‹ Gazette médicale de ParisChapitre 328 sur 394 · IL. JOURNAL: DER PRACTISCHEN HEILRUNDE · texte numérisé non relu

IL. JOURNAL: DER PRACTISCHEN HEILRUNDE

van Hureranwn Er Osanwx,

Le numéro de juillet contient les articles suivans : 1° mélanges tirés de la pratique, par le docteur Hauff; 2° action du LL. minéral dans un cas de névrose, par le docteur Knañer. Rien qui n'ait été déjà observé; 3° sur l'action du sulfate de cuivre contre le croup. par le docteur Korting. L'auteur rapporte six cas qui. confirment l'etfica. cité de ce remède contre cette maladie ; 4° encore quelques remarques sur l'action médicale de l'armouse vulsaire, hi docti ur Biermand. Le docteur Biermano, qui précédemment à mia cod ec medicament dans les convulsions des enfans (Gazerre mémicaur, n. 31}, cherche aujourd'hui à étendre son usage anx antres affections nerveuses , cumme par exemple à la fièvre nerveuse avec caractère de torpeur , et aux accidens nerveux à la suite de l'hydrocéphale et de l'apoplexie. IE est à regretier que l'auteur ne joigne pas d'observations à Fanpci de ses assertions. 5° Observations medicales , par le docteur Aschendorf. Sous ce titre l'auteur cite un pemphigus chronique dont là case éloignée était une arthritis ; la seconde observation est une anasarque de tout le corps , accompagnée de fièvre et de congrstion vers les parties supéneures. Le traitement antiphlogistique et Les diurétiques ont gnéri la maladie. G° Remarques sur Le catarrhe intestinal qui a régné cpidémiquement pendant l'été de 1831 à Hanau, parle docteur Speyer, Cette maladie n'estautre chose que la grippe.

MÉLANGES TIRÉS DE LA PRATIQUE, par le docteur Havre. Quelques remarques et observations pratiques eur la syphilis.

1° La syphilis peut se communiquer de diverses manières, et non pas uniquement par le coït. Le docteur Hauff a donné des soins à une famille composée de sept membres, qui, vivant ensemble dans la mêine chambre et sc servant des mêmes ustensiles, avaient tous par cette voie contracté la syphilis: Il est à remarquer que, dans ce nombre, on comptait deux personnes âgées. Dans un autre cas, une jeune fille , au sortir de l’époue menstruelle, avait, comme c'est l'usage à la campagne , revêtu une chemise qui avait déjà servi à sa sœur ; cette dernière portait plusieurs chancres aux parties génitales , circonstance ignorée par la première. Au bout de quelque temps celle-ci fut infectée à son tour par le contact de la chemise, qui était tachée , ep plusieurs epdroits , k pus fourni par les chancres, 2° Quels que soient le mode de communication et la voie pur laquelle le virus syphiltique entre dans le corps , la maladie ne tarde pas à se déclarer aux organes génitaux et aux parties circonvoisines. 3° Les chancres de la cavité buccale sont le plus sonvent secondaires ; ils sont plus superficiels et n'ont point cette couche lardacée que présentent ceux de la voûte palatine et du pharynx; ils sont d'une gucrison très-difficile. L'autenr à cru remarquer , contre l'upinion généralement reçue, que les chancres qui se développent soudainement sont plus fréquens aux levres, à la langue , aux parois cutanées des joues, qu'a La voûte du palais et au pharynx. Les chancres du nez sont encore moins fréquens et plus petits que ceux de la bouche et du pharynx. 4° Le docteur Hauff a vu la syphulis se montrer dans le principe sous la forme d’une simple angine, avec rougeur et sécheresse de la gorge , et difficulté de la déglution. Six semaines plus tard, la maladie s'était développce aux parties génitales. Dans un eas il n'obserça que la seule angine pour tout symptôme : aussi recommande-t-1l aux médecins d'être très-attentifs lorsqu'il se présente chez eux des malades qui se plaignent de maux de gorge.

5° Les condylèmes sont plus fréquens chez la femme que chez l’homme; on les remarque aussi plus souvent à la commissure postérieure de la vulve qu'à l’antérieure, qui est plutôt le siége de ch'ncres. 6° Lorsque le virus syphilitique a pénétré dans la profondeur de l'organisme, dans le système osseux , 1] ne se communique, plus du moins par la voie ordinaire du cuït. Ainsi une femme affectée d'une ration du voile du palais, et qui fuit par succomber aux rès

e La carie syphilitique qui avait atlaqué les os frontaux , put cohabiter pendant vingt aus avec son mari sans lui donner la maladie, et mit au monde d s enfans parfaitement sains,

.7® Les enfans résistent plus long-temps que les personnes adultes à l'invasion de la syphilis constitutionnelle ; mais chez eux les accidens primiufs sont plus sujets à récidive, 8° Une observation fort intéressante faite par le docteur Hauff tend à faire croire que la syphilis exerce une action neutralisute sur la vaccine. Detrx enfans nés de parens syphilitiques, et portant eux-mêmes les traces de cette maladie , furent vaccinés jusqu'à sept fois ; et ce ve

e DE PARIS.

fut que la dernitre fois que la vaccine put se développer. 1 fant observercependant que l'un de ces enfans portait encore des chancres à la lèvre quand il fut vacciné en dernier lieu.

