‹ Gazette médicale de ParisChapitre 299 sur 394 · MALADIES DES ENFANS · texte numérisé non relu

MALADIES DES ENFANS

EXPOSÉ SUCCINCT DES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE THAI- TEMENT EMPLOYÉES A L'HÔPITAL DES ENFANS MALADES DE VIENNE, par le docteur Goecis, médecin en chef de cet établissement. —1°" article.

Un disciple de M. Goëlis, M, Brosius, qui a long-temps suivi le service du célèbre médecin de Vienne, et écrit sous sa dictée le livre des

ordonnances, a dernièrement consigne dans un Les apuseule allemand

le genre de traitement employé par son maître dans les différentes maladies de l'enfance, M, Brostus a également eu soin de faire part, à l'occasion de chaque maladie , des différentes observations qu'il a entendu faire à M. Guëlis relativement aux causes , aux symptômes , au siège et à la nature des maladies.

Nous avons done cru devoir reproduire ce travail , persuadés que nous sommes qu'il fant surtout connaître et étudier les procédés des hommes qui se sont illustrés dans une spécialité quelconque : l'habitude leur donne un cop d'œil plus juste, et l'expérience leur fait éviter toute fausse voie thérapeutique.

Maladies inflammatoires.

D'après les observations de M. Guëlis , les deux tiers des maladies de l'enfance sont de nature inflammatoire ; aussi faut-il être trés-réservé aver les stimulans chez les enfans, et se borner souvent, surtout quand le cas est douteux, à un traitement léger et doux,

Les maladies febriles observent un type régulier; les exacerhations reviennent à des heures déterminées: quelquelois seulement elles retardent où avancent un peur.

Les fièvres inflammatoires sont marçuées par un éclat tout particulier des yeux. Si, daus ces sortes de ficvres, il y a des vers en jeu, on rt sûr qu'il se présentera des anomalies dans le courant de la maladie,

Preumonie,

La pneumonie des enfans sc reconnait principalement à la douleur que produisent la respiration et la toux. La prescription que M. Goëlis fait ordinairement, dans cette affection ainsi que dans d'autres maladies inflammatoires, est la suivante :

lofusion de rarine de r'glisse,

Décoction de gramme de ln, | de chaque , 2 onces.

| [ee indilférence ; et nous sommes obligés d'accuter aussi l'indifférence des né Î Pis,

: | Ce qui veut dir: que, 4 hrures étant sonnées , à peine trenté membres étaient $ {l t {assis dans ce vase amphithiéätre, stupéfait de s9 solitude, Un quart d'heure de cuil £ gt. riée a ramené d'ahont quelques retardataines puis, ln séance ouv rte et les déets commencés , Den est survenu d'autres peu à peu, en sorte qu'à Lx fin cela formait une bonne petite asstmblée déliberante , et qu'on n'a manqué ni d'ors-

.teurs ni de votans,

À envisager sérieusement ls chose, c'est cependant en ficheux cette subite apathie du sp médical, On nous répond de toutes parts : qu'irons- OUVERTURE DE LA DISCUSSION SLA LE NAPPORT LE LA commrs- |POUS füire dans vos assemblées? Parler beaucoup. raisonner peu, perdre du

sn 58 L' LATIOS MÉDICALE. Ë Pere pe Led et quand à force de persévérance nos auruns mené à AssQC {bien notre projet de charte constitutionnellke, quelques commis du ministère l'enpores dans la poussiére de ses cartons, sans nous dire seulrenent mérei, Hi ya

uelque apparenre de raison à re langege. Mais en delinitive, si 0 di » . . « CET «y sf n Ed » Si vous vous aban- Jeudi derner, à 3 heures, les membres de l'association médicale, convoqués à l'donnez vous-mime, ne sera-ce jus un nivilleur préteale aux antres de voasahan-

domiole par une circulaire, devaient se rassembler à l'amphuthéâtre de l'Ecole de || donner ? Êtes-vous satisfaits . en un mot, dde L'état actuel de vos institutions ? U médecine, pour y discuterle projet de eur commission, IE n'y a pas moinsde quatre | clameur générale atteste depuis lang-temps le rantraire. Elie s'est fait serres ae mois, sinon davantage , que te fameux projet avail été mis en lontière dans uge 2! haut que le gomvernement à pris une louable initiative, et w'il « commrocé sé assemblée générale : le voisinage d-s vacances, la nécessité de la réflesion, je ne enquête, 11 s'est adresei à | Académie, il s'est adressé aux Facultés Le proj « de sais quille autre raison vnrore, eu Ft ajourner la disrmssion. Ce fut un tort peut. | l'Aculémie a été rendu public et n'a pas contenté tont le monde, ere N + F : étre :ilya un temps d'ardeur révolutionnaire qu'il faut saisir pour discuter 4 |calté est demeuré secret, mauvais signe en général, et qui fait ‘tou : en voter une coustiulion; passé ce temps, l'enthousiasme s'en va peu à peu ; bes !çonnce quelque mouf de eedouter le grand jour. C'eat en là on out l'asais grands journaux, en cas paruil, gourmondent quotidiennement les peuples rur {aa corps médical de prendre la parole et de éfendre sesintérêts. Nous voudrions je L

présage que

Nitrate de polasse, Osymel simple ,

M. et S. A prendre une pelite cuillerée par beure (pour un enfant de deux ons | à peu près.

A en prendre ime petite cuillerée par heure (pour un enfant de deux ans à peu près). :

Le mélange d'une infusion de réglisse et d’une décoction de graine de lin est le véhicule ordinaire pour la plupart des poliuns prescrites à l'hôpital des Enfans de Vienne, Dans la Lana civile, M, Goëlis sk ce véhicule par une décoction de racine de guimauve ou de

ETS résolution a eu lieu, on remplace le nitrate de potasse par | l'acétate d'ammoniaque, dont 00 ajoute un gros à La potion ci-dessus.

Davs la pneumonie des enfans rachitiques , M. Goëlis aime surtout | l'acétate d'ammoniaque, parce que ce moyen stimule un peu; car | dans ces sortes de cas, il y a relâchement des bronches et accumulation | de mucosités.

Ce que Schæffer désigne sous le nom de paralysie pulmonaire dans son Traité des maladies de l'enfance, n’est, d'après M. Goëlis, qu'une véritable bronchite , et ne doit pas être traité avec le musc , mais avec le sangsues et Les vésicatoires.

Angine gutturale.

M. Goëlis a une manière et une habileté toutes particulières d'ouvrir la bouche aux enfans , pour pouvoir regarder le gosier : c'est en quelque sorte en jouant , qu'il introduit Dr doigt dans la bouche et le

ensuite sur La base de la langue. Ce dernier mouvement provoque aussitôt un effort pour vomir, par suite duquel le besier s'ouvre amplement et permet aux regards de l'observateur d'y pénétrer. Par ce moyen | d'exploration , on s'assure toujours de l'existence d'une angine gut-| mes à La maladie est fréquemment accompagnée de vomituritions; lors-

qu’elle siége plus bas dans l'œsophage, les enfans tiennent le cou raide. | Il ne faut jamais omettre d'examiner la cavité gutturale lorsqu'il rè- | ge une constitution catarrhale; on s'exposerait à méconaaître bien des |

angines.

ss un mouvement fébrile aceompagne cette angine , on donne le nitrate de potasse à l'intérieur , comme dans la pneumonie. Si la fièvre n'existe pas, on donne l’acétate d'ammoniaque, suivant la manière déjà indiquée. Outre ces moyens intérieurs , on a soin de faire envelopper | chaudement Le cou, de l'entourer de sachets, etc.

Angine séreuse.

Cette maladie, qui, comme on sait, consiste dans un gonflement sas rougeur , est traitée par l'acétate d'amnoniaque.

Angine membraneuse, Croup.

Lorsque l'angine membraneuse paraît au moment de l'éruption d'une rougeole, elle ne présente pas de gravité; mais si elle parait seulement dans le cours de l'exanthème ou même après, elle offre des dangers. Quand un enfant est affecté d'angine membraneuse, il nefaut pas le Laisser dormir plus d'une demi-heure de suite : on le tiendra éveillé en lui présentant fréquemment des boissons tièdes.

Lorsque l'emploi du calomel produit des selles liquides, il faut un

s'il était ible, que de tous les départemens des députés fussent délégués Es cette pod qe œuvre ; mais puisque enfin les médecins de Paris, la er ph 3 association médicale de France, sont seuls en position de ke faire, qu'ils n'absodonnent donc pas et leurs confrères ét eux-mêmes; où bien qu'enGn ils ne se plaiguent plus. : ,

Nous avons donné dans le Len + une idée générale du projet de la commission. Sans l'adopter ni dans son em le, ni dans ses dispositions particulières, comme le dernier pas du progrès, nous €ro: cependant qu'il répand mieux qu'aucun de ceux que nous connaissons , aux beioins gévérälument sentis; et c'est à la discussion à Le corriger et à l'améliorer,

‘La section première est consacrée ainsi conçu : ; ra

Ant. [. L'enseigaement médical à lieu dans des écoles préparatoires et des Facultés de médecine.

