‹ Gazette médicale de ParisChapitre 312 sur 394 · THE LONDON MEDICAL GAZETTE · texte numérisé non relu

THE LONDON MEDICAL GAZETTE

On trouve dans le cahier de septembre : 1° la suite du cours d’accouchemens du docteur Ramsbotham ; 2° des lecons cliniques de M. Brodie sur Les tumeurs graisseuses , de M. César Hawkins sur les cancers et sur les maladies du nez; 3° la fin des lecons de M. Burrows sur le sang et l'urine; 4° un mémoire sur l'élat présent de nos connaissances touchant la physiologie du système ner. veux, gt présenté à l'association britannique réunie à Cambridge, par W. Charles Henry ; 5° de l'effet des fractures sur Les parties environnantes , et principalement des fractures des extrémités inférieures, par John Frantham ; G° un compte rendu d'observations recueillies au dispensaire de Londres, sur l'inflammation des aponé-

vroses, la carie des vertèbres et les abcès du psoas, par R. Robinson; puis une foule de petits articles dont les principaux sont les suivaps : rétention d'urine traitée par la teinture de cantharides, par Jesse Loch; 8 traitement des ulcérations du mamelon par le nitrate d'argent, par Alex. Hanay ; 9° observations de fractures non consolidées traitées par le séton, par E. Macdowel ; 10° réunion d'une racture du col du fémur en dedans de la capsule, par Thos. Fawdington , 11° luxation du fémur | see dans l'échancrure ischiatiue, avec réduction et récidive de la luration, par Will. Gill; 12° ucation du cristallin, par John Okes.

TRAITEMENT DES ULCÈRES DU MAMELON PAR LE NITRATE D'ARGENT, par Alex. Hannav, M.-D. à Glasgow.

11 y a peu d'affections légères en apparence qui causent des douleurs aussi cruelles que la morsure, Îles excuriations et l'inflamwition du mamelon chez les femmes qui nourrissent. Après avoir essayé pendant long-temps tous les moyens , ralionnels ou empiriques , généralement recommandés , sans eü avoir retiré aneun succès , l’auteur a trouvé à la Gin une méthode de traitement qui n'a jamais manqué , assure il, de produire un soulagement immédiat , el d'assurer finalement une guérison complète, Cette méthode, la vuici :

Après avoir avec douceur , mais avec exactitude , détergé et desseché le maweton, on le touche librement avec un crayon aigu de nitrate d'argent. 11 faut l'insinuer jusqu'au fond des crevasses et des fissures ; après quoi on lave le mame‘on avec du lait ou de l'eau chaude. Dans la plupart des cas , la douleur , bien que cuisante d'abord , ne tarde pas à s'apaiser, et il suffit de panser avec la pommade simple, ou mêlée de fleurs de sine , pour obtenir la cicatrisation de l'ulcère. De temps à autre, on lave le mamelon avec une solution saturée de borax, avant et après la succion de l'enfant. Quelques femmes ressentent de vives douleurs lors de l'application du caustique; cela ne mérite pas

u'on s'y arrête ; une potion opiacée , par exemple , avec 30 gonttes de solution de muriate de morphine, svulage promptement ces dou. leurs , et l'état du mamelon est alors amélioré. Dans quelques cas, il faut toucher plus d’une fuis, et même y revenir assez long-temps ; mais à chaque fois l'opération est moins douloureuse. La solution de vitrate d'argent à été recommandée ; mais l’auteur affirme positivement qu'elle est inférieure au caustique solide, soit pour calmer, soit pour guérir ces douloureuses affections.

Nous trouvons dans les numéros suirans deux lettres sur le mème su. jet , l’une du docteur Edmond Bowen , l'autre de M. George Jewel. Fous deux déclarent que depuis plusieurs années ils emploient la même méthode , sans avoir eu connaissance de la pratique de M. Haonay; ils s'accordent d'ailleurs à en préconiser les excellens elfets.

