MAGNÉTISME
M, Murlet adresse un supplément à son mémoire sur le magnétisme terrestre, |
sont pas brisées où coudées sur leur longueur , mais simplement en dedans, et les parois solides de leur bouchæ sont tout autrement conformées que dans les lucanes et les genres voisins. M. Percheron fait même remarquer que leurs maodibules présentent une particularité qui consiste dans la présence d'une
i d'ane dent mobile qui n'a été jusqu'ici observée chez aucun autre
soit hydraté ; on a donné du tritoside de fer snbydre; l'empoisonnement a suivi son coars, et tous les animaux oul suecombé,
M. Duménis demande si l'on s'est assuré du résultat chimique obtenu par Le réaction de ces deux substances,
M. Onvita. Crla est parfaitement conne ; il se forme de l'arsénite de fer qui est sans actio sur l'économie animale. J'ajouterai quelques mots à ce que je viens de dire. L'acide arsénieux est un poisos redoutable et rebelle princi t parceque, étant insoluble dans l'eau, ses molécules pulrérulentes s cachent et s'incruslent pour ainsi dire dans les cryptes de la muqueuse stomacale ; en sorte les réactifs employés jusqu'ici avaient peine à l'y saisir. C'est pourquoi on obtenait des succès si incertains avec l'acide bydrosulfurique , bien que cet acide décompose sûrement l'acide arsénieux; mais comme il n'atteignait point tuates ces pelites molécules cæchées dans les replis de la muqueuse. il agissait ainsi tant bien que mal, et jamais d'une manière certaine, Ceile circonstance rend bieo plus remarquable encore l'action du tritoxide de fer hydraté, puisque e'est un corps solide qui décompose un corps solide. En effet ceux qui s'empotsonnent arec l'acide arséaieux le prennent d'ordinaire à l'état solide; d'ailleurs le tritoxide de fer expérimenté avec l'acide arsénieux liquide a également bien réussi.
M. Dovnce désirerait que ces expériences fussent répétées un grand nombre de fois, et eu vue surtout de déterminer après quel temps le tritoxide de fer est im- Puissant à arrêter l'empoisonnement .
M. Onrrca. On continue ces expériences; mais pour moi je me déclare coavaincu de l'efficacité de cette subsiance comme contrepoison.
M. Bourer jeune. J'avais annoncé à l'Académie que je me proposais de faire une série d'expériences sur l'empoisonnement par les arsénicaux. J'en ai déjà fait pes qui ae m'ont pas aussi bien réussi que celles de M. Lesueur ; mais ilest vrai de dire que j'expérimentais sur d'autres animaux , sur des chevaux , et avec l'arséniate de potasse , qui est la substance qui avait déterminé l'empoisonnement dont j'ai rendu compte à l'Académie,
J'ai administré à un cheval deux onces d'arséniate de potase, et immédiatement après, une livre et demie de tritoxide de fer hydraté; c'est-à-dire doure fois en poids la quantité de poison donnée, Le cheval s'est assez bien porté durant $6 heures ; mais à partir de cette époque, il est devenu triste et a Gni par succomber. A l'autapsie j'ai trouvé les mêmes lésions que j'avuis remarquées sur mes cheraux antéricurement empoisonnés.
M. Lassaigne , à qui je fs part de ce résultat , me Gt observer que le tritonide de ler lydraté pouvait fort bien servir de contrepoison à l'acide arsénieux , sans avoir La mème action sur l'arséniate dé polasse, attendu que l'acide arsénique a plus d'affaité pour la polasse que pour ke fer et qu'ainsi il n'y a pas lieu à décomposition. Il me suggéra d'essayer contre l'arséniate de potasse le sulfate de fer, espérant que l'acide sulfurique se porterait sur la potasse, et laisserait l'oxide de fer e1 l'acide arsénique réagic l'an sur l'autre. J'ai tenté une expérience d'après ces doauées ; j'ai administré une livre de sulfate de fer contre une once d'arséniate ; l'animal s'est hien porté durant 24 heures, puis sont venus les symptômes d'empoisonnement , auxquels il à définitivement succombé,
M. Cuevascien. M. Lassaigne à réconnu que l'acide arsénieux était décomposé par le tritoxide de fer hydraté et qu'ains it n'y avait plus de poison. Des expé risaces ont été inslitwées à la Pitié par M, Miquel avec l'acide arséoieux ; cles ovt eu le même snccès que celles de M. Lesueur, L'insuccës de M. Boudet s'explique peut-être par la différence du composé arsénical qu'il a employé; mais il tient aussi, je pense, à la trop faible quantité de contrepoison. Une livre et demie ne sefüt pas pour deux onces d'arsémiate de potasse; il en faut une dose besucoup
lus forte, ä M. Onnina. Cette réflexion est iris jnste; M. Lesueur avait commencé à adeministrer ane once et demie de srsqniontde de fer pour neuf grains d'acide arsénieux ; l'empoisonnement suirait son cours. C’est l'expérience qui l's conduit à en alministeer la dose proportionnel. ment énorme de trois onces et deux gras.
