‹ Gazette médicale de ParisChapitre 298 sur 394 · ACARUS DE LA GALE · texte numérisé non relu

ACARUS DE LA GALE

M, de Blainville fait en son nom et celui de M. Daméril un rapport sur des | “notes envoyées à l'Académie par MM, Benucei, Beade et Sédhllot, ayant pour sujet le ciron de la gale, | | ;

Les sociens ont ecrlainement conne , sin05 l'espèce dont il s'agit, du moins d'autres espèces voisines, Ainsi Aristote dit qu'il s engendre dans la rire ou dans og dure get sv qe re ve sen : nr he ro pl | sur un de ses malades des vésicules aqueuse: évidemment psoriques , en Gt retirer

‘dans ee qui nous reste de leurs écrits, il n'est fait mention de l'acarus sea- | vous ses veux des globubes blancs extrémement petits , qu'il reconaut pour de vé-

lei ete'est un asieur arabe de dourième siècle, Abensoar , que l’on eroit | ritables acarus ; 8° par l'examen complet des parties caractéristiques et accompaen trouver les premiers indices. « Il ya, dit cet auteur, une chose connue sous | Enées de bonnes fixures que Degeer fit d: plusieurs espèces d'acarus, et entre an- » le nom de 1008 qui laboure le corps à l'extérieur ; elle existe dans la peau, et [tres de ceux du fromage, de la farine et de la gale, examen qui fut publié après w lorsque celle-ci s'écorche en quelques endroits, il en tort un animal extrème. | 52 mort en 1778. dans le septième volume de ses excellentes observations sur les w» ment petit et qui échappe presque aux sens. » Dans la traduction latine || insectes; 4° par un traité ex professo, l'tiologie de la gale, publié en 4786 par fran 23 qui ris pour La première fois à Venise, en 1494 , on a fait dire à | Wichkmann, traité dans lequel Les faits précédemment cocnus sont examinés,

l'auteur plas qu'il ne le voulait peut-être , en substituant au mot qui signifie serre | camparés entre eux et soumis à ane saine critique ; 5° par l'autorité de Fabricius,

edicelli parves | qui, dans sa Panne du Groenland, comte comment il a vu dans ce pays Les femmes

are, cn ge sos ts td ler de l'acarus de cire l'insecte avec la printe d'une aiguille, À l'exemple de Fabricius, tous les most gs LL. e it ni eg del paire l'école D. emiomelogisies contisuèrent à comprendre l'acarus scaluei dans leur série zoolo. ane wr mg pres rer tolerance Elle ue it pas non plas] que. Latreille , en 1806 , proposa d'en formec un nouveau sous-gcore sous le avoir” D'nts pren pr ocriden!nx , et quand YA vinrent plus | n°m de sarcopte; 11 se Culait pour cels plulôt sur les excellentes observations ad arr pa qu font amis us prop head Do que le ne Pr Pr mb qe page à pen by x À mean ne indiquer les tions faites au traité du médecin Au reste, jusqu'à ce moment. fout ce qu'on savait sur l'histoire de l'acarus En 1657, agen ouvrage n serre Lg de mg pi - pie à rt pme __…. . og Enr ce » los n'y Le mp ré see Le bee ra [st She opter porn var en chef de L'hôpital Ssint-Louis, hôpital où tous les galeux de Paris et des envi- , Ls Tunis jen« re et Pa g pl brigunt. $a forme est globalcuse; il e t a l'rans sont traités , eut l'idée de profiter de cet arantage poar éclaircir et confireh es à ine à l' percevoir. Il AA sous l'épid . =. eo aorto qu'il mer les faits admis par bes ssihologistés étrangers, Ses observations et ses expéa Ba ha ls d = dr creuse, Extrait pr une siquille et blaré sur ré Érieaces , eun-ignées dues une thèse inaugurale soutenu à La Faculté de médecine a q Fr ni: ct 15 u en mouvement , sutfont s'Ù es1 es Le rs ravons da de Paris avaient été suivies par uu grand nombre de médecins et de naturalistes, : Dee + roll se deux eurls . ou erlend un Le bruit F on en À Tou+ avaient pu voir le cron de la gale, M. Galès avait moatré de plus , par ane ss fait pt matière aquense, » ps Fe ? expérience faite sur lui-même el répétée devant lei commissaires nammés par le Plusieurs autres méderins d'Italie, Gabucious, Phillis, Ingrassias , un profes- ue génér: ds rs Ad + shyrsguhre) np rh sm 4 = peau d'un seur de l'école de Mentpeller, Joubert, élève de Rondelet, et d'autres encore, le ets prie P pes Psoriques, Ce que ne fait nulberment prepa penerer it 4 rh Tr] Pendant wa intervalle de plas de quinse années , c'est-à-dire de 1812 à 1829. per va} + Le doute ne md el at d'Aidrorande les obærrations et les fisures données par M. Galès furent regardées en France Après avoir parlé des espèces de poux , il ajoule : « Les auteurs récens | Comme incontestables. Qui pouvait »'r, eneflet, que , par une substitut'on gb a an troisième pommé scirro où vulgairement pedicello. Celui ineplicable de quelque source qu'elle soit parvenue , les figures jointes à la thèse 24 tre la peau et l'épiderme, se creusant des etes de galeries si- | de M. Galès se trouveraient représenter, au heu du ciron de la gale, celui du he porn s 8 fromage , qui offre une disposition de pattes toute différente. C'est cependant ce