9° Una traitement prompt et simple est celui qni convient le micux aux habitans des campagnes ; le sublimé a toujours bien servi à cet effet au docteur Hauff ; il agit vite et provoque trés-peu de salivation. Ce médecin n'a jamais vu survenir d'excitation aux poumons ni à l'estomac par son nsoge même prolongé; 11 avoue cependant qu'il a vu souvent le inal récidiver. 1 fait prendre ce remède à l'intérieur et à l'extérieur sous forme de lotions , et ordonne aux malades de boite nne décoction de salsepareï'le et de tenir un régime sévère, Lorsque lesublimé échoue, il administre avec succès le précipité rouge , d'après la méthode de Berg; aux enfans il fait prendre le mercure soluble de Hannemann ou le calomel, mais ce dernier de préférence.

IN. MEDICINISCHES CORRESPONDENZ-BLATT.

Nous avons devant nous les 4o numéros commençant la collection de l'année 1834 et formant le 3° volume. Ce journal est riche en observations pratiques ; nous donnerons aujourd'hui ce que nous avons trouvé de plus remarquable dans les 23 premiers numéros,

11 s'y trouve néanmoins encore plusieurs articles relatifs à la kréosote, et aux résultats obtenus de la revaccination faite sur une grande échelle, que leur étendue nous force de remettre à notre prochaine revue.

QUELQUES REMARQUES SUR UNE ESPÈCE DE SALIVATION SPONTANLE où imoraruique; par le docteur Haurr de Besigheim.

Cette salivation que l'auteur a eu occasion de remarquer pour la première fois, il a trois ans, s’est offerte depuis cette époque un assez grand nombre de fois à son observation. :

Elle ne se montre que dans les années de la période d'involution, et plus particulitrement chez les Écmmes que chez les hommes. Les + sonnes chez lesquelles elle se rencontre souffrent ordinairement du basventre, de dyspepsie, de constipation; leur langue est plus ou moins chargée à sa ue d'un enduit de couleur variable; la sécrétion des urines dimiouce; la peau sèche , inerte, parcheminée. Ces différens symptômes indiquent un désordre daos l'appareil chylopoiétique en

néral, et particulièrement dans les organes sécréteurs et excréteurs de secondes voies , le foie, le pancréas, etc. Aussi n'est-il pas rare de voir le Jobe droit du foie endurei et gonflé devenir sensible au toucher à travers les parois abdominales ; cet état s'accompagne assez fréquemment , surtout chez les foinmes dont la peau «st molle et irritable, d'une éruption de miliaire chronique.

Les personnes ainsi affectées se plaignent souvent, pendant un temps plus où moins lurg , d'un sentiment de prurit et d'ardeur à la langue, à la bouche et particalitrement aux grucives , et de douleurs lancinantes dans les mâchoires et les dents. En examinant ce. parties on trouve La langue d'un rouge bleuâtre et luisante à son sommet et à ses bords ; sa ee supérieure gercée, mais humide ; les gencives sont tuméfices et d'un rouge plus intense que d'ordinaire.

Arrivée à ce point l'affectiou de la bouche peut rétrograder sans que du reste l'état du malade ait subi le moindre changement. Muis les douleurs des os maxillaires peuvent aussi augmenter , la langue deveuir plus sensible, les gencives se gonfler et se colorer d'un rouge plus vif; les dents paraissent alors plus longues au malade , et il s'écoule de la bouche une salive claire et limpide en assez grande quantité ; les commissures des lèvres, la lèvre inférieure et les gencives se couvrent de petites ulcérations aphtheuses assez analogues à celles produites par le mercure ; enfa l'haleine répand une odeur désa e.

Cette affection peut durer des jours et des semaines sans atteindre un qe haut degré. Le docteur Hauff n’a jamais remarqué d’autres désor-

res que Les petits ulcères dont nous venons de parler, quoique les malades eussent souvent renmpli plusieurs assiettées de salive dans les 24 heures. Peu à peu le mal diminue jusqu'à ce que Le gonflement et la sa livation aient entièrement disparu; les dents restent encore pendant quelques temps vacillantes ct mousses, et la langue sensible,

Pendant toute Ha durée de ces symptômes, l'état morbide des voics digestives ne semble éprouver aucune modification,

Sous le rapport du pronostic, le ptyalisme que nous venons de décrire doit donc être considéré comme une crise, mais seulement comme une crise incomplète par laquelle la vature cherche à se debarrasser de l'affcction des glandes abduminales.

La thérapeutique consiste dans l'emploi des remèdes qui agissent

romptement et avec vigueur sur les sécrétions muquenses du canal totestinal et de ses dépendances, ainsi que dans l'admrinistration consé-

cutive des nmers et des résolutifs. Dans un es où tous les symptômes

abdominaux décrits plus haut, la tuméfaction du foie , la miliaire chropique, existaient econjuintement avec une salivation (rès-ahondante, le docteur Hauff, au lieu d'agir sur le canal intestinal, exagéra le ptyalisme au moyen du calomel, et il vit à sa grande satisfaction disparaitre l'affection du bas-ventre ainsi que Be EL fer du foie.

