‹ Gazette médicale de ParisChapitre 35 sur 394 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

La Ganwrre ménicase où Paus (Gazette de santé et Clinique des hépisaux réunies ) parall tous les samedis de chaque semaine; cheque numéro est compasé de’ 46 pages in-4”, 82 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8#°. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 4U fr. par an, 20 fr, pour 6 mois, et 40 fr. pour truis mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les aboninemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4 Janvier, 4® Avril, 4° Juillet, 4" Octobre, — On s'abonne à Paris, au buresu du Journal, rue Poisonniere , n° 5, et dans Îes départemens, chez tous les Directeurs des postes. — On ne réçoit que les lettres affranchies.

Mémoire sur l'action médicamenteuse de l'acide phosphorique dans l'extrème période du eroup. — Hôpital-des-Enfans : Coup d'œil sur les maladies du trimnestre, — Anginé reg cape de la bouche, ms rer mure Def

iqué dé péricardite., — Hydroc e chronique et tuhercules où *, Eh ue — Apoplexie Srébrale chez un enfant de 44 ans. — Trois cas d'anasarque avec urines albuminenses , liée à une altération des reins. — Aualyse d'un précis élémentaire de physiologie. — Suite de la discussion du rapport de l'Académie royale de médecine. — Lettre médicale sur Paris,

THÉRAPEUTIQUE

MÉMOIRE SUR L'ACTION MÉDICAMENTEUSE DE L'ACIDE PHOSPHORIQUE DANS L'EXTRÈME PÉRIODE DU CROUP , présenté à l’Académie des sciences pour le concours des prix Monthyon, par Auguste Bover , ex-chirurgien interne des hospices de Marseille.

Les phénomènes qui caractérisent l'extrême période du croup sont si tranches , que toute erreur de diagnostic est impossible, Des accès de suflocation souvent répétés , La teinte asphyxiée du visage, le bruit particulier de la respiration , la saillie des yeux indiquant la terreur, le gonflement des veines da cou, qui se renverse en arrière; la voix éteinte, les narines dilatées , A ts béante, et, dans les efforts violens de toux, l’expectoration de mucosités épaisses et fausses mem-

branes , tel est le groupe de symptômes, signes avant-coureurs d’une

mort prochaine , ne laissant aucun doute sur la nature du mal.

Que fure en pareille occurrence? Le médecin doit-il rester spectatear tranquille ke la scène effrayante qui s'offre à ses regards ? Non; il doit agir. Ses retards deviendraient funestes et son inaction meurtrière. 1 ÿ a péril immioent pour le malade. La trachéotomie est la seule planche de salut qui se présente; il faut la saisir avec empressement : la conscience en fait un devoir.

Home la proposa le premier, et en discuta savamment les avantages. Les ressources que cette opération fournit sont précieuses; ses difficultés peuvent être surmontées par les mains les moins habiles, et les dangers qu'elle entraîne à sa suite n'ont rien d'alarmant. Aux objections du célèbre Bichat, nous répondrons par les nombreux témoignages des chirurgiens de nos jours. Les succès récens de MM. Bretonneau ct Trousseau parleront sans dote à la mémoire de nos lecteurs.

Les règles à suivre pour pratiquer la trachéotomie sont sûres et faciles : on fait une première incision , étendue depuis l’échancrure du cartilage thyroïde jusqu'au-delà de l'échancrure nr 4 du sterauin ; elle doit être dirigée un peu obliquement à gauche, afin d'éviter le tronc innominé ; on incise ensuite avec précaution Îeë .païties ognprises entre les muscles sterno-thyroïdiens jusqu'à dénudation de la trachée. L'opérateur évitera avec som la section des veines thyroïdiennes, et si quelques ramuscules de ces vaisseaux étaient lésés, il ne faudrait pas perdre de temps à les lier ; car l’hémorrhagie s'arrêtera d'elle-même après l'ouverture de la trachée. Une ponction pratiquée à la partie inférieure de ce canal permettant l'introduction d'un bistouri boutonné, où imcise vivement jusqu'à la rencontre du cartilage cricoïde, L'air s'échappe alors avec hruit des voies respiratoires , et entraine par l'ouverture artificielle les mucosités et fausses membranes qui engouaient ces conduits. Quelques praticiens ne donnent que peu d'étendue à cette dernière incision ; il est pourtant indispensable que son degré de dilatation soit égal à celui de l'ouverture desorganes naturels, et les physiologistes savent que, pendant l'inspiration , l'aire de la dilatation