M Dovac. Je rappellera que Navier préconisait les martiaux contrer l'empoisonnrment par Les substances srsénivales. Ne pourrait-on , en cas d'urgence , admimistrer dans le même bat l'encre à haute dose ?
M, Cuevarties. L'encre à été déjà cousrillée. Je pense aussi que le proto-hy drate de fer à haute dose aurait les nofmes propriétés que be tritoxide ; j'ai rcommencé aujourd hui méme à ce sujet des expériences qu n'étaieut point terminves pour la séance de l'Académie.
Cinquante-desx espèces sont décrites arec beancoup de soin ; les caractères naturels de chacune sont exposés avec beaucoup de clarté, et de plus les parties de la tête et du corselet qui ont servi à La distinction sont tracées avec une grande exactitude dans ave série de planches faites par l'auteur.
M. Percheron à suri dans sa monographie là marche généralement adoptée dans ces sortes d'ouvrages , avec cetle particularité toutefois qu'il à supprimé La plrase caractéristique latine qu'à l'exemple de Linnée les ep ont coutume de placer à la suite de la synonyæie. Il pensé que cette partie fait double emploi, puisque tous Les caractères que contient la phrase latine sont ensuite énoncés plus amplement dans la description. Les commissaires n'a vent pas celle imnovation ; ils regardent comme très: utile cette coutume de réunir ainsi en une vourte note les caractères qui distinguent les espèces, et ils engagent l'auteur à ! Cu
former; ils louent d'ailleurs son travail et l'engagent à le publier prochainement.
M. Dumas commence, mais ne peut achever la lecture d'un mémoire sur un nouvel alcool, Ce travail lui est commun avec M. Péligot,
ACADËMIE DE MÉDECINE.
Séance no 4 novemonx, — Présidence de M, Boutarx.
M. le préfet de la Seine adresse à l'Académie deux exemplaires du rapport sur la marche et les ravages du cholérs dans ce département,
M. rs mgeur écrit pour se porter caudidat à la place vacante dans la section de medecine opératoire.
M. le président annonce qne M. Lunbert est mort avant-hier. À cette occssion M. Cornac se plaint que déjà plusieurs membres de l'Académie sont ainsi morts sans que La société tn ait éte avertie . et sans qu'une dépntation ait été nommée pour accompagner Le convoi, 1 y a cependant un secrétaire d'administration à qui il serait bien facile de faire prévenir M. le président :t nn nombre de membres suflissnt pour régler ces dermiers honneurs à repdre à leurs collègues. M. Bousquet répond que le secretaire du conseil a'est pas mieux informé à cet égard que Les autres membres de l'Académie.
M Dovnce, Le vœn de M. Cornac n'aurait pu d'ailleurs s'appliquer à la circonstance actuelle, M. Laubert est mort avant-huvr, et par lestament ils demandé à n'être suiei à sa dernière demeure que par douse amis dont il a lui-même donné les noms et la liste.
M. Génannix, revenant sur son rapport de mardi dernier , déclare que les ob. servations de M. Careut sur le croup des adultes ont été rermeil'ivs en 1823 à ln Charité, denx ans conséquessment arvnt la publication du mémoire de M. Louis sur Le même sujet.
NOCVELLES EXPÉRIENCES SUR LE TRITOXINE DE PER NYDRÂTÉ, COMME CONTRE- POISON DE L'ACIDE ARSÉNIEUX.
M. Onrina. Je désire commuoniqur à l'Académie quelques expériences sur cut important sujet, tentées par M Lesueur à la Faculté.
