‹ Gazette médicale de ParisChapitre 313 sur 394 · THE LANCET · texte numérisé non relu

THE LANCET

Nous réuvirons dans cette revue les deux mois d'août et septembre. Une grande place des numéros de ces deux mois est remplie comme à l'ordinaire par des Jeçons sur l'anatomie D NP EE etc. ; nous y avons rencontré avec plaisir un ce u très- détaillé des épreuves du dernier concours pour la chaire de clinique chirurgicale.

Les articles principaux après ceux-là sont : 1° une lettre sur l'usæ du plètre de Paris dans le traitement des fractures, par John Brown ; 2° un cas d'anévrisme axillaire traité avec succes par la ligature de La sous-clavières par James Knight, 3° observation

ascite avec anasarque générale , guerie par deux ponctions sans autre traitement, par le docteur Maccarthey ; 4° traitement du nœævus maternus par la soude caustique , par M. Wardrop; 5° cas d'ascite guéri après trois ans par l'hydriodate de potasse , par le docteur Bain ; 6° lecon clinique sur un cas de luration non réduite du fémur, et sur les alérations qui surviennent dans les extrémités articulaires des os luxés et dns Les parties ambiantes , par le docteur Wallace ; 7° de l'emploi de la poix à l'extérieur dans la lépre vulgaire, par le doctenr Hutchinson ; 8° note sur l'emploi du colchique dans Le traitement de la leucorrhée, par M. Ritton; o° re-

es sur la fausse mélanose des poumons , par le docteur Marsball; 10° de la phthisie mélanique des ouvriers emplayés aux mines de charbon de terre , par M. Gibson.

DE L'USAGE DU PLATRE DE PARIS DANS LES FRACTURES; par le docteur John Bnowxe , de Dublin.

Nous avons les premiers fait connaître en France l'usage du plâtre coulé, adopté comme méthode générale par M. Dieffenbach ponr le traitement des fractures. MM. Bond et Gale ont récemment pulilié dans

14 aut; le jour elles s'apaissient un peu. La douleur avait son srége dans laine et [la Lancetie anglaise une note sur le même sujet où ils avancent que,

petite ville. C'est ici qu'il faut lutter avec les tracasteries, le € di-ances, les sots propos. les malignes interprétations, Partout : ulgaire se dificilement , … ce crime est irrémissble dans une ville e province, et le médecin qui s'en © le peut s'attendre à des

mens sans nombre. Le sage est donc le patience et de gs dévorer son pain quotidien de sotiises ct d'ineplies, soltises et inepties qui , trèssouvent, débordent en méchancetés ; de se soumettre humblement devant l'ompipotence des commères, le patronage des vieilles dames ; il y va de la réputation et du bonbeur de l'existence. Le grand Haller disait qu'ayant eu le courage d'écouter pendant une heure entière une dame qui l'entretint de recettes de petits gâteaux, | ce ne fut que depuis cette époque qu'elle le regards comme un grand homme , et | qu'elle lui rendit d'abportans services, Vous jouisses à Paris d'une certaine indé- | rndance, et vous avez raison d'en être fiers ; mais cher nous où l'on est toujours | ace à face, où les maisons sont de verre et le pot-au-feu à découvert , il ne (sat ! pas compter sur la moindre liberté. Avoir une opinion à soi et la manifester , ! quelle folie ! quelle imprudence ! et combien de gens cherchent à rous en panir. À Les goûts trop passionnés pour l'étude vous donnent, même dans one petite ville, ; ua certain air de philosophe, de novateur , d'origiral; c'est le grand mot. qu'on | sait bien vous reprocher dis plus d'une circonstance. Hors les livres de p ière et} de cuisine, je crois qu'il faut lire les autres Le plus loin possible du profane ï vulgasre.

1. s vient l'autorité locale. Que vous importe , direz-vous, l'autorité locale ? Ab © qu'on voit bien à ce langage que vous respirez l'air de Paris. Apprenez donc que Celui qui ne sait dans une petite ville, ou qui ne veut pas grariter dans la basse régiun d'u 1 petit pouvoir, s'expose à de nombreuses vesalions; la mein-

crime de lèse- !

tage , les mé-° dre chose qui puisse lui arriver est d'être privé de mille petites douceurs qui dé.

ndent de cc pouroir. Tâches de brûler quelques grains d'un encens nanséaur , consentez à faire acte de rampante valelaille , non-seulement vous aurez un brevet de haute capacité médicale, mais bien souvent vous obii mire mille petites faveurs vous et les vôtres, Que voulez-vous ? à porte basse , passant courbé. Je ne dis pas | 9 soit partout ainsi, à Dieu ne plaise ; misis il est certain que cela n'est pas Fare,

Arouons aussi que ce n'est pas notre faute, Beaucoup de médecins de Paris , et la Gassrre mémicase surtout, ont fait sentir l'importance de s'associer. L'Acadé. mie de médecine à , dans celte intention, des conseils médrcaux. On a fondé dans la capitale ue association de prévoyance pour les médecins de Paris. On s déjà va ce qu'on pourait espérer de ces réunions, dans l'affaire de M, Thouret-Noroy ; mais en province , nous n'en sommes pas là, malheureusement, Aucune association de ce genre n'a été formée , que je sache, dans ua département. C'est pourtant le seul moyes d'améliorer notre position jusqu'à la nouvelle organisatioe médicale qu'on nons t depuis si Jong-temps. Loin de faire ici ce qu'on norme du patriotisme de clocher, il est évident que c'est un que fise, un appui commun qui nous Maryue totalement. I est possible, malgré le manque de bonnes institutions médicales, que votre position soit encore lol-rable à Paris; mais en province, le mal est grand et la plaie profonde. Au reste, en vous parlant

| de la profession telle qu'elle est hors de la capitale, je n'ai fait qu'effleurer ce vaste

sujet celte lettre. Si vous fuulez bien l'accuelllir ; peut-être un jair vous donnerai-je des faits 4 des détails plus étendus. Recevez en attendant, Mousicur

et cher confrère, | assur mce de ma haute con-idération. Votre assidu lerieur.

