DE L'HTDAOCÈLE CHEZ LES FEMMES
Le professeur Regnoli a essayé de faire dans ce mémoire l'histoire complète de l'hydrocèle ch 2 la femme. HN eo distingue es variétés : 1° La sérosité est épan chée dans le tissu cellulaire qui environue le ligament rond ; c'est un à ædème du ligament rond , analogue à l'œdème du cordon spermatiqne ; 2° l drovile occupe le canal de Nuck, celui-ci communiquant encore ave la péri
toine ; elle répond à l'hydrocèle congéniale chez l'homme ; 3° l'hydrocéle du capal de Nuck , ue phil error plus avec le péritoine ; 4° l'hydrocèle enkystée du ligament rond ; 5° en6u , l'accumulation de sérosité dans ue ancien soc berniaire oblitéré à son col per la pression d'un trayer. |
Comme on le voit, ces cinq variétés sont ealquées sur les variétés d'hydrocile observées chez l'homme ; les moyens de di tie sont les mêmes , et enfa le traitement n'en diffère pas. M. Regnoli cite pour chacune de ces varietés des exemples empruntés à Bertrandi , Monteggis, Scarpa , Palletta , Dssult , Lallement ,ete. Pour la quatrième , il rapporte un fait assez curieux qu'il a obsersé lui-même. |
Ons, — Une jeune fille de 44 ans entra à l'hôpital de Pise pour une lameur qu'elle portait à l'aine gauche, L n'y avait aucun signe qui indiquêt une hernie ioguinale , un abeès , ou un engorgement glandulaire, La tumeur était survenue
ptanément; en vingt jours , elle avait acquis le volume d'un œuf de poule ;
le était molle, élastique, de forme allongée , transpareate à la lumière , ne rentrant point par le taxis ou la pression ; on diagnostique une hydrocèle enk;stée du ligsment rond. Une incision fut faite sur cette Lumeur, ke kyste ouvert el ses parois en partie excisées ; il contenait trois à quatre onces de liquide limpide etinodore. Deux vésicules du volame d'une noisette l'arcompagaaient el furent enlevées avec des ciseaux. La plaie fnt pansée avec de la charpie et conduite à use prompte guérison. . . |
La commission propose d'adresser à M. Regnoli les remerciemens de l'Académie , et de l'inscnire es rang honorable sur La liste des candidats aux places de correspondens étrangers, Ces conclusions sont adoptées.
BOUTS DE SEUX ET MMCRONS NA LIÏGE DE M. DARDO.
M. Vecoxac fait u6 rapport sur ces ins'rumens. Il rappelle que déjà M. De. neux avait été chargé «le les examiner et avait commencé à lire uu excellent travail sur cette matière , quand tout à coup il jugea à propos de retirer s0n rap-
rt, La nouvelle commission n'a pas cru pouvoir mieux faire que d'adopter le ond de ce premier rapport, en eu reproduisant presque textuellement la subsance. { Voir l'analyse détaillée du mémoire de M. Dencox , Gazer1e mÉuicaLe de 1833.
AL. Dunes dit que depuis l'époque où il a fait son rapport, il s'est serri de ces bouts de sein arec beaucoup d'avantage; il en à vu un servie quatre mois et deux à un enfant, C'est lai, du reste, qui a conseillé à M. Darbo de prolonger la d'ivoire jusqu'à l'ouverture du mamelon , ce qui lai donne plus de soli-
té.
e - M. Monsav fait un grand éloge de ces biberons ; depuis qu'il les connait il s'en “rt presque exclusivement, et il a renoncé aux mamelons de tétine de vache, doat il avait été partisan déclaré. Le seul inconvéaient qu'il leur trouve, c'est que l'eufaut a trop de facilité à-s'en servir; en sorte qu'une fobs qu'il a sucé
ua de ces biberons , il ne veut plus prendre le sein de sa mère, 11 faudrait pour||F*
parer à cet incouvégicat eu faire de diverse forme et de diverse longueur.
