‹ Gazette médicale de ParisChapitre 349 sur 394 · DE LA VARIOLE AUX COLONIES · texte numérisé non relu

DE LA VARIOLE AUX COLONIES

M. Késavonex lit no rapport sur un mémoire de M. Follet touchant une épidémie de varñole qui s'est déclarée à l'ile Bourbon en février 1817. Depuis si longtempa cette affection ve s'était point montrée dans lle , qu'on avail fini par négliger les précautions propres à La prévenir, et les colons ne faissient plus guère vacciner que leurs enfans et négligesient leurs esclaves. L'épidémie commença par attaquer qualre nègres , et elle sérit surtout avec fureur sur la population noire; la blanche ne fut cependant point épargnée. Des tivsurés sanitaires promptes et efÉcaces , et surtont la propagation active de la vaccine, cotravèrent les

| progrès du fléau, qui cependant , après avoir paru s'afuiser en tai eljuin, reprit vers La fin de Ce mois une nouvelle violence avant de se dissiper complétement,

M. Rocnoux faft ressortir on fait très-juste indiqué par M. Kérandren dans son rapport; c'est que la variole est si rare dans l'ile Bourbon, qu'elle semblerait

|| tendre a en disparaitre complétement, si elle n'y était réimportéc d'Europe. Cette

remarque ne s'applique pas seulement ä cette ile, mais à toutes les latitudes trèsélevées et principalement aux régions voisines de l'équateur, où La variole tend à disparaitre spontanément du pays.

M. Le docteur Cancoin obtient ur tour de faveur pour La lecture dé La note suivaute,

TRAÏTEMENST CURATIF DES AFPECTIONS CANCÉNEUSES, PAR LA MATL PAAGÉDE = NIQUE DU DOCTEUR Caxcoix.

Tout le monde saitfcombien les affections cracéreu:es sont rehelles et sujettes ls récidive, sot qu'ou les Hg ce par le fer , soit qu'on cherche à les eumbattro | par les canstiques, 1 semble d'abord , dit M. Cancoin , que l'indication unique,

orsqu'on a recours à ces derniers, sait de déteuire completement les tissus malades , et qu'oiosi la guérison devea toujours suivre. L'expérience a ccpendant

constate Ce fait: l'importaut est qu'il soit bien constaté. J'appelle donc tous mes] montré qu'il n'en est pas ainsi; et de tous les caustiques successivement em

confrères à driger en même temps que moi leurs recherches de cecdte. LOCALISATION DE LA MÉMOIRE DES NOMS DANS LE CERVEAU.

M. Rocmovx. Les crénologistes ont bien assez de leurs propres erreurs , sans qu'on leur tende des pièges, pour ainsi dire, pour les faire tomber eu d'autres. Or, sl semblerait ré-ulter d'un paissgefde La communication faite par ML Houx dans la dernière séance, au sujet dé l'autopsie de Scarpa, qu'il y à quelque rapport entre la mémoire des voms propres et Les corps strivs, J< ferai remarquer qu'une semblable assertion serait plus douteuse. Dans une foule d'autopsics on à trouvé les corps striés altérés, quoique La mémuire des uoms propres eût été consrrée pendant la vie, Dans d'autres cas où celte mémoire avait été perdue , ils ont été trouvés parfañement sains.

M. Castez. J'avais dessein de faire quel nes observations sue le même sujrt. Je ne pease pas que l'oblitération partielle de la mémoire, cclle surtout qui se rattache aux noms propres, puisse être regardée comme dépendant d'une lésion locsle du cerseau. Toutes les fois que la memoire baisse, ce sont les noms propres qui s'oulient les premiers ; et cela se conçoit aisément : ils rappellent moins de rapports et Lussent moins de Iraces dans l'intelligence que les noms qualiticatifs. J'ai cité moi-même, dans vac discussion semblable, l'exemple de Broassonet,

ui ne pouvait plus se souvenir du nom de Bose ni de Desfontaines , bien que ce esoir suriout ft pour lui ua vicil aoni ; il disait eu partant de lui : le bon, d'ex-

ployrs, l'arsenie est le seul qui soit rèsté dans La pratiques le seul que des suciès nombreux pourraient faire proclamer nn remède héroïque, si son emploi n'exposait pas à tous les risques d'un empoissnnement. 1] y a onxe ans qu'un exemple fàcheux de ces déplorables résultats s'étant rencontre dans ma pratique, me Bt renoncer à l'arsenie et chercher à lui substituer des moyens équivalens. Ce fut ainsi que je reconnus qu'il n'agissait pas seulement comme desteucteur , mais aus comme modiGrateur des tis-us demrurés sous l'escarre, et que ls plupart des autres caustiqués manquaient de cette dernière action, Celui qui m'offrit bes résui= tats les plus satisfaisaus, fut d'abord le beurre d'antinuwine; mais ls difüculté de imiter exaetement sonapplhication , et les douleurs intolérables qu'il snscite quand il ésten contact avec uue surface très-ctendue, m'y firent encore renoncer.