CEE

« bien que cet appareil ne soit pas inconau, il n'a pas été jusqu'à présent mis en pralique. » Ce que nous venons de dire suffira pour les détromper à cet égard. Du reste la lettre de M. Browne a pour ge de constater que le plâtre a été appliqué à Dublin il y a plus de dix ans, par le professeur Kirby de Dublin, dans le cas dont nous allons donuer l'histoire.

lus étendue, ou en frottant là peau avec plus de force, afin d'assurer a formation d'une escarre plus large et plus profonde, On peut recommencer de celte manière un certain nombre de fois; et c'est une chose surprenante, quand l'escarre à été ainsi complétement formée, avec quelle rapidité se fond et disparaît la tumeur sous-jacente, Il n'est pas nécessaire que l'escarre soit détachée et l’ulcération mise à nu; au contraire il faut laisser l’escarre sans y toucher, comme le meilleur topique; l'ulcération agira par-dessous imperceptiblement, en ne laissant apercevoir ses progrès que par la fonte de la tumeur.

Voici des exemples de l'efficacité de ce moyen et de la manière de

l'employer.

Ons. I, — Un enfant âgé de deux mois me fut spporté pour le nœvus sous-vutané Le plus volumineux que je me souvienne d'avoir jamais vu. HN était sitné sur le côté gauche de La paitrine ; reposant par $a base sur spot la plus large de

cet

Ons, — Un médecin dans le milieu de âge, d'habituiles actives et de tempérsment sanguin, tomba de cheval etse Üt vue sumple fracture oblique du tibia, vers la partie moyenne de cet os. On le rapports immédistemeut chez bai; on appliqua un bamlage et des attelles autour du membre ; où le saigna; en on mot , on Gt le traitement ordinaire. Mais on avait affaire à un malade mpatient , sans cesse en mouvement, insistant pour se meitre assis chaque jour sur son lit. Bref, au bout de six semaines, lorsqu'on enleva les attelles, il n'y arnit pas de consotida’ ion.

A cette époque , ses chirurgiens , le docteur Fisher de Drogheda et le doctenr Brownc, proposèrent de passer un séton entre les bouts des fragmens: mais le malade s'y opposant, M. Ki: by fnt appelé. Il conseilla d'envelopper la jambe toute entière en arrière et en avant, phus le quart inférieur de la cuisse et la moitié supériture du pied dans une couche de plitre de Paris d'un pouce 3 un pouce et demi d'épaisseur, laquelle forma bieotôt ane baite si solide , que tout mouvement des fragmens fut absolument empéché, L'effet en fut si satisfaisant , que six semaines

s,ctenviron trois mois en toul après l'accident , la consolidalion était com pe Le blessé à recouvré l'usage entier de son membre , doat il s'est toujours jen servi depuis.

muscle grand pectoral, et sa grosseur était telle qu'ilempêchant le bras de se rap-

her da tronc. TE offeait tous les caractères spéciaux te sorte de lumeurs ; nr de l'enfant sous tout autre rapport élait excellente. L'extirpation d'une aussi formidable masse avec Le couteau était tout-à-fait impraticable ; une tentative pour l'étreindre dans ane hgature aurait été tout aussi hasardeuse. Je procédsi avec la plus grande précaution ; la soude fut appliquée sur le bord de la tumeur etsur anc surface qui u'excédait pas l'étendue Fa six-pences. Je réitérai cette application tous les deux jours durant an mois sur une portion adjacente de la 1umeur , et le mois suirant (ous les trois où quatre jours. Par ce moven, l'ulcération non seulement s'établit, mais fit des progrès si 9 tr que lonte la masse s'ulcérs et s'en alls en escarres; et quand j'ai revu l'eutant plusieurs années après, j'ai cu ba satisfaction de ne pas retrouver le moindre vestige de La tumeur , rien enbn qui dénote qu'elle a exislé, hors une cicatrice assez étendue,

MM. Bond et Gale recommandent de faire dans le plâtre, avant qu'il ait acquis sa dureté , une gouttière d'une pouce et demi de largeur qui s’ sur toute la longueur du membre. M. Browne croit cette précaution utile; on sait que M. Dieffenbach laisse en effet à découvert la partie antérieure de la jambe dont il n'envelo uère plus des trois quarts de la circonférence. Toutefois, ajoute 1 Lownd, mon malade ne se plaignit point du défaut de cette précaution. La seule gêne qu'il éprouvät tenait à la pesanteur de l'appareil, qui d'ailleurs était si s0de que pour l'enlever il fallut recourir au ciseau et au maillet.

Je tiens l'observation suivante de la complaisance du docteur Reid qui a eu le malade dans son service à L'hépital de chirurgie, &t qui a lui-même surveillé immédiatement le traitement.

Ons. 1. — 1" juillet 1829. Un enfant âgé de huit mois portait une lumeur ayant à peu près le volume et la forme de La moitié d'une petite orsnge, occupant le centre de la joue droite, et aplatie à san sommet, oùelle offrait une surface concave lachetée de blanc et de rouge, quoique sans uleération. Les bords de cette tumeur étaient d'un rouge sombre et fort épaissis, On pouvait la manier libremestsaos arracher à l'enfant aucun cri, Elle s'accrut rapidement en volume; et il est à remarquer que la température de la partie était toujours plus élevée que celle de l'autre joue. Plusieurs éminens chirurgiens farent appelés, et portérent un

rovostic ficheux en raison de l'étendue et du siège de La tumeur. L'un d'eux fut

avis que l'excision offrait la seule chance probahle de salut; mais il craigoait que Le mal ‘eût des racines trop profoudes poar permettre jamais cette opératon.

