‹ Gazette médicale de ParisChapitre 277 sur 394 · DES VIEUX ET DES JEUNES MÉDECINS · texte numérisé non relu

DES VIEUX ET DES JEUNES MÉDECINS

(Deuarème et dernier article, — Voir le numéro du 20 septembre dernier.)

de ne sais quel est le vieillard qui, enchanté du cumul de ses années , où pour s'en consoler, à émis La sentence snivanie , que d'antres éendits barhacoles n'ont pas manqué de nous transmelire : + Vin vieux , vieux luth , vieille lame, vicilles pistoles , vieux docteurs , vieux amis , vieux conseillers , vieux scrviteurs. u 1 en résalte qu'en cherchant bien, on trouverait que la vieillesse est, dans une infinité de choses , préférable à la jeunesse. Le traité de Cicéron, que pour ma part j'ai relu plus de dix fois , Le dit assez clairement, Reste à savoir si le grand philosophe de Tuscalum , qui avait 63 ans quand il écrivit son magnifique ouvrage , n'etait dominé por les préjagés de l'âge. Toujours est: que ls juunesse pourrait ment revendiquer en sa faveur une foule de bonnes choses , faire d'ad-

mirables traités où l'on prouverait que rien n'est bon que ce qui est jeune , que de qui est vieux n'existe plus, Et certes, nous ne manquons pas aujourd'hui de tits docteurs dont c'est l'opinion , qui l'expriment franchement sans se donner L passe d'ajouter : Excusez mon duset, N'en doutons pas, Salomon était jeune quand ila dit : Tres species oulivit amtaa mea... pauperem siperbum, divitem mendacem, senem fatuum et insensatum, ( Ecclesiast., cap. XXV, v, 4.) Que résulie-t-1l de ceci ? Que la jactance de la vieillesse et de la jeunesse est aussi absurde qu'intempestire. Cette vérilé est commune, dira-t-on ; je l'avoue ; mais où ne s'en doutersit guère en voyant ce quise passe dans la société el surtout parmi les médecins. Quoi qu'ils en disent, les jeunes ont sur ce poiat beaucoup à ap- , et la véritable école des vieillards est encore à faire, 11 faut donc tou jours en venir à notre proposition , que les vieux £t les jeunes médecins ont des qualités et des défauts dont l'opposition et la pondération mutuelles existent pour le plus qu bien de la science. Examinons plus en détail ce qu'enest,

Qui dit vieux médecin , dans la juste et véritable neception de ce mot , dit un homme dont ke jugement est formé par l'habitude, dont la prudence égale le discernement et la pénétration. Longuewent exercé à voir des malades et des malades, il ne s'amuse guère à rattacher ces dernières à tel ou tel système , bien moins encore à les classer, à Les grouper ; rien ne sent davantage be docteur éco her qui, n'étant jamais sûr de son fl, pense toujours à ses suleurs et à ses maitres, En général , le vieux médecin ne manque ni d'aplomb , ni de hardiesse dans sa pratique ; mais 1l est très-réservé sor le pronostic. Presque toujours même, sans ôter l'espérance au malade et à ses proches, il incline vers un pronostic grave. L'expérience qu'il a du public le conduit à en agir ainsi, La guérison a t-

vif de celle-ci, et la rendre purpurine foncée. À mesure que l'inflammation disparait avec sa couleur inhérente, Ja couleur du sang extravasé domine seule, et par sa ré orption progressive produit, comme dans les extravasations cutanées par contusion , les couleurs décroissantes Lleuc, verte et jaune.

Toutes les bosselures ne présentent pas ces successions de teintes. Elles ne s'observent que dans les plus saillantes , ou dans celles qui, moins volumineuses , occupent des régions où la peau est moins exteusible; circonstances qui viennent appuyer notre explication.

3° Ces engorgemens phlegmasiques s'accompagnent de chaleur, de douleurs plus ou moins térébrantes , et surtout d'un sentiment exagéré de gonflement et de tension.

4° Ils sont toujours multiples et affectent exclusivement les membres ,

rincipalement les inférieurs , ne s'étendant alors que rarement au-dela de jambes, jusqu’au eoude-pied d’une part, au genou et à la partie inférieure de la cuisse, d'autre part. Sur trente-neuf cas de dermite contusiforme que j'ai observés, je ne l'ai vue qu'une fois s'étendre sunultanément aux jambes et aux extrémités supérieures ; €! , chose remarquable, dans ce cas, elle resta bornée aux avant-bras.

5° Quelques-unes de ces bosselures se montrent d’abord disséminées, |

d’autres se développent bientôt dans leurs intervalles : en augmentant de volume plusieurs se réunissent; alors aussi tout le membre affecté se gonfle, et présente par sa déformation bosselée un aspect qui rappelle l'idée de l'éléphantiasis au premier degré.

6° La marche de la dermite contusiforme est lente. Elle ne parvient

à son apogée que du quinzième au vingtième jour. Alurs aux signes 1n-!

Ainsi sur ce nombre, je ne l'ai vu que deux fois sur des garçons, Je l'ai observée une fois sur un jeune homme de dix-sept ans; et une derniére fois chez un homme de quarante cinq ans. C'est chez ce dernier sujet seulement que la maladie a atteint simultanément les jambes et les avant. bras ; tous les autres n'ont présenté l'affection qu'aux jambes.