M. Dexsux répond que cet inconvénient esi ke même pour tous les mamelons artiGciels, A peine l'enfant y at-il bu deux ou trois fois qu'il est impossible de lui faire prendre be sein, pour peu que le mamelou de la mère soit un peu gros où un peu court, Dans ces cas, nous sommes obligés, dit l'honorable membre, de choisir des nourrices dont le mamelon à jusqu'a 8 eL méme 40 lignes de longueur. :
Le rapport et les conclusions très-faror.bles sont adoptés.
ROUFELLE SCIE POUR LES RÉSECTIONS, par M, LrcuiLou.
M. Auvssat présente à l'Académie cetle scie nouvelle qui consiste eu une placirculaire dentulée à sa circonférence, et mise en jeu su moyen d'une mai
velle, envoyé à la commission déjà nommée pour examiner l'ostéotome de M. Heyoe.
M. ie lit une note sur l'acarus scabici déjà communiquée le veille à l'Académie des sciences, Commissaires : MM. Emery, Hipp. Cloquet, Moreau , etc.
M. Buicnereau montre une pièce d'anatomie pathologique fort remarquable. Sur le cœur d'un individu atteint d'une dilatation sans hypertrophie du ventricule gauche, où trouva Jans l'oreillette droite une tumeur du volume d'une poix, rougedtre, qui semblait sdhérer par un pédicule à la paroi de l'oreillette; mais en voulant examiner celte connexion, la tumeur se sépara, On l'incisa selon s2 longueur, et on trouva au centre du pus bien lié ; le kyste qui renfermait ce pus parait formé de couches concentriques de Gbrine concrétée et rougeütre comme dans les anciens anérrismes,
La séance est lerée à 5 heures.
TEE SREERSS
BIBLIOGRAPHIE
RECHERCRES SUR L'INDURATION DU POUMON CHEZ LES ENFANS NOUVEAU-NÉS, el sur les inoyens propres à la combattre; par Edouard Jœnc.—Leipzig (1).
La plupart des enfans qui meurent dans les premiers jours de lenr existence, succombent à la même maladie, à une altération des poumons qui est déterminée par un accouchement trop long, ou au contraire trup fa :ile et trop prompt. C'est au moios ce que l'on peut conclure des expé-
(4} Dissertatio insuguralis pro summis inmedicinà et chirurgicé honaribus ca €-ndis : « De morbo palmonam erganico, ex respiration neouatorum igperfe tà orlo. » Auctore Edwardo Jærg, Leipsiæ, 1392,
riences et des observations faites à l'école d'obstétrique de Leipzig, consignées dans la disseriation inaugurale du docteur Jærg, dont nous al. lons reproduire les considérations les plus importantes.
L'enfant, immédiatement après son expulsion de l'utérus, est obligé de faire une forte et profonde inspiration , qui est pour lui le commencement du grand changement que doit éprouver la circulation. Aussi la nature a-t-elle tout prévu pour ce changement , car La diminution de la vitalité des membranes et la compression graduelle du placenta à la fa de la grossesse, mettent un obstacle à la circulation du fœtus, et l'enfant à peine né est forcé de chercher par une forte inspiration l'oxigène qui ne lui est pe apporté par le sang de sa mère. Aussi, dans cet état qui ressemble beaucoup à l'asphyxie produite le gaz carheniges , Les premitres inspirations sont nécessairement Les puissantes , et rendent le poumon perméable au sang, qui s'y précipite avec force et abandonne le tou ovale et le canal artériel, qui ne tardent pas à s'oblitérer, Dans ce cas l'enfant continue de respirer régulièrement , et il peut aussi crier et boire,
Le premier cri d’un enfant qui indique son état d’anxiété et de suffocation, sert donc en même temps à dilater ses poumons , ct ressembleplus aux longs soupirs d’une personne qui sort d’un lieu où elle était menacée de suffocation, qu'à l'expression réelle de la douleur. Maintenant, si une influence nuisible vient à arrêter le développement de cet état naturel des poumons , on conçoit facilement quelles en doivent êtreles suites funestes.
Cette influence peut se trouver dans un accouchement tro prompt ou au contraire dans un accouchement trop lent. Le dernier astblit tellement l’ecfant par une trop forte compression de la tête , qu'il n'a plus assez de force pour respirer librement et dilater suflisamment ses pouions.
