LA NÉMÉSIS MÉDICALE
de ne sais si l'on à rema combien médical se remue, combien 11 fait de bruit à défaut de besogne, et quelles clameurs de tous côtés annoncent le pénible enfantement de cette montagne qui n'esl pas mème encore accouchie d'un souris. Aprés le grand monde politique où nous avons aus notre part d'action , il n'en est pas de plas occupé que le né. tre ; l'avocat, libre de ses fonctions électorales. s'en va songer à quelque amplification oratoire à propos d'un mur miloyen ; l'épicier, en déposant sa giberne. débité naturellement son poivre et sa moutarde blanche; il n'en va pas ainsi du médecin. Quand nous avons assuré, sutant qu'il est en nous, le salut de la Franre et celui de nos malades, il nous reste une graude œuvre à parachever; l'œuvre de la géoération médicale , non ruoins difficile que toute autre, et qui, Dieu me pardonne, avance d'autant moins que plus de gens miennent à s'en méler. Ce n'est pas que nous nmeltions r.en pour arriver à use bonne Ga; nous avons eu des assein-
is quelque temps notre petit monde
(4) Recueil de satires, par un Phocéen. — On souscrit rue du Pont-de-Lodi, n. 5. Pour les doute livraisons, paraissant de quinze en quiuze jours, 5 fr. pour Part; 5 fr. 60c, pour Les dépariemens. — Une livraison seule, $Ù ccatimes.
blées délibérantes, le séoot à l'Aradémie, Le peuple à l'amphithéètre de la Faculté ; nous avons nommbé des commissions un bon nombre ; nous avons déjà en poche cinq où six petits projets de constilution; il n'a pas manqué de jouroaux pour soutenir devant le public les avis les plus opposés: enfin, poar n'avoir rien à envier à l'éclat des débats politiques, voici La satire qui s'eu mêle , et Mémesis qui descend jusqu'à nous.
C'est bien là en effet la Vémésis que vous connaissez Lous, empartée sur son Ligue silé, vas torche dans ane main , et des se dans l'autre , et ménaçaut
geste et du regard ce monument à colonnes qui figurait jadis la chambre des députés , mais qui peut bien passer anjourd'hui pour l'école de médecine; le farmat , l'encadrement est demeuré le même ; et tous les quite jours la déesse jette su vent sur ces feuilles volantes ses oracles et ses ances. Pauvre déesse toutefois et bien déchue , qui, après avoir gourmandé des royautés et des chatubres , ext réduile à des professeurs et à des académiciens !
Trois numéros ont déjà pare et permettent de prévoir ce que sera l'œuvre enlière. L'auteur qui cache s08 nom , je ne sais pourquoi , s'est si clairement dési-
né dans son introduction, que personne n'a pus y méprendre ; et s'il lui est Lieu,
difficile de lutter arce son derancier pour le génie , il me lui cède guère sous Le raÿ de La témérité, Dès le premier pas il s'en va, au muliea de nos célébrités medicales contemporaines , frappant à droite et à ganche, saus y regarder, ma foi , et faisant un tel carnage de noms propres et de réputations, que pour Le suivre il est bon de se rappeler que la poésie a de hautes hcences ;
Audendi semper fuit æqua polestat,
venables à Létendue de la plaie, où if fut maïatenu par des points de suture Une soade de gomme élastique entourée de linge fut plarée dans la naine pour en prévenir l'afla sement et faciliter l'écoulement du mwcus; quelques bandelettes agglutinatives, des compresses greduées, contiarent tout mon appareil. Dix-hut ag . ours après, la réunion me paraissant assez solde , je coupai Le pédicule du lamopéré un véritable cancer, il se serait nécessairement reprQuit. beau, à rapprochai autant que possible les bords de la nouvelle perte de substan- On a cherché à tirer parti de ces idées 4 : et lon a recommandé /ve; et le treate-cinquième jour , le malide fut parfatement guéri, presque sons de réunir la plaie de l'opération par première ‘ntenfiôn, autant qe pos- | difformité. Six ans se sont écoulés depuis, «1 il n'a jamais ressenti ls moindre dousible, Sans doute alors le danger de la récidive est moindre; mais cepen- ; rahquens pes région, Je ferai remarquer en passant qu'un de ses oncles est mort dant que de résultats fâcheux sont venus 1romper cette espérance! Et hs ensuite combien de cas où la réunion immédiate est impossible, et où conséquemment on laisse toutes les chances à la réapparition du mal! Ces idées s'étaient présentées à mon esprit, ais d'une manière encore vague et obscure, lorsque le hasard plutôt que le raisonnement pré-
senta à mon observation le premier fait qu'on va lire,
d'un grand poids, affirmer que le cancer ve guérissait jamais ; que les tumeurs qu'on avait enlevées comme squirrheuses, et qui ne s'étaient int reproduites plus tard , n'étaieot point de nature cancéreuse , mais ten des engorgemens chroniques, parce que, disait-il. si où avait
L'importance de cette observation ne me frappa pas même encore tout d'abord. J'avais quelque peu transgressé Les règles données par présque tous cenx qui s'occupent d'autoplastique , € qui défendent de tenter l'ente animale sur des tissus encore suspects ; mais c'était là tout, et cette hardiesse, heureuse une fuis, pouvait elle servir de règle? Il fa!. lut nn nouveau fait, un danger imminent, une absence complète de toute autre ressource , pour me faire comprendre toute la valeur de ce
rocédé et me décider à l'ér.ger en méthode générale, Je réfléchis que a récidive avait toujours lieu dané la cicatrice, ou à l'union de cefle-ci avec la peau; que cette espèce de prédilection du cancer pouvait reconaître pour cause l'étendue de la cicatrice, son défaut d'élasticité, sa grande vascularité, le tiraillement de la peau qui entoure l'ulcère; et qu'on pourrait peut-être prévenir toutes ces causes de récidive en évitant à la nature les frais d'une cicatrice aussi étendue. Cette idée une fois admise, mon premier succès s'expliquait, et j'avais droit d'en attendre d'autres. Voict cette seconde observation.
CANCER DU MEZ; RÉCIDIVE APRÈS L'OPÉRATION; EMPLOI DE L\ PATE ARSÉN(- CALE; EMPOISONNEMENT PAR ABSORPTIOX; ÉTAT STATIONNAIRE DE LA PLUIE; APMACATION D'UX LAMBEAU PRIS SUR LA JOUE; GUÉRISON COMPLÈTE.
Oss. 1. — Au commencement de l'année 1824, je fus appelé à Royère (Creuse), auprès d'un malade qui portait = «y six abs un champignon à l'aile gauche du nez. Le mal, à son origine, avait offert un te] caractère de bénignité , on n'en avait vullement cherché la cause, Développée d'abord sous 11 forme d'une petite verre qui n'occasionait pas même d'incommodité , au bout de trois ans là tumeur devint irrégulière, se fendilla , se couvrit de eroltes qui tombaient pour faire place à d'autres, et laissaient à découvert une surfice rugneuse, parsemée de
ints grisôtres, saignaut 20 plus léger contact, et d'où s'écoulait un ichor sanieux,
ientôt des élancemens s y Grent sentir, l'accroissement devint plus rapide , et La fongosité, qui prenait sou origine par une large base sur l'aile gaurhe du nez , lui donnait ua aspéct bilobé. Les parties voisines étaient saines; la narine du côté malade, un peu rétrécie, n'était le siége d'aucune lation; la sécrétion de la
ituitaire était fort augmentée, ruais le bord Hbre de l'aile du nez qu'avoisinait le ongus, g'avait pas encore été envahi par lc mal. D'ailleurs, la santé générale était intacte, L’affection me parut donc Lout-h-fait locale , et tous les moyens généraux et locaux n'ayant servi qu'à hôter la dégénérescence , l'ablation de la tumeur l'ut jugée l'unique ressource.
