‹ Gazette médicale de ParisChapitre 350 sur 394 · OBSERVATIONS CLINIQUES SUR · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS CLINIQUES SUR

signal du mouvement.

burg. Un-8, London, 1853. Pag. 83.

L'auteur de cet opuscule appartient à l'école d'Abernethy ; c'est dire que pour lui la plupart des maladies Sr grues de l'état gédéral de l'é. conomie, C'est cette opinion qu'il cherche à appliquer ici aux différentes affections cutanées comprises sous lenom de porriga, On serait grandement daos l'erreur si l'on croyait, comme semble l'indiquer le titre de élails vraiment cliniques; ce ne sont

med ou trois faits

fout trop souvent les médeeins ivés de ces détails cliniques souvent si ennuyeux dans nos ar mais qui sont ladispentahles ; cependant, comme les opinious de l'auteur sur la cause de ces maladies et conséquemment sur leur traitement sont entièrement opposées à celles qui sont généralement admises parmi nous et même à celles du docteur Bateman son com-

cet ouvrage, y trouver des que des observations , des résultats rapportés très-brièvement et comme anglais , ouvrages

ak » avec

patriole, nous allons les exposer brièvement.

L'absence de phénomènes généraux dans une maladie ne suffit pas pour indiquer qu'e'le est entièrement d'origine locale; il est démontre

au contraire que certaines affections locales sont l'effet d'un trouble q

général, et il est probable que dans quelques cas elles sont Le résultat des

efforts de la vature pour soulager quelques fonctions importantes, En effet , le repos et ua régime convenable suffisent souvent pour les faire disparaître ; ou bien lorsqu'elles ont disparu sous l'influence d’un traitement purement local , elles sont souvent suivies de maladies plus ou Dons fraves,

Le traitement de différentes espèces de porrigo est toujours à peu rès le même pe toutes les espèces, L'auteur s'étend longuement sur e régime, qu'il considère comme la partie la plus importante du traite-

ment. Il recommande surtout les végétaux farineux, et permet le lait et les œufs, mais défend absolument toute espèce de viande et de poisson, et toutes les liqueurs fermentées. 11 assure avoir guéri un grand

ncmbre de sujets par ce régime seulement, et même quelques-uns chez

lesquels des traitemens très-actifs avaient été employés antérieurement.

Quant aa traitement proprement dit, il est le plus souvent interne et consiste presque toujours dans l'emploi de purgatifs plus ou moins énergiques. Quelquefois il ÿ joint quelques-uns des médicamens que les Anglais appe:lent altératifs , et qui comprennent ro Préparations mercurielles, mais administrées à des doses assez faibles pour que l'effet purgatif ne soit pas produit.

Le traitement local qui en France constitue presque tout Le traitement

opposé à cette maladie est indiqué ici a important, Au reste

celui qui est employé au dispesaire de Finsburg diffère peu de celui qui est usité dans nos hôpitaux, M, Macilwain recommande à une certaine époque de la maladie l'application d'un ooguent légèrement stimulant, spécialement l'onguent de nitrate de mercure étendu suivant la sus-

ceptibilité de la surface sur liquelle il doit être appliqué. 11 commence

ordinairement par une drachme de cet onguent étendue dans une once d'exenge, el va ensuite en augmentant graduellement.

Telle est 11 médication adoptée au dispensaire auquel M, Macilwain est attaché, et où le plus grand nombre de malades guérissent d'après son rapport dans l'espace de six semaines. Chez quelques-uns le traitement doit être continué pendant trois mois et même quelquefois plus longtemps Encore.

CLINIQUE DE LA MAISOX DES ALIÉNÉS DE MONTPELLIER (service de M. le professeur Rech), par F. Bouissox, chirurgien interne à l'Hôtel-Dieu.

Ce compte-rendu de la clinique du professeur Rech est partagé en deux parties ; la première coulent tous les détails statistiques relatifs

L'ORIGINE CONSTITUTION- NELLE DES DIFFÉRENTES ESPÈCES DE PORRIGO ; par G. Macuwaix, médecin du dispensaire de Fins-

au mouvement pénéral de la maison depuis le 1°* janvier 1829 jusqu'au 31 décembre 183: ; la seconde contient trente-huit observations

qui ne sont pas moins importantes par elles-mêmes que par les ré. flexions judicieuses que l'auteur à le plus souvent placées à la suite. Nous allons faire connaître rapidement quelques-unsdes rincifuiux faits de ces deux parties différentes, exprimant toutefois le regret de pe pouvoir donner à notre analyse toute Férendue que pourrait comporter celte intéressante publication.

Le nombre des aliénés traités dans l'établissement pendant les années 189, 1830 , 1831 et 1832 a été de 248, dont 146 hormmes et 102 fermes ; sur ce nombre , 46 sont morts et 42 sont sortis guéris.

Un fait remarquable, c'est qu'en 1430 la mortalité fut beaucoup plus considérable que les autres années , ce que M. Bonisson attribue à l'influence fâcheuse de l'hiver de cette année, Cette saison à été effectivement très-funeste aux aliénés, puisqu'il en est mort pendant la durée des grands froids plus de la moitié de ceux qui ont péri dans la mêmé année. On a prétendu que les alicnés pouvaient supporter sans inconrénient les froids les plus rigoureux, et l'on s'est étayé de quelques exemples remarquables recueillis à l'hospice de la Salpétrière ; mais ces faits particuliers ne suffisent pas pour infirmer le graod sembre de faits contraires.