$euillzton.

ee

Mou ebercoufrère,

pres et des autorités constituées, exempts jusqu'ici, saut déclarés inposs-

on réclame contre cette exemption ; mais quiet ce cn qui fait de si impertioentes réclamations? Sont-ce les escmptis? n'y a pas apparence. Sont.ce les autres

j médecins ? Rien de moins présumable. Ce on ne peut dunc être que le fisc lui-

même , qui est seul intéressé à la question; c'est le fisc qui réclame et qui fait droit à sa propre réclamation. Tel est ke premier motif. Le consisté à prétendre que on voit généralement dans cette exception un privilège. Cette foisci le on à ra son : toute exemption est privilège. Reste à savoir si ce privilège est juste ou non. Or, l'e é combat celui-ci par ces deux considérations : 4° qu'il n'est = pas jastifié par le motif d'où il tire son origine, » ssserlion que nous ne pouvons réluter faute de la comprendre; 2° qu'il profite, non à des médecins où à des chirurgiens voués exclusivement et gratuitement au service dont il s'agit , mais à ceux qui sont le plus accrédités, ete, Ceci est plus clair. Si les médecins mtachés aux hôpitaux étaient le rebut de la ession, sous le rapport de la science , de la considération et de la fortune , il serait juste qu'ils fussent exem tés de La patente ; mais comme d'ordinaire ils sopt pris parmi les sommités du corps, ils doivent payer. Je n'ai pas sous les yeux l'exposé des motifs de l'ancienne loi, mais il me semble que les boues raisons ne durent pas manquer au législateur pour jastier cette exemiption ; il n'eut sans doute qa'a faire valoir Les sacrifices de temps, les peines et la responsabilité atlachées à ces fnncsions, la plapart purement honorifiques, gratuites ou presque gratuites ; le dévouement nécessarre pour obliger un médecin à négliger sa pratique pour le service public, ete,, et alle autres du mème genre, Mais aujourd'hui, en vertu de préiendues réclamations dont on ne montre pas l'origine, on décide que ce primlége doit être sholi,et peu s'en faut qu'on ne prisate cette abolition comme une me: sure libérale. Pour loate consolation, on nags promet que les notaires et les aroués subiront le même sort, Je vous demande un peu ce que cela nous fait ? Nos voilà done tous, médecins, chirargiens, docteurs et oflitiers de santé,

de la glotte égale celle de la trachée. Le chirurgien devra se ter, en un mot, suivant tous les préceptes de l'art , s'appliquant surtout à ne rien négliger pour maintenir les lèvres de la plaie béantes, et rimettre par là la Libre introduction de l'air dans le tube aérifère. Pour attainre ce mt on se ce ne ie < de Tours. Néanmoins son emploi n'est pas à l'abri de tout reproche ; l'impression que son contact 7 a = la trachée est suivie d'efforts violens de toux , et 500 application exige une surveillance continuelle. Cette canule s’engoue si facilement que le malade courrait les plus grands risques de suffocation si au moyen d'une éponge fixée à l'extrémité d'une petite baleine, on n'entretenait son entière liberté. Il faut enfin , au moins toutes les six heures , la nettoyer et la placer de nouveau, Cette précaution est indispensable pour prévenir l'obstruction de son extrémité inférieure, qui opposerait un obstacle mécanique au passage de l'air dans les voies respiratoires, Le petit instrument Cr | par M. Trousseau réunirait de grands avantages s'il n’était sujet au déplacement, et si ses extrémités crochues ne déchiraient la muqueuse en s'enfonçant dans les cerceaux du larynx. Nous croyons pouvoir parer à ces inconvéniens en proposant l'instrument que nous allons décrire. 11 se compose d’une tige métallique de 8 à ro lignes de longueur, à coulisse et brisée vers sa partie moyenne, de telle sorte qu'on peu augmenter ou diminuer sa longueur ; ses deux extrémités sont bifurquées , et deux coulans qui se dirigent, l’un à droite, l’autre à gauche, écartent ou resserrent à volonté les branches des bifurcations. Un anneau , où même une simple rainure, se trouvent vers le milieu de la tige ; ils servent d’attache à un fil que l'on noue derrière le cou fortement. Si l'instrument était mal fixé, cette précaution préviendrait sa chute dans le tube aérifère. Lorsqu'après la trachéotomie on veut s'en servir, il est placé transversalement dans l'ouverture artificielle. deux penis PRE op de l’incision faite au ax et les pincent au moyen des deux co e l'on dirige du depr au prob On conçoit de suite le ménniéss de cet prés sd et ses map je sur le premier. Il se fixe aux cerccaux du larynx sans les déchirer, les eflorts violens de toux ne sauraient le déplacer , et le jeu de sa tige donne , selon Le besoin , une dilatation plus ou moins grande