de disséquai toute la du côté gauche du nes ; ut l'extrémité de l'indime iutrodoite dans le narine , me servant de point d'appui , je raclai
EXTIRPATION D'UN SEIN CANCÉREUX , RÉCIDYE PENDANT LA CICATRISATION; À PLICATION SUR LA PLATE DE Lé PATE ARSÉNICALE; GUÉRISON AFPPLRENTE , SUINIE D'UXE SECONDE RÉCIMVE; NOUVELLE OPÉRATION ; APPLICATION SUR LA PLAIE D'OX LAMBEAU DE PLAU ; CUÉRISON COMPLÈTE,
Ons. I, — La nommée Generiève, âgée de 44 ans, d'un tempérament biliosonerveux, d'une constitution sèche, marie à 25 ans, mais reslée slérile, avait eu une menstruation régulière jusqu'à sa quarantième sante ; mais à cetle époque Les règles ne viorent plus ; art ka plus graude irrégularité. Fa 1828, sans cause comnue , le scin droit devint plus der et plu: voluminvux que le gauche, Eile me Gt d'abord aucune allention à ce changement d'état ; plus tard , la tumeur angmenta légèrenseot de volume; La malaile y ressentait par invervalies, el surtout à approche des règles, des douleurs que L'obligérent d'employer quelques togiques émol - Lens. Ces donleurs, supportables dans le commincrmeut, acquirent ua degré d'intensité tel, qu'elle fat forcée de suspemdre de temps en Leimps ses occupations ordinaires et de garder le 11, EnGu après un an et deui de souffrance , elle établie. Je recommandai ls continuation de la diète de mo opéré, je ne appels un medecin, qui presrrivit plosieurs AL requis de sangsues et des rérulpas le revoir qu'en bout de neuf jours. Je trouvai alors, à mon d étonge- { sifs sur Le canal intestinal ; mais malgré l'engloi de cs moyens, les dimensions ment, toute La plaie occupée par un nouveau champignon plus gesnd et plus dou- À de la tumeur et l'acuite des douleurs angmentérent ; ls malade, dont Le moral était loureux que le premier. Le cas me parut délicat et fort embarrassent ; je n osais pas À fortement ébranlé , se voyait voue à une mort certaine ; aussi pendant seize mois, proposer au malade l'ablation d'un organe aussi important à méoager. Je me con- [à partir de cette époque, elle essaya toute espèce de medications, consalia beautentai donc d'emporter avec le bistouri les végéiations nouvelles, de roginer les | conp de médecins , mit à coutribulion toutes les reretles des commires ; enfin és, et tacler les cartilages et fbro-cartilages , dont je détrisis même une partie. | se livra otre les mains d'un chatlatan , qui oppliqua sur Lo tumeur différens esca- Puis, sur cette nouvelle solution de continuité, j'appliquai une petite quantité de |rotiques. Peu de temps sprès, l'ulcération commença et Gt des progrès 4 rapides,
te arsenicale. Revenu deux jours après , je trouvai mon malade dans un délire Ê que la malade était épuisée par La suppuration et par de fréqueutes hémorrhagies.
arieux, la tête doublée de volmne, s30s traits de fgare humaine; une écume À Dans un élat aussi désespéré . déauve de toutes ressources , cette femme entra à gluante souillait son menton, je m'empressai d'enlever la partie non absorbée du | l'hôpital de Bourganeuf dans le mois de mars 1830, ;
topique, et je n'y parvins qu'à l'aide du bistouri; cependant , sous l'influence de! Lorsque je l'examinai pour la première fuis, le mamelon du côté droit était déboissons rafraichissantes en grande quantilé, les symptômes de l'empoisongement | truit ; à sa place existait une ulcération d'ua pouce et demi de longueur et de s pt disparurent en huit jours. ou huit lignes de profondeur ; le fond en était grisétre et donoait naissance à plu-
La suppuration s etant enbn bien établie, et les bourgeons charaus dans des || sieurs fongosités qui dépassaient le niveau de l'ulrération, et dont la surface conditions avantageuses pour la cicatrisation, voyant que celle-ci ne s'opérait pas, | était couverte d'une samie d'une odeur esractéristique. Les bords de la caverne méme au bout de plasiéurs mois après l'opération , je dus songer à un moyen durs, culleux , reurersés en dehors, étaient recouverts çà et là d'une couenne efcsce. J'empruntai à la joue vois:ne un lambesu de forme et de grandeur con Agrisätre : à l'entour les veincs sous-culanèes formaient un relief sur la peau à la-
avec aution le cartilage sous-jacent, ayant soin de méuager le bord libre de l'aile du nez. Toutes les parties suspectes furent cnbevées avec use scrupulease attention, quoi j'introduisis de la charpie dans ls narise ; et une compresse fenêtrée ite de cérat, recouverle de charpie, maintenue par une bande , forma le premier pansement, Une saigaée du bras, la diète, un bain de pied et de la limonade, comhattirent la fièvre qui diminus dès le surlendemain.
Au bout de trois jours l'appareil était levé, la ep n'était pas encore
. Éloigné
a dit Horace ; encore ne roadrais-je pas répondre qu'à force d'user de ce privitége F'eut-on cacher qu'au sein de notre Académie notre Phocéen ne finisse souvent par en abuser, . Sent trente baladins à science momie, D'où lui est donc venue cette furcur soudaine , et qui a enfin rompu les digues Qui, fiers de faire nombre en ce co ps dit savant, de ce torrent si long-temps arrêté? L'auteur sc trouve, dit-il, berribl:ment vexé ; S'attélent par derrière au char du mouvement , non pes que personnellement il ait souffert quelque injure, mais tout ce qu'd voil Gätent teut, 1roublent tout, trouvent parlant à mordre, l'irrite, tout ce qu'il entend l'exaspére, Ou ne saurait donner de raison meilleure. | Et par leurs cris de paix fout maitre le désordre ! |
Certes l'irrévérence va loin, et je doute que l'Académie soit fort satisfaite de ce portrait infiniment peu flatié. Au reste, chacun aura son tour, el Les dernières L- Nunquam ne reponam vraisons de la Némésis confondront daus leur colère le conwil royal de l'Univer- Fesatus toties ! ki : \ sité, les hôpitaux et les chniques, les professeurs et Les praticiens, À cela je ne vois
=. ° . ‘ qu'une objection : si tout ce monde reste sur le champ de bataille, sur qui douce
Après cela on ne doit pas être étonné si elle pe vo't pas tes choses par le plus | compte l'auteur pour acheter 108 livre ? heu ebté : la jaunisse fait 1ont voir en me la colère montre tout en noir. | Notez que ce pessimiste outré qui vient ainsi nous ôter toutes nos illusions , ne Ainsi, jette-t-elle les yeux sur la Faculté : remplace onllement ce ve nous fait perdre, Ce n'est pas qu'il n'ait aissi co me
Eh! ait-on cacher qu'à l'école apaurr'e | bien d'autres sa petite charte à nous offeir, il s'en caplique nettement quelque Dis Éioésas sur vingt dorment dns l'incurie, | b le
Qui de leur emhuupoist de lout ternps ont Ma charte est le concours.
Sur dix de ces fontruils dont le cuir est usé ! la bonne heure , si cette charte était eofn one br Mais L, en trace Lur-
Comme vous voyez, Némésis abuse bien vite des licences permises; et quand | Même un portrait axes peu favorable, sous frme d'objeclion , il est vrai; mas Ps on ne eomplersit que dis hommes de trarail et de mr äla Faculté , ae || d'objection qu'il nous paraît avoir laissée plus puissante que le principe :
Juvénal usa n'en avait pes d'autre; et c'est ce grand prêtre de la Némésis romaise qui # prêté à Lx Némiésis du quartier bstin sa terrible épi e:
pourrat-elle pas à bon droit s'en montrer toute glorieuse ? Peu de socittés sa- Le concours !.…. c'est un champ ouvert à la mémoire, vantes scout endraient Le parallèle , témoin FAradcmie des Quarante, à qui l'on Dites. depuis quatre ans qu'a-t-l fait à sa gloire ? n'accorde pas, tant s'en faut, de Fesprit en pes proportion. Après ce premier Que de fois n'a-t-on pas d'un concurrent bardi coop, ON espère pas, sansdoute, que l'Academie demédecire puisse trouver grâce : Ya par les auditeurs le babil applaudi ?
