COMPOSITION DU PROCHAIN FASCICULE LES MÉMOIRES DE L'ACADÉMIE
M. Bovsçcet , au nom du comité de publication , donne la liste des travaux adoptés pour former le prochain fascicule des mémoires de l'Académie,
fi. Gréseau. J'entends citer en tête de ces mémoires un compte-rendu des travaux de l'Académie durant deux années , par M. Roux. On à omis de dire que ce compte-rendu sé rapporte aux années 1925 ct 1826, et ne concerne même que les travaux de la section de chirurgie , qui n'existe plus à présent. Déjà le comité de publication de l'an dernier avait rejeté ce compte-rendu , par la raison qu'il était trop ancien , qu'il ne se rattachait ni à des comptes-rendus antérieurs . où à rien de semblable fait postérieurement, et qu'enfia , après boit années, il n'offrait plus aucun intérêt, Je reproduis ivi cette décision comme proposition , et je demande que ce compte-rendu ne fasse pas partie de nos mémoires.
+ Ménar, Eu qualité de membre du comité de publication , je déclare que je n'étais pas à la séance d'hier où à été fait le choix des mémoires à publier; et que plusieurs de ces mémoires, à mov avis, ne méritant pas cet honneur, je ne partage pas la responsabilité dc leur publication. SPP
M. Bousquer soutient quant au compte-rendu de M, Roux, la décision du comité, Ce qui était bon en 1827 est fort bon encore en 1834.
M. Cornac apgañe La proposition de M. Guéneau de Mussy. MM, Velpoau , Castel, Renauläin et H, Cloquet parlent contre. Elle est mise aux voix et rejetée.
Le compte-renda de M. Houx fes donc partie du prochain fascicule. Le reste de
13 liste donnée par le comité est ensuite mis aux voix et adopté.
SOUTEAU SIROT D'ÉCORCE DE RACINE DE GhExamEs, par M. Durzan, phar-
macien à Troyes.
M. Cavexrou en son uom et au nom de MM, Mérat et Martin-Solon, lit un rap- Duplan , concernant l'écorce de ravine de grenadier, . le rapporteur trace en peu de mots l'histoire de ce médicament; après l'avoir pied
rt sur un mémoire de M.
6 mp des préparations vérmiluges les substances sucrées qui de font que les affaiblir. La commission propose cependant de remercier M, Duplaa et de déposer son mémoire aux archives,
La discussion est ouverte sur ce rapport.
M. Mauscager demanke si un à fait des essais avec ce sir
négative de M, Caventou , il propose de reuvoser le rapport à la comnission pour le compléter sous le point de vue pratique.
M. oc Lexs, Cest ua mémoire pharmaceutique qui ne contient que des faits :pharrenceutiques, et conséquemment La commission n'avait pas à constater des ‘résultats prali jues dont le mémoire ne parlait pas. Mais elle devait du moins constater si Le fait chimique avancé par M. Duplan est bien exact, savoir, si la macération à l'eau froide retire plus d'extrait de l'écorce de racine de grenadier que lu décoction ; et = peut-être rechercher si ces deux modes de préparations contiennent , à part l'extrait, les mêmes principes. C’est saus ce point de vue que ke rapport me parait incomplet. La commission émet aussi l'opinion que le sucre af. faiblit l'action des vermifuges ; le fait nest pas asser démontré pour que l'Académie puisse l'adopter.
M. Ménar, On a pensé
p,et sur la réponse
e le sucre devait être écarté des préparations sermifuges, pe que l'observation appren 1 que les amers sont éontraires aux vers, et que les aliens fades et sucrés en favorisent le développement.
M. Lommenr. Le codex adopte le sucre pour le sirop vermifuge.
M. Ménar. Cest un moyen de plus en uotre faveur ; ce sirop est un fort mauvais médicament , qui n'a jamais fait évacuer un ver.
M. Lonimenr. Je soatiens , au contraire, que ce sirop est excellent. D'ailleurs, il y a unc fouke d'autres préparations vermifuges auxquelles nous ajoutons du su. cre : les pastilles ; les bonbons , ete. Je demande donc la suppression de ce pas: sa
“. ee sarronrete, L'assertion de [a commission n'est pas absolue ; elle donne son opinion et rien de plus ; o0 peat donc laisser le passage,
M. Barcer. Le rapport dit que la décoction ne manque farmais son effet ; comme, pour ma part, je l'ai vue manquer souvent, je propos de substituer : “ Manque rarement son effet. »
M. Ménat, Jamais quand l'écorce est fraiche et que le malade rend des fragmens de vers,
M. Bocicaue. [l était du devoir de l'auteur d'appuyer au moins ses assertions sar des faits; comme il n'en cite pas un seal, je demande que lé rapport soit ajourné jasqu'à ce qu'il en produise,
M. Vecreau. Les rapports sur des objets de cette nature méritent tonte l'attention de l'Académie. Il me parait évident que c'est un pharmacien qui veut vendre un sirop. (Vives réclamations, MM. Robiquet et Chevalier deruandent la parole.) Tel est le ph À de poiates d'stperges, pour lequel on est venu demander an rapport à l'Académie ; le rapport a été défavorable , et cependant nous voyons tous les jours ce Sirop apnoncé dans Les journaux suce un repport de l'A cacémie, C'est ainsi qu'on trompe le public; c'est ainsi qu'un autre pharmacien se sert journellement da som de l'Acsdémie pour débiwr son quinobaume, M. Doplaa n'a pas de faits pratiques ; il n'a done pas droit de donner son remède comme le meilleur.
M. Rowiquer réclame en fareur de M, Duplan, qu'il connaît partienlièrement, M. Chevalier + joint son témoignage ; c'est un homme honorable, tout scientifique , et qui n’a jamais été suépect de charlatanisnre,
M. ve rnésioexr. Il faut distinguer cela des Johnson , et cœtrera.
M. Romquer, Quand ua pharmacien a fait quelques recherches , la scole marche scientilique est de s'adresser à l'Aradémie, et de dire anx méde:ins qui ba composent : Voici tels faits de pre ui miitent en fareur de ma préparation; à vous à l'essayer, C'est alors à l'Académie à faire des expériences ; c'est là son rôle , etelle n'en à positivement aucun,
M. Bocuvaun. L'Académie n'est pas instituée pour faire des expériences à Ja demande du premier venu, mais pour vérifier des résultats annoncés,
M. Peucerren, Les pharmaciens sont dans une position bien difficile. S'ils font des expériences, on leur dit : Vous n'en avez pas le droit; s'ils n'en font pas , on lear dit : Pourquoi n'en avez-vous pas fait ? Mais, messieurs, considérez que ceci est un mémoir, de pharmacie et non de grd Ba Si M. Duplan a fait son travail d'après les principes de la science , le travail est bon; je dis plus, la préparalion qu'il propose mérite d'être essayée. Voili le véritable état de La question.
La discussion est close. On met aux voix la progrsition de M. Bouillaed ; elle est rejetée. Le rapport et ses conclusions sont ensuite adoptés,