» oueuses et formant des vésicoles non suppurantes. Si l'on crève ces vésicnles , Age ’ - Ù M : - L - 5 était, comme M, Raspail le démoatra par une comparaison exacte qu'il Gt de » fl eh sort des animaux si petits que , pour les apercevoir , il faut de très-baus Le Sue cite see rer à à As Abe sr le <=

= veux et une vive lumière, » Aldrovende dit qu'il n'a pas vu l'acarus da fr , h = ps D + ou: : 5 il bliée dans les Annales des sciencrs d'observation ponr l'année 1829. émqu per = x Rl mais Qu'il ent porté à ercirn que C'est nos crpèce diiisente | , dit le rapporteur, les doutes sur l'existence de l'acarus scabici sur l'é- Mou fiet . dans son Theatrum insectorum, écrit vers la fin du dix-septième | liologie de la gale dans l'espèce humaine reprirent le dessus . et par an excès blàrouler , 4 ! dans pa lmible, on contesta tous ces faits et les cxpéricaces de M. Galès, comme si elles siècle , mais publié plus de re à ans à A sega un . apitre lout entier à datent demans séquence ri use de l'exactitude de ses figures, et co ä pese > le den : ré Lars ar mt Ju ge à l'Europe savante n'avait pas prosoncé depuis lons-temps sur ce sujet. Où fut sx ue il parle d'ane femme qui, avec une aiguille d'argent "nlrenit ainsi tenté d'admettre avec M. Raspail que l'animal phrasite de la pustole de ja cirons avec une facil té et une somphiule Ass. sul gaie chez l'homme, ne s'y tronve pas Lunjours, et bien plus, qu'on ne l'y reocontre ces « d + D suleel da di qu'accidentellement. Les patholagistes, de leur côté, rentrérent daus l'incertitude: Ru top MR DeE de l'ocarus ccéane esse de lee nt aulegetPe Tains, M. Alibert dit dans son ouvrage sur les maladies de la peau, publié co 1182 tièree , la connaissance de l'acarus comme canse gale, a détinition à pt Pa Pl te Al re , a nt na nom DEL a À €, nt y F i n s F :