à l'ouverture artificielle. L'un et l'autre possèdent sur la canule une su- | *

périorité notable ; ils ne s'engorgeront pas et laisseront la trachée entièrement libre. On pourra pratiquer des injections , enlever le mucus, et nettoyer les bronches avec la plus grande facilité. Ajoutons en dernier lieu que dans un cas d'urgence, une petite tige en bois, bifurquée à ses deux extrémités, suppléerait assez bien à notre petit instrument.

Il est facile de s'apercevoir que la trachéotomie n'est qu'une médication dilatoire. Par elle ,on remédie aux effets de la maladie, sans en attaquer la cause: Aussi, malgré cette opération, la diphtérite n'est

arrêtée dans sa marche rapide; elle envahit successivement toutes

es muqueuses des voies iennes , pénètre dans les ramifications bronchiques, et produit l'asphyxie en déterminant la formation de fausses membranes. C'est de cette obstruction mécani que provient le plus souvent le danger de la suffocation. Ghisi et Callren avaient observé qu'une amélioration sensible succédait à l’expectoration des ‘mucosités plastiques; mais la cause qui leur à donné naissance persistant toujours , les mêmes symptômes doivent se renouveler par accès ,

soumis à la patente! Voilà la réponse que Le ministre des finances adresse à l'Académie de cine, consultée par le ministre de l'instruction publique! Vous connaissez toutes les belles choses que M. Double a dites contre l'impôt de la patente ; il n'y aura dans l'Académie entière qu'une voix sur ce point , et il sera décidé à ne près à l'unanimité que cet impôt scra supprimé, On aura en conséquence la naiveté de rédiger un article de loi en beau style juridique portant cette ion; mois M. le ministre des finances en a rédigé d'avance un autre diamétra opposé de sens , quoique aussi laconique et concis dans la forme ; et par malheur, dans ce combat entre les législateurs de l'Académie et ceux des finances, 1x victoire ne saurait être douteuse. Ces derniers l'emporteront. Ce qui m'étonne à vrai dire, et ce qui vous étonners probablement, c'est moins le maintien de l'impôt pour les médecins que l'exemption des avocats, des éditeurs qi © des professeurs de belles-letires, des maitres de danse, d'escrime , de dessin, de musique, des artistes dramatiques, des sculpteurs, des peintres, etc. Je n'ai jamais conçuæt ne pourrai jamais concevoir pourquoi les médecins a ie hs do a 48 Si au moins on nons donnait une raison quelconque de cette différence ! Mais l'expasé des motifs se tait sur ce point. Il prend pour chose accordée et jugée la ite équité de cet arrangement ; mais, quelque attention que j'y puisse apporter , il m'est impossiblé de trouver une seule raison en faveur des avocats qui ne soit applicable aux médecins, aucune objection contre les uns qui ne soit aussi forte contre les autres, Il y a là-dessous à coup sûr quelque arcarwm que nos faibles yeux ne peuvent rer, et qui fait que bien les droits des deux professions soient parfaitement égeux . 1! est pourtant ire que l'une des deux soit sacrifiée et que ce soit toujours la nôtre. Je ne blme point le privilège des avocats, je le

et le malade périr d'asphyxie. L'examen du cadavre le prouve. En effet , son analogie avec celui d'un pendu est frappante.

La seconde mdication qui se présente donc est de lutter contre l'inflammation dyphtéritique; mais il est rare que; dans cette période extrême de la maladie , les antiphlogistiques, vomitifs, ire, dérivatifs, ete., etc., n'aient été mis en usage et sans ë

Dans cette triste situation , où puiser ses moyens thérapeutiques ? Ici se groupent les faits nombreux qui parlent facilement en faveur des

excitans locaux.

