‹ Gazette médicale de ParisChapitre 259 sur 394 · ACANUS BE LA GALE · texte numérisé non relu

ACANUS BE LA GALE

M. Renucci lit une note sur cet insecte. Si je n'ai pas le mérile d'avoir Le fire- Mier decouvert cet scurus, dit M, Renucci, du moins m'arcordera-t-00 d'avoir dissipé tous les doutes que d-s meilleurs esprits éleraient sur sa réalité , ét d'avoir appris à ceax qui le cherchaient le moyen de le découvrir à coup sûr.

1815, suivant ca Corse la pratique d'un de ses frères, M, Renucci eut l'oceæsion d'observer an grand sombre de galeux, #1 de voir les femmes du peuple pratiquer dans ce ras l'extraction de l'acarur , nomme vulgairement dans le pays pedicello, M, Renucei , apprenant que l'existence de cet insecte était niée ln continent par ua gran! nombre de saraus didtingués , s'everça à le chercher , et parvint à determiner les signes qui pouvaient mcttre cuir a trace, C'est faute d'avoir su le dieu d'élection qu'il affecte quon l'a souvent cherche en vain , et que d'autres, après lavoir découvert one fois par hasard, n'ont pu reussir ensuite , et se soat vus rontra-nts , lorsqu'ils ont veu le faire connaitre , à figurer l'acarus du fromage. De Geer, ajoute-til , est le seal auteur qui en ait donne une boane Égure , et encore | auisual qu'il a représenté semblerait être plutôt l'acarus de la gole du cheval que celui de la gale de l'homme.

M. Reaueci expose ensuite comment il a ete conduit à parler à M, Alibert de la découverte qu'il avait faite , kes doutes qui furent exprimrs, 1 ena Les expériences qui se Grent à la clinique de M. le docteur Emery, expéri-nces qui convainpm méme les plus incredales. Nous arons rendu compte de ces expériences

us uotre deéruier auméro.

EL amwrotation DE L'os MAXILLAIRE INFÉRIEUR.

M. Regnoli a fait pludoues fois la résection de cet os suivant le procédé de M. Dupuytren; sa première opération date du 3 janvier 4922 ; ainsi c'est à tort que quelques écrivains ont rapporté à Vacea l'honneur d'aroir exécaté le premier celle opération en Italie ; le premier essai de Vaces n'ayant eu lieu qu'en 48$4,

UM. Fur CURIEUX nE TRACNÉOTOME.

Cette observation, dit M. le ra eur , est tellement curieust , que je doute qu'en existe un autre exemple dans la science. Je la rapporterai donc avec quelque détail.

Ons. — Thérésa Amadort, âgée de 22 ans, d'une condeite peu régulière , fut affectée d'ulcères à la gorge, pour lesquels on la passa par les remèrles; les ulcères se ricatrisérent, mais «Île demeura fra d'aphonie, Le {2jum 1833, elle entra à l'hôpital de Pise pour une difsenlté de respirer couidérable. La région du larvax était tumébée ; Les tonsilles etaient détruites ; le voile du palais rongé es partie , el de fortes sdhérences pouvarent être seaties su fond de La gorge. Une consultation eut lieu, et M. begnok, aprés avoir pesé tous les symptômes , fut d'avis que l'unique ressource était la larsngotomie. Cette opinion ayant été adeptée , il fit une iwc-son longitudinale su mveau du larvox, ut à no ls membrane cricothy . roidinne, et traversa cette membrane duo coup de bistoari. On peut juger de surprise des as-islans, quand, Le bistouri étant retiré, pas un souffle d'air ne sortit d la pla. Toute cette portion du larynx était occupée par des brides très-fortes. Où agrandit l'incision par en bas, et on dirisa plusieurs anneaux de la trachée. L'air alurs sortit très-bien, et la respiration se Gt bbrement par cette ouverture. Une csnule d'argent y fut placee ; mais dans La journée Hs canule se trouvant bou chée par des mucoutés, il fallut la remplacer par une autre. À 2 heures du matin, nouvells suffocation ; la canule éait de nouveau obstruée. Le chirurgien se décida alors à extiscr une portion des anneaux de La trachée , a6u d'avoir une ouvertare permanente ; 1l réussit en effet, et par cette ouverture s'échappa ue grande quanlié de mucus pariforme. On essaya de dilater La partie supérieure du larynx en y introduisant des sondes, mais ce fut en vain , et La malade , guérie de sa yspnée , a pu placer sens crainte une csoule dsas l'incision de La tracbhée , ek respirer par cette canule depuis sm ans. quand M. Regook en publia l'observation. Quand elle bouchait la canule, elle pouvait s° faire entendre, l'air passant par La bouche, Vacrca a vu celte malade, et & approuvé la conduite suivie par l'auteur.

M. Monrac demande comment la malade pouvait se fa re entendre,

M Génarouw Parce que Le larynx m'était pas entièrement ohl téré.

M. Veurcan rappelle le fait plus remarquable encore publié par M. Reynaud , d'un individu qui pouvait parler malgré une oblitération complète du laryns.