Une autre circonstance digne de fixer l'attention , c'est la différence de mortalité entre les hommes et les femmes, La Proportion est d'un sur treize chez les premiers , landis qu'elle est d'un sur quinze chez les aliénées, On ne saurait expliquer d'une manière bien satisfaisante des faits de cette nature sans rappeler les inconvéniess qui doivent résulter pour les bommes du passage brusque d'une vie active et quelquefois pénible à une inactivité et à un repos absolus,

La différence que présente la proportion des guérisons entre les deux sexes est encore plus frappante que celle de la mortalité ; ainsi, tandis que La moyenne des guérisons n’a été pour les hommes que d'un sur trois sept-huitièmes, elle à été pour les femmes d’un sur deux et derni. Ce dernier résultat est contraire à ce que l'on a observé dans la plupart des bospices d'alicnés,

Le tableau suivant exprime la nature des différentes aliénations offertes par ces sujets,

Mamie, 64 Monomanie , LE] Démence , 34 Idivbe , 20 .

Maoie intermittente, 19 Manie sans déhire, 4 Aliénation mentale, épilepsie , 20

Les résultats relatifs au degré de curabilité de la manie et de la monomanie s'accordent parfaitement avec ceux publiés jusqu'ici, Nous trouvons vingt-trois maniaques guéris ; les guérisons de inonomaniaques sont beaucoup moins nombreuses. Le nombre des premiers était , 1l est vrai, plus considérable; mais il ne l'était pas au point de faire doubler la pa des guérisons ; il est donc naturel d'induire de ces faits que la manie est, toutes choses égales d'ailleurs, plus eurable que la movomanie.

Nous regretions de ne pas trouver à la fin de la première partie une notice sur la médication adoptée à la clinique de M, Rech; c'est un oubli que nous voudrions n'avoir pas à signaler, et qui ne peut être complétement réparé par l'indication du traitement employé dans les trente-sept observations qui sont contenues dans la seconde partie, Parmi ces observations, nous indiquerons rapidement quelques-unes de celles qui nous ont paru devoir offrir le plus d'intérêt,

Nous citerons d'abord La dixième , dont le sujet, affecté de manie, fut soumis à un traitement mercuriel pour ua écoulement de l'urètre que l'on crut être syphilitique. 1 fut renvoyé parfaitement gnéri, et de sa manie , et de son urétrite, après avoir fait vingt frictions,

La onzième nous offre une manie développée sous l'influence des excès alcooliques , et qui fut combattue avec avantage par les antiphlogistiques, et surtout par l'abandon de la funeste habitude qui l'avait causce.

Plus loin, vous voyons l'histoire d'une manie intermittente observée chez un médecin , et qui est suivie de quelques réflexions sur la quesüon délicate 2 se présente à l'esprit, savoir , s’il est indispensoble : dans des cas de ce genre, de prononcer l'interdiction , surtout coutre les hommes dont la profession touche de si près à l'intérêt public,

Le tartre stibié à haute dose a été employé cinq fois, et dans un cas seulement avec succès. Ce cas était , il est vrai, le seul , si nous en jn-

grons d'après les détails, malade était affecté à la fois d'une manie tartre stibié à haute dose fit disparaître en même temps les deux maladies. Une circonstance remarquable qu'a présentée ce sujet , c'est que le tartre stibié parut sans efficacité tant qu'il détermina des évacuations ; ce n’est que lorsqu'il fut porté à la duse de 30 et de 40 grains , et que les évacuations eurent cessé, qu'on vit les symptômes morbides s’amender d'abon et disparaître ensuite complétement.

Nous terminerons en indiquant la vingt-septième observation , dont}

le sujet, mort après avoir été dix-huit aus maniaque , Be présenta pas la moindre altération appréciable dans le cerveau et les autret orgaues ;

ut enfin la trente-troisième , qui nous offre un exemple d'une abolition

de la parole chez un sujet apoplectique , et chez lequel à l’antopsie av trouva un épanchement de srusité dans le ventricule cérébral gauche, inais sans aucune altération appréciable des lobes antérieurs qui pât se rapporter à la perte de la parole.

oo

SOUSCRIPTION EN FAYEUR DE M. THOURET-NOROY Monsieur et très-Henoré coufrère ,

La noblesse de esractère ci l'énergie uvre lesquelles M, Thouret-Nory soutient une cause qui cat celle de tous ses confrères et qui renferme en elle l'avenir de la sci nee, doit réveiller daus lo cœue de ceux-ci les seutimens d'ane indépendanre conscienciense qu'ils ont justement acquise par dc longues années d'études, et que chaque jour can-otide l'exercice éclairé de leur art. J'en suis persuadé, la Cour de esaton ne verra pas seulement dans ce concours de noms honurables qui s'emprésent de déposer Loue offrande en faveur de M. Thouret Noroy, une consolation morale et matérielle apportée à sa position , mais une prolestalion de tout le corps médical, premier juge en pareille matière, contre une interprétation erronée des faits par des juges incompétens, contre ane application fautire d'ane loi qui livrerai des actes les mieux raisonnes et les plus conscientieux, mais quelquefois malheureux, du médecin, aux passion. bameuses et vindicalives.

Veuillez joindre ma faible wflrande et celle de mon père à toutes eelles déja recues, et insûrer dans votre estimahle journal l'obsereation suivante ; nouvelle preuve que si, ilans hs cas prissans difûcies , le méderin croyait eocourir la resgons bilté qu'on veut fa re peste sur nous, il pourrait se mettre à l'abri pur ua inaction funeste au malad: (4).

Votre abonné,

GCossement Gls, D.-M. P.

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