10° Malgré toute l'attention que j'y ai apportée , je n'ai pu recnmaitre de causes déterminantes spéciales de ce genre d'affection : elle s'est montrée dans toutes les saisons. Néanmoins elle m'a paru sérir principalement aux époques où régnent d'ordinaire épidémiquement les éruplions. Aussi est-ce pendant le priatemps dernier , alors que régntrent les fièvres érnptives de toutes les formes , que je l'ai rencontrée un plus grand nombre de fois. C'est alors sussi que , pour la première | fois, je l'ai vue sur deux garçons, un jeune homme et un adulte, ce qui Lest venu détruire l'opinion que j'avais dû concevoir jusque-là, que Ja derinite contusiforme était propre aux filles adolescentes,

Elle à égolement affecté des individus placés au milieu de eonditions |bygiéniques différentes et même entièrement opposées ; ainsi , dans la classe aisée, bien nourrie, lien vêtue, sainement logée, comme chez des enfans d'indigens, mal nourris ct misérablement vêtus , où sur des enfans de portiers, malsainement logés.

| Je résume les caractères nosologiques de la dermite contusiforme : engorgemens où tumeurs multiples , rar d'ave ou ovalaires de la peau , affectant ordinairement les jambes seules , s'étendant rarement aux avant-bras; affectant l'adolescence principalement, et plus les filles que Îles garçons ; ayant une durée da 40 jours ; présentant pendant les quinze à vingt premiers les signes locaux d'une phlegmasie , et ensuite

flanmatoires qui décroissent succèdent ceux de la péliose contuse. La ceux de l'ecchymuse par contusion ; se terminant par résolution,

résolution n'est complète que vers le quarantième jour, et il ne reste

Toutes ces conditions sous lesquelles se présente la dermite contusiforme sont tellement caractéristiques, qu'il est impossible de confondre

aucune trace du passage de cette affection, si ce n'est cependant aux points corres + we au sommet ou centre des engurgemens les pe volumineux ; là l'épiderme se fendille et s'exfolie, et quelqueluis il s'y forme une tache comme hépatique qui, à la longue, se détache par parcelles ou tout d'une pièce.

7° Je n'ai vu qu'une seule fois une des bosselures se terminer par! suppuration. Le centre se ramollit, s'aboéda, et l'ouverture qui se fit. spontanément fers le vingt-septième jour , donna issue à un mélange de

us et de sang noir caillehoté; mais la malade avait beaucoup faugné :

Sprs abcédée située à la partie inférieure et antérieure de la jambe

cette affection avec d'autres qui ne présentent d'analogie avec «lle que par quelques signes seulement, et qui ea différent par beaucoup d'autres bien tranchés. Ainsi les élevures ortiées apparaissent indistinctement |sur toutes les parties du corps : leur forme inégale, leur couleur, le prurit dont elles s'accompagnent, leur marche irrégulière, leur fugacité et leur mobilité, empêcheront de confondre ce genre d'éruption avec la maladie toute particulitre qui nous occupe,

J'ai quelquefois ges cette affection pour une périostose, d'autant plus facilement qu'elle débute ordinairement par la partie inférieure et

avait été comprimée par les plis d'un bas étroit, d'autant plus que la antérieure de la joue. Mais cette méprisè ne peut se commettre que marche avait occasioné l'augmentation de l'enflure de cette région. 11! quand la maladie est à son début, et lorsque les engorgemens commen-

est donc probable que cette terminaison

r suppuration arrivée à une} cent par la portion de peau qui recouvre le tibia. Bientôt le développe-

seule des bosselures dont les jambes étaient remplies , n'a été qu'acci-|inent de tuméfactions semblables dans les autres portions cutanées de la dentelle, et qu'elle est entièrement indépendante du genre d'al:ération | jambe recouvrant des parties charnues, comme aux mollets, dissipe le

qui constitue la dermite contusiforme.

8° Les symptômes généraux sont subordonnés à l'étendue de l'affection et à son intensité, Ils sontordinairement nuls dans les premiers jours,

doute.

La multiplicité de ces enflures et leur extension à toute l'étendue des deux jambes , empêchent de les prendre pour le résultat de contusions ,

ne se développent que quand l'inflammation approche de son apogée, : dont elles offrent d'ailleurs tous les signes. Il m'a semblé que l'inflam-

et disparaissent avec elle bien longtemps avant la solution complète. Ils consistent en courbature, perte d'appétit et autres symptômes composant l'embarras gastrique, en fièvre inflammatoire plus où moins intense.

dans l’espace d’une vingtaine d'années, trente sept se sont montrés chez des enfans de huit à douze ans, et presque généralement chez des filles.

