FRACTURE DU TEMPORAL GAUCHE PAR ARME À FEC
GARIE DU FRONTAL; EMPLOI DE L'OSTÉOTOME DE M, HEYXE; obsertalion recuxillie par M. Rampox, interne.
Ons. VI. — Bocquier Charlot, igée de 56 ans, contracts, il y a eoviros 13 ans, un écoulement bleanorrhagique trés-abondant, et qui persista très-longtemps malgré les bains, ls tisane sudorifique et six semaines de frictions merenrielles à un gros par jour. Un aa après des chancres se développèrent consécutiremwut dans la bouche, Second traitement qui consista en huit boutrilles d'ane liqueur blanche comme du lait , très-amère, dont on administrait une cuillerée ma- Ua et soir dans un verre d'eau , et qui fut suivi de la disparition des symptômes.
Plusieurs années s'écoulérent sans apparition d'aucua symptôme syphilitique. Mais il y a environ neuf à dix mais (sans aouvelle infection au rapport de la malade}, de grosses puistales à base rouge et enflummée , à sommet purulent, se sont développées sur les lèvres supérieure et inférieure et vers les commissures, de maniére à embrasser la bouche dans toute sa circonférence en se prolongeant sur le menton et les joues. Elles n'ont pas tardé à se recouvrir de larges croûtes , épaisses, d'un jaune brunâtre, qui, en se détachant, ont laisse au-dessons d'elles des ulcérations profondes ct grisäires, Troisième traitement : sirop sudorifique et tous les matins, pendant trois mois, une cuillerée de liqueur de Van-Swiéten dass une tasse de lait, Les ulcérstions des lèvres se sont rapidement cicatrisées, mais en même Lemps une Lumeur à commencé à se développer sous la peau qui recouvre le frontal, uw peu au-dessus de La bosse nasale; et est parvenue peu à peu jusqu'au volume d'u œuf, au milieu de douleurs profondes assez vives pour causer fré-
mmeot des insomnies, Une assez grande quantité de s'est eafo écoulée ; l'ulcère qui a été la suite de cet abcès s'est agrandi par l'ulrération progressive de la peau qui formait ses bords , et le frontal à été mais à vu dans ue asser grande partie de son étesdue.
Lors de l'entrée de la malade à l'hôpital du Midi, le 46 seplembre 1834, elle était dans l'état suivant. Le front est le siôge d'une large ulcéralion qui offre an moins quatre pouces de long sar trois environ de large; les bords sont irréguliers, frangés, recouverts de croûtes épaisses, jounâtres, qui, détachées avec précaution, laissent voir au-dessous d'elles des ulcérations plus supérücielles, n'intéressant qu'ane partie de la peau, irrégulières , à fond grisétre , fournissant uve abondante suppuration. Au fond de Falceralion principale le frontal se trouve à nu dans l'étendue indiquée ; il est sec, et mouillé seulement par Le pus qui coule des berds de à mesure par le mouvement continu de la scie ; qui se fait de bas en |/l'ulcération , car il ne fournit pas lui-même de suppurstion. li offre une couleur baut. jaunéire qui devient brune dans certains points. On ne peut dire d'avance jusqu'à
à Apri + ; v ice l'habitude et V'habileté né . \|quelle profondeur pénètre la nérrose. ,
 Ares avoir acquis par l'exercice abituge etih bileté nécessal- ||" Les lèvres supérieure et inférieure sont couvertes d'anciennes cicatrices blanres, j'opérais bien plus rapidement avec l'ustéotome qu'on ne Pourrait|iches, 1] n'existe pas ailleurs de trace de maladie. L'intelligence est nn peu obtuse: le faire avec le trépan, Je me convainquis bientôt que, même sans cou- jles organes des sens sont intacts ; l'état général assez bou, quoique le tempérament
vre-scie, l'emploi de l'ostéotome présente plus de sûreté, et cela par sait se et la constitution un peu détériorée. (Pr, : orge micllé, catales raisons suivantes : plasme pour faire tomber les crodtes.
À à ss. à Le 15. La présence du docteur Heine, muni de son ostéotome, détermine a. Le point d'ap ui pendant l'action de l'ostéotome se trouve en de-|\y, hivori à enlever, plutôt qu'il ne l'urait fait sans cela, la portion d'os nécrosée, : q P hors de la partie qu'on veut enlever, sur la partie saine du crâne, tandis || La malade est couchée sue an lit , la tête sur un orcillee un peu dur expose au Le le contraire a lieu pour le trépan et la tréfine, et qu'ainsi Le danger ||jour ; l'ulcération soigneusement abstergée, on écarte doucement ses Lords au e produire une dépression est plus grand;
moyen de spatules, alin de faire agir l'instrument sur une portion saine de l'as. En B. Il est bien plus facile de sentir et d'entendre si le crâne est percé
moins de cinq minutes toute la Jargeur de l'os qui doit être enlevée, est circon-
Dec & : ù , " f[scrite par un sillon irrégulier qui dessine le contour de l'ulcération et pénètre jus-
par l'ostéotome , dont la pointe agit sur un seul point, qu avec Le tré- || qu'au dploë. Jusqne-Hà l'opération à été très-rapide , mais ici commence un temps
pau , dont les dents agissent en mème lemps sur tous les poiots d'un lbesmcoup re long , pendant lequelon doit enlever toute la mécrose qui a été e r-
cercle ; Sen : le 2 pr cela on trace 1 nes des pas
‘ s eté ; parallèles très rapprochés , qui lissent entre eux des arêtes saillantes que l'on
Rs sr al l age pr = an pe me jé . ire F attaque Leone el l'oe parrient longuement , au bout d'une grande heure,
U : que ce dermer est presque aboli pendant l'action du ||; fire disparaitre tout ce qui avait été circonscrit el dans l'éprisseur que nous trépan et de la tréfine par l'effort des muscles qu'on est forcé de faire en pressant et sciant en mème temps , et par l'ébranlement considérable que produit la trépanation , ébranlement que j'ai observé toutes les fois
avons indiquée, L'os se trouve sain sur les bords; mais inférivurement et veri La [ii moyenne la nécrose pénètre plus avant; on continue donc à altaguer comme
que J'ai trépané ou vu trépaner, et dont l'action de l’ostéctome est tout-
à-fait exempie. C'est par cetie raison aussi que je me suis habitué à me
‘s précédentes cette partie plus profonde, et l'on forme ainsi au bout d’une dermibeure environ, trois plans qui diminuent progressivement de lirgvur à mesure er du couvre-scie , et j'ai gagné étonnamment en célérité sans perre en sûreté,
qu'ils deviennent plus profonds , et dont le dernier conduit jusqu'à La dure-mère, Pour ne pas abuser de la patience de nos lecteurs , nous ne citerons,
Ons. V, — Une balle avait détaché une portion d'os dans La région temporale gauche et l'avait poussée dans la cavité cränienne ; les bords de l'ouverture qui en résulla étaient considérablement déprimés en dedans; le cuie chevelu donnait la sensation comme s'il était décollé dans une certaine étendue ; les incisiows donnèrent issue à un pus sanieux el montrèrent l'os décoloré. Ces circonstances et les troubles fonctionnels indiquaient la présence de pus dans l'intérieur du crâne, La plaie de l'os fat circonserite avec l'ostéotome, de manière à enlever, confor-
+ mément à sa configuration , un pentagone osseux d'une grandeur moyenne, On Gt cesser la dépression, on enleva le fragment détaché et on donna issne an pus. Pour produire les mêmes effets avec le trépan, il aurait fallu, er ind mon jugemeot et celui de toutes les personnes présentes à l'opération, appliquer plusieurs couronnes et pratiquer uoe bien plus grande perte de substance osseuse , doutilement fâcheuse à cet endroit du crâne.
Ces opérations , faites en présence d'un nombre considérable de médecins et de chirurgiens , qui tous, étonnés d'abord de l'aspect compliqué de la scie, le furent bien plus encore après avoir reconnu la grande simplicité de sa manière d'agir, donnèrent lieu aux considéra- Uuons suivantes,
1° Le but de l'opération fut toujours complétement atteint en enlevant la moindre quantité possible de substance osseuse , tandis qu'avec le trépan on aurait été forcé d'aller bien au-delà de ce qu’il était strictement nécessaire.
2° Dans aucun de ces cas , quelque grandes qu'eussent été les difficuliés de ces opérations , la dure-mère ne fut blessée par la scie.
* Je n'ai jamais été forcé d'interrompre l'opération pour nettoyer l'instrument ou le sillon de la sciure , celle-ci étant entrainée au fur et
que l'on met à ou dans l'étendue d'un pouce de long sur ua demi-pouce de large.
On aperçoit très-bies slors les mouvemens de soulèvement du cerveau parfaitement isochrones aux batteemens desarières. Quant zu mourement de lurgescence, parmi les ouvrages qui contiennent des À ner des chirurgiens allemands et de plusieurs Faculiés allemandes, que les suivans :
il n'est nullement appréciable, 1 ne survient pas le moindre accident pendant l'opération qui n'a pas été douloureuse. Où panse avec la harpie sèche. Le leudemais ao peu de céplialalgie ; pouls très-légèrement febrile. ! ri s, qu À Le 20. La suppuration commence à s'ésablir, MVotices d'histoire naturelle et de medecine, par Froriep. Octobre] Le 25. L'état de la pesu autour de l'uleère ct à pen près le méme , seulement 1830 , mai 1832, octobre 183a ; .— plus repars de croûtes et ln mes yest moins abondante: la spondance médi uni GA ” sarlace ossuse du premier plan, le plus superficiel, n'a hougé en aucune manière be Cl 7 8 agées Ro paru médicale de WFurtcm- et présente à peu près le même aspect que Dia de l'opération. Ce n'est que dans * 1 gi Rss hrs ,7 10; : le point profundément attaqué par la scie , et parti-ulièrement sur la duré-mère , nnales de médecine de Leipsick, par le docteur Schmidt. Vo- que la suppurstion est bien établie etque des granulations roses rammencent à Jume 1, cah. 3. paraitre ; point de Gèvre; point d'accidens d'aucune espèce. (Pr. : (omentations Mais le jugement des chirurgiens français , basé sur les essais nom re <3 orte infusion de camouille tiède , à laquelle où ajoute plus tard un peu à ui é Ë Le s “ + "16.
ts à Fp Prier hide dans les ve Waux à et qui j HS- 11 On continue ainsi jusqu'au 30 sans accident d'ancnne espèce, uma Le d cotome, pourra st vrmict ésormais d'a- octobre. Les bourgeons charnus ont fait quelques progrès dans le voisinage prés les opérations faites sur le vivant dans les hôpitaux de Paris. |Îdes points où ils s'étaient développés ; mais les po-tions d'os qai n'ont pas été pro- L'apophyse coracgide a été enlevée avec facilité avec l'ostéotome sur || fondément attaguées par l'instrument demeurent dures, jeuadires et ne paraissent un malade opéré per M. Roux, où l'application de la scie à chaîne nullement disposées à bourgeonner, M. Heine fait donc une secoude application avait été tout-à-fait impossible. de l'ostéotome , et enlère toutes les parties qui résistaient à la suppuration jusqu'à ce que l'on voie le tissu devenir rougedtre et légèrement saignant sous le fer de La
scie. Point d'accident pendant cette nouvelle opération. (Pr. : pansement des REVUES CLINIQUES.
bords de l'ulcération avee le cérat mercuriel; fomentations avec la camomille vivense sur l'os. }
REVUE DES CLINIQUES MÉDICALES DE L'HÔTEL-DIEU DE PARIS, PENDANT LES MOIS D'AOÛT ET SEPTEMBRE.
Le 5. Les points profondément allaqués dans la dernière opération suppureat et hourgeonnent. Dans lesautres points et surtout sur Les cotés l'os demeure sec et semble disposé à suivre les périodes de l'exfoliation; les bourgeons charnus du centre grandissent tous les jours, de sorte que les mouvemens da vcerresu sont beaucoup moins apparens, quoique perceptibles; l'état des ulcérations des bords est très-satisfaisant ; dans plusieurs points elles sont cicatrisées; et tout porte à
Dans notre précédente revue clinique nous avons fait ressortir les croire à au suceës complet, sauf les kenteurs inévitables de La cicatrisation.
avantages obtenus par les purgatifs dans le traitement de la fièvre typhoïde. Le succès de cette médication ne s’est pas démenti, Sur quatre-vingt-cinq malades affectés de cette maladie et observés dans les salles de médecine desservies par M. Piédagnel, cinq seulement ont succombé à La violence des symptômes auxquels ils étaient en proie. Les autres n'ont pas éprouvé les langueurs de ces convalescences pénibles, compagnes ordinaires du traitement antiphlogistique. Remarquons en outre que l'affection Sms combattue par les effets évacuans de l'eau de Sedlitz n'a pas offert à notre examen ces complications fréquentes et dangereuses qui se manifestent si souvent pendant la durée de cette fièvre.
M. de Laroque a donc rendu un service à l'humanité , en rappelant l'attention des médecins sur les avantages salutaires de cette méthode évacuante. Les beaux succès de sa pratique vengent assez les purgatifs du diserédit injuste dont voulut les gratilier la doctrine du Val-de-Grâce. Siles praticiens de l'époque n'avaient pas été fascinés par les sophismes de ce système, ils n'en déploreraient pas aujourd'hui les conséquences meurtrières. Arait-on oublié qu'en 1824 une épidémie de Gièvres typhoïdes menaça de décimer la population de Naplez? L'expérience apprit bientôt aux médecins d'Italie que la méthode évacuante était Le moyen le plus efficace pour s'opposer aux progrès du mal.
De plus nous avions fait remarquer que l'affection . présentait dans ses caractères plus d'un point d'analogie avec la variole. La similitude des symptômes dans ces deux maladies est quelquefois st frappante, surtout au début, qu'il devient souvent impossible de les ditlérencier entre elles. L'observation qui suit vient à l'appui de cette upinion. Je suis heureux de pouvoir la communiquer avec détail à nos lecteurs.
CANCER DD CORPS ET LE Li MRARCUE DROITE DU MAXIILAIRE 1xFÉRIEUR. — ABLà- TION DE LA MOITIÉ DROITE DE CUT O8 À L'AIDE DE L'osTÉOTONE. — Obserralion communiquée par M. Biconn,
Ons. VII, — 1] s'agit d'une altération cancéreuse du corps da maxillaire inférieur, existant chez on homme de 49 ans , et dont l'origine remontait au mois de mars 1682, L'affectiun s'étendait de la première grosse molaire droite au col du condyle, avec altération fongueuse des gencires, engorgement squirrheux de la glande sous-maullare et de plusieurs ganglions lymphaliqus voisins , formant use tumeur du volume d'un œuf de dinde. Ua autre engorgement du volume d'une grosse noix , et dû à un ganglion lymphatique , siégeait sur la csrotide primitive, au-dessous de la jugolaire interne et da muscle omoplat-hyoïdien, Les parties molles de la joue étaient saines,
Ce malade avait été vu par MM. Marjolin et Dupuytren, qui avaient reconon la nature cancéreuse de La maladie.