Je cherchai parmi tous les caustiques que la chimie nous a fait connoitse , ne substance qui jouit de ces diverses proprirtés, de détruire les tissus vivans avec énergie, d'agir sa0s trop de douleurs et sans danger d'absorption vénéneuse , et enfin de pouvoir être limitce dans son action à la surface et à la profondeur dés. révs. Le chlorure de zinc n'olfrit tous ces avantages, et je commençait à l'entploser dès 1824. [1 faut qu'il soit bien sec, parfaitement anhydre ; il attire fortement l'humidité de l'air, et alurs it passe à l'état d'hydrochlorate et perd sou énerge. Je l'appliquai d'abord en pondre ne; mais de cette manière il agissait trop peu ; pois en gros grains, mais alors je ne pouvais plus ni prévoir ni limiter son acliva Je parvins enfin à le combiner de manière à obtenir une pate de cons. tance élastique, nullement sujette à se dessécher ni à tomber en déliquium, et eu -

fn nc perdant par le laps de temps aucune de ses propriétés caustiques. Cette pâte, appliquée sur la pean, agit rigoureusement sur la surface qu'elle recouvre, à une profondeur proportionnée à sa force et à son épaisseur, et avec ane telle

deux pouces, je

précision, qu'entre ne surface d'une demi-ligne et une surface de peux parcourie Lousles intermédiaires. ( Mouvement marqué d'attention. } Seube-

ment, comme elle est fort élastique , elle ue s'applique bien commodément que

sur les surfaces planes; pour les surfaces creuses ou convenes, il à falla la modier, Eo y ajoutant une proportion donnée de chlorure d'antimoine , je suis par

venu à lai commaniquer la consistance d'une cire malle qu'elle conserve toujours, et qui rend sou application toute simple en quelque région que ce soit. De ces diversés iétés résulte ua lait assez important, c'est que quand j'ai affaire à une tumeur hémisphérique, par excmple, la pâte mêlée D ee d'antiraone s'applique 2 ape sur tous les points de La tumeur ; et en graduant la couche de pâte selon la profondeur des tissus à détruire, ainsi , en l'amincissant vers la circonférence de la tumeur, et en l’appliquant plus épaisse au centre, on peut a une seule fois détruire complétement toute la tumeur sans avoir in d'y revenir.

Dix années d'expérience m'ont démontré toute l'eflicacité de cetie pâle eaustique contre le cancer, à part, bien entendu, les cas de disihèse csncéreuse où de complications grares contre lesquelles les caustiques sont sans puissance. Jene crois pas que personne se soit servi du chlorure de zine avant moi; j'ai appris seubemeot qu'en {829 Le professeur Héndt de Breslau en à fait mention eu le vantant beaucoup, Du reste, ls question de priorité m'intéresse peu; la seule qui soit jonportante est celle de Peffcacité,

Ayant d'abord exercé long-temps en province, la plupart des succès que j'y ai obtenus n'auraient pas eu toute l'authenticité qu'on peut exiger posr les choses de cetie nature. Depuis que je sus reou m'établir à Paris, j'ai eu diveries wcea. sons d'employer ma pâte phagédénique, el je pourrais citer comme témoias de guérisons importantes plusieurs médecins distingués, membres de eette Académie ou d'autres sociétés sarantes, MM. liard, François, Naigeon , ete. Néanmoins , j'aurais voulu amasser une plus grande somme de faits avant d'en entretenir L'A-

cadémie ; mais des circonstances imprévues me forcent à prendre date par la lee. |

ture de celte note, Lncessamment j'aurai l'honveur de communiquer à | Académie un mémoire complet où je rendrai compte de la composition de ma pâte, du mode d'application et des résultats que j'en ai obtenus.

Une vive discussion suit celle lecture. Lorsque M. le président indique les!!

membres qui seront chargés du rapport, M. Dilens réclame avec force ; il ny à pas lieu à nommer des commissaires , puisque la formule du remède demeure secible, M. Maingault sppuie M. Delens: M. Daméril iusi-te sur Le danger d'un précédent de ceite nature, Qu'est-ce qu'on cherche arec une lecture sembtsble ?

out bonnement un moyen de publicité, et l'on se servira du nor de l'Académie pour abuser le public. Je demande, poursuit l'honorable membre, que l'on n'2d mette point à l'avenir à la lecture publique des mémoires sur des remèdes dont on garde be sceret,

BF. Caxcoix. J'avais annoncé que je Lirais plus tard un mémoire complet sur cr Crabe + gta mais si l'Acadéoue le désire, je vais en indiquer ln formule

rè.-bien !