1 faut d'arord établir deux faits capitaux. Quand on administre à on chica vi-
ux ét ce taille moyenne neuf grains d'arscui blanc, où acide arsenicux , en
Le laissant la faculté de vomir , généralement la mort arrive eo duatre vu cinq beures ; mars quelquefuis aussi le poison est rejeté en totalité ou en partie par des vomissements prompiset répétés, etlechien to réchappe. Que si, apris avoir donné à on chieo neuf grarns d'acude arsénieux , où lai administre: smmcdutement teuis ouces deux gros de tntoxide de fer hydraté, mais qu'on lui laisse la faculté de vosoir, le chien ne meurt pas, 1] est vrai, mais l'experience n'est pas rigoureuse ,
i la guérison peut étre atiribuëc aux vomissemens. ;
1 fallait donc , pour donner à ces expériences toute l'exactitide dé-irable , les répéter en ôtant aux animaux la faculié de vomir, Cet là ce qu'a tenté M, Lesueur à l'aide d'anc opération bien connue et d'ailleurs assez th .
à consiste à lier l'œæ-ophage immédiatement après l'ingestion des substances Li on veut déterminer les effets.
| FOTAGE CIMRURGICAL DE M. ROUX, — |, Foyage en Suisse. Exr. L On a donné à nn chien robuste et de tale moyenne .neuf gr.ins dl'a-|
M. Roux, Avant d'entrer en matière, je crois devoir avertir l'Académie que mon royase à ayant pas en an hat directement scientifique , cette relalion sera sas doute moins remplie de faits qu'elle o'aurait pu l'être dons La circonstance opposée, Quoi qu'il en soit, je n'ai pas négligé de voir les crlébrités chieur,icales des pays que j'ai parcourus , et de m'euquérie des observations et des méthodes de traitement nouvelles, Celle première communication sera consacrée à la Suisse, ét je pe pasterai les Alpes que das une autre séance.
Une des villes qui méritent le mieux d'attirer l'attention d'on chirurgien est Lausanse , chef-lieu d'un petit canton suisse , pourvue d'un hôpital de (20 Jus, presque tous réservés à des cas chirurgicaux. Nul n'ignore les efforts extraordi. est mort avec tous les somplèmes de l'ompoi-cawement. | naires tentés par M. Mayor, chirnrgi-a de cet hôpital , pour donner un élan v-
Cette seconde expérenre contredit-elle la première? en aucune fuçon. LL est! jours à In chirungue suisse , et les innovation nombreuses qu'il a apportées bien reconnu aujourd'hui, rualgré des opinions loug-temps donunantes, que l'acide{| dans la pratique el qui ne sont pas peut-être encore convenablement apiréciées. arséaieux ne ie pas jar l'inflammation locale qu'il détermine, mais bin jiarr, || LS su moins les crcoustances l'ont servi à soubait ; il est Chirurgien principal de qu'il est absorbé, et quil va porter sou action délétère sur le cœur et sur be ver!) l'hégural et à peu près dominateur absolu ; car, bien que soumis de droit à l'auto veau , ce que lémoigoent au surplus bes autoysies dont M, Boulay nous à rcem-!| rité adminiteative , 1 softit qu'il manifeste wn vœu pour le voir immédiatement ment rendu compte. Cetle absorpüion a même leu fort promplement ; en alten-|| reouté, C'est par Là non moias que par son génie indépendant qu'il est parrenn à dant moe demi-heure, où las avait donc laissé Le temps de se faire, et dés-lors ll donner à son hôpital une physionomie à part, ét qu'on ne retrouve dans aueun contrepoison vent trop tard. Il en est de même pour la magnèsie, par exemple, || hs nôtres. dout L'action ne sanrail étre contestée comme cotrepoison des acides, Il faut al} Oo n'y voit pas le plus léger brio”de charpie ; tous les pansemens se font avec donner sans delai : # L'uu atteud on: demi-heure, l'acide à produit sou effet, et du coton. 11 a rejeté les bandages compliqués qui nous useut tant de linge , et la magarsie echone, beur a substitué des appareils très simples faits avec des moucho-rs. 11 a adopté la
Il reste donc démontré pour moi LT le tritosid: le fue hydraté est le contre |! méthode de Sauter pour Le traitement des fractures , et il est fort curieux de voir poison eflirare de l'acide srséoieus. Î fiat seulement qu'ilsoit administré promp-}| tous ses malades à fractures, même aux membres inférieurs, sort r du lit , se Leu ne et a haute dus; el je noterai comme ne chose remarqualile qui Leul qu àj}| pronvener et s'asseoi-, Le membre rejosant sur uor pliachette mobile. Je connais
cide arséuieux, et imwédiatment sprès trois onces deux gros de tritoshls de fer hydraté; puis, sans perdre de temps , on à lié l'æsophage. Le chien n'a éprouve aucua des syrptômes de l'emporsonnemeut, et il est egcure vu vie à pres ut , 70 heures après l'ingestion de l'arsenic.