Une vpéralion seule pouvait amener la guérison. Je me décidai à opérer le ma- Jade en présence de MM. Dieflenhach de Berlin, Callerier, Gueymar, Philips, Weber, ete., à ma maison de santé , rue de | Qursine,
Le malade étant assis sur ane chaise, et la tête Gxée par un aide, je pratiquai uv incision à convexité inférieure, élendue de la partie aulérieure du conduit auditif externe , en descendant au aivéau de bord inférieur du corps da maxithaire iofénicer pour remonter, par Le côté drait du menton, jusqu'à six lignes de La commissure droite des lèvres, Cela étant fait, une seconde inrision , partant de La lèvre inférieure de la plaie résultant de ja première, fut pratiquée sur le côté droit du col , en passant sar la partie muqueuse de la tumeur, et prolongée , dans l'étendue de trois pouces, jusqu'au-dessous de sa partie inférieure. H fut aloes facile de mettre l'os à decouvert en disséquant et éloignant les lambeaux. Le première grosse molaire fat extraite, L'ostéotome de M. Heine fut aussitôt appliqué immédiatement en arrière de la seconde petite molaire, et l'as fut scié sans lésion des parties molles et sans ébranlement , avec La plus admirable rapidité et une fscité que n'a jamais présen'é aucune des scies connues jusqu'à ce jour. Dès que l'es fut divisé dans ce point , je Le détachai des parties saines et fis en même temps la dissection de la tumeur sous-maxillaire ; mais arrivé à la base de l'apophyse coranaide, où j'avais l'inteution d'appliquer de nouveau l'instrument ingémieux de M. Heine , je m'aperçus que l'affection montait plus haut , et me décidai à pratiquer la désarticulation. Pour cela, je contournai l'apophyse coronoide avec un bistourt, dé manière à couper les attaches du temporal ; abaissant ensuite fur tement le fragment, je coupai Loutes les partirs moiles qui y adhéraient en rassnt toujours l'os pour éviter la lésion des vaisseaux voisins, Le ligament interne de l'articulation fat coupe à l'aide d'un bistour: droit aigu, tenu de la main droite , tandis que l'indicateur gauche le dirigeait en le précédant de sa pulpe ; puis le Hgamenl externe fut divisé à sou tour, ainsi que la capsule , et l'os se trouva détaché,
Jusque-li ancun vaisseau important n'avait été divisé; l'artère faciale coupée n'avail fourui du sang qu'un seul moment, et n'avait pas dû être liées mais en contournant le condyle pour le séparer de ses parties molles, la maxillaire interne fat intéressée seulement à sa partie antérieure, et fournit un jet de sang assez volu+ migeux , et surtout lagcé du fond de énorme plaie résultant de l'opération avec une grande impéluotité ct quelque chose d'effrayant, Ce ant une éponge fut de suite placée de manière à la comprimer, et one aiguille courbe , armée d'un 6] double , passée dessous, permirent de placer an Ül de chaque côté de l'ouverture et de lice de façon à arrêter sur-le-champ l'écoulement du sang, Ce temps de l'opération étant terminé , je fs La dissection du ganglion inférieur en écartant la veine jugulaire interne, en soulevant le muscle omoplet-byoidicn et en disséquant sur la carotide, qui rommuniquait ses mouremens ag ganglion que j'enlerais , sans toucher à aucune des parties si nombreuses el si importantes à ménager dans cette région, et surtout en évitant l'ouverture des veines qui , comme on Le sait , || mais sans effort, sans toux et sans douleur à la poitrine, Le pouls bat 430 fois par peut produire les accidens bes E ficheux. minute, On diagnostique une Gèvre typhoide sous forme inflammatoire, et Le
L'opéralion terminée , et le mlade Te été laissé vu quart d'heure , pour | fesseur iadique Le prescription suivante : saignée, 6 onces ; petit-lait chlor, à 410 m'assurer qu'ancune artère ne donnait, je is la réunion immédiate, à l'aide de la gouttes par jote; solouon de sirop de gomme chlorarée et émals. ; lavemens suture entortillée, d'après les excellens préceptes de M. Dieffeabach , présent à Echlor. ; cataplasmes chlor. ; lotions chlor. quatre fais ; bain chlorure. l'opération. Le menton fut soutenu à l'aide d'une bandelette dz diachylon , et la] Le 2 août. Le vomissement persiste ; Le malade exbalc sa douleur par des plain-
oué et le front cou-erts de compresses imbibées d'eau froide , souvent renouve- || tes répétées ; s'il sort de son assoupissement , c'est pour demander à étancher sa u Au moment de la division des parties molles au niveau du côté externe de Dsoif; sa phys0nomie exprime la souffrance ; ses yeux sont très-rouges ; la conl'articulation temporo-maxillaire, à la suite de la lésion inévitable de La septième jonetive palpébrale gauche est méme enflammée ; la langue devient sèche et cotpaire de nerfs, il y a eu une rétraction de la face et un peu de paralysie de l'orbi-|'iante; le délire a persisté toute la nuit; le sang tiré par la phlébniomie , a coulé de culaire de la paupière droite, l'œil ve pouvant plus se fermer complétement . de-Ül; veine difficilement ; il v'offre sucun changement remarquable dans les appavenant rouge et pris de larmaiement, J'ahaissai la paupière supérieure à l'aide | rences physiques ; le pouls est toujours fréquent, et les douleurs abdominales sont d'une bandelette de dischylon : de cette manière je remédiai à cet accident , qui encore plus intenses que la veille. Presc. : 6 sangsues aux apoph. mast.; les chlodepuis a é complétement disparu, ls paralysie diminuant de jour eo jour |rures ; compresses imbibées d'eau froide sue la tête, de la manière la plus remarquable. Le lendemain Le délire est contiauel ; les dents , salies de féluginosilé noirâtre,
Une saignée du bras, Lrois applications de sangsues an cou, et des applications À donnent de la fétidité à l'halcine du malade; la langue est desséchée et comme d'eau froide, ont été faites pour prévenir une trop vive ioflammation. La réunion | raccornie ; des sillons plus où moins profonds La parcooremt dans divers points de par première intention s'est faite à la joue de la manière la plus complète , sauf} ss surface ; une éraptico de nalure varioleuse s'est manifestée à la peau, et l'exadans l'angle inférieur de la plaie, que j'ai Leau ouvert avec une mèche, pour faci- {men des bras du malade n'offre aucune cicatrice apparente de raccine, nait > liter l'écoulement du pus. Au troisième jour toutes les épingles étasent enlevées, tion : potion F. a. un gros ext. quing.; Zgros; acétate d'amm. ; ether , 20
Le malade, arrivé aujourd'hui au quinuième jour de l'opération , n'a éprouvé | gouttes; véhicule, 4 onces; 2 pots eau de rir éduicorée ; sirop de gomme,
sacun secident : il se promène, pread des alimems liquides et mous, et la seule} Le 4. L'éruption lngut; néanmoins le délire a ces ; l'expression de la face difformité qu'il a d'apparente consiste dans un peu d'aplitissgment de la joue |lest plus satisfaisante ; le pouls donne 415 pulsations par minute. Un grand nomdrone. bre de petits boutons blanchâtres sont disséminés sur le voie du palais. (Eau de riz avec le s. quinq. ; même potion que la veille.)
AFFECTION TYPFHOÎDE SOUS FORME INFLAMMATOIRE. — PRESCRIPTION DES $Ar- GNÉES ET DES CHLORURES. = VARIOLE CONFLOENTE. = EMPLOI DES TONIQUES, —MORT,
Os. 1, — Au n° 49 de la salle Ste-Madeleine se trouve placé un malade âgé de 16 ans, faible de constitntion ét maladif depuis un an. {| rapporte à huit jours l'invasion de sa maladie, qui, d'après lui , aurait débuté par de violentes douleurs de tête et de venire.
Aujourd'hui {*” soût, ce jeune homme est dans un état de somnolence eontinuel ; il répond difficilement et avec lenteur aux questions qui Ini soot adresses ; il aperdu l'appétit, mais une soif ardente le dévore. Son agitation dans la nuit est catrème ; de délire et une constipation opiniâtre, qui persiste depuis huit jours , sont au nombre des principaux symptômes de sa maladie. La prostration des fur. ces est exteëme ; Le malaile, couché sur le dos, kes paupières à peine entr'ouvertes, et la bouche béante, tient les jombes fortement écartées l'une de l'autre, et conserve la droite dans une flexion presque complète, La peau est unilormément rouge; elle présente au toucher sécheresse et chaleur; la figure, d'une coloration animée, porte l'empreinte de l'isquiétude et de la douleur; le malade est tourmenté de douleur abdominale très-vive, et accuse en mênx: temps une céphalalgie violente. Quelques taches roses cheat saillantes sont éparpillées sur le vcatre et la poitrine ; l'abdomen rend à la percussion un son sonore , et ane pression modérée dans La fosse iliaque droite donne à l'oreille un bruit de garsouillement. Du reste, rien de paruculier fourni par l'examen des organes contenus dans la cavité thoracique, Le malade a bien expectoré trois à quatre crachals muqgueux ,
a qe 1
Le 2 noût, le malade sen son areës à la méme heure , mois arec ane intensité moindre dans les symptômes, (Mème régime, mème preser.)
Le 4, vourel accès plus fort que tous les précédens; il a devancé 108 heure en se déclarant à dix. Le malede estinquiet; sa rate semble avoir légèrement augmenté de volume. (Mme prescr.)
Le 6, retour de la fièvre encore à dix beures, et accroissement dans La violencé
Le 5. Les boutons de la face se destinent mieux , ils prennent an< forme coniet une couleur rouge plus foncée, IE y a plus de réaction à la peau; le pouls esttombé à 96 pulsations; le-ventre est toujours douloureux. Prese. : eau de rit ; 3. quinq. ; Lay. avec Lud. liquid., 8 gouttes; catspl. apiscé sur l'abdomen.)
Les jours suivans les nuits sont agitées ; l'éroplion variokruse De sut sa
'avec une extrème lenteur ; les boutons , ati d'être distendus par une matière purulente biea liée, coulivanent une sérosité Empide ; le pouls «st à 96 pulsations ; le malade a eu plusieurs déjections involontaires ; s0n ventre est rouple et peu douloureux. (Mème prescr.; infusion; camomelle ; deux résicatoires aux de froid n'a duré qu'une heure au lieu de spt. Le pouls de ée malade offre une anomalie assez siogulière; il ne donne que 44 pulsations par miaute. Cependant le sujet est jeunc et fortement couslitué.
Le 40, l'acéès n'a point reparu; la conralesecnce du malade est rapide ; où lui donne 6 grains de Le de quinise par la bouche, comme moyen préservalif, et il sort complétement rétabli.
La méthode endermique peut être considérée comme ua moyen des plus puissans pour faciliter l’action médicamenteuse de certains agens thérapeutiques. Leur eaploi par la surface cutanée dépourvue de son épiderme semble produire des résultats beaucoup plus ces et beaucoup plus prompts que ceux qui résulteraient de leur administration par la bouche. On connaît les heureux effets de l’acétate de morphine pliqué par la méthode endermique au traitement de certaines mad gies. Ces premiers essais conduisirent à chercher si dans les fièvres intermiuentes , le sulfate de quivine administré par la même voie , u'agirait pas plus sûrement pour combattre ou prévenir les accés, que s'il était confié aux absorbans du tube intestinal. À cet effet , des expériences furent tentées par M. Chomel à l'Hôtel-Dieu , et l'observation qui précède est au nombre de ces dernières. On a pu se convaincre que l'application de quelques grains de sulfate de quinine sur le derme déuudé, suffit pour prévenir le retour de l'accès ; mais une condition 1ndispensable pour obtenir ce résultat , c'est la nécessité d'employer celte médication au moins une heure avant le retour de la fièvre. Neanmoins, nous pourrions rap un cas où l'administration du spécifique voie Le absorbans de La peau , trois quarts d'heure avant l'accès , s'était opposée à sa serolmilns. Les avantages de cette méthode sont incaleulables , si l'on en fait l'application aux cas de fièrres intermittentes pernicieuses, dans lesquelles les jours du malade sont fortement compromis , et où l'intervalle qui sépare les accès entre eux est trop court pour donner au sulfate de quinine porté dans l'estomac le teurs de dévelop r sa puissance médicatrice. Daos d'autres circon-tances , la susceptibilité du tube digestif enflammé ou non , l'idiosyncrasie du sujet, ne permettant pas l'injection du spécifique dans le canal intestinal , son emploi par la méthode endermique dans les cas de nécessité urgente sera pour le praticien une ressource salutaire. Remarquons
nt que des doses énormes de sulfate de quinine ont été donnérs à des sans susciter chez eux les moindres désordres inflamme toires.
Pour bien s'assurer de La valeur thérapeutique de ce médicament , il faut observer plusieurs accès, afin d'évaluer leur degré d'intensité et de durée. Souvent il arrive que la diète, le repos, le changement de lieux et d'habitudes font tous les frais de la cure des fièvres intermittentes. Par trop de précipitation dans l'emploi du médicament , on pourrait attribuer à son action des propriétés qui lui sont completement étrangères.
Les essais comparatifs auxquels vous avons assisté nous ont amenés à cette pensée , que Le sulfate de quinine porté dans la bouche pe peut prévenir l'accès, s'il n'est pas administré de douze à vingt-quatre heures avant son apparition; tandis que par la méthode endermique une heureet demie dans l'application de ce médicament suffit pour qu'il développe sa vertu fébrifuge. Employé trois quarts d'heure avant le retour de la fëvre, il veut encore en diminuer l'inteosité et la durée. Chez deux malades, son application sur la surface dénndée de la peau , une beure avant l'accts , a à constamment modifié la force. Par la méhode endermique, on peut porter la dose du sulfate de quinine jusqu'à 12 grains. 11 est probable alors que 4 seulement seront absorbés, mais cette quandité est suffisante pour s'opposer au développement de La Gevre.