M. EL. Cuoquer s'élève contre une assertion aussi erronée , et qui , dit-il, n'anrait pas dû être avancée dans celle Académie, Î est impossible qu'on parle avec uae oblitération du laryex.

St. Sex répond à M. H. Cloquet en rappelant les détails de l'observation de M. Repoaud. Un liamme s'était coupé la gorge pour se suicider ; il guérit, mais Le larçns resta tellement oblitéré , que c'était en vain qu'on essayait d'y faire passer le silet le plus téau. Mais une preuve plus irréfragable encore , c'est que ce maludé est mort depuis, el qu'on à essayé sans aucun succès de faire passer du mercure de la bourhe dans la trachée , et de la trachée dans la bouche. Cepcadant ke malade articulsit fort bien les mots; l'air passait par une fistule de l'æsophage. 11 n'y avait pas de san a uit à la vérité ; c'est pour La production des sous que te larvox est indispensable. Il parla’t donc bas, mais assez fort pour se faire eatendce à dix pas de distance, El a vécu ainsi durant 9 ans.

M. Génanoix coalinue son rapport sur deux autres npuscules de M. Regnok ; l'un a rapport à une bernic élranglée à l'intérieur ; nous en avons rapporté l'ob serration très-détailkée ailleurs (voir la Gaserre mémoase du 24 norembre 1432 }; l'autre traite d'un anévrisme poplité , pour lequel on lis successivement la fémorale et l'ihaque externe, Eufa , le dernier mémoire porte pour titre :

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance du 9 septembre, —Préridence de M. Bouzar. COMFONTION DU PROCHAIN FASCICULE.

M. Bocsovrt, au nom du comité de publication, propose de composer le ohain dure de la manière suivante a j Fr

4° Von la partie historique le compte-rendu des travaux de l'Académie, la distribution des prix de varcme, l'ansouce des prix à décerner en 1835 .t (836, ebfa l'élog: de Portal par M. Pariset ;

2° Pour les mémoires, lé mémoire de M, Mirault d'Angers sur la ligature de La langue : mn mémoire ser l'angine conenneuse , par M. Bourgrois de Saint-Denis ; le rapport de M. Girard eur la cachexie aqueuse des bêtes à lasne ; eL enGa un mémore de M, Salmade sur le rachitis.

M. Doruz fait observee que dijà le rapport de M, Girard à été imcéré dans le Recueil de médecine vétérinaire. On répoaid qu'il n'es a été imprimé qu'un ex trait.

M. Dovste. Il n'y a À un seul travail lu à l'Académie, dont il ne paraisse une analyse ou des extraits dans Les jouraaux,

« Bouresacn lens l'aononce des prix de 1496 , ilest dit que les mémoires déjà présentés sar la phthine lorvugee , abtiendront infaclliblement Le pris ; ce mot énfuilliblement ne peut que drcuurager de nouveaux concurrens , €t il conviendrast de be eupprimer. |

Cetle suppression est per La proposition du comité de publication est ensuite mise aux voix et adop'ée,

GONHDÉRATIONS PHEMOLOGIQUES ET PATMOLOGIQUES SUR LE CERVELET , par | M. Canné, de Brisnçun,

M. Bouurave, en son nom et su nom de M. iles, fit un rapport éerit sur ee mémoire, qui est fondé tout entier sur te Fat suivant :

Ua subdat était entré en 4828 à l'hôpital de Maubeuge pour une plruro-pneumonie qui datait de trois jouss. Les syemjtèmes de cette affection etaient Erés-ma nifestes; du reste, hi anparavant ni alors le malade n'avsil présenté aucune autre altération sensible dans Le. fonctions soit de la ve animale, suit de Ja vie organique. LL mourut deux jours après sun entrée, À l'antop ie, on trouva les poumons rogorgéset comme bepatisés, quelques tubercules cui tat de suppuration; mais en ouvrant de crâne, on fui surpris de trouver le lube droit du cersclit eatièremrnt détruit par ls suppuration. de ofme que les deux tiers du lobe gauche ; en sorte qu'il ne restait qu un sixibme environ de «et organe,

La conclusion nécessaire est que Le cervelet n'exerce aucune infuenre sur La motilite wi sur la senshilité; et e’rst auxsi ls concluson de l'autvur, Nous suspendroes notre jugement sur une sstertion aussi lémera re ; cependant nous « ny ns que peu d'eadividus auraient, comme ke malade de M. Careé, le privilège de se bien porter avec uoc de-traction presque complète du cervelet, de méme qu'il n'est pas donné à tout le monde de naître arec une dent d'or, La commussion propose le dépôt aux archives.

M. Manc. Si j'ai bien compris le rapport , il y a incrédulité de la part de la eommission.

M. Bouucavo, 1! y à incrédul té.

M. Manc. Alors je rappetlerai un fait publié Ïl y a quelques années, et dont Les médecins de la Charité peurent se souvenir aussi ben que moi, Lo bombe était entré dans cet bbgital pour de vives doul-urs à la nuque ; il offrait , autant que

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