A part M. Vassal, qui eût voulu que Les écoles fussent exclusivement destinées à l'instroction, et les facultés uniquement aux réceptions , l'article a été edopté à l'unanimité des suffrages. Nous avons vu d'ailleurs dans le chapitre des réceptions ue article qui pourra consoler M. Vassal, dont l'idée, pour être un peu exagérée, ne doit pourtant pas être perdue,

Anr, ri Les écoles préparatoires de médecine sont instiluées dans les villes de France qui réunissent le plus de conditions farorahles à l'enseignement par leur population, kar position géographique , leurs établissemens scientifiques, ete, — écoles seront destinées à servir d'enseignement préparatoire aux Facultés de médk cine.

à l'enseignement; le prémier article était

itrine;

insistait, il pourrait faci lement sparaîtrait, mais l'enfant serait

peu suspendre ce moyen ; car si l'on s'ensuivre une entérite. L'angine perdu sans ressource.

Dans cette maladie il ne faut pas trop insister surle calomel , s'il y a une disposition scrophuleuse chez les enfans; parce que l'usage ua peu suivi de ce moyen peut facilement changer une simple disposition en une affection scrophulense déclarée.

Il faut aussi se garder d'administrer trop tôt le muse contre un reste de toux spasmodique , parce que, pour peu qu'il y ait encore d’inflarmmation, ce moyen peut déterminer une récidive. [l vaut mieux per-

{sister davantage dans l'emploi des antiphlogistiques.

Les moyens que M. Goëlisdirige contre l'angine membraneuse, sont,

| cornme chez tous les bons praticiens : des sangsues ; le calomel, adminis-

tré quelquefois à la dose d’un grain par heure, arec du sucre, et en outre des frictions avec un mélange d'onguent mercuriel et d'onguent à'ahbæa dans le cou et les parties supérieures de la poitrine ; dans les intervalles du nitrate de potasse ; des vomitifs, quand la respiration est stertoreuse ; enfin des vésicatoires, qui, employés ätemps, sont, d'après M. Goëlis, le moyen le plus puissant pour prévenir l'exsudation membraniforme.

Pour faire vomir les enlans, M. Guëlis préfère, en général, le tartre stibié avec quelques grains de sel ammoniac, en solution dans de l'eau dietillée.

Le sulfure de potasse est regardé par M. Goëlis comme un moyen sans effet, comme un moyen diflicile à administrer, vu Le dégoût qu'il provoque, et avec lequel il faut bien se garder de perdre un temps précieux.

Inflammation de la cavité buccale (Stomatite).

Dans cette affection on donne intérieurement l'acétate d'ammoniaque. S'il y a de petites ulcérations , on les fait toucher avec le mélange suivant :

4 once et demie.

4 once,

Miel rosat, Mucilage de coings,

L'emploi da borax ne convient pas , parce que ce moyen serait trop irritant,

Dentition difficile.

Cette affection se reconnaît trés-facilement à la couleur rose des gen -

lcives , qui s'élargissent à l'endroit où perce la dent. Si la dentition est

bien pénible, il paraît souvent une éruption cutanée , et chez les enfans replets , qui ont des croûtes teigncuses sur la tête, la teigne augmente quelquefois subitement.

Inflammation de la moelle épinière (Myélite).

Quand un enfant présente les symptômes suivans, on peut être persuadé qu'il est affecté de myélite. Le corps est étendu tout droit depuis la tête jusqu'aux pieds ; les bras sont fortement serrés contre la poiles avant-bras ne se meuvent que faiblement dans l'articulation du coude , davantage dans le sens de la pronation et de la supination ;

4 ra la main peut être portée jusqu'à la my » rarement jusqu'à la bouche. Les membres iaférieurs sont fortement appliqués l'un contre l'autre dans toute leur longueur, ct lorsqu'on essaie de les sé-

Une grave question #'elevait à propos du second paragraphe de cet article. Cet entignement préparatoire scra-t-it obligatoire ; en d autres termes, De pourraiton prendre des inscriptions dans une Faculté , qu'après avoir passé ua ccriain temps dans une école préparatoire ? re Pre

#. Orfila aurait voté pour une autre disposition ; mais il avait si éloquemment parlé en faveur de l'existence même des écoles préparatoires , il eu avait si bien relevé les uvantages , que l'assemblée a voulu que tous les élères en cussent lear

rt. C'était du reste l'avis de la commission , et nous pensons que c'est Le parti

e plus sage. Arec ur examen sévère , avant d'entrer dans les Facultés, où se raphera ainsi de l'organisation de l'école Polytechnique, celle qui , à notre sens , donne le plus de garanties pour l'instruelion et la capacité. :

Ceci adopté, il se présentait une légère difficulté : les jeunes gens habitant Pares ou tuule autre ville pourvue d'une F. aculté, seraient-ils obligés de quitier leur famille et d'aller ailleurs chercher une instruction qu'ils avaient plus forte et plus complète près d'eux ? On a résolu ce point en ajoutant au premier parer he :

é des écoles préparatoires seraient instiluées aussi daas les villes oùexisteraient

les Facoltés. 1, y a bien là quelques avantages dont Le premier est de laisser le: dispositions du projet dans leur intégrité ; mais les inconréaens ne seraient-ils pas beaucoup plus graves ? Nous concevons mal deux écoles de médecine antorisres et payées par le gouvernement ; esislant dans la même ville et faisaut les mémes cours. C'est uné rfétation qui entrainera doubles frais, doubles am mhithéétrxs, double représentation professorale ; et puis viendront les rivalités, Ne serait-il pas plus simple de permettre aux élèves résidant près d'une Faculté, de suivre se cours, sauf à ne les leur compter que comme études préparaloires , €t à exiger

parer, l'enfant jette des cris. Il pousse également des cris très-forts quand on déplace son corps, en saisissant, par exemple, les épaules. La maladie est eucore caractérisée par une grande tendance à la diarrhée.

C'est avec ces symplômes que se présente la myélite avant que l'in flammation n'ait gagoé le cerveau ; mais si ce dernier organe s affecte, il se manifeste aussitôt des convulsions et la diarrhée cesse,

Le traitement est antipblogistique.

Hydrocéphale aiguë.

Si un enfant crie constamment dès le jour de sa naissance, s’il mangr beaucoup, que les selles soient verdätres, s’il est étendu tout droit dans son lit, Le ile droite également, et qu'il rejette la tête en arrière en enfonçant l'occiput dans les coussins, on peut avoir la certitude qu'il se formera un lydrocéphale.

Quand M. Goëlis appréhende cette maladie, il s’informe encore si ces enfans sont de mauvaise humeur, s'ils sont indifférens pour les choses qu'ils aimaient le plus, s'ils souptrent fréquemment , s'ils vomissent quelquefois, et si leur regard est souvent fixe et rêveur.

Parmi les signes pathognomoniques il faut de plus compter une voix nasillarde, et cette circonstance que quand on présente aux enfans un objet qu'ils voudraient saisir , ils saisissent à coté, Enfin le regard d'un enfant menacé d'hydrocéphale, sa j'hysionomie, ses gestes , tout est significatif pour le praticien extrec.

Ce qui ne raanque jama's dans l'hydrocéphale aiguë, c'est une diminution prompte de l'abdomen. Les enfans qui avaient un gros ventre le perdent déjà durant la période inflammatoire, et, pendant l'état comateux, ce signe est le plus certain pour distinguer l'hydrocéphale aiguë du typhus, où le ventre est le plus souvent météorisé., Quelque gros qn'ait été le ventre avant la maladie , les intestins se rétractent tellement vers la colonne vertébrale , qu'on croirait qu'ils ont entièrement disparu.

æscauses les plus ordinaires sont, d'après M. Goëlis, des contusions de la tite, des commotions du cerveau par suite de chutes, de coups, ete.

Lorsqu'on ne fait encore que soupçonner la maladie par système de précaution, administrer le calomel à pommade émétisée, .

Eo général le calomel est le principal moyen dans cette maladie ; on le donne toujours à la dose d'un demi-grain toutes les heures ou toutes les heures, on bien à celle d'un grain toutes lestrois heures, selon les circonstances et selon qu’on a en vue de remédier à la constipation.

Les fomentations froides sur La tète et l'emploi du nitrate de potasse dans là période inflammatoire peuvent être continuées sans incunvénient jusque dans la période d'ésmmchement, parce que, dit-il, cette période une fois arrivée, rien ne saurait plus faire grand mal, Les affusions froides et l'emploi extérieur de l'éther sulfurique sur la tête | moyens recommandés encore par Formey dans la période d'épanchement , sont sans aucune utilité, selon M, Goëlis.