Une dernière question , relative à ce mode d'administration , est celle de savoir si le sulfate de quinine ainsi employé jouira de la propriété de prévenir les rechutes , si fréquentes dans les levres intermitbeure de l'après-midi, et ne céds que bien avant dans la nuit. Chacun de ces acts tentes. Nous ne possédons pas un assez grand nombre de faits pour
i L quillémettre notre opinion à ce sujet. Nous n'ignorons pas pourtant qu un malade, délivré de ses accès par la méthode eudermique, et traité dans le service de M. Chomel, à rechuté. 11 reçoit maintenant les soins de M. Piédagnel dans la salle Sainte-Martine, au n°7. Le sulfate de quivine, administré par la bouche, a promptement fait justice de ces nouveaux accès, Une observation bien man de remarque, c'est que le quinquina
ur) Assoupissement profond ; langue sèche ; gencives recouverles d’une pellicule hrundtre; boutons sffaissés, blaschätres, rouges à keur circonférence, et irtimement rapprochés ; ils présentcmt l'aspect d'une membrane grisitre qui recoutrirait pod surface cutanée du malade. Bientôt des croûtes jaunâtres se detacbent du pourtour de ses lèvres et de ses yeux ; les pustules se dépriment à leur sommet, et ne pe app es sérosité sanieuse et grisitre Enfin, dans les
u: des frissons et des tremblemens coutinuels, un colapsus profond . et déjections inrolentaires earartérisent les dernières scènes morbides, Le malabe répand autour de lui une odeur de moisissure infecte ) son pouls devient misérable ; 11 meurt dans la nuit du 46 août.
woffre rien de particulier. L'habitude extérieure du cadavre pré-
La sente l'aspect hideux de toutes lLs victimes de la rariole confluente. Les méninges points, est épaissie et en romée ; on sersjt lenié de croire à l'existence de quel-
ques pustules varioleuses sur les membraurs. Le canal intestinal fournit quelques
indices d'inflammation de la muqueuse digestive. Eafo la trachée est le siège de plusienrs uloères variables par leurs formes et leur étendue , et la rougeur du pha-
ryns décèle la phlogose de ce conduit.
L'erreur de diagaostie commise les premiers jours d'examen de la maladie fut bientôt restifiée par l'apparition de l'éruption varioleuse à la peau, Mais le caractère de gravité qui accompagnait cette affection était bien de nature à iospirer Lou ersinus et à dicter sur ses suites un pronostic fächeux. Peut-être aussi y avait-il complication de ces deux maladies. Ce n'étaient point des boutons varioleux , coniques , saillans, pointus et d'un rouge vif qui faisaient écruption à la peau; ce n'étaient
int des pustules grosses, remplies d'un pus blanc et entourées d'une auréole rouge qui caractérisaient cette og masie cutanée ; mais au contraire des boulons déprimés, offrant wucher, d'une couleur violacée et in imément ra hés les uns des autres. Ces pustules avaient l'aspect d'un bou t général de l'épiderme soulevée par une sérosité sanieuse et d'un noir branätre. À de pareils symptômes qui méconnaitrait la variole confluente dans son Eummum d'intensité ! Sur dix-sept observations d'affections varioleuses que nous avans recueillies dans les salles cliniques de M. Chomel, trois malades ont succombé, et aucun des trois n'avait été vacciné, Dans la majorité des cas où des cicatrices apparentes témoignaient les bicafaits de Ja vaccination , la maladie a suivi une marche régulière et a offert les symptômes bénios de cette rariole discrète si avantageusemeut modifiée
e virus vaccin. La nécropsie donnait comme principale lésion anatomique des ulcérations au larynx et à la trachée , variables par leurs formes et leur étendue.
Les évacuations sanguines mises ell usage chez le jeune hemme qui fait le sujet de notre observation , loin de produire un amendement dans les symptômes en ont augmenté la gravité. L'état comateux est survenu, les lévres se sont desséchées et leur durcissement à produit un obstacle à la parole. Les excitans diffusibles et les toniques employés plus tard
ur combattre l’atonie et faciliter l'éruption varioleuse, resterentsans efet apparent; l'ensemble des phénomènes, les commémoratifs et la fréquence des affections typhoïdes firent classer le malade dans la catégorie de ceux atteinls de cette dernière fièvre. Cependant les douleurs lancinantes qu'il ressentait dans les reins étaient si vives que, rterme de comparaison, il es mer que des lames de couteaux ui étaient enfoncées dans la région lombaire. Ce symptôme, l'un des lus constans dans la variole, manque souvent dans l'affection 1yphoïe. L'enfant succomba le vingt-quatrième jour de la maladie dans un état adynamique complet et présentant quelques symptômes de résorption purulente.
mèvae INTERMITTENTE TIERCE. — EMPLEN DU SULFATE DE QUININE PAR Li mé THODE LENDERMIQUE.—CUÉRISON .
Ons. II. — 1 est entré au n° 36 de la salle Ste-Madeleine, un malade atteint de Bèvre intermittente Lierce. 11 a déjà eu trois aveès : le pee le mercredi ; le
iron deux heures. À cette période de froid survient celle de cha-
darent environ = tat febrile. ar koi de siprer he] malade ressent
ti ussi grande s'ils'était livré exercices violens ; 1l éprouve de
me bdeue, dela soir et de légères envies de vomir, L'exames le plus attenti
ne peut faire découvrir la moindre augmentation dans le volume de la rate, P cription : $ bouillons, 1 crèmes, ris, trsane amère.
en substance s' bien mieux à la récrudeseence des symptômes de la maladie que fe sel généralement employé pour la combattre.
Ajoutons enfin que dans la majorité des cas de fièvres intermittentes, l'au tion du volume de la rate est un phénomène constant , surtout au déclin de La fièvre : l'observation qui précède fait foi en partie de cette assertion.
Éursipèce À LA VACE.— EMPLOI SUCCEMNIY DES SAIGMÉES ET DES PURGATITS. — GUÉRISON.
Ons. II, — Une fille de 24 ans, couturière de profession , d'une constitution grèle et n'ayant jarmas eu ses règles, fut admise au n° 16 de la salle St-Lazare. Elle se rappelle avoir eu il y a deux ans us érysipèle à la face , qui fut bientôt suivi de l'spparition de la variole, Depuis quatre jours seulement cette jeune fille ressent des rs de tête, des maux d'estomac et des étourdissemenuscontinwels.
Hier, S1 juillet, elle s'est décidée à entrer dans les salles cliniques de l'Hôtel. Dicu. Une saignée fut jugée nécessaire : on ln pratiqua sar-le-champ , et le si0g tiré de la veine présente aujourd'hui une couenne inflammatoire très-épaisse, Du reste, voici l'état dans lequel se trouve La malade examinée à la visite du matin. Ea proie à une céphalalgie violente, elle n'a pu sommeiller la ouit; les ganglions du col sont d'en rouge érysipélateux; les joues, rouges, Lumélées , te , Sont
rsemées de bulles irrégulières ; cette rougenr et la chaleur fébrile datent du 28;
es jours suirans araicat été caractérisés ua socroissement dans les sympiémes. La malade a romi à trois reprises différentes des matières vertus ct amères : son épigastre est douloureux à La pression ; la eonstipation n'a pas cédé depuis Je début des premiers phénomènes morbides, et La languc humide $e trouve recogverte d'un enduit jaûdätre. Le visage de la ma'ade est entièrement défiguré par les pes Linflanmation érysipélateuse. L'ouverture des paupières est rétrécie ; nez et la lèvre supérieure sont considérablement gonflés ; des pelli.ules légèrement brunâtres, fendiculées et froncées, recouvrent la muqueuse libiale, La respiration n'offre rien d'anormal ; le pouls donne 420 pulsations par minute. Pres- €nption : saignée de 8 onces ; petit-lait tamarisé ; 5 pots Lim. citr. gomun. ; cata- ; va. sus pieds ; lav, ; dite.
Le 2 soût, la malade accuse une inténsité plus forte dans La céphalalgie: le sang extrait par la phiébotomie est couenneux ; la longue est humide et pointilice sur ses bords ; la constipation persiste. Preser. : petit-lait tamarisé ; bogillon avec 4 once de sel de Gleuher.
Le 3, selles copieuses et fréquentes ; fièrre modérée ; suif moias vive ; tension et dauleur des parties érysipélateuses tag À on ordonne la limonade citrique, les bouillons aus herbes et l'appheations de cataplasmes s)napisés aux memres thoraciques et pelriens,
Les jours suirans uve amélioration notable se manifeste ; la rongeur de l'érysipèle disparait ; son gonflemeut diminue; on ne eraint plas qu'il envahisse le énir ee 1j rep ur rs j dress se résont à vue d'œil ; l'épi-
é se et | r petites pl 5 La mulade demande et obtient des alimens. Ta TT
Le 8, elle est déclarée convalescente, quoique l'wdème des parties qui on: dé le siége de la maladie persiste encure.
Le 46, un pelit mouvement fébrile se déclare, suivi bientôt de la recrudescence de tous les symptômes. La diète, les laremens de séné et une potion purgative à 2 gros d'huile de ricin, dassipeat dans trois jours ces nouveaux aecidens. La rougeur, la tension et le gonflement érysipélatrez disparaissent promptement , et cetle fois La guérison de La malade est pleinement confirmée,
Jamais question ne fut plus contreversée que celle relative à la nature et au traitement de l'érysipèle. Toutes les feuilles médicales périodiques l’ont agitée tour àtour, et cependant les opinions sont encore bien divergentes sur ce point. Sans nous installer Fate 4 ces débats, qu'il nous sit permis de hasarder quelques réflexions à ce sujet. Tous ceux qui ont observé les bons effets des émissions sanguines dans la cure de l'érysi pèle,et qui ont appuyé leurs opin ons sur des faits bien avérés, ont avancé une vérité thérapeutique incontestable en se déclarant en {aveur des auti-phlogistiques. Les pathologistes qui dans d’autres circonstances ont remarqué la salutaire influence des vomissemens, des frictions mereurielles ou du traitement topique local pour borner les pro de l'inflammation érysipélatense, ont aussi invoqné des observations multiples en faveur des arantages de ces diverses médications. D'autres médecins epfin qui ont laissé à la force médicatrice les soins de la
érison , se sont loués de leur réserve , et déclaré toute thérapeutique
e l'érysiple ; sison impradente, d moins inutile. En présence de ces trois opinions basées sur l'expérience, cherchons d'où peut provenir la dissidence de leurs auteurs, Si ces différens faits constituent des vérités thérapeutiques comment expliquer la différence des résultats. Evidemment, trois vérités appliquées au même objet, ne pourront jamais devenir contradictoires.
L'érysipèle n'est pas toujours des mêmes élémens morbides. Il peut revéuir différens caractères suivant la constitution médicale ré-
ante, l’âge, l'idiosyncrasie du sujet, etc, Cette inflammation peut of-
ir des complications muluples qui toutes nécessiteront un mode de traitement particulier, Cette différence dans la nature de la maladie explique d'elle-même les effets avantageux de divers traitemens même les plus contraires. Le diflicile est de saisir les indications, et cette réflexion peut s'étendre à une foule d'affections morbides. Tel érysipèle se préseniera avec un élément bilicux et sera promptement guéri par les vomi-
de l'inflammation érysipélateuse , tandis qu'au
üfs ; tandis que la même maladie, semblable quant au fond , mais développée
sous l'influence d'autres conditions morbides , cédera avec rapidité à l'usage des émissions sanguines. Chez up troisième individu une médicalion locale top que énergique enraÿera tout à coup la marche avant La même maladie s'était obstinée à parcourir tuutes ses périodes. Il est dont bien impe je le répète, de différencier les élémens des maladies qui, sem. * lables en apparence , présentent néanmoins des indications curatives diverses,
Clez la malade qui fait le sujet de notre observation , les éarissions sanguines eu ployées dés le début de l'affection, n’ont procuré qu'un amendement passager. Les purgatifs seuls ont prodait effets salutaires et tranchés. Après ne guérison apparente nous avons eu recrudescence des accidens, mais avertis par le tâtonnement de La première médication, les évacuans ont dû obtenir la préférence , et on à va sous leur influence l'érysipèle être guéri p ement. On doit remarquer que les rechutes de cette affection donnent naissance à des Lg re d'une intensité moindre que lors de leur première apparition. M. Chomel à fait observer aux élères de la clinique que Fa gorgenent des ganglions lymphatiques du col précédaient souvent et accompaguaient l’érysipele. Sur 13 cas observés dans ses salles de l'Hôtel- Dieu , six malades ont présenté ce phénomène, La jeune fille dont nous avons rapporté l'histoire avait aussi les ganglions lymphatiques du col engorgés.
es expériences ont été aussi tentées pour s'assurer de La puissance
de certains topiques locaux dans le traitement de l'érysipèle. Le vésicatoire et le nitrate d'argent ont été employés, soit pour modifier l'inflamwation érysipélatense , soit pour circonscrire les limites du mal. Dans quelques cas l'érysipèle n'a pas franchi la Ligne tracée autour de lui par la pierre infernale, Mais lorsqu'il ne présentait pas à sa circonférence us bourrelet saillant et de la dureté dans les tépumens voisins, il fran. chissait l'obstacle et poursuivait sa marche d’érysipèle ambmlant, Ces moyens ont donc paru infdeles à M. le professeur Chomel; les Anglais er br enthoustastesde cette médication ; on trouve une raison sufisante de la divergence de ces opinions dans le peu de compte que l'on
fait en général de l'état de la maladie. Les érysipèles à la face ont été très-fréquens ces mois derniers. L'influence des agens extérieurs, nous n'en doutons pas, doit jouer un grand rôle dans leur développement.
La constitution médicale agit quelquefois si puissamment que les moiadres Fm deviennent impraticables dans la crainte complica- 'u
tions d'une inflammation érysipélateuse.
RHUMATISME ARTICULAIRE.— TRAITEMENT PAR LES ANTIPRLOGISTIQUES, — EMPION D'UN VÉNCATORE.-— GUÉRISON.
Ons. IV. = Une femme âgée de 26 ans est placée au n° 3 de la saile St-Larare : elle raconte qu'elle éprours 11 y à deux ans des douleors au poignet droit, qui rendirent imposable pendant quatre mois Lout mouvement de cette articulation. Quinre jours auparavant celte femme s'était accouchée d'un enfant venu à terme,
Le 16 juillet elle éprouva des douleurs lombaires très-vives; bienlôt elles vi tirent culte région pour envabie l'épaule gauche, Enfin aujourd'hui, 3) juillet, elles se sont de nouveas fées au poiguit droit, Cette articulition est Le siège d'ou gouflement considérable, et La ièvre est e nulle. On prescrit une spplicslion de 20 sangsnes loco dodenti, une Usane de chiendent miellée et irois soupes,
Le lendemain les piqüres des sang-ues sont le siége d'une inflammation érysipé lateuse; La douleur persiste, «1e pouls est fréquent. Prescr. : saigote du bras, cataplesme, boissons rafraichussantes.