Le ptyalisme spontané ou idiopathique a, 1 est vrai, pe de rapports avec le ptyalisme hypochondriaque de P. Frank et de Sundelen; mais 1 a aussi des caractères tellement tranchés, qu'on peut le considérer comme unc cspèce particulière.

EMPLOI DE LA RACINE DE SCILLE PAR LA MÉTHODE ENDIAMIQUE, par le docteur Reënmañpr.

Quoique ce médicament ait déjà été employé d'après cette méthode , nous croyons les deux observations suivantes trés-intéressantes , en ce qu'elles montrent que certsins médicamens administrés sur Ja peau agissent bien plus que lorsqu'ils sont donnés à l'intérieur.

Ons. 1.— Une femme âgée de 52 ans, mère de douze enfant, avait perdu ses rèles depuis quines mois et avait été prise à La même époque d'une Gèvre hectique. Depais plusieurs années, elle souffrait d'un catarrhe pulmonaire, Ver la fin du mois de mars 1835 , elle consulta pour une ascite qui s'était jointe à ses autres infirmités ; la scille avec La digitale et les sels de tartre en potion produisirent quel. soulagement ; mais le 5 mai l'ascité avait tellement augmenté qu'on fut obligé faire La ponction ; puis on tâcba , en stimulant l'activité des vaisseaux absorbons , han, a un nouvel épanrhement. Néanmoins, on fut forcé de répéter la ponction be 2 et le 46 juillet, et le 2 août, Déjà les extrémités inférieures étaient

rmatenses.

Le 4 2oûùt * on appliqua un petit vésicatoire sur ke creux de l'estomac et on prescrivit un demi de racine de seille à partager en dix paquets. Le lendemain à sept beures du matin, on sanpoudra le derme dénudé avec une de ces pou-

dres. A midi et à huit beures du soir, nouvelle application de la poudre , ea ayant soin de nettoyer la petite plaie avec de l'eau tiède, De cette maniéré, on continus l'usage des poudres pendent deux jours et demi ; la malade en souffrit beaucoup , se plaignant d'une gêne dans la respiration; mais l'action diurétique se prononça d'une manière très-forte en même temps que l'expectoration fut augmentée ; l'œdème des extrémités disparut et le bas-ventre repril 4on volame ordinaire. On cessa l'application de la poudre ; mais dix jours après l'urine étant devenue moins copieuse, et l'ascite se montrant de nouveau, on revint à l'usage des poudres, que cetie fois on applique sur l'avant-bras. L'effet fut aussi rapide et plus constant. L'ascite ct l'adèmie des extrémités ne se sont plas manifestés depuis cette époque. La fièvre hectique à continué.

Oss. 1. — La seconde malade était une femme de 32 ans, souffrant des suites d'un anévrisme du cœur ; on avait employé avec quelque succès la digitale avec le nitre et souvent arce la scille; mais bicntôt une ascite se déclara avec odème des extrémités. Dès le lendemain de l'application de 9 grains de poudre de scille , l'écoulement de l'urine était tellement fort, que le bas-ventre diminva et l'œdime des pieds disparut, On en administra encore 24 autres grains.

CONSTITUTION MÉDICALE DE L'ANNLE 1833"baws LE CERCLE pr LANGENAU, par le docteur Camenen.

Dans cette revue nous trouvons une observation d'hémorrhagie puerpérale rare, qui a été décrite pour la première fois par Boer, et qui mérite toute notre attention.

Ons. — L'auteur, appelé ncuf heures après l'accouchement auprès d'une fernme de 39 ans, la trouva faible ct souffrant d'une ebalcur presque insupportable située dans l'abdamen , particulièrement au-dessus de l'arcade pubiennce, sarvenue à la suite d'anc hémorrhagie interne qui avait probablement a lieu pendant l'accouchement , #t qui s'était fait jour après ce travail par les parties génitales 3; le pouls était petit et fréquent. Lors de l'arrivée du médecin , l'hémorrhagie extéricure avait cessé; par contre, elli: paraissait encore a“oir lieu à l'intérieur sons les os du bassin et dans le tissu cellulaire derrière la paroi du vagin, surtout du côté de la fesse droite, où elle avait donné lieu à une tumeur très-dure , grande, douloureuse, d'un bleu rougeätre, s'étendant presque jesqu'aux parties les plushautes de l'os des iles et du sacrum, Cetie tumeur avsil augmenté depuis l'accouchement el paraissait encore devoir prendre de l'accroissement. (Pr. : Potion de Rivière avec nilre et gomme aralique , de chaque, { gros ; extrait d'opium ux , À grains ; sirop de guimauve, { once; eau de cerises, 5 onces ; à er vom cuillerée toutes les heures. Herbe de riguë et de jusquiame , écorce ESA chéne et d'orme, de chaque , quantité suflisante , à faire bouillir avec de l'eau et addition de sinaigre pour des fomentations chaudes sur la tumeur.) Déjà le lesdemain , mieux-être trés-prononcé ; les douleurs du has-ventre avaient dimineé, aiasi que la tumeur,

Six i après, une hémorrhagie assez abondante par les parties génitales se déclars de nouveau. (Eau de cerises, 6 onces; nitre, gonime arabique , de cha-

3 À gros ; élixir acide de Haller, 2 à sirop de guimeuve, 4 once.) À l'arrivée du médecin , il trouva Le pouls Le et fréquent: l ie était moins forte ; la tumeur avait disparu . e4 1] n'existait qu'ane couleur bleuâtre à La fesse droite, Un caillot de sang de la grosseur d'une tête d'enfant que 3 malade rendit pur les parties génitales l'avait beancoup soulagé. Quaturre Jours après, elle était guérie. .