Lorsquel'hydrocéphale aiguéest accompagnée d'une diarrhéeaqueuse, 1] ne se forme pas facilement d'épanchement. On peut encore présumer une heureuse issue si les cofans redevicnnent maîtres de leur tête , s'ils peuvent la relever et la diriger de tous côtés, On aime également à voir

ga peut déjà, recourir à La

le pouls, de lent qu'il est ordinairement , devenir de nouveau régulier et fébrile : c'est un signe que la résorption commence à s'opérer.

Différentes maladies de poitrine. — Toux simple.

Lorsqu'il n’y a qu'une simple toux, M. Goëlis donne l'infusion de réglisse avec la décoction émollienté dont il a déjà été question plas haut, en y ajoutant Dit gouttes de Jaudanum de Sydenham ct de l'oximel simple. Si la toux devient grasse, il remplace l'oximel simple par l'oximel saillitique. Ainsi, pour un enfant de deux ans , il prescrit :

Iofuson de réglisse , Décoclion de graine de Lin (ou de guimaute), Laudaoum de Ssdenhom , Oxymel simple où scillitique , M. et S. À admisisirer par cuillerées à café.

| de chaque , 4 once.

2 gouttes, 2 gros.

. Quand la toux est opiniätre ou qu'il ÿ à un catarrhe négligé, M, Goëlis recommande fortement la douce-amère sous la forme suivante :

lofusion de réglsse et décoction émolliente, 3 onces. Exirait dé douce-omère, 19 gruns.

Laudsnuin de Sydeub 10, 2 gouttes.

Oxymel simple , 3 gros.

M. et 8, A administrer par cuillerées à cafe, pour un enfant de 2 ans.

Chez un enfant de 4 à 5 ans qui avait une toux opiniätre avec expectoration féude, M. Goëlis a donné upe poudre composée de parties égales de réglisse et de charbon végétal, à la dose d'une cuillerée à cafe ,

| pes fois par jour. Outre ce moyen, il a ordonné de la tisane de li- {chen,

Toux convulsive.—Coqueluche. .

M. Goelis traite toujours la coqueluche suivant le caractère dominant de la maladie, et il avertit qu'on ne peut être heureux dans le traitement , à moins qu'on ne sache si l'épidémie est de nature inflammatoire, catarrhale ou purement nerveuse. Quand il y a absence de fièvre

et que le caractère nerveux existe, il prescrit : Masc, 3 grains.

Eutrait aqueux d'opium , . Demi-grai.

Poudre de gomme arabique , 4 scrupule.

Sucre blanc, gros.

M.; f. une poudre. Divisez en six does, dont où fait prendre uae toutes les trois heures.

M. Goëlis vante beaucoup aussi la belladone dans la coqueluche ; seulement ce moyen exige des pus dans son emploi : il faut que le mal soit purement spasmodique, qu'il n'y ait rien d'inflammatoire ni de catarrhal. Quand donc la belladone est indiquée, il en préfère la racine sous cette forme ci :

Rarine de belladone, À grain, Extrait aqueux d'opium, 4 Demi-grain.

Sucre blanc, 4 scrupales.

M.; f. une poudre. Divisezr eo buit doses, dont on fera prendre une soir et matin, ou bien toutes les trois heures, selon Les circonstances, jusqu'à ce que la face s'anime un peu.

d'eux comme des autres un examen avant de les admettre aux véritables inseriptions ? Et sucloat qu'on ne diminue psr aucune roivon le temps de ces premières études ; car, de la manière que les écules secondaires seront organisées , nous croyons fortement, et M. Orbla est Ini-méme de cet avis, que les études d'anatomie, de botanique, de chimie, de physique, seront plus faciles dans ces écoles, e1 devront conséquemment, à travail égal, donner de meilleurs résultats.

An. NI, L'enseignement des écoles préparatoires se compose des malières sui Yantes :

Aoatomie et physiologie;

Paibologie et clinique internes;

Patholagie et clinique externes;

Opérations, bandages et appareils;

imie et pharmacologie;

rm ec , matière médicale et thérapentique ;

Accouchemens {Théorie et pratique des }.

Ce qui fait, de compte net, quatorze cours, torse professeurs, et one stiences à apprendre en deux aus, Les Facultés alors n'auraient plusiservi à grand

“æ, à moins qu'es adoptant l'amendement de M. Vassal , on pe les ebt rédui-

les à rec: voir Les jeunes savans que leur auraient envoyés tes écoles soondaires. Cet article a été considérablement modifié, On à rédunt le cours d'opérations à la Petite chirergie où chirurgie ministrante, On à ravé la matière médicale et la the- Fapeutique ; on à ajouté la physique médicale, et ou a renvoyé les cours d'accou- Chemens aux Faculiés , qui ont dejà hier assez de peine à en avoir. La clinique 1n- Verne et la pharmacologie ont même été virement attaqué.s, non pas sans des

raisons assez bonnes ; mais la majorité n'en a pas voulu faire le sacrilice ; et elles ont été conservées.

Act, IV. Les Facultés de médecine sont établies dans les villes de Paris, Montelier, Strasbourg , yon, Bordeaux et Nantes Elles constituent des écoles de Eut enseigeëment cl vefectionnement.

Cet artiche s été adopté presque sans discussion, Nous ne nous y ons point, Dieu nous en garde; nous désirons de Lot notre cœur que ces six Facultés puissent vigéter et Üeurir'sur be sol de France; mais c'est 1à peul-être une de ces créations qu'il est bien plus aisé de décréter que d'animerjd'un souffle de vie, Ya néanmoins pour six Faculiés.

An. V, L'ensignement des Facullés se com des mèmes cours que celui des écoles préparatoires et de plus d'un cours de médevine légale, d'un cours de physique et d'hygiène, ainsi que de cliniques spéciales, affectées aux maladies sy-

vhilitiques, cutanées, scrophubcuses, ete. , pour les élèves qui sont parvenus à Lee cinquièer anaée de scolarité.

Les modilications de l'article HI ont fait nécessairement changer la rédection de celui-ci; on a restitué aux Facultés les grandes opérations et kes acconchemens, Da reste. il n'y a eu que peu de discussion ; un membre seulement, notre ami, demandait qu'on rayät de l'enscignement des Facultés toutes les sciences accessoires, prétendant qu'il était bien suflisant pour un médecin de les étudier deux ans de 41 vie. L'amendement a été repoussé , et à bon droit, selon nous ; il aurait privé nos Facultés d'une partie esseatielie et brillante de l'ensrigocment complet de la médecine; et 11 me [allait pas confondre les cours des écoles préparatoires

En même temps il prescrit les frictions suivantes sur lépigsstre :

Demi once.

Teinture aromatique , Demi-gros.

Laudanum de Sydentam,

Ou bien encore le mélange suivant, qu'i: fait étendre sur un morceau de peau et appliquer sur la région de l'estomac :

Electuaire anodin ,

Poudre de racine de belladone, Lavdanom de Sydenham, Gomme arabique ,

[de chu 4 scrupule.

8 gros.

Pour lisane on emploie un mélange de racine de guimauve , de racine

de réglisse et de douce-amère.

Dans une épidémie de coqueluche , qui eut lieu à Vienne en 1816 | la poudre de Dower combinée avec heureux résultats , administrée ainsi qu'il suit :

Infusion de réglisse ( :

Décoction émolliente A {+ chaque, 4 once et demie.

Nitrate de potasse, 10 grains.

Poudre de Dower, $ ou 2 grains.

Laudaoum de Sydenham , 2 gouttes, Sirop simple, { once,

Une cuillerée à café pur heure pour un enfant de 2 ans.

Les frictions avec la pommade stibiée tourmentent le plus souvent

inutilement les enfans ; et, lors même que ce moyen fait diminuer la eoqueluche , la convalescence des

l'appétit.

S'il n'y à pas de fièvre dans la ira ess de la maladie, les enfaus supportent très-bien les boissons froides ; autrement il faut que

toutes les boissons soient tièdes.

L'amélioration commence dés

s'ils étaient phthisiques, Ou donne alors ce qui suit :

Sp, 15 grains.

Faites une décaction de 44 onces et ajoutez :

Sirop diacode, 1 once.

Avec le thé suivant :

Racine de gumauve, 1 once,

Doucc-amire,

Racine de réglisie , fe chaque, demi-once.

Asthme périodique des enfans,

Dans cette affection M, Goëlis prescrit :

Musc, 2 grauis.

Mucilage de gomme srabique, 2 gros.

Eau de fleurs de tilleul, 2 onces.

Saccinate d'anmonjaque ‘ 4 gouttes.

Sirop de camomille , Den once.

A en donner une cuillerée à café par heure pour des eufans d'un an.