quelle elles communiquaient ua aspect bleuâtre ; les Ligimens voisins étaient tor- { dans le food de la plaie . Exominée avec Li plus scrupuleuse attegtion , je n'y débrés, et prenaient une teinte jaunûtre à mesure qu'ils s'elu'gnaient de l'uleération ; ! couvre rien, toule sa surface me parail d'un bon aspect. ils étaient durs, boss ls dans curtains points, mous et deprimés dans d'autres. | Le 5 mai, je remarquei des bourgeons d'aspect douteux, un peu décolorés; les Enfin on y sentait au toucher une chaleur plus élevée que sur les uutres points di jours suisans ils devinrent d'un gris ardoisé, se developpèrent de plus en plus , . Les régions inguinale, sus-elaviculaire, cervicale, avillaire du rôté rt rire touchés asee Le nitrate d'argent ; le pus devint sanieux et gauche n'affraient rca de particulier : mais dans L'espace axilla re correspondant: fctide, et La malade recoraurbes à éproiter des douleurs lanvinantes. | 0 sein malade , on sata trois ganglions solumineux. La peau en géneral était | N'osant plis me servie du bistouri j'ens réconts à la pâte arsenicale que j'apjaunâtre, surtout à la face ; les peux abaltus: la physononiie annonçant la souf- E pliquei à plusieurs reprises sur le fout de l'ubrère , aGu de soustraire La inatade franre et l'inquiélade ; le pouls petit, dur et fréquent ; la respiratirn tu peu hale-} aux dangers de l'absorption. 11 n'en résulta aucun aceident ; l'escarre se detacha tante; l'insomaic presque complete ; les douleurs lancinantes ; et tellement aigués, | su bout de quinze joues, le fond de la plaic se couvrit de bourgrons vasculaires de que la malade les comparaît aux môrsurcs d'un chica. bonne nature ; nésumoins La cicatris atjon s'effectuait très-lentement , à cause, Je prescrivis l'application de cataplasmes landagisés sur La poitrine, un demi- | sons doute , de la forme cireubxire de li solution de continuité, La malade n'accagrain d'extrait gormmeux d'opium chaque soir à l'intériwur, dons l'unique but 5 sait plus aucune douleur, Enfin, trois mois après l'opération, la plaie fut compléde calmer les douleurs. Mais cette femme, d'une détermination extraordinatre , | tement cicatrisée, et Geneviève se crut toul-à-fait guérie, réclama elle méwe l'opération, quelque hasardeuse qu'elle Fat, préférant ses! Vain espoir ! à peine deux mois s'étaient-ils écoulés, qu'elle vit reparaitre touchances douteuses à une mort certaine. et ne se laissant pas mue intimider par ltes ses souffrances : La cicatrice se tumeGa, deviot douloureuse . et se sépara des La crainte de la récidive, Je regardascelle.ci comme à pea près inévitable, d'abord | issus environnans; il se forma de petitis ulérations qui s'étcodaient de jour en à cause de l'étendue du mal, en second lieu parce que son ancienneté faisait | jour , et séérétaient un ichor êcre d'une odeur caractéristique, et bientôt se craindre que les ganglions des cavités splanchaiques fusseat indur/s come ceux | rerreusa une vaste caverne, comme avant la première ojératiop. de l'aisselle et qu'il y edt, ec un mat , diathèse cancéreusc générale. Après deux récidives , l'use pendant la cicatrisation de la plaie, l'autre deux Je pratiquai l'opération le 20 mars 4830. Deux ivcisious smi-cireulaires de ! mois après sa guérison , jé ne conservais plus d'espoir et ne songezis plus qu'à sept pouces et den chacuar, réumes par leurs extrémités, circonscsivirent la ma- k prescrire ua traitement purement palliauf, Bientôt le désespoir s'empara de la mamelle, je comneuçai la dissection par la partie inférieure de La tumeur; je quittai ! lade ; elle me applis de tenter cacore de nouvelles chances par que tentative bientôt cette région pour l'atiaquer par en haut, comme le consalle M. Lisfranc, D qne ce fût, et je me r ndis à ses instances, après avoir médité quel parti me resnou dans la crainte diutéreser le grand pectoral, qui etait dans le point corres- | tait à prendre, el arrêté mon nouveau procédé opératoire. pondant à l'ulcération et aux environs transformé ca un tissu lardacé , mais bien Je pratiquai sar la pau du sin, à deux pouces de sa réunion avec la cheateire pour éogner les nombreux nerfs qui, partant du plexus cervical et axillaire , vont | résultat de La premiire opération , deux inrisons semi-lunaires circonserivant se distribuer au sin, et abréger consfquemment les douliurs. J'enlevai toute {toutes les parties d'apparence su-pecte ; je mis & na Les côtes et leurs cartilages . la glande mammaire, uno partie du gra pectoral; jé es à nu les côtes , leurs ; je ruginai fe tout dons les points correspondant à l’ancienne cicatrice, je promrnai cartilages de prolongemeut et les muscles intercostaux. Je passai à plusieurs re-} en outre le fer rouge sur les par is qui sursient pu devenir le siège de quelques prises La pulpe du doigt indicaleur sur toute la surface saignante de la plaie, pour | excroissances. m'assurer si J'avais eolevé tontes ks partis indurées; jacisa: mue avec des ci- D Je recouvris toute la plaie de compresses trempées dans de l'eau froide , que je résux courbes sur le plat, plus urs morceaux de tissu cellulaire, comme par ex-{ renouvela:s tontes les deux où trois minutes. ft oc survint aucun accident du ebté cès de précaution contre la récid.re. Les artères lies, je prolongesi moa incis on | de la poitrine , 13 malade ent seulement un violent mal de gorge, et la plaie fut dans l'espace axillaire , et, à l'aide d'une érigne, je Gs l'extirpation de trais gas prise d'une inflammation considérable qu'on artéta par les sangsurs. Au bout de glhions profondément situés: et voulant éviter la lésion des vaisseaux et nerfs! six jours, chute des rscarres ; des bourgeons charnus de boune nature couauillires, jé fus obligé d'arracher ces ganglions en quelque sorte avec mes | vrent toute la surface de la plaie. Le monvent étant favorable, je taillai à la pardoigts; 6e qui rendit cette partie de l'oprration très-douloureuse. Enfa j'appli- fie latérale de la poitrine, sur le mrascle grand dentelé, un lambeau adhérent à la quai deux bindelcttes agglutinatives pour diminuer l'étendue de la plaie; el un ue par un pédicule d'uo pouce de large, et penpreès de la formect dela grandenr linge endu't de ocrat, de la charpie, des campresses maintenues par un bandage la plaie, sur la quelle je le renversai après avoir tordu légèrement son pédicule : de corps, constituérent le premier pansement. et je le main'ins dans cette position par nn grand notibre de sutures. Je pliçzi La malade avait épuisé ses forces ; aussi eut-elle à la fin une «yn qui nous ensuite par-dessus une banbekete, en manière de séton, tant pour fxroriser l'édonna de vives inquiétudes, Transportée dans son lit et réchauffée, elle recouvrs | coulement du pus que pour hôter le développement de bourgeons charnas à là bientôt l'usige de ses sens, Je prescrivis une potion avec le sirop diacode et tout | face interne du lambeau correspondant en uu endruit, à une côte presque déna+ revint dans l'état normal. Trois beures après l'opération il y eut une roma dée. Des bandelettes agglutinatires, un lioge fenttré enduit devérat, de la char abondante pr la plaie pectorale ; l'appareil fut levé, On ne put découvrir ie, des compresses carrées telles furent Îles pièces dé pansement nécessires, vaisseaux d'où s'échapyait le sang: on tamponna avec de l'agarie, des compreses, || le tout maintenu par un bandage de enrps. La malade supporta crs différentes opégracluées et l'hémorrhagie ne ceparnt plus. rations avec une résignation admirable. Le leodemain il y eut un peu de fièvre et La nuit se passa hien; la malade dormit par intervalles. Le lendemain matin | quelques envies de vomir qui furect combattues par les boissons aciduiées.