Jœrg, dans son Traité des maladies es femmes, donne les deux circymstances suivanles comme causes de ces effusions de sang : 1° De petites ruptures du vagin dans la cavité du bassin ou dans

rss

le voisinage de La vulve pendant l'accouchement. Dans ce cas, le sang ne ses pas s'échapper au dehors à cause de la présence de la tête de l'enfant, se répand à l’intérieur vers les os du hassin, et donne lieu aux tuméfactions considérables des grandes lèvres, et aux colorations en brun bleuâtre des parties environnantes.

2° La rupture d'une varice pendant l’accouchement, derrière la paroi du vagin ; par suite des efforts de l'accouchement et de la pression de la tête de l'enfant. Cowme l'auteur n'a été appelé que quelque temps après l’accouchement, il serait difficile de dire à laquelle de ces deux causes oo doit attribuer l'accident rapporté dans cette observation.

OUSERVATIONS D'HÉMORRNAGIE MORTELLE à la suite de la rupiure

d'uge varice pendant l'accouchement ; par le docteur ESSER.

Nous avons déjà eu occasion de donner une observation de ce genre ürée du mème journal. (Vouez la Gazkrre mépicaze, n° 21, 1834.) M. le docteur Elsacsser publie à son tour trois faits semblables , dans lesquels l'hémorrhagie, survenue à la suite de la rupture de varices qui avaient leur siége dans les grandes levres, fut mortelle,

M. Riecke en ra € aussi trois cas: dans lepremier, la malade fut sauvée au moyen de fomentations froides ; la seconde succomba , et chez la troisième on parvint à faire disparaitre la tumeur par La compression.

Ces sortes d'observations ne sont malheureusement pas aussi rares qu'on le croit communément; on en trouve un grand nombre dans le mémoire de M. Dencux sur les tumeurs sanguines de la rulve et du vagin; Paris, 1830

DE LA TRANSFUSION DU SANG; par le docteur Kuerr.

Nous rapportons ici deux observations où la transfusion du sang à été ce le plus grand succès, et on pourrait dire avec quelque certitude que, sans elle, les malades auraient succombé. C'est donc un ct ps qu'il n'est À pa permis de négliger aujourd'hui, surtout quandil n’en reste plus d'autre pour sauver La vie des malades. Les jourtaux anglais contiennent depuis 1825 un assez grand nombre d'observations d'hémorrbagie utérine où cette opération à aussi très bien réussi.

Os, — G.D..., âgée de 41 ans, mère de plusieurs enfans, d'ane constilutio délicate, avait perüu ses règles à deux reprises différentes, lorsqu'elle fut attaquée tout à coup , le 17 janvier 4428, d'une métro: de qui, modérée au commencement , devint bientôt lrès-shondante. Cette hémorrhagie durait depuis dix huit heures lorsqu'on appela M, Kielt, qui trouva la malade épuisée , püle , les {raits de La Ggure affaïsés, le pouls faible et apeine sensible. La perte du sang avait été considérable; on prescrivit immédiatement des fomentations d'ean-de-vie sur le bas-venire, et on Üt laver les mains et les bras avec du vin chaud ; une potion composée d'extrait de ratanhis , d'eau de cannelle , de teinture de cannelle et d'éther acétique, dont la malade prit deux cuillerées de suite; en outre, on fit des aspersions sur la poitrine et le bas-ventre avec de l'éther sulfurique et des injections astringentes dans l'utérus. L'état de la malade devint de minute en minute plus alarmant, et quoiqu'on dennât 12 gouttes d'éther sulfurique dans lequel on avait dissous de l'huile de cannelle, la faiblesse et l'hémorrhagie augmentirent. Obscurcissement de la vue, vertiges, faiblesse , froid des extrémités , sueurs (roides, hoquet, pâleur mo+t. Ile, traits de Lu face altérés : tout semblait annoncer une mort prochaine. Dins cet “tat désespéré, M. Klett se décida à recourir à latransfusion , qui fut exécutée avec beaucoup d'habileté par M. Schraëgie. Ce dernier Gt passer dans la veine de La malade sn mans 2 onces de pris da bras du mari, robaste et bien portant. L'eflet fut surprenant; la m ouvrit presque instantanément Les yeux. Le pouls rederint sensible et se releva, le boquet dismpus et cessa entièrement; la Ügure reprit son aspect naturel et la chaleur parut succéder tout à coup au froid glacé du corps; plus tard, on continua les médh- Camens déjà prescrils, L'hémorrhagié cessa , et La malade reprit ses forc:s. Sur la demande « quelle avait té La scusation qu'elle avait éprouvée an mom-nt de là transfusion, » elle r it mot pour mot : qu'elle avait senti vivement et distinctement nn courant bieufaisant de cialeur vers le cœur, qui lui avait commun: voc nouvelle vie, Au moyen du rataubia , du quinquios et du fer, elle foi guerre entièrement.

