HORN'S, NASSE’S AND WAGNER’S ARCHIV
Le cahier des mois de janvier et février 1834 contient : 1° Observations el remarques tirées de La pratique, par le docteur Nasse; 2° quelques considérations pratiques sur les dispositions légales relatives aux maladies mentales, par le docteur Dann.
L'auteur se plaint du vague qui règne dans la défivition des mots manie et démence, tels que la donne la législation prussienne ; 1l desire voir introduire une meilleure classification des maladies mentales, qui mette d'accord le médecin est l'homme de loi,
3° considérations médicales sur Les deraiers six mois de l'année
1833, par le docteur Steinthal.
Parmi les observations que contient cet article, il s'en trouve deux de phthisie pulmonaire arrivée à un degré très-avancé, et dont les malades ont Ar 3 mais comme on ne Éait mention m de l'auscultation ni de la percussion , le diagnostic n'a pu être complet , et ainsi elles se trouvent perdues pour la science ;
4° Observations de médecine pratique , par le docteur Kæchling; 5° quelques notes sur la varioloide, par le docteur Belitz, Rien de nouveau ; 6° quelques remarques pratiques sur la scarlatine, par le même; 7° observation d'une fièvre puerpérale avec complication gastrique , par le docteur Biebler.
Dans cette observation , la circonstance la plus remarquable est une diarrhée abondante qui paraît avoir remplace la sécrétion du lait et des lochies, et qu'on n'osait arrêter sans donner aussitôt lieu aux accidens les plus graves.
Art. 57, Le médecin n'est pas
d'ailleurs be résultat, pourvu qu'il ve pui-se être prouvé qu'il a agi dans des intentions criminelles. Par conséquent, les articles 1382 et 4983 du Code cieil ne sont point rs tique au médecin en Lant qu'ils se rappurteut à l'exercice consoieacieux de son ministère, (Article de la cunisies
Voici la grande question qui nous préocenpe depuis si long-lemps, qui a ému d'un commen accord tous les médecins de France . qui va sous peu de jours se dé. battre desant La Cour saprème, et nous laisser libres dans l'exercice de notre art on suspendre à chaque pas sur nos têtes l'effrayante épée de Damoclès. Je ne sais abord commrat expliquer ce mot de éibunanux erdé aires , dont s'est servi la commissions consent-elle donc à nous laisser traduire devant des tribunaux ex trasrdinuires ? Îl est ass singulier que celte menace de la rédacuon ait échappé à l'assemblée ; mais l'attention était tellement atiachée au principe , que l'article allait être voté d'emblée , quand M. Malgsigne à demombé à soumettre des considérations d'une nalure assez grave,
Le médecin qui échoue dans l'exercice de son art ne saurait être ble , sos aurun doute, quand il a fuit ce qu'il a po; nier ce gr . cé serait revenie aux coutumes de ces peuplades sauvages , qui veulent que le médecin sauve la vie de leur: chefs sous peine de mort, Ni la vieillesse , pi la maludie ne sont à ce point à nos ordres, et nous ne sommes pas des dieux pour qu'on nous demande d'être infaillibles. Mais , oùtre le cas d'une mauvaise intention qui n saurait restér impanie , n'est4l pas des vircoastanres où le médecin à mui à son malade, sans touvaise intcotion sans doute, mas sci-mmcal ct voloatairement ? Uo homme a l'artère humérale coupée ; ua médecis appelé voit l'hémorrhagie , perd La tête et
jastici.ble et ne peut tre mis en cause devant | se sauve ; l'homme peut mourir, On alléguers -être le médecin peut reles tribunaux ordinaires pour faits accomplis daus sa pratique, quel «uen qe fuser de donper ses er àtel où à tel ci m4 Rares 548 Ce
«un autre cas, Ces le médecin qui es piquant la veine a ourert l'artère , et abandonne son malade à Hs ère A ay a B ni délit ni criavs ; mais il y à un énorme dommage causé à une famille dont cet homme était peut-être l'appui. M. Malgaigne pense que dans ces cas le médecin e-1 responsuble , noë point parce qu'il a pique l'artère , car c'est wnacchkent que La science n'enstigne point sûrement à prévenir, mais parce qu'il n'a pas tenté d'arrêter l'hémorrhagie , et qu'il a commis ainsi une faute ré Île et personnelle. 11 voulait donc qu'on ajoutét comme cause de re-pon sabilité la négligeuce du médecin ; mas cette négligence aurait dû être constatée par un jury de médrcios,
M Orfils a rappelé que dans la letire à M. Thouret-Noroy, il avait fait lui-mtme insérer one phrase qui s'accordait svec l'amendement mé par M. Malgaigne. Mais la difbcullé de canstater cette négligence , le désir de prévenir désormais des prursuites scandaleuses , ont eu plus inlluence sur la décision de l'assemblée, et l'article de La commission à été adupté sans aucune modifeation.