elle lieu ? le succès lai en revient pleinement ; le malade succombe-t-i1 ? il l'avait fait entrevoir ; dés lors sa responsabilité est à convert, objet des plus importans. Quoique les études de sa jeunesse et les opinions acquises à cetle épaque aient toujours sur lui une certaine influence , son enthousiasme est éteint ; 11 prend la science pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle peut. Les croyances définitives ren dent si heureux ceux qui les caressent ! ILest si doux de se tenir tranquille dans

elque chose de clos , de déterminé , qu'il ne faut pas s'étonner de voir le médes âgé s'y confiner, Aussi, renfermé dans le cercle assez étroit de l'utilité pratique , fes noms et les autorités n'ont que très-peu d'influence sur ses décisions, Le fait autant que possible , la réalité autant qu'on prut la saisir, La consé. quence immédiate autant qu'il est possible de la concevnir en thérapeutique , voilà ce qui caractérise le praticien déjà ancien dans la profession. De là d:s idées positives , un plan arrété et des vues nettement formulées, C est précisément cette manière d'exercer l'art. passée en bobitude , qui constitue la vraie té expésimentole ; autrement dit , le jugement prompt , le coup d'œil rapide ; en un mot , le tact, la partie divine de la médecine pratique, C'est aussi ce que le vieux médecin a pelle sou expérience , dont il est ordinairement si ler ; el cet orgueil, eo l'examinent bien , est assez fondé. L'excraice prolongé de la médecine donne la science des détails ; le temps a ses secrets , et le médes in dont les cheveux ont blanchi dons le sein des mémes travaux, pout souvent ra a des mystères que le temps n'a révélés qu'à lui. Si quelquefois il a le génie de l'innovation , s'il veut perkctionver un point de doctrine , c'est toujours Uumidement et methodiquement. Comment cn serait-il autrement pour le vieux medecin ? Les convictous s'éloiguent de plus cu plus de son esprit , il a éprouvé tant de mécompites ,

mation qui forme l'essence de certe maladie, devait avoir ment, et peut-être exclusivement, son siége dans la trame fibrense ou

rincipale-

tissu propre du derme, et j'ai fondé cette opinion sur la lenteur de sa

; | marche, sa durée quarantenaire , caractères que présentent ordinaire- 9° Sur les trente-neuf cas de dermite contusiforme que j'ai observés !

ment les phlegmasies fibreuses ; on peut ajouter la rareté de la terminaison par suppuration. Quand , au contraire, l'inflammation frappe le tissu cellulaire qui traverse et remplit les mailles du chorion, la suppu-

les lim tes de notre savoir lui sont si présentes , l'impuissance de l'art tellement démontrée, l'action des mélicsmens si problématique ca beanroap de cas , rarement il ose se prononcer avec fermite quand il s'agit de changer de marche. Le doctur Grégory disait : Quand je reçus mon diplome de médecin , dl n°y avait pas de maladie pour laquelle je ne connusse au moins vingl remèdes , et maintenant que j'ai vieilli, je sais plus de vingt maladies auxquelles je ne connais pas un remède. C'est pour cela, comme dans ses succès , le vieux médecin en appelle sans cesse à son expérience ; c'est là son invarible point d'appui , le cercle où il s'enveloppe , le bouclier dont il se couvre. j

Du reste , le méderin qui a vicilli dans sa profession connait son public ; car ils ont vécu , ils ont lutté ensemble, Habile , circonspect , axisé , sachant faire à propos la part du préjugé , de l'ignorance et de la fablesse humaines , il sait écouter tout le monde , plier adroitement , faire son profit des moindres circonstances pour étendre et aflermir sa réputation Quelquefai- cependant , si cette réputation est solide et bien ancrée , sou caractère devient brusque el fantasqne, il rompt en visière à ce méme public, se moque de ses prétenuons , le heurte dans ses préjugés , et ses affaires n'en vont que mieux : le public reste fasciné Desault en France et Abernethy en Angleterre en ont été d'insignes exem les.

Tes sont les traits généraux qui distaguent le médecin âgé , rompu à la pratique. Ces traits a ont rien que d'honorable ; mais pour les conserver purs , il faudrait des hommes d'un carocttre elevé et d'un excellent jagement, Souvent au contraire , ces qualités sont mélangées, quoiqu'à des degres très-diflérens , de défauts qui donnent à gertains doc. urs avancés dans leur carrière quel ue chose de pa-ticulier , et pour ainsi dire de caractéristique ; on les reconnait abord ,

ration est pour ainsi dire inévitable, et se manifeste sous furine d'abcès tutanés , de furoneles, ete.

Le traitement de la dermite contusiforme est très-simple, ses indicadons faciles à saisir. 11 consiste dans l'emploi des évacuans, quand il existe quelques symptômes prononcés d'embarras gastro-intestinal , et plus spécialement dans l'usage des antiphlogistiques pour prévenir et combattre l'intensité de l'inflammation locale , et la violence de la réaction fébrile. Ainsi un émétique ou un éméto-cathartique au debut, plus tard la saignée générale , les bains tièdes , Les applications émollientes, le repos dans une position horizontale, sont forcément indiqués par l'augwentation de l’enflure générale des jambes et l'exaspération des douleurs, que produit la station droite et surtout la marche.

THÉRAPEUTIQUE

MÉMOIRE SUR L'EMPLOI DE L'ACÉTATE DE MORPHINE par la méthode endermique, dans le traitement des névralgies connues sous le nom de migraine, hémicranie, etc.; par M. Macisrez, D.-M. P.