dit, dans un vers cité par les auteurs du dictioanaire, | € pour ne point faire de À ne eme ler rer ic ma er see ao 2 mt mal aux pedicelli, il a pu porter des cr a ne rs mp d'obsc ne dans les Asturies La gale et ses PR Casal hs. ce que roro dati de mt path ui cer Boo le di de re ut odiqur nat a el que M Rues vin demie cat Livourne , Cesoni , qui avail vu fréquemment les galériens extraire des pales | se ça doute, que ce n'est pas dans la vésicule elle-même qu'il (aut chercher le avant qu'elles fustent purulentes, de petits corps qui craquaient sous l'ongle. | Non ne s0ivroas pes L Û 1 fa: sn . ; A : : : pas le rapporteur dans l'analyse qu'il fait des commanicalions roro mia og eg lcd ne b or a ! ei nous l'une | de MM. Renucci, Beaude et Sédillot, en ayant déjà parlé a l'occasun de la préeseript ,PRRCIe été faite), et Bt pe, k pli0n | Lu d | sentation de ces différ: ntes votes, Gcâres à ces travaux , dit M. de Blaiuville, et figure , garer quai Cr sr 1e DE Mel rs ndagr— sep guise + 508 surtout grâces à ceux de M. Renueci qui s donné l'éveil , le ciran «ke la gate sera qe Le ra ré Eu she ra oder ia ps pe j sr pair | ee eq cougu qu'il bus l'était, du mins en France. Toutefois , ajoate-t- : pondre U 7 Lil, dans ces eMuris trè-boua sous certains rapporis, nous ne voyons petites pres à sur la robe apr …. er Rp race 0 | l'on se soit suflisamment occupé de l'histoire pri h de cet insecte. Passe de en par Le Res judivi an D Lo #5 s's 1 l'espèce humaine comme les deux espèces de poux qui la tourmentent , il se proences entre le ù V q de in lettre à Hedi do tas. D Pa8t, comme eux, d'iodivida à individu, ainsi que Bouomo et Custom l'ent re- Al sue de ces oberrations, suiesr e Btire edi nue ane étiolagie | conne les premiers, Mais les œufs sont-ils déposés par la mère dans un lieu d'éde la gaie à laquelle on n pe rien ajouté ; il montre pourquoi __—— ÎLction, et ce lieu est-il le dessous de l'épiderme, comme erla vst probable ? Est-çe en n contagiemte , Lao -pbro suttenqenses send rl hr : y sg Fœuf doat la présence déerwine la furmation de la vésicule aqueuse ? Est-ce qui ont servi à ji … rt de wr pal h oise métis ré sé rl | quand l'acarus est adulte et en état de se reproduire , qu'il quitte la vésicule dans Corps sur lequel il est mé, etc. loi d: l eo à M laquelle 1} à véou pendant son jeenc âge, en crrusant sous l'épulerme an s:llen plus qui résine consiste deus l'emploi de remèdes corrasifs qui, sppliqués estérien. Lin ortueux, ou bien :21-il déterminé à ce déplacement par la suppuration rement el s'insimaant dans Les cœrevewes de le sir + 7 dérutent les dirons DL cation de celte vésicole, et va-t-il ea former d'autres dans un lien plas DES Fo RL de Presse pts me jou moins élo‘gne? Voila quelques questions dont la solution serait importante L : , CP pour les natuealistes, ét ne seait mème sans intérêt pour kes pathologistes , eve Le ogg œofs, qui sont besucoup plus dificiles à détruire | puisque l'an conçoit Irés-Bien que Le Lai découvert par M Roue ut donner qe l'imecre nie. | fau procédé de guérison per extraction une certitude qu'il éiait foin d'avoir. Muller donna, dans les Acta eruditorum , une note fort courte sur le même! Nous sommes d'avis, en conséquence , diséot en terminant les coissaires , animal; mais il l'sccompagna d'ane figure beaucoup muilleure que celle de Bano- | que l'Académie engage M. Renueci à étudier plus spécialement l'histoire natumo. Mead , en 1702, inséra dans les Trensactions philosophiques une note quil relie de l'acarus de la gale de l'espèce bamaine et des autres mamoufères chez n'est guère que la rrproduction de ce qui avait été dit aupararant , et daus La-! qui l'on cu observe , 1 que le chien, Le cheval, le mouton, le chameau, etc. : quelle 11 omet de citer son compatriote Mouffet, ae | Let eu attenduot , de lui accorder son appeobalion pour sa note qui fournit ls L'acarus de la gale de l'homme avait été obsrreé par Linnée, qui, dans sa | démonstration sans réplique de l'existence d'un acarus d'espèce particulière comme Fauna suecica, publiée en 1746, le distingua par les cpithètes d huemanus ct de Écause de La gale chez l'espèce humaine , et donne, ce que n'avaient pas fait Les sub-cutancus, et qui plis tard, le comparant avec neuf ou dix autres espèces D observateurs précédens, un moyen assuré de se procurec cet animalcule, du proies congéaires , lui sppliqua cnfa La dénomination d'acorus scabiei , ce que fit éga- À à une époque délcrminée de la maladie, Sens doute, ajoute le rapporicur, l'Aca-

lement Geoffroy en 4762 dans ‘on Histoire des ürisectes des environs de Pari

rit.

Pendant la dernière moitié du dix-haitième siècle , la connaissance du ciroa de la gale, sous le double rapport rm et pathologique , se consolida encore : 4° par l'observation | Gt Linnée dans La thèce soutenne par Nyander, en 1757, que ce n'est pas dans la pustuke elle-même qu'il faut chercher l'acaras scabiei, mais sur «es côtés , sous une certaine lache où ilest caché , la pustube ser vant à déposer les œufs; 2° par l'observation de Morsagni , qui , ayant observé

démie doit aussi des remérciemens à MM, Beaude et Sédillot pour leurs communicelions empressées , toutefois ea faisant remarquer, Comme If $€ plaisent à le reconnaitre hautement, que c'est à M. Renucci qu ils doivent le sujet de leurs

observations.

Ces conclusions sont adoptées.

. LE CUACHARO.

M. de Blainville fait, en son nom et celui de M. Isidore Geoffroy , un ra t sur une communication de M. Llerminier . relalive à un oiseau crépuseulaire de l'Amérique du Sad Le gnacharo | steatorais }, communicotion dont nous avons

nt donné l'analyse , ce qui nous dispeuse de ici colle que contient le rapport, INPLUENCE DE La LUYE.