La seconde observation est tout-à-fait analogue à la première, Li transfusion fut faite sur une femme de 30 aus dans la veine de laquelle où ft passer à peu près deux onces ct demie à trois onces de sang. M. Kieut fait suivre crs deux ohservations de quelques réflexions dent nous rapportons les priocipa'es. ;

1° Il est très-probable que le sang transfusé, par s08 action moncatavément stimulante, n'agit pas seulement sur les parois des vaisseaux ct surtout sur le cœur dont il réveille la force un instant paralysée., mars qu'il opère encore ur la masse du sang. Cette action slimulante du sang éransfusé est d'une part mécanique et à lieu d'après les lois Lydrostatiques, et d'une autre clle est dynamique en vertu de la furce vitale qui lui est inhéreute. 11 sivifie pour ainsi dire tout à coup Forga-

nisme à la manière d'un courant électro-galvanique. De plus, ilest d'observation que , dans les hémorrhagies abondantes, le sang se porte davantage vers la périphérie du corps ; mais au moyen du sang transfuse, la force centripète est réveillée, et on peut ainsi donner au courant circulatoire une nouvelle direction vers le cœur. Dans quelques hémorrhagies la saignée est indiquée comme révulsive : ne pourrait-on pas dans certains cas, regarder aussi la transfusion comme une révulsion, seulement d'une autre nature? Si donc cette force inhérente au sang est l'objet principal dans la transfusion , on comprend que ce fluide doit être tiré de la veine d’uo individu robuste et jouissant d'une bonne santé.

a°. L'effet de la transfusion ne parait être que momentané , mais il vivifie avec rapidité ; celle-ci me fait que commencer la cure ; qui doit être achevée par des médicamens.

3°. Ce n'est la quantité du sang transfusé qui paraît déterminer la puissance de l'action de la transfusion. Sans doute on peut bien regarder le sang introduit comme une com ion de celui qui a été perdu; mais il est en général dans une proportion trop petite relativement à ce dernier , pour qu'on puisse admettre la compensation matérielle comme la source principale de l'action vivifiante, 1] est vrai que le docteur Blundel a injecté, dans un cas de métrorrhagie , quatorze onces de sang ; mais par contre, dans un autre cas, 4 onces seulement ont suffi pour obtenir un succès tout-à-fait pareil.

4°. Dans ces deux cas la transfusion a été faite de la manière suivante : on s’est servi d’une petite seringue en zinc à Luyau courbé. On a commencé à pratiquer une saignée au mari, et le sang a été recueilli dans un vase gradué placé dans un second presque rempli d’eau dont la température était à peu près celle du sang; ensuite on à ouvert la veine du bras de la femme (la céphalique ou la basilique paraissent être les

lus convenables); puis, après avoir comprimé le bras au-dessous de l'ouverture, on a introduit une sonde mince dans la veine pour empècher son déplacement, on a injecté lentement le sang dans la veine , en ayant soin de tenir de bras un peu élevé. Cette manœuvre a été répétée lusieurs fois ; et comme il s'échappe toujours un peu de sang , on a eu Fa précaution de le recueillir pour connaître au juste La quantité injectée. Cette opération doit être faite avec beaucoup de soin, surtout pour empêcher l'introduction de l'air atmosphérique. cuéruson D'un cas p'uvpnornonte; par le docteur Moœsxen de Gaildorf.

Le fait qu'on va lire est surtout curieux par la présence d'une vésicule sous-linguale dont la cautérisation n'a peut-être pas été sans influence sur la guérison.

Ons. — M. F.., âgé de 44 ans. fut mordu le 48 février 485$ à l'éminence thénar de la main droite, Les petites plaies, au nombre de deux , furent sesrifiées, lavées avec l'ammoniaque liquide , plus tard cautérisées avec la pierre infer= nale et pansées avec un mélange d'onguent d'gestif et d'ongurnt âcre. Néanmoins le malade fut pris dans La nuit du 25 au 26 de douleurs dans les plaies, qui de là s'étendirent au bras, à la poitrine et à la colonne vertébrale ; de malaise , de vomissemens et de secousses d'abord dans les extrémités supérieures , puis à la tête et au tronc, ( Saignée d'une livre, vomitifs ; après, poudres de Dower, {0

ns.

7 sosie malin , douleurs suivant la dircetion des nerfs et convergeant vers la moelle épinière ; nausées ; convulsions; raideur et tiraillemens dans La nu-

et le dos. (Nouvelle saignée ; bain alcalin chaud ; onguent digestif et de canharides et cataplasmes sur les plaies ; frictions mereurielles sur le bras malade toutes les trois à quatre heures, À l'intérieur, poudre de racine de llladone , de eantharides; soufre doré d'antimoine ; calomel , de chaque , 4 grain ; sucre , 10 grains ; une poudre toutes Les deux heures.) |

Dans la journée, plusieurs ccès conrulsifs; douleurs de la main et du bras

s vives ; sentiment d'ardear à la poitrine , qui sé à tout le corps; ma-

ise; faiblesse; lipothymee; respiration inégale ; taciturnité; yeux el bouche fermés, mais non spasmodiquement; légère flexion des coudes ; secousses et tremblement, Le malade peut encore boire ; mais il éprouve en avalant un s. ntiment de pression et de constriction à la base de la langue; répugnance pour un nouveau bain , l'on remplace par des lotions alcalines ; le pouls étaut encore dur et tendu , saiguée de 8 onces.