On donnait autrefois le nom de migraine, kemicrania, aux douleurs detète, sans affecter un siège spécial à cette maladie. Chaussier la considéra comme une névralgie, etcctte opiniona prévalu. M, Piorry (Journ. univ. de médecine, t. 2} regarde la migraine comme une névrose de l'iris, Les veux, en effet, sont très-souvent Le siége primitif de douleurs qui irradient ensuite vers les rameaux nerveux les plus voisins , et gagnent | quelquefois des organes éloignés. M. Deschamps { Traité des maladies des fosses nasales , 1804} pense que les sinus frontaux sont le siège de celte affection. Tissot en voyait la cause essentielle dans les lésions de l'estoruac. Affecté moi-même de la migraine pendant plusieurs années, j'ai remarqué qu'elle débutait sonvent par un point plus ou moins éloigoé de l'œil. Néanmoins de nombreuses observations peuvent la faire | regarder comme une névralgie temporo-oculaire. Elle prend communé. ment son point de départ dans les épanauissemens nerveux, dans les (brilles nerveuses, et gagne ensuite les troncs nerveux ; de même qu'une névralgie sciatique débute quelquefois par une douleur à la jambe, et grene plus tard de bas en haut le tronc du nerf sciatique ; ainsi une

ouleur qui part de l'iris on des nerfs temporaux peut gagaer sucressi. vement les troncs des nerfs trijumeaux, du facial, et sympathiquement le nerf preumo-gastrique. D'un autre côté, une affection gastralgique, uue irritation des fosses gasales, des sinus frontaux, la carie d’une dent, etc., peuvent donner lieu à la migraine,

L'invasion de cette maladie est ordinairement rapide : elle peut débu-

qu'on lui donne des coups de marteau sur l'œil malade, et que sa tête va se fendre. La compression du nerf frontal à sa sortie du trou sus-orbitaire donne un soulagement momentané. Eo général elle n'affecte qu'un côté de la tête; d'où lui vient même son nom d'hémicranie; et j'ai remarqué que Île côté droit est plus souvent pris que le gauche, Mais il y a des cas nombreux où elle attaque les déux côtés à la fois.

Les causes les plus communes de la migraine sont la suppression de la transpiration de la tête ou des pieds, Les travaux assilus de cabinet, les veilles prolongées, une lecture fatigante , l'habitude de fiser de peüts objets, une lumière trës-vive, l'abstinence d'alimens , les écarts de régime, ete.

Où pourrait quelquefois confoudre cette affection, malgré ses caractères bien tranchés , avec une aatre névralgie on avec une ceplalalgie intense ; mais les méprises doivent être rares ; car Les personnes qui ont la ruigraine même symptomatique, rendent assez bicu compte de leur état pour qu’on puisse la reconnaître.

En général cette maladie n'est pas grave; mais, devenue habituelle , elle peut affecter l'intelligence et avoir tôt ou tard des suites ficheuses. L'accès dure ordinairement de douze à visgt-quatre heures; souvent deux ou trois jours. Elle peut être périodique , où revrnir à intervalles plus eu moins éloignés; et sonvent alors la même cause la ramène. Je l'ai vue chez plusieurs enfans de onze à douze ans , et sur des vivillards octogénaires; mais elle atteint surtout les personnes de 25 à 40 ans. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes, Oa peut s'eudormir avec la migraine et la retrouver à son réveil.

On croit généralement que l'hémicranie est incurable. et nous rencontrens une foule de personnes qui sont victimes de cc préjugé. Certes, une migraine qui revient tous les mois et ne dure que quelques heures, n'exige aucun traitement; mais lorsque les acces en sont fréquens ct longs, ils constituent un véritable supplice dont on ne saurait trop tôt se débarratser.

Le traitement de cette affection a singulièrement varié; et le choix des moyens est demeuré d'autant plus obscur que l'on à pu prendre fréquemment pour des succès de l'art une amélioration toute spontande de la maladie. Souvent la moindredistraction, l'ingestion de quelque aliment, de quelque boisson dans l'estomac, l'absence de lumière, la position horizontale , l'action de fermer les yeux quelques instan:, un léger sommeil, la sensation d’un corps froid sur les tempes, etc., suffisent pour faire disparaître les premiers symptômes de la migraine, Dirai-je que Galien , pour guérir cette affection , faisait «nduire Les marines de suc de licrre, d'huile et de vinaigre ? qu'Avicenne Éiisait appliquer sur les tempes un mélange d'opium , d'absinthe et de concombre sauvage ? que l'on à einployé l'ail, le tabae, la teinture de coccinelle, l'huile de cajeput, la liqueur anodine d'Huffiwann ? L'ustion , les cautères , les vésicaloires ont quelquefuis guéri, souvent irrité davantage, L'artérictomie temporale a eu plus de suscès : Maricbatus et A. Paré l'unt recomman-

ter par du froid aux pieds, une sensation désagréabie dans les fosses na-l|dée. Les évacuations sanguines , utiles dans les cas de pléthore, n'ont sales, une douleur lancinante vers l'une des régions sus-orbitaires. La | autrement ancun bon résultat. Les vomitifs et les purgaufs ont été emvue est moins pete; il survient des éblonissemens ; l'œil malade croit | ployés par un grand nombre de médecins, Le quinqina associé à l'oapercevoir un cercle lumineux agité d'une osciilation continue. Bientôt | piura, k café, A cascarille, et presque tous les aromates, le trèfle d'eau le malade éprouve une douleur gravative qui se porte d'une tempe àl\et la magnésie, les bains, les fumigations de tuute espèce , l'électricité, l'autre et se fait sentir surtout vers les sinus frontaux ; s'il se baisse , il | l'acupuncture, le magnétisme, ont été tour à tour préconisés. On à Fait éprouve de fortes pulsations dans les artères temporales ; le moindre | respirer un mélange d'ammouiaque, de camphre et d'alcuol, de l'acide