Une doctrine qui n'est pas sans célébrité dans le monde médical a pour base cet axiume : « a une maladie essentiellement grave et » peu connue , on peut substituer une maladie moins grave et bien » connue, on rend un service à l'art de guérir.» Or, c'est ce qui arrive dans le traitement de l'affection qui nous occupe : on suscite, par des excitans locaux , une inflammation de nature particulière , dent on

t apprécier et combattre la cause, qui remplace l'inflammation iphtérique , ou la modifie de telle sorte, que l'exsudation membraneuse n'a plus lieu. Ce mode inflammatoire, déterminé par cause externe, n'a rien de dangereux. Les bronchites et pneumonies qu'elle déee, gp guérissent sans difficulté. D'ailleurs, nous le demandons , les terminaisons de ces maladies sont-elles plus redoutables que celle de la diphtérite ? Si l'expérience le contraire , pourquoi craindrait-on , dans ce cas , de porter des agens irritans sur la muqueuse des conduits respiratoires ? |

Entrainés par la rigueur de ces raisonnemens, les praticiens demandèrent à la chimie les ressources qu'elle présentait. L'alun , jadis employé par Arétée, s'offrit en première ligne; il devint un remède ge dans les mains du médecin de Tours, qui le remplaça plus tard par l'acide muriatique. Ce dernier agent chimique fut proclamé spécifique des diphtérites pharyngiennes; mais son triomphe ne dura pas long-temps ; car de nouveaux essais mirent en honneur la dissolution concentrée de nitrate d'argent, Tächons de prouver que son emploi, dans la thérapeutique du eroup, n'est pas sans danger, et

ur donner plus de solidité à cette assertion, puisons nos preuves

s le témoignage même de ceux qui préconisent le plus ses avan-

es De l'aveu de ces médecins, il résulte que la solution de nitrate d'argent, mise en contactavec le mucus des voies aériennes, ÿ détermine la prowpte cosgulation de l'albumine. Si done les bronches se trouvent engouées par les mucosités , il arrivera que l'instillation du caustique donnant naissance à des bouchons albumineux ; déterminera l'asphyxie. M. Trousseau qui, à l'exemple de J.-P, Petit, fait tourner ses succès, comme ses non-réussites , au profit de la science, avoue qu'il a à déplorer un il malheur. 11 instilla dans la trachée d'un enfant de deux ans et demi, sept à huit gouttes de solation de pierre infernale, et, à l'instant même, il survint une suffocation promptement mortelle, « Si je n'ai pas eu dans d'autres cas à déplorer cet accident, dit » cet auteur , c’est que les bronches peuvent se trouver naturellement » larges , et Le ponrgasese devenir vigoureuse après l'instillation, » Cependant, il ne reste, par fois, d'espoir de salut, que dans cette médication topique. La diphtérite débute, presque toujours, par les amygdales , se propage successivement au larynx, à la trachée ; aux bronches , s'étend de là aux deuxième et troisième ramifications bronchiques et y produit de fausses membranes inaccessibles à nos instru-

déclare même juste , raisonnable , con, ses mais je demande pourquoi ce privilége juste , raisonnable, indispensable pour eux, serait inique, ridicule et inutile pour nous ? Si vous parvenez à découvrir quelque ombre de raison h cela, je vous conjure de m'en avertir ; car personne jusqu'ici n'a pu me ré oudre cette difficulté.

Quant aux artistes et à toutes les professions dites libérales, je donne tout aussi volontiers les mains à leur exemption, Mais la médecine se trouvant en dehoes de vette autre catégorie de privilégiés , je demande si elle est ou non une profession libérale ? Y en a-t-1l une où l'intervention de l'esprit soit plus exclusivement nécessaire ? y en a-t-il une qui ressemble moins à une pre pop industriclle, à un traôc quelronque? Un acteur gagnant 10 et 20,000 fe. par an à débiter ce que d'autres ont éerit, est-il donc un être beaucoup plus intellectuel le médecin qui signe à peine de quoi vivre an moyen de sa science personnelle acquise par des études sans nombre et des frais énormes ? Le maitre d'armes qui enseigne à blesser et à tuer dans les règles , est-il donc plus intéressant, plus haut placé dans la hiérarchie des professions , que le médecin dont la fonction est de Conserver la vie des hommes ? Si le métier de maître d'armes et de maitre de danse est plus libéral que l'art médical ; qu'on nous déBnisse donc ce que c'est qu'une