DU TRAITEMENT DU NOEVUS MATERNUS PAR Là SOUDE CAUSTIQUE vune (kali purum); par M. Wanonor,

Dans le neuvième volume des Transactions de La société médicale et chirurgicale (1818), j'ai essayé de préciser Les caractères anatotmiques du nœvus, et les divers traitemens opposés à cette maladie. Après

‘les différentes opérations conseillées, la ligature de La tumeur, le s D, la ligature des troncs vasculaires, je proposai un autre mode de traitement md n'adoptais à cetle époque que pour les bœvi d'une petite étendue. Je puis aujourd'hui avec confiance le recommander pour -les tumeurs de ce genre les plus considérables ; je l'ai employé avec un succès complet dans des cas où aucune autre opération n'aurait été prati-

cable , à raison de l'énorme étendue et de la dangereuse position de la tumeur,

Je veux parler de la destruction de ces tumeurs par ulcération ; méthode a je fus conduit à essayer d'abord par la considération des eflets produits par une forte solution de sublimé corrosif appliquée sur ua nœvus sous-cutané situé au dos d'un jeune enfant. Sous l'influence de ce topique la peau s'ulcéra; l'ulcère s'étendit rapidement et détruisit non-seulement la peau, mais la substance même de la tumeur ; après quoi ses progrès se limitèrent ; et la cicatrisation eut lieu.

J'avais également observé que la nature emploie quelquefois le même procédé pour effectuer la cure spontanée de ces nœvi : une uleération commençant sur une mince portion de peau au-dessus de la tumeur, 7 s'étendant à la tumeur elle-même, qu'elle finit par détruire complétement,

Le procédé le plus eflicace et en même temps le plus facile que j'aie trouvé | m0 À pô sas cette ulcération artificielle est l'emploi de 4 soude pure, action est si puissante pour détruire la vitalité des parties molles à sa plus légère application. L'escarre se sépare ensuite des parties vivantes par un F dé d’ulcération; et il reste au-dessousun ulcère qui s'étend à la totalité de la masse morbide. 1i ne survient aucune hémorrhagie, la nature leur opposant ici le mème obstacle quedans les cas de gangrène ; c'est-à-dire que les extrémités des vaisseaux se remplissent ir eos de sang coagulé, à mesure que l'ulcère fait des progrès dans la masse; et les cellules du parenchyme, où la circulation ne se fait plus, sont également gorgées de sang coagulé.

IL suffit d'appliquer la soude sur ua petit point de la tumeur ; our cela on se sert d'un emplâtre adhésif percé d'un petit trou pour imiter l'action du caustique ; on frotte La peau avec le caustique jusqu'à

ce qu'il ait uit un effet suffisant, ce que l'on reconnait au changement de couleur des tégumens. Si après deux ou trois jours onge juge pas le résultat satisfaisant, on en fait une seconde application sur une surface

Le 7 juillet, un espace de l'étendue d'un six-pences, méaagé sur Le centre de la tumeur et cerné por un morceau de re ft frietionné avec force avec La soude . Deux jours a on ré, ces frictions , les res q'agant produit ques très-pelite da nd On moe ainsi tous eg) aa ésveal hôvemère quinraine, et ensuile Lous les tro sjours. Le 19 août tout, lesommet de Li tumeur était recouvert d'une escarre , dont la moitié se détachant laissa une cavité dans La tumeur, Le 25 soëût, la tumeur avait perda beaucoup de son volume; l'escarre alors occupait un espace de l'étendue d'une couronne, et la cavité était remplie pe des bourgeons charnus. La soude fut derechef appliquée autour de Li circonférence de la tumeur; on continus ces applications sur divers points , environ deux fois par semaine, jusqu'à quelques jours avant le 04 septembre. À cette épo. que l'escarre était entièrement Lombés et l'ulcère guéri. La semaine suivante on produisit une autre escarré de l'étradue d'en shelling, attenda qu'il restait encore une élévation sur la jane. Line où deux escarres furent ainsi produiles , et la tumeur ramenée au aivean de la joue, Enfin, vers le commencement de novembre , il ne restait plus rien que la cicatrice causée par le caustique, et quelque induration des tégumwras,

U n'y à jamais eu le moindre indice de récidive ; et l'enfant s'étant bien développé , la cicatrice est devenue moins apparente, et les parties molles out repris plus de souplesse qu'auparavant.

Ces faits suffisent pour démontrer de quelle manière peuvent être uéris par ulcération les nœvi materni, quels que soient leur étendue et Le siége ; et je puis ajouter que je n'ai mere rencontré un seul cas où ce mode de traitement ne füt point applicable. Dans mon opinion, cctte méthode rend parfaitement inutile et desormais inadmissible l'opération si grave de l'extirpation et surtout la ligature des gros troncs artériels, tels que l'artère carotide, que j'ai liée trois fois moi-même avant de connaitre le nouveau procédé. Et comme ces graves opérations sont encore pratiquées par quelques chirurgiens distingués , je m'empresse de rendre publique cette nouvelle méthode sûre et efficace pour la guérison du nœvus.

Un nombre considérable d'affections de ce genre à été traité par ulcération à l'hôpital de Chirurgie ; j'ai suivi cette méthode dans un grand nombre de cas dans ma pratique particulière; et la soude pure n'a pas moins bien réussi dans plusieurs autres cas où elle à été employée par d'autres chirurgiens.