OBSERVATIONS DE FAACTURES NON-CONSOLIDÉES , trailces par le séton, par E. Macnowez,

La cause de la non-cunsolidation des fractures, le choix d'une méthode de traitement , et enfin le pronostic qu'on peut en porter sont autant de questions auxquelles il manque encore une solution complé.e, Le seul moyen de la leur donner est d'accwwuler lentement les faits ; et les deux suivans méritent une atleution particulière, puisque avec là même opération faite par Le méme chirurgien , le succès a cependant te si différent.

lait parcourir ce cercle de ruses, d'intrigues , dont certains médivins de Paris se À servent , à ce qu'on nous asshre , pour se faire une clientélle et l'arrondir. Eu province, mobsieur, nous ne voyons rien de Paris, par Es raison quecela nese peut pas. de ne prétebds null ment, comme vous voyez , nous faire mwilleuré que nous ne sommes , COT ls nature humaine est partout {3 méme, un mélange de ban et de tuvais. A résulle pourtant de notre position ce fait incontestable , e‘rst que mous ne sommes que des praticiens, toujours des proticiens, voyant des malades cu matin eu soir quand la chose est possible.

Mais de cetic assertion qu'on n'aille pas inférer qu'il n'existe en province que des praticiens consnmmés : hélis! il s'en faut beaucoup; et si nos confrères de Paris voyagesieut plus qu'ils ne font, si, en un mot, ils voyaieut par leurs propres jeux, cormb.en de choses n'apprendraient-ils pas qu'ils ignorent entièremaut, et d'autres qu'ils ce savent qu'imparfaitenn nt! Certes la charte médicale à venir, et que vous alle n ous fous avec anuiélé, n'en vaudrait que mücux, À parler on genéral on trouve ea province et même dans les plus petites localités, des méderins de baute instruction, mais dont le mérite , enfoui et ignoré, disparsit et s'étouffe saus utilité pour la scivnee, H y a des excoptions, mais on Ls compterait facile ment. À côté de ses hommes f'minens se remorque nt les médiocrités , puis unrimmense foule complètes ent ignorante on n'ayant que des notions scicnlifques très superGcielles. Tout progrès én général 1e + btend que par des ondalations bnies, ou par une impal-ion vive et incissante : c'est ce qui fait qu'en province les lumères ae br lhpt encore que dans quelques cvntres, Ceci fait comprendre aussi pourquoi la queñion des ufhcivrs de santé est si difficile à approfondir et surtout

réjugés, de barbarre , d'esprits épa a et siers dans les pays eu apparence le A Suds : combien il er. ph «hi FA in d'effort, Dies Tiasnss ra lon pour éclairer cestains hommes, nûme dans ce qui leur est le plus cher, dans ce qu'il leur importe Le plus de savoie 1 deguratiquer. Le paysen , ordinairement très-rusé pour son sotérèt present, iunwdiet, med d plus rien quiendi' 4 agit d'un uter:t de prévoyance et un peu éloigné. De là la difficulté qu'éprorve l'établissement des écoles primaires, d'utiles améliorations dans l'agricullarc , eertaines règles d'hygiène publique, la propagation de la vaceine, ete. , pers wetles l'habitant des campagnes à une invincible répugnsnce. Beaucoup de per ones s'imagiount que la diffusion des lumières est plus grande dans les campagr.es qu'elle ne l'est en réalité. l'ons le pays où j'exerce la medecine, 0 est fort arriéré sur beaucoup d'objets. etles préfuges qui emmaillotent la raison bumaine , y oklennent encore un affhigeant triumph. Croiriez-vons , par exemple, que les enfans sont, dès bear maisssoce, enveloppés et serrés dans de larges bandes, come autrefois ; que La euèee les suspend à un Lourniquet quand elle veut sortir ; que si où le. élire à la td erole, come on dit, on u'a auvune idée des biberons mode:nes ; que les accouchemens se font le plus souvent de rommère à commére; que 4 on éprouve ce qu'on nomme nn chat/-/raid, on vous arcabl: d'énormes couver tures, au risque d'angmenter l'intensité de la fièvre si A chu étouffe les malheur ux atieints de rage; que st une maladie résisté aux remèdes, on croit que c'est un sort jeté sur Le malade, etc. EL nc vous imaginez pas, Monsieur, que j'habite une région situer aux conbas du royaume, un pays à demi cirilsé; von, c'est un de-

l'partement des plus fertiles, placé au milicu de la Frañce, renommé par 400 bu u-