M. Savary fait, en on nom et en celui de MM. Delalaade et Mathieu , un rap port sus où mévire de DE, Eugène Bouverd , relatif à l'influence de La lune sur

l'aimesphère. 10 :

Dons tous les temps, dit le rapporteur, on trouve trés-généralement répandee la éroyance à une action pursasie de la lune sur notre atmosphère. La notice publiée par M. Arago dans l'annuaire de 4831, a fait connaître et les préjugés num breux qui se rattachent à cette opinion populaire, et les recherches scientifiques seules bles de la réduire à sa jaste valeur. En suivant 1 marche de ces er ches, on les voi porter d'abord sur la he pr des changemens de temps, Le gomhre des pluies, les quantités d'eau tombées aux differens jours de la luvaison. La diseussion de ces premiers élémens ne fournit eux premiers observateurs , Tus'de, Poitevin, Pilgrm, que des observalions erronées où contradictoires. Flaugergues enGa, partant d'autres données, met en évidence un fait inattendu et prés «ii montre que poor s08 observatoire de Viviers, la hauteur du haromètre est moyennement an mrétérime le ontième jour de la lunsison, au maxémun le vingt-deuxième ; qu'entre ces deux limites elle varie graduellement, accomplissant ainsi dans chaque mois lunaire ane oscilletion dont le mouvement ascendant est

un pea plus rapide que le mouvement opposé.

Le résultat de Flaugergues est resté long-temps inconau , sans donte parce |,

qu'il s'écarte de toutes les analogies. L'analogie , ea effet, ne pouvait indiquer pour les mouvemens atmosphériques prorenant de l'setion lunaire , que des ascillations d'urnes comme le sont les marées. Or la période diurne de ln hauteur bacométrique suit de ont autres los. ; :

Long-temys après le travail de Flaugergies, il ÿ + seulement quelines années , M. Schubler à Tubingue, a repris, sous be rapport de la fréquence des pluies et des

nuntités d'eau tombées, une longac site d'absereations faites à Monich , à

uttgard, à Augibourg ; il est arrivé sinsi, par différentes combinaisons , à con

Gm r pleinement , quoique d'une manière indirecte, le beau résultat de l'astronom français. Ne

Toutefois , dans les questions de cette gature où les écarts irréguliers dés wbservations ivdividuelles dépassent de beaucwup les limites des variations régulières que l'on cherche à mettre en évidence , un fait n'es constaté que lorsque des groupes nombreux d'observations . séparés Les uns «les autres par la distance des époques et des lieux , fourm:sent des résaltets identiques.

Ll était donc à désirer. poursuit Le rapporteur , que Es série djh si longue des héut:urs du baromètre observées » Paris, Fd1 soumise su'grnre de discussion dont Flaugerg e+, à Viviers, avait den né le type et le résultat ; 3} fallait en méae ba ve comme Schubler, à Tubingoe, fare concourir avec les données da baromètre les autres phénomènes météoralogiues, La pluie, les vents et l'état du ciel.

C'est ce travail qu'a exécute M. Eugène Bouvard ; ses tableaux, disposés à Irèspeu près comme ceux de Schub'er , montrent nettvment l'existence de la période dent la durée est celle du rois lanaire, L'aplitude de l'oscdlstion est presqne l'aptitude qu'avat dannée Flaugergues; les maxima correspondent fresque aux mêmes épuqu s de la lunaison. Toutefois, il n'est pas im rohable que ces époques et cette amplitude dépendent en quelque mamère des oralités: les anciennes recherches de Poitevin et Pdgram , ainsi qu'une notice moente de M. Marcet,

ève, por croient à le croire.

; . le Para de M. Eng. Bouvard, comme dans celui de Schub'er, on voit les quantités de pluies et le sombre de jours pluvieux s'accorder, sous le rapport de l'influence lunaire, avec la marche du baromètre. :

Les résultats généraux dont nous arons parlé, diten terminant M. Savary, peurent dès à présent prendre place dans la science. Quant aux mouvemens de l'atmosphère et du baromitre liés à d'autres périodes que celle du mois lunaire , par exemple à La période des nœuds où du perigée, il faut attendre de nouvelles données. Relatirement à des périodes aussi lungues, à dus mouvemens aussi lents, nos séries d'obiervations nee présentent plusen quelque sarte que comme des (arts isolés. Il importe de conserver tout ce que nous possédons de données sur les mouvemens de l'atmosphère ; mas dans une question aussi délicate , il importe vgalement de se point aller au-delà des faits. de ne s abandonper à aucune conjecture. Nous proposons donc à l'Académie d'accorder l'impression dans le recueil des savaus étrangers , aux tablraax qui renferment les moyennes obtenues par M. Eug. Bouvard, et qui devront être accompagnées d'une courle notice destinée à expliquer les résuliats et le mode de formation.

