‹ Gazette médicale de ParisChapitre 296 sur 394 · L THE AMERICAN JOURNAL OF TUE MEDICAL SCIENCES · texte numérisé non relu

L THE AMERICAN JOURNAL OF TUE MEDICAL SCIENCES

Lecahier d'acñteontient les articles originaux suivans : 1°remarques sur de tic douloureux , par N, Chaproao ; 2° compte-rendu des maladies \traitees à l'infirmerie de Baltimore, par J. Henri Miller ; 3° sur da pneumonie des enfans , 1°* article, par M. Ghérard ; 4° observations sur l'éléphantiasis, par Pennock; 5° sur l'emploi de la belladone dans la coqueluche, par Lanel Jackson ; 6° observation de fracture non réunie , traitée avec succés par Le frottement , par Isaac Parrisb ; 7" observation d'hypertrophie des mamelles, par Huston; 8° Essai pour montrer que le cholérx qui a régné à l'fle Folly, près de

Charleston, n'a point cté amenée et ne s’est pas propagé par Contagion, par Keckeley ; 9° remarques sur la lithotomie, par Finley ; 10° cas de névralgie traitée par le galvanisme, par Thomas Harris; 11° cas de destruction de l'utérus, du périnée et du rectum apres un accouchement, suivi de guérison, par John Swett.

REMARQUES SUR LE TIG DOULOUREUX AVEC DES OUSFAVATIONS, par le docteur Cuarsax, professeur de médecine chinique à l'université de Peasylvanie.

Ce mémoire du professeur Chapman est une exposition assez complète de nos connaissanres sur cette maladie, pour que nous croyions en devuir présenter ici un résumé, laissant de côté ce qui nous semblera mériter peu d'intérêt où être généralement plus connu.

L'histoire des névralgies ne remonte pas à une époque bien éloignée. Quelques auteurs ont voulu, il est vrai, en trouver des indices dans les ouvrages des Arabes du onzième siècle, et beaucoup plus tard dans ceux de Ludwig et Degener; maïs la première description exacte en a été donnée par André en 1546. Vingt ans plus tard, Fothergill la décrivit sons le nom de faciei morbus nervorum ercrescians , et depuis cette époque elle a fait l'objet de très-nombreux travaux. Bien que cette malade ne soit pas d'une origine aussi récente qu'on serait dis-

sé à le croire d'aprés l'absence de documens sur son existence dans LM Lemmps anciens ; ce endant il est assez probable que depuis une cerlaine époque elle est devenue plus fréquente, soit à cause de la plus

rande sensibilité du système nerveux entretenu par les raffinemens et e luxe des temps modernes , soit pour quelque autre cause inconnue.

Toutes les parties du corps peuvent être affectées. de névralgie ; le cerveau en est quelquefois atteint ; les poumons, et plus souvent encore le cœur, l'estomac, les intestins , le foie, la rate, les reins, la vessie et surtout l'utérus, y sont également sujets. L'auteur dit avoir surtout observé la névralgie utérine , chez les jeunes filles, à l'époque où elles commencent à être réglées; cher elles , elle est souvent free vs les paroxysmes revenant chaque jour ; d'autres fois, elles durent plusieurs Jours de suite et disparaissent après. La douleur est vraiment névralgique; clle part de l'utérus ets'etend jusque dans les deux régions iliaques.

Mac-Culloch prétend que le genou est fréquemment le siége d’une névralgie qui peut être prise pour une tumeur blanche, et que Brodie à décrite sous le nom de tumeur blanche h5 stérique ( hysterical white sweiling ).

Parmu les causes auxquelles on attribue les névralgies , il en est une sur laquelle les auteurs français gardent ordinairement le silence ; elle a été signalée par le ducteur Mac Culloch, qui a basé sur elle l’hypothèse à laquelle il a consacré son ouvrage sur les fièvres intermittentes, et dans lequel il s'efforce de rattacher les névralgies à la même cause que les fièvres périodiques , c'est-à-dire à l'influence des miasmes marécageux ou malaria, L'auteur, sans adopter entièrement l'opinion de Mac Culloch sur l'influence de ces miasmes , pense cependant qu'elle agit beaucoup plus fréquemment qu'on ne le croit communément, « À l'époque où, ül 7 a quelques années , les fièvres intermittentes pernicieuses et anormales étaient très-répandues parmi nous, j'ai vu plusieurs fois , dut-1l , les paroxysmes affecter l'une des formes des névralgies ; tantôt celle d'une hémicränie où d'une névralgie faciale ; d'autres fois, d'une névralgie des muscles des membres ou des parois abdominales , ou enfin des organes des grandes cavités; on observait cette dermère forme surlout À es les cas où la maladie semblait être devenue chronique et où le sujet présentait l'aspect et l'expression pr les personnes qui soni resiées pendant long-temps sous l'influence des émanations marécageuses. »

L'anémie , quelle que soit la cause qui l'ait déterminée, est encore une circonstance très-favorable au développement de cette maladie. A en croire l'auteur, il arriverait très-fréquemment de la voir survenir chez les sujets qui relevent de la fièvre jaune, et qui ont été traités par des saignées trop abondantes, et, dans ce cas, c'est surtout la tête qui devient de préférence le siége de la névralgie.

La mort rrivant rarement pendant le cours d’une névralgie, o0 n'a jusqu'a ce mouent que des connaissances assez vagues sur la condition anatomique des parties qui sont le siége de la douleur; les seuls faits nouveaux rapportés par M. Chapman sont ceux qu'a recueillis sir Henri Halford , qui atrouvé dans un cas une exostose du bord alvéolaire ; dans un autre , unc maladie du sinus; dans un troisième, une matière de production anormale déposée à la surface interne du crâne.

On disputera long-temps encore sur la nature de la névralgie. Est-ce

une inflammation, ou une simple irritation, où une variété du rhumatisme, ou une maladie spéciale, sui generis ? C’est ce que M. sx à

man ne cherche point à décider ; il se contente de dire qu'elle réside

spécialement dans les nerfs des sensations, dont la sensibilité est élevée au degré le plus haut d'exaltation; et qu'elle est l'extrême opposé de la paralysie.

Après avoir parlé desdivers moyens qui ont été employés dans letrai-

teunent des névralgies, le docteur Chapman cite le galvanisme , l'électricité et le magnétisme comne ayant réussi dans un certaia nombre de cas. Ïl décrit la manière dont le docteur Harris a employé le palranisme , et avec succès, dans plusieurs cas de névralgie de la face.

Nous allons faire cunnaître en pen de mots cette méthode , qui a éié employée d'abord dans le traitement de l'épilepsie , et qui repose sur l'hypothèse d'une accumulation considérable de fluide électrique dans le cerveau aux dépens des autres parties du corps, en sorte que la guérison dépend de la répartition égale de ce fluide dans tout le corps.

La peau est dénudée sur deux points différens à l'aide d'un petit vésicatoire de la largeur d’un six pence ; d'abord, à la partie postérieure et supérieure du col, et ensuite au-dessous du y Après avoir enlevé T'épiderme , on applique sur la plaie du col un morceau d'éponge mouillée d'eau et à peu près de la même grandeur ; au-dessus, où pose une plaque d'argent munie d'un ajustage auquel est attaché le fil con-

ducteur, qui descend le long du rachis en traversant un ceinturon de peau de chamois qui sert à le maintenir, et arrive ainsi jusqu'au pli du genou , où il est fixé à une plaque de zinc, laquelle est appliquée sur La surface dénudée de la mème manière que la plaque d'argent, à l'exception qu'au lieu d'une é, onge c'est un morceau de chair ou de parchemio qui est placé entre elle et le derme dénudé.

L'appareil étant ainsi placé, on Le laisse agir sans interruption

dant douze ou vingt-quatre heures, suivant les circonstances. Au Len de ce temps, la surface des plaies a besoin d'être pansée , et les plaques , qui sont couvertes d'une couche épaisse d'oxide, doivent être

ces.

L'auteur termine son mémoire par le récit de plusieurs cas de névralgies , dont trois dépendaient de l'irritation des dents, et où la guérison a suivi immédiatement l'extraction des dents malades, Une autre série comprend trois cas encore, et où la maladie est attribuée à l'alté. ration des vertèbres ou plutôt à cet état que les Anglais indiquent sous le nom d'irritation spinale. Le cas suivant nous en va fournir un exemple,

Ons.— Je fus consulté par une dame de Géorgie, qui, depuis plasieurs années, souffrait des douleurs très-sigués dans chfléreutes parties du evrps , et dont eile n'avait pas été soulagée par les plus habiles médecins d'Amérique et d Europe, La nuit, elle était torturée par des douleurs névralgiques, soit de la tète , ét ressemblent au cvs hyatericus, soit dé la poitrine , et qui s'accempagasicat de trèsfurts élancemens dans les poursons, ke cœor ou le diaphragme , avec impossihilité de con-erver la position horisontale. D'autres fois ces douleurs occupaient l'abdomen, se portant tantôt sur un organe, Lantôl sur un autre ; enfin quelquefois elles se Gxaient pour quelques heures sur les membres inférieurs, La malade, privée: presque continurllement de repos, était Lr:s-ainaigrie; elle avait perdu l'appétit ; son estomac était ex rémement trilable et ne pouvait rien digérer, Elle avait te iaitée comme étant affectée d'une angine de poitrine , de dispepsie, d'hépatite chronique, de guatte, de rhumatisme, de prolapsas de l'utérus , etc, Suivant la prédommancs des symptômes à l'époque ; mais à ma première visile, je reconaus que Lous ces symplèmes devaient être rapportés à l'irrilation générale, Je fus confirmé dans cette oprnion, lorsque exsminant la colonne vertébrale, je trou vai que les dervitres vertèbres durssles faisaicot une ssillie et étaient sensibles à la pression, Le séjour au lit,et quelques muyens locoux tels que des ventouses , des sangswes et un vésicatoire, appliqués aux euvirons de Ja tumeur, lui proeurerent assez de soulagement pour l'engager à continuer re traitement le temps nécessaire , et au bout de plusieurs mois elle était complétement rétablie,

uel

La dernière série de cas rapportés par M. Chapman comprend ceux qu'il attribue à l'irritation du système ganglonaire. C'est dans ces cas qu'il a obtenu le plus de succès de l'emploi du carbonate de fer.