à de crce. A Paris on n'a qu'une dre fort incomplète de ce que sont les campa- k reux climat , la fécondité de son sol, l'instruction et l'amfnité de ses halutans. ces sous lo rappért de l'ort; ens esit pas con biçu il ys encore d'ignoranve, de M Dupis 1 a fort bien voté dons so célibre corte de la civilisation de ln Frans»

Ons. 1, — Michel Flood , âgé de 25 ans, entra à l'hôpital chirurgical de Richemond, à Dublin, le 46 janvier 4830, avec une fracture non réunie du fémor gauche. La fractors était située au-dessous du centre de l'os , fort oblique d'ailleurs,

RÉUNION D'UNE FRACTURE DU COL DU rémun dans l'intérieur de la capsule articulaire ; par Thomas Fawpincron.

les fragmens chevauchant L'un sur l'autre, les muscles amaigris et mollasses ; ét au}!

moindre essai pour s'appuyer sur le membre, celui-ci se Déchissait es dedans; il n'était done d'aucun usage, Re =

Cet homme s'était toujours bien porté ct n'avait Jamais ru la syphilis. La fracture datait de deux ans; on l'avait traitée par des attelles qui étaient demeurées appliquées durant deux mois. Alors le malade, pressé de recouvrer l'usage du membre , avait quitté le lit; mais au premier essai pour marcher sur cette jambe, les fr très-s0 fait; on avait ensuite essa n'était point encore réunie.

vaient été sppliqués trois autres mois; mais le cal ne s'était point nu ns un vésicatoire, et bout d'un an la fracture malade était entré alors à l'hôpital Steven, à Dubio, où ilétait resté près de six mois. On avait appliqué un baudage trempé auparavant dans la colle ; de courtes attelles furent foriement serrées par-dessus , et on avait permis au malade de se promener aidé de deux béquilles. Au bout de ce temps , les fragmens étairnt moins mobiles Lun sur l'autre; mais il n'y avait

« d'union et le membre demeurait toujours inutile. C'est dans cet étal qui entra ETnpital de Richemond dans le service de M. Macdowel,

On laissa passer le temps nécessaire pour administrer le mereure , dans le but d'exciter vo suffisant degré d'action dans les parties, et de favoriser ainsi La formation du cal. Le 20 janvier, une incision fut faite au cèté interne de la cuisse sur le lieu de La fracture ; une longue aiguille à séton , enfllée d'un mèche épaisse de soie, fut passée entre Les fragmens et retirée par le côté externe du membre, Il n'y eut pas de sang répandu. Le membre fut placé sur un double plan incliné. Le jour suivant , il y ent quelque résction locale et générale ; la fièvre dura six jors, ais resta modérée ; l'inflameation ne fut pas bica violente; la sappuration se ët en suflisante abondance , et au bout de qualorze jours le selon fut retiré. Les pro-

de la consolidation farent 1rès-lents ; mais elle s'acheva enfe si complétement qu'en 1832 cet homme fut employé comme fussoyeur au cimetière attaché à l'hô pital du choléra , où malbeureusr-meLk il we mañqua pa F a repris son volume, mais il est resté d'un pouce environ plus court que l'autre , à raison du chevauchement des fragmens.

Ons. 11, — Anthony Mscdonnell, âgé de 52 ans, fut admis le 410 novembre 4842, Il portait depuis quatre mois une fracture trusotdique de l'huméras gauee, située à deux poures au-dessous du centre de l'us, Il avsit passé douze semaines à l'hôpital Steven, et durant tout re laps k bras avait été soigneusement maintenu dans les attelles , le coude placé dsns une boite de fer-blanc ; on avait appliqué un bandage à la colle ; on avait fait saliver le malade, Le tout infractucusement, Uoe fausse articulation s'était développe: les rxtrémités des fragmens étaient devenues mouves et arrondies et le bras émacié, Neuf ans auparavant cet bomme avait eu la sypbilis, pour laquelle deux fuis il avait passé par La salivation, et depuis même ses geucives étaient demeures gouflees et sensibles, Depuis le dernier traitement mercuriel , il avait conservé ue constante douleur au ventre et un certain degré de dyspnée.