elle eut un peu de Gèvre , La peau chaude , la langue blanche ; elle se sentait , di-Q 1, troisième jour de l'opération, j'ôtai les points de suture ; quelques adhéren-
sait-elle, Les os brisés. Presc. : lionade, diète absolue. ces faibles waisssient le lambeau à la surface correspondante de la plaie ; un peu Le 23 le dureté des compresses et de la charpie l'incommodent ; je renouvelle || de pus s'écoutait le long de labandelette, J'établis une légère compression, Les jours ces deus parties de l'appareil, je laisse la compresse fenètrée, (Méme presc.) suivans les adherences se muliiphent , devi-uncat plus solides; huit jours après,
Le 26, je renouvelle le pansement: la suppuration commence à s'établir ; la le lambesu est réuni à la plaie dans toute son étendue , sis md centre corres-
» . : :1- | pondant aux parties dures. Je laisse pendant douse jours La bandelette interposée ré PR RSR RON ER Re PNR DR entre Le lambene et le fond de la plare; en bui faisant exécuter de Kgers moure-
: : : . ris x : mens; le sortait par ses deux extrémités qui servaient. de filtre, L'état gé- Les jours suiraos la plaie se déterge , la tuméfaction diminue, l'appétit aug- Lnéral de 15 malade étant très-satisfaisant, je dsl à manger les premiers but ï
mente. (Deux soupes.) et j'ougmentai successivement ses alimens; eufin quiate jours après l'opération, Le {°° avril la supparation est de bonne nature: Les bourgeons sont spparens ; | la réunion était complète partout , sauf à l'endroit qu'avait occupé la bandelette j'augmente les al mené, de Lage, supprimée depuis deux jours. I suffit d'exercer sur le nulieu du lam-
Pendant tout ke mois d'avril la malade continue de bien aller; la plaie se rétré- | beau une compression que je dimmnuais graduellement en m'approebant des deux cit ; elle n'y r.ssent aucune douleur ; elle doet bien ; loutes ses fonctions s'exécu- | lèvres de la plaie , pour voir peu à peu ss tion diraiouer ct fiuir par se tent à merveille; elle se plaint seulement d'avoir lim. Dans le commencement | tarir entiècement le vingt-sixième jour l'opéral an # je coupai près du de mai, on mois et demi après l'opération , La malade éprouva quelques douleurs * lamheau son pédicule qui fut replstl dans s3 pœition normale. [ ae restait plus
Que de fois , entasant et des noms et des pages , 1 que je peux ciler pour faire connaitre sa manière un assez long passage où rien de D'un savo r qu'il n'a pas dévevantes images, trop Jurénal ne me forcer à r les bémistches ou omettre les rimes, C'est Uo perroquet humain n'a-t-il pas arraché l'histoire da fameux costume de l'Acsicane, dans laquelle, malgré la poésie, Le prix qu'au vrai savoir on érovail attaché ? l'auteur sssure que Lout est historique. Eil: n'en vaudra que mieux ainsi. Sans doute. Mais le temps corrige toute chose ; Tol, qui n'a poiet appris de Baffos à te loire, Le perroquet se perd quand trop somvent il cause : Des comités secrets dirulgnant le mystère , Qui ne juge aujourd'hui l'école de Béclerd , Némésis, compte-nous par qui fat exhumé En. Ce ridicule frac, ce tricorne emplumé ?
Je supprime ii une rime par Irap hardie, pour ne pas dire impertinente, d'au- Eo costume vert d'eau, des princes idolätre,
tant plus qu'elle porte sur des noms dout le concours seul à commencé l'éclat, Naguère chez son roi déjeunait l'archiätre.
paais qui depuis ont justifié ce que promettaient keues concours. J'aurais bon nom- Us fils de la maison, du surnom d'artieliaut
bre de scchlables réticences à faire, si j'osais m'aventurer dans Les attaques inouies Éa riant aux éclat l'apostrophe tuut haut.
De ce mot malheureux l'indigeste épigramme
De ce nouteau Tian luttant contre les dieux. Trouble son déjeuner ; à jure au fond de l'ame
L'école d'abord attaquée en masse, a été reprise en délail et pièce à pièce; > l'Acadéruie a eu sa pleine part; le scandale a dehordé de tous côtés. Il y à plus ; age 74 ce tar alert d'ua bond, Némésis, comme on sait, est une déesse fort peu louongeuse; à peine deux où LA des dessins d'habit qu'à la hôte 1 ra ,
t-ois noms ont échappé à son sarrasme uaiversel; et pour peu que cela continue ,
les réputations immolées feront s bonne et si nombreuse compagnie, qu'on tice- D forme sou san bras mac énecine Hntss ;
EL ployant sous le faix, suant el sang et eau,
dra à honneur d'avoir reçu quelques flèches de ct inépuisable carquois. Je ne tit pate | serais pas étonné que l'auteur vint à recevoir des plaint:s de quelque ami qu'il ” conseil Ep " re pe ke routes à aurait œublié ; comme cette dame de Îa cour du régrot, qui, me trouvant pas s0n “ Amis, lorsqu'au chiteau be retour de l'annce
jnab jre où : ; je D'une roxale main nous promet ls poigoie, nom dans quelque abominable satire où toute L cour etail passée cn revme , sc » : E fücha fort, dit on, d'avoir eté st respecte. P » Au sein des courtisans de cordons chamarrés ,
Heureusement que l'auteur fait quelquefois tréve à «a mordants hyperbule; Et u lrez vous apporler ros pas mal assurés ?
Bientôt les doaleurs s'eccrurent, l'ulcération s'élargit , des fongonlés à je rent, les bords se renversirent et mirent à nu une caverne profonde, gre ; d'où s'exhalait une odeur sui generis.
Une seconde opération me parut indispensable. Circonserivant par deux incisions faites dans les parties saines tous Les tissus qui me parurent viciés, j'obtins une nouvelle solu'ion de continuité que je pansii romme la première. Le jour de l'opération la malade eut une forte Gèvre qui céda su traitement sntiphlogistigt a plaie se nt peu à peu, la suppuration devint loushle , des bourgeons
po me
àla malade que la plais simple du côté droit , dont la cicatrisation avait été retardée exprès dans la vue de favoriser la réunion du lambeau avec les tissus sous-jacens, et qui fut complétement cicatrisée peu de temps après.
On peut considérer cette fois comme radicalement guérie cette cruelle affection , qui avait successivement récidivé deux fois, pendant et après la cicatrisation. En effet , depuis cette époque et durant deux années consécutives, j'ai vu très-souvent mon opérée , je l'ai examinée avec attention, et je n'ai rien trouvé, ni induration, ni engorgement. La peau était seulement adhérente dans les endroits correspondant aux côtes. Cette femme n'y ressentait aucune douleur ; elle avait repris de l’embonpoint et se portait à merveille. Je viens d'apprendre tout récemment qu'elle a succombé deux ans et demi après sa guérison par suite d'un accident tout-à-fait étranger au cancer.
