‹ Gazette médicale de ParisChapitre 276 sur 394 · RUE DU CADB8AN, N · texte numérisé non relu

RUE DU CADB8AN, N

La Gazerre mémicale DE Pans (Gazette de santé et Clinique des hépitaux réunies } paraît tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 46 pages in-4°, 82 colonnes , el équivaut à 6 feuilles in-8°. Le pris d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr. par an, 20 fr. pour 6 mois, et 10 fr. pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les abonnemens ne peuvent dater que du commencement d'os trimestre, {°° Janvier, 4% àvril, 4° Juillet, 4" Octobre. — On s'sbonne à Paris, au bureau du Journal. rte Poissonnière , n° 5 , et dans les départemeas, chez tous les Directeurs des postes. — On ne reçoit que les lettres affranchues.

SOMMAIRE

1 Travaux omcuxaux, Note sur la dermite constitutionnelle, — Mémoire sur l'emploi de l'acétate de morphine , ri la méthode eadermique , dans le traitement des névralgres connnes sous le nom de migraine , hemicrénie, CC. Hi, Revee os Journaux DE MÉDECINE rratiexs, Guérison singulière d'un anasorque et d'une hydropisie ascite, — Histoire d'un fœtus monstrueux à deux corps. — Réponse à M. Rngnetta sur retle question : Pourquoi, sur deux hommes d'âge moyen bien constitués, robustes, forts et sans diatèse morbide, des fractures, traites par l'appareil inamovible , ne se sont pas réunies après plus de deux mois? — Lusation de l'iumérus sur l'avant-bras.— Mémoire sur deux maladies qui n'ont point encore été décrites, — Sur le mode d'agir de l'assa fœtida. — Opération de symphysotomie. — Observation d'un nez totslemeot séparé du corps et Le mg remière intention, — DIN, Acanésies. Académie des sciences, séance du 29 septembre; — de médecine, séance du 80. IV, Bimmrocrarmr, Dictionnaire de médecine ou Répertoire général des sciences médicales considérées sous les rapports théorique et pratique. — Responsabilité médicale, Assemblée générale des médecins de Ports. — Souseription en faveur de M. ‘Thouret-Noruy. — Feuiccerox, Des vieux et des jeunes médecins,

PATHOLOGIE EXTERNE

NOTE SUR LA DERMITE CONTUSIFORME; maladie non encore décrite; par M. Dursncque, D.-M, P.

Il n'est fait mention nulle part de cette maladie. On n'en trouve pas d'indices même parmi les diverses maladies cutanées composant la vombreuse famille des dermatoses du professeur Alibert. Et cependant,

si j'en juge d'après l'assez grand nombre de fois qu'elle s'est présentée à mon observation, elle ne doit pas être bien rare,

Elle offre des caractères tellement distincts et remarquables, que je m'étonne qu'elle ait pu échapper à l'attention des observateurs , et surtout de ceux qui se sont spécialement livrés à l'étude des maladies de la peau. On ne saurait arguer, pourexcuse du silence que l'on a gardé à son sujet, qu'elle ne constitue qu'une maladie en général peu grave, et que son traitement n'impose aucune indication spéciale. Combien n'est-il pas de maladies cutances bien moins importantes encore sous les rapports nosulogique et thérapeutique , qui n'en tiennent pas moins un rang dans l'histoire des dermatoses? Ne serait-ce que pour compléter le tableau de cette famille pathologique , la description L la dermite contusiforme ne serait pas tout-à-fait sans importance.

Je donne à cette maladie le now de dermite, parce qu'elle a son siège dans le derme mème , et qu'elle consiste essentiellement en une phlegmasie. J'ajoute l'épithète de cuntusiforme, que lui mérite la ressemblance qu’elle présente ordinairement avec les bosses ecchymosées résultant de contusions.

1° Elle se manifeste par un engorgement de toute l'épaisseur de la peau, formant élévation quelquefois ovalaire, le plus souvent arrondie, pouvant progressivement acquérir le volume d'un pois à celui de la moitié d'une aveline , d'une noix, d'un œuf de poule.

2° Sa couleur d'abord nulle, puis rosée, passe successivement par les teintes ronge vif, rouge foncé , pourpre , violet, puis en décroissant bleu , vert et enfin jaune ; présentant ainsi dans ses mutations protéiques, une analogie remarquahle avec les teintes que produisent les ecchymoses on pélioses contuses. Voici , selon moi, comment sont prodites ces diverses colorations : le gonflement ayant son siége dans le tissu propre du derme, le lacis vasculaire superficiel se trouve comprimé entre cette membrane et l'épiderme, qui paraît alors tendu et luisant, Le sang qu'y a fait abonder le mouvement congestif ou phlegmasique, s'extravase dans le corps muqueux à l'époque du plus grand développement de l'inflammation , et vient ainsi altérer la couleur rouge

$euilleton.

Page 1