Obs, — Un habitant de la Louisiane , bien mn demeurant dans un district très-marécageux, avait cependant eutièrement échappé oux fièrres intermittentes

à pendant plusieurs années y avaient êté très-fréquenies; mais depuis d ux ans il souffrait de ceampes de l'estomac qui d'abord revinrent exactemeut chaque jour, et emuite tous les deux jours. A ces erampes succédèrent des élancemens très-aiqus dans la région des res et de La vessie , qui n'offeirent plus de périouli cité, et revinrent trés-irnégaliéement, Plusieurs medecins avaient été consaliés , etles uns avaient considere cette maladie coomme une hépatite chronique, dauwtres comme ae méphrite eslculeuse , d'autres pour la goutte , ele. M'étant bien assuré qu'il neo était rien. je crus devoir La considérer comme de nature névral. gique dépendant de L'influence des missmes marécageux, Je comm par soumettre le malade 5 l'usage des polules bleues, que j'alternais quelquefois avec un purgatif, et ensuite je bui administrai be sulfate de quinine à lorte dose, ani à La piperine, Le malade éprouva ua soulagement nolable ; mais comme 1l n'était pas complet, j'eus recours enÜa au sulfate de cuivre, qui Bt disparaitre tous les prié nomenes taorbides.

OBSERVATIONS RECULILLIES 4 L'INFIRMERIE DE BALTIMONE, par le docteur Misuer, médecin de l'établissement.

Nous avons vu, dans l'article précédent, l'application de l'ar-

pareil galvanique du "docteur Harris dans le traitement des névral-

es; ici nous voyons le même appareil employé dans le traitement de A paralysie, mais avec des effets si surprenans et si peu en rapport avec le peu de force que doit avoir cet appareil, que nous allons analyser la prémière observation , afin de mettre le lecteur à mème de juger par lui-même et de pouvoir répéter l'expérience à l'occasion.

La préparation qu'il a employée est l'extrait de belladone, et s’il lui a donné la préférence sur la poudre des feuilles et des racines de cette plante, qui est ordinairement employée en Europe, c’est uniquement parce qu'il n'a pu se procurer cette dernière ; il est toujours facile de s'assurer si l'extrait a conservé ses propriétés , ou s'il n'a pas été falsifié, en examinant l'effet qu'il produit sur la pupille. ,

L'époque à laquelle il emploie la belladone est celle où les symptômes inflammatoires, lorsqu'ils ont été prononcés, commencent à décliner. Aussi la saignée, les laxatifs , la diète et les vomitifs précèdent-ils presque constamment l'emploi de la Lelladone , et c'est immédiatement après l'emploi de ces moyens que ce narcotique peut être utile ; mais lorsque l'état inflammatoire-est peu prononcé, il engage à l'admioistrer, mème pendant la durée du traitement antipblogistique.

Lorsqu'il doit employer cet extrait, il commence par le faire triturer avec de l’eau, à oendlle ajoute une quantité d'alcool pour empêcher que la fermentation n'ait lieu. Chez un enfant de trois mois, :l en donne environ un sixième de grain toutes les trois heures, un grain chez un enfant de 2 ans et un grain et demi à celui de 4 ans. On doit examiner avec soin les effets qu'il produit sur l'économie , et aussitôt que la pupille commence à se dilater ou l'on cesse totalement de le donner, ou on le continue à de beaucoup plus petites doses; mais aussitôt que l'influence de la médication diminue , ce qu'il est toujours facile de juger ee l'état de la pupille, on recommence à l'administrer à doses we élevées. .

Le point sur lequel l'auteur insiste le plus fortement, c'est que lou

ut et l'on doit continuer Je traitement jusqu'a ce que l'influence de la clladone sur La pupille soit appréciable. On peut aller jusque-là sans rien craindre; mais aussi on ne peut dépasser cette limite sans imprudence,

OBSERVATION DE PARAPLÉGIE GUÉRIE PAR LÉ GALVANISME APPLIQUÉ PAR LA MÉTHODE DU DOCTEUR HARRIS. ,

Ons. — Mullen , Irlandais, âgé de 26 ans, fut admis le {2 juin 1833 , alerté d'ane paraplégie ; il rapporte tue jusqu'à l'époque où, l'année dera.ère, il fat pris d'ude bèvre intermittente , sa santé avait toujours été bonne et qu'il avait pu se livrer aux travaux ls plus rudes. 1] est pâle , très-abattu, maigre ; il éprouve encore de temps en temps des frissons et de la bèvre, et dans l'intervalle sa température et celle de mentces inféricurs surtout est très-basse, II y à une déviation considérable de l'épine qui offre une tumeur de trois pouces de diamètre à sa base sur ua pouce et demi de saillié, et est placée au-dessus de la cinquième ou de la sixième vertèbre dorsale.

Cette tumeur remonterait, si l'on croyait le malade, aux premièrs années de son existence , et il n'en avait jamais éprouré d'incommodités; quand le séjour qu'il Gt ou lit pendant sa fièvre l'icrita; pois elle s'excoria et les progrès de l'ulcération s'accompagnèrent d'une diminution g du: Île de L sensitulité et du mourement des extrémités inférieures, jusqu'à ce qu'en6n il perdit entièrement l'un et l'antre, et maintenant la pa-alysie ect complète. M ressent dans les régions iliaet le lang du rachis quelques douleers qui étaivat besacoup ent fortes et p ag rpm avant que la paralysie füt complète, Un grand nombre de moyens avaient été employée, et, comme on le voit, sans succès. La première indication était de faire disparaitre La fièvre intermittente qui pérsistait toujours, ce que l'on obtinten quinze jours de l'emploi des moyens ordinaires.

Quant à la paralysie, elle fat combatiue par deux ordres de moyens différens. D'abord le malade fut couché sur un plae incliné, de manière que la moilié supérieurce du corps dt soutenue , et que la partie inférieure (üt presque abandonnée à son propre poids. Cette position lui procura imméliatement un soulagement indéfini Le, mas les parties inférieures n'es restèrent pas moins insensibles, et l'on ent recours au galvanisme employé par la méthode du docteur Harris: la seule différence que nous trouvons est que les plaques sont indiquées comme ayant deux pouces de diamètre. :

Quelques minutes après que l'appareil eut été appliqué , nous fümes extrèmement surpris du changement qui se manifestait dans l'etat de la circulation et de h re des membres paralysés : le pouls, qui avait varié entre 96 et 112, s'arréta à 88. La température, qui avant né s'élevait pas au-dessus de 62°, Fahrenheit arriva en peu de temps à 89°. D'abord l'appareil galranique fut appliqué deux à trois fois par jour, et maintenu pendant une demi-heure chaque fois. Fe. marquant que la lempérature, la circulation et les sensations générales étaient toujours améliorées pendant l'application de l'appareil, et que la ples grande partie decette amélioration disparaissait dans l'intervalle , on le maintint constamment appliqué, Au bout de quelques jours l'amendement était notable; la sensibilité it à revenir, él quelques très-légers mouremens se firent apercevoir dans les res paralysés. Le

jours après que l'on eut contmencé ce traitement, on voulut s'assurer air ion qui se manifestait dépendait de la confiance que le malade pouvait avoir dans ce moyen nouvèsu, el si réellement on devait l'attribuer au galvanisme, On changea les pôles sans que le: malade pt s'en aperceroir , ét immédiatement la respiration devint laborieuse ; dit que ses entrailles lui sémblaient renouées, et qu'il allait être étonffé par quelque chose qui montait du fond de son veutre jusqu'à ls gorge, et rs lui donnait le mal de cœur. Il était nécessaire de immédiatement la we, ce que l'on ft sans qu'il pôt s'en apercevoir ,

et à l'instant même le malale it qu'il se trouvait de nouveau très-bivo.

Le traitement, commencé le 6 septembre, fut continné jusqu'an 80 octobre, où le malade se trouva assez bien pour que l'on crût devoir s'en tenir au plan incliné seulement, et à l'usage de quelques toniques. Pendant le mois de décembre et du: janvier. on lui permit de marcher dans Les salles , et à la fin de février sa conva-

était très-avancée. -

CAS DE FRACTURE NON RÉUNIE , Lraitée avec succes au moyen du frottement ; Isaac Pannisu , M.-D,, l'un des chirurgiens de l'hôpital de Will, pour le traitement des estropiés et des aveugles.