ion libérale, car jusque-là nous ne pouvons pas savoir si nous devons où

non être rangés dans celte catégorie, Vous verrez que le projet de loi établit huit classes de patentables on plutôt de patentes. La quotité de la patente varie dans chacune de ces classes, et dans chachasse ensuite elle varie encore suivant la population des villes où s'exerce Part. l'industrie où la professon : bles. Les méderins et chirurgiens font partie de la quatrième classe, où ils Égarent honorahlement avec les caboteurs ,

mens les plus délicats. 11 faut se hâter pourtant d'arrêter les progrès du ! dans la sécrétion du lat, si le: glandes mammaires cessent de remplir tal par la cautérisation. Mais tei une pensée nous frappe : qu! oserait les fonctions d'allaitement, Dans ces deux cas , Les liquides sécrétés deetiployer le nitrate d'argent après avoir signalé un écueil aussi dange- {viennent albumineux avant de changer de nature, et se convertissent de reux? c'est une lacune à remplir daus le traitement du croup : ainsi, nouveau en albumine, en rentrant dans leurs conditions premibres. La trouver un agent dont l'effet serait le même que celui de la solution? formation de la membrane caduque pourrait encore faire foi de cette caustique , sans en partager l'incbffvénient ; tel est le problème à ré- | vérité, si nous ne craignions de mulüplier ces exemples,

soudre. 4 : | reste donc démontré pour nous, que les fausses membranes ne sont Les expériences auxquelles nous nous sommes livrés, nous portent à l'autre chose que l'alburmne où Gbrine coagulée, et nous reconnaissons

croire : que l'acide phosphorique préparé ; par l'acide nitrique , et non (l'insuffisance de nas moyens d'investigation pour découvrir les causes chanfféa rouge, réunit toutes les conditions désirables pour attendre | de cette coagulation, Examinons inaintenant les causes de l'action de Ve lut proposé. Avant d'entrer dans Les détails indispensables à ce sujet, | examinons d'abord la nature de la fausse membrane.

La divergence des opinions fut long-temps cause de doute sur sa conposition ;. lorsque les expériences précises et rigoureuses de Schwilgue; démontiérent ; en fixant ses idées sur cet objet important, que ces con-! chétions, inSébkubles dans l'eau froide, insolubles dans l'eau bouillante, sedissolrantéais les alcalis , n'étaient autre chose que l'albumine coa-| sulée, Dans cMéétniers temps, M. Bretouneuu voulut connaître les difléfences qui existiént entéé les concrétions croupales , les fausses membraves adhérentes aux séreuses enflammees, et la conenne fibrineuse du sang ; mais aucuo réactif chimique ne put lui en faire découvrir,

L'acide phesphorique, préparé dans les conditions indiquées, opère | li dissolution Ex tous ces produits fibrincux , albumineux ou pseudo- | membraneux.

Les fausses membranes sont les résultats de l'inflammation des mu: queuses et séreuses ; leur formation est moins fréquente à la surface de | s d'OSETS à ju b ces premières; elles contractent aussi rarement avec les muqueuses, ces | SOUMIS & Ù action de l'acide acétique et phosphorique et la dissolution adhérences intimes qui les unissent aux séreuses, La raison de cette dif. ||de ce corps à été parfaite. férence se trouve dans La conformation et les usages de ces deux ordres} Nous avons pu nous procurer encore ce principe, en enfermant un de membranes. caillot de sang dans un nouet de linge que nous avons présenté à un

Produit d'une sécrétion altérée ou modifiée par use inflammation |lcourant d'eau; la Gbrine ainst obtenue , sous forme de filamens spéciale, l'exsudation plastique doit disparaître Le l'acte maladifld'un blanc grisätre, a eté facilement soluble dans ces deux acides qui lui a donne naissance est détruit où change de nature, Les fausses {au moyen d'une douce chaleur. Observons que le mitrate d'argent et membranes ainsi formées au sein de l'organisme, peuvent jouit de la f l'acide hydrochlorique, coagulent, au contraire l'albumine et la Gbrine. vie commune à tous les tissus. Si elles tendent quelquefnis vers une! L'acide muriatique se combine avec cette dernière substance et forme un organisation parfaite , il est plus ordinaire d'observer leur altération : lcomposé qui est d'autant moins soluble dans l'eau, que l'acide y domine l'odeur qu'exhale alurs cette putreéfaction , à fait errer le diagnostic de | davantage. plusieurs praticiens. Les annales de la science fourmissent des exemples poubreux de diphtérites confondues avec l'augine gangréneuse.

{l'acide phosphorique sur ces substances animales, et les modifications qu'il imprime à l'organisme.