— Les registres d'inscription de La Facullé de Par's ont été ferms Le 15 no. vembre, Le nombre des élèves inscrits dépassæ 3,500.
ONSERVATIONS ET REMARQUES TINÉES DE LA PRATIQUE, par le docteur Nasser,
1° Une petite dose de
peu de temps avant
intermittente.
D'après le docteur Nasse, trois gros de quinquina ou quatre à six grains de sulfate de quinine administrés dans une fièvre dont les pa roxismes se suivent, la première dose une heure et la seconde immédiatement avant chaqne accès, suffisent pour la guérison de la maladie, L'auteur croit que, dans les cas où l'on donne le remède pendant tout l'intervalle apyrétique , la dernière dose seule coupe la fièvre, Partout où le quinquiva adininistré sinsi à petite dose à manqué son effet , il a échoué aussi à plus forte dose. Le docteur Nasse se demande si une pette quantité de quinine étant suflisante pour arrêter une fièvre d'accès , une plus forte ne devient pas nuisible en irritant la muqueuse gastrointestinale et ne facilite point ainsi les récidives. Des expériences comparatives que l'auteur n'a encore pu faire, peuvent seules donner une solution à cet égard.
un ou de sulfate de quinine donnée ‘acces suffit pour la guérison d'une fièvre
2° De l'emploi ds la digitale contre l'épilepsie développée à la suite d'une frayeur.
M. le docteur Nasse à remarqué que certaines épilepsies survenues à la suite d'une frayeur s'accompagnent par fois d'un surcruit d'activité du cœur qui se trabit par de furtes palpitations das l'intervalle des accès. Dans ces sortes d’épilepsie dont le point de départ parait être l’organe central de la dreadatiln , le professeur de Bonn emploie avec sueces la digitale, lorsqu'il n'existe point encore d’altération dans l'appareil cérébro-spinal. Suivant les cas, il fait quelquefois précéder l'emploi de ce remède par des émissions sanguines ; il recommande aussi d'entretenir la liberté du ventre au moyen de purgatifs salins.
3° Quelques mots sur Les lavemens nutritifs.
Quand on administre des lavemens nutritifs, i] ne faut point perdre de vuc que le gros intestin w’est point un organe de digestion, et que les liquides pour être convertis en sang ont de même que les alimens s0tél besoin d'être soumis au travail de la chylification. Il se trouve bien de la bile dans le gros intestin , mais aucun des fluides salins qui servent à la drgestion. Pour ÿ suppléer, le docteur Nasse fait ajouter aux bouillons une quantité suffisante d'acide hydrochlorique nour leur donner une saveur aigre : de plus, il laisse macérer préalablement dans l'estomac d'un bœuf encore frais les substances végétales qui doivent cotrer dans la composition de ces sortes de lavemens.
3° Mayen prompt et facile pour opérer la réduction des tumeurs hémorrhoïdales
Le docteur Nasse a fait construire à cet effet une sorte de fauteuil dont Le siége est élevé et avance jusqu'à mi-cuisses; de plus le coussin est remboutré de crin de cheval, et façonné comme la partie supérieure du dos d'un sopha. Quand on est assis sur un parcil siége , la plus grande partie du poids de l'abdomen porte en avant, de manière que la région sacro-périnéale n'en supporte que très-peu.