Le 42 novembre , an sélon fut passé catre les fragmens ; la Gèvre qui suivit fut légère ; mais il survint une bronchite avec he sup ation chire, fétide et abodante por Le séton, qu'il fui ne e-saire d'enlever après dix jours. L'opération ne produisit aucun effet suc la fracture,

Pourquoi ce succes dans un cas et cet échec dans l'autre? Serait-ce ae La bronchite a causé une dérivation fâcheuse, où que l'inflammation > mh le second cas a été trop vive? Quoi qu'ilen soit, et bien qu'il faiile a lmettre uve sorte de prédispositiun chez les sujets dont les frac ures sont si rebelles à la consolidation , il v'est pas permis de penser qne la mamère d'appliquer l'appareil est non plus sans imtluence, Ici s'appliquent encore les judicienses considérations de MM. Naoula ei

Petruot; et la leçon à en tirer, c'est qu'il ne faut pas, par un apporeil: prématurément serré, empêcher l'extravasion des matériaux qui dui-i

veut furwer le cal.

Or, si uo tel pays conserve tant de marques de l'ancienne barbarie, qu'on juge des autres moins boen favorisés. :

C'est aux médecios, dira-t-on , à détruire cette rouille des vieux préjugés, il leur appartient de’propeger les lumières , de häter les progrés de la civilisation. Ces fleur: de rhétarique sont admirables à Paris, mais elles sont absolument stériles dans les départemens, D'abord , c'est que la majorité des docteurs à dylème est concentrée dans les villes; éaite, que s'il est des oflicièrs de santé sastruits , auxquels il n’a manqué qu'an peu d'argeat pour ohtenir le grade de docteur , il ea est beaucoup, il faut Le dire, qui n'ont qu'ane faible teinture de ce qu'ils desraicat connaitre, Or, que paurez-1ous attendre de ces honmes qu, eux-mêmes, auraient besoin d'être conduits et éclairés? Ce qu'il y a de Ccheux , c'est que, par nne certaine conformité dé guüts 6 d'habitades , ces ofliciers de santé sent preférés par les Labitans des campagnes. Îls ivept avec eux. ils en ont presque les mœurs, le ton, le langage, et cest ce qui déteraine le choix quon en fait, indépendamment du bas prix de leurs sons, chose trés-mportaule pour les payant méme aisés. Il y a, dans un canton vuisia du mice, un de ces chirurgicastrés surnommé pique-d-l'hasard, à cause de ses fréquentes maladresses dans l'art du phlébotomuste : eh bien ! cet homme sufBt à peine aux nombreux clivas qui l'appelleot. A cheval du matin au soir, et souvent La nuit, il va par lons les temps, par tous les chemins, faire ds visites, donner des avis. sinou porter de bon: et véritables secours. Adoytant Les mœurs des babitans des amipagnes , +oyant comme eux, pensant el parlant comme eux, il boit, teinque et scnivre aussi comme eux quand l'occas où s'en présente. L'art de guérir est espluité par Dai en son entier, car il fait La médecine, Ja pharmacie , La drogurrie et Fepicerie. il donne et ven des remèdes, fait les accouchemvens, voire méme des ope-atiuns,

ns nouvellement réunis s'étaient disjoints. Des attelles et un appareil :

s d'occupation. Le membre |

Ons. — Au mois de juin 1832, Anne Whitrbead. âgée de 68 ans, de bonne enastitution et babituee à moe vie active, fut renver-ée par une balle de marchandises qui tomba d'une voiture. Elle ne put se relever seule ni marcher ; on là réconduisit immédistement chez elle en voiture, Apprlé près d'elle quelques beures sg l'accident , je ls trouvai » plaignant d'une forte douleur dans la hanche gauche , qui sugmrnuait à chaque mouvement da membre ; la cuisse était rarcaurcie d'un pouce et demi à deux pouces, et le pied était tourné en dehors. On ramenait aisément par l'extension le membre à sa forme et à sa longueur naturelles, et alors par ua mouvement de rotation on produisait une obscure crépita- Lion ; mais aussitôt que l'extension était suspendue, le m-mbee relournait à sa première position. 1} 0'y avait encore que peu de gouflement.