En même temps il fait prendre des hains chands , auxquels il fait ajouter de la lessive de cendres et une infusion de eamomille. L'enfant reste un quart d'heure ou une demi-heure dans l'ean , €t immédiate.

qui seront obligatoires , avve ceux des ou le talent da professeur.

Au total, la discussion a marché d'une manière ferme ctocsurée; c'est un angure favorsble pour les séances qui suivront. . La séance prochaine est fixée à lundi prochsio, à 3 heures, sins autre convoes-

Faculiés ; qu'on ne suit que lon Le besoin

on ; nous ne saurions trop engager les médecins amis de leur art à spporter à ces!

débats le tribut de leurs Inmières et de leur autorité.

SGIE A MOLÉTTES. - HÉCLAMATION,

M. Claudius Tarrsl nous adresse une réclamation au sujet de cette assertion avancée par M. Heine dans son mémoire , que les scies employées jusqu'à lui s sont imparfaites parce qu'elles ag ssent par un mouvement de ve er vient, Où en tournant eo uac courbe ; ce qui exige un mouvement de tout l'instrument ct par conséqueat l'espace nécesaire pour des mouvemens semblables. » M Tarral rappelle que dès 4846 sir A, Cooper a employé et fait graver la scie de M. Machell de Londres dinsles Surgiewt essaye ; ecite planche, on ne sait pourquoi, sa pas êté reproduite dans l'édition française. M. Machell à done là priorité pour toutes les scies à moketics. M. Tarral réclame vosuite une part d'éloges pour M. Jeffries de Gligow, inventiur de la seie à chaine ; mais le mérite de cette découverte d'est

contesté Far per one, C1 perionne aussi n'en refuse la gloire au chirurgien de Glasgow,

les émolliens produisit les plus

petits malades devient toujours longue, surtout parce que ces sortes de frictions détruisent pour long-temps

: que les quintes laissent de plus longs intervalles entre elles. Souvent la maladie traîne à sa suite une toux iniâtre, pendaot laquelle les enfans rejettent des crachats , comme

ment après il est enveloppé de linges chauds et couché ; le tout dan l'intention de porter à à peau. On donne aussi la potion suivante :

Racine de valériaue, Demi-gros.

Faites unc infusion de 3 onces et ajoutez :

Succinate d'ammonisque , 8 à 10 gouttes.

Demi-once.

Sirop de camomille, Plus tard on place aussi des vésicatoires sur la poitrine. Suffocation périodique.

On observe quelquefvis chez les enfans des accès de suffocation ; ils deviennenttout hleus et perdent l'haleine, Gesaccès ont pour habitrde de revenir, mais non pas à des intervalles déterminés. D'après l'expérience de M. Guélis, ils peuvent être déterminés par un épanchement d'eau dans le cerveau ; ou bien eet état peut souvent indiquer le premier degré de l'hydrocéphale chronique. Si la maladie en question est accompagnée de fièvre, il faut avant tout que cet état soit combattu ; puis on fera bien d’administrer de petites doses de calomel alternativement avec la poudre suivante :

5 grains.

{de chaque, 10 grains.

Poudre de valériane , Carbonate de chaux, Sucre blanc,

a'on fera prendre trois fois par jour, En outre on ordoanera des hains arte 4 et de lessive de cendres , tels que ceux qui viennent d'étre indiqués à l'occasion de l'asthme périodique.

Palpitations de cœur.

M. Goëlis traite les palpitations comme une affection particulitre, et prescrit :

Teintare de digitale, {1 gros et demi, Succinate d'ammoniaque , Demi-gros.

Laudanum de Sydenham , # scrupule.

A en faire prendre trois fois par jour plusieurs gouttes. Hémoptysie.

Dans ce cas, M. Goëlis vante fort une émulsion gommeuse combinée avec une décoction de digitale, surtout lorsqu'il existe un état cachectique qui défend toute émission sanguine. Ce moyen fait cesser l'hémoptysie sans laisser d'induration comme font les astringens , à la suite desquels il reste le plus souvent une petite toux sèche.

Différentes maladies du bas-ventre,—Diarrhee.

Si Ja diarrhée chez les enfans est accompagnée de douleurs dans le bas-ventre , en peut toujours admettre un état sub-inflammatoire. On ne doit alors employer que des émolliens (dütwentia). Dans la diarrhée ordinaire simple, on donne

Décoclion de guimanre et de salcp, 1 onces.

Laudanum de Sydenham , 2 goutt.s.

A la dose d'uve euillérée à cafe par heure où toutes les deux heures, ru" — La Faculié de médecine de Paris commencera ses cours d'hiver le lundi 3 novembre procliain, | | Le registre pour ls prise des inscriplions sera ouvert à partir du mème jour (de 9 Leures à tuidi}, jusqu'au 15 dudit mois inclusivement, Chaque étudiant qui veut prendre une prenuère inscription doit , conformément à la loi, prodaire : {* som acte civil de paissonce ce hopae forme; 2" un certificat de bonnes vie et moeurs . délivré par l'autorité cvile ; 3° le consentement de son pèse on de son tuteur , sil a moins de 21 ans; 4° Le iphime de bachelier &:-lcitres pour celui qui veut prendre une isseription de docteur (à 50 fr.).

— On écrit d'Evreux :

x Vae maladie épidémique {la dysentérie) désole en ce moment plusieurs villa ges des environs d'Evreux ; les secours de l'art médical sont vainement employés et les habitans en deuil ont recours à des prières publiques. Une procession des villages de la Vacherie et de Hondouville a traversé ce: jours derniers la ville d'Évrens, se rendant en dévotion à la chaju le de Saint-Sébastien ; cinq à six cents personnes , tant hommes que temmes , composaient ce cortége religieux . Un air dé tristesse et de recucillement était emipreint sue tous Les VISSGCS ; souvent le denger et La erainte raminent ls hommes à Dicu.

— La population de Stockhohn, lors de l'invasion du choléra, était de 80,900 individus ; le aombre des malades s'est élevé à 7,864, et celui des décès à 3,57 ; ileu résulte qu'il y a eu un cas de choléra par 10 presonnes, et un décès par 25.

Dans la diarrhée catarrhale, M. Goëlis fait prendre

Décoction de guimaure , 3 onces, Extrait de donre-amère , 3 grains Lsodanum de Srdenham ; 2 gouttes Sirop dracode , Demi-once.

Par cuillerées à café toutes les heures.

Si ces sortes de diarrhée trainent longueur, le camphre à À 8 tites doses devient un excellent moyen ; il produit un sentiment de chaleur tout particulier et bienfaisant dans l'estomac. Ainsi on donne

Carmphre dissous , Demi grain.

Décoction émollieute , 4 à 2 onces.

Laudænum , 4 à 2 gouttes.

Par cuillerées à café toutes des heures ou toutes les deux heures.

Quand dans une diarrhée chronique il s'agit de tonéifier, on emploie la racine de colombo; mais il faut alors qu'il n'y ait plus de fièvre, et e les intestins ne soient pas dépouillés de leur mucus par de trop ortes évacuations alvines, Racine dé colombe , Demi-gros.

Salep, 14 grains.

Faites cdire pendant on quart d'heure pour avoir 3 onces de colaiure , et ajoutez :

Sirop de camomille , Demi-once, A donner par cuillerées à café d'heure en heure.

On peut aussi employer la formule suivante :

Décortion de salep (faite avec 8 grains), 2 onces. Poudre de colombe , # à 10 grains, Loudaour , 2 goultes.

Sirop diacode . Demi-once.

À donner de la même manière , après avoir chaque fois secoué la fiole,

S'il y a déjà de l'atonie, on peut remplacer la poudre de colombo par 15 gouttes d'élixir viscéral d'Holfinana:

ans une diarrhée chronique , à La suite d'une Gèvre muqueuse ,

M, Goelis a prescrit :

Racine d'arnica, Demi-gros.

— decolombs, 2 scrupules.

Faites infuser pendant un quart d'heure , et ajoutez à la colalure de 4 onces : Laudanum , 2 gouttes,

Sirop de menthe , Demi.once, À administrer par caélaréos à café, (Pour en enfant de 3 ans.)

Lorsque la diarrhée à pour résultat un relâchement d'intestins , M. Goëlis ordonne :

Eau distiliée de cerises noires, 3 onces.

Estrait de pissenlit , gros.

— de rhubarbe, Demi-gros.

Sel ammoniaque , 6 grains.

Sirop de menthe , 1 once.

A faure prendre par cuillerées à café.

Ea outre il fait frictionner tout l'abdomen avec l'onguent vervin ren” forcé par une addition de camphre.

Quand dans une diarrhée chronique il y a des vers en jeu, M. Goëlis prescrit :

Kacine de valérianc , ros.

— decolombo, 4 gros.