1° Mis en contact avec les membranes muqueuses, l'acide phosphorique y produit une inflammation vive, prompte et peu durable ;

2° Înjecté dans la trachée d’un chien, il ne ait éprouver à l'animal que le sentiment d'une légère douleur ;

3° Son application sur les autres tissus vivans, détermine de vives souffrances ;

4" Si son action n'est pas prolongée, son degré de cansticité, quoique énergique, nc donne lieu qu'à des escarres superficielles ;

5° Mis ea présence de l'albumine et de Ja Gbrine coagulées, il les dissout pd ren nl.

Les alcalis et l'acide acétique jouissent aussi de cette propriété, mais à vu plus faible degré. Nous avons pris de la fibrine qui s'attache aux balats d'osiers avec lesquels les bouchers battent le sang; nous l'avons

1 Deces premières considérations , tous pouvons conclure que si, dans les inflammations diphtéritiques , le nitrate d'argent «1 l'acide bydro- Dans le croup, les fausses membranes sont séparées de la muqueuse l'ehlorique agissent en suseitant un nouveau mode inflammatoire qui par un fluide purulent ou visqueux. Leur couleur est blanchätre, jau- | remplace ou modifie avantageusement le premier, le même raisonne. oûtre ou grisitre, Leur épaisseur est subordonnée ao degré d'inflamma- {ment devra s'appliquer à l'acide phosphorique, puisque son action sur tion qui les produit. Elles tapissent suncessivément les amygdales, le {les tissus est absolument semblable. Îl doit mème être préféré à ces larçgax , la trachée et les bronches. La rongneur de la muqueuse et Je !denx agens cluimiques ; car, nous l'avons prouve, les fausses memnbragonflement de ses follicules sont quelquefois très-prononcées , mais au- nes n'étant que de l'albumine ou fibrine coagulées , l'acide phosphoridessons de l'exsudation plastique, on n'aperçoit aucun signe d'inflant- jqne Sy dissoudra, tandis que le mitrate d'argeot et l'acide hydrochlorique mation ; on n'observe que de légers pointillages ou petites ouvertures en augmenteront la densité, Nous devons à l'obligeance de M. Trousseau béantes , d'où suinte l'albuimine. Île larynx d'un enfant qui avait suecombé au croup ; nous détachämes , Cette composition albumiveuse de l'exsudation plastique, soumise à ;1Ve€ foilité , les fausses membranes adhérentes à la muqueuse; et, les une loi physique constante, n'a rien de surprenant. Tous les patholo- soumettant à l'action de ! acide phosphorique , leur dissolution fnt comcistes savent que , lorsqu'une sécrétion change de nature, soit par suile plete, Nous Avous opere depuis + Sur d autres productions membraneud'ua état morbide, suit sous l'influence d'une condition ul. le li, ses, €t les résultats obtenus ont toujours été identiques. quide sécréé doit passer par l'état albumineux. Examinez, en effet , |! Il faut remarquer ici qu'il est imdispensable que l'acide phesphorique Le qui à lieu dans le diahète , lors de Ia transformation des urines, où soit entièrement privé de l'acide nitrique, qui à servi à sa formation ,

REP IETIES SE —

les marchands de cochons, les + ntrépréneurs de latrines et les débitans de fra À droit five, font 495 fr, qui, ajoutés à 24 fr, #5 €. résultant dés 458 c. par franc

mage sec , les fabrcans de sabots, les fandeurs de suif, les vinaigriers, +4 prolevés ur Le principal, conime l'enseigne la même loi, forment une somme ronde

les marchands de pruneaux ; toutes profréions aussi libérales sans doute que le lue 219 re 9$e. , au moven de laquelle somme annuelle nous anrous le droit de

sacerdore de Cos. Nous n'avons rien à envier à cet égard aux pliarmaciens . qui || nous servir de notre diplôme de docteur , qui mous à coûté 1,200 fr. de droits

sont placés entre les ptissiers et les marchands de jambon. D'après Le tableau universitaires seulement |

annexé au projet de loi, la patente Gse est répartie ainsi qu'il suit, pour la classe Vous jugerez par-là avec quelle prédilection le fisc s'est occupé de vous.