Les personnes qui soufirent Je tumeurs hémorrhoïdales sorties hors du rectum , restent parfois de cinq à six heures sur un siége ordinaire jusqu'a ce qu'elles soient réluites. Mais sur Le fauteuil que nous venons ile décrire cette réduction s'opère an bout d'une heure et au plus d'une heure et demie. On a de cette manière mvins d'inflammation à craindre, et moins souvent besoin de recourir à un traitement antiphlogistique; le danger de l'ulcération devient aussi mois fréquent. Peut-être, ajoute le professeur Nasse, a-t-o0 quelque raison d'espérer d'arriver, par ce moyen loug-temps continué, à une répressiou graduclle et conplète des tumeurs bémurrhoïdales.
OUSENVATIONS DE MÉDECINE PRATIQUE , par le docteur Kæchling. GUÉRISON D'UN DIAUÈTE SUCRÉ.
Ons. — Christophe M... , êgé de 30 ans, ayant joui d'une bonne «snté jusqu'à sa vingt-troisème annee, mesentit à cette epoque, à La sante d'une marche forcée, une rauleur dans l'artuulation du péed gauche, qui se dissips au moyen d'une saignée. Bientôt aprés , les deux picds devinrent œdémateus. Le malade s'appliqua de son propre chef nn emplâtre de cantharides à la face interne du pied €; la plaie suppurante se ferma bientôt après, à l'exception d'une petite ses du diamatre d'un pois, qui fournit pe Jour, pendant quatre ans, 19 à 44 onces d'us liquide téau et incolore, Malgré cctte abondante Suppuration , Christophe se portait très-bien. Descau soldat à fige
17 ans, il se vit forec de fermer ce petit |
alcère ; bientôt après , il ressentit une grande foiblesse et des donleurs pongitiVés , ner + dans La portion gauche du corps, el trois mqis après il survint ua dia-
te, . ,
Le 30 murs 1R32, on ahaerva les symptômes suivans. Dans l'espace de vingt *
atre heures, 1 évacuait 18 livres d'urine qui arsit 1ous les caractères de celle
1 diabète ; soif et faim cannes; pencives, langue et parties internes des joues rouges et brülantes; crachats visqueux et douceätres ; sentioënt de brûlure dans l'estomac ; peau sèche; grande fablesse ; maigreur du corps ; insomnie et humeur mélancolique, On pratique 00 cantère à l'endroit de l'ancien ubrère , et bicatôt Ja suppuration fat-de nouvéou de 8 à 10 wnces. Tous les syeplôenes indiqués ci-des. sw diminaèrent peu à peu, et le malade fut guëri vers le milieu du mois de mai.
Malgri l'avis du médecin, le malade fvrema le cautère. Quelques jours après , il eut dans l'espace de trois jonrs plus de rent selles et decinquanie romissemens ; La faiblesse devint extréme, (Vésiatoire à l'endroit imliqué ci-dessis ; à l'intérieur, pes d'eau de canoelle et d'opium ; plus and , une dévoction de racine de coomho.} Le vésicatoire pe fut pas appliqué; les médicamens internes Brent cesser D diarrhée et kes voomisermens, fais une ant<arque générale ne tarda pas à se dé. clarer, remarquable suriont au pied gauche; urige rare; conslipalion; peau fro de. Cette fois encore les smpièmes cessèrent au moyen d'un cautère qui sup pura beaucoup. Plns tard , l'articulatios de ls main gauche devint œdémateuse, À l'examen dn contère , on trouva que la suppuraton avait dimiogé; on l'augments en enduisant Le pois d'un ongueat épispastique ; el depuis ce temps la santé s'est maintenue.
GUÉRISON REMARQUARLE D'UNE MÉMÉRALOPIE.