Cette expérience a été répétee sur d'autres chiens, et a donaé des ré-altats tout semblables. 1 parait done Lors de doute que dans ces cas Le trtoxide de fr hydrate à completement neutralisé l'acule arsenieux.
Ex. Il. Oo a dupué à mu chien neuf gra:ns d'acide arsénieux ; puis, wi dieuiheure près, on lui à Lit avale trois onces deux gros de contrepoissn. Le chien
sais toutes ces innorations; mais il ç a loin d'une simple relation à ce dout on ||
s'assure par ses goux, et J'en ai été tellement frappé que je saisirai la première octasion d'en faire mot mème l'expérience. M. Mayor m'a montré aussi des individos affectés autrefois de difformitcs de la colonne vertébrale, et qu'il est parveun à rectifier par des procfdés tont aussi samples que ss appareils à Factures.
Je ferai ii une réflexion qui n'a certainement pas pour but de déprécier cvs travaax où d'amoiadrir la part de gloire qui en revient à M, Mayor. Il est présumable que la nécessité lui x suggvré les premières idées de ces appureils ; en effet , M. Mayor est seul pour ainsi dire dans cet hôpital ; il ua ni aides , ni élèves ; on pe lui accorde qu'un seul intirmier. Ce ne serait pas là le premier exemple d'un progrès doat La nécessité aurait donné le sigual à Li chirurgie. En Angleterre , le manque de charpie a fait recourir à la réun on immédiate, et c'est à cette cause qu'est aussi da le traitement si simple ndopté dans ce pass pour les ulcères.
M. Mayor a rejelé ls ruhéfians et les vésicans de son hôpital. Veut-il Qaire Lerer aac cloche de vésicatoire ? Ilplonge dans de l'eau très-bouillante un marteau métallique à plusieurs têtes, applique cvs têtes sur la peau ; en un elia d'œil il produit un, deux, autant qu'il veut de vésiéstoures. Pour la cautérisation , il se sert d'un cautère bicullellaire qui produit deux raies à la fois, et dinniaue ainsi de
itié Le 1 de l'opération. | "tn por rc uve idée fort ingénieuse , que je me propose de constater dans mon hôpital. Dans ce que l'on appelle fuxation spontanée de féunr. où sait qu'il n'y à pas toujours un déplarement réel de la tète du femur, Bien qu'il soit incon‘estable qu'il existe quelquefois. M. Mayor le nie dans tous les cas, et voici rommeut ol explique le racconrcissement du an mibre. Ce raceourcissement n'est qu'apparent ; suivant lui , et tient à l'élévation du bassin du côte malade et à uve déviation cossécutive de La colonne vertebrale, Cela peut être pour un nombre de ces , et , je le répète , je m'occuperm de le constaler ; mais Je e- que M, Moyoc va trop loin en niaut Le déplacemant d'une manière absoue.
5 ‘a gas on hôpital anssi célèbre que celui de Lausanne, mais la chirurgie B pps ville Peter vos favorablement connus : MM. Maunvir, Mayor, ete Je biens surlout de M. Mayor de Gentve deux faits importans que je
à maiquir à | Académie. | " Ÿ Le promise de tapporte à une affection qui parait propre au territoire de Gesise sn Frire Vous ne la voyous pas. Il s'agit a plié cystique où enkysté, appelé oussi par M; Maunoir hydrocéle du eg, Qu'il me suit F4 remarquer qu'oh n'a peut-être pas assez éludié linfluen-e
fougus
nouvel exemple d'use maladie propre à certaines localités, l'y a 15 on 4E ans 2 cours pour une chaire de
affection ; mais Le nom biza-re qu'il lui doana, #ydrocéle du cou, aussi bien
la rareté de cette affection parmi nous , ft qu'on aliacha peu d'atteution à ces
idées nouvelles.