Le 27 février, 2 vertiges ; le ve de la langue s'étend au pharynx , mais il n'y à ni sécheresse , ni difficulté de la déglutition, F... boit moins que la veille, Ad côté gauche de La langue , on découvre une petite plaie formée par une vésicule rompue que l'on cautérise aussitôt avec la pierre infernale. Cette cautéri-

sation est répétée aussi au frein el à La pointe de La langue, et chose remarquable, déjà le soir même le spasme de la base de cet organe el LS er ere pr Le 2 mars , à cinq beures du matin, tout à coup faililrsse extrème ; impossi-

bilité de boire; les efforts que le malade fait avaler seulement quelques goattes sont suivis de fortes convulsions , puis d'une douleur brülsnte dans la poitrine, qui empêche le malade de dire un seul mot. Le spasme de la langue et du pherynx , qui était revenu Les jours précédens , et qui à celle heure se fait sentir Lrès-vivement, cède de noureau et encore dans la soirée, à la caultérisalion du frein et du -ommet.

Le Sausor, abattement et faiblesse extrèmes faisant craindre une mort prochaine ; mais dans la auit les convulsions , qui s'étaient encore fait sentir dans la

journée, cessent ; la raideur de la colonne vertébrale se détend et la déglatition est de nouveau moins pénible.

eg jours suivans, les symptômes nerveux diminuent de plus en plus d'intensité,

Le 17 mars, le malade entre en convalescence; il ne reste qu'un peu de salivation qui s'était montrée vers les derniers jours , de la faiblesse et une grande irritabilité ; mais ces accidens se dissipent au bout de quelque temps ; les plaies ont été maintenues à l'état de suppurstion jusqu'au quarante-sisième jour après la morsure.

Le 1°" avril, le malade sort entièrement guéri, et n'a point éprouvé de rechute jusqu'à ce jour.

LXPÉRIENCES QUI CONFIRMENT L'ACTION PUISSANTE DU SULFATE DE CUIVRE DANS LE COUP; par le docteur Düna.

Nous avons déjà fait connaître les succès qu'on a obtenus en Allemagne de l'emploi de ce remède contre le croup (Gazerre MÉDICALE , n° 25 et 31, 1834) ; nous présentons ici les résultats de douze nouvelles observations recueillies par le docteur Düyz.

1 Les douze petits malades avaient eu le croup à un degré plus ou moins avancé, la re étaient dans la période inflammatoire, et mème plusieurs dans la période d’exsudation. Un seul a succombé à la suite de phénomènes hydrencéphaliques ; chez lui le croup avait cessé 36 heures auparavant.

2" Conjointement avec ce remède on avait appliqué cinq fois les sangsues , deux fois des vésicatoires ; mais chez six malades ï avait été administré sans aucun autre médicament, sice n'est des émulsions huileuscs.

3° Chez tous, le vomissement avait été suivi d'une transpiration qui ne fatiguait nullement les malades , et qui avait été provoquée sans aucun autre remède.

4° Les attaques de suffocation avaient cédé plus vite à l'action du sulfate de cuivre, probablement à cause de sa propriété antispasmodique et presque spécifique, qu'à l'emploi de tout autre remède.

5° La sécrétion intestinale , quoique déjà plus abondante, ne fut pas augmentée , et la sécrétion de l'urine pas diminuée.

6° Le médicament avait été administré à la dose d'un 118 à 318 de grain, à prendre tous les quarts d'heure jusqu’à plusieurs vomissemens ; puis par intervalles d'une heure et demie à 2 heures.

7° Deux à quatre grains ont suffi pour l'entière guérison.

$° Tous les enfans ainsi guéris jouissent encore aujourd'hui. d'une bonne santé , et Le sulfate de cuivre parait guérir le croup sans aucun autre résultat ficheux pour l'organisme.

g° L'auteur a pu constater dans le cours de ces observations l'efficacité pratique de la méthode suivie par le docteur Hegewisch pour se procurer un diagnostic certain dans le croup.

l'ota. Cette méthode consiste à verser de l’eau bouillante sur La matière vomie; si le croup existe on aperçoit dans la matière vomie des flocons transparens qui, sortis de l'eau chaude, deviennent membraneux. Cette matière albumineuse coagulable par l'eau chaude ne doit jamais manquer daos le vrai croup , et en est, avec la dyspnée continue , le signe diagnostic le plus certain. (Aust's Magazin, lv. 32, cah. 2.)

DE LA HOUGEOLE, DE LA COQUELUCHE, ET DE LA COMPLICATION DE LA MPHEMIÈRE DE CES MALADIES AVEC LES VERS INTESTINAUX ;

par le docteur Fasen de Schorndorf,

M, le docteur Faber présente ici quelques remarques assez intéressantes qu'il a eu occasion de faire pendant une épidémie de rougeole et de coqueluche observée en 1833 dans le bailliage de Schorndort, sur la maitre dont ces deux maladies se sont comportées ensemble.