Pour quiconque voudra réfléchir sans prévention sur ces deux faits, il sera évident qu'au procé lé opératoire seul sont dus ces deux succès. La nature de la maladie n’était point douteuse après ses récidives, et les autres procédés avaient déjà échoué. Le fait suivant ne sera, pas moios remarquable,
nue nature semblaient tendre à combler la profondeur de la plaie , que je proposais de rerouvrir par où lambeau, lursque j'aperçus au centre de celle-ci un point d'abord grisètre, dur, douloureux au loucher , ssigaant au moindre cogtart, puis ardoisé et faisant éprouver à la malade des douleurs aussi vives qu'avant la première opération. 11 fut démontré pour moi que ke cancer s'était reprodait pour la seconde fois. Le hi-louri ne me semblait plus propre à combaïtre l'opiaiâtreté du mal. ae re pour lors un petit morceau extrémoement mince de polasse caustique, de préférence au cautère actuel et à la pâe arsenicale , à cause du voisinage du cœur. Les douleurs, très-vives pement quatre beures , se calmèrent insensiblement, À La chute de l'escarre, qui eut lieu le cinquième jour, J'sperpe des bourgeons charnus de banae nature, Sans atteodre plus lonz-termps, a crainte de voir encore reparailre cette terrible affection , je taïllai sur le côté de la poitrine un lambeso lien nourri , de l'étendue ct de la forme de La surface de la plaie, sar laquelle il fut appliqué à l'aide d'un mouvement de torsion imprimé à son pédirule. On Gt quelques sutures sur la circonférence du lambesu , | obtenir ane coaptation plus parfaite. Deux jours après, les points de suture urentenlevés; il y avait un commencement d'union du pourtour du Llambeau a 1x tissus voisins, Une ouverture ménagée à la partie Es plus déelire, laissait un libre passage au pus. Je Gs une compression méthodique , en cammençant sur le centre du lombest et allant graduellement à la circonférence, Peu à peu La tuméfaction diminus, la soppuration se tarit ; con la réunion fut complète le vingtième jour. Je coupai alors Le pédirole du lambeau ; la cicatrisstion de la plaie qui l'avait fourni s'opéra promptement , et le succès à été au-delà de mes espérances, J'ai revu depuis trés-souvent Mme Daniaud, elle se porte à merveille ; vlle à recouvrré son embonpoint et sa fraicheur, et n'a plos ne de douleur dans les seins, pas m'me pendant une suppression de règles qui l'entretint , mais en vain, pendant * mois , dans la flatteuse espérance qu'elle allait devenir mère, Trois ans se sont écoulés depuis l'opération, el la guérisou s'est si bien soutenue , que je sais convaincu qu'il n'y aura jamais récidive,
Enfia , j'ai eu occasion assez récemment d'expérimenter le procéde nouveau sur un cas d'un autre genre, où à l'intérêt que présente le succés en lui-même se joint encore celui de la difficulté vaineue ; et peut-être aussi que l'essai heureux que j'ai fait d'un moyen non encore employé pour guérir une fstule salivaire concomitante appellera l'attealion des chirurgiens.
LATIAPATION D'UXE TUMEUR SQUIRRMEUSE AU S£IM; RÉCIDIVE PEU DE TEMPS APRÈS; SECONDE OPÉRATION AVEC LE BISTOURI; NOCVELLE RÉCIDIVE ; APPLI- CATION SUR LA FLAIE D'UN LAMBEAU D£ PEAU; GUÉRISON,
Ons. LL. — Mme Daniaud. âgée de 29 ans , d'un tempérament bilieux , d'un embonpoint ordinaire, réglée à 18 ans, mariée à 24 , n'ayant jamais es d'eufaut , éproura il + a deux ans, après son mariage, l'accident que voici,
S'étant jrtée au milieu d'une querelle de famille pour La calmer, elle fut culbutée sur une chaise dont lun des montans lui porta sur le scin gauche, La vive douleur qui en fut le résultat , et les accidens de la contusion disparurent en huit jours sins le secours d'aucune espèce de topique ; mais la mamelle fut, depuis cette époque, le sége d'un engorgement qui persista sans douleur pendant un an. Plusieurs médecins consultés emplayérent les médicomens ordinai.es , qui n'eurent pas même l'avantage d'enraser pour quelque temps la marche du mal. Bientôt des douleurs lascinantes, comparables à des coups d'aiguille, s'y Greut sentir, La malade perdit sa fraicheur, et sa santé se détériorait de plus en plus , lorsque troisans après son accident, elle vint me consulter pour la première fois.
A l'examen je trourai au sein gauche, en dehors du mamelon, une tumeur du volume d'us œuf, dure, bosselée, douloureuse au taucber , augmentant aux époques menstruelles, non adhérente aux tissus sous-jacens, mais adhérente à 11 peau qui la recouvrait et à la glande mammaire avec liquelle elle se contiguait, I n'existait point de ganglions à l'aisselle ni dans aucune autre partie du corps. Le pouls
ue
produirait la présence d'une fourmi dans l'épaisseur des chairs. La couvrait La tumeur #4 que j'avais épargnée, devint sucressivement tre, violacée, s'excoria et se transforma en un ulcère fournissant ua pus sanieux,
tit et irrégulier, les digestions difficiles, la perspiration cutanée aigre et nauséa- , la mollesse des chairs, l'amaigrissement progressif, La couleur jsune de la ptae, l'iasomnie, kes sueurs nocturnes, la Bièvre hectique, me Great craindre d'abord quelque affc ion organique dins aucune des grandes cavités; mais, rassuré par ane investigation plus exacte, je proponai l'opération comme anique ressource ;
ues jours de préparation, je la pratiquai le 27 juin 1834. se mea 5 la diffarmité d'une lurge cicatrice , je
» Et, lisant le dédain sar toutes Les figures,
» Par votre noir râpé provoquer Les injures?
# Amis, souventz-vous que des huissiers glacés
» À peine l'an dernier nous fümes annoncés.
» Trompons des mélisans l'espérance cruelle. » A ces mots da rouleau détachant la Goelle,
Il déploie aux regards de son sicein d'amis
Las lnsins que Derchut dans ses mains a remis.
4 cet amas confus d'or, d'argent ct de soie,
Le conseil tout entier poussa des cris de joie;
Mérat en tréssalht; Renauldin en tremlils ; L'ivresse se pergnit dans les yeux d'Orlila ;
Prise, l'etreiguant d'une accolade ardente,
Fit tomber sur sa joue une larme brûlante.
“ Mans, s'écris l'un d'eux, prenons garde aux sifflets ; Qui fera des journaux taire les quolihets ?..
— Les journaux, il est vrai, dit Mare d'un ton maussade, Sont chose bien Greheuse à la fois et bien fade ;
Tout prète moquerie à leur malignité ;
La Lancette a surtout un ton bien effronté.
Mais vicone le tricorne et paraisse l'épée ,
Et ma juste vengeante y s:rait bien trompée,
Sije ne refoulais dons le gosier des sots
Le rire impertisent, les isolens propos. »
atiquai su contour inféricur de la mamelle nne incision courbe de cinq pouces d'étendue. J'arrivai ainsi aisément à La tumeur ; mais il fallut une dissection extrémement minuticuse pour parvenir à la détacher de la pra, considérabliment amine, Le tisso cellulaire ambiant n'offrit point de résistance, et je le séparai de la glande mammaire , que je coupai un peu dans son bord externe. De La chorpie Gae fat introduite dons la profondeur de la plaie, pour favoriser le développement de bourgeons cliarnus et obtenir la réanion par scconde intention. | La malade n'éprouva rien de particuber les joursqni suivirent l'opération : la sup paration s'établit, l'appétit revint, et la cicatresstion commençait, lorsque l'opérér ressentit dans le sein des douleurs légères qu'elle comparait à la démangesison que at qui re é-, brunà-
TUMEUR SQUIRANEUSE DE LA JOUE ENLEVÉE AVEC L'INSTRUMENT TRANCHANT ; RÉCIDIVE; CAUTÉAISATION AVEC LE FEN ROUGE; BESTAURATION DE LA JOUE PAR L'APPLICATION D'UN LAMBEAC PRES À LA PARTIE POSTÉRIEURE DE LA TÈTE ; PISTULE SALIVAIRE CONSÉCLTIVE; GUÉRISON COMPLÈTE.
Ons, IV. — Le sujet de cette dernière observation est un homme Îgé de 40 ans , domestique , d'un tempérament mixte, portant depais trois ans, dars l'e. paisseur de la joue gsuche , une tumeur qui nc lui causait d'autre inconmodité que de gêner La mastication. Cette tumeur s'etait développée à l'insa du malare ; la prénnère fois qu'il la sentit il rat qu'un morceau de pain était resté entr: les dents et La jous ; ses doigts portés dons la bonche ne trouvant point ce qu'il cherchait, 11 reconnut alors que cette grosseur était située dans l'épaisseur drs parties molles. Elle ne fxa pas autrement son attention; mais peu à peu elle ‘'accrut, et ou bout de trois ans , elle égalait en volume le poing d'un enfant de douse ans ; les mouvemens de la mâchoire devirent de plus en plus difficiles, «t
La mastication ait par être impossible, Dans le principe la tnmeur était indoiente:
mais quand «Île ut véquis uné certaine grosseur , le malsde y resseniit des rlamcemens, surtout quand il imprimait quelques mouvemens à Li méchoire. Voyant que sa maladie faisait toujours des progrès , il entra à l'hôpital de Eourgancuf au commencement du mois de mai.
Le froc fut adopé : sans peine on ke devine.
Du costame telle est la harlesque origine.