senère, d'après M. Mayor, les kystes de la thyroïde sont assez commans, La Fa débate pre par an côté du corps tyroïde : jamais, dans le prinis tout entier. À mesure que le kyste fait des progrès , il s'éetsemble avoir eavahi La mar de la glande. Sr
i s kyste se rum ontauément, soi qu'on y fasse une ponction à l'ai.
ui . “pe sort nn leu cousi tant , brundtre, de couleur de café foncé ; ct au mème instant, quelque étroit que suit ke trocart, il se fait une hémorrhagie considérable qui presd dans La tumeur la place du liquide écoulé, et qui se répand méme au dehors. Selon M. Mayor, cette bémorrhagie ne dépend de la lésion d à use sang dans l'intérieur du kyste au tavers de sex parois, lorsque celles-ci ne sont
eipe, il ve parait tend d'on edté à L'autre,
cun vaisseau, mai d'une exhalation et pour aiusi dre d'une sorte de pl
istenc ct comprimées par Le liquide, Si l'on obtére hermétiquement cemhèng 7À EL kste, le ss d'ovête , en sorte quaprès de nambreux 1à. tonnemens, voici la méthode de traitement à laquelle M. Tu Lg ua trocart dans le kyste : le liquide écoulé et Le sang commençaut à sortir, où entoure la canule restée dans Ja plaie de lampons d'agaric , alia d'em. sécher le suiotement par l'exterieur; «t on Ceme La canule elle-méen: avec un Douche solide. Le sang arrêté dans le kyste se coagu'e d'abord; plus tard il se li. québec comme dans toute congestion de ce genre, et La canule sert aîors à lui doumer un Céoulement au dehors. Le kyste soppure , ses parois se rapproche peu à peu et Gnissent par adérr. La guérison se fat long-temps altendre , mas elle s'ublient assez constamment ; et jusqu'a présent ce trait. mea n'a point eurainé 'accidens graves. | k : us affection besucoup plus communc, sur laquelle M. Mayor a fait aussi des observations intéressantes , est La nécrose invaginée. Nous arons d'assez fré quentes occasiuns de la voir à Paris ; mais il parait qu'a Genève elle est plus fréquente encore, et il y a long-temps d'ailleurs que l'on a observé que dans les bë, itaux de Lyon , à une distance avsez rapprochée de Genève, on faissit aussi plus d'opérations de pécrose proportionnellement que dans eux de Paris. | Quoi qu'il en soit , il est passé en règle presque généralement adeise qu'on ne saurait attendre trop terd pour l'extrartion du séquestre ; attendu que plus on attend , plus li séparation de l'os nécrosé est complète, et plus l'opération est
facile. M. Miyor dit s'être assuré que la si
ration est complète du moment que le travail de reparation a eu lice , tt der même de beaucoup l'epoque
de la complète ossibestion de l'os. Dès lors il conseille d'entreprendre l'operation plus tôt que plus tard , attendu que dans les premiers temps Fos est encore tendre etfacile à entamer, tandis que plus tard l'ossificauonu derieut compacte et prend méme jusqu'à ua certain point l'aspect éburné. :
Je ne Goirai pas sans apprendre à l'Académie qu'une opération que j'ai récemment reause es pratique, La sature du périnée , a été faite une fois avec succès à
renis à ce propos localités ue
i cales où organiques , comme où l'a Fait pour les maladies génériles, rat rs mat plusieurs affeclionschirurgicales qui sont fréquentes dans un pays, el ne se rencontrent que par excrpliot daus un sutre, Ajusi Le de lil est commun en Angleterre; il en est de même du fungus du testicale ; et, bien qu'on ait attribué le cancer des ramoneurs à l'action de la suie , culte affection appartient «ncore en propre à l'Angleterre , et, comme les diux autres, elle n'apparait que irès rarement cn Francc. Le goitre cystique est ua
, dans une thèse sontenue à Montpellier dans un conchirurgie, M. Maunoir ft mention le premier de cette
ayor a donné la pré-
el, par M. Couvert ; un sutre succès a été obienuen Jalie, C'est de la chjrurgie italienne que je m'oceuperai La prochaine fois,
LITHOTOMIE SUR UN VIEILLARD DE BE aws.