bruit, la plus faible lumière augmentent sa douleur ; enfn il lui semble ?hydro-cyanique médicinal, Dans ce fatras de remidis qui semblent la

pour peu qu'on les ait observés, 11 y a surtout trois choses sourerainement antipathiques à cette chasse de vieux médecins , les progrès de La science, Les méde. cins qui écrivent et les nouveaux docteurs, Dites à uo de ces médecins retardataires que la science à marché; qu'à force de travaux el d'observations, on a éclairci mu point de doctrine , éprouvé la puissance d'un médicament nouveau , reconou l'insuflisance d'un procédé opératoire, d'une méthode thérapeutique , il hoche de Ja tête ; un sourire amer , témoignage de son incrédulité , vient crrer sur ses lè- +res. Ce qu'il a sppris dans sa jeunesse Lui parait le somme des efforts de l'es. it hbomain. Parce qu'il s mis un sinet à ses Lravaux , il pense que la science a Eslement posé d'immuables bornes. Rieo de plus commun , à moins que ce médecin n'ait contribué aux progrès de la science ; encore , glacé par l'âge et par la vrudence, trouve-t-il que dans ce qui est nouveau on va toujours trop vite, trop fort et trop loin ; que c'est en vain qu'on essaie de déplscer les hiites. Le gran Harvey 1oi-méme n'admettait rio de nouveau après lui dans l'angéiologie. Par contre , Riolan , Îgé, austère , chagrin , vieux loup en perruque , disait hautement : Hfala cum Galrno errare, ram em Hurveyo esse cirenlator, Ce méme Hiolan coutesta à Pequrs , jusqu'au dernier moment , 82 découverte du réservoir du chyle, IL pablia mème contre ce médecio un prtit écrit assez acrimonicus : Ædvérrues Pequetumn et pequetianos, Or, si des hommes de ce mitite ont de telles faiblesses, que doit-un attendre de la tourbe commune ? Plus d'un vieux médecin , qui n'a pas encore alteint l'âge de raison , s imagine posséde la science enlère parce quil à vu co courant queigques malades, Tel routiniee encroûté , ne trainant sou faible eatcndemen: que sur Les grandes routes, Les routes à ornières lien profondes, bien usies, s'élève hautement contre unc décou-

verle importante , comme on le vit quand la vaccine fut proclamée, il y a plus de trente ans. De 1à , par une consfquenre toute naturelle , cet anzthéme Lucé par les praticiens vieux et médiocres contre tout medecin auteur, Prendre Là plume et publier un livre est à leurs yeux l'infoillible grouve qu'on ne vait point de malodes ; 1 y a plus, qu'os est irapropre à la pratique. C'est une siolle manie d'a: monr-propre passée à l'état chronique, parau les docteurs d'un certain ôge , qu'à cux seuls est dévolu le privilége de la bonne pratique. Lisant pu on point , in. capables de lier deux idées et deux phrases, ces prolétaires intellectuels, dont l'expérience ne vaut jamais ce qu'elle cote an public , ces vicilles cervelles frelatées par le routine et le préjugé . ne s'aperçoivent qus que les livres, conne les hommes, sont mélangrs de bon, de vrai, d'utile, de faux et d'shsurde, Or et j boue , verre et diamant , sagesse et ineptie, n'est-ce pas 1 ce qu'on y trourc ? | Lorsque Bichat fit paraitre son Traité des mernbranes, de vieux tuédecios rai lui voulaient du bien déplorèrent san inrxpacité pour li mélecinr , c'est: à dire a lbonne , la vrase médecine, celle où l'on gagne de l'arsent, Bichat avait à kurs deux deux défauts remarquables : il était auteur et il était jeune, Qu'y at-il, en effet, de plus antipatinque au médecin dont l'âge e1 la routine marchent parallele. ment, que le jeune docteur qui, leste . pimpont . l'esprit imbu de neuvelles de. trines, vient hordiment lui dire, confrère ! 11 faut voir avec quelle o-gurileure suseptibilité le vieux prativicn se détourne mao adunco , à la seule pensée que cet écolier à diplôme est légalement sur La mème ligne que lui. Des théories au. tres que La sienve. un changravent de langage. de mode , d'niages stientiBques et médicaux, lui semblent si ridicules, #3 absurd:s. Il n'oublie qu'un chose , cet que ses vieilles idées, ses doctrines surannécs , sou costume bizarse , ont aussi

sur la tempe droite, ua emplâtre de pommade ammoniarale Large comme une ice de dix sous. Au bout de quelques minutes, de légères frictions à l'ude d'en Lens enbèvent l'epiderme. Je saupoudre la petite plaie avec un demi-grain d'acétate de morphiue et la recouvre d'un morceau de taffetas d'Angleterre. La malade se couche et éprouve du soulagement pea d'instans après l'application narcotique. Le lendemain madame B. est assoupie ; elle a peu dormi et a encore uné dogleur sourde , et quelque trouble dans la vne. Elle a vomi deux fois après mon départ. Dans la journée , la douleur disparaît entièrement.