A infuser pour une colature de 5 onces , à Inquelle on ajoute :

Camphre dissous , | grain.

Laucdasum , 2 à 3 gouttes.

Sirop d'écorces d'oranges , Demi-once.

À admirfistrer par cuillerées à café, (Pour des cofans dé 4 ans.)

Chez les enfans rachitiques la diarrhée produit une chute du rectum. Choléra des enfans.

Lersque cetie maladie est de nature inflammatoire, elle est tres-grave; il survient très-facilement de la gangrène , et les enfans sont perdus. Un sinapisme appliqué sur le ventre jusqu’à ce que la peau comrence à rougir , peut encore quelquefois sauver les petits malades. Dans le choléra ordinaire, M. Goëlis donne intérieurement :

Lufusion de réglisse avec décoction émulliente , 2 oacxs. repars ‘ 2 gouttes.

inir viscéral, ô gouttes.

Sirop diacode , 2 gros, Et à l'extérieur :

Onguent nervin, Demi once.

Campbre , fu graius.

2 grains.

En frictions sur l'épigastre.

Cependant l'élixir viseéral n'est pas toujours à sa place dès le com. mencement de la maladie , et alors M. Guélis Let la potion suivante :

Décoction de salep (faite avec 8 grains}, 3 onces. Laudanuim , 2 gouttes.

Sirop discode , Demi-once,

Fomissemens.

Quand le vomissement est opiniâtre, M, Goëlis le traite de la même manière que le choléra.

Constipation.

Les moyens prescrits contre la constipation ordinaire , sont les suivaus :

Infusion de réglisse ét décoction émolliente + 3 onres.

Sulfate de magnésie, 4 32 gros.

Sirop, Demi-oote.

Ou bien :

Infuson de fnouil

Eau diillée de fenouil , fe chaque, 2 onces.

Tesnture aqueuse de rhubarbe, { gros.

A donner par cuillerées à café d'heure en heure, Coliques.

Les coliques chez les enfans se reconnaissent facilement en sont inquiets, sans repos , qu'ils pleurent constamment ; qu'ils trépignent, tirent les cuisses vers le ventre, font différens mouvemens de gure pendant le sommeil, jeuent le corps çà et là, et s'éveillent en criant. Lorsqu'on examine un enfant qu'on suppose affecté de coliques, dl ne faut pas négliger de voir s’il n'existe pas une cause extérieure à ses souffrances, s'il n’est ps serré par quelque pièce d’habit, ou piqué = une épingle, etc. Pendant les coliques les enfans urinent souvent eaucoup.

Différentes causes internes peuvent déterminer des coliques ; ce sont : 1” les acidilés, marquées par des selles vertes : dans ce ea on oone ;:

ce qu'ils

2 ones, 15 grains.

2 gouttes.

Deni-once.

Infusion et cau distillée de fenouil, de chaque A Magnésie carbonatée , Laudanue de Sydenham ,

Sirop,

2° Les flatuosités, marquées par des gargouillemens et des vents. Ici on donne la potion suivante, avec ou sans adilition de magnésie :

Eau distillée de fenouil, 2 ones.

Mucilage de gomme arabique , 2 gros.

Landanuin , 2 gouttes.

Sirop de camomille , Demi-onee.

3° Une indigestion. Dans ce cas, o0 prescrit :

Eau distillée de fenouil , 2 onces,

Teintore aqueuse de rhubarbe, 2 gros.

Muriate de magnésie, 19 grains.

Sirop, Dewi-once, Pers.

La dilatation de la pupille n'est pas ua signe pathognomonique de l'existence des vers, car ce symptôme se retrouve aussi dans Le cas d'infarctus intestinal. Le moyen ordinaire que M. Goëlis donne contre les vers est le suivant :

Cilomel, 3 grains, Foudre de valriune, À scropule, Sucre blanc , 4 gros.

Pour faire une poadre que l'on divise, slon l'âge, en 4 où 6 pares, dont 3 pour une journée,

Queïquefois il ÿ ajoute encore 20 grains de semen-contrà. 1] prescrit aussi la formule suivante :

lafusion de réglisse , Décoction me + fde chaque » ? onces.

Extr.it de ralérione , 10 grains, Oximel scillitique , 2 gros.

À donver par cuillerées à café.

Et, après ce moyen, le purgatif suivant :

Calomel , # grains.

Poudre de racine de jalap, 4 serupule.

Sucre blanc, 2 scrnpüles,

-Poar eu faire 4 ou 6 poudres, dont une chaque soir.

it a été question plus haut}, Si la maladie passe à l'état sig, lesrenfans

L'anthelminthique suivant est également employé par M. Goëlis : meurent promplement.

b +) e relier à sas: Jde chaque, 2 ones. | Dans le traitement le calnmel est le moyen principal. Des enfans au- Poudre de monsse de Corse, 4 scrapule, dessous d'un an reçoivent d'abord un huitième, puis un quart de grain Oximel scillitique , Demi-gros. deux fois par jour. En même temps on leur frotte la tête avec parties

A prendre par cuillerées à café d'heure en beure. égales d'onguent mapolitain et d'onguent de Geneviève , en ayant soin de tenir cette partie chandement couverte.

La distioction la plus essentielle à faire dans l'hydrocéphale chronique , quant au traitement, est celle de savoir si la maladie est avec ou sans cachexie. Lorsqu'il y à cachexie , il y a ordinairement aussi des vices organiques de la rate, par exemple , ou quelque engorgement; et c'est dans ce cas-là que le calumel est le moyen souverain , surtout si le ventre est en même temps resserré. Ontre fe calomel on frictionne le bas-ventre et la région de la rate avec l'onguent ci-dessus indiqué. Mais il ne faut jamais omettre de traiter en même temps la cachexie, M. Goëlis la cothat à l'aide du quinquina:

Lorsqu'il y a des ascarides vermiculaires , on fait prendre des lavemens de lait dans lequel on a fait bouillir de l'ail, où des lavemens d'une décoction d'ail et d'absynthe. Pour attirer ces sortes de vers nn pu enfans sur un vase de nuit dans lequel on a versé du lait chaud,

Engorgement des intestins (Tofarctas intestinal }, Dans ce cas M. Guëlis ne donne que des résolutifs.

Jafusion de fenouil,

} de chaque, 2 onces.

Eau distillée de fenouil, , + :

Tartrate acide de potasse ; 10 gras. : à Écorce de LEE À L A Oxyawt scillitique , 2 gros. Faites bouillir pendant un quart d'heure et ajoutez :

A faire prendre par petites cuillerées, Sakep, 8 groins,

Faites bouill r de nouveau pendant un quart d'heure pour une colature de 4 onces , et ajoutez :

$ rop diacode, Lemi-once.

À faire prendre par petites cuillerées d'heure en beure.

La crème de tartre pe être remplacée par un autre sel résolutif, Extérieurement il emploie

Ongurnt de genevitre , — napolitais, Pour des Cictions sur le bas-ventre.

En même temps il met les enfans à l'usage du café de pe: de

Î parties égales.

Dans un cas de semi-paralysie , suite de l'hydrocéphale chronique , M. Guëlis a prescrit l'arnica sous la forme suivante :

chêne, et leur fait prendre des bains ticdes. D'après M. Goëlis, il y à lnfusion de réglss: et décoction émolliente, 2 onces. i figuration bosselée des joues, qui est un véritable signe punis, A eo une certaine conug joues, q . 6 Oximel scillitique , 2 gros.

thognomonique de l'infaretus intestinal chez les enfans. Cette basseure correspond aux os malaires et fait l'effet d'une amande qui serait placée sous la peau ; elle est surtout prononcée quand les enfans rient on pleurent. Lorsque ce signe existe, 11 n'y a plus d'espoir de guérison.

Hydrocéphale externe partielle.

Cette maladie, autrement appelée ædème du cuir chevelu, disparait sûrement lorsqu'on applique à plusieurs reprises un caustique quelconque sur l'un des points de l'œdème; le plus simple est de se servir de la pierre infernale. Le pouvoir résorbant des lymphatiques est mis en activité par ce genre d'irritation. Ordinairement M. Goëlis touche en plusieurs endroits avec le nitrate di ee latumeur préalablement bumectée ; et si le résultat n'est pas satisfaisant an bout de quelque temps, il a recours à la potasse caustique, dont il prend de petits brins qu'il

Ictère des nouveau-nés,

Dans ce cas on prescrit :

Eau distiiée de fenwuil , infusion dé camomille, Va chaque, { once,

Sous-carhonate de magaésie, 10 grains. : J : . br Teinture aqueuse de rhubarbe, Detni-gres. applique en plusieurs points au moyen d'emplâtres ag, utinatifs. On se Sirop diacode , Lemi-once. sert aussi de l'onguent mercuriel en frictions. Enfa il est bon d’entre-

À Five prendre par cuillerées à café, tenir une température uniforme au moyen de sachets aromatiques.

