégulière à trarurs laquelle on a de la pein: à faire passer un stilet.

i , disparu, qu'on ne ponvait plus en distinguer dé {races.

DESCRIPTION DU CALCULO - FRACTEUR POUR LE DAOIÉMENT DE LA PIERRE DANS LA VESSIE, par M. Fnancis Lesrnance.

Cet instrument, auquel la Société royale de Dublin à accordé une médaille, n'est autre chose que le percuteur de M, Heurteloup, ramené à la condition d'un instrument à écrasement. Ainsi, que l’on suppose une mortaise métallique à l'une des extrémités de laquelle est fixée La branche femelle du pereuteur, la branche mâle est libre et peut reculer ou avancer dans la mortaise. Mais à l'autre extrémité de cette mortaise se trouve une vis de pression qui appuie sur celte branche lorsque le caleul est saisi et disposé pour le brotement, Ajoutez cependant qu'entre les deux tiges du perenteur il a été ménagé un canal par lequel glisse un mince stylet destiné à aller au besoin netteyrr la rainure de la branche femelle L détritas de la pierre, qui quelquefois s’y accumule et empéche de fermer l'instrument. Une opération de lithotritie a été faite le 4 juin dernier à Dublio avec cet instrument ; elle a complétement réussi.

ul. THE LONDON MEDICAL GAZETTE.

Les quatre numéros d'août contiennent , outre des leçons du docteur Ramsbothain sur les accenchemwens, et du docteur Burrows sur le sang et l'urine, divers articles, dont voici les plus importans : 1° eron clinique de M. Brodie sur les frachtres non consulidées ; 2° lecon de M. César Hawkins sur quelques affections des reins; 5° tumeur fongueuse du cerveau, par W, Starkey ; 4° division des retrécissemenus du rectum à l'aide d'un me | instrument , par R.-A, Stafford ; 5° tumeur ane. ad prise pour un anévrisme et traitée par La ligature de l'artère iliaque commune, par G. Gutbrie; G" sur une nouvelle espèce de luration de l'astragale, par B. Philips ; 5e 0bservation d'un cas d'epanchement sanguin duns le péricarde, sans rupture de l'aorte ni du cœur, par le decteur Carson; 8° efficacité du seigle ergoté dans un cas de prolapsus irréductible de la matrice , par Henri-W. Ker.

SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE LUXATION DE L'ASTRAGALE, par Brnjamia Puits.

Nous avons inséré il y a quelques mois, dans re journal , l'analyse d'un mémoire fort étendu de M. Rognetia sur Les luxtions de l'astra-

gale. Le travail qu'on va lire traite d’une espèce de déplacement qui avait échappé à M, Roguetta , comme à tous nas auteurs classiques, et servira à compléter ses recherches sur ce point. Nous laisserous d’abord parler l'auteur.

a deux faits dont je vas donner l'histoire ne sont sans doute pas les seuls exemples de semblables lésions que possède la science, bien que les auteurs aient gardé sur ce point un silence absolu ; mais ce silence même ne peut guère être expliqué qu'en supposant que la maladie a été méconnue ou qu’elle ne s’est point présentée dans le même état de simplicité qu'a moi. Je veux parler de la luxation complète de l'astragale en arrière, avec tris-pieu eé autres os ct sans communication avec l'extérieur. Pour s'assurer de la difficulté que cette luxation à à se faire, il faut prendre la jambe d'un

cadavre , mettre le pied dans un sabot et l'assujétir dans un étau de manière que tont mouvement soit ça spa alors appliquer un

e en arrière où en avant, Une fois arrivé aux limites de ses mouvemens dans l’un où l'autre sens , si l'on continue la pression, on éprouve une résistance énergique ; on vient cependant à bout de la vaincre, et alers on entend un craquement

certain degré de pression sur la jam

tres-considérahle,

A l'examen de l'articulation soumise à cette expérience, si l'on à forcé la jambe dans le sens de sa flexion sur le pied, on trouve les fi-

bres postérieures des ligamens latéraux rompus, mais l'astragale n'est

poins déplacé. Si c'est la jambe que l'on fixe daus l’étau afin d'agir

sur le pied , l'effet est le mème , et jamais nous n'avons pu réussir à produire Ja luxation du pied en quelque sens que ce füt. Passons maintenant aux deux observations.