Ons. — Samuel) : , de New-Jersey , homme athlétique , âgé de.27 ans, consulla mon père l'été ier une fracture non-réunie de | . 1l raconta que le #" mars 4833, il s'était cassé le bras par accident à bord du bateau à vapeur Trenton; un chirurgien d'une ville voisine avait réduit les fragmens arec soin et mis le membre dans des aïtelles; les parties lésées n'avaient causé que peu de douleur; on avait laissé le premier appareil à demeure pendant trois semaines; puis. on avait appliqué d'autres attelles qui étaient demeurées en place durant trois mois. Au bout de ce temps la fracture n'étant point réunie, s00 chirurgien l'avait engagé à consulter aïlleurs.

£e enlevant les attelles, on trouva le membre considérablement rédmit en volume , l'action de ses muscles perdue , et la circulation capillaire pen active. On lui conseil de laisser de côté les attelles et le bandage, d'exercer modérément le membre , de se soumettre à un système suivi de frictions extérieures , et de revenir à la froide saison.

Il revint donc én automne , mais <ans amélioration; de l'avis de mon père il se confia alors à mon ami be docteur W. Ashmead et à moï.

A l'aide d’un exsmen attentif, favorisé encore par l'émacintion et la flaccidite du membre. nous troavämes une obliquité peu ordinaire des fragmens ; les surfaces fracturées n'ayant pas moins de trois poures détendue ; on suivait distincte ment avec le doigt les bords de ces surfaces . les extrémités arrondies des fragmens et l'intervalle qui les 7 Cette grande étendue de La fracture join'e à Lx perte de l'action masvubeire du bras, détercminait un étartement plus où moins grand selon La position du membre, tandis qu'un état plus vigoureux des i molles aurai pu maintenir les fragmens en contact. Quand l'avant-bras était fléchi à angle droit, l'écartement avait lieu dans toute l'étendue de la fracture , mais principalement à «a pärtie #apérieure, Après plusieurs essais, nous ne trouvimes qu'une position où le parfait contact des fragmeurs avait lieu ; et ayant donné cette position au membre, des fragmens furent saisis chuctin d'ane main, et on leur com muviqua un mouvement violent de frottement l'un sur l'autre. Celle manœuvre fut coutinuée plusieurs minutes ; après quoi le membre fut asujéti toujours dans la mème position à l'aide d’un léger appareil, et ms dans une boîte angulaire ; et une mince attelle de bofs fut spyliquée sur le siége de la fracture,

L'opération fut répétée plasieurs jours de suite par le docteur Ashmesd et par moi. Les premiers essais, quoique faits avec toute la force dont nous étions cspsables, ne développaient.que de sensibilité dans Les surfaces de Li frartur.. Mais en peu de jours, le malade commença à y sentir de la douleur, que ch nouvelle manætvre acerut jusqu'à ce qu'enfin elle devint signë. Les bouts des fragmens étaient moins mobiles; la chaleur et le mouvement étaient rerenus dans le mémbre , et nous fümes obligés de diminuer la fréquence -et la force des frottemens.

Au bout d'environ un mois, l'union osseuse devint évidente à la partie inférienre de la fracture ; «Île marcha avec rapidité et devint tellement solide qu'on put se dispenser de re. de la boite ; des douleurs avec élancemens se faisaient fré-

tir

: + à emment sen ns le membre et toute tentative pour le déranger causait une rique la belladone dans le traitement de la coqueluche, et 11 parait l'a- allanes con<idérable. Dans ces circonstances , ré) ne voulimes point contra -

voir fait avec un succès coustant toutes les fois que la préparation qu'il |!rier les salutaires efforts de la nature, Elle procéda si heureusement que deux mo s a employée n'était pas aliérée, que la maladie était arrivée à la période ||sprès le commencement de notre traitement , nous eûmes la satisfaction de recon où les antispasmodiques peuvent &re utiles, et qu'il n'a pas ré naître ane couche solide de cal environnant toute la surface de cette fracture sà

hniges hors desq itement , à étendue, Les miscles acqmirent en peu de temps leur volume et leur force a-rou ks lies ue les ce traite peut n être pes sans dnger , tumés , ct lé malade a par à ses a an etcepaliens.

La seconde observation est l'histoire d’un jeune homme âgé de 16 ans, et ui était affecté d'une paralysie générale depuis plusieurs mois. La cause de cette paralysie générale, qui était venue graduellement, était restée inconnue. Aprés plusieurs traitemens, elle avait été déclarée incurable, et le 11 décembre, on commençà l'emploi du galvanisme. A cette époque , la paralysie du mouvement était complète , à l’excep tion des muscles de Le et du col et de quelques-uns de ceux du bras gauche. La sensibilité, au lieu d'être affaiblie , était plutôt exagérée.

Une grande amélioration se manifesta aussitôt après l'application de l'appareil; au bout de trois jours , le malade pouvait se tenir debout et seul, et au commencement de février il retourna à ses travaux.

EMPLOI DE LA DELLADONE DANS LE TRAITEMENT DE LA COQUELUCHE, par le docteur Jackson.

L'auteur est l'un des premiers médecins qui aient employé en Amé-

suffit de dix jours d'application de l'appareil pour que la douleur eût

tout-à-fait disparu. Dans le cinquième cas, qui était encore une né.

vralgie de la tête et de la face très-grave, et qui avait résisté aux

moyens les plus divers , ce ne fut que quatorze jours après l'application

de l'appareil que la malade éprouva un peu de soulagement, et il ne

fallut Pi moins de cinq semaines pour que la douleut eût compléteisparu.

Ce procédé, comme on sait , a été recommandé par Celse ; mais les cas de succès étaient si rares qu'il avait été à peu près abandonné. L'auteur pense que la réussite a été due ici à plusieurs causes favorables : 1° la fracture était à l'huméros; 2° elle offrait une obliquité extraurdinaire ; 3° le membre était très-amaigri , et les muscles sans action ; 4° La constitution était robuste et les habitudes tempérantes.

Nous ajouterons à ces circonstances, dont nous sommes loin de nier valeur, que la von-consolidation ne semblait déterminée par aucun vice interne ; il paraît plutôt qu'elle était due à une striction trop forte exer-

menu Ces cinq cas, qui tous ont été heureux , étaient autant de névralgies

de la tête ou de la face; mais dans deux autres cas que le docteur Har-

eée sur le bras dès les premiers jours , situation qui avait même pro-||ris rapporte également , et où le traitement a échoué, la douleur oceuduit l'atrophie. Ce fait viendrait donc à l'appui de la théorie inge-||pait différentes parties du corps , et cependant dans un de ces cas le nieuse par MM. Petruoti et Nanula, et que nous avons repro-|| traitement fut contimmé , sur la demande de la malade, pendant plas-de duite un de nos derniers ouméros. cinq mois, Aussi le docteur Harris semble-t-il disposé à admettre ‘que

le galvanisme tel qu'il l'emploie n’est utile que dans les cas où 1a.né-

OBSERVATION D'HXPERTROPUIE DES MAMELLES, par le docteur Husron.||vralgie occupe soit La tête , soit La face.

DESTAUCTION DE L'UTÉAUS, DU PÉRINÉE ET DU neorum à la suite d'un accouchement; guérison; par le docteur John Swerr, de Ridgway.

L'observation qu'on va lire, fort rare et fort curieuse , offre un exemple frappant des ressources de la nature dans des cas presque désespérés.

Ons, — Une femme dgée de 90 ans, de constitution robuste , sccoucha de son premier enfant ke 28 juin 1830, à terme , après irente-xix heures d'un travail oible. Durant cœ temps, on lui avait tiré du sang, administré 1rois où quatre doses d'opium ; un médecin peu exercé à celle manœuvre avait appliqué sans succès un forreps d'une construction mauvaise ; tout à coug ls douleurs avaient cessé, et il s'en était suivi de ls paralysie dans les extrémités inférieures et de la douleur dans les hauches et dans le ds. Plusieurs accoucheurs présens l'araient laissée dans ret état plusieurs heures , tandis qu'ils durmaient cux-mêmes ; et enGa l'eufant était vebu presque sans secours étranger, et du moins sans effort de Ja

mère. :

Le 2 juillet, je fins appelé pour visiter cette malbeureuse femme , ct la trouva

Ons. — Charlotte Russel, fille de rouleur, arrirée à l'âge de puberté, subit les inodifcations ordinaires à son sexe ! toutefois elle s'aperçut que le sein gauche se développait extraordinairement ; et lorsqu'elle atteignit ses quatorze ans et quatre mois, 1! était d'un volume énorme, Elle #nirs comme doenestique chez M. Henry Miller ; les deux seins s'hypertrophièrent ressivement durant sx Mois; mais à dater de cette époque, l'accroissement devint plus rapide , sans presque aucun dérangement de la santé générale; ses règles étaient seulement peu obondantes A 16 aus elle entra à la maison de Charité de Philadelphie ; à l'examen on aperçut une large escarre superficielle à la partie La plus déclive du sein gauche, nv d'ane contusion récente. Elle soaffrait des douleurs cruelles. La langue était chargée, le ventre resserré; La peau des seins chaude; le pouls indiquait une irritation fébrile considérable. On administre Les remèdes couvenables; quatre jours après loute la surface des deux seins offrait une disposition à la gangrène ; la fièvre hectique s'établit; le délire sursint , les forces baissèrent rapidement, Elle coutieus à languir eucore quatre antres jours, puis elle succomiba.