M. SovrenniezLs montre à l'Académie les débris d'un calenl formé d'acide arique et qu'il à retiré par la taille sus-pubienne , il y a deux jours sut un vicillard de 84 ons. Le malade avait été sondé, il ÿ à 40 ans, par Deschamps; ilya 18 ans, par M. Dopuytren; ainsi l'affection avait une date ancieone. Il était tellement maigre que je crus prudent , dit M. Souberbielle : de faire faire un pli à la peau pour pratiquer l'iseision de la ligne blanche : faute de cette précantion il m'est arrivé une fois, sur an enfant fortement amaigri, d'aller Jusqu'au péritoine l'enfant ayant Bit un mouvement brusque pendant que je faisais marcher le cou: Lean ; et le pécitoine fut sinsi percé. Ici, au moyen de la précaution indiquée, rien de semblable n'a eu lieu, La pierre état si volumineuse et la vrssie tellement coutractée autour d'elle que je ne pus faire usage de la sande à dard , et que j'eus beaucoup de peine à écarter RS de la vessie avec les doigts pour faire place aux leneltes Celles-ei saisirent le calenl dans un diamètre si étendu qu'elles portient un éca-tement de trois pouces et deuil, 1 se rompit heureusement ; tous les fragmcos furent extraits; ils pèsent cinq onres et denue, Je noterai aus-i que la vessie était fortement portée & côté droit du hussin,
J'ai ntis mas siphon en place ; le malade se trouve très-hien , N'a pas de soif et presque pas de Gèvre, Tout fait présager un bun succès,
La séance est levée à 5 Leures,
qui parait ét
CORRESPONDANCE MÉDICALE
NOTE SUR LE TRAITEMENT ACTIF DE LA GONORRMÉS ; communiquée gl A. Benron, D.-M. P., chirurgien aide-major de la garde-municipale de Paris.
Une blennorrhagie était donnée , comment faut-il la traiter? faut-il à l'exemple de quelques médecins, et surtout de nombreux pharmaciens administrer les adoucissans, les diurétiques, les balsamiques, de fufon à laisser couler, comme ils le disent, la chaudepisse pendant six ou huit semaines? ou doit-on associer indistinctement dans tous les cas à cns un traitement ei vin ? ou enfin faut-il tenter d'arrêter , de couper , pour me servir d'une ex ion énergique, brusqueinent et le plu possible l'écoulement? wi Et
Pour mon compte , je ne vois dans le premier mode d'agir, qu'une sorte de choix , qu'une réunion de tous les incouvéniens, Traitement incomplet , souvent nuisible, toujours long et fastidieux pour le patient, incomplet et nuisible en ce sens que, ne renfermant rien de spécifique contre la syphilis, il donne à cette dernière Le temps de se gévéraliser , de devenir constitutionvelle, dans le cas où la gonorrhée n'en serait qu'un symptôme. Car l'épuisement du virus vénérien par la prolongation soi disant calculée de l'écoulement, n'est qu'une décevanic et dangereuse hypothèse, appuyée sur quelques cas rares de guérison spontanée de la syphilis, où bien où il n'était véritablement question que de blennorrhagies bénigues.
La deuxième méthode de traitement n'a goût des moyens joint en pure perte à la longucur du temps ; mais la sécurilé qui l'entoure est bien rachetée et par les désagrémens relatés et
r l'emploi souvent sans nécessité et pas toujours sans inconvénient
3 spécifiques.