M. Verreac, Qu'on me permelte cependant de faire olmerver que la conduite

de M. Cancoin a été toute droite et tonte naturelle. Depuis quelque temps, onl| ;

fat grand bruit de cette pâte phagédénique ; elle parait avoir des avantages réchs; mois comme l'auteur roulait attendre plus teed pour hrree son secret , plusieurs médecins témoins de ses succès ,et M. Trousseau entre autres, lui ont dit : Nous le découvrirons. M. Trousseau s'est donc adressé à plusieurs chimistes pour savo r quel était le caustique avec lequel on pouvait former une pâte ayant telles et telles propriétés. Un de ces chimistes a indiqué le chlorure de aine

M. Trousse au en a fait uge pâte avec de La farine , et je tiens de Jui qu'il l'a ex

périmentée à l'Hôtel-Dieu d'abord pour établir des coutères, puis pour combat. ||

tre des affections cancéreuses, el qu'il a obtenu les mêmes résultats que M. Canco n. Moi-mème après cela j'ai formé le dessein d'essayer ane pâte de ce gear : M. Cuncoin ne pouvait done - chercher à prendre date pour sauver sa priorité, et on il ne reste plus d’objections à lui adresser, puisqu'il offee d'indiquer sa fu mule,

M. Caxcorx, Voici les détails précis de toute cette affaire. Je ne suis en rap port uvec M. Trousseau que depuis ra homme ere seulement. M. Trousseau m'a dit : Confer-moi votre secret ; j'ai répondu : Je vous le donnerai quand je vous connaitrai davantage. [l a cherché à le découvrir de lui-même , et s'étant adressé par hasard à M, Robiquet, qui me fourait le chlorure de zinc dant j'ai soin, M. Bobiquet parut surpris de cette demande et lai dit : Jusqu'ici personne ne men a demandé pour an usage médical , à l'exception de M. Cencoie, La nature du caustique dont je me sers était donc reconnue ; M. Trousses en æ fait une frite avec de la farine ; mais ses proportions ne sont pas les miennes, qu'il ne cogsait pas ; et surtout je tiens parueulièrement à la co: ition de ma seconde pôte, dans laquelle je fais entrer le bearre d'antimoine, { De toutes parts : Le formnie !}

La formule, la voici. J'ai d'abord des

1 tes ordinaires de trois degrés d'activite ; puis la pâte antimoniale. Us in 2 un

Pate n° 1.

Prenez: Farine , 2 parties.

Chloru-e de zinc, 4 — Paie n° 2. Prenez: Farine, 3 parties.

Chlorure de zine, 1 — Pite n°3.

Prenez: Forme, 4 parties.

Chlorure de rive , 41 —

a mélange le chlorure de inc avec la farine , en ajoutant le moins d'eatr potsi- . os ne . pos exposée ss r pour en attirer À bumidité et acquérir és 4 rfeclion couvena “additi 'antimio d dans les proportions suivants. Pr

Pdte antironiale, Prenez : Chlorure d’antimoine, 4 partié, — deninc, 1 —

Et = et ” quantité de farine variable selon la force que l'on veut communiquer à ka pale.

+ Doménnx.. Très-bien ; ce sont à des explications franches et précises dont l'Académie ne peut qu'étre satisfaite. .

M. Le paésibest nomme pour faire un rapport sur la pète de M. Cameoin MM, Amassat, Sanson et Lisfranc.

INSTRUMENS PÉRFECTIONNÉS Ex CAOUTEN OÙC,

M. Henvez ne Carcoi €n son nom ét au nom de M. Soubeiran lit un + port sur des instrumens en caoutchouc pur fabriqués par M. Well. Ce sont pessaires de diverses formes , des bandes , des chaussons, ete. Tous ces instrutoens sont sans couture , le caoutchouc étant soudé bout à bout sans aucune sub stance intermédiaire. Ils contiennent ainsi de l’eau, de l'air , fort hérmétiquement et sans danger d'issue ; la commission à appris de M. Well qu'il a fabriqué une semelle double qu'on remplissait d'eau froide Le use personne qui souffrait d'une chaleur continus el intolérable à la plante des pieds; ceite personne s'en trouva très bien. La commission conclut qac ces échantillons sont remarquables par le perfectionnement sue lequel l'auteur se fonde pour demander un brevet d'ivven- Uon, et seront utiles à la chirurgie.

Uae vive discussion succède à ce rapport. M. Villeneuve regarde comme un commérage peu digne de l'Académie celte histoire d'une semelle remplie d'eau froide ; l'eau se serait bien vite réchauflée, 1 demande La suppression de la phrase qui concerne ce Hit, (Appuyé.)

M. Lonrerer soulient que ces perfectionnemens prétendus regardent le comité des maonfactures et nullement l'Académie. Comment l'Académie de médecine ipeut-elle savoir SA y a perfectionnement dans l'emploi du caoutchouc? Ceci est {de l'industrie toute pure.

M. Henvez. Mois cette industrie est appliquée à des instrumens de chirurgie.

M. Tuivare, J'ai eu ces instrumens sous Les yeux pendant 45 jours , et j'ai déclaré que je ne me chargerais pas du rapport, parce que tous ces avanta prétendus sont imaginaires; que veul on faire de bandes de gomme elastique qui se relächent à la chaleur, et ne s'imubibent d'aucun liquide; en an inot qui ont aux foule d'inconvéniens?