LEÇON CLINIQUE SUR UNE LUXATION MON-RÉDUITE DU FÉMUR, et pré 2 marre rene apte ae — sur les altérations survenues dans les extrémités articulaires et dans |\quelques points l'os apparaisnait rouge on pa x. Le de 2e La bte arcs 28 les parties ambiaotes; par William WazLace, l'un des chirurgiens |touchait point l'os, mais était entouré et serré par la cspsale articulaire. Elle

de l'hôpital de Jervis-Street, à Dublin. - avait perdu son poli et sa rondeur naturelle , et était derenue fort irrégulière et déponillée de cartilage. En quelques poi s elle était recouverte par une substance Ous. — Le sujet dont ils'ag t ayant été apporté par hasard dens le cabinet de de nature Gbreuse; tandis qu'en d'autres se voyaient de fosseties ou dé-

1° Conformation externe du membre. Le membre était raccourci de de ||liuc sur laquelle s'appliquait la tête du fémur quatre pouces, tellement amsigri que les portions les plas charaues de la cuisse ||® L sorte ( S ‘ et de La jambe avaient un et demi de moins en circonférence, que les parties f s rposé sur l'iliue. portion supérieure et dantes du membre opposé. Il existait une forte rotation en dedans, à postérieure de la cavité nouvelle, c'est-à

tel point que le gros orteil répondait au tendon d'Achille de La jambe saine. Le ||due, était lisse et polie , osseuse , irès-légèrement concave , el conséquemment , hassin était considérablement éleré du côté luxé. La peau de la plante du pied . un peu plus large, exactement adaptée à la surface correspondante de La n'était pas à beaucoup près si épaisse de ce côté que de l'autre. Le milieu de ta tête du Lib Mais sa portion Co qi ons était on peu irrégulière , j ble exubérance, évidemment ite par la tête du fé- rolongemens fbreux et excroissances neusés en

fesse offrait une remarqua produite pa Foi Pi peti ant TETE

au-devant de se trouvait | d trochanter. Le centre de la tét de choux-fleurs, Celles-ci naissaient ad. Re x —. partie supérieure et externe de l'ancienne enuié cobyloïde , ét formaient ainsi ane

- st d ge ges SR . | portion de la nouvelle surface articulaire. Celle-ci se dirigeait sur l'iliam en ar- De l'épine ilisque antéro-smwrieuré, de 3 pouces et demi. rière, en dehors, et en haut. Une gouttière d'un pouce de profondeur s'était cr. De l'épine ilisqué antérieure et inférieure, 2 pouceset demi, sée sur le cbté externe de la symphyse iho-pubiena-, pour loger les leuduns réu- De l'épine postériearc et supérieure, 3 pouces 58. nis du psoas et de l'iliaque dans leur passage sur be rebord du bassin vers le petit Tandis que le grand trochanter était éloigné des mêmes points, savoir : trochaater. I restait à prive des trarrs de l'ancienne cavité cotyloide, Dans la De l'épine ilisque antéro-sopérienre de 4 pouces 58 lace qu'elle deva t occuper où M m9 une fosse superficielle, de forme trisngu- D pm ne antérieure el inf écien re, 4 pouces, d ire, remplie par une substance Ubr use contisue avec le tissu cellulaire enriron- postérieure el supérieure, 6 pouces. ges : ET ; + : — postérieurcetinférieure, 4 pouces et demi. Il n'y avait de cartilage articulaire sur aneune portion des os qui concouraient De La tubérosité sciatique, 4 pouces. à former la nouvelle articulation.

2° Mouvemens de l’aruculation. La rotation en dedans n'était point émpé || Il est évident, dit M. Willace, qu'il s'agit ici d'une luxation du chée. +} pme Loagehagr à 2 ol adengvqn mens avait être || fémur directement en haut sur le dos de l'ilum, accompagnée d'une augmenté. lon en ars tai ut limitée , que pe pouvait : . = : étre ramené au-delà de la ligne dans laquelle les orieils regardent rectenent en fracture du bord supérieur de la cavité cotyloïde. On pe ui douner avaot. La flexion était légèrement bornée: l'adduction naturelle; l'abduction le nom de luxation incomplète , puisqu une portion la cavité pritrès-réduite ; l'extension ne pourait dépasser la ligne droite; ou, en d'autres |Milive à servi à compléter la surface articulaire nouvelle qui a reçu la er lu aq er rs Lrièorté UE Det . dé tête du fémur. Le raccourcissement du membre, sa rotation en dedans, * Etat des muscles, Le grand fessier était plus large, mais il avait perdu de ||], situation du graod trochanter et de la tête luxée, qu'on pouvait sentir épaisseur et de sa r, Le en fessier avait aussi moins d' ; = , eu tord postérieur Less vhs au-dessus de la tête du Mes Lo eau avant la dissection à travers les tégumeus et les muscles , enfio la nature jet l'étendue des mouvemens dont le membre parait avoir joui, consts-

fessier était le plus smnci des trois, Tous ces muscles étaient plus les que ceux À de l'autre mermbre: incipalement le dernier, dont le tissu it plutôt à |tuent exactement les symptômes de cette sorte de luxation.