Autopsie. À l'extérieur Les seins présentent deux masses ovoides considérables, s'étendant de la clavicule à l'ombilic, Les mamelons avaient totalement disparu dans cette énorme distension des tégumens ; les dimensions prises avec soin donnèrent les résulials suivans :

Sein droit, Sein gancbe. À our. or : nd : souffrant de doaleurs trèt-aigaés ; le pouls était à 400 pulsations ; elle vomissait

— Naam + : Lirrtais ri ane bite d'un vert noirdtre. Ses pareos la regardaient PAL re perdue. ; Poids | 42 livres. 20 livres J'administrai d'abord le sulfate de magnésie à dose purgative ; il arréta immé- | x i distement le romissement , et peu de minutes après, la malade demanda à man-

ger. Je permis quelque nourriture qui fat agréable à l'estomac ; et su<si souvent que les romi-semens reparurent, le même muyen fut appliqué et réussit de méme 0 les calmer. : .

J'examinai les parties génitales ; les grandes lèvres et le périnde étaient à l'état de gengrène. Je preseriris, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, de La levure et du charbou , du quinquine jaune acxlulé avec l'acide sulfurique, et cn même temps du vin pour soutenir le système.

Le 42 juillet, La lyaipauite survint; je su is œ trailement et administrai l'huile de ricin à large dosé ; je prrscrivis des lotions d'eau froide et l'application d'un bandage sur l'abdomen ; en quelques beures, les intestins furent évacués , et une douce sueur qui suivit enlevrs de nouveau la douleur.

Le 13, je trouvai le fond de l'utérus descendu dans le vagin et apparaissant à lnsutve; un léger cffurt de là garde-malade amena as debors tout le système utérin complétement détaché.

Le 45, le rectom se sépara à quelques pouces au-dessus du niveau des pubis, __ à son tour dans le vagin, et vint faire saillie à travers les grandes lèvres ;

a garde ke saisil eo ma présence, et en tirant dessus avec douceur, sa partie inférieure se sépara aisément du slnocter de l'anus, sans que la femme se plaignit d'aucune douleur. Je procédaialors à nnnouvelesamen, et je trouva le périnée dé. trait de manière à laisser un closque unique s'étendant du coccyx aux 05 pubis, Le sphincter urétral avait en même temps perda son action contractile, et il y avait à lo fois incontimence d'urine et des matières fécales. Durant plusieurs scmaises , La femme soulfrit d'ane crurie où phiegmasia dolens, qui da en parlié au traitement antiphlogistique.

Au mois de ele , tout était cicatrisé au dehors ; il me restait qu'un écoulement de pos qui venait manifestement du bas-ventre, Une anse d’intestin descendait de trois où quatre poures dans le bistin. fottait sor le sacrarm dans la ca-

A la dissection où ne trouva ni épanchement de liquide, ni développement de tissa morbide, C'était une demple hypertrophie, portée à ce degré énorme, du tissu adipeux et de la glande mammaire.

roles étaient plus gros que daus l'état normal et ils semblaient avoir subi une altération morbide, L'utérus, de volume ordinaire, avait les deux tiers de sa surface interne tapissés par une lymphe coagulable, Rien de bieu remarquable ailleurs.

Ce fait est d’antant plus remarquable que cet accroissement de masse n'avait aucunement infué sur la nutrition des autres organes; tous avaient leur développement normal ; et la légère diéstien de la cavité de l'utérus , si étroitement unie de sympathie avec les mamelles, s'explique tout naturellement par l'altération plus voisine des ovaires.

CAS DE MÉVRALGIE TRAITÉS PAR LE GALVANISME, par le docteur Hannis, chirurgien de la marine et de l'hôpital de Pensylvanie.

Nous avons fait connaître dans un des aiticles précédens la manière dont le docteur Harris emploie le galvanisme ; il.va nous suffire maivtenant de résumer les faits rapportés ici.

Le premier malade chez lequel cette méthode fut employée éprouvait depuis plusieurs inois des attaques d'épilepsie qui revenaient chaque jour avec une grande violence, el étaient accompagnés d’une irritabilité

nerveuse extrème et d’une douleur de tête qui paraissait névralgique et fe avait précédé l'épilepsie. Après quelques jours de l'emploi rs l'ap-[["ité vaginale, et était senublermsent affectée por l'air frosd. Je fs soutenir cet inel lirtation nerveuse et la douleur névralgique avatent conan 792 ane ne pong cn pue de pere. qi agi nt Le Le je at rablement diminué, et au bout de deux semaines elles avaient totale- Moi si étendue et l'orifice si large, que l'œil plongeait dans toute ls cavité pelment cessé ; les attaques d'épilepsie avaient aussi perdu de leur fré-||vicane , et pouvait directement s'assorer de Plones de tout le système utérin et quence et de leur inteasité, mais le malade ne oh pas continuer le||du rectum, . traitement, Malgré cet énorme dégät et l'inflammation prolongée des viseères abdominaux , Ce résultat isattepda (le galvanisme était dirigé, non contre la né- er does Sr prog à root he z ne vralgie, mais contre l'épilepsie) détermina le docteur Harris à employer abondance ; cette tion dura deux mois puis disparul. Elle rive ronséquese. le au À moyen dans le traitement d’une névralgie de la tête qui avait : ! résisté à tous les moyens que l'on emploie dans le traitément de ces ma- Jadies ; au bout de onze jours, la douleur avait entièrement cessé, et deux ans après elle n'avait pas reparu.

Le troisième cas où l'appareil fut employé était celui d'une névralgie de la tête et de la face qui durait depuis huit ans et avait résisté aux moyens ordinaires. Le quatrième jour de l'application de l'appareil galvanique, la douleur avait commencé à diminuer, et le viagttroisième , elle avait entièrement disparu. Dans un autre cas de névralçie de La face, chez une demois:lle, lequel durait depuis deux ans , il

event sis mots après l'écoulement, et ni son apparilion ui sa disparition ne causèrent aucun trouble dens l'économie,

Depuis lors, La santé se majaunt ; les couleurs même sont revenues. Le 46 février 1892, son père m'a appris qu'elle pouvait jusqu'à un certain point rester maitresse de ses urines, et il y a eu de croire qu elle arrivera à les retenir toutà-fait. Rien de semblable n'est à espérer pour les matières fécales; mais le 24 mars 1834 La santé éta t bonne sous tous Les autres rapports.

if. BALTIMORE MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL AND REWIEW.

Le cahier de janvier contient : 1° des observations sur la pneumo-

nie bilieuse, par Nathaniel Potter ; 2° observations sur la patholo-|Inombre de cas qui en ont été observés chez les hommes de cette couleur,

gie de la fièvre, par John Harrison ; 3° observations sur la mort déterminée par l'ingestion d'eau froide le corps étant en sueur, jar R. Tolifree; 4° observations sur la pathologie et le traitement de l'asthme, par E. Geddings; 5° histoire d'une tumeur extraordinaire pendant à l'oceiput, par E.-S. Bennett; G° observations sur ef quesunes des causes des hémorrhagies secondaires , par -k. Smith ; 7° énstrument pour retirer les corps étrangers de l'æsophage, par Tolifree ; 8° mélanges pathologiques , par Richard Thoias ; 0° observation de petit plomb rendu par les urines, par William Watson.

On trouve dans le cahier d'avril : 1° des observations sapplémentaires sur la lithotomie, avec la description d'un instrument propre à L'auteur, et d’une table pour placerle malade, par N.-R. Smith ; 2° remarques sur une méthode pour effectuer l'accouchement dans les cas de difformité du bassin, par Ch. Meigs; 3° sur la nature de la maladie improprement apyrelée delirium tremens , ou folie des ivrognes (Mania à potu), par Alex. Baron: 4° un cas d'hydrothorar fraité avec succès, avec de nouvelles vues sur La nature de la maladie , et Le mode probable d'agir des moyens employés, par Thom. M. Logau ; 5° quelques remarques sur La mort subite sans lésion apparente ni altération organique, et attribuée au vent du boulet, par R. Tolifree ; 6° cas de ligature de l'artère fémorale pour un anévrisme poplité, par N.-R. Smith; 5° observations sur le traitement de la gastro-entérite folliculaire febrile, par E. Geddings.

RECHENCHES SUR LA PNEUMONIE mILIEUSE, par le docteur Porren, professeur de médecine pratique à l’université de Maryland.