M. Henvez. Îl est en chirargie des cas nombreux où l'on n'a besoin que d'une compression pure et simple, mais où il la faut molle et élastique. C'est pour ces cas que ces bandes serviront.

M. Duménie. 11 y à long-temps que j'ai présenté à la société de méder:ne de le Faculté des bandes de csoutrchouc préparées par M. Bretonneau. Il trempait des bouteilles de caoutchouc dans l'eau chaude; quandelles étaient ramollies, il les découpait en lanières avec un rasoir ; puis les faisait passer à travers des laminoirs de [a ca plus serrés. De celle tmanière il avait des bandes en caouichose pur , le largeur et d'épaisseur partout égales, conséquemment parfaitement élast el ne rumpant point par le tiraillement. [ ne Les appliquait point à la Ars. 3 nuais il s'en servait eo agricullure, pour maintenir les greffes par exemple, et les ealerer complétement au contact de l'airesiérieur, Il n'y a pas là mvenlion, mais application d'un procédé connu, Vons dites que dans les instrumens de M. Well le csoutchouc est soudé; octle soudure est an ne peut plus facile à obtenir, quand les bandes sont ramollies, à l'aide d'uve suflisante pression. Et enfin'ce n'est point à l'Académie à donner son avis sur les droits aux brevets d'inreution.

M Lominsnt. On se sert en chimie depuis long-temps de la gomme élasti u* ramollie pour envelopper Les lats. Je l'ai méene vo apaliquer sous forme de bandelettes dans la chirargie. Un chirurgien peusseo après l'avrvement dabec-de-litvre rapprochat Les bords de l'incision avec une bande de caoatchouc collée aix 1égumens au moyen de colle de poisson , et soakenue par des bandes de toile ordinaire, Il n'y a donc pas la d'invention,

M. Guéseau ne Mussr rappelle que d'ailleurs les brevets d'invent'on s'aecordent à tous ceux qui veulent les payer, et de prouvent rien quant à la priorité de celui qui en obtient,

Après quelques autres observalions , Le commis ion consent à rayer tout ce qui tient au brevet d'invention; mais elle persiste à voir là un perfectionnement. Leg conclosions ainsi modifiées sont adoptées. Au moment où M. le président proclame cette dévision, M. Lodibert en comprimant un des res remplis d'air le fait éclater à l'endroit de La er de bruit très-éclatant, (On rit.)

— M. Auvstir présente haë pièce pathologique appartenant à un vieillard de 81 ans. Noos en rendrons compte dans notre pd numéro.

Séance levée à 5 heures et demie.

CORRESPONDANCE MÉDICALE

LETTRE SUR L'ENCORGEMENT DE LA RATE DANS-LES FIÈVRES INTERMITTENTES (4), par M. le docteur Auoouano , médecin principal d'armée, officier de la Légiond'Honneur, etc.

J'ai ludans la Gazerre MÉénicazede Paris, du 19 juilletdernier, l'ex. trait d’un mémoire que M. le docteur Pézerat a inséré dans les Archives générales de médecine, et qui est relatif à l'état de la rate dans les Gèvres périodiques.

(1) L'abondance des nitières nous à empéches | qui nous avait été adressée il y « plusieurs avois.

d'insérer jusqu'ici cetle létire ,

Les réflexions dont vous av:z fait prévéder l'énoncé des faits sur lesquels ce médecin se funde pour en déduire les idées qu'il publie sur Ja pathologie des fièvres intermittentes, m'ont touché en ceci, que vous le considerez comme le premier qui ait vu, dans le gonfflement de la rate, la cause et non le résultat des fitsres iutermittentes. a Jusqu'ici, » dites-vous , on n'avait pas prétendu démontrer que ce gouflement , » celte inflammation, comme di M. Péterat, précède le développement » dela fièvre. » Vos nombreuses occupations vous ont fait oublier, sans doute , que j'ai traité cette question dans plusieurs circonstances, ei que je me suis appliqué à faire considérer la congestion du sang qui se Les dans la rate, comme le désordre physiologique in . es lèvres intermitteotes, comme celui qui, étant porte à un très-

Bt |: on pourrait croire

iaut degré, Journal général de Médecine, tome #3, année 1823

i re que la rate peut acquérir, en peu de jours, une » augmentation qui porterait son poids de sept à huit livres. Les sujets

K de ces observations étaient-ils vraiment atteints de la fièvre intermit-

a tente pour la première fois? » Je rapporte ceci pour faire voir que tous mes confrères n'ont pas oublié que je me suis fort occupé de la rate quant aux fiévres intermittentes. Parmi ces derniers je dois menuonner particulièrement M. le ducteur Piorry, à l'occasion de son uravail sur les maladies de la Satpétrière, et l'en remercier très-cordialement.

Enfin, il sera facile de se convaincre de l'importance du rôle que j'attribue à a rate dans les fièvres intermittentes, si on lit dans le

, un long mé-

les rend pernicieuses et mortelles, Permettez-moi de vous rappeler quel-lmoire contenant des recherches sur Le siège des ficvres intermit.

ques-uns de mes écrits à ce ee , aussi bico que la part que m'ont faite |itentes. C'est là

à cetle occasion plusieurs de mes confrères ; j'éviterai de traiter la question sous le point de vue scientifique , les bornes d’une leitre ne le permeltant pas. .