Dès lors de l'archiâtre au magnilique habit , Les rires ont cessé de troubler À appétit :
Plus de vert arsichaut qui d'une bouche inju-te Fasse pallir parfois une épigramme auguse ;
Le Lancerte elle-même à perdu ses cchos; Etsur son édredon Marc digire en repos.
Comme vous voyez ce n'est ni l'esprit ni la verve qui manquent à la Neme-is nouvelle; nous lui désirerions seulement un peu plus de clurité. Si encore elle était tout entière écrite dans ce style , Le rire n'aurait jamais rien d'amer , ©t nous pourrions plus volontiers lui souhaiter une existence prospère. L'auteur me répondrs que sa satire surait mous de piquant peut-être, et que le nombre des es. lomars est grand auxquels il faut des aliens de haut goût. À cela en vérité je me saurais trop que dire , s‘uon que
C'est un méchant métice que celui de médire.
Toutefois comme on n'arrête pas ua poète dans sa course cnmmencée, je ne finirai pas sans témoigner mon regret qu'il s'attaque quelquefois sans mrsare à des hommes qui ont Lout à Ia fuis bien mérité de la science et de ceux qui la cultiveut; on dirait que quelques uns de ses vers ont été dictés par us seuliment d'a. nimosité qui n'a pas permis à la justice de se faire jrur. La poésie àla vérité à ses licences ;
. +. Mais
Celle-ci passe un peu les bornes que j'y mets.
Le lendemain de son entrée , je l'exarnimai avec le plus grand soin, Située sur le trajet du canal de Slénon, à l'extérieur duquel elle à probablement pris origite, sa tumeur à rétréei an pes ls bouche , en refoulant la commissurs des bèvres pour se loger dans l'espace compris satre l'es de la pommetté et La rabchoire mféreure; elle st dure , bossciée, adhérente à là peau qui ls recourre et parait se coutauer avec la glande parotide. Quand on cherche à la déplecer avec les doigts, on est porté à croire qu'elle envoie an prolongement en dedans de Ja bouche et de la mächoire , pour se porter sur les parties latérales du col; on causé des dontéurs vives au mins cn Ê cormpe want: si on la déjette un peu en dehors de la müithoire , celle-ci exécute Lots ses mouvemvns, mais à l'instant mème où on l'abandone, elle se porte en dedans dé la maichoire et va se lager en partie dans l'espact jatérmaxillaire, qui est augmenté par la perte complète des dents des deus méchoires; l'aspert de ce malade était tellement repoussant, qu'il ne pourait plus trouver de travail et que ses camarades refussient de manger arce lüi; aussi mandat-il instamment l'opération.
Cinq jours sprès son entrée à l'hpilal, je l'opérai de la manière suivante, Je
da mal. Pen à pra la ciestrice se ft, La salive ne coula plus au déhors, le malade de ressentait auchae douleur :toût mancliait Ÿ dne guérisut fapidé et énlin au out de deux mois je le regardais comme définitive, lorsqu'il eommentàse plaindre de douleurs dans la bouche et d'un froid à la joué. Evominécs dans tous ls Coins et recoins jé n'y sperçes in encore qui pôl m'expliquer les douteuses, Plud tord , elles augmentèrut, la ciratrice se “unes, la bouche devint mauvaise ; il te Corma à l'intérieur dé céfle-st'des excroissances qui; en augmentant peu à pec de solnme, g'ûi ent les mouvemens de la langue et de Ta déglatition ; à cicatrieg se déchira, ses bords se renversèrent ; la salive enèlée à ‘one suipparation de mou vaise pulure coulant à travers la plaie, et les parties molles abreuvéescontinuulle. ment parle passage de etichor îcre, donnaient au malade sn aspect horrible,
Je L Hrhas are de sauver ce malade , ne sachant d'abord où prendre un lambeau de peñu qui Mt assez grand ct assez épais, pour remplacer cette énorme prrte de substance. EnGn après avoir mürement médité mon projet d'opération, je m'arré- Lai au procédé suivant. .
Je comawaçai par retrancher tous les tissus d'apparence suspecte y ceux que je
fs une incitios qui, partant du Lobule de l'oreille, suivait le bord inférieur de la il ne pus attendre avec le bistouri furest profondément cantérisés avec le ft rouge,
ächoire ; et arervée à l'angle de cet os, je la dirgeai vées la commissure des le-| vres sans l'intéresser , ea décrirant une espèce de voorbe à concavité smpérieure , ! de manière à bien circonserire la partie inférieure de Lan tumeur, Une seconde incision conticuant ls première, La irolongée en haut et en arrière, en rasint le bord inférieur de la pormmette et alla se teranner au point où la prenuère avait commencé, Dans le prémuer teraps de l'opération, la peau et le tissu cellulaire avaient été svuls divisés ; dans le second, je séparai le muscle bacéinateur de tous ses points d'insertion; je liai les artères à mesure qu'elles donnaient du sang ; je vécle isoler La tumeur de la maqmeuse buccale, mois son adhérence avec tte wemberne était si iatiue, que je fus obligé du renoncer à mes tentatives; et ve ne fut qu à force de précautions et de manœuvees extrénbment compliquées, que je parvins à éxtirper la totalité de la ture, À raison d'un prolodge mnt qu'elle euvopait entre les muscles ptérsgoidiens. et dont le sonunet se Lerminait par une! bride Gbreuse très-forte, fixée à l'apophyse transverse de la troisième vertèbre | cervicale. Un geand nombre d'artères fupent divisées et successivement liées, et je Courpai Les fils à res Le mœud de chaque ligoinre
À laÿl.cs de La joue se trouvait dune une enorme cavité, dans lagnelle on voyait | à découvert les faces Litérales dus deux maxillaires, mc lon de l'autre par la! langue qui tendait à sortir sans cesse co dehors de la plaie, Après avoir disséque la ponu dsns étendue de devx pouces inférieurement, et Lrès pen en haut. dans la crunte de prodasre ua rénverwment de Es paupière inférieure , je rapprochai les lèvres de ln plaie et lés maintins en contact à l'aide de la suture enrhevillée. Je plaçai en outre plusicurs bændelettesapylutinatives, dans le but de secoader | se- | tiou des aigulles et de prévenir, en ogissant ainsi, la déchirure des parties embrassées par les auses de £t, et je recourris le tout avec un linge fenêtré enduit de cé rat , des plumasseuns de charme, et des comprises longurttes, fixées autour du front par plu ieurs doloires; la bande en passent sur les joues, sous le menton h était ramenée sur be sommet de ls tte, dans le but non-seulement de maintenir rapprochees les lèvres de ln plaie, mais amis de prévenir l'écartement des deux michoires.