L'auteur, après s’être plaint de l'absence de traités spéciaux sur cetie maladie, où plutôt sur cette variété de la pneumome , et avoir indiqué les travaux de quelquesuns des auteurs du dernier siècle sur ce sujet , et spécialement l'opinion de Gullen , pour lequel cette paeumonie n'était qu'un typbus compliqué de symptômes pulmonaires et hépatiques , annonce que c'est surtont dans les états de l'Amérique du nord que l'on peut l'étudier avec le plus de succès; car c'est là qu'on trouve plus qu'aillenrs l'influence toute-puissante de ces miasmes {malaria) , si abandans dans les pays nouvellement ou partiellement cultivés, el ces variations subites de température extrême qui donneat à Ia maladie les caractères les plus prononcés et la forme la pius grave. C'est pourquoi dans les états du milieu de l'Amérique du nord tous ses phéoomènes sont extrémement développés, tandis que dans Îes états situés à l'est là maladie est beaucoup moins bien caractérisée, Mais ce qui est irés-remarquable, c'est que, au rapport du docteur Potter, celle maladie devicot depuis quelques années très-commune dans des

états où ayparavant elle était presque inconnue. Ainsi, dans l'état del Jersey et sur les rives de la Delaware, elle est devenue beaucoup plus]

commune depuis viagl ou trente ans; il en est de mème au sud du Polomac et daus tous les anciens établissemens du sud , où on l'observe maintenant tiés-fréquemment , et où, bien que les sympiômes inflammatoires soient très-prononcés, cependant elle revêt avec la plus grande facilité le type typhoïde. Déjà la même disposition se remarque dans les états du sud-ouest, et ainsi se Louve vérifiée cetle remarque prophétique de Franchlin, savoir, « que les pays nouvellement habités restent salubres pendant un certain temps, à [# suite de la formation des premiers établissemens ; qu'ensuite, Li la culture en à envahi une partie, ils exercent une influence très-ficheuse sur la santé de l'homme , influence qui ne cesse de se faire sentir que quand l'accroissement de la population exige que tout le terrain soil mis régulièrement en culture. »

Quelle que soit , sur la production de la pneumonie bilieuse , l’influence de ces causes signalées par Le professeur Potter, nous avons cru devoir les indiquer, et nous allons également noter quelques-unes des conditions dans lesquelles elle se développe de pres aux États- Unis, et les symptômes qui en forment les caractères principanx. Le lecteur y trouvera la facilité de comparer les observations recueillies de nos juurs avec celles qui ont été rapportées sur divers points de l'Europe pendaot le dix-huititime siècle, et il sera à même de reconnaître l'erreur dans laquelle se laissent entrainer ceux qui prétendent que dans toutes les nes la phlegmasie est le seul élément 1mportant, el qui nient la réalité des constitutions médicales,

La poeumonie n'offre pas également à-tous les âges le caractère bi-

lieux: elle est Le plus souvent simplement inflammatoire ou catarrhale thez les jeunes en‘ans; la pneumonie ilieuse est aussi très-rare chez les vicillards, et beaucoup moins commune chez les femmes que chez les hommes. Les nègres en sont aussi rarement affectés , et dans le petit

la maladie n'a jamais paru très-développée. k

La pneumonie bilieuse règne surtout pendant l'été et l'automne ; mais les hivers qui succèdent à un automne où la maladie a été épidémique, et toutes les grandes variations de la température , en voient développer un si grand nombre , qu'alors on pourrait la croire épidémique ; c'est surtout ce que l'on observe dans 2 printemps chauds qui succvdent à un hiver froid. Les sujetsqui ont échappé à la maladie pendant l'automne sont plus susceptibles de la contracter pendant l'hiver et le printemps ; mais ceux qui ont été guéris des livvres d'automne par d'abondantes évacuations sont rarement atteints de pneumonie bilieuse ; de même encore, Les sujets chez lesquels on a coupé prématurément une fièvre intermittente où rémiltente par le quinquin 1 ou d'autres moyens, sans les avoir. abondamment purgés , sont très-sujets à la poeumonie bilieuse. |

Une lassitude générale , la perte de l'appétit, l'amertume de la bouche, la constipation pendant un ou deux jours, une sensibilité exquise daas les régions abdominales ou thoraciques , et une douleur obtuse s'étendant depuis le foie jusqu'aux poumons, et s'élevant quelquefois jusqu'à l'articulation de D “pds sont les signes précurseurs de la poeumonie bilieuse lorsqu'elle ne se développe pas subitement. Trèssouvent les symptômes pulmonaires n'apparaissent qu'au bout de deux ou trois jours , et mème il arrive quelquefois que la maladie offrant la plupart de ses caractères , les pounons restent cependant à l'état sain. Üne céphalalgie intense est Le symptôme le plus constant et le plus saillant; elle précède ou accompagne toujours la réaction , qui, dans les cas les plus formidables , est précédée d'un frisson.

La peau offre fréquemment , quelques jours avant le dévelop de la maladie, une teinte jaunâtre qui est surtout marquée à la face. L'expecturation est moins copieuse que dans la pese inflaminatoire ; les erachats présentent une grande varicté de nuances , depuis le bleu foncé jusqu'au jaune de paille clair. Quelquefois, il ÿ a des vomissemens de bile abondans ou des évacuations aïvines bilieuses. L'urine , quoique limpide au commencement, ne tarde pas à prendre une couleur de plus en plus foncée et qui ressemble quelquefois à de fort café.

Au commencement , les symptômes sont ordinairement bien tran-

nt

chés; mais si le traitement n'est pas employé à temps, ou s'il n'est pas dirigé come il doit l'être, d'autres orgañes ne tardent pas à se pren-

dre, et il survient des complications si nombreuses qu'il serait impos-

sible de trouver dans les cadres nosologiques un nom pour désigner cet

état, À l'autopsie, on a trouvé les mt , des plèvres, les bronches, la trachée, le péricarde , le diaphragme , et une foule d'autres orga-

nes gravement affectés,

Le sang tiré de la veine a souvent un aspect tout-à-fait particulier ; le caillot est contracté sous forme d'une petite coupe et recouvert d'une coucane jaune et très-épaisse; le sérum est plus jaune que dans les autres maladies,

Le traitement recommandé par le professeur Potter comme ayant élé utile dans cette pneumonie bilieuse se compose de saignées faites dès le début , lorsqu'on est appelé à temps ; de vomitifs et de purgatifs. Dans beaucoup de cas, une seule sa gaée trop abondante amenait immédia tement les symptômes de collapsus et hâtait la venue de la période adynamique, Aussi , il préfère pratiquer plusieurs saignées et les faire plus faibles. Le reste du traitement n'offre rien de très-remarqualile.

ALCHERCRES SUR LA PATROLOGIE DE La FIÈVRE, par le docteur J. Han- AISON.

La fièvre est-elle simplement le résultat d'une affection locale , ou bien dépend-elle d'une maladie générale ou constitutionnelle ? Telle est la question déjà tant de fois agitée qu'examine ici le docteur Harrison : après avoir combattu l'opinion de Clutterbuck , qui attribuait toutes les fièvres continues à l'inflammation du cerveau , et l'école dite physiologique , il arrive à cette conclusion , qu'il est impossible de circonscrire l'origine de la fièvre dans une léstun locale, et qu'on doit la chercher dans un trouble de l'innervation, puisque c'est là le premier anneau jusqu'ici conau de cette série d’accidens qui s'enchainent graduellement pendant le cours de la maladie.

Dans le cours de cette discussion , l'auteur inroque un certain nombre de faits dont les uns sont empruntés aux auteurs français et à quel-

nes pathologistes anglais, et spécialement au docteur Tiveedie , et dont les autres lui appartiennent en particulier, pour démontrer que les lésions auxquelles on a voulu rapporter exclusivement toutes les lèvres ne s'observent pas constamment,

NEMARQUES SUR LA PATHOLOGIE ET LE TRAITEMENT DE L'ASTAME par le docteur Genoimes, prefesseur d'anatomie et de physiologie à l'université de Maryland.

Cet article est un bon exposé de l'état actuel de la science sur cette maladie; mais comme il ne contient aucune recherche spéciale à l'auteur, comme il n'offre rien que l'on ne puisse trouver ailleurs, nous vous en tiendrons à cette simple mention.

NOTE SUR UME TUMEUR D'UN VOLUME EXTRAONDINAINE, SITUÉE A LA PARTIE POSTÉGIEURE BE LA YÊTE s AVEC DEVELOPPEMENT CONSIDE- ABLE DU CENVELET , par le docteur Bexnerr.

Le fait suivant, bien que fort incomplet , offre cependant quelque intérêt ; d'abord, par le volume de la tumeur et ensuite par le rapprochement du développement anormal du cervelet et des penchans véné. riens de la jeune fille qui avait cette maladie.

Ons. Cette enfant naquit en 4815 daus les plantations du doctene Bennett, dans Ja Caroline du sud , et n'olfrit rien d'anormal au moment de +3 naissance; mais au bout de quatre semaines on vit apparaitre uae petite Lumeur un peu à gauche de l'opophyse mastoïde droite, où elle faisait une saillie d'entiron un demi-pouce audessus des parties voisines ; elle paraissait très-adhérente à l'os et resta à puu près dans le même état pendant deux ans; an bout de ce temps M. Bennett qui, alors n'était qu'étadiant et désirait, comme il le dit lui-même, de pratiquer une

ration, teuta de l'enlever. Mais à peine eut-il divisé les tégunsens qu'une matière médullaire blanche se présenta à sa vue et, en même temps, l'enfant crssait de crier; les venx se tournasicat e8 haut et elle semblait ensevelie dans le plus pro. fond sommeil. Aussitôt les lèvres de la plaie furent rapprochées convenablement, et au bout de six où huit semaines l'enfant était rétabli.