Le 4°’ août, la rougeur érysipélsteuse n'a pas disparu ; le gouflement augmente; la doulear est plas vive et la fièvre est modérée. Prescr. : S0 sangsues ; catapl. ; diète; boissons rafr. | |
Le 2, l'inflarmmation érysipélateuse a pris Le caractère phlegmoneux; la et le gonflement se propagent vers les parties superieures de l'avant-bras ; du reste, pas de trouble senmble dans les fonctions, Prescript. : 2 bains locaux , en baïn général, cataplasme.
Le 3, amendement dans les symptômes ; la rougeur érysipélateuse est moins vive, la douleur moins forte, la tension plus faible. Le mieux se soutient jusqu'au 6 , où une purgstion avec 2 gros d'huile de riein combat avec avantage une constipation légère. Cependant la gêue des mouverens de l'articulation du poignet droit, la douleur continuelle que ressent La malade dans ret'e région, déterminent Ph d'un vésicatore. Le lendemain , sugmentation dans l'intensité des
moet: mais deux jours après le rhumatisme disparait , et la malade obtient son emeai Le 21 août, après vingt-deux jours de trailement,
Quelques-unes des idées émises dans nos commentaires sur l'érysile trouvent ici une application directe. Nous n'y reviendrons pas. otre intention n'est pas de diseuter en ce moment la nature du rhumatisme ni d'apprécier les meilleurs modes de traitement à lui opposer ; toutes nos réflexions doivent se concentrer sur l'intérêt que peut offrir l'observatiou présente. D’après les données fournies par la malade sur la durée de la première affection rhumatismale dont elle fut atteinte il y à deux ans ; nous avions lieu de craindre que cette nouvelle attaque
se prolongeit indéfiniment. Cependant on à vu le mal s'éteindre prossivement , et dans un intervalle de temps peu ebnsidérable, ous n'attribuerops pas les honneurs de la guérison, ni aux émissions sanguiues, oi aux pürgalifs, ni aux émolliens , ni au vésicatoire ; il est plus vrai de dire que l'inflammation rhumatismale à cessé , parce qu'il n'est pas naturel qu'une maladie se prolonge indéfiniment , et qu'il est conforme à l'observation journalière de voir celte affection se dissiper d'elle-même après vingt ou vingt-cinq jours de durée. Mais pourquoi, dans cette dernière circonstance , le rhumatisme s'est-il promptement amende , tandis que quelque temps auparavant il avait condamne le même poignet à des souffrances et à une immobilité de quatre mois? La question est facile à résoudre , si l'on se rappelle que, lors de sa première affection rhumatismale , la malade sortait de couches. Cet état puerpéral a compliqué la maladie en ÿ ajoutant un élément de plus, qui peut à lui seul lüi imprimer des caractères bien différens dans sa marche, dans sa durée et dans ses termivaisons. En effet, l'inflammation rhumatismale ordinaire se résont rarement par voie de suppuration, tandis -que ect accident est une terminaison fréquente du rhumatisme puerpéral.
Le n° 5 de la salle Saint-Lazare en fourait un autre exemple, et rien n'est plus curieux que le rapprochement de ces deux observations. Cette derniere malade ressentit aussi des douleurs rhurmatismales qui se dissipèrent quelque temps après leur développement , sans qu'il füt nécessaire de recourir à une médication énergique, Aujourd'hui, un second rbumatisme s'est déclaré; il a attaqué cette femme immédiatement après ses couches, et malgré toutes les puissances de la therapeutique , l'arthnitis prend la voie de suppuration, et condamnera la malade à une immolulité de [mea mois.
Nous avons appelé le rhumatisme une inflammation; on pourrait surprendre cet aveu pour mal interpréter nos opinions, ou défigurer le sens que nous attachons à ce mot. L'affection rhumatismale est à notre avis une inflammation sui generis, spécifique , offrant un cachet particulier qui la différencie des autres phlogoses ; en eflet elle se termive rarement comme elles par suppuration, et jamais par gangrène, Ce qui la distingue aussi, c'est sa mobilité et sa durée , qui est tantôt de quelques minutes, tantôt de plusieurs heures , et quelquefois enfia tout-à-fait illimitée. Une troisième ligne de démarcation se trouve encore dans la différence des produits de ces deux affections et dans le peu de succès qu'obtiennent les antiphlogistiques pour combat. tre le rhumatisme. Il est rare, par exemple , que les concrétions tophacées se développent indépendamment de toute affection rhumatismale
utteuse , et que peuvent les émissions sanguines dans le traitement
cette dersière maladie ?
L'hydrechlorate de morphine a été employé par la méthode endermique pour pallier l'intensité des douleurs rhumatismales. Plusieurs fois il a procuré du soulagement aux malades ; mais le plus souvent ce! médicament est resté sans action, L'opium a été aussi administré à quelques rhumatisans. M. Piédagnel n'a pas craint , dans un cas, de porter la dose de cette substance à 18 grains, et ce praticien distingué nous a prouvé par des faits que l'on exagérait les accidens attribués au narcotisme. Ses malades ont été soulagés par cette médication , qui est restée sans influence, il est vrai, sur la marche de l'affection rhumatismale. ne M. Chomel avait observé que l'emploi des opiacé
, x d Piaces daos une foule de rhumatismes Procurait aux paliens un sommeil si péaible qu ils ne redoutaient rien tant que de tomber dans cet assoupissement. Les malades syppliaient leurs voisins de lit de les éveiller si une force invincible leur fermait la paupière. De nouveaux essais sont done nécessaires pour juger de la valeur palliative des opiacés dans le traitement des rbuwatismes, Nous tiendrons nos lecteurs au courant dn résultat des nouvelles expériences,
MÉTRO-PÉRITONITE, =" ÉMISSIONS SANGUINES. — PRICTIONS MERCURIELLES, — FURGATIF. — MORT,
. Ons. Y. — Une femme , Âgée de 47 ans, d'une constitution forte et joui il yatrois semaines , d'une parfaite santé , ressen‘it tout à coup des FL card dominales très- vives avec vomissemens qui persistèrent pendant 24 heures, Une bémorrhagie utérine se déclara peu de te aprés ; be sang s'écoula pendant seire jours de la vulve sous forme de caillots woirâtres. Depuis sept mois cette femme m'avait paireru ses règles, Elle était tourmentéc cependant par des pertes blanches considérables. L'invasion de sa maladie à été caractérisée par l'inappétence, la soif » Va sécheresse et la chaleur de ta peau, Examinée le {4 août, son état est le suivant : ventre tendu, sonore à la percussion , douloureux à la pression ; matité dans le flanc dro:t, et céphalalgie légère. Le doigt porté dans le vagin éprouve le — es pp . rl ke: museau de tanche d'une dureté re uable Une forme semi-globuleuse ; 11 jouit d'une immobili i e insensible à La pue. L'utéras à obilité parfaite et demeure aux Lopel ag j son orifice est presque entièrement effacé, Néanmoins cette
comme enclavé, semble adhérer fortement ||;
: sa dernière couche qui date de huit ans fut suivie d'une
maladie qui dura quinze mois; la de cette malade té une téiple jannâtre ; son pouls Len 116 subies par minale. ae : saiguée de trois pal., bains, cataplaemes , lavemvas, sol. sir. de gros.)
Le 12. Le favies exprime l'inquiétude et la douleur; le pouls est toujours fréquent ; le ventre est tendu et doulosreux ; la malade a vomi à deux reprises des matières verdätres, mais peu abondantes ; le sang tiré de la veine présente une coucune inf mmatoire trés-épaisse, {Prescription : 30 sangsues sur l'abd., etc.)
Le lendemain le ventre est sonore; les douleurs abdominales sont moins vives : l'hypogasire seul est encore douloureux à la pression ; l'intensité de la Gèvre est pourtant plus vive; la chaleur de la peau devient âcre et mordicante; la langue est rouge et la soif ardente. { Preseriphion : saignée du bras , frict. avec une demi oncc d'onguent napelitain (bis), lav., soi, sirop de gros.}
Le {4etle 45 le ventreest plus tendu que Î, veille; lo douleur augmente par la pression ; Les traits de la face se gripeat ; le pouls est serré, précipité, igtermittent. Presc. : frclions mercur, à { once et demie.
À la visite du 16 au matin, ls malade n'accuse plus de douleur de ventre ; l'abdomen est souple ; elle a rejeté par le vomissement des matières verdâtres trèsamères. Prese, : Gletà 2 onces e ; huile de ricin, À once et demie.
Les évacuations alrines qu'a déterminées celle purgalion, ont soulagé Le malade : elle supporte onc forte pression sur le ventre sons ressentir la motodre doukur, mais l'appareil fébrile est encore très-intense. Prescription : frict. merrur, ; solut s. gros. .
Le 18, chaleur à La peau, pouls uvre avec intermittence ; douleurs abdominales sensibles: envies de votir et plaintes continuelles. Diminution dans le volume et dans la tension du ventre; perception distincte dans La région ilisque gaoche, d'une rénitence qui commence à 2 pouces de l'épine antérieure et supérieure des os des iles, qui s'étend dans le voisinage de la ligne médiane, et dépasse les pubis de quatre travers de doigt. { Mme presc.)
Le lendemain Les traits de La face sont décor, , l'agitation est extrême , des sueurs abondantes couvrent le corps de Le malade, son pouls devient misérable et intermittent. Elle racurt le 20 août, à 5 heures du matin, :
Vécropsie.—La cavité abdominale est Le siége d'un épaochement considérable de sérosité lactescente ; le péritoine euflammé est recouvert d'use quantité prodigieuse de fausses membranes, La séreuse des intestins se déiache des autres membranes avec une facilité remarquable ; la matrice, plus dense que dans l'état normal, présente à son bas fond une injectioy assez vive, Les viscères des autres ca vités n'ont rien offert de particulier.
Malgré l'absence de plusieurs arr qui caractérisent l'inflammation du péritoine, cette maladie dans sa marche insidiense s’est promptement terminée par la mort. L'intermittence du pouls ; une €xpression indéfinissable de douleur répandue sur la physionomie de la malade; ses plaintes continuelles n'étaient pas des symptômes assez alarmans pour motiver un pronostic Éicheux. Cependant la catastrophe est survenue lorsque les symptômes locaux de l'inflammation péritonéale étaient presque complétement dissipés. Nous avons observé plusieurs fois cet amendement dans les douleurs malgré les progrès rapides de la hlogose de cette séreuse. Dépourvu par lui-même de toute sensilnlite, es souffrances ne sauraient être considérées comme caractère essentiel d'inflammation du péritoine ; elles sont , il est vrai, cmhpagnes ordinaires de cette maladie ; mais leur cause se trouve dans la phlogose des parties environnantes. L'expérience à démontré que les frictions mercuriel'es sont souvent un moyen efficace dans certaines inflammations. N'auraient-elles pas dans ce cas amendé des douleurs en modifiant la phlogose, du réseau vasculaire, tout en laissant subsister la péritonite dans son maximum d'intensité ? Cette supposition ne paraîtra pas entièrement gratuite aux praticiens qui ont vu le soulagement procuré par l'emploi des frictions d'onguent napolitaio, coincider avec les progrès de l’altération péritonéale.
Les émissions sanguines n’ont pas été négligées dès le début de la maladie, mais elles n'ont pu prévenir la violence des accidens. Peut-être convient-il dans l'inflammation du péritoine d'insister davantage sur la saignée locale saos négliger pourtant la phlébotomie si l’état général da sujet l'indiquait. Nos devanciers nous ont laissé pour précepte d'ouvrir la veine dans les ioflammations parenchymateuses et d'appliquer les sangsues dans la pblogose des séreuses. L'observation journalière confirme la vérité de cette loi. Cependant on ne doit pas être exclusif dans son traitement, el c'est agir souvent avec prudence que de procéder en thérapeutique paf voie de tätonnement.
À. Boxen.
ACADÈMIE DE MÉDECINE,
Séance du $ octobre.— Présidence de M. Bovvar,
M. Rognelta adresse une réclimalion su sujet du rapport de M. Velpeau sur son mémoire. Bien que cette lettre sait conçue dans les termes les plis convensbler, le conseil d'administration , considérant que le rapport a été approtivé par l’Académie, a été d'opinion qu'il n'y avait pas lieu à lire cette lettre. MM, Maimcaurr el EH. Croquer réclament contre celte décision. — Ordre du our.
M. Maxon de Lausanne adresse une lettre sar un procédé de mensuration qu'il a appliqué à la pratique chirurgicale. Jia de plus vague que Les éraluations Sont
on se sert ordinairement : ainsi, quelle idée exacte avoir d'une tumeur grosse comme nn marron, convie Le poing, comme.un œuf, etc. ? On a employé , à la vérilé, le plôtre pour mouler certaiges tumeur+ ; mais , outre que ce procédé est long et déssgeéable , il ne saurait servir à indiquer la dimioution ou l'accroissement, à moins de faire un moule nouveaa tous les jours; et enfin il fout toujours
en venir à mesurer ce moule même. M. Mayor se sert du compas d'épaisseur, instrament d'un usage vulgaire, facile à employer, à bas prix, I ne s'agit que d'en adoucir les pointes ou de les remplacer par de petites plaquesou de petites boules. Pour tout chirurgien qui voudra mettre de la rigueur daus ses observations , cet instrument est désormais indispensable,
MM. Husson, Ribes et Thillaye sont chargés de faire un rapport à ce sujet
SUITE DES DISCUSSIONS EUR L'ACARCTS SCABIEL.
M. Louren-Viucenmar demande, dans l'intérêt de la vérité et de la science , à
dire un mot sur les recherches de M, Galès. Ce n'est pas M, Galès lui-même qui découvrit d'abord l'acarns à cette époque; ce fut M. 4. Dubois | le lui ons , !P
et qui l'engagea à se livrer à une étude spéciale de cet auimalcule, Les expériences instituces dés-lors étaient oregg mt l'insecte fut trouvé et inoculé ; elles ca rent pour lémosns MM. A. Du ois, Pinel, Leroux, Duméril, Albert, ete, etc,
M. Eutnr, J'ai dit tout cela dans mon rapport; seulement M, Galès , dans sa thèse, ne parle point de ces essais d'inoculation : il dit seulement qu'il a trouvé l'insecte dans les vésicules, Or, personne depuis n'a ee le retrouver dans cet endroit. Mais il y a plus , il ajoute que M. Patrix a dessiné l'insecte sous ses yeux, Or ce dessin de M. Patnx, exécuté sur l'animalcule extrait par M. Galès, sous les
us de M. Galès, ressemble parfaitement à la bgure donnée plus tard par M. Gais même, c'est-à dire à la mitc du fromage.