ACIDE SUCCINIQUE, M. D'Arcet Os Lil un m'moire sur Vacide succinique , sa composition et ses

combinaisons, L'acide suecinique, distillé à plusieurs reprises avec un corps trèsavide d'eau, comme l'acide phosphorique, perd son eau de composition ei passe à

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance pe 14 ocroune. — Présidence de M, Boutar. Après la lecture du procès-verbal, M. Bourdois de Lamothe fait part à l'Aca-

démie d'un testament laissé par une dame qu'on ne nomme point , mais qui & choisi madame Récamier pour son exéeutrice testamentaire. La testatrice , morte

à la suite de es et pénibles contrariétés , Jègue à l'Académie an de 20,000 fr., dont l'intérêt servira chaque année à constitner en prix pour le meilleur mémoire sur l'influenct pénible du chagrin comme qause de maladies et de

mort.

Cette communication est suivie d'une longue agitation mflée de rires. L'idée qui parait préoccuper l'assemblée est cette contimuité de prix annuels à décerner

toujours pour ke méme sujet, COWPOX RETAOUVÉ SUR DES VACHES EN ITALIE,

M. Conxac, an nom de M. Salma 2e, donne qmelques détails sur ls découverte da cowpox sur les vaches, en Halie. Un médecn romain, Horace Maceroni , ave été invité à visiter dons ln campagne de Rome tles vaches atteintes d'une af. fection inconnue, trouva qu'elles portaient sur leurs pis de véritables de cowpox; mais la plupart déja réduites en éroûtes , soil par les mancavres des bergers qui avaient continué à les traise , soit par suité de frictions faites avec du beurre. M recucillit de ces croûtes pour en faire des expériences, ét il trouva pour réoltat : 4° que es croûtes suxquelles on n'avait pas touché possédaient

arfaitement la propriété de uire des boutons vaccinaux par inocalation ; "que Les eroûles qui avaient été soumises à l'action du beurre avaient perdu cette propriété,

M. Masxcausr Hit un mémoire sur l'action PER de l'acarus scabiei dans la production des vésicoles psoriques. La conclusion de ce travail, qui ne présente d'ailleurs aucune recherche nouvelle, est que les vésicules sont l «t

| non la cause , et que la gale doit être eztièrement rapportée à l'acarus.

M. Bocter jeune communique verbalement une observation d'empoisonnement par l'arséniate de potasse observé sur des chevaux , et trailé par Le tritoxide de fer bydraté [V, ci-dessus la note sur ce sujet.)

M. Le peésinent fait remarquer les commissaires nommés pour examiner l'instrament présenté par M. Velpeau au nom de Mme Mercier, sage-femme , n'ont jus fait leur rapport.

M. Desrvx. C'est un instrument fort grossier en comparaison de ceux que nous Cr se pour Le même objet; voilà pourquoi nou: n'arons pas fait de rapporL. (On rit.

D. Do ve. C'est cela qu'il fallait dire ; et voilà votre rapport toat fait.

M. Civiase Lea troisièine partie de son mémoire sur La hihotritie.

M. Vesrrau montre à l'Académie deux nouveaux instromens. Le premuer , imagné par M. Vidal de Cassis, est uge spatule ordiaaire dont la feuille de myrte est creusée lonitudimalement d'une cannelure ; en glisssnt le bout de la feuille de myrie sous l'anneau dans ja fiéenie étranglée , on à l'avantage de mer les injiestins et d'avoir un condarteur sir pour le bistouri à pointe émoussée. Dxjà l'auteur en à Lit usage sur le vivant avre succès.

Le second est une scie à mette perfectionnée par M. Charrière, M. Charrière, pr sont à la séimce, Fait agir 43 scie sur uue calolte de crâne, avec une grande aisaace, Cette scie peut s'appliquer aux mêmes opérations que celle de M. Heine.

M. Couseanen montre des tubercukes d'origine syyb litique développés dans le cerveau.

La sésace est levée à 5 heures.

— Nous récevons la réclamation suivante :

Permettez moi , mon cher et hono:é confrère , de demauder à votre impartislité une petite reclibcation dans le compte que vous svez rendu de la dernière séance de l'Académie royale de médecir e.

J'ai dit que M. Galès, en 1812, avait décoavert où jlntôt retrouvé lacarus scubies et qu'il l'avait montré à un grand nombre dé médecins, ee. J'ai ajouté que M. A. Dubois l'avait le preier aperçu à l'ail nu : sum cuigue.

Agrètz , ete,

Paris, {4 octobre 1884.

Louten-VitLenmar.

BIBLIOGRAPHIE

ESQUISSE DES PROGRÉS RÉELS DE LA MÉDECINE DEPUIS 4800, par N.-A. Pixceon, D.-M. P., secrétaire de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, etc. — Un vol. in-8° de 170 pages ; tiré à 400 exemplaires.