Peude temps après, une secoude tumeur apparut du cdté opposé, et bientôt elles commencèrent toutes les deux à grossir, et se rapprochant graduellement elles Guirent par st réunir en une large base qui était inclinée plutôt à droite qu'à gauche. Lorsque la petite fille eût acquis l'âge de six ans, elles avaient Île volarne d'un œuf d'autruche. À celle époque on découvrit qu'il existait dans l'os deux grandes ouvertures placées immédiatement au-dessous du point d'où lestumeurs semblaient être sorties, et qui les traverssient entitrement ; en sorte qu'il était évident qu'il existait une Hbre communication entre l'intérieur de la tumeur et la portion du cérvelet qui y correspomlait. Si l'on exerçail une légère pression sur ces points Ja

tite négresse perdait immédiatement tante sensilulité, comme si elle avait été

appée avec un lourd marteau, el revenait à elle aussitôt que la compression avait cesse, se plaigasnt de ce qu'on l'avait pre; 2 trop rudement sur la tête. Jusqu'à cette époque elle avait toujours joui d'une bonne santé ; Les facultés de l'esprit et celles du corps s'étaient gradurllement développées et elle n'éprouvait d'autres incommodité que ls gêne causée par la présence de ces deux tunwurs.

Lorsqu'elle attelgoit l'âge de onte ans elle commença à courir sprès les jeunes gras de la plantation , et tous les efforts de sa mère et de ses amies ne purent l'emptcher de se livrer au Hhertinage; lorsqu'on l'empéchait de sortie elle s'emportait, riait et avait recours à la crasturbation pour calmer l'excitation vénérieune dont elle était tourmentée à un haut degré. La celte époque de 58 vie il fat impossible de la retenir dans ses débordemens ; elle s'y Jirra continuellement jusqu'à l'âge de dix-sept ans , époque où elle mourat sabitement après avoir porté sur La tête ua lorge bsquet d'eau qui lui comprima fortement le cerveau et prohablement détermina uae apoplexie.

Peu de temps avant La mort, la tumeur offrait encore deux lobes dont Je plus gras avait, dapais la fontanelle antérieure jusqu'à son extrémité inférieure , 24

ures et demi, et dot le plus L ou supérieur avait 17 pouces. L'extrémité inféricure du premier de ces deux lobes avait environ 40 pouces d'épaisseur ; celle du plis petit 10 pouces et demie, La surface de la tamveur était rugueuse et couverte de cheveux rares qui lai donnaient l'apparence d'an scrotum énormé ment dilaté,

L'examen de la tumeur après ls mort 61 voir qu'une portion du cervelel sortait

r l'ouverture du côté gache de l'occipital, tandis qu'ane autre portion, du vo- {eme d'une orange, sortait par celle du côté droit. IE était évideat qu'elles étaient formées par la substance medullaire, Les inégalités osseuses dn contour des onvrertures de l'occipital avaient pénétré profondément dans cetie masse médullaire, mais sans y avoir détermisé aucun accident morbide,

Tels sont les seuls détails | nous trouvons sur ce fait curieux , que nous rapportons comme nous les trouvons ici dans le jouroal américain, c’est-à-dire sans commentaire, laissant aux physivlogistes qui s'occupent de l'étude des organes spéciaux de l'encéphale le soin d'y chercher une nonvelle preuve à l'appui des idées de Gall sur les fonctions du cervelet comme organe présidant à la reproduction.

OBSERVATIONS SUPPLÉMENTAIRES SUR LA LITHOTOMIE, avec la description d'un instrument propre à l'autenr, et d'uue table pour placer Le malade; par N.-R. Suiru, professeur de chirurgie à l'universite de Maryland.

Ce sont quelques remarques sur la taille en général et sur le procédé suivi par l’auteur en particulier , appuyées sur le résultat de dix-sept opérations tentées par le professeur Smith dans ces six dernières anpées, et loules suivies d’un succès complet.

On conçoit que de tels succès ont dû donner à l’auteur une confiance

sans restriction dans la méthode et le procédéqu'il a suivis ; aussi com. mence-t-il par élever la méthode latéralisée au-dessus de toutes les antres, et dans ceite méthode à critiquer les procédés ordinaires, afin d' substituer le sien. Sa première innovation a pour but de faire arriver L bistouri dans la cannelure du cathéter, sans incision préalable; pour cela il a joint à son cathéter une seconde tige appelée directeur , qui permet en effet de porter d'un seul coup le bistouri jusque dans la cannelure. C'est le mème but que s'était déjà proposé Guérin de Bordeaux, dont l'instrament se rapproche beaucoup de celui du chirurgien américain. On à jugé qu'une semblable addition ne valait pas ce qu'elle op. portait de complication au cathéter ; il est donc inutile de nous y arr. ter davantage.

M. Smith reproche au cathéter ordinaire d'avoir une cannelure trop peu profonde pour retenir sûrement la pointe du bistouri, et en outre mal disposée pour favoriser les diverses inclinaisons que doit prendre le couteau à mesure qu'il avance. Son cathéter à lui est donc formé d'une espèce de sonde d'argent de gros calibre, à paroissolides, creusée d'une large gouttière dirigée un peu en spirale , de telle sorte qu'elle occupe la face inférieure de la sonde à son origine , près de la courbure de celle-ci, et qu'à mesure qu'elle s'avance vers son bec, elle se tourne graduellement sur le côté ganche de la sonde.

De cette manière le bistouri ne peut pas s’échapper par les eûtés de la gouttière, M, Smith a voulu pourvoir aussi à ce qu'il ne franchit pas le cul-de-sac du cathéter par un mouvement inconsidéré. Pour cela , il à placé dans son cathéter, qui, comme nous l'avons dit, figure une sonde creuse ordinaire , une sorte de mandrin qu’il appelle indicateur. L'extrémité de ce mandrin est constituée par un petit Ÿ Mas de cuivre long d’un quart de pouce environ , et jouant dans le canal de }n sonde avec facilité. Ce cylindre est supporté par un fil d'acier assez long pour lui permettre be lente bec du cathéter. Lorsque celuicr est fixe dans l'urètre , ce petit cylindre est ramené jusqu'à l'origine de Ja gouttière, et sert de premier point d'arrêt à la pointe du bistouri pénétrant dans la cannelure. Mais ce point d'arrêt est mobile, et recule à mesure que le bistouri avance , jusqu'à ce que tous deux soient arrêtés

r le cul-de-sac de la sonde. On s'aperçoit alurs, à une petite arête

ixée au dehors sur la tige du mandris, que l'on est arrivé assez loin, et qu'il ne faut pas pousser le histouri davantage.

Le lithotome de M. Smith est un bistouri convexe à pointe mousse , fixé sur uv manche qui fait un angle obtus avec la lame.

Ealin la table sur laquelle il couche son patient présente à une extrémité une planche placée de champ, en travers, et creusée au milieu d'une échancrure destinée à recevoir le cou du malade , qui certainement alors ne saurait reculer. À l'autre bout est une traverse fort élevée soutenue par deux arcs-boutans latéraux, et munie de deux semelles auxquelles on Gxe les pieds de l’opéré, qui sont ainsi beaucoup plus haut que la tête.

On conçoit facilement le procédé opératoire : les règles sont les mê. mes que celles qui sont généralement indiquées, à part les modifications apportées par la forme des instrumens ; seulement, une fois le bistouri retiré, M. Smith porte le doigt dans a vessie en prenant le cathéter pour guide; puis il retire celui-ci, et se sert du doigt pour diriger les tenettes ; ce qu'il a toujours fait, assure-t-il, sans la moindre difliculté.

On connait assez les principes auxquels nous soumeltons la médecine denis ur prévoir otre opinion sur les instrumens de M. Smith.

oute complication de ce genre ne saurait être admise sans une absolue nécessité, où du moins sans de grands et manifestes avantages. Le cathôter de Guérin n'a jamais été pour la généralité des chirurgiens qu'un ahjet de curiosité; et si l'on a hésité à accepter le lit mécanique de M. Heurteloup, bien qu'il parût d'abord indispensable pour la lithotritie par percussion, comment propos r aux lithotomistes de s'emharrasser d'un lit du même genre, dont ils se sont passés jusqu'à ce jour ? Le nouveau procédé américain n'a donc d'autre avenir , à notre sens , que de grossir d’un chapitre de plus l'histoire de la lithotomie. Peut-être , cependant, y a-t-il là quelques idées qui méritent une attention plus sérieuse : ainsi la direction de la cannelure serait peut-être imitée avc avantage ; ainsi la position du malade, d’après l'expérience de M. Sæith, pe moins ténante que celle qu'en fait prendre ordinairement. Enfin c. précepte de diriger dans tons les cas les tenettes sur le doigt indicateur, déjà donné par d'autres chirurgiens , mérite au moins d'être contradictorrement discuté.