Ons. — Un gentleman , âgé d'environ $5 ans, conduisait deux dames dans cn phaëton durant l'été de 1832, lorsque be cheval s'emporta et brisa les mocs : Je conducteur :€ jeta hors de la vuilure dans ispoir de l'arréier; il touch terre avec les picds, mais au même moment il lomba en avant sur le sl, On le transnorta chez lui, «t deux heures après l'accident je fus appelé en consultation par son mé.

decin,

La lésion se révélait tout d'abord par une saillie s'iuée immédiatement au-dessus du calcanéun , et par l'absence de tout autre changement apparent dlans L position relative des autres 05. Le tendon d'Achille était repoussé en arrière par l'astragole déplacé , en sorte qu'il décrivait ua angle d'environ 40 degrés ; et dns vu point , ils était tellement Le pi de la surface cutanée qu'one ampoule s é-

Ja examen très-minutieux né laissa aucun doute sur la nature du déplacement, La saillie du tendon d'Achille ne pouvait étre pro-

tait formée directement sur lui.

duite que par l'asteagale ; car il n'y avait aucune fractare du tibia ni du péronc La tibia était Higèrement porté en avant sur le pied, et le calcanéum était resté das sa position natureile.

Le portion antérieure du pied comparée à celleducûté sain paraissait un peu racrourcie. Ce sympiôme s'explique par un mouvement de krier qu'on peut décrire de la manière suivante : les muscles du mollet raidis et dans une contraction spas modique, constituaient la puissance; leur tendon était tendu sur l'astragile qui faisait Le point d'appui: et cufin la résistanre étant considérable , l'extrémité infé.

rieure de la jambe avait cédé, et un léger déplacement en avant en avait été La

conséquence.

Avant de tenter Li réduction où Era an malade vingt onces de ang; 09 adminisira l'émétique de manière à produire des mansées: et celles-ci durérent une heure entière pendant laquelle Les efforts dé réduction furent faits d'une momère uniforme et soutenue, Nos efforts temdricat premiérement à fléchie le plus possible Le pied sur La jambe ; et en même Lemps, par le moyen des poulies, à écarter autant qu'il se pourrait ces deux parties l'une de laotré; puis en exerçont one pression sur l'astragale à le faire rentrer dans sa position naturelle, Tous nos éssais furent sains; et il ne nous restait plus à choisir qu'entre ces deux partis; Jaisser les choses dans leur état en combattant les symptômes Gcheux qui vien: drateot à se développer, où extraire l'astragale,

Ayant conservé, parmi d'autres faits, les détails d'un css observé dans la pratique de M. Dupmitren , dans lequel l'astragale luxé en avant avait été extrait par une opération longue et douloureuse, qu'avait suivie une lente convalescence et en définitive uac climdication permanente, je ne voulus pas conseatir à l'ex: traction. Des ssugsues en grand uombre furent appliquées aulour de la lésion ; les intestins furent maintenus Libres: il ne survint aucuu fcheux symptôme ; une articulation artificielle se forms entre les os de ls jambe et le calcatéum : l'astra-

gale ne causa que peu d'iacommodité, et les dernières nouvelles que j'ai eues de

ce malade m'ioformacnt qu'il marche presque droit.

Comment concevoir le mécanisme d'une luxation aussi rare et aussi siogulière? L'auteur appuie peu sur cette question ; encore , ce qu'il en dit ne nous à paru ni tres-clair, ni tres-conclnant.

a T n'y avait, dit-il , que peu d'ecchymose , et l'on ne pouvait pas bien préciser sur quelle partie du pied avait porté le poids du corps. Comme le malade, aussitôt après avoir touché terre, était tombé en avant, À parut probable que le picd avait été fléchi brusquement et

outre mesure, d'autant plus que daus ce mouvement le rebord antérieur

de la surface articulaire du tibia peut rencontrer le col de l’astragale ,

qui peut ainsi arrêter le mouvement de flexion avant qu'il soit porté

assez loin pour produire la luxation de la jambe. Si le pied avait porté,

comme il est probable , sur le bord d'une saillie du chemin , l'accident serait plus facile encore à expliquer. Dans ce cas , l'axe du tibia tombe

altération dans les rapports des

obliquement sur la surface articulaire de l'astragale , en avant de laquelle il est précipité par l'impulsion que lui communique le poids du corps. v