Le 1° seplembre, nouvel accès d'hémicranie. Je vois la malade dès le début, et j'applique sur le derme d'nudé de la tempe droite, trois quarts de grain d'acétate de morphine. Madame B.. s'endort bientôt ; après un sorameil de six heures, il reste dans la-vision un léger trouble qui s'est dissipé promptement. Depuis cette

époque, La névralgie n'a pas reparu,

plupart conseillés au hasard, ontrouve à peine quelques indications précises. Nul doute que la pléthore ou les embarras gastro-intestinaux, qui compliquent quelquefois la migraine, n'aient besoin d'être combattus ; et il paraît qu'on a vu en effet use de ces affections enlevée entraîner la disparition de l'autre. Mais, il faut bien l'avouer , les succès ainsi obtenus sont fort rares dans la pratique; la plupart des malades que j'ai eu à traiter avaient été saignés, émétisés et purgés sans aucun résultat. Le plus souvent donc, la migraine a une existence indépendante , et pour la combattre avec succès, c'était à la nature re de la maladie qu'il fallait s'attaquer, Ce n'est done que depuis que Chaussier a ramené la migraine dans la classe des névralgies que l'on à pu diriger rationnellement contre elle les moyens qui réussissent le mieux dans ces sortes d'affections. Les en närcotiques méritaient certainement de fixer d’abord l'attention. Âu reste, ce mode de traitement avait déjà été essayé parmi tous les autres. Portal avait conseillé d'appliquer des topiques opiatés sur les tempes. M. Piorry dit avoir souvent guéri lamigraise par des frictions avec l'extrait de belladone. Je dois dire cependant

e j'ai nombre de fois essayé ce moyen sans avoir autant à m'en louer. Le suis parvenu , rarement CnCOrE à caliner les douleurs , jamais à les enlever complétement. 1] fallait donc recourir à une méthode plus énergique eten même temps plus efficace.

Après le travail de M. Lembert sur la méthode endermique, on essaya l'action des médicamens les plus actifs sur le derme dénudé. M. Piorry et M. Trousseau appliquérent cette méthode à toutes les névralgies (voyel GazETTE MÉDICALE, 1833, f: G9.— Journal universel, t. 4.)3 ils enlevaient l'épiderme avec ‘ammoniaque liquide. J'ai eu recours à la pommade ammoniacale, qui m'a paru d'un emploi plus facile et moins douloureux; et ne ensuite sur le derme dénudé de l'acétate de morphine. Chez Îles nues irritables, la dose de l'acétate doit être très-faible d'abord; ïl vaut micux ne commencer que par un quart où un tiers de grain. Rarement j'en emploie plus d'un grain à la fois. L'hydrochlorate de morphine ne m'a pas paru avoir une action aussi enr et aussi sûre que l'acétate.

Les mouvemens convulsifs , les crampes, les vomissemens, les douleurs épigastriques , qui peuvent résulter de l'emploi des sels nrreotiques , ne sont que momentanés, et n’ont lieu que fort rarement lorsqu'on ne dépasse pas la dose que j'ndique. L'assoupissement et un léger trouble dans la vue ne se continuent guère que quelques heures après le sommeil. |

J'ai déjà eu occasion d'employer ce mode de traitement sur près de cinquante malades ; pour les inigraines les plus opiniâtres, une seule application suffit pour dissiper l'accès ; et cinq ou six applications au

nu , à mesure que les accès se renouvellent, ont pour effet constant de Eine La névralgie saos retour. Le plus ordinairement aucun accident ne suit ce remède; ct j'aurais pu multiplier les observations de ces cas simples et heureux; maïs il m'a paru plus utile de donner un résumé des faits où le résultat a été un peu plus compliqué; on verra par la ce qu'on peut espérer et le pru qu'on à à craindre de cette m‘tbhode.

Ons Il. — Madame Viocent, rue Sainte-Hyaciothe-Saint-Honoré , n, 5, âge de 25 ans, d'une constitution lymphatique, souffre depuis huit jours d'ane névralgie temporo-oculaire. 1 lui semble que son œil deait est riolemment comprimé et quon lui ouvre la tête. Toutes les dents lai font mal et elle en a fait arracher une qui était cariée , sans oblenir aucun soulagement. Plusieurs nuits se sont passées sans sommeil. Appelé vers midi, le 46 mars 1834,je mets à nu une portion du derme de la tempe droite et j'applique un dexi-grain d'acétate de morphioe, Je la revois le lendemain : elle a dormi pendant toute la nuit et à transpiré abondamment, Elle ne m'a plus parlé de ss migraine depuis celte époque.