du tissa sdipeax qu'à la Gbre musculaire. : d L : : , Le muscle pyrilorme en dehors du bassin n'avait qu'un pouce et demi de lon- Il est digne de remarque combien le bassin était élevé du côté Juxé. gueur ; il était arrondi des sa forme et entièrement charnu, Au lieu de s'étendre Car quand nous considérons la position occupée par la tèce du fémur , jusqu'au grand trochanter, il s'insérait à une distance de quelques pouces de cette |\il est clair que le membre ne saurait être nécessairement raccourci par ipopy “s ee espsale qui recouvrait la tête du fémur, 1 n'y avait aucun [ce seul déplacement de plus d'un pouce et demi ; et toutefois en compad'une Be ; bre or or était occupée par uo amas de graisse |. 4 la Jongueur des deux membres , nous trouvions que les malléoles, Le carré et les jamesux étaient pâleset petits ; ils offraient une sorte d'intersec- la rotule , etc. , du membre luxé étaient de près de quatre wces aution formée par une ligne tendineuse irregulière, La direction de ces muscles en- [dessus du niveau des prrties corres dantes du membre sun. Un tel tre leurs Cp d'attache était plus oblique que ne comporte gens am ape changement dans la direction du bassin doit été le résultat du Le psoas et l'illaque ioterne étaient moins volmmineux , et leur i e direc- y #è Eni , . t trei tion de rebord du bassin su petit trochanter était tellement changée , qu'à partir mu ; et “4 en sb pranrr d É me sn Are pe Le à pe « du point où ils s'échappent du bassin , ils se portaient borirontalement en Le celui que, de prim ,9 P dà ê , CS, lai et en arrière, Les trois adducieurs étaient raccourcis. et les portions de ces mus- turel de supposer que, le membre ayant dû être raccourci par la luxales qui se terminent à la ligne âpre, affectaieat une direction plus horizontale que ||tion, il ÿ aurait enun effort pour déprimer le côté correspondant du basdaus l'é tat normal. Le pretiné , diminué beascoup aussi en volume, marcha {|sin, afin de remédier à ce raccourcissement. L'élévation du bassin de Lis 2 marne - > pre Docs , et l'obturateur extirne lee eût s'explique toutefois de la manière suivante : en ogg mt de 4 : es paper ca das het Les volssesux et les nerfs crurtut, l'obliquité de la nouvelle articulation formée entre dr et le ‘émur, avoir passé sous le ligement de Poupart , plongraient dans une fosse profonde et ||le membre luxé est devenu nécessairement incapable le supporter comr'éte adaient en arrière et en dehors vers le petit trochanter. Ils étaient beaucoup Î|me auparavant Sa part du poids du …— Le tronc s'est donc incliné anse dr re qe er pc do rem qe aplati et fortement |lsur le mewbre sain, pour reporter sur la Lase de sustentation rrprésenarr “4x raissait avoir été be + ‘une indarmmation chronique. 2 : on se dite . ù = de ligamens. Un ufr faisceau ligamenteux s'étendait eaire ja |" Par ce membre qqs de aps partes rm ge rer. partie antérieure et inférieure de la symphyse ilLo pubienne et le petit Lrochanter ; ce qui ne pouvait se faire sans une élévation curres sie a ee ligament devait avoir eu pour fonction de s'opposer à La cotation en dehors ; [sur le côté luxé. En confirmatioo de cette théorie, je ferai observer que car Le moindre escai pour tourner le membre en ce sens lui eommuniquait une ||l'état de l'épiderme de La plante du pied du membre raccourci démontre tension considérable. Une capsule épaisse euvelnpjait la nouvelle sorface artien-||c)nirement que ce membre n'a supporté que la moindre partie du poids laire pratiquée e-pi gap ; à mer er . pr mn er féenur. Elle du corps s'insérait au bo a nouvlle cavi icula re, et s'étendant de là par-dessus s : ; e la tête fémorale,se terminait en se coufondant evec une masse de substance solide, Les inuscles du membre luxé subissent fréquemment en totalité ou cellulo-Sbrense, qui env p ke col ke) le petit er ma Cette En e en partie , des altérations que cette autopsie à mises dans tout leur jour. situsit nas toutefois une cavité régubère; car en plasieurs points andrs G- à Fr Danses end où tvuvènt entre clle et le col da fémur; et quoique sa surface ||! ° Quand les os luxés sorte dans sr OR A sd interne fèt évidemment lubréfiée par La synovie, elle n'avait pas l'aspect lisse et mouvemens vaturels du mem re sont empèchés ou réduits, nus pe d'une synoriale naturelle. Dans son tissu était engagée, comme si elle avait cles diminuent de volume ou s'atrophient. Ceci se remarquait mai ifesurmé partie de la capsule mème, une pee d'os de forme arrondie, aplatie , d'ao |tement sur presque tous Les muscles de ce membre, comme il parait pe Re LE Alt Re Le bien quelles mesures de circonférence prises en rapport avec celles du membre non recouverte de cartilage. Elle étai exact dessus : du . . « à ral où Le femur s'était échappé de ss ay originelle lors de la production de la opposé. Mais quoiqu'il y ait eu dans ce cas un emogrioment phril : uration , et elle offrait l'apparence d'un fragment du rebord de cette cavité qui toutefois l’atropbie était plus marquée en certains musee QU auen aurait été séparé au moment même de l'accident. Le texture du ‘igament cap- tres, et plus spécialement dans ceux qui servent à la rotation en dehors, sulare nov au n'était pas distinctement Bbreuse , mais composée d'une substance mouvement que la position des os, aussi bien que l'existence du liga- 7 Sora) À pe ra Las er ra pr rere terne ment = gous avons noté, avait rendu presque unpossiLle. * État des os € car s articulaires. ion antérieure , interne e É: ns 2,3: a: : et inférieure de la tête du ha ph cette portion qui daos l'état naturel est diri,és K 3 un tendon a élé déchiré en travers à sa peser tin les fibres en dedans, ce avant el cn bas , était apyliqué sur le dos de l'ilium , le grand tro- d'un muscle, les extrémités rompues des fibres musculaies $e ralraclanter étant tourué en avant, La surface articulrire qui s'était ainsi formée sur la” chent ou s'unissent d'une mamiere permanente aux parties avec Îes -

pet elles se trouvent en contact, Tel parait avoir été le cas du muse pyrifurme.