La rougeole avait régné dans tout le bailliage pendant les mois de mai, juio et juillet, is que le chef-lieu Schorndorf, alors en proie à la coqueluche en était resté seul préservé. El'e ne commença à s y manifester qu'à la mi-août, quand déjà partout ailleurs elle touchait à sa fin. 11 est à remarquer qu'elle y arriva par une voie évidemment contagieuse.

Dans les commencemens ces deux maladies coexistèrent ensemble ; mais à mesure que la rougeole gagrait du terrain , on vit la coqueluche d'abord diminuer, puis disparaître entièrement, Cependant , comme si ces deux affections eussent la propriété de se neutraliser, la rougeole ne prit pas cette fois toute l’extension qu'elle a coutume d'avoir.

te propriété de la rou et de la coqueluche de se contrebalancer l'ane l'autre , apparut d'une manière t idente dans plusieurs cas particuliers. Ainsi dans certaines familles, il y eut jusqu'a trois, quatre individas attaqués de coqueluche , sans qu'ils contractassent la rougeole, tandis que dans d'autres les enfans étaient atteints de la seconde de ces maladies , sans avoir la première.

GAZETTE PRE 5 LL CO Re

Ua fait reinarqu Da à Irasqebls et le vai à 26 œuhes sullront, dopel et an ELA Qt ‘réélu ETUIS Ve CU LL Us est le suivant : cinq enfans, souffrant depuis! quelques semaines d'une coqueluche à un très. baut” degré, furent en même temps atteints de la rougeole. Non-sculement cette dernière affection fut peu grave , mais encore la coqueluche qui menzçait de tirer en longueur prit une marche plus favorable, et isparut avec la cessation de la lièvre exanthématique. Cette observation n'est pas la seule que l'auteur eut occasion de faire dans le cours de cette épidémie. On pourrait, en admettant que la coquelueche soit ane névrose pure, dire ici que le spasme avait été enlevé par la réaction fébrile.

IL est vrai, ajoute le docteur Faber, que si l'on n'a en vue que le dernier stade de la coqueluche, on ne peut se refuser à regarder cette mwaladie comme une affection nerveuse; mais n’observet-on pas dans s00

premier stade tous Les signes d'u catarrhe fétrile, tous Les +

‘une inflammation des bronch:s, et Whatt n'a-tde phlogose dans les bronches des D'ailleurs le traitement rien à

réussi dans le principe de la ma ture inflammatoire.

La rougeole atlaqua très-peu d'enfans au-dessous de six mois, tan- Lu que la coqueluche ne les épargoa nl mais elle fut bénigue pour la plupart, mème pour ceux de l'âge le plus tendre, ce qui est en upposion avec le plus grand nombre des observations.

L'auteur croit devoir attribuer cet heureux résultat à Ja précaution qu'il avait de combattre, dès leur première apparition, les symptômes d'hydrocéphale ou d'irritation rs hiäienne auxquels, selon lui, succombent la plupart des enfans qui meurent de la coqueluche.

Une affection qui vient souvent encore compliquer la rougeole, comme maladie consécutive, est l'helminthiale ; aussi le docteur Faber a-t. il pu de nouveau l'observer dans la présente épidémie, Il cite entre autres l'exemple d'un enfant de deux ans qui, pendant la convalescence de la rougeole, rendit dans l'espace de dix j jours 211 vers ascarides de la longueur de 4 à 5 pouces. Dans une journée il eo rendit 93 dont 62 dans une seule selle ; àl est à remarquer qu'il n'avait existé auparavant aucun signe de l' affection vermineuse , tandis qu'on avait pu observer au contraire tous les symptômes d'une ‘inflammation de poitrine.

enfaus morts de la coqueluche 2!

die prouve encore en faveur de sa na-

TRAITEMENT DE LA CALE PAR LE SAVON VEnr ; par le docteur Si- CRERER DE Hervnnonx.

Cette nouvelle méthode de traitem est dejà depuis quelques années employée avec succès en Allemagne, et nomménent par MM, les docteurs ie de Darmstadt {1} et Picufer de Bamberg (2). Ce dernier médecin compte plus de 600 guerisons, Le docteur Sicherer vient à son tour confirmer les heureux résultats obtenus par ses confrères.

Le savon dont on se sert est préparé avec de Ja potasse et de l'huile de chenevis, de lin ou de navette : il est d'un gris verdâtre, de couleur terne, et d'une odeur très- désagréable. On tire de la Hollande une autre espèce de sivon vert, dans la composition duquel il entre de l'huile de poisson : 1 est d'un vert foncé, mais net et transparent , et n'a presque aucune odeur ; son prix est le double de celui du savon vert ordinaire.