Ce fut dans les hôpitaux militaires français de Venise et de Rome , endant les années 1406, 7 et 8, que j'eus les premières donnges sur L congestions de sanz de A rate , et que je commençai à les considérer comme le phénomène physiologico-pathologique qui tombe sous les sens pendant les accès, après les accès pernicieux, après la mort même, ou Len lorsque la maladie se prolonge, et pendant la convalescence chez les sujets atteints de fièvres intermittentes. Je donnai là dessus un premier travail qui parut en 180$, dans les Annales de la socicté de médecine pere de Montpellier. Alors je me boraai à faire enregistrer quelques aits, ct, pour fa première fois, je ve les fièvres intermittentes spléniques, dont il n'est pas quest:on dans Forti , ni dans Lancisi.

Ayant passé les années 1609, 10 et à 1 dans nos hôpitaux militaires en Calle , je recueiilis de nouvelles observations; et, à la suite d'un mémoire que je publiaï en 1812, sur l'utilité des sinapismes contre les fièvres quartes anciennes (1}, je commençai à m'affranchir des idées que l'on avait sur ces maladies; alors j'écrivis : que les désordres de la rate sont constans dans les fèvres périodiques, et que, si l'action des miasimes paludiques que l'on croit s'exercer particulièrement sur les “nerfs ne peut tomber sous les sens ;, du moins les désordres du système vasculaire sont démontrés par les congestions de sang qui ont lieu dans la rate; ce fut encore alors que je ne l'éveil aux médecins sur la part de ce viscère dans les fièvres intermittentes. Mon illustre compatriote le professeur Pinel , publiait alurs la cinquième édition de sa Ne sographie, el il émit des us sar mon assertion, Mais Sans me nonmer. Je lui répondis par une note qui est à la page 73 de mes recher. ches sur la contagion des fièvres intermittentes , ouvrage qui parut en 1818 et dans lequel je revins sur les congestions de sang dont la rate est le sicge dans ces maladies. Si jusqu'alors je n'avais que faiblement attiré l'attention des praticiens sur ce pe ,iln'en fut pas de même par la suite; etlorsqu'on rendit compte de mes recherches dans le Jourmal général des science médicales, M. X. que l'on sut ensuite être M, le docteur Boissean , trouva que je n'avais pas donné assez de details sur Ex cause à laquelle j'attribuais les fitvres intermittentes. Pour le s4üsfaire je publiai aussitôt mon mémoire sur les congestions A de La rate. Alors je fs voir que ce que l'on connait de plus probable sur les usages de ce viscére se réduit à savoir qu'il a une fonction périodi. que qui imprime le cachet de périodicité aux fièvres qui, sans excepter le concours d’autres causes, résultent de son état pathologique.

Cette idée a trouvé des partisans, et quelques-uns de mes confrères l'ont émise comme leur appartenant, parce qu'ils avaient oublié, sans doute, à quelle source ils l'avaient puisée. Ainsi, mon tres-honcrable coufrère , M. le docteur Bally, mon collègue à Barcelonne, lors de la fièvre jaune, à dit dans le journal des Connaissances Médicales du 10 septembre 1833. « À mon sens, la rate est le point de départ des » fièvres intermitientes; c'est à la perversion de ses fonctions qu'est » due Îeur forme périodique; c'est en un mot sur ce viscère que s s'exerce tout le travail des phénomènes morbides : par conséquent, » c'est cet organe qui doit en ressentir les effets et les mamfester. Or, » l'expression de la lésion de la rate, dans les lèvres d'accès, c'est » l'intumescence on l'ohstruction, »

Un autre journal , celui des Connaissances Médicales et Chirurgicales de décembre 1833, a émis des doutes sur la lixison constante

en ue ma pensée à reçu le plus grand développement, Je (l'ai terminé en disant (page 365} : « On aura remarqué que les idées ” dominantes dans ce travail sont: qu'une pléthore sanguine de la rate » produit les fièvres iotermittentes; que la périodicité pathologique » dépend de certaines modifications de la circulation du sang, COinme » La périodicité physiologique ; que l'une et l'autre sont ducs à la con- » gestion de ce fluide dans un viscère principal; que cette congestion » n'est pas moins sous l'influence sidérale, que sous la dépendance des » lois de l'organisme vivant; queles maladies qui appartiennent aux de- » sordres de la circulation du sang sont celles qui ont le plus d'ana- » logie avec les fièvres intermittentes; enfin, que ces® dernières ne » sont point des phlegmasies. »

Je crois, mon très-honoré confrère, que j'en ai dit assez sur mes jécrits, pour vous rappeler que je m'étais occupé, avant M. Pérerat , de la localisation des fièvres intermittentes , et que j'ai désigné la rate comme le siège de ces maladies,

N. du R. Nos lecteurs connaissent notre opinion sur la manière (dont MM. Audouard et Pézerat conçoivent les altérations de la rate dans (les fèves intermittentes. En accueillant la lettre de M, Audouard, nous n'avous voulu donner qu'une preuve de notre impartialité, et (fournir à l'histoire des fivres intermittentes uo decument historique intéressant,

(TROMBUS VULVAIRE AVANT L'ACCOUCHEMENT; observation communiquée par M. Gossemenr fils, D.-M. à Arcis-sur-Aube.