M. Mosrac. Comme ou a beaucoup discuté sur la thèse de M. Galès, j'ai voulu avant toet la relire, et je l'ai apportée avec moi. Je déclare que, quant à l'histoire des travaux successifs faits sur l’acarus, elle ne laisse rien à désirer : qu'elle est sautant et plus complète que ke mppon de M. Emery; que M, Galès dit expressément, aprés Cesloai, qu'il a quelquefois frouré l'intecie dans les vésioules, mais plus souvent à côté des vésicules , et spécialement dans les plis cutanés des artj. Culations des doigts. Il ne se trouve, dit-il, que dans les résicules maissantes : ct,
comme elles naissent d'ordinaire pendant la ouit, c'est dus la puit qu'il faut les
ouvrir pour l'y trouver ; car il s'éloigne très-promptement de la vésicule une fois
es est formée, M. Galès raconte ensuite , toujours dans sx thèse , ses essais
nocalation, poussés besucoup plus loin qu'on ne l'avait fait svant.et après lui ;
il a recherché ce que Pre la mite du fromage et celle de la farine applieffet n'a été produit, tandis que l'application de l'acsrus à
ées sur da peau ; nu erminé la gale. Ce fait a même reçu uoe application pratique, Un individu était attejat d'hypocoudrie , et il faisait remonter sa maladie à La su
éruption, en faisant porter au malade uoc chemise de galcux; et comme on échons, M. Galès a l'inoculation à l'aile de l'acarus, Celle-ci réussit par faitement, et l'éruplion une fois bien développée, entraina la disparition de h ypocondrie, Ces expériences sont atlestées par un grand nombre de signatures
parmi lesquelles on lit celles de MM. À. Dubois, Tartra, etc,
ll reste à expliquer l'erreur dela gravure. J'en ai parlé à M. Galès, et voici ce “il nva rapporté. Le jour où MM. Bosc, Ollivier et Latreille , comeissaires de
Mastitot, niurent à St-Louis vériber les expériences , l'acaras fut extrait devant
eux, placé sous le microscope, et après l'avoir scrupuleusement examiné , ils dirent : c'est un animalcale du genre des miles; royons jusqu'à quel point il re:sem- | du f cura , séance lenante , du fromage et de la farine : les trois animalcules furent comparés , et leurs diffé reaces reconnues; après quoi M. Bosc dit : c'est fort bien, il faut laisser tout cela à M. Meunier (le dessinateur). Est-ee que le dessinateur aura pris on verre pour l'autre, et sera aiesi tombé dans ue erreur involontaire qui a été partagée naturéellement par M, Galès ? Cela est probable. Voilà toujours comment les choses se
ble à la mite de La vieille firine ou du fromage. On se
sont passées.
M. Euenr demande à répondre, mais on demande l'ordre da jour, qui est
adopté.
MÉMOIRE SUR UN NOUVEAU MOYEN DE PRÉVENIR LA SCARLATIXE, por M. Miqurs
d'Amboise.— Rasronr par M. Géranmx,
M. Géaanous lit un rapport sur ce mémoire. L'autrur commence par eiter des faits qui semblent témoigner contre la prétendue propriété préservatrice de la
bellutone, Uve épidémie de scarlatine ayant envahi plusieurs communes, ua pro-
priétaire philantrope fit distribuer à tous Les habitans de sa commune, suivant les
doses indiquées, de la poudre de belladone mêlée avec du sucre. L'épidémie sévit aussi bien sur celle commune que sur toutes les autres.
Ne pourtant plus se Ger à la Lelladone, M. Miquel essaya l'inoculation , et il en a retiré de si bons effets, qu'il n'hésite pas à la proposer comnie un moyen prépréservatif d'une efBcacité incontestable. Voici quelques-unes de ses expériences.
Son premier essai fut fait sur un enfant de 28 mois, qui n'avait pas « u encore La scarlatinc. Pour atoie de la matière, il piqua avec une lancetle quelques plaques des plus apparentes sur une jeune Glle de 16 ans atteinte de scarlatiné 3 :l n'en sortit pas desang, mais srulément un Maide jaunitre. Ce fluide fut inoculé sux bras de l'enfant, par bit paqôres. Au troisième jour, la plupart étant entourées d'un cercle rouge ; le cinquième, elles avaluat disparu. Loc seconde inoculation fat tentée plus tard pourservir de contr'épreuve : les piqüres ne déterminérent aucune rongeur. | :
Le 48 janvier 1834 , la scarlatine se déclara sur une petite Gille de 4 ans , au milieu d'use famille nombreuse, peu aisée , et où l'isolemcut de la malade n'était pas possible. M. Miquel attendit le troisième jour ; alors ilinocula une sœur aivée de là malade, ge de 10 ans. Le lendemain les sr Reg étaient entourées d'une aréole rouge. Au troisrème jour , la peau était chaude et rénitente à l'entour ; le cnquirme, tout avait disparu. Une autre inoculation , tentée sur un petit garçon de la méme famille, eut le même succès, Du mois de janvier au mois d'avril, ces om ser y ont vécu à côté de leur sœur malade, et n'ont eu aucun symptôme de s0ù
| ! ion d'une ee déjà ancienne; tous les remèdes ayant été essayés en vain, on tenta de rapperl
as. le premier qui en ait tenté de semblables; mais, si on co 1 i Le de faits qui se rapportent à l'isoculation, à la masse Srerrates STE montrent l'efBcacité de la belladone, en accueillera avec plus de réserve les con-
de la belladone, sur quelques faits négatifs. Pour que ces faits eussent
1) faudrait qu'ils rl certaines conditions dut l'auteur ne dit php mémoire. Avec quelles parties de la plante a-t-o0 fait les expériences? Les feuilles sent moins eflicaces que la racine. La belladoneétait-elle fraîchement recueillie, ca desséchée ? On sait que la dessiccation lui fait perdre une partie de ses propriétés
Enfin il parsit qu'on s'est servi de la poudre de belladone . et c’est précisément la réparation de cette plante qui se détériore le plus volontiers, J'irai plus loin, et je dirai que, quand même toutes les conditions suraient été remplies, on n'eg pourrait lirer encore aucune conclusion absolue. Les mêmes remèdes en effet ne réoxssent pas toujours contre les mêmes maladies, soit que le génie de celles-ci change, où par d'autres circonstances difficiles à apprécier. 11 y a dix ans que la belladone réussissait à merveille contre la coqueluche; elle à moins de soccès aujourd'hui. Je suis entré dans ces réflexions parce que je les crois utiles, mais
sans vouloir cependant jéter aucune défaveur sur les expériences de M. Mi : je les crois très-utiles et très-bonnes à répéter. is re:
M. Génamoix. On s'est servi de poudre de racine de bellaÿone et de là plus fraiche qu'ov a pe.
M. Guensexr, J'ajouterai quelque chose à ce que vieol de dire M, Dubois : c'est que si lon vent répéter les expériences de M. Miquel , il faut Les faire ail leurs qu'à Paris pour qu'elles prouvent quelque chose. En effet, nous n'avons pas à Paris d'épidémie de scarlatine à proprement parler : elle y règne d'une po, contioue, et il est fort difficile de s'assurer , quand elle se déclare chez tn sujet si elle s'est propagée par contagion ou spontanément déreloppée. Je la crois : pour ma part, irès-contagicuse , mais mom touj ni su méme degré, Par exemple, j'ai une fois ra chez moi la scarlatine ; je F'ai communiquée à presque toute ma famille, Vingt autres fois j'ai vu dans des familles nombreuses un où deux enfans avoir la scarlatine et les autres en être exémpts, Dans cette incertitude, quelles conséquences tirer d'expériences sur un m préservatif ? J'ai essayé tous ceux qu'on à conseillés, et spécialement la belladone ; je n'ai pa’ en tirer aucune conclasion. Il faudrait donc , pour juger à sa juste valeur et ln bellidonëe et l'inoceulation, les essayer dans un pays vierge de scarlatine , et où ceue are se gt gr épidémiquement pour la première fois. Mais, je le
épète , à Paris tout essai de ce genre est insiguibant , et aucune réparati belladone ny fait plus d'effet qu'une autre, d , sk
M. Casrez. J'ai noté dans le rapport la dénomisation de scarlatine angineuse C'est une épithète au moins inulile; langine est un symptôme essentiel de la scarlaline , et je dirai plus, de toute maladie éruptive, L'intensité de l'angine ne suffit pas pour caractériser une espèce de scarlatine; car La violence de l'angine est toujours en rapport direct avec celle de l'éruption.
M. Marscausr. M, Miquel dit que les taches de scarlatine inoculée disparaissent ou cinquième jour , el il ne parail pas avoir observé de desquamation. Mais alors Les taches inoculées ne suivraient pas toutes les périodes de l'affection naturelle ; ce serait une sorte d'avortement des piqûres qui pourrait faire élever des doutes sur leur valeur gréservative,
M, Cruitavis, J'ai lu dans le Journal d'Édimbourg que de semblables expériences ont élé faites en Halie avec succès il y a sept où huit ans; je ne me sou viens pas où ni par qui, mais je cite mon autorité.
M. Génannix. Nous n'avons connaissance de rien de semblable, J'ai trouvé en faisant des recherches, quelques anteurs qui allèguent que la scarlatine peut se reproduire par inoculation; maisils ne proposent cctte inoculation comme un moyen préservatif, et 11 semble méme qu'ils n'aient pas été témoins de ce qu'ils avancent ; en effet, dans aucun cas M. Miquel n'a vu Foocistion déterminer la scarlatine; l'éruplion est restée toute locale et limitée aux piqüres,
M. Bouquet. A l'appui de la contagion de la scarlative, voici un fait très-remarquable, Un individu est atteint de la scarlatine ; ilen guérit. L'habit qu'il avait porté reste deux ans dans une armeire, Au bout de ce temps, l’homme fait ua voyage en Hongrie. emporte son habit , et communique la scarlatine aux premières personnes qu'il fréquente, dans un pays où auparavant on ne Ja connais sait pas.
Le rapport et ses conclusions sont adoptés.
M. Amussar présente trois instrumens nouveaux de M, Thompson , j ji. rurgien anglais, qui s'occupe de recherches spéciales sur les dernies. Le premier est un coutesn à débridement n'ayant qu'une ligne de tranchant an plus: le se. cond, un dilatateur pour l'anneau ou le collet L sac; le troisième, ua spéculum quadrivalre pour ke vagin. Nous en donnerons la description lors du qui en sra fait à l'Académie. MM. Dubois, Lisfrané et Amussat sont chargés de ce rapport,
M. Coviaue lit la seconde parte de son mémoire sur la lithotritie Nous réproduirons sous peu cet important travail.
M. Ricoxv présente à l'Académie plusieurs pièces pathologiques. Ce sont :
1° La portion de mächoire inférieure qu'il a désarticulée, { Cette observation détaillée as consignée à la suite du mémoire de M. Ieioe, dans notre numéro de ce jour.
2° Deux énormes tumeurs fongueuses du col de la matrice | amputées à l'aide da spéculum porte-ligsture de l'anteur,
P s ee des asc ” syphilitiques développés dans la substance cérébrale ; ans la partie antérieure du corps strié droit ; il y avait hémiplégie à gauche.
Métus Levis à den ace. du dit
CORRESPONDANCE MÉDICALE
TRAITEMENT DE LA FIÈVRE TYPMOÏDE PAR L'EMPLOI DE L'EAU DE seputrz ; observations communiquées par M. De LanoQuE.
Paris, ce 25 septembre 1834. Monsieur et tres-houore confrère , d
Puisque la Gazerre mÉnicaue , daus son numéro du 20 septembre 1834 , a bien voulu parler des succès que j'obtiens dans les fièrres typhoïdes par la méthode évacuaute , je vous demande la permission de vous l'exposer tout entière, ainsi que les motifs qui m'ont déterminé à l'adopter. Je joindrai aux détails dans lesquels je vais entrer à cet égard quelques observations particulières qui, je crois, justifieront ra détermination.
Persuadé , comme je l’étais, en entrant à l'hôpital Necker en qualité de médecin, que la alk typhoïde, désignée jadis sons les dénominations de putride , putride maligne , de typhus , de fièvre des prisons, des armées, des vaisseaux , et à laquelle les modernes ont applique successivement les noms d'adynamique , d'entéro-mésentérique, de grave , de dothinentérique , n'était autre chose qu’une inflammation spécifique et essentielle du canal intestinal ; je pensai u'il était rationnel de la traiter par les antiphlogistiques et les revulsifs. Néanmoins , je ne tardai pas à m'apercevoir que ces agens thérapeutiques , loin de maîtriser la maladie , lui laissaient , au contraire, parcourir toutes ses
phases, quand toutefuis ils n'en abrégeaient pas le cours naturel en!
Er si ju uuc influence désastreuse sur l’ensemble des phénomènes morbides.
Le peu de suceës obtenus par ce traitement me portèrent à essayer d'emblée les toniques permanens et diffusibles, auxquels je n'avais pas uue tres-grande confiance , mais qu'on avait vantés comme les seuls médicamens capables de mettre un terme aux accidens typhoïdes. Je recourus donc au quinquina, au camphre, au muse, aux vésicatoires, aux acides minéraux, au vin, etc. , sans être plus heureux qu'avec les saignées , les émolliens et les boissons rafraîchissantes , tant préconisés par le chef de l’école dite physiologique.
J'avoue que jecommençai dès lors à croire, avec plusieurs médecins,
la maladie était au-dessus des ressources de l'art, et que si certains sujets triomphaient d'elle, c'était uniquement par les efforts de la nature médicatrice. Cependant, comme en faisant quelques ouvertures de corps , je m'étais aperçu que le tube alimentaire était toujours, où presque constamment tapissé d'une certaine quantité de bile, mélangée ou non avec d’autres liquides ; comme d'ailleurs je voyais que les altérations A pm qu'on rencontrait occupaient, en genéral , la partie la plus déclive de l'intestin grêle ; comme enfin j'observais que ces lésions se formaient souvent d'une manière silencieuse, et que malgré cela les symptômes généraux étaient très-graves et disproportionnés aux troubles fonctionnels de l'abdomen , je rappelai à ma mémoire les opinions d'Hippocrate, d'Huxham, de Pringle, et je fus conduit à présumer que le liquide hépatique pouvait bien être, comme le pensaient ces illustres praticiens, la cause première de tous les accidens. En lisant ensuite les ouvrages de Stoll , de Prost et de M. Andral , je vis que ce soupçon , qui d'abord mavait paru déraisonnable, ne l'était pas autant queje l'avais cru au premier examen, attendu que ces trois derniers médecins , et sans doute d’autres avec eux, font jouer un rôle actif au fluide biliaire dans la production des Gèvres typhoïdes.