Si l'œdème s'est concentré dans un petit endroit , on peut l'ouvrir ; mais ce procédé serait dangereux dans le cas où il y aurait complication d'un hydrocéphale interne,

Dans un cas où l'œdème du cuir chevelu était survenu à la suite

d'une teigne supprimée , on à vu M. Guëlis adininistrer le calomel ,

En même temps on emploie des bains tièdes. Lorsque le ventre est recserré on peut aussi donner ce qui suit :

lufusion de réglsse ,

Eu comte | de chaque , 4 à ? ances.

Extrait éssenlit , 1à2 gros. ” « «= = sulfate La sure 2 . peut-être dans le but de prévenir une hydropisie des ventricules da Sirop de mane , Demi once. cerveau.

Hydrorachis.

4 faire prendre de la mème manière.

Chute du rectum. Cette maladie se caractérise par une démarche toute particulière des

enfans : ils marchent en chancelant; à chaque pas ils portent les pieds en dedans et posent toujours d'abord le talon à terre. De jour en jour la marche devient plus mauvaise; les petits malades finissent par ne plus pouvoir aller seuls , et leur démarche conserve toujours le caractère que nous venons de signaler.

L'hydrorachis est le plus souvent une suite de la myélite on spinite Le calomel est le at dr pricipal; on y joint des vésicatoircs appli. qués à la région lombaire.

Quand l'intestin a été réduit, M. Goëlis ordonne des lavemens froids d'eau de chaux.

Empoisonnement par l'opium.

Dans ce cas, M. Goëlis a ordonné un bain vinaigré d'une demiheure, et à l'intérieur :

Ascite.

Dans cette espèce d'hydropisie, M. Goëlis fait prendre trois doses de crime de tartre par jour , conjointement avec la potion suivante :

Lufuson de réglsse, Eau de fenouil,

Infusion de régle, } 4 né [ { onre.

Décoction émolliente , À de chaque ,

Sacrinate d'ummontaque , 6 gouttes.

A faire prendre par cuillerées à cafe tous les quarts d'heure,

Hydropisies.—Hy drocéphale chronique. : : de chaque, 2 onces.

'avoi J i Extrait amer 12 grains.

1l suffit d'avoir vu nn seul enfant hydrocéphalique , pour conserver + cr, 2.

. a ei . C CR : Esprit de vitre dulcifé 45 gouttes. une idée juste de leur physionomie, Ges malades se distinguent ordi- Oniel siaple , , Deai-once.

pairement, dans le principe, par une démarche lourde, maladroite ;ils bronchent et tombent facilement , et donaent souvent à leurs pieds une

ition croisée. Îls aiment à avoir toujours quelque chose dans la bonche, les doigts, etc.; ils fourrent aussi les doigts dans les narines , les oreilles, et leurs Yeux éprouvent des mouvemens convulsifs, ce qui est

En même temps il fait frictionner le bas-ventre avec un mélange d'onguent mercuriel et d'onguent de Geneviève. M. Goëlis prescrit encore cette potion-ci :

Infusion de réglisse,

Esu de fenouil , | de chaque, 2 onces.

un symptôme constant, + ë é « Saus-carbonate de potasse Demi-grain. si Done accidentellement une toux dans l’hydrocéphale chroni Viasigre scillitique F d n gran et demi. que, cette toux 5€ change facilement en suffucation périodique (ce don Laodenum de Sydenbam, 2 gouttes.

Quand il ya en mêmie temps présence de vers, il donne : bains de son ; intérieurement , Lien entendu , les moyens recommandés

| contre l'affection scrophuleuse en général, et l'herbe de tussilage pour . pr À | : Pop thé, Cette methode réussit souvent très-bien . ig Camphre, 4 grain et demi. Quand c'est un simple ulcère scronbuleux, M, Goëlis Le fait ordinai- Sirop de fesoui], 4 gros. saupoudrer avec parties égales Ps poudre de rhubarbe et de

Mon ÿ : udre de charbon, et quelquefois simplement avec cette dernière : our

Et lorsque l'hydropisie est compliquée de scrophules : ca il se sert d'ane infusion de scordium (teucrivem sentis" Infusion de réglisse, | je eveque, 2 onces. S'il se manifeste des tumeurs scrophaleuses derrière les oreilles, il Décortion émolliente, i : “RARE faut se hâter de les ouvrir , parce qu'elles détermipent très-vite” la Acétate de mi À liquide, { cet et demi. carie de 1 apophyse mastoïde. Oxymel sallitique , 3 ‘

gros y À faire prendre par petites cuillerées d'heure en heure, Otorrhée,

Maladies scrophuleuses. Cet écoulement dépend presque mg ve d'un vice scrophuleux, et doit aussi être traité en conséquence, Éxtérieurement on ne se sert que d'une légère décoction de son pour en faire des lotions ; et, s'il y a carie, on fait des iajoctions avec une infusion de mauve et de scordium.

moyens siyptiques , empluyés dans le but d'arrêter l'écoulement , pourraient facilement produire une bydrocéphale,

Que l'affection scrophuleuse soit commençante ou déjà déclarée , M. Goëlis donne toujours la poudre suivante, après avoir préalablement remédié aux phénomènes accessoires les plus urgens :

Poudre d'écailles d'huitres préparées, Dem:-once.

pds à de | de chaque, Demi-gros. a Sucre blanc , 3 gros

M.; f. une poudre, dont on fera prendre soir et matio une pincée plus où moins grande , sélon l'âge,

Telle est la poudre que M. Goëlis prescrit généralement à l'hôpital. Dans la pratique civile et dans des fam-Iles aisées, il prescrit, en place de cette dervière, sa poudre antihectico scrophuleuse, qui est formée de parties égales de baies de laurier, de noix museade et de a pa de corne de cerf. Mais il faut que les baies de laurier soient préalablement dépouillées de leur äcreté , résultat que l'on obtient en les faisant cuire dans du pain. La poudre antihectico-serophuleuse est alors administrée avec parties égales de poudre de réglisse , à la dose d'une forte pincée trois fois par Jour, ou bien sous La forme suivante :

REVUE DES JOURNAUX DE MÉDECINE

JOURNAUX FRANÇAIS. ( Août 1834. ) I. ARCHIVES GÉNÉRALES DE MÉDECINE.

Le cahier d'août contient : 1° un mémoire sur Les ruptures du cœur, par M. Déseimeris, 17 art, ; 2° la fia des recherches sur Les luxations et fractures de l'avant bras , par M. Rognetta ; 3° Recherches sur la cause des bruits respiratoires percus au moyen de l'auscultation, par M. Beau ; 4° Mémoire sur un nouveau cas de trachéotomie pra-

tiquée avec succès par le rofesseur Gerdy, dans la dernière pé-

Pondre antibectico-scrophuleuse de Goëlis, 2 gros et plus, riode du croup par M. Chrestien.

ie ke me {de chaque, Demi-gros. On trouve dans le cahier de septembre: 1° un mémoire sur le trai. Sucre blanc, ! 2 gras. tement des tumeurs érectiles, et particulièrement du traitement par

le caustique ; par M. Claudius Tarral , Premier article: 2° mémoire sur un cas de rupture du diaphragme, par suite de blessures graves, et sur Les questions pop. Le s qu'elles soulèvent » par M. Davat; 3° considérations sur quelques-unes des méprises que l'on peut commettre dans Le diagnostic des hernies, par IT. ondière; 4° de l'emploi des purgatifs dans les maladies aiguës ou chroniques, par Max. Simon , deuxième partie, Ce mémoire n’est pas cocorc terminé,

Toutes ces poudres doivent être es continuées ; et toutes les fois qu'il existe quelque disposition infl. ramatoire , on laisse de côté la résine de gaiac. Avec ce traitement les enfans doivent avoir trois fois par semaiue un bain de fleurs de foin ou de son. La nourriture consiste en potages et lait.

Exanthéme scrophuleur,

Dans ce cas M. Goëlis donne sa poudre ordinaire, en ayant soin de substituer à la limaille de fer un scrupule d'éthiops antimonial ( sulfure de mercure et d'antimoine ) ; en même temps 1l fait boire du thé de

ensie sauvage, S'il y a une cause syphilitique en jeu, la liumaille de fer est remplacée par le sulfure noir de mercure,

CONSIDÉRATIONS SUR QUELQUES POINTS EN LITIGE CONCERNANT LES LUXATIONS ET FRACTUNES DE L'EXTRÊMITÉ 1NFÉRIEURE DES 08 pe L'avanr-una5, par M. Rocnerra. { Deuxième et dernier article.)