C'est une pesante et difhcile tâche de prendre à une époque donnée une science vaste et compliquée, et de poursuivre sa marche et ses progrès jusqu'à une autre époque. Le premier obstacle à l'exécution d'un

l'état anhydre, état dans lequel eu le trouve ainsi dans le suvcinate d'argent, dont pareil plan est de préciser d'abord € point de départ ; chose nécessaire l'auteur donne l'analyse, qui s'accorde parfaitement avecla compositiou snatotuique | ependant , si l'on veut faire justice rigoureuse et ne pas eorichir un

“il a trouvée à l'acide ; que combiné avec l'éther , il forme un acide surcinique || tre par M. Theosrd, acide qui rhone lentement à la lumicre dufluse , et}! à iè lide. Le chlore et le gaz amm [ “tion sur | : ps : à . $ eatement à la lumière solide. Le chlore et be gaz ammuniaque sont sans actio avions que chaque jour voit paralire, ce qui est pre hé

{ne l'est pas, la vérité et l'erreur ; et dans la confusion de nos systèmes

cet éther, Agité avec de l'ammaniaque liquide , l'éther disparait, et 11 se furme un précipité d'une matière blanche cristalline.

siecle aux dépens de l'autre ; or c'est ce qu'à aucune époque on n’a faire encore pour la médecine. Le second , c'est de demêler parmi

Le es

cientifiques , il manque un critérium exact ; et l'expérience même , {gistique avait acquis sur les autres une espèce de préférence et de premodifiée selon les temps, les lieux , les observateurs, n'est pas un guidel pondérance. Ce n'est pas du moins à Paris.

aussi certain qu'on pourrait croire. Aussi tous les essais qu'on nous à donnés sur les progrès de la médecine à telle on telle époque, ne sauraient passer tout au plus que pour une revue plus ou moins exacte des dpinions nouvellement émises ou rrssuscitées : l'oubli; ouvrages utiles encore etcurieux surtout quand ils traitent d'une période contem-

sine, et dont le mérite est en raison directe des effurts qu'a faits auteur pour être ccmplet.

Sous ce paint de vue, nous n'avons guire que des éloges à donner au travail de M. Pingeon. Il est rare de trouver dans un médecin,

principalement en province, des connaissances aussi étendues en littérature médicale ; dl n'est pas un seul livre un peu marquant dont il ne reproduise les principales idées, et pour les écrits moins importans dont il pouvait négliger l'analyse , une riche bibliographie avertit au moins le lecteur des sources où il pourra puiser plus de détails.

Il commence par un coup d'œil général sur les écoles médicales du dix-huitième siècle , remplacés par celle de Pinel, qui ouvrit si glorieusement le dix-neuvième, et sur celles qui se sont succédées depuis. Puis, dans une première section spéciale , il examine les progrès accomplis dans :'étude des maladies de l'encéphale et de la moelle L n& vière, du larynx, des poumons, du cœur et des gros vaisseaux , organes digestifs, des organes génito-urinaires, des bydropisies, des maladies de la peau , etenfin des maladies spéciales, Une scconde section est consacrée à la chirurgie et aux accouchemens , une troisième à la thérapeutique et à la chimie,

La coneision de ce travail ne nous permet pas d'en donner une analyse qui rebuterait par sa sécheresse; 1l sera plus important de discuter quelques-unes des questions générales soulevées par l'auteur.

M. Piogeon n’adopte pas complétement la doctrine de Broussais ; il s’y rattache néanmoins plus qu'à aucune autre; et c'est toujours avec une certaine timidité qu'il prend sur lui de s'en écarter. Les plus grands

rès de notr+ époque, qu'il appelle assez bien l'époque anatomique e la médecine, se résument , suivant lui, à ceci : « Reconnaître enfin avec Hippocrate que la nature du corps ou l'anatomie est le principe ou le fondement sur l'quel doit être appuyé le raisonnement en médecine, e’est-à-dire proclamer l'union et l'étroite dépendance de la biopsie ou l'observation de l'organisme vivant avec la nécropsie ou l'étude du cadavre. » C'est bien là en effet la prétention élevée naguère encore par un grand nombre de sectateurs de la doctrine physiologique; mais déja la nouvelle direction donnée aux études thérapeutiques fait foi que l'anatomie pathologique à perdu, même à Paris, de celle importance exa gérée qu'on lui autribuait ; et des discussions toutes récentes sur le génie propre des maladies , sur le cachet que leur impriment les constitutions médicales et épidémiques, ont démontre aux yeux les plus prévenus la vigueur et les progrès de la réaction qui s'opère. Nous ne saurions trop insister sur ce point : non, l'anatomie n'est pas le principe sur lequel doit être appuyé le raisonnement médical ; l'étude des symptômes a une valeur au moins égale, l’action des médicamens est peu -être plus grande encore. C'est en combinant toutes ces ressources, en vérifiant l'une par l'autre , que le médecin peut arriver avec quelque sûreté au but essentiel de son art , la science des indications.