Euhardi par ces autorités et par mes observations anatomiques, auxquelles j'avais bieu réfléchi, je résolus de faire la guerre à la bile, sans avoir égard ni à la diarrhée, ni eux douleurs abdominales , ni aux plaques ou ulcérations formées ou près de se former dans l'iléum et le cœæcum. Je pris d'autant plus volontiers cette résolution , que presque tous les malades chez lesquels il avait existé quelques prodrômes se plaigoaient d'avoir éprouvé de l’amertume à la bouche, des nausées ou des vomissemens , de la soif, Le désir de boire froid, du dégoût pour Les alimens , des maux de tte, des lassitudes générales , de la diarrhée ou de la constipation, une faiblesse naturelle, etc. , phénomènes qui pour moi indiquent un état saburral des premières voies.
Un peu intimidé par les opinions de l’école physiologique , qui ne se lassait pas de faire retentir le mot de gastrite ow de gastro-entérite, dont les phénomènes que je viens de ph rs étaient considérés comme les caractères ; éclairé d'ailleurs par l'anatomie pathologique , qui me
faisait voir que la bile était bien moins répandue dans l'estomac que
dans le duodénum, le jéjunatm , l'iléums et le cœcum , je ne débutai point par le romitif, par Sydenham , Huxham , Pri le, Hildenbrand et même Pinel; je m'adressai tout de suite à de fables doses d'eau de Sedlitz , qui primitirement ne contenait que demi-once de sulfate de magnésie par bouteille , et à laquelle j'associai en général l'usage de la limonade gommée et des lavemens émelliens.
Cette eau de Sedlitz produisait ou non des évacnations ; mais je m'a-
erçus que lorsqu'elle en déterminait l'état du malade s’améliorait dans h proportion de la quantité de bile rendue, J'observai , en outre , que les douleurs de la fosse iliaque droite étaient moins ap pression après qu'avant les déections artificielles. Dès lors je me sentis encouragé à continuer la méthode évacuante ; mais je le fis dans le principe avec lant de réserve, que je ne sauvai pas tous Les malades qui y furent soumis. Nésomoins , comme le nombre de ceux qui se tiraient d'affaire depuis que j'avais adopté ce mode de traitement était assez remarquahle, je ne voulus point m'éloigner de cette ligue de conduite , malgré les doutes que quelques personnes me témoigsaient , et sur l'efficacité du laxatif, et sur la possibilité d'interrompre la marche de la maladie. Je persistai donc , et je n'ai eu qu'à me louer de ma persévé. rance depuis 1831 ; car après les premières pertes que je fis dans l'origine de ma nouvelle thérapeutique, je a'ai eu à regretter qu'un jeune homme, que j'aurais sauvé facilement, si on n'avait pas fait naître chez moi l'idée qu'il avait été atteint dans la ouit de phénomènes cholériques dont le Las , à ma visite, je n'observai pas la moindre trace.
Quoi qu'il en soit, me voici arrivé au moment d'exposer ion traite ment tel que je le mets en usage depuis bientôt trois ans.
Dès qu'un malade se présente à moi avec les symptômes de la fièvre ea question, quel que soit l'état de son ventre, de sa tête , de sa poiwine et du reste de l'économie , je lui donne de la limonade gommée et une bouteille d'eau de Sedlitz à 8 gros. Le lendemain etles jours suivans, j'ordonne le même traitement, jusqu’à ce que tous les phénomènes de la maladie, on du moins les principaux, aient complétement disparu. Si l'eau de Sedlitz ne produit pas des évacuations assez fortes 11 de nature bilieuse, je m'adresse à l'huile de ricin ou à tout autre purgatif, qui détermine des effets plus profonds. po
Quant aux vemisilh , je ne les emploie que lorsque l'indication en est bien précise, c'est-à-dire lorsque les nausées ou les vomissemens bilicux existent, que la langue est tris-sale , la bouche amère, le dégoût extrême , etc. ; mais je täche-autant que possible de les éviter lorsque la congestion cérébrale est très forte.
nand les évacustions , après avoir été nombreuses ; cessent d'être bilieuses, ce dont on s'assure par l'inspection du vase où elles sont versées ; quand , d’ailleurs , la tête a ve son empire ; quand la ag trine est dégagée ; quand le ventre est devenu indolent; quand enfin il ne reste que de la faiblesse , je passe à l'usage des toniques et des a!imens, Les fortifians que j'admunistre ordinairement sont : l'infusion d'angélique, l'eau vineuse et le vin de quinquina à la dose de 4 ou 6 onces dans les viogt-quatre heures.
Telle est, mon cher et très-honoré confrère, à quelques modifications près, ma méthode simple de traiter la fièvre typhoïde, methode
eut-être plus sûre, dans cette affection, que l'emploi de là quinine Ban les fiévres intermittentes,
Jamais ou presque jamais je 2'ai recours
de saignée ou à des vésicatoires , qui ont le d inc attaquer la maladie dans sa source, et qui d'ailleurs ea offrent
mobi. d'autres qu'il est inutile d'exposer ici, et que tous les prati-
ciens conpaissent aussi bien que moi. . | :
Si quelquefois j'emploie un révulsif cutané , € est toujours les sina-
ismes à la plante des pieds, qu'on laisse jusqu'à ce que les malades ls sentent fortement. |
Voyons actuellement , mon cher et très-honoré confrère , si les vbservations suivantes, qui toutes ont été recueillies par des élèves distingués , ne justifient pas ma métbode curative et ne nous portent pas à penser que l'inflammation dothinentérique est tout-à-fait syrptotmatique.
éciables par la
maintenant à aucune espèce grand inconvénient de ne
svurrümes D'ANPECTION TYPROÏDE; PURGATIFS RÉITÉAËS; SUÉRSSN.
Ons. L. — François Couturand, âgé de 16 ans, et maçon de profession ; babitant Paris depais deax mois, ressentit, il yatrois jours, de la céphalaigie susorbitaire, des douleurs dansles bras et dans les jambes, de la Sèvre et des étourdissemens ; dans l'impossibilité de se Bvrer au travail, il entre à l'hôpital Necker; an on, 26 de la salle Saint-Joseph. Examiné à la visite du matin, son état est le suivant : stupeur marquée; facies hébété ; yeux fixes; teint terreux ; déeubitus dorsal ; soif vire ; insomnie complète; étourdissemens et souffle dans les oreilles ; langue rouge vers sa pointe et sur les bords , blaacbätre au miben ; ventre boufb, donioureus à La pression surtout dans la fosse iliaque droite, Depuis trois jours
H n'est pas allé à la selle; sa peau est sèche et chaud ; le pouls fréquent, ( Prescription : bouillon aux herbes avec une once de crétie de —.
24. Dix selles La nu t, liquides et jaundtres, et nricus sensible, Cependant la nait du leademin est agitée ; le malade a une fièvre vive et se plaint des étourdissemens, {Prescription : petit-lait avec sulfate de soude, oc once. ) Cette nouvelle porgaton déterwine un amendement général On perrvet la soupe au mmiinde. à nick ass lutér ins scie soul fe lie En résumant cette observation nous voçons, à la suite de travaux de Sedhtz. L'état Le s'améliore motos 5 apres la prescription d'un pur- pénibles a Fa qe. assez vis, la —. debuter d'abord par les gatif est rendue nécessaire par la constipation «t la céapparilion de la fèvre. De- symplomes un cmbarras gastrique, is l'état s aggraver, les centres pois lors Coaturand est eutré en convalescence , et il est sorti de l'hospice vers! {nerveux troublés dans leur action, l'adynamie survenir et les poumons s6n du mois, entièrement rétabli, envahis à leur tour ; puis à un état aussi grave succéder bientôt un mieux marqué, et la convalescence se montrer rapidement moins d'un mois après le début de la maladie, Maintenant, si nous faisons attention au traitement qui à été mis en usage, nous verrons que les éva-
Ons. I. — Le nommé Étienne, polefrenier, âgé de 54 ans, d'une constitution ||Cuans , jusqu'au déchin de la maladie ; furent presque seuls employés : fonte et d'un tempérament nevroso-sanguin, se livrait depuis plusieurs mois à ses||et que malgré les douleurs abdominales et la diarrhée , il n'est survenu travaux péni les qui ne lai laissaient que quelqnes beares de a - Il resseatit à|laucun accident . ce qui pourrait nous porter à penser que peut-être on
» MU me EE TNSRES no et quel, poussé trop loin dans ces derniers ternps la circonspection dans em TL 28 mars il fut pris de céphalale, de nausées, de vomiturilions avec perte plei des purgatifs.
d'appétit ; de plus, bouche amère, soif et une Cillesse assez grande , qui : Pour revenir à notre malade, il est vrai de dire pourtant que d'au-
gélatine. L'escoristion du sarrum est convertie ea une esatre jaunâtre de la argeur d'upe quéce de 5 fr.; peu a peu elle s cerne ; elle paraît superGcielle et peu profonde.
Le 23, le malade est en pleine convalrscence : le ventre est souple, indolent ; les selles régulières ; H est à la demi-portion.
AFFECTION TEPNOÏÎLE COMPLIQUÉE DE PXECMOMIE; EMPLOI DO RERMÈS ET DE L'EAU DE SEDLITE ; GUÉRISON.
bligent de s'aliter. 1 prit le lendemain deux grains d'émétique qui lui procurèreat||tres médicamens , et particulitrement le polygala et le kermès , furent des M ar agra abondantes. rnb ml nouvelle purgation avec deux | jovés concurremment avec les purgatifs, et que même le mieux ne onces d'huile de ricin et nouvelles évacuations alvines. Le , Éd nu'i . A : Cependant l'état du malade s'aggrave ; la prostration augmente , le subdelirius . sas page Ta mel . Pret Ma ils ont été mis le usage. Cela qui s'était manifesté les premiers jours se change en vrai dél re. | rai; mais ont-ils eu plus de part à la guérison que l'eau de Sedlitz Le 5 avril, il entre à l'hôpital Necker dans l'état suivant : décubitus dorsal, |let l'huile de ricin? Leur action a-t-clle été différente? Ont-ils agi face suuneie ; bouche entre mn ep she ten ge èe Lu perse x a [somme expectorans , comme toniques locaux du poumon , où bien ontla langue ; assoupissement profond; lèvres sèches, fendillées ; dents noires et fu-ll: Ê * À d fipineuses | me po : oureux à la pression ; il y a pas eu de selles de- sr td ….. ser e pere ; ro sait que le kermès pospuis trois jours et la station est impossible awmalade. La poitrine donne à l'aus-[|#tde cr propriété à un haut degré! caltation , à droite , un peu de räle muqueux; à gauche, un râle muqueux mêlé
de quelques bulles de räbe sons crépitant ; le pouls est à 440 puisatiows ; la peau est FIÈVRE TYPNOÏDÉ; EMPLOI DE L'EAU D& SEDLIIZ 3 GLÉRUON.
dntsi de ventre et a poitrine sont mel petites 1aches rosées. ( Prescrip a ANS
tion : une bout, d'ean de Sedlitz , illicô.} Oes. 18, — La nommée Boulard, à ls suite d'une émotion violente, éprouva Le soir évaruations alvines abondantes, jaunätreset fétides, de l'anorexie , une soif vive avec désir des boissons acides et coastipalion. Elle
Le 6 Décubitus dorsal; fsce colorée ; asoupt sement avec stertor et ronflement ; { prit un bouillon aux herbes qui procura des évacuations alvines abondantes. Ces facies abattu ; mu-cles de la face agités par des mouvemens convalsifs; réponses Fr sai durèrent sinsi pendant hait jours: après quoi il s'y joignit des étourdisparates: lèvres et langue recouvertes d'un endoit fulugineux épais, Le pouls [[dissemens , des frissons suivis de Gèvre , des douleurs accablintes dans les reins ct est petit, il donne 32 puisations par minute; les laches rosées sont analogues aux ‘ldans les membres et une insomaie contiquelle. Elle fut obligée de s'aliter le pétéclies ordinaires , moins rouges et d'une forme lenticalaire; la respiration à 718 mars. Elle se rendit à l'hôpital Necker; visitée le matin, son état est Je suivant : S2 très-irrégulière, pen expansive à lo base des deux poumons, et mélangée /;décubitus sur le dos; stupeur très-marquée ; face un peu colorée aux pommettes : de divers rôles dont sucuo n'a de coractère bien tranché. Vers l'angle inférieur |\terreuse sur les autres points, yeux fxes; pupilles dilatées ; mmmobilité des pande l'omoplate existe un reteutissemeut de la voix avec soulile bronchique. Lell mères ; poils du nez recouverts d'une poussière bruntre très-visible ; lèvres sèches, malade est fatigué par une petite toux fréquente ; il semble ne pas avoir la force)lÎlétries, parsemes de petites Ds ra desséchites et ridées ; langne de tousser; cependant il a expectoré une matière jaune puriforme , excessivement |Ilancéolée, sans enduit, rouge ; hal-ine fétide ; anorexie; «oif; emptement, amer épaisse et visqueuse. (lafus. de polygala, loch avec kermès minéral, 3 gr.) tume de l1 bouche; céphalalgie sus-orbitaire: cuisson dans Les yeux; lassitude
Le 7. Délire pendant la nuit ; excrétions alvines dons son Lt; assonpi-sement daus les membres; forrmilleument et rngourdissement dans les bras ; lutorunies , profond: taches lenticulaires de ls poitrine et du ventre, ma rouges que la||révasseries , as-Oupissement ; rentre bout, doulourvus à la presion dans la réveille ; le pouls est à #f, petit et très-dépressible; peu de chaleur à la peau; [sion iliaque droite seuletent; constipation depuis trois jours; toux sèche ; respisueur oh bras et le devant du cou; cravhats épais, visqueux, fortement ad-||ration irrégulière , inégale. Le pouls donne %8; la peau est sèche et quelques hérens au fond du vase, quelques-uns même sont rouillés et mélangés de sang ;| {taches roses avec élevure légère s'observent au ventre et à la poitrine. (Presnarines palrérulentes; resgiration irrégulière, peu expansive ; râle sous-crépi-|[cription : une bout, eau Sedlite avec 8 gros de sulfate, à tant en arrière des deux côtés, surtout à gauche où persistait 1 bronchophonie et 29. Pendont La nuit et dans la matinée la malade à +: plasieurs selles Lle souflle tubaire. ( Prescription : infusion de polygals, looch, kermès, une bout. d'eau de Sedlitz.) ; |
Le soir, excrétions alvines aboudantes et mieux sensible,
Le Ssveil, l'affaicsement et La pâteur des traits du visage contrastent avec la rougeur el leur expression convulsive des jours précédens; la méchoire inférieure ét la langue sont enrore agitées, mais sans mussitalions ; l'sssoupissement est moins marqué ; les yeux s'onvrent quamd on lui parle; les regards , moins indifferens , semblent se Üxer sur les objcts ; il répond d'une mamère vive, nette, sans divaguer ; Les fuliginosités qui rencontrent les lèvres , les dents et la langue . sont moins sèches, plus épaisses et plas visqueuses ; le ven're n'est pas senublement dunluureux, mème à une forte press on ; la malude ps se lever, s'asseoir ct rester quelques instans sur son séant ; la toux est plus Facile et plus grasse; les crachats sont loujours épais et pariformes, mais non striés de sang ; le râle sous-cré-
itant et le souffle bronchique persistent vers la fosse sous-cpineuse et à l'angle
inferieur de l'omoglate gsnche, À droite, râle sou<-crépitant en haut et en arrière; pou s à 88, asser dur, consistant. Pres, : eau goam. ; looch avec 2 grains de kermès et sirop de Toln, une once; cou de Sedhte, une bouteille. .
