NERFS DU COEUR
M. Cuoourr demande L parole à l'occasion da procès-verhal J'ai dit hier, dit l'honorable membre, que Waltber de Berlin avait démoutré que la moitié shroite du cour reçoit une quantité de nerfs plus considérable que la moitié gauche. Et en «et, J'ai retrouve daus des notes prises loss de mon voyage à Berlia la preuve de ce que j'avais avancé. J'ai couststé sur des pièces anitomiques conservées au musée de Berlin, qu'il se rend deux où trois fois plus de Glets nerveux à la moitié droite du cœur qu'a son autre moitié, Je ne sais si dans son ouvrage Waliher à [ait remarquer ce résultat.
M, Cases. J'ai dü aussi m'assurer d'an fait aussi important ct sur lequel l'asse Lion de M. EL, Cloquet me lasssait à peine quoique doute; mais ma sécurité m'a pas duré longtemps: elle s'est évanoue à la Bibliothèque, J'ai examiné avec soin les pluacbes de Walther, qui ont rapport à la distnbution du grand sy mpathique, | et baise nt de côté la névrulogie du cœur, Déjà avant de communiquer à l'Acadé.{ ire Le résullat de nas experivnces, nous avions, M, Amussot et moi, consulté les planches de Lower, de Virusens, de Cildan, de M, Cloquet; et ces recherchés n'ayant pas sufl-amement justibe n04 pevisions, nous avions senti La nécessité de faire une pièce apatomique qui Lerät loute espèce de doute, J'ai depuis lors consuite le. planches de Scurpa, et bien qu'elles semblent d'abord plus farorsbles à 08 opimon que les autres, où ne saurait cependant en rien conclure de certsin. Nulle part done, ni sur aucune planche , ai dans aucan teste , jé n'ai trouvé démunire ni adopté ce fait si simple et si important à la fois , que le cœur 3 plus de nerfs à droite qu'à gauche. H y a plus, c'est que Sœrwmering a fait soutenir par nn de sesclèves, il n'y a as encore biva long-temps, une thèse dont la conclasion « st} que Les nerfs du cour me fout qu'accomagner Les vaisseaux et ne vont paint ou} usa même de cet organe, ce qui explique, selon l'auteur , son peu de sensitilité. C'est même cette thèse qui a été l'origine des travaux de Scarpa sur le même sujet, pour arriver à des conclusions tout opposées, Du reste, je ne dis point evcs pour réclamer une vaine priorité , car il importe pou que ce soit moi où uit outre qui
cellent, l'ami; mais le nom lui échappait toujours. M. de Méran avait aussi perdu dans sa vieillesse la mémoire des noms,
S'ensuit-il cependant que Île cerveau soit dépourvu de toute influence dans Là production et la perte de la mémoire ? En aucune manière, Mais quand la sensibilté cérébrale vient à diminuer, par gr Canse que ce puisse être, la mémuire, qui est ane portion de cette sensibilité, diminue également ; et dans Ja mé moire , d'abord ce qu'elle a de plus puissant et de plus difficile à atteindre , le souvenir des noms propres, comme ceux qui offrent le moins de rapports.
M. Rovx. Je réclame pour ma part contre l'interprétation qu'on à tirée de mes paroles. Je me suis borné à citer deux faits coiucidens, ls perte de la mémaire des mots et l'aliéralion du corps strié, mais sans prétendre établir entre eux aucop- rapport de esute à effet; car il n'est pas démontré d'abord que les corps striis soient le sége de la mémoire; ensuile l'anatomie pathologique nous a trop appris combien il est périlleux de conclure du désordre des urganes au dés. ordre des fonctions, et récproquement , et combien il y « souvent peu de rapport entre ces deux phésomènes.
M, Bocuoux ajoute qu'il s'étonne que « le premier des chirurgiens du siècle , le plus grand des anatomistes, l’homme qui n'a pas rencontré de supérieurs ni mue d'égans peut-être, » Searpa enfin, soil mort sans que sa mémoire ait été dans ue l'objet d'une seule mentioe et d'un seul regret, (Bruit et murraures,
M. Roux. Tous les amis de la science se sont affligés de la perte de Scarpa , et persons: ne l'a regretté plus que nous.