Ons. UT, — Le 40 juin 1833, M. 8..., employé au ministère des finances , me fait demander, I est atteint d'un violent mal de tête auquel il est sujet , et qui débute par une douleur dans l'œil gauche , surtout après unc lecture un peu longue, Le pouls est fréquent, le visage est rouge , les artères temporales battent avec force: le malsde est obligé de tenir ses eux fermés; il lui semble que le

anche va s'échapper de son orbite. Une pétite plaie, faite à la tempe gauche avec a pornmade du docteur Gondret, est sanpoudrée d'un grain d'acétate de mor-

M. 8..., d'une constitution très-irritable , est bientôt atteint de crampes d'estémac, Après quelques vomissemrns , $02 COFpS $€ CORVTE d'une sueur froide. Sa femme le croit sais par Le choléra et m'envoie chercher vers minuit, deus heures après l'application du mr 2 A mon arrivée , le malade était mieux et n'avait plus qu'une envie irrésistib le de dormir, À son réveil , l'hévuicranie avait disparu. En juillet, elle est reveoue deux fois ; je l'ai combattue de la mème masière, mais en n'émployant chaque fois que deux tiers de grain du sel narcolique. Depuis ce Lemps-B , M. 8... n'en a plus été affecté.

Ons. IV. — Madame T..., fgée de 37 ans , d'une constitution bilicuse , à de fréquentes hémicranies dont les accès durent souvent quarantc-huit heures sais que rien puisse les calmer. J'avais été sppelé à lai donner des soins pour use ont ns , lui avais dit que la migraine pourrait être enlevée par des emplâtres slupébans.

Le 24 juillet 4833 , au soir, elle me fait prier d'aller la voir; elle souffrait depuis vue quinssine d'heures. La névrai ie avait débuté par la région temporale droite , avait gagné l'œil et envahi bientôt toute la téte. J'appliquai sue Le derme dénadé de la tempe droite deux tiers de grain d'acétate de mor ine. Au boat de dix mmnutes , La talade était soulsgée, Iluit jours après , nouvel accès de la névealgie , noutelle application d'acetate.

Le 45 août, madame T... fut prise d'un zôna qui la ft beaucoup souffrir et demeuda on traitement acgz long. La névralgie temporo-orbitaire n'a pas re-

paru.

On vient de voir dans les observations précédentes la manière simple et facile dont je me sers pour dénuder le derme. Le plus souvent j'applique ectte sorte de vésicatoire à la tempe du côté le plus affecte. A petite plaie est fermée en deux ou trois jours et ne laisse ancune trace après elle ; chose importante pour les personnes da sexe. Je prescris anx malades de se coucher immédiatement aprè: ; l'inobservation de ce pré-

Ons. I. Madame B..., âgée de 35 ans, élait sujette depuis plus de dix ans à de violens accès d'ume migraine qui, ns Cas CONNUE , la lourmentait deux où 1rois fois par mois, La douleur affectait ordinairement le côté droit, et débutait tantôt par * région temporale , tantôt par la région sus-orbilaire; et souvent clle n'était débarrasse de son accès qu'au bout de deux outrois jours. Elle mr fait appelez le 40 août 1853, dans un instant où elle éprouve des douleurs intolérables, J'apylique

été des innovations ; qu'on le com tait jadis parmi les entreprensns, les nova- À vanre , de la lumière nsissante, de la doctrine qui se fait jour , en sorte qu: La teurs, les audacivus , en mn mot qu'il a fait porte du mouvement, Mais les tempsË for'nne de La science lai est pour œnsi dire confiée, Plein d'enthousiasme , de sont bien changés; passant , Comme dit Montaigne, des passions ardeotes aux | réssounres , d'imagination , tont ni semble possible, parce qu'il n'a encore rien sions frileuscs, le médecin qui a longuement vécu se csntonne dans ses habi- |lessasé, rien appliqué, 4 ses yeux toute -ègle est inattiquable ; tout principe sans tudes et sa pratique. On le voit parfois vanter en chevrotant La sûreté et la s0li- exception, tout remède presque infaillible, et cette extrôme confiance est quel dité de son expérience ; SO ancre de salut. . “ : quefois jusliéée par les faits et l'événement. Tout jeune médecin est en En celte expérience, bonne où mauvaise, il l'applique à tout ,iles fait Ha règle |ademirateur des célébrités contemporaines; il y a deux raisons pour qu'il en soit de sa conduite. En général, égoiste . calculateur, 4 sait très-bien grossir son ||alusi : son âge le met hors d'état de comparer ces mêmes célrbrités are «elles trésor, et l'eufler par rue et la puissance de l'intérét composé. Le mélodie || qui ont précédé ; ensuite, c'est que l'envie ne lui dicte point ses jugrmens. La le toutes les mélodies La plus agréable aux oreilles des|\doctrine la plus nouvelle lui parait donc la plus vraie, la mieux fondée ; il en a vieux médecins, Cela est si vrai qu'on en voil Lres-peu , quelque riches et âgés ||«ncé le lait intellectuel. Aussi un docteur presque imberbe dissitil nairemeat : qu ils soient, abandonner la pratique et se livrer à V'otitrr cum dignitate. Rien de « La médecine ne fait que de naître ; elle remonté à M. Broussais tout au plus. = plus rare à voir qu'un médecin abattu, brisé par l'âge, remrlre 5a dlientelle à || On peut demander si des lors Hippocrate était à jamais cffacé, oublié enfonce, quelque jeune confrère; la mort seule a cé wivilége de transmission, Alors parait ! selon L'expression consacrée. sur lhocaon médical ce qu'on cor dans le monde un jeuce docteur. : Une chose disne de remarque , c'est ces nouvelles lumières , dont la jemaucoup de qualités; mais comme il n'y à point || nrsse médicale est pour ainsi dire phosphorescente , finissent par être réellement d'astres sans taches, Les défauts ne tardent pas à contrebalancer les avantages. |luliles, quand il y à du sens rt du jugement , lorsque l'âge et l'expérience viennent Parmi ceux-ci, il fout compter un esprit rase de préugé d'idées préconçues, [ensuite apporter leur comtrepoids. d'opinions trop enracinées, et par céla mème une 1te ligence flexible ouverte 3 | Quant aux habitudes morales, un fait observé depuis long-temps , c'est le déstoutes les impressions. La jeune médecn , libre de tont engagement d'intérêt ou |lintéressement des jeunes médecins. Rien de plus timide, de plus gauche qu'eux se livre aver franchisé à ce qui lai parait juste el vrai. Plein de ‘ac réclamer des honoraires très-légtimement dus. Ils sont en général s“, ï 3 Ë mains , promis à croire aux promesses dont on les flatte, plas prompts encore immobile, ain d'amnistier so imjuissance où sa paresse ; il court et s'elance au ||à secaurie celui qui bes invoque. Bien rarement les soit-o0 $e cramponuer à For devant de ce qui est nouvesu et retentissant ; €'est l'homme du progrès qui s'a-|let faire preuve de cette opiniitre philargyrée caractéristique du vieux praticien.