Le même effet est produit par un accouchement trop rapide , si ce n'est que dans le premier cas la compression du cerveau détermine queluefois l'inflammation de cet organe, ce qui n'a pas lieu quand l’accouchement se fait trop rapidement ; mais alors le peu de durée et la faiblesse de la compression à laquelle le placenta est soumis , ne mettent s un obstacle assez puissant à La circulation du fœtus, pour qu'il soit obligé de faire une très-forte inspiration. Le résultat de cette circonstance est que l'enfant ne respire qu'imparfaitement , que les poumonsne se dilatent ” partiellement, et ne peuvent y parvenir plus tard sans je secours de l'art.
On asouvent vu, dans ces circonstances, des enfans pris subitement de maladie ,mourir quelquefois malgré tous les eflorts faits pour les sauver, avant que l'on eût découvert la cause réelle de leur état, et employé les moyens propres à les en retirer.
Dans tous les cas de ce genre où l'on à fait l'examen cadavérique depuis pce années , on n'a jatais trouvé qu'une partie des poumons qui fût remplie d'air et ronge, tandis que le reste se trouvait dans l'état. qu'il offre chez le fœtus. Quand l'enfant était mort peu de temps après sa naissance, la portion condensée était encore susceptible d'être enflée par l'air; mais lorsque la mort n'était arrivée qu'au bout de plusieurs semaines, le poumon était carnifié et ne pouvait plus être insufile, Que! quéfois le point de ges entre la partie saine et la portion malade était enflammé , et la dernière contenait des vomiques, Les bronches. aussi étaient souvent euflammées et pleines de murosités, Le contraste frappant qui existait entre la partie saine et d’un ronge brillant, et les
rions brunes qui étaient malades, frappait la vue immédiatement à
"ouverture du thorax. Dans la plupart 2 cas le trou ovale était encore ouvert, etlecœur et les gros vaisseaux contenaientdes polypestrès-fermes, Le cerveau était fréquemment porgé de sang épanché entre ses membranes et à sa surface ; 1Ù contenait aussi quelquefois des abcts correspondant à d'autres ahcès situés sur le crène ou près de la fontanelle , qui avaient été produits par l'emploi des iastrumens où par la violence de la pression contre les parois du bassin pendant le travail, Le reste du corps ne présentait rien d’anormal, si ce n'est que chez plusieurs sujets YA peau de la face avait une teinte bleuâtre, tandis que chez d'autres elle était pâle, et que les autres parties et spécialement les intestins étaient exsangues.
Il est évident, d’après ces faits et les observations faites depuis plusieurs années, que les progrès de la maladie et sa terminaison par la mort, tiennent à ce que la plus grande partie des pes est indurée , ou plutôt est restée à l'état dans lequel ils sont chez le fœtus, et n’a pa être péaétrée par l'air. Conséquemment le sang, privé en partie de l’hématose pulmonaire, a dû rester veineux, et déterminer des congestions. plus ou moins-fâchenses, en même temps que tous les organes privés du.
ilstimulant nécessaire pour l'intégrité de leurs fonctions , se trouvaient
Po
dans un état d'atonié et de faiblesse qui pouvait se terminer par la guérison, des maladies consécutives et la mort. :
1° La guérison a lieu lorsque les efforts de l'enfant pour respirer sont aides d'un traitement convenable; les maladies consécutives sont l'obstruction des poumons et la cyanose chronique. Quant à la mort , lorsqu’elle arrive primitivement, elle a lieu ou par apoplexie ou par suffocation, l'enfant n'ayant pas la force d'expulser les matières sécrétées dans les bronthes , on par la fièvre , ou enfin par la diminution graduelle du calorique.