Os, IE, — Durant l'été dernier, un gentleman âgé de 52 ans s'amusait à jouer à La crosse ; tandis qu'il courait après Ja balle, il n’aperçut pas nne ornière qui se trouvait sur son chemin, «t son pied s'y cngagea de telle sorte que ke talon s'enfonça dans l'orniére, lé orteils demeurant sur le bord , et le joueur tomba em avant. Dès lurs impossibilité de se tenir sur La jambe , et évidence pour lous les. asuistans d'un déplacement vers l'articulation du coude-pird. Je ne fus appelé que le lendennin ; on avait fait La veille au soir quelques légères tentatives de réduction, et la jambe présentait un aspect tout-à-fait sembluble à celui que j'ai décrit dans Le cas peterdent, cxerplé qu'il ÿ avait une ecrhymose plus marquée vers la malléole externe. Je fis tirer 16 ontes de sang et appliquer 20 san, sur la partie malide. La tunwfaction était considérable , et je ne voulus ni [aire d'autres efforts de réduction ni procéder à l'estraction de l'astragale.

Durant les trois premières semaines, il fut nécessaire d'appliquer de temps en temps des sangeues et de maintenir le membre dans un repos absolu pour réprimer linflamemation imminente, L'accident etait arrivé en août, Dans la première semaine de novembre, Le malale pouvait, moyennant le secours d'en aide, faire de courtes promenades , et le 4° janvier à peine restait-il quelque clawiieation, La nouvelle articulation acquit des mouvemens trés-étendus , et la seule incommodité qui sait restée {el qui sera temporaire , je pen e) est la néces ité de purter un saulice dont le quartier ne s'élève pas assez bout en arrière pour être en confact avec La saillie de l'astragale.

e Dans ces deux cas il s'est formé des articulations artificielles, circonstances rares dans Les luxations autres que celles de l’humérus et du fémur. Le premier se creuse une cavité nouvelle sur la surface de l'omoplate avec laquelle 11 est en contact, le second sur la surlace externe de l'ilium, de l'ischion ow du pubis. Ces cavités ne se forment point par simple pression, mais l'action des absorbans y contribue pour sa part. Mais la cause qui agit principalement dans la formation de ces artieulations supplémentaires, c'est l'inflammation, qui n'amène presque jamais dans ces cas la destruction de la partie. La (ête de l'os luxé garde communément son cartilage; à cette tète répond une cavité peu profonde , recouverte d'une couche légère de substance cartilaginiforme ; un fluide albumineux humecte ces surfaces ; une capsule articulaire les entoure, formée d'un tissu dense et renforcée par des faisceaux fibreux .

Il reste peu de choses à ajouter sur ces deux cas. Les symptômes ont té suffisamment indiqués ; et ils montrent clairement que l'astragale s'est échappé en arrière de la mortaise formée por le tibia, le péroné et le calcanéum. La réduction paraît devoir être toujours très-difficile , si mème elle est jamais sn 1 5 . On peut en effet se représenter alors l'astragale comme un coin que l'on veut faire entrer par le gros bout entre le tibia et le calcanéum ; et il faut écarter ces deux os de La distance necessaire pour l'y faire pénétrer, Si cette comparaison est juste, on sentira toute l'inutilité de faire souffrir an malade de vaines tentatives de réduction. On réussirait mieux sans doute si la lisation n'était qu'incomplète, » Te.

Quant à la conduite que l'auteur a cru devoir tenir, outre que le succès la justifie, elle est encore appuyée sur celte considération, qu'il n'est

as jodifférent dans un désordre aussi grave de faire communiquer l articulation avre l'extérieur. Non que nous voulions avancer que ces deux succès se répéteront toujours ; mais la conduite contraire n'est pas non plus saos inconvéniens ; et enfin dans des circonstances aussi graves , 11 faut tenter d'abord les moyens les moins douloureux pour le malade, Il sera toujours temps, au besoin , de recourir à l'extraction de l'os ou à l'amputation.

OBSENVATION D'UN CAS D'ÉPANCHEMENT SANGUIN DANS LE PÉRICARDE SANS RUPTURE DE L'AONTE NI DU cou; par le docteur Cansox de Liverpool. :

Ii arrive très-communément que l'on trouve dans le pan üge quantité plus ou moins considérable de sérosité sanguinolente sans aucune communication de cette cavité avec l'intérieur soit de l'aorte, soit du cœur ; mais il est rare que le sang soit pure; et, sous ce rapport , l'observation suivante nous semble d'autant plus digne d'intérêt que les symp'ômes que détermine cette maladie sont très-obscurs et que la terminaison funeste est le plus souvent inattendue,