Os. — Le 7 avni 1834, je fus appelé à St-Etienne, village distsnt d'une lieue d'Arcis, près d'ane femme enceinte, madame R. T,, âgée de 30 ans, d'une bonne constitution , tempérament bilieux, taille au-dessus de la moyenne.

La membrane smnios était rompue et les eaux écoulées ; le travail de ls partunilion se fusait d'une manière assez active ; la conformation régulière du bassin , lb position de l'enfant (1'* de La tête), la fréquence et l'intensité ds douleurs, la dilatation progressive du colutérin, tout enlin snnonçaitun accouchement heureux. Mas bientôt le lacis veineux qui entoure le vagin est dans un étatde congéstion ; car la sage-femme me dit avoir reconuu dans lés parois du vagin ua gonflement insolite qui en diminue l'ouverture et parait augmenter pendant les contrartions utérinés, signe avant-coureur d'un arcident plus grave qui pouvait coûter La vie

là la malade, Au mitieu cles douleurs de la parturition, une douleur dilacérante enititrement distincte des premières survient tout à coup, et le toucher fait reconjuailee à la sage fenune une Lomweur sur le caractère de laquelle elle est incertaine : mais une exploration filué attentive, et sa continuité avec les parties molles «xternes lui démontrent bientôt qu'elle sppartient aus organes génitaux eux-mémis. C'est alors que je fus mrandé, et à mo arnvée, je trouvai les parties dans 1 état suivant :

Une tumeur rénitente, oblongue, ayant plus que le volume du poing d'un adulte, existe à la partie latérale gauche du vagin dont elle ferme l'entrée. mois

permet cependant l'introduction du doigt, et fait à l'extérieur ane saillie consi-

dérable, formée par la peau de ln grande lèvre, la membrane muqueuse qui est fortement reaversée en dehors, et la paroi gauche du vag 0: elle s'étend d'avant en arrière depuis ke pabis jusqu'à quatre lignes envivon de La commissure postériéure , et de bas cn Pau à quatre pouces de profondeur.

Je diagnostiquai une tumeur sanguine, un trombus vulraire ; quelques caillots de sang qui s'écoslèrent par une déchsure survenue dans le vagin, et la coulear violacee de la (uemeur me confirmèrent dans mon opin:on.

Deux heures se sont écoulies emre l'apparition da trombus et mon arrivée. ei les douleurs de l'enfantemeut continuent. Déjà la tête a franchi le col de l'utérus, déjà le vagin s'est roue, et menace de € déchirer encore ; l'espoir de vider la tumeur jur une compression méthodique exercée avec Ja main s'évanonit bicutôt . et d'ailleurs al ne nie parsit pas rationnel, car il eût toujours fallu pratiquer ie contre ouverture. Enûn, Le volume de la tumeur s'accroit; elle apporte à l'accouchement un ebstale qui prut entrainer des désordres Lrbs-graves , pént-étre la rupture du vagin à -on insertion su col de l'utérus, et le passage de l'enfant dans la cavité abdominale. H fallait agir promptement. Aussi je n'hésitai pas, quoique jeune encore dans la pratique médico-chirurgicale, car j'arrivais de Paris, et cé. tait Lx première malade que je voyais; Findication er agi précise, et je ne perdis pas un instant. Ls fenime étant Le sur le bord da lit dans la position ind quée pour l'accouchement , aûn de mvtire à découvert Les voies de la génération,

Je pratiquai une incision longue de trois pouces , parallélemeat à La grande lèvre gauche et à sa parlie interne et ioféneure. Le doigt indicateur introduit dans La plau divise le sang cosgulé qui forme la tamenr , en retire à plusieurs réprisés dl nombreux csillots, et parcourt dans toutes ses dimensions celle poche qui s'étend depuis la choi-on urètro-vagimale et le pubis, jnequ'a La cloison rectn-vaginale,

Je réconnus alors In déchirure qui avait eu licu dans le vagin . et lorsque Les

riies furent revenues sur elles-roèmes , l'espace membrsneux qui la séparait de

iocision se réduisit à aoû poure et demi environ. Le sang sr s'éconlér et il n'y eut pas d'hémorragie. L'obstacle n'existent plus , j'abandounnai à la sage. femme l'accouchement qu'elle avait commencé, Seulement il fallut ramimer les contractions ulérines par une petile do-e de seigle ergoté, et l'accouchemwt sæ termina par les forces de la nature.