Nous regrettons que M. Pingeon se soit presque entièrement borné à la médecine française ; l'examen des doctrines étrangères , qui en général font fort peu de cas de l'anatomie , et cependant ont beaucoup influé sur la thérapeutique , lui aurait fait retrancher de sa règle ce qu'elle a de trop absolu. La doctrine de Rasori est certainement beaucoup en désaccord avec les. doctrines de Paris et de Montpellier; et toutefois nous avous été fort heureux de lui emprunter quelques-unes de ses for. mules les plus énergiques. L'auteur ne parle guère des travaux thérapeutiques de l'école italienne qu’à propos du tartre stibié ; mais Razori donne également à doses énormes l'opium, le muriate de baryte, la

me guite , et dans les affections que l'anatomie nous indique comme

es plus inflammatoires. Nous ne disons rien de la polypharmacie toniue ct purgative des Aaglais; ni de cet autre système germanique "Hahnemann , basé aussi sur quelques faits bien observés, et poussé ensuite jusqu'aux plus burlesques conséquences; mais entre les systèmes y at-il quelque autre différence que du plus au moins? Ainsi à côté des services réels ct importans que l'anatomie pathologique à rendus à la thérapeutique, on pourrait mettre une assez longue liste des erreurs mt à a favorisces. La igoindre ne sera certainement pas d'avoir fait prendre le choléra pour une gastru-entésite ; ct nous sounues restés tout surpris de lire dans l'ouvrage de M. Pingeon, que la methode antiphlo.

re re

PARIS, — ÉVERAT, (MPRIMEUR,

En résumé, cet opuscule présente beaucoup d'intérêt; il cst l'œuvre d'un litérateur instruit et d’un médecin habile; et les remarques de thérapeutique dont l’auteur l'a enrichi, le feront lire avec fruit même par les praticiens.

SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE M, THOURET-NORONY

Corbeil, le 44 octobre 4834.

Monsieur et très-honoré confrère,

Je ne vous adresse nas seulement notre souscription pour M. Thouret-Noroy , et notre entière adhésion aux pripcipes émis par l'associstiondes ins de Paris, mais je vous adresse aussi une souscription de M. Leloir, architecte à Essonne , qui, sysat conan particulièrement M. Thou et-Noroy et son procès , à cru devoir cet lomemage à ses capacités et à son honorable caractère.

Recevez, etc.

Edouard Perir,

Marstille , ce 5 octobre 184.

À Monsieur Le Rédocteur de la GAzerTE MÉOICALE.

Monsieur et honoré confrère,

J'ai l'honnear de vous remeltre La somme de deux cents francs, résuliat d'une souseniption ourerte à Marseille en faveur de M. Thouret-Noroy. Je vous prie d'insérer, dons le plus prochain vuméro de votre excellent journol, la protestalion suivante , avec Je nom des souscripieurs. eccrez l'assurance de mes sentimens affectaeux ,

Crancé, D.-M, P.

Les médecins soussigués, de Marseille, protestent de toutes leurs forces contre l'atteinte portée 4 la dignité et à l'indépendance du corps médical par le tribucal cinil d'Evreux et la cour royale de Rouen. Toute interprétation du Code qui tendeait à établie La responsalulité des médecins est abusive, injuste, dégradante, funeste aux progrès de la srience ct meurtrière pour la société.

, La cause de l'honorable M. Thouret-Noroy est la nôtre , et c'est avec la plus vive sympatlue que nous joignons nos efforts à ceax de nos confrères de Paris, qua lui prétent ua si grand et si noble appui.

MM. Chargé , 5 fr. ; Gillet, 5 fr, ; Cauvière, 5 fr. ; Mathieu, S fr.; André ls, 5 fr; Mazarin, 5 fr. ; Girard, 5 fr. ; Magail, 5 fr.; Martio , 5 fe, ; Goullin , 5 fr. ; Beullacfrères, 5 fe. ; Beullac père, 5 fr,; Segaud, 5 fe: Thicbaud , 5 fr.; Giraud, 5 (r.; Reymonct , 5 fr. ; Frisoo , 3 fr; Robert, 5 fr,; Ducros, 5 fr.; Chatan, 5 fr. ; Marsseille, 5 fr ; Barrd, 5 fr : Boyer, 5 fr. ; Rosolin . 5 fr, Villencave, 5 fr.; Flory, 5 fr.; Reymonenq, 5 f ; Seux, 6 fr.; Rousset , 5 fe. ; Chaudoin, $ fr.: Pirondi , 8 fr.; Moulaud, 5 fr.; Rey, 5 fr,; Dugas oncle, 5 fe. : Spitzer, 5 fr. ; Guiaud, 5 fr. ; Batigne, 5 £ ; Devilke, 51 : Nel, 5 fe; Borelli, 5 fr. — Total, 200 fr,

SEPTIÈME LISTE DE SOUSCA!PTION.