Le lendemain, toux peu fréquente ; crachats visqueux, épais, pariformes ; quel
sont rouill's; pouls, 70. Prescription : looch avec 2 grains de kermès,
Le 10, délire ; agitation dans la soirée; selles involontaires ; assoupissement. Les fesses et le sacrum, toujours en rapport avec les matières et lurise , son rouges, érythémateux, L'intelligence du malade est assez bonne ; il demande des alimens ; à respiration est plus régulière, mais à droite, vers la racine du poumon , exisie du rile sou-crépitant dans l'inspiration seulement ; on y entend un pen de souflle 1 de bronchephonie. Pouls à 65, assez mou; peau fraiche ; les pétéchies s'effacent. Le secrum est d'un rouge violacé , excorié légèrement. Prescription :
t, purge. ; looch avec kermès. | | PÉcicieanis, pargation avec un verre d'eau de Sedlitz, et tisane vineuse, Dèsors le m'eux se prononce et se soutient ; la langue, souple, rougeitre, se nettoie; son enduit graaulé fait bientôt place à une inGnité de villosités et de pointes rai. des réunies en houppes pénicilliformes. On pourrait comparer ext état de La lan. gue à celui que présente naturcllement la Langue du bœuf, à la couleur près. Ventre souple, indolent ; pétéchies à peine apparentes ; la respiration redevient régulière ; lespoumons sont libres: 1rès peu de râle muqueux, A gauche la bronchomet s'eatend à peine dans l'espice d’un pouce de diamètre. Les crachals -ont
lancs joundtres, nageant dans ua liquide clair demi-transparent , épais, comme
«uides; les premières brunätres , Les autres d'un vert jaunûtre. Face plus nelle, moins Lerreuse, moins de stnpeur , lèvres humides , dénudées de leur enduit foli: gineux, l'infcrieure n'est plus rétractée; les dents sont blanches, dépouillées et humides ; la languc «st moins tremblotante, moins sèche; moins de surdité ; un pes d'appétit ; il a°y à plus d'empdtement à la bouche; moiss de céphalalgie ; de pesanteur de tète, d'éourdise-mens , d'ensourdissemens dans les bras et dans les jambes, Ceperlant Li malade n'a pas dormi, elle n'a pas révarsé ; douleurs nulles à la pression abdom nale; quelques crachats épais, visqueux:; rcpiration irrégulière ; pouls à 76 ; quelqus sudamina blancs et tran<parens à l'épigastre. { Preseriplion : $ verres eau Sedlitz , lae,, diète, )
Sn Jours suivans, mieux sasble sous l'influsnce de l'a de Stilitr, «t continuation de- mimes prescriptions. Tous les symptômes s'amendent promptement, et la malade sort entièr, met guérie le 3 pr ; Fe
Les antécédens ct le groupe des symptômes de cette observation ne laissent aucun doute sur îe caractère de la maladie , car c'est bien évidemment une de ces fièvres appelées graves , {yphoïdes , dothinentérites, On ne peut pas, sans récuser tout moyen d'appréciation de la vertu des médicamens , ne pas reconnaitre que l'amélioration si maruée qui a suivi immédiatement l'emploi des purgatifs , n'ait été predie par eux, soit que ces purgalifs aient agi Comme évacuans , soit qu'ils aient une action pa 5 20 Cependant, je crois d'autant plus à la première de ces deux médications, pour le fait dont il s'agit , que la constipation étant opiniâtre depuis l'invasion de la maladie, on pouvait à priori , et saus système préconçu, regarder la rétention des matières intestinales comme une cause des symptômes graves observés avant l'ingestion des purgatifs. On objectera peut être contre cette manière de voir que les selles provoquées par le bouillon aux berbes , donné dans le commencement de la fièvre , n'ont pas été suivies d'une amélioration dans l’état de la maladie, et que cependant il aurait dû en être ainsi si réellement l'accumulation des matières était cause des accidens e réponleai à cela que le bouillon aux herbes n'avait peut-être p
écoulement assez abondant et puriforme , produit p-obablement par la suppuration du placenta; et ce corps fut expulsé seize jotrs après l'avortement , pradant que la malade faisait des efforts pour uriner, avait 6 pouces de d'amètre, et présentait plusieurs points de suppuration à une de ses faces.
A lala de décembre 4883, Mme V. P..., Êt ra treizième fausse couche , après laquelle le placenta resta encore dans la cavité atérine.
Pour cette fois, les médecins appelés auprès de la malade , avertis de ce qui ait arrivé dans l'avortement précédent, ne Ghent aucune tentative pour l'extraire, et l'on se contents de pratiquer quelques injections d'eau à la température 0dinaire, en adiministrant en outre quelques grains de seigle ergoié pendant cinq Tu nas à fétides; peu de
Les lochies furent copienses, très-épaisses et trés-fétides; te les règtes parurent , anis mélangée d'un petit écoulement” blanc ass se forme , et qui persistait mème dans les intervalles libres de la mensteuation, La malade éprouvait continuellement des douleurs plus où moins fortes à l'épigastre et aux régions lombaires.
Quatre mois après ce dernier avortement , les règles ne parurent pas , et Mme Ÿ, P.... commencs à éprouver lous les signes d'une nouvelle grossesse ; c'était sa quatormèmer, À cette époque elle faisait on usage immodéré de boissons alcooliques, ce qui. dit-on, lui détermina ane forte œdémati: sux jambes, qui nécessils Le jours de teaitement (1),
Mme V. P.... en était à la Gin de son troisième mois de grossesse | lorsqu'elle fat menacée d'une nouvelle fausse-couche, On iqua ane saignée qui ne produisit pas beaucoup d'effet. Les douleurs aux lumbes prirent une très graode intensité, el une forte métrorrhagie se déclars. C'est à cette époque, 25 juillet , que je fus appelé à lui donner des soins, et j'ai été accompagné par M. Furriès, interne à l'Hôtel-Dieu de Marseille,
Nous trouvémes La malade dans l'etat suivant : figure pâle, mais l'œil encore assez vif: respiration un peu géoée ; sueur abondante ; pouls petit et fréquent , 97 pulsations par minute. Elle accusait une forte douleur 3 l'occipat , el un poide insupportable dans La cavité pelvienne. Le ventre me parut de beaucoup plus gros
ne le compertent trois mois de grossesse ; je crus que La malade se Lrom sait le date et qu'elle était an moins dans son cinqu mes, La matrice éprouvait de petites contractions assez rapprochées les unes dés autres. Les jambes étaient déchies sur Les cuisses, et celles-ci sur Le bassin. La valve était couverte de sang; plusieurs <aillots étaient collés aux aives. Je me contentai d'enlever ces derniers sans toucher aux aotres , dans l'idée qu'ils
une action purgative assez marquée pour l'entière évacuation de ces matières, et qu'il eût probablement provoqué no résultat avantageux s'il eùt été administré avec quelque persévérance. Quoi en soit , j'appellerai l'attention sur l'action puissante , décisive, de l'eau de Sed- Pr en cette circonstance , et bien que je ne veuille ni ne puisse rien généraliser d'après un fait isolé à ferai remarquer combien il y a loin d'une cure si instantanée, si solide, aux guérisons longues, difhiciles et incomplètes que l’on attribue avec raison à la force médicatrice de la vature, et dont l’homme de l'art n'est que simple observateur.
N. du R, L'article de revue clinique où il a été question pour la remière fois de la méthode de M. de sé , et où l'on ge des expériences lentées avec suecès par M. Piédagnel , ayant pu laisser croire à quelques personnes que nous attribuions à ce dernier le mérite de cette médication, M. Pi el nous prie d'ansoncer, dans l'intérêt de la justice et de la vérité , qu'il n’a adopté ce mode de traitement que sur l'invitation de M. de Laroque. ‘
CAS D'AVORTEMENT OU LE PLACENTA EST RESTÉ DANS LA MATRICE ; NOUVELLE GESTATION ; SECOND AVORTEMENT OU LE FOETUS ET SES ANNEXES SONT SORTIS AINSI QUE LE PREMIER PLACENTA ; Observation communiquée par le docteur Sirus Pinoxpt. :
L'observation que je vais rapporter ici n'aurait qu'un intérêt ordipaire s’il ne s’agissait que d'un placenta retenu dans la matrice après La sorlie du fœtus. Plusieurs tokologistes , tant anciens que modernes , ont eu en effet occasion d'observer nombre de fois des cas de non-délivranceLotale ou partielle, surtout après un'avortement. Mauriceaurapporte des exemples où le placenta n’a abandonné la cavité de l'utérus que ge jours , une semaine et même un mois après la sortie du fœtus.
erkring et Mangeti nous disent avoir vu deux cas, entre autres , où la délivrance n'a eu lieu que quatre mois après l'avortement daus l'un, et cinq mois après dans l'autre.
Ruisch, Baudelocque et Asdrubali ont eu lien de faire plusieurs observations analogues ; tellement ie de ces auteurs prétend qu'il est rare que la délivrance soit complète après un avortement , surtout si Ja fausse couche à lieu dans les quatre premiers mois de grossesse. Aucun d'eux, au reste, et Ruisch spécialement, n'a jamais vu que ce retard dans la sortie du placenta füt suivi de graves inconvéniens pour la femme (1).
Mais si tous cs auteurs ont vu dans leur pratique le placenta derreurer plus ou moins de temps dans la matrice après l'expulsion du fœtus, je n'ai lu dans aucun d'eux que malgre la présence du placenta dans
‘utérus la femme ait ju être fécondée, Ce fait n'est pas inconnu cependant à M, le professeur Velpeau; car il en fait mention dans son Traité élémentaire de l'art des accouchemens , quoiqu'il n'en denve aucnoe observation. Celle que je viens de recucillir me semble donc et par sa nouveauté et par l'importance du fait en lui-même , wériler toute l'attention des physivlogistes et des praticiens.
Ons. — Mme V.P...., née sous un climat méidional, d'an tempérament san gaie et trés-précoce, s'est mariée à 48 ans : elle est maintenant dans 1e trenteüitième année. Dans l'espace de vingt ans elle à été fecondée quatorze fois, el dans ce notubre de grossesses elle en compte deux seulement qui sont parvenues à la fn du neuvième mois , la première et la seconde. Les autres se sont terminées par des avortemens plus ou moins éloignés du terme ordinaire, Il est à re- € toutefois que Le premier arortement est celui, parmi tous, quiaenTeu le plus tard ; le fœtus avait sept mois, et n'a vécu que trois jours. Trois fois l'expul sion du fœtus n'a pas été suivie de celle du placenta ; et celui-ci a séjourné dans la cavité utérine us laps de temps plus où moins long. On n'a jamois pu attribuer à œucune cause apparente sncune de ces fauses-couches,
Lors de sa onnièence grossesse, Mme V. PP... fut atteinte d'une affection rhamalismale aiguë changeant parfois de place, mais ayant son siege orilinaire à la rég.on ocripilale. Quand les douleurs quittèrent ectte partie, elles enrabirent la région du foie avec beaucoup d'acuité , et depnis c.Ue cpoque cute dame a toujours souffert ou à la tête, ou à l'hypocondre droit.
Peu de jours après l'invasion de cetie maladie , et vers la fin du quatrième mois de la ontième grossesse, la malade Gt une neuvième fausse-couche, et pour La première fois le placenta ne suivit po nt la sortie du futus.
Ce placenta fut extrait le troisième jour , après plusieurs tentatives bien péaibles pour la malsde, Deus petites saignées diminoèr al l'arritaton occasonée par ces diffésentes mancruvres ; le sang fut trouvé très-couraneux.
En 1432, à la dourème grossesse et à la même époque Ce la grstation que la précédente, la malade fit encore une fausse-couclie sans expulser Le placenta ; et c'est en vain que l'on Lenta à plusieurs reprises de l'extraire : le pla- Centaresa adhérent à la mairie,
La malade cette fois souffrit très-peu; il s'établit bieotôt par le vagin up
pressai donc d'enlever tout le sang caillé qui bonchait le vagin, quitte à prendre
duite par l'insertion du [rap au cal, et que ce corps qui se troutait maipte-
En visitaut de noureau La malade , je rencoatrai an placenta arec où cordoa entre les cuisses ; le reste de l'unaf n'était qu'a moitié bors de la vulre, Une forte contraction utérine délivra on instant après entérement la malade. lscxhalaabors une quantité de gaz extrémement féli le. J'examinai tout ce qui sortit; le fœtus ne
vait avoir plus de trois mois ; le placenta était entier, le cordon grile et con lourué sur lui-mwéme, s'insérait plus près de li circonf rence que du centre du placenta , et présentait à sa base un commencement de désorganisation qui s'éenidlait à La partie sur luquelle il était inséré, et dans l'etcodue environ d'um
ue,
he de temps s'était écoulé après la sortie da fœtus , srique Mme 4. P.... éprouva de nouvelles douleurs aux lombes et nac très-forte cuisson dans le vayin Croyont qu'il y avait encore quelque caillot de sang, j'y portai la main pour lenlever. Ma surpeise fut grande ca rencontrant près du col de l'utérus , qui était teèsadilaté, un corps gros, rond, et assez dur, dout l'eatraction fut difbc:le, Voyant, à sa sortie, que j'avais affaire em dre à un placenta, je craignis qu'il n'apparlint à un second letus, et de l'avoir par conséquent séparé de son cordon pen dant les tractions exercies anparasant, Je me hätas de porter la mars dans l'utérus avaat be resserrement du col : La cavité gtérine était parfaitement libre, Je dus croire alors qu'en effrt le placents du deraier avortement était resté dans la n13- Lrice ; et après avoir donné à la malade tous les soins nécessaires , j'exoniiuai €: second placenta.