Les remarques qui suivent sur la manière de saisir la pierre, ne sont pas moins importantes,

M. M. Farlane, à Glascow, à justement remarqué, dans ses derniers comptes-rendus de chirurgie, que l'extraction de la pierre , quand l'incision est faite, est souvent la partie la plus difücile, La plus embarrassante et la plus périlleuse de l'opération. A l'instant où la vessie est di-

visée. elle se vide d'elle-même , se contracte sur, la pierre , et l'amène d'ordinaire au voisinage de la plaie intérieure. Or c'est une'erreur fort

commune aux chirurgiens , de ne pas réfléchir qu'il n'existe plus dans la vessie d'autre cavité que celle que remplit le calcul, et que celui-ci est.tout rapproché de la plaie. L'opérateur , pressé de terminer s00 œu- .wre, pousse donc ses teneltes A La pierre, s'en va dilater la portion de la vessie qui s'offre au-devant de l'instrument ; sans toucher à celle qui embrasse le corps étranger , et.qui peut faire croire à un calcul eukysté. Tantôt l'opérateur cherche la pierre dans le bas-fond de la vessie, où 1l la suppose ; d'autres fois, l'ayant touchée et sentam qu'elle échappe à ses efforts pour la saisir , il la poursuit plus profondément. Dans ces tentatives , il ouvre fréquemment ses tenettes et dilate ainsi cetie portion de la vessie de manière à y attirer du sang ct de l'air, et

à occasioner l'agitation du liquide et du gaz ce bruit qu'on a récemment ap és ave plus de précision que d'élégance, l'horrible clapotement des tenettes dans

Le Le sang se coagule dans cette partie de la vessie, et aussi sur la surface raboteuse de la pierre , en sorte que les tenettes, glissant sur le caillot, ne reconnaissent quelquefois plus celle-ci. Je ne doute pas, dit M. Smith , que souvent la pression continue qu'exercent les tenettes sur une région spéciale de la vessie, n'y détermine un certain degré de paralysie, tandis que le reste de l'organe demeure contracté sur la pierre. De là résulte une sorte d’enkystement temporaire dû aux efforts mêmes de l'estraction. Je suis certain d'avoir rencontré dans les auteurs plusieurs abservations,où de semblables erreurs avaient été commises ; et l'on ne m'accusera point de médisance si j'ajoute que j'y suis tombé moi-même , que j'ai éprouvé les mêmes diflicultés , et que j'ai eu ainsi la meilleure déus n | stratioo de leur possibilité. Nombre de faits rapportés comme des cas! de calculs enkystés ne l'étaient en aucune façon, bien qu'uffeant pres que toutes les difficultés qu'on rencont:e pour exir. ire une pierre de son kyste. ‘1

2 L'eberres qui vient d’être déerit dérive, souvent en partie de l'usage de tenettes trop longues. Dans aucune de mes opérations je n'ai jamais manqué d'atteindre lu pierre avec le bout du doigt, après avoir 1e: tré le bistouri; conséquemment , quand la vessie est vide d'urine, le calcul do't se rapprocher de la prostate. Pour le saisir , il faut introduire les tenettes dans toute la profoudeur du périnée, mais fort peu au delà de la longueur du doigt, et immédiatement dans la plaie de la ves sie. Il est manifeste qu'on ne saisit jamais mieux la picire qu'avec l'ex trémité des cuillers. L'extirpation m'a toujours mieux réussi, même chez les adultes, avec les tenettes recommandées pour les enfans , dont toute la longueur ne dépasse nas G pouces. J'ai pensé quelquefois qu'il conviendrait d'attacher à l'une des branches des teneites une sorte de garde mobile, pour avertir de ue pas les enfoncer au-delà d'une cerlaine profondeur,

» Î serait certainement beaucoup à désirer, quand la pierresetrouve à la plaie intérieure , de l'empêcher de reculer devant les tenettes. Si nous pouvions lui fournir en arrière un point d'appui , il est évident que la difficulté pour la saisir serait bien moindre , et qu'on ne serait jamais forcé de la poursuivre dans les recoins de la vessie, où elle peut se réfugier.

» J'ai rencontré récemment , dans un cas fort intéressant, une difficulté extrème d'extraire un calcul véritablement enkysté , et de la manière la plus embarrassante,

Os, — 11 s'agit d'un très-respectable gentleman , qui depuis plus d: quatre ans ressentait des symptômes équivoques de la pierre, À la vérité, les plis caractéristiques manquaienl; ainsi jamais il n'avait en ces subites suppressions d) urine , que cause tout corps étranger qui bouche l'or-fice vésical del'uretre ; le doigt introduit dans le rectum 0e rencowtrait point la pierre, mais seulement une tumeur obscure qui semblait située vers la vésicale séminale gauche. Mais il y avait une grande ieruabilité de la vessie , et des contractions spasmodiques très-fortes dans la région de cet organe et dans les muscles allominaux comme pour expulsr un corps étranger. Ces efforts revenaieut à intervolles variables d'une à quatre heures; et en dernier lieu ils s'accompanairat de chute do rectum. La douleur an bout du gland était très-vive; enfin l'urine déposat de pctites quantites de phosphates pulrérulens.

On 1'avait sondé plusieur, fois sans découvrir de pierre; noi même, prévenu à la vérité par fes antécédens, je le sondai sans être plus heureux. Cepemlant les symptômes étant devenus plas carartésistiques , le ot d'urine ayant été une fois Lrus.ucment inter-ompu, je revins à on nouvel examen ; et l'urine s'étant écoulre par la sonde , je rencontrai un calcul qui parassait situé près de la prustale, et peu de jeurs après je procédai à l'opération.

En introduisant moa cathéter bouché, la vessie demeurant ua peu distendue

r l'urine, je ne pus sentir la pierre; mais en faisant changer de côté au malade, je la sentis au côté gauche , et l'idée me vint qu'elle pouvait biva ÿ étre cnkystée. Je fs mon incison , je plongeni le do gt dans la plaie jusqu'a la vessie vide ,"et ce fat à peine si je pus attcindre la pirrre. Après plusieurs tentatives pour La saisir avec les teneites, je las extrémement contrarié de sentir qu'elle m'échappait loujours et que mon instrument glissait «ur sa surface erronde. Je pris dis te

nettes de «liverses formes droites et courbes; j'introduisis le doigt dans le rectum, mais en vain, Le pierre djait trop haute, et je sentais que j'aurais eu toule action sar «lle si mon doigt avait pa pénétrer à deux plus baut. À la longue l'irtitation de la vessic excita des contractions muscles sbdominanx , illes aus efforts de l'enfsntement ; la vessie en ma-se se rapprocha de La plaie, et la pierre vint s'y offrir elle-même. Je sentis alors distinctement qu'elle était logé dans un kyste et probablement dans l'extrémité dilatée de Turetère ; elle était recouverte de cette matière gélatineuse qui fre fréquemment les calculs sux parois de la ves-

sie.

Avec le doigt je cherchai à l'en déloger en partie, et'en peu de temps je réussis si bien que Les cuillers de petites tenettes purent s'introdaire dans la poche, et Gaalement saisir le calcul et l'extraire sans autres difficultés,

» Depuis cette opération j'ai imaginé un instrument dont À Le retirer de grands avantages dans tous les cas où l'extraction offrira le moindre. obstacle , et spécialement dans les cas de pierre enkystée, Chez les enfans il n’est pas diflicile de porter deux doigts dans le rectum jusqu'au-delà de la pierre, et de la remuer fortement vers le périnée, de manière même à lui fa re faire une certaine suillie, Cela s’est conslamment pratiqué dans la métbode de Celse. I s'agissait d'obtenir le même résultat ebez les adultes, c'est-à-dire de ramener la pierre à la plaie, et de la fixer en ce poiut de manière à l'empêcher de reculer devantles cmillers des tencttes, »

L'insirument proposé dans ce but par M. Smith, à reçu de Jui le nom.de levier rectal (ractum-lever). | se compose de deux branches d'acier représentant assez bien chacune-une branche courbe du force de Levret , et figurant ainsi à lenr extrémité une eniller arrondie d'un pouce et quart de large, d'un quart de pouce de profondeur , l'une inclinée à droite , et l’autre à gauche. Elles sont réunies par une charnière, afin de pouvoir se plier ou s'étendre à voloaté l'une sur l'autre. Enfin, chaque cuiller est recouverte de gomme élastique dans l'étendue de deux pouces, afin de moins froisser les parties sur lesquelles elles doivent appuyer, Îl est facile de concevoir l'emploi de ce levier. Selon que la pierre enkystée est à droite ou à gauche, an porte l’une ou l'autre cuiller dans le rectum jusque par derrière le calcul , et on le ramène de haut en bas. Non-seulement 11 sert ainsi à saisir le calcul, mais il aide encore en poussant de haut en bas aux efforts d’extraction.

M. Smith termine par quelques réflexions sur la conduite à tenir après l'opération. Il parait qu'en Amérique la plupart des chirurgiens mettent une sonde de gomme élastique dans la plaie après l'opération : ii bläme fortement cetle La qu'il a essayée une fois, et à laquelle il a été forcé de renoncer. 1! n'applique aucune espèce d’appareil, place l’opéré dans un lit de mamière que le bassin occupe la partie la plus déclive; du reste. il lui permet de-peendre l’auiude qui apporte le moins de douleur. :

REMARQUES SUR UNE MÉTHODE D'EFFECTUER L'ACCOUCHEMENT dans les cas de diffurmité du bassin ; par Cb.-D. Mrics, M.-D. .