La fracture du col du fémur était éridente, et comme je regardais l'attelle de Hagedorn courme le meilleur sppareil pour maintenir les fragmens en contact , et procurer sinsi chance de réunion , quand elle est possible, je l'appliquai à l'instant avec une légère modification. La malade toutefois ne voulut jamais se soumettre à La gêne de | appareil passé les premiers quinre jours ; elle se plaignait de la position comme trop fatigante, et le bandage du bassin lui causait de La douleur, L'extrémité était aussi tuméfiée et œdémalcuse. Par ces ra sous . j* revins à la psp démi-fléchie en plaçant le membre sur le double plan incliné ; mais bientôt La malade s'en fatigua encore. Le gonflement et l'ædème avaicat ce pendant disparu. Ainsi privé des ressources de l'art que j'etais disposé à regarder comme les plus efficaces, j’abaadonnai a fracture au traitement palliatif de Sir À. Cooper. La femme le continua prés de deux mois; eosuite elle commencçs à marcher avec des béquilles, puis après avec un bâton seulement; et au bout d'en viron beuf mois à partir de son accident . elle marchait d'un pas a-sez fernie bien qu'irregulir, et sans aucun sppui srnficiel.

En mai 4833, elle mourut dns brouchite , l'autopsie,

Le corps étant couché sur La table, le genou et le pied gauches é aient tourné en dehors, et le membre mesuré selon sa lon À + sui s tout-à-fait ph

suce et demi de moins que l'autre. En écartant les muscles, L'higament Capsu-

aire parut a a et icrégulier à sa face externe , «1 le grand trochanter situé plus près de l'os ilisque que d'ordinaire; à part ces circonstances, où n'aperçut rien de remarquable jusqu'à ce que La capsule eût élé ouverte, Le col du fémur qui semblait enterré dans la cavité cotyloide, était évidemment devenu rugueux et projeté en avant, et la portion réfléchie de La syaoviale ÿ était adhérente, mais : Ne , pe Be prog put avec le manche du sclpel, On enleva alors le fémur de sa cvité et on le mit en regard du fémur sain i - . les pr et voici ce qu'on pets : RUES avant, la jartie prurminente du col fémoral se projetait conidéral

au-delà du niveau de la base du grand trochanter, Des me d'un dépôt cr velle matière osseuse qui s'étendait de ce dernier point va dedans jusqu'à moins d'un quart de pouce de la circonférence de La tête de l'os , enfermée toutefois ‘rictement dans la capsule articulaire, La membrane synotiale en ce point était opaque, plus épaisse que dans l'état naturel, lonténteus à sa surfacc par suite de la séparation des adhérences ci-dessus mentionnées. En arcière, le col offrait une dépression considérable, qui se continuait de ce cdté avre la fosse trochantérienne ; 11 demeursit cepradant assez lisse et puli, La lte de l'os, qai présentait uve obliquité porticulière, recouvrait le col à us deyré qui ne se encontre puint dons L'état normal , ca sorte qu'elle contribuant à former La déj, sion indiquée et son rebord articulsire était aigu et comme taillé à pie à raison d'un dépôt de matière o-seuse qui se prolorgeait eu avant dans La masse osseuse nouvelle occupant la face anbirieure du col.