Je prescrivis des spplications émollientes souvent reuouvelées sur les parties génitales,

Le lendemain, lorsque je vis la malade, la tumefaction qui s'était manifestér pendant la nait avait cessé de s'acernitre , el le cours des urines s'était rétabli, On continua les fomentations , auxquelles j'ajoutai des injections de même mature trois fois par jour dans le vagin et dans la poche formée par le décoll:ment de la paroi gouche de ce canal.

cinquitine jour, injections chlorurées. Le sixième, chate d'une escarre formée par l'espace membraneux compris entre la déchirure et l'incision faite à la partie intérne de 1: grande lèvre.

Le huième jour la plaie extérieure n'a que la largeur d'ane pièce de 2 francs. Je reviens aux injretions d'eau tiède qu pénètrent à peu de profondeur, at resortenl presque pures.

Vers le dourième jour les parois sont sccolkes, et l'on sent un rebord saillant au lieu de La réunion.

J'avais conseillé dans les derniets jours l'introduction d'une tente de charpie

enduite de cérat; la malade ne puit la supporter. Le traitement fut simple , la guérison facile et prompte.

Existait il des conditions anatomiques qui favonsacsent la guérison ? Oui, Cette

femme était prmipare , et d'une conformation géniale étroite. Ses tissus fermes et résistans devaient promptement se réanir, Existait-il des conditions analomiques où physiologiques qui la prédispossssent su trombus, enfin une cxagération du lacis scinrux qui entoure le ragin et des varices intrà-vaginales ? Je ne le crois pas. de n'ai pas va cette lemme, il est vrai, pendant sa grossesse, mais outre que cette disposition semble opposée à la première, elle m'a dit n'avoir jamais eu ni varices aux jambes, ni hémorroides, at gonflement, ri tumeur dons les parois du vsgin

La Faruié du trombus avant l'accouchement me semtle donner quelque intérêt à eette observation, et en mériter l'insertion dans votre journal.

REVUE BIBLIOGRAPHIQUE

LETTRE D'UX MÉDECIN DE PROVINCE À MM. LFS DERMA- TOPHILES DES HÔPITAUX DE PARIS; mës, chirurgien en chef de l'hospice de l’Antiquaille, à Lyon.

Cette lettre est une attaque directe et vigoureuse contre le système r les observateurs modernes qui s'occupent des

généralement adopté maladies de la pean. L'auteur , qui a fait de cette matière une étnde

toute spéciale, se [ae que dans Les écrits Les plus récens, comme dans

le langage de nos dermatophiles, les affections cutanées ne soient presque plus « qu'une sorte de galerie de peintures, un munséam pittoresque , uue mostique bizarre où les yeux peuvent tout et l'esprit presque rien, où la mémoire se fatigue et le jugement se brouille, où enbin ilest difficile de ne pas perdre tout-à-fait de vue les considérations médicales qui peuvent seules assipner à ces maladies une véritable valeur, » Telle est la thèse hardie qu'il se propose de démontrer dans tous ses points, et dont l'importance mérite bien que nous prétions quelque attention à ce début d'une grande bataille,

Après quelques mots jetés rapidement sur la manière d'observer des anciens, M. Baumès se hâte d'arriver à Lorry, auteur d'un ouvrage capital et qui pent soutenir avecavantage le parallèle avec nos écrivains les plus LÉ HS Lorry, dit-il, dans sa longue introduction pose d’une manière large les vraies bases sur lesquelles doit être fondé un traité rationnel des maladies cutanées. 11 y considère ces maladies comme sympathiques, symptomatiques, idiopathiques, critiques, dépuratoires ; et se livre à de savantes investigations sur toutes les circonstances offertes por la peau, sur ses rapports avec toutes les parties de l'économie, sur la nature, l'action des causes capables d'attirer sa texture, ses fonctions, et sur les moyens thérapeutiques qu'il faut leur opposer. Guidé toujours par la pensée profondément vraie que les formes infiniment variables des maladies cutanées offrent par elles-mêmes très-peu d'importance, et que l'attention doit être fixée sur les altérations internes et les divers états de l'économie, il avertit qu'une seule cause, en agissanl avec persévérance, peut Nero sucessivement où simultanément la plupart de ces formes diverses, sans aucun changement dans la nature du mal. Il signale, par exemple, comme une circonstance essen.

par M. P. Bav-

tielle, l'influence des altérations de l'estomac sur l'apparition des érup

tions cutanées ; apprécie l’action de toutes les circonstances hygigniques, de tous les états intérieurs, de toutes les affections de l'ame sur la produetion de ces maladies: et de toutes ces considérations tire des inductions thérapeutiques vraiment rationnelles.

Au lieu de suivre Lorry dans cette voie seule propre à conduire à des résultats pratiques, qu'ont fait nos dermatologues ? Entrainés par l'exemple brillant de M. Alibert leur maître, dans la voie des descriptions et des classifications, bientôt ils n'ont pas su distinguer l'emploi raisonné de l'abus; ils se sont jetés a dans la contemplation , l'énumération , la classification des formes, des variétés de formes, des variétés de variétés, etc. ; ils se sont mis par conséquent dans la nécessité de bâtir un diagnostic différentiel, à l'aide de distinctions subtiles insignifiantes et quelquefois contradictoires ; et enfin, oubliant que les éruptions cutanées, hormis le petit nombre de cas de causes ou d'influences externes bien reconnues, sont simplement la représentation d'un état morbide intérieur qui mérite seul de fixer l'attention du pathologiste, ils ont réussi à créer avec leur langage embrouillé une sorte de science dermatographique presque inintelligible.