1 avast 5 pouces et quart de diamètee, el presque deux pouccs d'épaisseur à sn centre, où l'on ne pouvait reconnaitre l'insertion du co don ormblical, Nui. râtre et bosselé à sa surface , il état d'une consistance médiocre dns pre-que toute son étendue ; pourtant un cnquième de sa circonférecuce manquait , et l'an. 4e rentrant qui ea retaltait mous à offert des bords ramollis ct dans uce putréfaction trés-avancée.
La Gèvee puvrpérale eut très-pou d'intensité; mais Minc V. P... présumant qu'elle aurait besoin de parder Le lit su moins une quinsaine de jours . et u'ayant point (quoiqu'elle etint à nue famille distinguée) les moyens d'obricr aux dépenses nécessaires, elle se décida à entrer à l'Hôtel-Dicu de cette ville,
Elle était completement remise de ses couches, quand il surriot une jécipinenmonie qui, en trois semaines environ, emiuens la malade au toutbeau,
Cette malheureuse terminaison nous donnait l'espoir de pouvoir exa-
(4) Les précédens renseignement m'ont été communiqués par le mari de cetre dame, qui est lui-même médecin.
{1} Delamotle et quelques autres ne partigeaient pas celle opinion.
our rester inébrau-
miner l'utérus de ceue personne, qui ne présenter quelque particularité intéressante. nécessaires dans ce ein en chef de l'Hôtel-Dieu, qui sun séjonr dans cet hospice ; mais ue rendit vaine toute notre bonne volonté ;
A BIBLIOGRAPHIE
et l'autopsie ne fut point faite.
SUITE DES LETTRES SUR LES CAUSES ET LES EFFETS DE LA froi, soudain des phénomènes nerveux se manifestent ,
PRÉSENCE DES GAZ OÙ VENTS DANS LES VOIES GASTRIQUES, ar M. Bauwès, chirurgien en ‘Antiquaille à Lyon. — Chez J.-B. Baillière. In-8" de 94 pages.
Jusqu'à présent les gaz qui se développent dans le co
avaient été étudiés sous le rapport de
humoristes, qui pensaient trouver dans
hs, il est vrai, de vives
négligérent toutes les influences de vitalité. Comme phénomène vital ,
logistes une étude de peu d'importance.
desscin ; tel était aussi le désir de M. Suë, méde-||sonnemens même doivent a donné des soins à la malade pendant || clusif, De ibre ficheux soncours de circonstances || bien déterminées, sont le résultat d'une irritation ou exbalation
chef de l'hôpital delle un phénomène important.
à : corp de l'homme!|| flammatoire , constitue dans une eur étiologie , - abord par les! sorable. Nous ne pouvons pas donner nous-mêmes l'explication de ce leurs doctrines Ï explication de phénomène ; meis toujours est-il que dans sa théorie ce phénomène pathologique , et plus tard par les médecins chimistes .|\{ient aucun comyte. Observons en dernier lieu que les affinités chimilumières sur celle ques'ion, mais}lques si puissantes, €t à
l'apparition des gaz était pour les patho-|| ;éactions moléculaires a C'est pour combattre ce préjugé|| Comment préciser les que M. le docteur Baumès a publié sous forme de lettres une seconde is en jeu séparément
uyait pas manquer del faits, et se montre-t-elle assez puissante de vérité À fs toutes les démarches | Jable ? 11 serait téméraire de garantir une telle solidarité, Quelques rai-
démontrer l'insuflisance de ce système exce que les gaz, dans un certain nombre de ciroonstances inflammatoire , est-il rationnel de conclure qu'aucune autre ine fluence morbide ne pent présider à leur développement ? Je ne le pense pas; et des exemples multipliés viennent confirmer ce doute. Combien de fois n'a-t-o0 pas observé dans le monde les funestes effets d’une émotion violente? Une apparition soudaine glace une jeune personne de terreur , la nouvelle déplorable d'un malheur inattendu la frappe d'efet parmi les désordres de cette innervation , l'apparition instantanée des gaz consti- Admettra-t-on dans ce cas l'existence d'une irritation exhalaloire gazeuse, pure hypothèse que des conjectnres même ne sauraient sppuyer ? et vous connaissez en pathologie toute la valeur de ces dernières." Enfin le développement des gaz dans les voies gastriques , attribué par M. Baumis à une fluxion morbide infoule de maladies un état de crise fa-
M. Baumès n'en
trop souveut inappréciables, vicanent encore Comment détermioer, en cffet , les cas où ces iront en dehors de toute altération organique? circonstances où ces deux modes d'action seront pour pouvoir adosser à chacun d'eux une thé-
compliquer le problème.
brochure sur les causes et les effets de la présence des gaz ou vents dans ||; eutique rationnelle. Ces réflexions heurtent le système de M. Bau-
les voies gastriques.
mès ; elles le bornent si elles sont vraies; elles en initent l'universa-
Nous ne reviendrons pas sur les critiques qui furent adressées à l'au-|}ité et l'empéchent de s'étendre à tout un genre de phénomènes.
teur lors de sa première publication sur ce sujet important ; il a senti lui-même toute la portée de leurs er Pp ,et, suivant leurs avis, il s'est efforcé , dans son second travail , de mieux fixer le sens des mots
Quelle que soit notre opivion sur la théorie de M. Baumès , il n'en
est pas moins vrai que plusieurs de ses explications nous ont séduits de prime abord , et souvent nous les avons trouvées conformes à l'observa-
qu'il employait. 1 a cherché à mieux préciser ce qu'il entend par érri- || ion. JA est vrai de dire que quand l'inflammation de la muqueuse in-
tation exhalatoire gazeuse.
M. Baumès se déclare ennemi juré de ghique de l'éprque
cette tendance antiphiloso-
actuelle à généraliser un fait ou une idée pour enl!sesation complète de l'expulsion des gaz.
testioale est très-intense, la membrane musculaire tombe dans une espèce d'inertie, d'immobilité, et la tympanite survient à cause de la Les idées de l'auteur relati-
constituer le pivot d’une doctrine médicale. JL n'a peut-être pas tou-|| ses à l'absorption des vents acquièrent souvent un degré de probabilité
jours été fidèle à ces ah 25 | :
Au lieu d'examiner les laits pour en déduire ensuite des conséquen-
ces rigoureuses , el ne pas conclure à priori de ce qui se passe daus un
qui approche de la certitude. Leur introduction dans le système vasculaire peut produire, en effet, la mort par la compression ou l'obstacle à la circulation. Morgagni ea rapporte plusieurs exemples, et le pre-
C1 pour tous les cas à venir, l'auteur groupe bien quelques faits pour les||,,er ;1 avait entrevu eette loi, discutée avec talent par M. Baumès.
analyser dans leurs clémens , mais sans tenir compte de ceux qui sem-
hlent contredire les principes qu'il a fait dériver
es premiers. Il sys-!
A part les explications théoriques de l’auteur, que nous ne partàgrons pas toujours, son Ouvrage renferme une foule d'observations 17-
tématise, en ua mot, et fait plier l'observation à sa doctrine. | éressantes qui dénotent en lui un esprit véritablement observateur. 11
M. Baumès , après avoir remarqué quantité de gaz dans les voies digestives coï
que la strorale infs “grande analyse les élémens morbides avec nac grande sagacité, et de son exaaciait avec l'inflammation|| 4 découlent des conséquences pratiques du plus laut intérêt. Il n° q prauq P ét. Ina
ou l'irritation de ees parties, après avoir observé que dans un certain d ; : = el re in! bas eru trouver dans ses propres matériaux des preuves assez multiples nombre de cas, l'apparition de ces mêmes gaz dans les vaisseaux lactés, || de ses opinions, il a puisé alors dans les auteurs plusieurs re
le système veinrux, etc. , k r a que leur production était due à l'irritation ou inflammation
u canal intestinal , laissant aux phénomènes d'absorption le soin d'expliquer leur présence dans les autres parties. Toute sa théorie repose sur cette première donnée. En dehors des cas où la production des gaz est la conséquence de certaines affinités chimiques , en élaguant ensuite tous ceux où la putréfaction d’un corps étranger , une décomposition
uelconque , l'introduction de l'air par les voies de déglutition peuvent re raison suffisante de leur apparition ; l'auteur considère cette production de gaz comme un phénomène de fluxion vitale, par lequel Ja nature prélude à l'établissement d'une fluxion quelconque dynamique, inflammatoire, ete. , ou qu'elle fait cuincider avec l'existence de ces dernières. Ce principe vrai, absolument vrai, ajoute l'auteur, est soumis , comme tous les autres principes, aux particularités de tempérament , d'idiosgncrasie, etc. Ainsi, wue fluxion dynamique inflawmatoire menacera-t-elle les voies digestives? Des gaz sont d’abord exholés en plus ou moies grande abondance suivant les Ge rte particulières. Lorsque la dynamie, l'inflammation , sont pleinement établies , en général le flux gazeux cesse, à moins qu'il n'ait lieu en mème temps ilans les parties voisines moins irritées , moins enflammées. 1 reparait si l'inflanmation mal , de manière qu'il constitue un degré sur la marche ascendante ou
se liaient à cet état inflammatoire, a posé en|| 4; se rattachaient à son sujet, et par leur enchaïnement il arrive à des
conclusions Lane 2 importantes. Après avoir établi les difiérentes causes qui engendrent les vents, et décrit les divers états de l'agent qui les expulse; après s'être livré à l'étude des effets qu'ils détermineut par leur présence , l'auteur examine les cas où les vents proviennent de la digestion , comme ceux où ils sont dus à l'exhalation de la muqueuse digestive. Îl était nécessaire alors de jeter un coup d'œil sur les objets que considère l'hygiène , et rentrer dans des appréciations
ue M. Boumès a développées avec nn rare bonheur. Son énumération des divers aliens qui conviennent aux personnes venteuses , et les raisons qui motivent ce choix, ne laissent rien à désirer.
Malgré les recherches de l'auteur, il reste encore beaucoup à faire dans l'étude des causes de la présence des gaz ou vents dans les voies gastriques. Félicitons M. Baumès d'avoir appelé l'attention des médecios sur un fait pathologique bien digne de l'intérêt général. Espérons aussi qu'il continuera les travaux commencés avec tant de succès. L'auteur se propose de poursuivre l'histoire médicale des gaz considérés dans toutes les parties du corps de l'homme ; l'idée d'une semblable monograplue est des plus heureuses, ct si l'exécution, comme il est permis d'espérer, répond à noue attente, M. Daumiès aura comblé une
dimioue et rétrograde pour faune place à l'état nor! acune dans la science
Notre but serait manqué si nous ne recommandions pas à nos lec-
ÿ ë Ed relie!
descendante de la phlogose, et coïncide même avec elle lorsqu cie teurs les Lettres sur Les gaz ou vents dans les voies gastriques. Les
passe à l'état chronique.
Cette théorie est séduisante au premier abord; elle se concilie même
vec plusieurs phénomènes d'observations journalières ; mais peut-elle|| constituer à elle seule un corps de doctrine? Embrasse+-elle tous vs}
médecins surtout qui donnent leurs soins au sexe vaporeux et aux hypa 7 venteux puiserunt dans l'ouvrage de M. Baumès des inicatious thérapeutiques très-utiles.
ne ae
EE
SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M THOURET-NOROY
Monsieur ct très-bonoré collègue ,
Je vous prie de vouloir bien recevoir la somme de 20 francs et l'ajouter à la sousessption ouverte en fareur de notre collègue M. Thouret Noray. Je vous arone que je De puis comprendre comment il à pu être mis en jugement et encore moins comment il à pu être comlsmné. . : \
est évident qu'il n'a pas agi avec l'intention de nuire, par conséquent il ne pourait tre mis en cause. Mais en su at qu'il ait pa l'être justement , en admettant comme vraies toutes Les dépasitions fuites contre lai, je n'ai pu apercevoir Verreur commise par M. Thouret-Noroy, et n'ai trouvé de coupable que son nc-
teur.
Déjà le corps médical a ressenti l'infuence fcheuse du À mp trans de notre collègue, et nous n'aurons plus seolement à rcdouter l'ingratitode de nos malades, il fandrait encore les remercier de vouloir bien ne pas nous intenter des procès. Voici l'histoire d'an fait récent qui n'a pas besoin commentaires e{ confirme ce que je riens de vous dire. « Une dame , ur Le point d'accoucher, fait appeler un jeune médecin qui a donné de nombreuses preuves de sa haute capacité, Cette dame était sous l'imminenre d'une congestion cérébrale ; il se hâte de la saigner, prescrit divers autres moyrns. Le lendemain un érysipèle intense s'empare du bras oi la saignée avait été pratiquée. Le médecin couvoqne deux de ses collègues, mais l'inflemenation était si violente que malgré l'emploi des moyens les plus énergiques , des phlyctène- gangréneu es se manifestent sur le bras ; one fièvre violente se developpe et joint à cela le travail de l'enfantement s'opère, Le médecin double de zèle et parvivot, à force des soins, à guérir complétement la dame qui s'était si justement confiée à #s soins, | ec
n Lesescarresb-ureusement superbcielles de la peau ont laissé, en se cicatrisant, une {rès-légère difiicullé dans l'exécution des muuvemens de lavant-bras sur le bras , et lorsque le médecin senvoyé réclamer nue somme excessivement modique
our les soins assidus qu'il avait prodigués, il a reçu en paiement une letire dans en -n on lui disait que cette dome ayant té estropiée par sa faute, il était trop henreux qu'on ne lui réclamit pas une indemnité comme cela s'était dej d ww. »
Vous voyez, mon cher col égue, que si le jugement qui condamne M. Thouret- Noroy n'élait cassé , nous serions reduits à ne donner des soins à nus malades qu'après leur avoir fait d'avanre promettre par écril qu'ils ne pourraient nous intéoter des procis; noas serions encore obligés d'exiger notre paie-
ment après ch visite. Veuillez. si vous écrivez à M, Thouret-Noroy lui dire , que tous bes ins ont été frappés par le jugement qui l'a seul atteint. Agréez, tte,