L'auteur s'appuie sur un fait très-réel , savoir que quand le bassin (st réduit à deux pouces d'étendue dans un de ses principaux diamètres, l'excérébration ne suffit pas pour permettre l'issue de la tête du fœtus, attendu que la base du crâne, toute solide et non pr de dimioution, a toujuurs lraucoup plus de largeur." Pour qu'elle puisse passer, il faut donc qu'elle se présente obliquement, ce qui ne se peut faire tant que la voûte du crâne est conservée, En conséquence il propose deux pinces particulières qui ne ressemblent pas mal à un davier droit et à un davier courbe, et qui doivent servir à arracher , morcraux par morceaux , tous les os qui constituent la voûte du crâne ; ce qui se fait, ajoutet-il, avec une grande facilité.

Nous n’insisterons pas long temps sur ce nouveau procédé. Quand l'enfant est présumé vivant, l'opération césarienne ou la symphiséotorie sont préférables à tonte autre méthode; et quand il y a lieu de penser que l'enfant est mort, le moyen le plus simple et le plus eflicace est le céphalotribe de M. Baudeloque neveu, instrument dejà mis plusieurs fuis en usage avec succès, et sur lequel nous publierons prochainement un travail complet.

NLCHENCRES SUR LA MALADIE IMPROPREMENT APPELÉE delirium tremens où mania à potu , par le docteur Banox , médecin de l'hôpital de la marine de Charleston. +

Suivant l'auteur de ces recherches, les noms que l'on à donnés à cette affection doivent être repoussés parce qu'ils ne font pas connaître la nature de La maladie, laquelle est une simple gastrite au commmencement, compliquée plus tard de sympiômes cérébraux très-appréciables , de même que dans le typhus el toutes les fièvres d'un mauvais caractère, Aussi, M. Baron préfère-t-il à ces dénominations insignifautes celle de gastro-ent:rite. Le principal motif sur lequel il s'ap-

ie pour demander ce changement , et le seul qui pût avoir quelque er ges l'efficacité de 1 méthode smtiphlogisique dans le traitement de cette maladie; sue 23 malades qu'il a reçus à l'hôpital pendant deux ans, atteints de cette maladie, dont 15 étaient très-gravement affectés , et qui tous ont été traités par cette méthode, aucun n'a suscombé. À quoi tient donc ce succès dans une maladie qui est si souvent mortelle ou au moins incurable ? C'est que M. Baron n'agissait que sur des marins , chez lesquels cette maladic offre nne gravité beaucoup moindre et cède facilement à toute médication. On connait les Labitudes du marin ; sobre par nécrssité pendant une grande partie de son existence , lorsqu'il est arrivé d'un long voyage, et qu'il à touché ses gages , alors en quelques jours il tâche de réparer le temps qu'il croit avoir perdu , et se livrant avec ardeur à toute espèce de débauche , il se trouve daos les conditions favorables au développement du delirium tremens. Mais on ne peut comparer ces sujets , tous dans la force de l'âge, doués habituellement d'une santé parfaite , el soumis momentanément aux suites d'une débauche peu prolongée, aux a à constitution ruinée que l'on trouve dans la pere civile . et chez lesquels les excès sont une habitude de la vie. Îl est évident qu'autant la maladie sera grave et presque incurable chez Les uns , autant elle sera facile à traiter chez les autres,

QUELQUES REMARQUES SUR LA MONT SUBITE SANS LESION APPARENTE OU ALTÉRATION ONGANIQUE , ATTRIBUÉE AU VENT DU DOULET; par R. Touraës, M.-D, à New-York,

L'auteur disserte d'abord longuement sur un passage d'un ouvrage récent de sir George Ballingall, touchant la manière dont les parties molles résistent au boulet, Pour Jui , al explique la mort sans altération par un choc du boulet qui, sans laisser de traces visibles , à agi sur le systéme nerveux. Un semblable effet n'est pas propre seulement aux

rojectiles lancés par la poudre; sir A. Cooper, et d'autres chirurgiens ke ndres ont cité des cas de mort subite , sans aucune altération extérieure ou intérieure, et survenues par l'effet d'un coup violent.

OBSERVATION DE LIGATURE DE L'ARTÈRE FÉMORALE POUR UN ANÉvaisme roPLiTÉ; hémorrhagie le douxieme jour; seconde ligature appliquée au-dessus de la fémorale profonde ; ge le huitrème jour, arrêtée par la compression; guérison. Par N.-R, Swrru, M.-D., etc.

Ons, — Lewis Curstor, âgé de 30 ans, boucur de profession, de constitution forte , mais aliérée par des excès de hoissau et par une syphilis constitutionnelle , s'aperçut , il y a six mois, d'une tumeur du volume d'une petite orange, dére- Jloppée dans le creux du jarret gruche. Cette tumeur battait fortement, pradussait de vives douleurs surtout dans la jambe à partir du genou, et ocrasionait one claudication 1rès-considérable. 11 y avait en mime temps une dilatation commeuçante de l'artère dans le jarret droit. Avant de procéder à l'opération on avait prescrit d'abord des mesures préparatoires , la saignée du bras, la diète de boissons spirilueuses, un régime sévère et le repos durant une semaine. Mais un char- Jatan en détourna le malade et bu: promit de le guérir en peu de jours moyennint quelques frictions, Malheureusement la tumeur ne Gt que s'accroitre, en sorte que le malade vint se remeltre entre les mains de ses chirurgieus les docteurs Altvater et Smith, On le signa, on le mit à la diète, on donna des apérit fs, et au bout de quelques jours, on applique unc hoature sur l'artère morale par le procédé ordinaire.

Tout alla bien jusqu'au ontième jour . La plaie était cicatrisée, à part le trajet encore occupé par la ligatere, Les pulsstions avaient ressé dans ê tumeur ; Les doulenrs avaient disparu ; le m ‘mbre offrait une température naturelle; le nislade se croyait guéri et s'ennuyait du lit. Le donsième jour il se leva, alla jusque chez Jui, lorsqu'en éternusnt après une prise de tabac, une légère hémorrhagie se bit

2e Je trajet de La Fgature, On sut mème qu'il avait commis une bien autre impru dence, de: l'asteur explique en disant qu'il avait une jolie femme et qu'il n'y avat qu'un 1 Là la maison.

Le docteur Sith appelé trouva l'hémorrhagie suspendue, ét reconnut une petite tumeur dans le point où avait été appliquée la lgature, Comme il n'y avait ni pulsation , ni douleur, ilvspéra que la compression suffirait pour prévenir l'hémorrhagie. Le malade fut lorgement saigne ; mais le soir du même jour le chirur.

en fat appelé de nouveau ; l'hémorrhagie était revenue , la tumeur s'était agrange , elle était douloureuse et pulsotire. On se dévida à atiendre an lendemain; mais alors Le sang continuant à couler, on liala fémorale au-dessus de la profonde , au-desou: du ligament de Poupart, et on coups les bouts de La ligature près du nœud selon le conseil de M. Lawrence, La tumeur développée à l'endroit

dela première à ere acquis le volume de l'anévrisme primitif; el après!

l'application da ben , elle fut ouverte et où en retira une masse de sang coagulé. Un peu de sang s'était iufiltré dons la gaine des vaisseaux jusque vers l'aine, el avait produit de l'irritation sutour du poïnt où il avait fallu lier une seconde fois l'artère; on avait aussi trouvé les tuniqnes du vaisseau évidemment iodaréés par une affecuon chronique,

Toutes choses allérent bien de nouveau , hors que La plaie me se réunit point par première iotention comme La premère fois. Mais dans la soirée du huitième jour, 11 survim une hémorrhagie très-abundante. Le docteur Alirater, arrivé le premier , établit une compression qui arrêla le on à Le malade avait la fare cadavérique, le pouls à peine sensible, les membres froids , insensibles ; le sang avait traversé le lit et formé une mare sur le plancher.

Dès le lendemain ke malade allait très-bien; l'hém

de mercure est aujourd'hui complétement disparu ; la dilatation artérielle à droite à éridemment diminué ; l'opéré est plein de vigueur et est retourné à ses occupalions.

Le docteur Smith cut d'abord l'idée de lier l'ihaque externe; mais il réfléchit

que la chute de la troisième ligature prodairait les mêmes effets que des deux au. tres, et qu'alors où ne pourrai plus aussi bien recourir à Le compression. Il plaça donc un petit morceso d'éponge comprimée dans laplaie, directement sur le vaisseau onvèrt: puis wa morceau plus volamineux

vrit sl tout de Le tone | ” :

Quand ce ban si a , l'extension de la cnisss augmente la compression dau laine : on reommrsds fete au patient, en cas dé besoin, de faire effort pour étendre son membre.

r-desus le premier, et recoularges compresses appliquées sur l'aine et maintenues par le spica.

ïs vers le matin revinrent le calme et le sommeil. ie ne reparut point ; La pression fut continaée deux semaines, après quoi on l'enlevs , et la plaie ne

La nuit fut agitée d'abord ;

tards pas à se civatriser,

Le malade fut mis plus tard à l'ucage de la ille et du desto-chlorare ur guérir les suites présumérs de sa syphilis. L'anévrisme gauche

M. Smith s'accuse eu finissant de n'avoir pas saigné plus largement

cet homme après la première et après la seconde ligature ; les bons effets de l'hémorrhagie , arrivée huit jours après la seconde opération, ont montré de quelle utilité des évacuations auraient été.

sanguines considérables

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