Ce second article est divisé en trcis paragraphes , ainsi intitulés : Luxation carpienne du radius: Fractures de l extrémité inférieure des os de l'avant-bras; Conséquences possibles de ces fractures, et moyens d'y remédier. L'auteur se borne à av près à analyser le mémoire de M. Malgaigne , et une excellente thèse de M. Jacquemin sur les moyens de remédier aux difformités du cal; il y aurait donc peu d'intérêt à s'y arrêter davantage.

Eruptions serophuleuses de la téte ( achores scrophulosi .

Aucun moyen particulier n'est employé contre ces sortes d'éruptions; au contraire , il est préférable qu'elles paraissent , car on en fimt plus vite avec la maladie scrophuleuse, Si une éruption du euir chevelu se dessèche subitement, les glandes voisines se gonflent facilement et finissent par suppurer. [l} a surtout un rapport étroit entre les glandes abdominales et la tête; une éruption de cette dernière peut souvent faire disparaître l'engorgement et l'induration des glandes u bas-ventre, et ces aflections glandulaires pire quelquefois être guéries lorsqu'on

uit une éruption artificielle à la tête , soit au moyen de la poudre de caotharides, soit au moyen de cette poussière grisdtreque l’on obtient en étrillant les cheveux.

SECRERCHES SUR LA CAUSE DES DAUITS RESPIRATOIRES PrÇUS au moyen de l'auscultation; par M. Beau , interne des bépitaux de Paris.

Lagonec s'était à peine occtipé du mécanisme des bruits perçus par l'auscultation : le but de toutes ses recherches fut constamment de tra duire l'état anatomique des organes de la réspiralion par des phénomènes appréciables aux sens et spécialement au sens de l'ouïe; et il à si comx | mare réussi sous ce rapport, que bien que le même Sujet ait été exploité depuis lui par une foule "observateurs tant nationaux qu'étrangers, on à à prine signalé dans son travail quelques oublis de peu d'importance, et quelques légères erreurs,

Le travail de M. Beau a pour but d'expliquer la formation de la plupart des bruits que l'on perçoit par l'ausculiation ; et nous nous em-

ressons d'abord de le dire , lors même que l'explication donnée par

T. Beau serait évidemment démontrée, elle n'ôterait rien de la valeur des bruits normaux et anormaux de la poitrine , considérés comme expression de l'état pathologique des organes contenus dans cette cavité,

On pense communément que le bruit respiratoire est le résultat d'un frémissement dû au frottement des parois bronchiques , par l'air inspire

Tumeurs osseuses de nature scrophuleuse.

On observe surtout ces sortes de tumeurs aux doigts des mains et des pieds, et quelquefois aux pieds mémes et aux bras. La tumeur augmente successivement , s’arroudit , devient rouge et finit par s'ouvrir, On voit alors que l'os est carié. Des esquilles se détachent peu à peu ; des phalanges entières peuvent être détruites. Cependant le mal guérit , mais lentement, après 18 mois ou à ans, Les membres , bien que raccourcis, peuvent servir de nouveau. Il faut bien se garder d'un traitement stimulant lorsqu'on a à faire à des ulcères provenant de carie sero- - phulense; des topiques stimulans ne feraient qu’aggraver le mal : ce

qui convient, ce sont des fomentations émollientes, des cataplasmes, des

ou expiré qui se meut dans leur cavité. Pour M. Beau , tout bruit res-\ M. Gerdy Le me le croup comme une maladie si grave et si rebelle iraloire transtuis par l'auscultation est le résultat du retentissement du||aux moyens médicaux , qu'il ne faut pas attendre pour opérer que le cas bruit gutural dans la colonne d'air qui remplit l'arbre bronchique. 1æ|\soit désespéré. L'opération n'est nullement grave en elle-même ; le frottement que cette colonne éprouve contre l'isthme du pharynx ou la | danger de la section des veines sous-thyroïdiennes est prévenu par la glotte, soit à l'inspiration, soit à l'expiration, y détermine une oscillation | compression des orifices veineux à l’aide du doigt ou au besoin par la qui se communique raçidement dans tonte son étendue, et jusque dans ses hgature. Enfo. pour faciliter l'entrée de la canule, il propose de Fire moindres rumifications. Le soufile bronchique et la respiration caver-| duire dans une bougie conique de gomme élastique qui lui servirait pour neuse sont également sous la dépendance immédiate du bruit respira- || ainsi dire de mandrin. Après l'opérationle traitement diffère peude celui toire de la gorge. qu'a indiqué M. Trousseau ; seulement au lieu de faire dissoudre un Ainsi tous les bruits que l'on perçoit dans les organes de la respira-|| gros de nitrate d'argent dans deux d'eau distillée en lotiontion sont, d'après M. Beau, le retentissement du bruit pre lequel | ner la trachée, M. y diminue de moitié au moins la proportion du suit par sa forme et son étendue tous les changemens de volume qu'é-||sel; il incline d'ailleurs à croire que ce traitement consécutif est de peu rouve la masse d'air par son passage dans des cavités de capacités dif-||de valeur , et que le succès est presque entièrement dù à l'opération. 006 Le murmure trachéal est plus étendu, plus retentissant quel , ; celui des bronches , et tous deux le sont moins que celui de certaines! MÉMOIRE SUR UN CAS DE RUPTURE DU DIAPHRAGME Dar suite de cavernes spacieuses. Si le murmure d'expansion vésiculaire nous pa-|| blessures graves , et sur les questions médico-légales qu’elles soulèraitsi bruyant , cela tient à la quantité innombrable des points vésicu-|| Yent; par AL. Davar, D.-M.

i i ; lques-uns seulement ne di à l'orei , ; . . ; pd A hcere pe DR Cie vocraient À Foreille Le fait qu'on va lire ayant soulevé plusieurs questions fort impor- Vorci maintenant les expériences sur lesquelles repose cette théorie. || t*’!° de 2 D , nous le reproduirons avec tous les détails Quand on respire naturellement ,il se produit un bruit léger dans! nécessaires à l'intelligence de ces questions. l'arrière-bouche, soit à l'inspiration, soit à l'expiration ; si on auscul-!| Goes. — Trois hommes demi-ivres, battus par ua quatrième en revenant d'une te, on entend que les bruits trachéal et vésiculaire sont dans le même! foire . se présentent une beure après chez M. Davat ; les deux plus jeunes n'ayant

rapport d'intensité que celui de la gorge, quoiqu'avec une forme un des égratignures et foisant laucoup de brait, M. Davat les congédia , sans aire attention au troisièanes 3, V,, qui se reposait sans mot dire, assis sur ane

différente, $ .

; st ‘ : coudes s À Quand rl irait suspend {et on rire let mr ne an rune dilatation instinctive des voies respiratoires supérieures }, les|! arriva à la porte sans Lrébucher et sortit sans faire entendre aucune plainte. Éuits trachéal et vésiculaire n'existent plus; la respiration, bien que!| Ils avaient encore une lieue à faire; ils s'arrétèrent d'abord en ville plus d'une silencieuse , se fait «0 ume à Lans ; hd si l'on ne sentait sous l’o- Le et demie, les deux pps hlgaek ne 18. Paper pérlant reille les parois thoraciques s'élever et s’abaisser alternativement, on; le" PAT oi où par Ron; mas 1 ue se plaipnait pas, On assure qu quelques pourrait que l'odridu ne rennir plus. ? effosts de vomissement mais sans résultat. nilsse mirent c2 roule ; mas à Si l'on suspend le bruit guttural dans l'un des deux mouvemens respiratoires , l'inspiration ou l'expiration, on n'entend aucun bruit 1rachéal ou vésiculaire dans celui des deux mouvemens qui n'est pas accompagné du bruit de l'arrière-bouche ; si l'on produit un bruit des lèvres, de manière à souffler à l'expiration et d’aspirer en siflant, on entend la même forme de bruit daus la trachée et les vésicules.