La partie supéricare de la tête était abaistée au niveau du grand t ochanter, et sa partie jaférieure se rapprochait fort près du petit truchanter, L'axe de Là tte et du col avail changé de rapport avec l'axe de la diaphyse d'une manière remarquable ; au lieu d'être en e gard l'an de l'autre presque sur le même plan , le cot ct la tête de l'os en rapport avec Le grand trochanter G;urasent une ligue inclinée cuasidérablement en arrière , de manière qu'ils semblaient écortés par torsion de leur direction uaturelle, Cette obliquite était portée à un tel point , que tandis que l'intervalle existant en arrière, entre Le rebord articulaire de la tête fémorale

et voici ce que nous trouvâmes à

quand on a le courage de se er à sa meurtrière audace. Lui seul dans le canton peut contrebalancer l'influrnoe des médecins d'urine, des rebouteurs, des rhabilleurs et des gens à serels. Du reste , maitre Pique-c d'husard est un assez bon diable, pen exigeant pour ses honoraires : un ou deux sacs de blé , nue paire de poulets , une charge d'ognons , une juice de bétail dans les granvls cas , sont aussi bien reçus par lui que L'argent, quaud où lui eu offre. Tel est l'homme auquel se trouve conliée la sauté d'un graml nombre d'individus ; et sover certain qu'il és existe beaucoup d'analogues dans les cau s d'une granite partie de la France. Un état de chu-es aus afligeent et dilficile à détruire , et il ne parait es qu'on y songe ke moins du monde, Les médecins des villes n'y peuvent absoument rien, leur influence est nulle, car, si on n'a que des louanges à leur donper comme praticiens, il faut les plaindre sous d autres rapports.

J'ai quelquefois entendu cles medecins de la capitale 5 dé oler presque d'y exercer leur professun , mais que divaient-ils de A reg de leurs coufrères be la médecine densune petite ville? Dieu les garde d'en éprouver jamais les ennnis et les dégoûts ! Un fait incontestable, c'est que les lois et ordonnances sue l'exercice de l'art sont plus souvent et plus impunément violées parmi nous qo'à Paris ; la déplorable aflaire de M, Thouret-Noroy en est un exemple frappant. Ajoutez que dans une petite ville la concerrence, la rivalité, l'intrigue, ls basses menées, les petites noirceurs , y sont be-ucuap plus fréquentes , pins actives , plus âvres catre confrères, que dans ls capitale, et vous en devinez lacilervent la raisun. Les circonstsoces politiques contribuent également à entretenir un étit permanent plus ou moins cache, mais qui éclate en mainte accassun. Quant à l'esprit de la robe se joint l'esprit de parti, je vous laisse à penser les résultats qu'on doit tcadre. L'influence des coteries a donc use extrême intengté d'action dans une

et la base du grand trochanter, éta:t à jeine de trois huitièmes de pouce, le même espace eu arant mesurait pleinement un pouce irois quarts.

Après use macéralon convenable, on fit avec soin uue section de l'os qui mit à découvert une ligue d'union correspondant avec la ligne extérieure , épaisse et dense vers la circonférence, s'amincissant vers Le centre, où la structure spongieuse du col avait commencé à Sy ame La totalité de cette portion de l'as éiait toutefois d'une textore plus sohide que les parties adjarentes et que l'intérieur du col fémoral du côté sain, qui avait été détaché pour en faire la comparaison. Le fémur droit présentait à l'extérieur une parfaite régolarité sans tous les rapports. 'on l'eut préparé et divisé comme l'antre , le contraste était remiarquable ; les cellules étaient libres et béantes, et Le tissu compact extérieur com peratirement léger de matiè. e et délicat.

L'auteur résume toutes les circonstances de ce fait, qui ne permet. tent pas de douter qu'il ÿ ait eu Là réunion d’une fracture située en dedans de la capsule. Il ÿ aurait d'autres inductions à tirer de cette autopsie comparée à celles que posside déjà la science. Nous nous bornerons à sigoaler ici les trois sortes de # qui suivent presque constamment cette fracture et qu'il faut s'attacher à prévenir : 1° le raccourcissement du membre ; 2° le mouvement de rotation du membre et conséquemment du grand trochanter en dehors ; 3° enfin cette disposition du col de l'os à se réunir avec le trochanter de manière à former un angle droit ou mème aigu en bas , au lieu d’un angle obtus qu'ils forment dans l'état naturel, Nos appareils tendent à corriger les deux premiers ; le troisième demande peut-être une attention spéciale. 1] semble d'abord qu'on y remédierait en portant la cuisse dans une abduction moyenne ; c'est use idée dont l'expérience pourra seule apprécier la véritable valeur.