2 laquelle nous avons l'honveur d'eppartenir, Il y a dans <é projet, entre autres choses dignes de notre réprohation , quel. Dans les villes de 100,000 ames et au-dessns, 75 fr, ques dispositions dont je ne comprends pas lé but. Ainsi, par exemple , pourquei

SOU à 4194.000 ét dLinettre les oculistes dans la quatrièenr classe , et les arcoucheurs darts la chiquié- 309006 à CTATIEN 45 “me? Un oculiste est-il donc plus important dans La Inérarchie médicale , et fait-il 20.00% à 30,000 30 Ldes profits plus considérables qu'un acconcheur? D'ailleurs il n'y à ni accoucheurs

29,000 25 5,000 ñ {0,00 20 2,040 à 5.00) 15 2,000 et au-dessous 13 Il résulte de ce tableau que nous arons à payer, nous praticiens de Paris, 73 fr pour notre droit fixe ; quant à vous, mon cher confrère, Fous ne paierez, si je ne

10.0 à ni oculistes légalement parlant ; cs professuns n'existent pas... 3 il n'y à que des docteurs en médecine et en chirurgie, qui seuls peuvent traiter es maladies des veux et accoucher, Il résulte de cette distinction qu'eu prenant Le titre d'accon. cheur, @e qui est permis à tout médecin porteur d'en diplôme, nous pouvons faclement descendre dé ls quatrieme classe à la cinquième, et dimiguer ainsi votre droit Gae de près d'un tiers, Les auteurs du projet u'enit pris probablement songé

me frompe, que 20 fr

Mais tout n'est pas Gi là : imépendamment de ce droit fixe , on institue an au-

tré droit, dit proportionnel . sans lequel la palente we serait pas complète. Ce drôit proportionnel est suivant les classes, et sauf les exceptions, hu HU", du 2 ou du 40° de la vateur locative tant de La maison d'habitation que des magasins ,

usines , et tous Les locaux servant à l'exercice de la profession du patenté, Pour la quatrième classe, qui est L nôtre, ce droit est du 10°, c'est-à-dire le plus haut possible, Ainsi douc le médecin à Paris qui a un laver de 1,200 fr, ce qi est]

à cela, et noms avons pént-étre tort muus-mémes de relever celle distraction qui est toute à notre avantage. Je vous conseille d'une de ce mioven si on n'v mer ordre, :

Les oficiers de santé sont de la cinquième classe, avec les arconcheurs , les 23. ges-femimes tenant maison , et les vétérimaires; 1ls paient Le même droit que des brocantéurs en boutique, les cubotiers , les appréteurs de crins, les marchands de poudrelie, Les saleurs d'olives, les fabricans de soufilets et les vidangeurs. C'est aussi dans cette clatse qu'on a relegaé Les dentistes, inscrits entre les déchireties

trés modeste , privra 120 Ée. de droit proportionnel, qui, sjontes aus 75 fr, du de bateaux et les distilateurs d'essentes, Vous et moi ous somenes dentistes ais

puisqu'il En 22 ct dela carir fre pas celui de plus prolongé du cœustique déterminerait la formation d'une ’albumine, er lu instruit sur ces détails, nous l’avions employé lapre-

concréter

Une expérience bien simple constatera sa pureté : on mélange l'albumen d'un œuf avec l'eau ; : si quelques gouttes d'acide phosphorique, mises en présence de ce mélange, ht er ere pas de petits flocons blancs, on peut certifier l'absence de l'acide nitrique. 11 convient aussi que l'acide phosphorique ne soit pas chauffé au rouge , car il perdrait beaucoup de sa causticité.

L'alua , le nitrate d'argent et l'acide hydrochlorique , mis en contact avec lemucus des voies aériennes, ont produit des phénomènes dd cn près analogues à ceux de la diphtérite; l'action de l'acide hydrochlorique détermine surtout une phlogose avec exsudation plastique. Le nouvel agent thérapeutique que nous proposons n'a jamais donné naissance , par son injection dans la trachée , à la concrétion membraneuse ; bien mieux , l'acide phosphorique à pu dissiper, par son action sur le tube aérifère d’un chien, des accidens de croup déterminés par l'instillation du nitrate d'argent ; mêlé au quart de son poids d’eau , dix gouttes de cet acide seront injectées dans les bronches d’un chat , sans donner lieu à des symptômes fâcheux.

