Gensour
Le 29 septembre {X31
La Réok (Gironde) , le 29 septembre 1834.
Monsieur el Lrès-honoré confrère ,
Avant de me faire reccvoir doctuur, j'ai été dix-sept ans ofbrier de santé, e jamais je n'ai pratiqué ane opération majeure sans étre assisté d'un docteur en médecine. de sais tout ce que la lui conse de contrariétés à bien des officiers de santé, et tout ec qu'elle à quelquefois À humiliant pour eux ; car il ÿ 0 a de très instru ts , dont la prahité est exemplaire, et qui mériterai, nt bien Le diplôme de docteur. Quui qu'il en sait , voicr an fait que je cruis intéressant dans La circonstance qui nous bceupe,
d'aisaigué , le (® juiller 1831, la nommée Jeanne Sanson, servante chez M. Despony, anjourd'hui femme Mathurin Joly, demeurant en cette ville, Aussitôt l'ouverture faite, une tumeur s'est développée et a pris La forime et La grosseur d'un œuf de pigeon. J'arais la certitude que l'artère avait été respectée, J'ai mis le bandage ordinaire et une compresse imbibée d'eau froide, La malade a été conduite à l'hospice ; MM. les docteurs Ducros et Lamothe ont cru qu'il y avait anévrisme ; la malade ea a été avertie par eux. Cependant ils n'ont print pratiqué la ligature et se sont contentés BE: 4 ee des compresses imbibées d'eau froide. La tumeur porsista néanmoins , et plus tard La malade fut à Bordeaux consulter M. le docteur Canbise . qui déclara que l'artère n'avait pas été lisée. Aujourd'hui, cette femme se porte bien et se livre à des travaux pénibles , et l'on voit la piqüre de Ja veine à trois Lignes de l'artère. Les battemens qui s'apercevaient à la tumeur, et qui avaient pa tromper MM. Ducros et Lamotte, étaient imprimés à celle-ci par l'artère placée au-dessous. | wa
Je désire que ce fait, qui a la plos grande analogie avec celui qui concerne n0tre honorable confrère M, Noray, puisse lui servir pour compléter sa justification sue tous les points, et prouver la téméraire imprudence de M, Chouippe , sur lequel , selon moi ; pèse toute la responsabilité de l'opération qu'il a pratiquée illé- Eslemrnt,
Agréez , elc.,
Docteur Da Suzva.
Moosiver,
Les poursuites dont M. Thouret-Noroy est l'objet touchent de trop près à l'indépendance du corps médical pour qu'il soit à aucun de ses membres de rester indifléreus, Je vous envoie ma faible offrande. Puisse notre confrère sortir victorieux de La lutte qu'il soutient avec tant de courage!
Recevez, elc.,
Guuzans, D.-M.
PARIS, — ÉVEBAT, IMPRIMEUR,
&lrand ; M.
Ac Pougret, canton des Vans (Ardèche), le 4 octobre 1834. Monsieur et honoré confrère,
C'est avec plaisir que je viens verser entre vos mains la faible somme de 5 fr. r Le montant de la souscription en faveur de M. Thouret-Noroy. Puisse 1out “intérét que ce malheureux confrère a inspiré à tout le monde médical, le dédommager des peines qui lui ont été sussilées si injustement ! Agréez, ete, Mawrice Feiner Duroucers fils, D.-M., Inspecteur adjoint des esux thermales de Saint-Laurent.
Aix, le 8 octobre 4834, Moosieur ,
Les médecins soussignés d'Aix (B.-du R ) s'empressent de vous adresser la somme de 35 fr. montant de leur souscription en faveur de leur honorable et malheureux confrère M, le docteur Thouret-Noroy. 1l4 espèrent que la Cour de cassation réformera uoe décision dont la barbarie du moyen dge n'aurait pas donné l'exemple.
Mes avoss l'honneur d'être , ete,
Signataires : Anxauo, J. Ouen, Fénann, Cassicse, Gummax, Mars, Conse, Gornann.
Versailles, le 6 octobre 41834,
Monsieur et très-honoré confrère,
Convaineu qu'il est du devoir de chaque médecin de de tout s08 pour voir ue responsabilité qui blesse tout à la fois ] bonneur et l'in uce de notre profession et les ioterèts de l'humanité, je me joins à mes rollègres, MM. Mate. rio, Bataille, Penard et Vitry, pour vous adresser notre modeste offeande , aGn de contribuer selon tos moy: ns au paivmient des frais du pourvoi formé par notre confrère Thouret-Noroy,
J'ai l'honneur, ete,
A. Nous, Médecin en chef de l'hospice rayal.