Les symptômes qui indiquent cet état grave sont la tuméfaction du cuir chevelu, pour les eas où l’arcouchement a été très-lahorieux existant avéc les phénomènes morbides suivans, qui s'observent dans les deux cos. Les cris de l'enfant sont faibles ; sa respiration est courte et très-laborieuse , et ne se fait qu'avec de grands mouvemens du thorax ;
is il cesse de se mouvoir ; si avant il avait pu boire, il ne peut plus le aire ; sa voix devient rauque , faible ou mètne cesse d'être entendue. Les convulsions où le coma surviennent bientôt ; le petit malade devient tout-à-fait bleu ; les veux se tournent en haut; la respiration devient de plus eo plus rare jusqu'à ce qu'elle cesse eofin complétement. Si la maladie au lieu de se terminer promptement dure plusieurs jours ou plusieurs semaines, une petite loux brève est le signe le plus certain d'une violente bronchite; puis la faiblesse, l'atrophie et la fièvre bectique apparaissent successivement , et l'enfant , tout au plus quatre ou cinq semaines après sa naissance , succombe de l’une des manières que nous avons indiquées.
Les moyens les plus cMicaces de prévenir cette altération des noumons sont : 1° de ne jamais hâter sans nécessité la sortie de l'enfant ; a° d'empêcher, autant que possible , une trop forte pression sur la tête. On doit exaniner avec attention ls respiration du nouvean-né , la force de sa voix et La manière dont il prend le sein de sa mère; et aussitôt que le médecin s'aperçoit que la respiration est trop courte, que la voix de l'enfant est rauque ou faible et plsistite, ou qu'il ne tète pas comme il devrait le faire , il doit inmédiatement avoir recours aux moyens qui sont entre ses mains. Le premier soin du médecin doit être d'in sufller de l'air dans les poumons jusqu'à ce que le thorax soit complétement dilaté ; ensuite , il stimulera La poitrine ct le dos par des frietions faites soit avec une brosse, soit avec la main ; la plante des pieds sera aussi irritée avec une brosse, et on pourra lui jeter qielques puuttes d'eau froide et d'éther sulfurique. En même temps ; on préparera ua bain tiède daos lequel on mettra l'enfant , et où continuera les fric. tions jusqu'à ce qu'il crie un peu fort et que sa poitrine se dilate suffi. samment,
Si ces moyeus ne suffisent pas, on doit alors avoir recours aux moyens iuternes , et administrer immédiatement sn vomitif composé de quelques grains d'ipécacuanha, d'une drachme d'exymel scillitique où d'un quart de grain de tartre stibic; ensuite , on donnera un quart de grain , ou twême , dans les cas urgens , un demi-grain de calomel , afin de produire une stimulation générale en excitant le canal intestival , et de diminuer la congest'on cérébrale , aussi bien que la sécretion des inucosités qui se fait trop abondamment des Le bronches. L'emploi répété des bains chauds simples ou aromatiques ( par l'addition du thym, de la marjolaine ou La calamus aromaticus } , ou res taurans { composés de lait et de quelques fluides mucilagineux ) , contribuera beaucoup à raviver le système et à exciter Ja circulation. Hi faut quelquefois appliquer de petits sinapismes de la largeur d'un pouce sur le col ou sur la poitrine, Malgré le succès qui suit souvent l'emploi de ces moyens , cependant la maladie est extrêmement grave et réclame du médecin la plus grande attention et la surveillance la plus actrve.
— Îlarrive assez souvent que ceux de nos abonnés * m4 ne possèdent pas la Ga- «ete Mémicase depais le commencement de la nouvelle série ( janvier 4833), nous demandent des articles sur telle et telle médication , telle et telle question de science déjà trartées à plusieurs reprises dans les miméros précédens du journal. Ne pouvant satisfaire à leur demande sins courir le risque de répéter d'anciens travaux et de mécontenter nos premiers souscripleurs, nos engageons ceux qui ne possèdent pas la collection complète de la Gazette ménicase , depais la nouvelle série, à se le procurer; il reste encore un certain nombre d'exemplaires de l'anaée 4833 , où les prinripales questions de médecine théorique et pratique à l'order du jour ont été traitées avec le soin qu'elles méritent.
jusqu'à ce matin, il
SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M. THIOURET-NOROY.
Nous avons reçu plusieurs letires accompagnant ls souscriptions suivantes, que
oous publicrons dans notre prochain numero,