M. Lejeune, à Laon, 5 fr ; M. Hébert, à Si-Romain-de-Colbosrq (Seine-Enfe rieure), 5 fr. ; M, Lacour, 5 fr.; M. Pertus, 5 fr.; M. Pigeotte, docteur médecie des hôpitaux à Troyes (Aube), 5 fr. ; M. Petit père, médecin à l'hospice de Corbeil, 5 fr.; M. Petit 6ls, chirurgen an même hospice, 5 fe, ; M. Leloir, architecte à Essonne, 20 fr. ; M. Michel, à Semur (Saôn.-et-Loire), 10 fr. Les médecins de Marsrille dont les nums suivent : M. Chargé, M. Gillet, M, Cauvière, M. Mathieu , M, André Gls , M. Mazarin, M. Girard, M. Mahal, M. Martin. M. Goulha, MM. Beullac frè es, M. Beullac père, M. Sigaud, M. Tiébaud, M. Gicand , M, Reymuonet, M, Frison, M. Robert, M. Ducros, M, Chastan, M, Marssille, M. Borral, M. Boyer, M. Rosselin, M, Villeneuve, M. Florr, M. Beymoneng, M. Seux, M. Rousset, M, Chaudon, M. Pirondi, M. Moulaud, M. Bey, M. Dugas oncle, M, Spuizer, M. Guiaud, M, Batigne, M. Deville, M. Nel, M. Borelli; ensemble 200 fe. Total 275 fe.

Souscription de La Gaxsrte MÉvicatx , 10 Moatant de la seplième liste de souscription , 275 Totol de la liste ouverte à l'assemblée générale, 4,732

— Les inscriptions commencent à se faire à l'école de droit et de médecine Le 3 novembre : les cours conmmenceront vers be 10.

—Le 24 octobre il sers onvert un concours , à Paris, pour La nomisation aux places d'élèves internes el ésternes eu médecine et ea chirurgie dans les hôpitaux et hospices civils de Paris,

Le Rédacteur en chef, Juues Guéain.

RUE OU CaDsan, n° 46.

Fr

La Gazerre mémicate ve Paus {Gazette de santé et Clinique des hépitaux réunies ) parait tous les samedis de chaque semaine; chaque muméro est composé

de 16 pages in-4”,

82 colonnes , et équivant à 6 feuillesin-8*. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr, par an, 20 fr. pour 6 mois,

et 40 fr. pour trois mois. Pour l'Etranger 44 fr. Les «bonnemens ne peuvent dater que du eummencement d'ou trimestre, 4° Janvier, 4% Avril, 4° Juillet, 1" Octobre. = On s'abonne à Paris, au bureau du Journal. re Poissonniére , n° 5 , et dans les département, chez teus les Directeurs des postes. — On ne reçoit que les lettres affranchues.

SOMMAIRE

Taavacx omératx. Exposé snecinct des différentes méthodes de traitement employées à l'hôpital des Enfans malades de Vicane —H REC nes JOURNAUX pe Mébecine praxçais. Considérations sur quelques points ca litise concernant les laxations et fractures de l'extrémité inféricure des os de lavant-bras. — Recherches sur La couse des bruits respiratoires perçus au moyen de lsucaltation.— Mémoire sue un nouveau cas dé trachéctonie, — Mémoire sur un cas de rupture du diaphragme. — Mémoire sur la fuxation de l'extrémité sternale de La clavienle en arrière. — Note sur emploi de la poudre de seigke ergoté contre les pertes utérines dans quelques ras d'arortemeat, — Observations sue be traitrment dela prcumonie. — Mémoire sue la bronchoplastique et les fistules lorsngo-pharyngicanes, — De Mimper foration de l'anus. — Description anelsmique d ce vice de conformation. — Prorëde régulier pour l'opération de l'anus artiGs el an périnée, — Siige de l'orchite ou testicule rénérin. — Lusation complète du genou réduite et guirie.— Considération. thérapeutiques sue le purpura et son traitement, — Not sur un mastie pour l'oblitératron dis dents cariées — De l'emploi de l'éponge préparée dans le traitement de l'angl rentré dan: les chairs. — IE, Acanémies. Académie des sciences : séance du 43 octobre, — De médecine, séance du 44. — REVUE RinioGrArniQUE. Précis ans'ytique des travaux de la société médicale de Dijon pour l'année 1432, — Répertoire annuel de elinique chirugieale, — Souscription en faveur de M, Thouret-Noror. Feuiczerox, Ouverture de la discussion sur le rapport de Lt commission de l'association medicale.

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