Ont. — J. M... âgé de 26 ans, ne distinguait de nuit aucun objet, si ce n'est le reflet d'un jaune doré qui entau sit La lumirre. Après un examen attentif, on trouva dans lhypocondre droit ue pruriso. Le foi était dur, très-volumineux , mass non douloureux, probatlement par suite d'une inflammation de cet organe, qui avait eu lieu ss mois auparavant el avait disparu sans Les secours de l'art; amertume d- la bouche; langue converte d'un enduit jaunâêtre ; appétit nul; vomissemens fréquens: éructations acides: selles dures; urine jaunâtre ; douleur vague de presque tout be côté dron; teinte ietérique de la prau aies que de la scléroti we ; sonimeil interrompu pur des rêves tumuliucux ; aiblesse et maigreur., (Médication fordante.) Agwès quelques semaines, une jauniss bien prononcée se déclara , La plupart des symptümes disparurent; mais il me resta surtout plus de traces de lheméralupie et du prurigo. “caumoios, l'eudurvissement du foie n'a eu disparu.
CCÉRISON D'AMAUTOSES.
Os. 1— N.., igde de 5 ans, était affectée Age quatorre jours d'une amaurose complète survenue tout à coup à la suite de la rétrocesion de la rougeole , arnivée par refroidissement, { Frictions d'enguent stibie à la nuque ; à l'intérieur, cilomel avec l'urniez , de camphre et le soufre doré d'anticoine ; bains entiers sie napists, | Après cinq jours, guérison parfaite qui existe encore sujourd'haj au bout de trois aus.
Ons. 11. — Mademoiselle F..., à la suite d'une feayeur ocessionée ls mort de sa mère, fui atteinte immédiatement de batiemens de cœur très-furts, d'une gène dans ls respiration, de vertiges, de céplialalgie intense et de bourdonnemens das les oreilles. Cet état dura toute La nuit, Le lenderuain matin, perte complète de la vus avec pupilles dilitéés; pouls plan, dur et fréquent. ( Saignée copiense da bras; potion antiphlagistique,)
Après viog'-quatre bu +, gucrison complète qui persiste entore aujourd'hui, au bout de deux ons,
CAS REMiAQUANLE DE CORTZA.
Os. — 1. M... ôgée de 14 ans, non réglée, était atteinte depuis une annte de cor 23; il s'évoulait par les deux narines une mucogité puriforme , épaisse , jaune verditre, d'une odeur insupportable et qui avait quelque ressemblance avec l'odeur de la sueur des picds. Ou apprit qu'elle avait souffert pendant plaseurs sunées de sucars de pieds trus-abandintes et de mauvaise odeur, supprimées il aun sn por l'usage de ba ns de jivds d'esn froide. Des bains de pieds sinapisés , la chaleur, et des visicatoires entre les orteils furent employés sans succès. 11 est pourtant digue de remarque que la matière fournie si ces vésicaloires avau la même odeur que l'écoulement par les narines. Dour corriger celte dernière, on employs des injections de chlure et d'esn de rose (1 gros sur 40 onces), On continua pendant une année et demie les bains de pieds , et on entoura les orteils de talfetas ciré. À cette époque , les sueurs des pieils se rétablirent, en présentant la méme odeur que l'écoulewent du nez, qui césss à s00 tour.
QUELQUES REMARQUES PRATIQUES SUR LA SCANLATINE, par le docteur B£rivz.
L'auteur a observé dans une épidémie cinquante malades , pour la plupart des enfans de à à 8 ans : six ont succombé, dont cinq à des affections du cerveau avec angine , et un à une fièvre nerveuse avec aphtes. À ces cinquante malades il er juint encore seize autres qu'il a traités plus tard, dont nn est mort. Son traitement a consisté surtout dans des médicamens rafraichissans, et en cas d'une forte angine et de congestion de sang vers latête, dans l'application de sangsues.
Il à employé avec suecès les acides minéraux ; mais il préconise surtout les lotions fraîches (une partie de vinaigre sur deux à trois parties d'eau}, qui étaient toujours suivies d'une amélioration, saus être jamais préjudiciables aux males.