Ons. — M. W.., âgé d'environ 52 ans, grand et fort, souffrant quelquefois de dyspepae, bien que sa vie fût très-réglée, d'une disposition très-actire quoique ses occnpaions fussent sédentaires ; avait été Lourmenté pendant près d'un an par des spéculations commerciales très-importantes. À la fio du carème, qu'il avait observé avec toute la rigueur qu'impose l'église catholique, it fut pris uu soir, en revenant d'un club où il s'était donné beaucoup de mouvement et dont 1l «tait tresorier, d'une faiblesse telle, que sans l'assistance de deux amis qui l'accompagassent, il n'aurait pu rentrer chez lni, Ayant fait appeler son médecin , il se plsigait de défaillance, d'une douleur obtase et pesante dans la région da cœur , &t d'éructations fréquentes, La respiration était facile; le pouls donuait 7 et £tast

régulier, quoique faible ; il n'y avait ni céphalalgie ni douleur sur sucun autre poiRt ; il Le cuit pas de comaipation. Une poboa anti odique lui fut adæinistrée, et il se mit au lit après avoir pris un petit verre d'eau et d'esu-de-vie, Aa bout de trois heures. n'éprouvant pas de soulagement, il demanda à être saigné, ce qui fut fait aussitôt, Une pinte de saog fat lirée , et un opiocé administré ensuite. Toute la poitrine ausrultée à cette époque n'offrit aucun bruit anormal.

A 5 beores du matin le docteur Carson le visita et le trouva frais, avec une légère transpiralion, mais se plaignant assez vivement d'une douleur dans la poitripe, qu'il disait étre oppressire et fatigaute; elle n'augmentait pas par l'inspiration, Le malade avait vomi un peu pendant la nuit, et avait rejeté ua peu d'une sauce aux ognons qu'il avait mangée La veile. Les vructatious étaient frequentes . mois ne lui procuraient pas de soulagement au moins pour la douleur de poitrine ; le pouls était régulier ; la chaleur da corps naturelle , et la resquration assez libre; il n'y avait pas eu de sommeil. Quaire grains de calormel ave deux d'opiuss furent administrés immédiatement. À ouxe beures et demie on trouva qu'il y avait eu na peu de sommeil, mais les symptômes restaient les mêmes, On lui prescrivit on faxatif. À trois heures il fit appeler son médecin ordinaire, et se plaigail encore assez vivement de sa douleur, Le soir il espira presque subitement à spt

beures.

Autopsie, Les deux poumons sont trouvés pes sains et affaissés ; ve

pendant la poitrine parait plus remplie qu'elle ne l'est ordinsirement ave les poumons sont affaissés. Le péricarde est immensément distendu pse un fluide qui se trouve être du sang en partie liquide et en partie coagule; il n y en à pas moins de trois pintes, il est tout-à-fail pur, sans mélange d'aucun fluide dont an puisse ai tribuer la présence à l'inflamenstion. La surface externe du cœur et la surface intérne du péricarde s'offrent , malgré un examen sévère , la trace d'aucun vaisseau dont la rupture eût pa fouruir celle quantité de sang. Le cœur lui-même est parfaitement sain; Les valrules n'offrent aucune altération , et Les gros vaisseaux sont tout-à-fsit à l'état normal Tout ee qu'on peut découvrir, c'est une légère ecchymose sur l'origine de l'artère pulmonaire,

Ce fait n'est pas le seul de ce genre qui ait été observé ; on en lit un analegue rapporté par le docteur Alston, dans le sixième volume des Essais de médecine d'Édimbourg. Dans ce cas où la maladie de la poitrine remontait à une époque éloignée, on trouva dans le péricarde trois livres de sang en partie coagulé ct en partie mêlé avec de la sérosité. On ne put découvrir ni à la surface du cœur, ni sur le péricarde, aucun vaisseau qui eût pu fournir cette hémorrhagie ; mais en comprimant le cœur on faisait sortir de sa surface , et spécialement près de sa base, ane sérosité sanguinolente par une multitude d'orifices. L'intérieur du cœur eules gros vaisseaux n'offraient aucune aliération.Le docteur Baillie rapporte dans ses Elémens d'anatomie pathologique deux cas semblables, où, après la mort, on trouva le péricarde rempli de sang, bic n

w'il fût impossible , malgré l'examen le plus exact, de trouver l'ori- Le des vaisseaux qui avaient dû fourair l'hémorchagie. «Deux manières d'expliquer ces faits irréguliers se présentent à l'esprit, dit ce célèbre

thologiste , où le sang est sorti par transsudation à travers les parois vaisseaux sanguins raiollies ; or, il a trouvé une issue dans les extrémités des plus petits vaisseaux qui s'ouvrent à la surface du péri-

carde,»

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