Si les fibres charnues d’un muscle sont de er travers, elles se réunissent après un certain temps, non pas toutefois par un tissu musculaire, rs par des fibres tendigeuses; en sorte que le muscle

le caractère d'un — digastrique. Les jumeaux et le carré crural ont offert une réunion de ce genre.

4° Quaod le tissu d’un muscle ex tellement déchiré, déplacé, désorganisé , que la réunion par une cicatrice tendineuse est impraticable, tout le tissu du muscle s'altère , ou plutôt est absorbé ; et en sa place il se dépose une substance particulière , ressemblant à un mélange de graisse et de fibro-cartilage. C'est ce qui semble avoir eu lieu pour l'obturateur à |

5° Quand la distance entre les deux points d'attache d'un muscle est ou augmentée ou diminuée , la fibre musculaire subit tels changemens qu'il est nécessaire pour se conformer au nouvel état de choses. Ainsi tantôt les muscles se raccourcissent et tantôt ils s'allongent; nous avons vu dans ce cas les raccourcis , le carré et les jumeaux allongés.

Quand quelque ligament articulaire a été déchiré dans la production de la luxatroo , si l'os reste dans une position telle que les li 18 déchirés ne conservent aucune utilité , ils sont absorbés, et disparaissent complétement ; ou bien ils se changent en tissu cellulaire et se confondent avec les parties environnantes. C'est ainsi que nous n'avons pas trouvé la moindre trace dn ligament rond. ;

Dans toute luxation complète des articulations ’enarthrodiales sleligament capsulaire est, à mon avis, rompu nécessairement ; mais si l'os revient dans sa position naturelle, la dechirure se répare, Si au contraire l'os demeure luxé , il se forme autour de l'articulation nouvelle

vons su tion de la capsule originelle. Elle a l'aspect d’un tissu cellulaire ferme et condensé ; et encore que sa surface interne évidemment la facuhé de sécréter de la synorie, elle n'offre point le poli, l'éclat de da syvoviale naturelle. | | |

La nature ne paraît pas avoir le pouvoir de produire des cartilages articulaires dans ces articulations accidentelles qui résultent de luxations noo-réduites. En effet les nouvelles surfaces articulaires sont toujours couvertes d'une lame osseuse qui à l'apparence de l'ivoire, telle qu'on en trouve quelquefois sur les surfaces articulaires naturelles. Et come une surface cartilagineuse ne saurait jouer aisément sur une surface osseuse, le cartilage de la tête luxée est absorbé et est ns rca par une couche de même nature que celle qui revêt la cavité articulaire accidentelle.

Il en est autrement dans lesarticulations accidentelles quirésultent de fractures non-réunies ; les bouts des fragmens semblent revêms de cartilages. Mais il n'ont jamais la texture des cartilages articulaires naturels; ils ressemblent plutôt aux cartilages temporaires d'ossification, ou pour parler plus exaciement, aux os dans uo état de formation incom-

lète.

Lorsque dans une luxation la tête de l'os quitte une cavité naturelle ment recouverte d'un cartilage articulaire , comme a cavité cotyloïde , cette cavité se rétrécit, s'altère dans la forme, en un mot tend à s’oblitérer; le cartilage articulaire disparaît et est remplacé par des fibres ligamenteuses, s'élevant à angle droit de la surface de l'os ; et celles-ci s'étendant audehors finissent par se confondre avec les issus environnans. Ainsi dans le cas présent, il restait à peine quelque trace de la cavité cotyloïde primitive, à part cette partie qui formait une purtion de la cavité ouvelle; el sa placé était occupée par une masse dense de tissu fibreux.

Quand il est nécessaire d'élever une surface articulaire revêtue: de cartilage à nn niveau supérieur , et en même temps d'en former une autre , il y est pourvu par le dévelo ent d'excroissances unies par leurs pédicules avec la surface de laquelle elles s'élèvent. Cette autopsie a fourni un remarquable exemple de cette loi par les excroissances qui naissaient du fond de la partie supérieure de la cavité cotyloïde , et élevaient ainsi cette portion de l’ancienne cavité articulaire au niveau de la nouvelle, Ces ex-roissances jettent un nouveau jour sur La forn a. tion des cartilages qu'on trouve quelquefois détachés dans les articula-

chés de la surface sur laquelle ils se sont élevés , et alors ils sont libres dans la cavité articulaire.

De tous les tissus en rapport avec les luxations non réduites, il n’en cst pas qui offrent des altérations plus remarquables que les os, Il est très-intéressant d'observer avec quelle facilité ce tissu , en apparence inflexible , s'adapte à tous les états variés auxquels il peut être soumis. Dans certains cas , nous le trouvons si com i en ee parties À pe n'en reste pas de vestiges ; dans d’autres, il se

t à l'os primitif de considérables additions pour remplir un but déterminé. À part cette perte ou cetle augmentation de substance osseuse, nous y. quelquefois les os se modeler si complétement sur de nou. velles formes, qu'à peine si l'on y retrouve quelques traits de leur forme primitive. Dans notre autopsie, la cavité cotyloïde avait presque disparu ; un nouveau plateau osseux s'était déposé sur l'ilium pour supporter la nouvelle surface articulaire , et la tête du fémur avait complétement changé de forme. Ces changemens sont dus à l'action des

ns où des exhalans qui servent à la nutrition , ou à l’action combinée de ces deux ordres de vaisseaux. Mais je ne m'étendrai pas davantage sur ces altérations des os, qui sont largement traitées dans = livres, et spécialement dans l'ouvrage de sir A. Cooper sur les uxations,

EMPLOI DU COLCHIQUE DANS LE TRAITEMENT DE Là LEU- CORAUEE,

Parmi les moyens sans nombre déjà vantés dans le traitement des fleurs blanches , il faut compter maintenant la poudre de colchique. Voici ce que dit de ce nouveau moyen M, Ritton dans la communica- dont mt présenlons ici nn

a quelques années , je fus appelé pour une dame qui offrait une riabe très-compliquée de différentes Miections : D uelles se trouvait une leucorrhée extrémement abondante. La peau était décolorée , les pieds étaient infiltrés et l'écoulement avait résisté à différens moyens. Je prescrivis la poudre de colchique pour une autre affection où elle était indiquée, et, pendant son usage, la malade remarqua que la leucorrhée et l'œdème des pieds avaient graduellement diminué et avaient même fini par disparaitre.