LUXATION DU FÉMUR GAUCHE DANS L'ÉCHANCAURE SCIATIQUE , réduite et suivie de récidive ; par William Gic.

Ons, — Un jeune homme de 46 ans entra à l'hôpital du Nord de Liverpeol le 24 avril dernier ; il avait été terrassé par le bras d'une pompe à rapeur, On sen. tait la tête du fémur dans l'échancrure sciatique ; le genou étsit légèrement fléchi, le talon relevé et le gros orteil s'arançant sue celui du pied opposé. La rotation du membre était impossible. On appliqua Les pe ,etunecxtension modérée suffit pour remeltre l'as en +a plare. Le malade fut é dans son lit , et où Ga les deux pieds Fun à Fautre à l'aide d'une bande, 1] ressent dans la ouit de vires douleurs , mais qui ailèrent en s'apaisant par degrés le jour suirant.

Le quatrième jour, ayant lui-mime enlevé son bandage, il fut rencontré comme s'en allait dans la cour, par le chirurgien interne , M, Davis, Peu de jours zorès, dépité d'être retenu , on le trouva debout sur le bord de la feuêire de La salle et cherchant à sortir ; il avait fallu pour atteindre cette position monter d'abord sur un benc ou sur une chaise,

Quoique averti par M. Davis et par moi-même des suites probables de pareilles imprudences , il ne put se tenir en repos. Le 7 mai if fol renvoyé, et s'en alla chez lai avec le secours d'un béton,

Vers La mi-juillet , il rentra à l'infirmerie, On trouva be fémur luxé de nouvesa dans l'échancrure sciatique, La réduction se fut pas jugée praticable ét on le renvova.

Le ouf par'er de ce fächenx er Le le voir le 21 juillet. La cuisse uxée paraissait amaigrie en comparaison de l'autre; sa partie rieure , su-dessous de l'épine iliaque antérieure, était plus pleine en- pp le trochanter plus éleve; la tte du fémor se sentait dans l'échanerure sclatique , et semblait enclavee au tuucher ; les fesses étaient plus pleines , mas plus flasques ; la

tiére au-dessous du trochanter n'existait plus, Le membre était raccourci de plus d'un ré vaécutait des mouremens de rotation, et le pied n'était point (ourné vo dehors.

Il me raconta qu'us jour où deux eprès sa sortie de l'hôpital, il avait ressenti quelques douleurs rers l'articulation , assez vives pour lui üter Je sommeil durant

s'étendait jusqu'au genou le long du côté interne de la cuisse. Vers le 47 ou le 48 mai, élant retourné à La manulacture où il avait été emploté, il avait été renversé

lerre avec une certaine violence, était resté quatre heures sans pouvoir ; mais ensuite il pourait se lever et marcher.

La ière question qui se présente est de savoir si la réduction avait été en effet accomplie. M. Gill répond qu'il ne saurait s'élever à ce sujet le moindre doute; on avait senti et même vu la tête luxée rentrer vers sa cavité durant l'extension ; les deux membres avaient aussitôt repris nne longueur égale; et le malade avait recouvré les mouvemens de rotation, et la faculté de mouvoir le pied en avant, en arrière etsur les côtés. Enfin il avait pu à quelques jours de là se promener dans la salle. À quelle époque s’est faite la récidive? L'auteur se tait sur ce point ; il est probable qu'un mouvement inconsidéré l'aura produite peu après la sortie de l'hôpital; de là ces douleurs de l'articulation qui ont cessé quand une articulation artificielle se sera faite, Ce fait peut servir de leçon aux chirurgiens qui seraient tentés d'abandonner trop tôt leurs malades après la réduction d'une luxation ; il faut se rappeler que dans presque tous les cas les ligamens articulaires,

- <param maintenir les os en contact, ont souffert de larges déchirures auxquelles, pour prévenir tout danger de récidire, où doit laisser le temps de se cicatriser.

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