Le traitement auquel les malades sont soumis ressemble beaucoup à la méthode par frictions le oyce par Louvrier : on leur fait mettre du linge propre, et ils sont obligés de garder le lit pendant se jours, durée ordinaire de tout le pale Il ne leur est permis x se lever qu'aux heurcs des frictions. La température de la chambre doit être au moins de 12° Farenheit, et de 18° à 20° le matin et le soir , époques de La journée auxquelles Îles frictions ont lieu. Le malade fait ordinaire. | P ment Jui-même cette opération : à cet eflet , il se place sur de vieilles planches, sur un morceau de toile cirée , ou sur un plancher recouvert d'une couche à l'huile ou au vernis. Les trois premiers jours il doit frictionner toutes les parties du corps , recouvertes ou non de boutons psoriques, le visage et les parties génitales exceplées, avec 4, 5, G ouces de savon, suivant l'étendue de l' éruption. Les trois jours suivans ou n'emploie plus que 4 onces de savon par jour, et les frictions ne se foat plus que sur les régions malades, Le séptièime jour on fait encore une friction de 2 onces le matin, puis à midi o8 prend un bain chaud, après lequel on renouvelle le linge, qui n'avait pu être changé pendant : tout le temps du traitement, On eh une diète ordinaire.

ape la penis friction , le malade ressent à la peau un sentiment de chaleur et de prurit qui augmente à chaque friction nouvelle , et se change parfois Le quatrième jour en une véritable douleur, Du deuxië-

(1) fleid berger Auvakn, 1931 ; ; bel IV,

(2) Bethschonngen Über die F ln. seife Bamberg ; 1833, Krætze und ibre Bebandiung dürch schmier-oder

ent peu ou point connue en France,

stique qui lui a presque constamment | jours les règles

in au tré oisièime jour , là peau cominence à roupir , et si'ellé est d'ane texture délicate ; cette rougeur devient souvent érysipélateuse fe fur suivant, à peu près comme dans la scarlatine, Ceite inflammation du derme se termine aussi par une vérnable vammation qui a lieu ‘par larges plaques le septième jour, surtout après le baio, et les jours suivans,

Tous les malades que le docteur Sicherer a traités par cette méthode, quelles qu'aieut été la nature et la durée de la gale, ont guéri, à l'exception d'un seul : il n’a jamais observe de récidive, ni eu de répercussion à craindre.

Cette méthode , qui à sur les autres l'avantage de la modicité du

prix {r) et d'une guérison sûre et rapide, peut surtout être employée avec succès dans les hospices et infirmeries où Les galeux sont obligés de

il pas trouvé des il se soumettre à toutes les exigences du traitement ; elle est d'un effet

[moins certain dans la pratique privée, où le malade n'observe pas toués lui sont prescrites, Les contre-indications de ce traitement se rédu'sent aux suivantes :

Bièvre, exanthèmes aigus, catarrhes pulmonaire ou intestinal,

TRAITEMENT DE LA GALE PAR LES LOTIONS ET LES BAINS DE SAVON onmwatne; par le docteur Hexreroer de Sigmaringen.

Le malade prend deux fuis par jour un bain de savon à 28 degrés Réaumur, dans lequel il reste chaque fois une demi-heure ; dans le courant de la journée il fait à plusieurs reprises , avec de l'eau fortement savonnense, des lotions sur les parties recouvertes de l'éruption psorique. On lui fait de plus garder la chambre qui doit être chaude ; et mème en été il lui est défendu de s'exposer à l'air libre.

Le docteur Heyfelder adininistre parfois un purgatif salin, dans les cas où la guérison se fait un peu attendre ; on obtient aussi de très-bons effets de T'emploi des bains d'eau et de vapeur russes, comme inoyen auxiliaire, chez les malades dont la peau est très-rigide; il faut cependaut avoir soin de leur recommander de se savonner en même temps sur les endroits affectés.

Pendant la durée de ce traitement, qui est ordinairement de trois à

uatre semaines , il est nécessaire de faire renouveler souvent le linge L corps et du lit ainsi que les vêtemens ; la diète doit être très-sévère. Chez aucun des malades ainsi traités avec soin, le docteur Heyfelder n'a vu la gale récidiver.

OBSEAVATION D'UN COUTEAU DE POCRE AVALÉ ET RENDU AU BOUT De 36 mEURES SANS ACCIDENT PAR UN ENFANT DE 4 ass; par le docteur Plieninger.

Ons — W. M... avait avalé en jousnt , le 23 norembre 1843, un couteau de poche plié long de 2 pouces, large de 4 lignes trois dixiémes, et épais d'une ligre deux dixièmes. Le manche en tomhac était orné de ptites étoiles peintes en rouge et ca bleu. Ea palpant le ventre, l'enfant debout où couché, on ne pat sien sentir au toncher ni découvrir la présence d'un corps étranger, On Gt Ég sù petit ma'ade du beurre frais cn assez grande quantité : où recommanda une d ète rigoureuse et on nes une émulsion avec l'huile de ricin , l'extrait de jusquiame , lé nitre et de manne.

Le lendemain matin, légère céphalalgie ; mis l'estomac n'est ai dur, ni tendu, ni

; appélit ; longue un blanche , jannâtre. Dans la Let trois selles paltac . (Même potion; Lictions huilenses sur le basventre

Du 34 novembre au 1° décembre, deux nourelles selles, dont la dernière à six heures du matin eut lieu arec quelques eforis. En examinant les matières rendues , on ÿ trouva le couteau qui avait été avalé; les couleurs bleue et ronge avaient disparu, Iles digne de remarque que Ja présence de ce corps étranger De

rodeislt 0 irritation locale ni symplümes généraux , et qu'il n'eut besoin pour Fachir tout le canal digestif que da court espace de temps de trente-six beures,

douloureux en aucuu endroit :

OBSERVATIONS CHIRURGICALES, par le docteur Verec pe Causranr.

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