Depuis cette Mon 3 j'aitraité un grand nombre de cas de leucorrhée

r la poudre de colchique, et « avec un succès presque invariable, » : commence ordinairement par trois grains de cette poudre mis en pilules avec du savon trois fois par jour , et j'élève la dose jusqu'à cinq grains. Pendant que la malade suit ce traitement elle doit de toute nécessilé s'abstenir de tout breuvage qui contienne de l'alcool. 5 grains de colchique en pondre pris trois fois par jour suffisent ordinairement pour guérir la leucorrhée en dix jours. Quelques cas exigent que l'usage en soit continué pendant trois semaines ct d'autres pendant up mois. J'ai vu plusieurs fois l'écoulement revenir après que l'on avait cessé le traitement , mais avec peu de persévérance on peut en venir facilement à bout. C'est à peine si je me rappelle un seul cas qui ait résisté complétement à ce woyen.

AEMARQUES SUR LA FAUSSE MÉLANOSE DES POUMONR , par le docteur MansuazL.

Ce mémoire est la suite de celui publié dans un numéro antérieur du même journal , dont nous avons donné l'analyse dans une de nos revues précédentes. Nous allons présenter ici un nouveu cas de cette maladie , et les réflexions par lcsquelles l’auteur termine sa publication.

bli de ces accidens , il retourna à accès de Lloux et de f

» de dyspnée étaient tellement violens qu'ils resserablaient parfaitement à ceux de l'asthme, Pendznt l'hiver, les symptômes garder le Lit,

Autopsie. En soulevant le steraum , on soit que les glandes de méiastin sont

ins ; en effet , 11 est évident qu'une force légère peut Les avoir déta- l'légèrement teintes en noir. Le pércarde, fortement distendu, conticul caviroæ

Ronces de fluide, et ke cœur est très-dilaté. L'épanchement des deux côtés de là poitrine esi très-sbondant; le poumon droit a contracté de nombreuses et ancivanes adhérences. Incisé , 1l présente dans toute son élendue La couleur noir de jais caractéristique de l'infiltration de mélanose ; le flaide qui s'en acoule teint en noir trés foncé celui qui est épanché dans la plèvre, et les mains de l'élère qui l'exemine sont teintes en noir, absolement comme s'il les avait plongées dans un mélange desc ét de noir de fumée. Sur plusieurs points son tissu est hépatisé , et des inei ions pratiquées dans différentes directions mettent à découvert quelques vamiques dont les plus grandes pourraient à peine conten r un centime., mon gauche est aussi adhérent sur beaucoup de points. L'infiltration noire "Les qe moins prononcée dans le poumon droit , est cependant bien caractérisée. On trouve aussi un commencement d'hépalisation dons quelques endroits, mais le poumon est généralement ï et flotte facilement au-dessus de l'eau. L'abdomen coatieut plusieurs pinte: de fluide. Le foie hypertrophié présente à l'intérieur une apparente granuleuse, Tous les autres riscères sont à l'état sain,

Le trait Le plus frappant qu'offre ce fait , et qui le distingue des autres cas qui ont été recueillis jusqu'ici, c’est l'absence, mes en toute La durée de la maladie , des crachats colorés qui étaient si remarquables dans les autres cas. Ne sembleraii il pas , d’après ce fait rapproché des autres , que l'expectoration noire n'apparaît que quand la substance pulmonaire est entrainée par l'ulcération, et que son apparition indique une période avancée de la maladie,

Dans tons les cas rapportés jusqu'ici , la moladie avait snivi une marche uniforme , et la mort avait pu être attribuée à l'étendue de la désorganisation des poumons ; mais dans celui-ci, l'épanchement forme dans Les grandes cavités a sccéléré la terminaison et a donné l'occasion de reconnaitre que la sécrétion fournie par le poumon peut n'être point teinte en noir, bien que le uissu de cet organe soit profondément infltré de matière noire. |

M, Marshall croit, d'après les cas qu'il a observés jusqu'ici, pouvoir distinguer quatre conditions différentes dans lesquelles se présente la substance pulmonaire , et qu'il considère comme appartenant à autant de périodes consécutives de la maladie.

1° Le poumon fortement taché par le dépôt noir , mais encore mol , crépitant et flottant sur l'eau , fournit par la macération une certaine quantité de matière noire , et perd sa coloration par ectle opération.

2° Le poumon présente des noyaux d'hépatisation plus ou moins volumineux , caraclérisés par leur résistance à l'instrument tranchant , leur couleur noire plus foncée et l'absence de crépitation. |

3° Ces portions hépatisées offrent sur plusieurs points des vomiques moins arancées.

4° Désorganisation générale des poumons ; au centre sont des excavations étendues et irrégulières traversées par des restes d'induration ou de substance pulmonaire friable ; les bronches, demi-ossifiées à leur ra cine, se terminent abruptement dans ces excavations que remplit un fluide noir comme de l'encre, ; .

Le diagnostic de cette maladie avant l'apparition des crachats noirs, paraît encore bien obscur; cependant, si un cas d'affection pulmonaire se présentait chez un iadividu travaillant depuis long-temps dans des mises de charbon de terre où l'on aurait déjà observé cette maladie , si au début il y avait eu de la dyspnée, et que les symptômes eussent pris une forme chronique, on pourrait, dit M. Marshall ?. soupçonner la fausse mélanose. C'est sur ces données qu'il a porté ce diagnostic sur maladie de deux individus qui sont en ce moment soumis à ses soins.