Le malade perdit peu de sang pendant l'opération, il s'endormit dès qu'il fut transporté dans sou lit, À l'examen de 13 tumeur fait eu présence dé hesncoup de médecins, mous La trouvmes formée eu grande partie d'un tissu extrémement dar, Bbreux, lardacé dans certains endroits: mou, june, pultacé, comme céré beforme dans d'autre ponts où elle etait tout-3- ait ramollie,
Lune beure apres l'ogeration , Le pouls étaat dur, une sugnée din bras fut prati quée. Au bout de tro s heurés, 0 survint une hémorrhegie fouctronante ; J'étais! alors absent : na chirurgien appelé employa la compression. qui fut s:ns résultat ; ce qui ra facile à concévour eo se représcutant La disposition de la plaie. À men arrivée Lhéemorrhagie continuait enrore: le malade, contidérabiement sifailli , | avait à chaque instaat des vonvuls ous, des cloquemens de a méchoire ; il eut mbme une svncope Lolle que je le crus mort. J'ôtai l'appareil et les satures, et
aussitôt le sang ces dé couler; je tordis avec des pinces lous Les points de la |}
eu Bee de la plaié qui mé scmbérent capables de donner leu à nne seconde hémorhagu. Un quart d'heure après, be malade somit une éporme quantité de sang qu'il avait avalé, prodant qu'on essagait de l'arrêter pac la compression
Dans be bot de prévenir ua pour L'écoutement de sang , je remplis le fond de la° plaie de putile bourdonnets de charpie, artistement placés; par-dessus des morceaux d'agaric en forme de pyramedés, comprimant én tous sens a surface sai-i gnante, le tout séparé de la cavité buccale par une lmé de plomb nunce, appliquée sur les faces externes des deux os maniflaires, De nouveaux points dé suture | route ni la plate, et je repluçai le baudage eatcrivur , en recommaudant bien au tüalade de ne faire exécuter ancun mouvement à ses odrhoires ; le pouls se releva peu à pou ; la chaleur se rétablit et be sang né réporul plas
La nuit se passa been; le malade dort pluticars heures: seulement, il fat beaux oup gôné par b lame de plomb et l'aganic. J'enterai de tout le surlenctemain; jé où vis ren de déraggé , les points de sulure étaient à leur place, comme je les avais mis ; point dé suppuralion , l'esxcrétion de Ia salive était abondante. Je mis? un peu de charpie dans la plase, Prescription - diète absolne ; point de Ussne àl cause dés moasemens de déghutition qui Urailleraient la plu, |
Le tnusième jour, la suppuration commencer ; ke pus sort à travers les lèvres de la plaie qui parats nt légèrement sgétutinées duns 3 points où les fl n'ont pas dicchiré les parties molles,
Les jours suivaus, La tuméfaction est toujours considérable; oulle apparence de siratrisition
Dix jours après l'opération, j'eseayai d'obtenie une réunion par seronde iatenbon, en mettant en contact les lèvres de la plaie à l'aide de handelettes aggluimalives et de quelques paints de iuture ; la Us n'en continus ges Mons comme | les jours miss à couber par la plaie, A quelque temps de à, je coutérieai les bord, de La solution de continuité, qui focvnt mrinteaus en contacl par des points de sutore et par une compression méthodique convenablement placue au dis ots
de ls mächoire, afin d'obtenr l'adhésion des Jérres de ln plaie, Craignant}l
une nouvelle déchirure des pardies molles, j'ôtai le snclendemain Îles sulares; 1 y avait contact jmtnédiat dans loute l'étendue de la plae; je conaus Losjours le méme baudage, ep maistenant la tête penchée sur le côté
avant soin toutefois d'éviter des vaisseaux dont la lésion à la chute de l'escarre au. rait pa donner lieu à one hémorrhagie, Je promenai à plasietrs reprises le fee rouge sur les tissus adlérens aux os, desquels partsient Lx phipart des fangasitiés qu j'avais exlirpées.
Patiendis que les escarres tombasseol , que les bourgeons chapuns, fussent asser développés, en un mot, que toute la plais se trouvât. dans des conditions avanta- | geuses pour obtenir ane réamion par seconde mtention.
Après avoir raté la partie posténenre de la tête, je taiai on tambau à pédicule courbe, adhérent à l'apophyse mastoiibe, et je prolougeai l'incision inférieure jasqu'au kibule de l'oreille. Separé de Focsipaal pér La dissection , le lsmbrau ,‘n liordant légèrement son pédicule, fut appliqué par ss surface soignante, sur la plaie
de la joue, où je Pajuitai be plus exactement possible, Un grand nombres de sutu- \res furent mises sur le bord SMpÉTIEUr, pOur lé sainteniren contact avec ka tiséeté | de le pormmette; quelques-unes sulewent sur le bord inférieur correspondant avec La peau du col. Je 'lasai sur celui-ci deux onverturvs: Faune vis-h-vis la pare tide, et l'autre dans l'endroit le ap déclive de La plaie, Des bavdelettés aggluti- |natives, un linge Éenètré enduit de cérat, de la charpie , des coihprosses , le tout | maintenu per un binduge en forme de mentonaière, constituéreut le premier pansement, :
Les prémiers jours Il ne se présenta rien dé remarquable : le malade eut une èvre assez lorte, mais le cérvesu resta tout-à-fait sain:
Le quatrièsoe jour, j'étai tout ce qui pouvait mettre obstacle à l'écoulement de la salive et du pus par les deux ourerlures que j avais ménagées, La réunion du bord supérieur du ambean me s& Gi pas long terps attendre, elle fut corplète Le douzième jour. À cette époque l'infériéue n'adhérait que dans quelques ponts, ! Lorsque Ja tumefaction eut dimineé , et qu'on put loucher la partie sans emser trop de douleur an malade, je ravivai Le bord inférieur du lamtieau dans Jes points où \, réanion immédiate n'avait poiat eu Lieu; les Kvres de La plaie ropprochées , je les maintins en contact dans tonte lene étendue, à l'aube de sitèures entortillées. Le point correspondant à la ysrotide fut Le seul où oÙ n'y cut pas réunion immédote ; 11 y resta uné fhtule salivaire que je combattis en vai, pendant detre mois, ar 10 ls moyens connus. Je croyais être obligé de renoncer à la cure de cette istule, lorsqu'aprës tant d'essais infeucloeus J'imagiuai l'appareil suivant, qui réussit au-delà Le mes Éspérances.
Je pris un tuyau de plame d'un demi-poure de long , bouclé à l'une de ses extrémités avec un mor-eau de Jége à travers lequel j'avais préalablement passé un Gil de soie : sur Les parties Lilérales de ce Layan et trés-près de l'extrémité du liée ge. élait une ouverture semblable aux veux dune sonde, destine à l'écoulement Je ta salive. Ce tube fut placé dans l'intérienr de la bouche , à la (ace intérne de la joue restaurée; je nus en contact imasédiot avec la glande parotile l'extrémité bouchée par le luge; et le fil de soie sortant à travirs L fisnle, fut Gré autour de l'oreille, Un sweond fil de soie passé dans une aiguille à condre , avoc laquelle je travérsai le lambesu de dedans en debors , en avant et un peu en bas de la fistulé | salivaire, servit à Guer infémeurement € tayau destiné à re placer le canal de
Stinon, en attendent la cicatrisation dé la fitule saliraure, Pour maintenir le canal artifirielidlans cette position, je fs, avec le portion de GE de soie restée dans La | honche, ua nœud coulent, dans lequel le bout du tuyas de plume fut engagé et mis sinsien contact inunediat avec la face interne de la joue restaurée, en tirant en debors l'antre extrémité du fl de soie, qu'on arrêts casuile sur un petit roulcan de diachylon: au côté externe de la jone je rapprochai très-exattement les bords de La fistule parotidienne ; qui fureël eniaténus en rapport par des bindélettes agglutinatives. Eofo, pour maintenir là bouche constamment béante , je mis un bouchon de lége entré les mächoires du côté opposé à la ualadie. À partir de ce joër, la salive s'écouk dansla bouche; run ne passa par la fstule. La réunion se fit dans tous les points où je n'avais pu l'obtenir jusqu'aburs, nondbatant tons Les | moyens que j'avais mis én ua. (hainsr jours après ls maladie fat: radicalement | gucrs, sans hstube salivaire, aan diflorumié apparente, Le tuyau 41 des Bla dtés, la salive sbvilson cours Galure) ; d né resta qu'une Crise presque linéaire , qui est en grande parie cachée par les cheveux , eh remplacement du favori de or côtés; mulement la direction et la routeur de ie favori artifeil , qui est blond fopcd, contrasté d'unt manière snguhère avec La barbe du côté opposé , dout la couleur ést'tont-b-Cait rouge,
Lo plaie de la partie postéricore de ba tête [ut parisée à plat, me présenta rien: de partienler, et guérit come tou’ es les sulntions de. toniinailé avec perte de substance. Les bords se rapprochèrent et furent résuis plus turd à l'aide d'une càcatnire d'un poutre de large.