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MÉMOIRE SUR UN NOUVEAU CAS DE TRACHÉOTOMIE pratiqué avec succès par le professeur Gerdy dans la période extrême du croup;

mais l'expaosion ire était e nulle et s'aceompagnait du râle des agopar AT. Chrestien , D.-M. P. Lie fBeulté;

le ventre, soup n'avait rien de particulier. On sxigna le malade aux deux bras, mais sans ob Depuis que M. Bretonneau a tenté pour la penis fois ce moyen SR NE PEN RE Re extrême , on compte environ treize cas de trachcotomie suivis de suc.|| L’autopsie fat faite judiciairement , 44 heures après la mort. Les habits, exacès daos la dernière période de croup. Le nouvel essai de M, Gerdy || rinés auparavant par M. Davat, étaient un peu sales, mais cette saleté semblait n'a pas moins bien r i;et nous pourrions borner à ce peu de mots ar et non par Les Le Ligue er étaient notre analyse, si l'opération n'avait présenté des circonstances re-| éieculsirement en dégeadant ; elles étaient le résultat de l'imbibition de l'humidité mt ol elle est d'ailleurs suivie de quelques remarques du pro-|| du fumier sur lequel il avait passé la puit. La chemise n'offrait aucune tache quelesseur.

conque, Il y eut des veines intéressées ; mais la pression du doigt d'un aide} , Æabitude extérieure. Cadavre museuleux, de l'âge d'environ 36 ans. La rigisuffit pour arrêter le sang et il n’y eut pas besoin de ligatures.

mr ge gré es pcée. Les traits de la aura nu se” Rega er . tr rs, on-dériée, t t eechymase , d'él'opérateur arriva à inciser La lame profonde du fascia cervicalis, aus- Pratiquer où de conteslon sur louis la: mpurfrie de corps. Quilqus vergelures sitot l'air pénétra au-dessous et fut rejeté ensuite en sifflant comme s'il! cadavériques , résultat du décubitus du cadavre, se voient le du dos. Peneùt été expulsé de la trachée. C’est la première fois, à notre connaissance, que ce phénomène a été noté; il est d'une importance d'autant

dant ces recherches on apprend que cet homme avait été frappé à la tête ; toute-

fois le cuir chevelu recouvert de chereux longs, rudes et épais, ne présente absolus grande , que l'erreur dans laquelle il entrainerait le chirnrgien a Ré té commise. Nous avons vu l'un de nos opérateurs les plus célé-

dument rien sur toute sa surface externe, bres , dans une opération de ce genre, tentée pour extraire un corps

Tête. Le cuir chevelu incisé, on trouva le tissu cellulaire sous-jacent infltré de sang noir sur Loute la partie postérieure de La tête , et méme jusque dans les inter-

étranger , annoncer à son auditoire qu'il était arrivé dans la trachée,

quoique l'instrument n'eût pas même intéressé ses parois. Avait-il vu ;

stices des muscles postérieurs du cou. Sur la bosse pariétale gauche se voyait une comme M. Gerdy , l'air s'échapper de dessous le fascia cervicalis?

légère extravasation sanguive longi Le périoste enlevé, on découvrit deux transversale, se réunissant à angle Nous l’ignorons ; l'erreur répare à l'instant même ne fut ni discutée ù ni expliquée.

er fractures, l'une longitudinale , l'autre roit sur La bosse pariétale | mp De ce point de réunion partaient plusieurs autres petites fractures s'irradiant sur les os voisins jusqu'à la distanec d'un à deux pouces. Au centre était une petite fissure communiquant avec intérieur du crite - : et par laquelle s'était faite l'extravasation singuine extérieure, La fracture longita-

La trachée incisée, les lèvres de la plaie, entraïnées en dedans par

l'inspiration. se rapprochaient et s'opposaient à l'entrée de l'air. Trois fois le chirurgien echoua en voulant introduire la canule; les dilatateurs en pinces furent trouvés inutiles ; il fallut | mg M. Gerdy fixât forte-

dinale comprenait presque tout le crâne , commençant en arrière au bord postérieur du … occipital , divisant l'occipital, le parsétal gauche, le frontal et enôn ment la trachée avec deux doigts et poussät la canule de vive force durant un mouvement d'inspiration pour la faire pénétrer ; elle aurait été

le corps du sphénoide jusqu'à son articulation avec l'apophyse basilaire. La frecbientôt expulsée si où ne l'eût fixée par des rubans liés autour du cou.

ture transversale s'étendait de la partie moyenne de l'arüculation temporo-parié- On la recouvrit d'une éponge mince imbibée d'eau tiède pour humecter

tale gauche jusqu'au milieu de la portion écailleuse du temporal droit, où se voyaent quelques esquilles produites par contrecoup. Le crâne étant scié Grcul'air inspiré ; et une garde intelligente fut munie d'une tige de baleine

. on vit que ces fractures intéressaient toule son épaisseur. Sous la bosse puis. sure dure mère et les os était un bement de sang cosgulé ‘environ deux onces, Le décollement de la dure- avait environ cinq d'étendue. Nul autre épanchement sanguin aillenrs. Le cerveou était intact ; l'hémisphère gauche portait l'empreinte de la dépression qu'il avait souflerte, mais Laon nte,

mince et tres-flexible armée à ep extrémité d'une éponge solidement . svcane s appare | RE isi it is" i W bdomen. Nulle contusion des t i des muscles abdominaux; le vessie fixée , pour saisir les mucosités qui s’offraient à l'orifice de la canule enelt una use n Rene fie, les pains, de ; den

et pour aller même les chercher dans la irachée-artère. De cette manière

il ne fut pas besoin de retirer la canule pour la nétoycr. masse des intestins à l'état normal.

Mais en regardant l'estomac on s'aperçut que son grand cul-de-ae avait disparu.

3 Le sieur J, V. était-il déjà atteint de toutes les lésions observées lorsqu'il s'est présenté chez M. Davat le soir à six heures ?

Eu supposant des coups donnés , cette question devenait Wrès-importante, puisqu'elle pouvait faire absoudre le premier accusé , et chercher ua autre coupable. Le rapport de ses camarades dit hien que le mortavait étébattu, mais aurait-il pu vivre de toute sa vie de relation durant plus de 3 heures, parler sans se plaindre, et faire plus d’une lieue avec une épouvantable fracture du crâne ; une ruplure du diaphragme, et un aussi énorme épanchement dans la poitrine? M, Davat traite ectte question avec une réserve extrémement louable ; ilioclincrait encore à adwettre que le blessé pouvait avair sa fracture au moment où il se présenta à lui pour la première fois; mais il doute davantage et se défend de conclure sur la possibilité de l'existence de la rupture diaphragwatique à la mème époque.

C'est sur cette question que roulent les réflexions de M. Alph. Devergie. Îl rapporte, d'après divers auteurs, huit cas de rupture du diaphragme pendant la vie; la mort, à la vérité, est survenue promptement chez la plupart ; mais chez l'un d'eux la déchirure s'est cicatrisée, la hernie de l'estomac À nr et l'homme n'est mort plus de G mois après , qu'à la suite d'un accident tout autre. Mais dans tous ces cas , non-seulement la lésion du diaphragme s'est dessinée par des signes apparens pe la vie; mais ces signes ont persisté après la mort, tellement que dans plusieurs circonstances Cavalier et Percy ont reconou ces lésions à l'expression de la physionomie conservée par les cadavres. Et d'ailleurs aucun n'avait présenté en même temps que la déchirure diaphragwatique, une déchirure de l'estomac et un épanchement dans la poitrine, Si à ces circonstances on ajoute la présence des fractures du crâne, il paraîtra alors difficile, pour ne pas dire in possible , d'admettre que cet homme aura vécu trois beures , marchant et causant comme il l'a fait. :

Telle est la conclusion de M. Devergie, à laquelle nous sousCrivons entibrement, Nous regrettons seulement que la question de savoir si les lésions étaient l'efet Li coup ou d'une chute, n'ait pas altiré son attention ou ne lui ait pas paru digne d’être soulevée ; car il ne serait pas impossible que la rupture du diaphragme fût arrivée la première , au moment où l'homme tomba, par suite d'un effet de vomissement, et que la fracture du crâne à Del doit être attribué le coma, eût résuliéde la chute.

M. Davat, afin de jeter plus de lumières sur ces débats , à tenté des ni hr fort intéressantes touchant la rupture du diaphragme sur le cadavre et sur les animaux vivans : nous consignerons ici ses résullats.

Si l'on remplit l'estomac d'un cadavre de substances alimentaires réduites en pulpe, et qu'après avoir lié l'œsophage on frappe vigoureusement et brusquement surla région épigastrique, rarement une seule

eussion suffit pour produire la rupture de l'estomac ; mais en réitérant la percussion, on y parvient constaminent , et les matitres s'épanchent dans l'abdomen. Oo n'obtirnt [as par ce moyen la rupture du diaphragme. Mais si les intestins étaient distendus d'air, l'estomac rem-

li d'alimens, l'œsophage lié, les poumons légrement insufflés et les

ronches fermées, la perenssion rompait l'estomac et le diaphragme ; toutefois aucune hernie n'était produite, et l'épanchement avait toujours licu dans l'abdumer.

Sur les avimaux, la percussion durant l'expiration ne produit le plus souvent que la rupture de l'estomac. Pemlant l'inspiration , elle determine presque toujours la double rupture de l'estomac et du diaphragme, et la hernie paraît uniquement due à l'action musculaire.

De ces expériences, M. Davat conclut l'influence de la contracti'ité musculaire sur les ruptures de l'estomac et du diaphragme. On voit que la première à très-bien lieu sur le cadavre , et la seconde de même , toutefois avec certaines circonstances TT ; mais la hernie de l'estomac dans la poitrine ne paraît possilile que perdant la vie, à plus furte raison si l'épanchement s'est fait dans la cavité pleurale ou dans

l'abdouen.

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