Ces reproches sont graves; mais ce qu'il y a de plus grave , c'est

u'ils sont en grande partie fort justement appliqués. Et M, Baumès ne acaire pas seulement qu'en attribuant trop d'importance au point de vue descriptif, on néglige infiniment trop le point de vuc thérapeutitique qui intéresse bien davantage le médecin ; il prouve, les textes à la main, que ces classifications même ne tieonent pas ce qu'elles promettent, et qu'elles n'ont fait qu'embrouiller le diagnostic qu'elles avaient surtout la prétention d'éclaircir. M. Baumès met en regard les différentes déterminations données d'une même maladie par divers auteurs modernes ; et il y a vraiment quelque chose de enrieux dans cette confusion d'opinions divergentes. Ainsi les uns mettent dans les bulles ce que d'autres placent dans les vésicules; par exemple, le zona , bulle selon M. Rayer, vésicule selon Cazenave et Schedel ; le strophulus , genre à part de papules , selon M. Rayer, tout au plus varièté de Hichen, suivant M. Gibert et d'autres : le lupus, tubercule, selon MM. Gibert et Rayer, ordre à part, selon Carenave et Schedel, etc. M. Baumès prend les trois ordres bulles, vésicules, pustules , et à part le pemphigus, la gale, le favus et la tigne muqueuse , qui méritent réellement une histoire à part , il demande à quoi bon ce grand nombre d'autres espèces et varictés , et ensuite quel est le moyen de le reconnaître. 1] traduit au grand jour la pauvreté de ces symptômes distinetifs mentionnés prudemment avec les formules, Le plus ordinairement, le plus souvent, quelquefois, presque toujours , ele.

Mais ce sont là des necidens de détail, et qui s'expliquent peut-être

r la nature même du sujet ; du moins les bases générales sur lesquel- È doit être fondé le diagnostic sont-elles plus solides ? M. Baumès se prend d'abord à l'ouvrage de M. Raÿer, qui recommande avant tout de s'assurer de la forme primitive de l'éruption. Cela est très-simple sans doute , lorsque pourtant cela est possible ; mais que fare, dans les cas où cette form: primitive à disparu ? Reconnaître les altérations consécutives, dit M. Rayer, pour remonter par là à la forme primitive. Et lorsqu'il y a plusieurs formes ensemble? Toujours on trouvera, dit le dermatophile , une forme prédominante,

M. Baumès fait ressortir tres-plaisamment tout le vague de cette logique cireulaire, où tour à tour la conclusion sert de wajcure et la majeure de conclusion. Mais ce n'est pas tout; à l'application se rencontrent des embarras encore plus inextricables. Est-ce, par er une bulle que l'on a sous les yeux? 11 est impossible d'en assigner le carac. tère autrement qu'en s'assurant de l'agent qui l'a produite. La base du diagnostic change donc complétement. Dans certains cas d'eczéma qui se rapprochent beancoup de la gale, onne peut assigner un nom à la maladie qu'en s'assurant de la proprieté contagieuse ou non des vésicules, de la nature des causes qui les ont produites, en enfio des moyens de traitement qu'elles réclament ! Ces exemples pourraient se multi-

lier.

Après M. Rayer vient M. Gibert, MM, Cazenave et Schedel; puis M. Biett; puis M.Alibert lui-même. M. Baumès ne nie en aucune façon les services éminens que plusieurs de ces hommes distingués ont rendus à la science; il se plait à les reconnaitre franchement , largement; ce qu'il attaque , c'est cette fâcheuse direction qui tend à placer la science où elle n’est pas, dans la subtilité de la classification des formes ; et il termine par cette conclusion, qui résume tout l'esprit de son épitre : que la considération des formes est peu de chose, et que les considérations médicales sont tout ou l'essentiel.

Sans aller aussi loin que l'autenr sur l'inutilité des descriptions, nous sommes pleinement de son avis sur le fondde la question en elle-même. Cet opuscule sort donc de la ligne commune des productions que chaque

qq

jour voit naître et mourir en médecine; et il pourrait bien servir de signal à une révolution dons l'étude des affections cutanées. IL est écrit d'ailleurs avec une verve souvent rieuse, mais touivurs sqirituelle et de bon goût: c'est une petite provinciale. Il est probable qu'une agression aussi vive ne demeurera point sans réponse. Déjà nous avons en occasion de mentionner dans ce journal les beaux succès que M. Chiappa a obtenus en Italie de l'application d'idées toutes semblables, L'opuscule dont on va lire l'analyse est l'indice d’une réaction analogue en la brochure de M. Baumès va donner aux dermatoybiles

Angleterre; de jé le

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