d'amour-propre ;

entraîne quelquefois des inconvéniens fâcheux , quoique de,peu

de durée et dé facilé guérison,

Ons. V. — Madénioiselle Mad..., fille" de cuisine , âgée d'environ 40 ans | à deux ou trois fois pur’ibois dé violens accès de migraine qui darént souvent trois et quatre jours. Loriqne ces accès viennent”, elle o l'habitude de se coucher, Soulfrant un jour horriblément , elle myAvôte chereher | er je dti inets! sr bs lempe gauche troîs quarts de grain d'aclate ide morphine. M tait inidi envinetr i malgré l'application de Pacétaté, elfe tratiffle tout le jour, futtant contre le som meil, Dans la nuit. elle fut prise de délire et fut malade pendant plusieurs joûrs. Cet accident n'était dù qu'à 16n impradence. Maintenant , elle a tellement peur du moyen que nous avons employé que j'y ai renoncé,

Quoique la petite plaie , comme je l'ai dit, ne laisse aucune trace, cependant quelques parsonnes du sexe se refusent absolument à laisser poser un vésicatoire sur la peau de la face. Dans le cas suivant, j'ai été obligé de le mettre entre.les cheveux qui heureusement n'étaient pas fournis. L'effet entatif est le même: leséheveux n'en sont nullement attaqués ; et la cicatrice n'est guère plus longne à se faire:

Ons. VI. — Madame Dé... , Agte dé 28 sûs , d'une constitution nerveuse san: ine , à de fréquentes migraines, surtant à l'approche de ses règles. Leur siège iwel est la agiqn temporo-oculaire droite. Elle a fait l'essai sans bon résultat de divers mojéns t'on (né brântéé. Eà vdin a-tcelle appliqué sur son frdnit dd bandeau électrique , dont plusieurside sek antibé se sont parfaitement trouvée: ; elle craint la tache que l'emploi de la pommade ammoniacale laissera sur la pes. Le 4" février 2833, je lui fais-mettre sur Ja tempe un emplâtre d'extrait de belladone large «omwe une pièce de vingt sous; ssupoudré dé trois grains d'acétate de morphine. Malgré cètle dose considérable. a malade n'ést que peu soulagée ; elle se décide enfin à < faire mettre entre les cheveux, du oûté malade, un emplätre lé pomvmilé ammoniscale. L'épiderme.cst enlevé . et je saupoudre la plaie avec nn lives de grain d'acétate de morphine, La douloir à cessé au bout de dix minutes; puis est veau le sommeil, Deux mois après , nous avons été obligés de recourir au mme moyen, La névralgie ne s’est pas renouveléc depuis,

M. Thomas n'éprouvait plus qu'une grande sendbilité sur Le sommet de W18té il peoreil porter un chapeau, ehose qui était impossible auparavant, Se trouvant ie® , if retourna À Ses occupations. , » rue vrapee

L'esprit de tout ce frdyail péut se résumer dans les conchisions suivantess > L [

1° Les maladies désigries jusqu'aice jour sous le nom d'hémicraniés, de migraines’, sont des névralgies. " 2° Ces névralgies ont ordinairement pour point de départ les. épanoñissement des nerfs qui se distribuent aux régions temporales et orbitaires, St

3° T1 pent arriver cependant que des sympathies nerveuses viennent donner là migraine, l'irnitation primitive étant dans un organe ou dans un nerf éloigné de cés régions.

4" L'action lucale des narcoliques, constitüe le meilleur mode de traitement, même dans les migraines Rs pay ya

3° L'acétate de morphigeemyloyé sur le derme dénudé par la pommade ammonicale est pour la migraine, comme pour beaucoup d'autres uévralgies , le meilleur agent thérapeutique.

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