C'est donc effectivement la troisième méthode qui me semble devoir mériter la préférence. En arrêtant l'écoulement dès les premiers jours de son apparition , on reud d'abord up grand service à ceux qui eo sont afligés , et quant aux iscanvéniens de ceite suppression brusque, je crois qu'ils ont été quelquefois exagérés à dessein, et que l'on a bien voulu voir de la nocuité à agir où il n'y avait que de la difficulté à réussir, Les suppressions des sécrétions sccidentelles sont Lien plutôt en effet dangereuses quand l'économie à eu le temps de s'accoutumer à res nouvelles foftions. Je suis donc convaincu que l'orchite, par exemple , considérée par quelques auteurs comme le résultat fréquent de la suppression d’une gonorrbée avant qu'elle ait parcouru ses differentes périodes ; je suis convaincu , dis-je, que cette inflammation se déclare, au contraire , bien plus souvent dans les circonstances opposées , c'est à-dire quand l'écoulement setnble toucher à sa Ga. Cette dernière opioioo à d'ailleurs pour elle l'autorité de Hunter. Pour ce qui est de la crainte d'occasiuner une syphilis constitutionnelle , elle doit être eu core moins fndée que dans le cas où , par le choix d'us traitement éphémère , on abandonne la maladie à elle-même pendant six semams et plus. L'on peut mème soutenir, qu'en agissant contradictoirerrent à ces derniers princiqws, Ja conduite & praticien sera dirigée dans le but d'ôter à cet égard le plus de sollicitude possible : car si l'infection est véritablement syphilitique, en supprimant presque immédiateu eut
pas contre elle le dé-
apparaîtront bieotôt et bien plus tôt que dans les circon- Hope 4 Pete ômes primitifs, ou parfois s'observeront des récidives, des réapparitions non motivées de l'écoulement, ou enbn ressortira une sorte d'umpossibilité de letarir, parce que l'affection avant de se généraliser, a, si je puis m'exprimer aiosi, une grande puissance , use grande force de localisation que le temps seul modifie, Un motif de plus de se presser de supprimer l'écoulement gonorrhéique, c'est que , bien que d'après son inspection on ne rien décider sur sa oature , l'expérience démontre qu'incontestahlement le plus grand vombre de ces flux s'écartent d’une origine syphilitique. Comme probabilité en faveur de la rencontre bien moins fréquente de la blennorrhaje virulente, on peut aussi alléguer le fait de la diminution progressive de la syphilis dans ce qu'on pourrait a 1 sein des foyers d'infection les plus famés, parmi les femmes livrées à la prostitution. Sur environ quatre mille Billes pblignes reconnues à Paris, le nombre des malades qui s'élevait cn effct, terme moyen , à une sur dix et treize, vers l'époque de l'invasion des armées étrangères el auparavant, s'est restreint dans ces derniers temps à la proportion d'une malade sur quarante et même sur civqaante-deux; encore est-il im. portant de remarquer que dans ce calcul les gonorrhées ont été et sont en général comprises dans le chiffre des affections vénériennes. Ces derniers relevés ne font du reste que précéder des détails très-curieux et beaucoup plus étendus que doit publier bientôt M, le docteur Parent- Duchatelet.
En conséquence des idées que je viens d'exposer , j'insiste dune en terminaot sur l'emploi judicieux des moyens actifs les plus capables de supprimer au plutôt l'écoulement. Si l'usage des balsamiques , à cause du trop d’inflammation (ce qui arrive le plus rarement) ne pouvait être conseillé dès le début , leur prescription à fortes doses devrait immédiatement suivre celle des antipblogistiques , sangsues au périnée, etc.
Voici la frmale d'un opiat batamique qui'réassit très bien où trèsfréquemment.
Prenez : Baume de copsbu.
Poivre cu Palréris. de chaque 2 onces.
Sulfote d'aluraine ct de potasse. { once, Estrait gommeux d'opiute. 5 à 6 graios.
Méles exactement.
Un gros matin et soir (dans un pruneau cuit ou ue ostie), et portez rapidement la dose à deux gros matin et soir.
Sans être de l'avis de Bell , qui recommande les injections à toutes les périodes de la maladie indistinctement, et moins retenu par l'appré. hension contestable d'occasioner des rétrécissemens du canal, que par la crainte d'accroître l'irritation locale en les employant pendant l’acuité de l'uréthrite, je crois qu'il ne faut les conseiller en général que quard survient un état stationnaire, un temps décrit dans La diminution du flux uréthral, ou enfin qu'après un non-suceës constaté des précédens moyens. Pour injections , nouveau choix de ma part ; j'ai recours au eu nitrate acide de mercure à la dose progressive de 3, 4 à 5 grains
ur 4 onccs d'eau distillée ; mais il convient quelquefois d'user d'a- Lei d'un mélange convenablement combiné de sous-acétate de plomb , de laudanum et d'eau, aGn d'habituer la muqueust de l'urèthre au contaet des liquides injectés. .