Trois ans se sont écoulés depuis l'opération | et le waade n'a jamais rirn ressenti qui pôt faire craie ne récudive,
Ces quatre succès obtenus consécutivement m'ont donmé une telle confiance dans le nouveau procédé ,'que je n'liésite pas à avoncer qu'on réussira comme moi dans tous les cas, pourvu qu'en opérant on ne né-
lige aucune des précautions nécessaires à la réussite ; c'osi-dalire que € lambeau de peau bien confectionné , bien nourri , pris dans une par-
Vie plus ou moins éloignée , soit appliqué par sa surface saignante, ou] vécu plus d'une semaine sans offrir , ni pendant la vie, ni à l'autopsie * recouverte de bourgeons, sur la plaie résultant de l'ablation du cancer, ||les moindres symptômes de l'empoisonnement par l'arsenic. Les excrésoit immédiatement après l'opération, soit après le développement de|}mens qui n’ont été rendus qu'en très-petite quantité, attendu que les bourgeons charnus. animaux opt été privés d'alimens et de boissons, contenaient presque Je n'ai pas encore mis en usage le premier mode d'opération , celui||la totalité de la substance vénéneuse à l'état d'arsénite basique de triqui consiste à appliquer un lambeau sur une plaie saiguante produite |toxide de fer ; mais ils n'offraient aucune trace d'acide arsénieux libre. r l'ablation d'un cancer ; mais tout porte à croire qu'il aurait le même} » Nous nous sommes convaincus, par des expériences sur les anirésultat. Mon opération, en effet, n'est pas autre chose qu'une ente|maux, qu'une quantité d'hydrate de tritoxide de fer, répondant à animale ; on pourrait même, si en voulait, avant d'unir le lambeau à ||2—4 drachmes de tritoxide de ce métal, additionnée de seixe goutla phie , attendre que les bourgeons charous eussent ps à sa sur-|ltes d'ammoniaque, peut suffire pour transformer dans l'estomac face , suivant la méthode employée par Graefe pour la rhinoplastie. Bäto pee d'acide arsénicux bien pulvérisé en arsén te insoluble. 1} Je prévois l'argument qui me sera fait par beaucoup de chirurgiens , ||est d'ailleurs aisé de voir que l'on pourrait , dans des cas d'empoisonsavoir , qu'il ÿ a souvent récidive du cancer, malgré qu'on ait réuni||nement par l'arsenic , administrer ce corps en proportions bien plus immédiatement après l'opération ; que par conséquent mes malades gué-|| considérables, avec où sans ammoniaque, soit par la bouche, soit en laris en apparence se trouvant dans les mêmes conditions que Les autres , sement, puisque l'hydrate de tritoxide de fer étant un corps tout à-fait n’en auront 2 moins plus tard une ou plusieurs récidives. insoluble dans l'eau, n'exerce absolument aucune action sur l'économie Je réponds premièrement que les récidives après une réunion immé-|lanimale. » diate sont beaucoup plus rares que quand on à une large cicatrice. Se-|| Le nouvel antidote remplira-t-il le but auquel on le destine? Les condement, que les malades gueris par le procédé que je mets en usage |! expériences que l'auteur a déjà tentées sur les animaux autorisent , il se trouvent dans des conditions différentes de ceux qui ont été opérés et|lest vrai, à présumer avantageusement de son efficacité. Un fait tout réguéris en apparence par une réunion immédiate ordinaire. En effet ,|'cent, communiqué par M. Boulet jeune dans la dernière séance de F'A-
chez ces derniers la réunion immédiate s'est faite sur le lieu même où s'était développé primitivement le cancer, et où les tissus ont toujours plus de tendance que partout ailleurs à le reproduire ; tandis que dans mon procédé la réunion a lien avec des tissus tout-à-fait sains , en dehors des limites du mal , et si j'ose ainsi parler, de l'atmosphère cancéreuse, et le siége primitif de l'affection est mis à l'abri de toute irritation ou violence extérieure par l'épaisseur du lambeau,
Du reste , ces argumens , quelque spécieux qu'ils soient, n'auraient sans doute aucune valeur s'ils n'étaient déjà appuyés sur l'expérience ; mais c'est à cette expérience même que j'en appelle; et quand même on penserait pouvoir s'en tenir à la réunion immédiate dans les cas où elle en avoir lieu, je me crois en droit d'avancer que partout au moins où ‘ablation du cancer aura nécessité une large perte de substance , on ne saurait aier la prééminence du nouveau procédé,
CS eee Cut t TOXICOLOGIE.
NOTE SUR LE TRITOXIDE DE FER HYDRATÉ, CONTRE-POI- SOX DE L'ACIDE ARSÉNIEUx ; par M. le docteur Buxsen de Gottingen.
Jusqu'à présent la scienee ne possédait aucun contre-poison de l'acide arséoieux. ML. le docteur Bunsen de Gottingea vient d'indiquer le tri. toxide de ler hydraté comme propre à ps ah les effets de cette sub. stance vénénense, en citant quelques expériences physiologiques à l’ap.
ui. Î rend ainsi comme de ses expériences dans ue lettre adressée à M. Poggendorff, éditeur des Annales de physique et de chimie de Leipsick, et reproduite par le Journal de pharmacie. « [1 y a déjà long-temps que j'ai été conduit à cette observation u'une solution d'acide arsénieux est précipitée d'une manitre si com plète, par de l'hydrate de tritoxide de fer pur, récemment pré cten suspension dans l'eau, qu'un courant d'hrydrogène sulfuré , au travers de la liqueur filtrée et additionnée d'une petite cide hydrochlorique, n'y démontre plus la moindre irséé à quelques gouttes
mieux.
» J'ai trouvé cn outre que si l’on ajoute à ce eor d'amimoniaque, et si on le met en digestion , à une eh chaleur, avec de l'acide arsénieux réduit en poudre très-fine, iltransforme très-promptement celte dernière substance en na arséoite basique de tritoxide de! fer Lont-à-fut insotuble Une série d'expériences, fondées sur cette ob-! servation, m'a donné la ferme persuasion que ce corps réunit les conditions les plus favorables pour servir de contre-paison de l'acide arsé- | eux sohide en dissolution, M. le ducteur Berthuld à bien voulu, sur tua demande, s'adjoindre à moi pour examiner en commun ce sujet sous toutes ses fices et en faire l'objet d'expériences plus rigoureuses, Les résultats de cet examen ont encore déjrassé de beaucoup notre attente, et nous ont confirmées dans ja persuasion que l'hydrate de tritoxide de fer est un meilicur antidote de l'acide arsénieux solide et en solution que l'albumine ne l'est du sublime.
» De jeunes chiens n'ayant pas an pied de haut, auxquels nous avions donné de { à 8 grains d'acide arsénieux réduit en poudre fine, et dont mous avions lié easuite l'œsophage pour empêcher ke
uantité d'aacide arsé.
“ra substance vénéneuse, El faudra srige
vemissement , on4!
cadémie royale de médecine , tend à confirmer ces espérances.
Ons, Un voitarier , chargé par un épirier-droguiste du transport d'un 51e trèslourd , contenant de l'arsénute de potasse, pvait déposé re sac sur un tonneau renfermant l'aroine de ses cheraux, Le sac se déchira et laiesa échapper dans Je lonnéau une quantité assez considérable de se’. Comme l'araine était dos on coin obscur de l'écarie, on ne s'en aperçat pas, et Le sac ayant été porté ume heare après à sa destination. on donna de cette avoine aux chevaux à l'ordinaire ; ils co mangèrent avec appétit. Le soir, on leur en doons encore ; ils la mangérent moins bien ; toutelois, l'un d'eux ayant été enrayé à Versailles dons la nuit, par motif d'économie on charges sur la voiture une ration de la même avoine, Le cheval Gt assez bien le voyage ; mais au retour , le charretier s'étant endormi en laissant aller la bride, fut fort surpris à son réveil de sentir le timon incliné à terre ; son cheval était mort. De relotr à Paris, on visita loute l'écurie ; trois des chevaux étaient malades: on les conduisit chez M. Colas, vétérintire, où l'un d'eux mourut en arrivant, Le lendemain, sur sept cheveux que contenait l'écurie, quatre avaient succombé; M, Boulet jeune, appelé, trouva deux des trois autres avec le pouls petit, faible , accéléré. dans un état désespéré ; le dernier seule. ment offrait encore quelque espoir, Il examins l'avone, encore toute mêlle d'en si qu'il ne put reconnaitre à l'inspection , mais qu'au poids il présuma étre un sel métallique. L'épicier-droguiste fut consulté et afbrma que c'était de l'arséniate de polasse, Les animaux fur:nt dès-lors considérés comme perdus, et M. Boulet se contenta de leur administrer des muacilaginent: pois fl se rendit à l'ofbeine voisine de M. Labarraque pour s'assurer plus exactement cacore de la nature du