L'origine de cette maladie est également fort obscure ; les uns l'attribuent à l'action de la poudre avec laquelle on fait sauter la mine; les autres à l'inspiration La noir de fumée ou de la suie fournie par les lampes des mineurs. On doit noter la première de ces deux origines , puisque dans les mines où les sujets des observations recueillies par M. Marshall travaillaient, on n’emploie pas la poudre pour l’extraction du charbon , mais seulement et très-rarement pour faire sauter les roches qui gênent l'exploitation. Quant à la seconde, si elle était vraie, on demanderait pourquoi cette maladie ne s’observe pas dans toutes les -mines où les ouvriers emploient des lampes, et, bien plus, pourquoi on ne la rencontre que dans un petit nombre de localités, et non dans toutes les exploitations de houille. . |

Les cas recueillis appartiennent tous à deux puits seulement , bien qu'il ÿ en ait un très-grand nowbre d’autres dans le même district. 1] parait même qu'elle est inconnue dans les mines de Newcastle, uoique d'après la méthode de ventilation qui y est adoptée, et d'après La vaste étendue des travaux et conséquerment le grand nombre de lampes qui y sont employées , elles offrent les circonstances les plus favorables au développement de cette maladie , si elle était due à l'inspiration de la fumée fournie par les lampes. | | ce

L'origine probable de cette affection pulmonaire semble être l'inspiration de la poussière fine de charbon et son accumulation au milieu la substance des ons. Personne n'ignore que le charbon de terre peut flotter dans l'air en particules assez fines pour qu'elles pmssent

être inspirées sans déterminer immédiatement de 'irritation. L'expectoration des mineurs est teinte en noir pendant plusieurs heures après mème qu'ils ont quitté leur travail; et pendant les interruptions qu'ils éprouvent quelquefois, il n'est pas rare d'observer cette teinte noire des crachats, même après plusieurs semaines.

Dans les mines où les cas rapportés ont été observés, cette fine est portée par les courans d'air à des distances consi des travaux. On ne peut descendre dans les puits sans qu'il s’on dépose upe couche légère sur les vêtemens ; elle s'insinue même sous les habits et sous le linge ; et, ce qui est plus remarquable , les mineurs qui travaillent avec une plaie non cicatrisée, pelite ou grande, peu importe , ne peuvent empêcher cette poudre d'arriver jusqu'à la surface de la plaie; et, sans retarder la cicatrisation, d'y faire une marque aussi indélébile que le tatouage des Indiens , et les signes que s'impriment communément les marins avec la poudre à canon.

On peut supposer que cette poussière fine, quand elle a été inspirée, est ordinairement rejetée au dehors par l'expectoration le poumon est à l'état sain ; mais si cet organe est malade, il pourra en arriver autrement. Il est possible alors que cette poussière , s'accumulant dans les vésicules pulmonaires, s'incorpore dans la substance des poumons , et agisse alors comme un irritant. La respiration s'embarrasserait donc, et viendraient ensuite les altérations organiques qui, à une certaine époque , ne permettraient plas aux poumons de remplir leurs fonctions.

La rareté de cette maladie au milieu des circonstances favorables à son dévelo t, est une preuve qu'il faut nne prédisposition chez les sujets qui en sont affectés ; et comme les maladies pulmonaires sont rares chez les mineurs , ôn comprend facilement comment elle est aussi rare.

On ne fera pas à la théorie que nous venons de déve l'objection x nous avons faite contre celle qui attribue la pus de la mala-

ie à la fumée des lampes ; car on doit se rappeler que , tandis que la suie fournie par cette fumée est dans tous les cas identique dans sa nature, l'action de l'autre cause dépend d'un grand nombre de circonstances, comme la nature de la houille, la mamière de l'obtenir, etc. Ainsi, lorsque le charbon est très-mou et divisé par petits fragmeos comme dans les mines anglaises, ou lorsque les mines sont très-hamides, il doit se produire très-peu de cetie poussière fine; mais lorsque, comme dans les puits où travaillent les sujets des observations rapportées, la mine est parfaitement sèche ; lorsque le charbon ast fer.ne, dur, compact, dis. posé par bancs épais qu'on est obligé de débiter avec beaucoup de travail, on conçoit qu'alors il doit se former une grande quantité de poussière fine qui, portée et accumulée dans les poumons ; devra à la fin, surtout quand 1l surviendra un état pathologique de cet organe , détermuner des effets particuliers.

ière

DE LA PATAISE MÉLANIQUE DES OUVRIERS EMPLOYÉS AUX MINES DE CHARBON DE TERRE, par M. Givsox.

L'auteur de cette lettre semble vouloir combattre les propositions émises par le ducteur Marshall, mais les faits qu'il rapporte viennent

Ja[lau contraire à leur appui. La seule différence qui se trouve entre son

opinion et celle qu'il combat, c'est que pour lui cette maladie est constamment une phthisie pulmonaire ; mais il admet que cette forme de la phthisie est propre aux ouvriers qui travaillent dans les mines de charbon de terre.

TRAVAUX ACADÉMIQUES

ACADÉMIE DES SCIENCES

Séaxce où 48 ocrosar 1854,

M. Guérin communique dans une lettre les résullats de quelques nouvelles recherchesqu'ila faites sur la composition del'amidon, dans be but de démontrer qu'il

existe une partie soluble à froid, et + cette substance soluble n'est pas, come Font avancé quelques chimistes, le résultat d'une transformation que l'amidon aurait subie sous l'action de l'eau bouillante.

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