Les expériences du célèbre médecin de Tours nous avaient appris que le principe vésicant , les cantharides , extrait au moyen de l’éther , et dissous dans l'huile d'olive , produisait un ensemble de phénomènes morbides , offrant une complète analogie avec l’inflammation diphtéri- Lg La scène morbide, il est vrai, ne dépasse pas le lieu d'application

e cet agent. Par ce moyen, nous fimes naître de fausses membranes sure muqueuse buccale d'un ehien ; et, après les avoir touchées, à plusieurs reprises, avec une éponge imbibée d'acide phosphorique étendu du quart de son poids d’eau , elles s’effacèrent pour ne plus reparaître,

C'est sur nous-mêmes, enfin, que nous voulûmes expérimenter. Il fut facile de développer, par la pommade ammoniacale, uve phlyetène à la parte antérieure de notre avant-bras. La peau, ainsi dénudée, fut pansée avec le taffetas ciré; dix heures après nous examinämes avec soin ce qui se passait à la surface du vésicatoire ; elle était recouverte dans toute son étendue par une concrétion pelliculaire mince et demitransparente. Cette première production enlevée, le tissu papillaire, = nes au-dessous, regt aussitôt, et une nouvelle concrétion, plus opaque et plus épaisse , la remplaça. . |

Nous tou h Ps le centre FT l'acide phosphorique; la douleur ressentie, fut très-vive; mais après la cautérisation , l’exsudation plastique avait disparu pour toujours.

. Ces premiers essais étaient trop heureux, et les conséquencesthérapeutiques qui en découlent , trop précieuses pour nous borner à un aussi petit nombre d'expériences. Nous ne cherchâmes plus à constater sur les Lx domestiques ce qu'il nous était permis d'observer sur nou:-

Aussi, trois nouveaux vésicatoires furent appliqués à la partie interne de nôtre avant-bras ; et pour la seconde Dis: nous edives recours à la pommade armmoniacale. Elle produisit le même effet, c'est-à-dire une pellicule concrète s'épanouit à la surface des trois vésicatoires. 11 ne serait peut être pas inutile de noter ici que dix minutes suffisent ordinairement pour que cette pommade ait produit son action. Une aurcole rose , circonscrivant le lieu de son spphestin , indique l’épanchement

de la sérosité, II faut de suite procéder au pansement, car, un effet

mière fois sans précautions, et son contact mortifia notre peau à ligues de Sntntoses Nous fümes plus prudent dans cette seconde expérience, qui avait pour but de comparer la manière d'agir du nitrate ET eR hydrochlorique et de l'acide phosphorique dans la

iphtérite.

radars éd ieéines < pus ; puisque ces trois caustiques sont pour la même ma-

die, dans les mêmes circonstances et sur le même individu. Nous avons pu noter le degré de causticité de chacun d'eux, la re occasionne , les changemens enfin qu'ils amèment dans la maladie, sous les mêmes conditions , dans le mème laps de temps.

De ces trois diphtérites artificielles, la première fut cra e avec le nitrate d'argent ; à l'instant même la plaie blanchit, et dix minutes

, cette coloration avait disparu. Nous renouvelämes la cautérisation à quatre reprises différentes , et l'exsudation plastique ne recouvrit plus la surface de ce vésicatoire.

L'acide hydrochlorique, employé comme l'indique M. Bretonneau , produisit sur la seconde plaie ce dermier résultat.

La troisième fut largement cautérisée par l'éponge imbibée de trois pue d'acide phosphorique étendu du tiers de son poids d'eau, La

ouleur déterminée sous l'influence de ce caustique nous lus énergique, mais moins durable que celle ressentie par l’action des deux autres agens. Nous répétämes deux fois cette cautérisation , à douze heures d'intervalle : la cautérisation membraneuse devint diffluente , disparut entièrement , et quelques jours ont sufli pour la cicatrisation de la plaie. |

Ce dernier acide jouit donc , comme les deux autres caustiques , de la propriété de détruire l'inflammation diphtéritique , sans avoir l'inconvénient qu'on leur reproche , celui de concréter l’albumine du mu eus; d'où nous sommes en droit de conclure que dans les diphtérites , et surtout dans l'extrême période du eroup , on doit le considérer comme le meilleur agent pe 2 |

Peut-être , en réfléchissant aux propriétés spéciales de l'acide phosphorique , trouvera-t-on qu'il est de ep intérêt de l'essayer en gargarisme dès le début du eroup , c’est-à-dire dans la diphtérite pharyngienve. Son emploi , dans cette occasion , permet de limiter la maladie , soit en modifiant l’inflammation , soit en. faisant disparaître les premières causes de suffocation. à = ,

Ces vues générales réduisent à trois les indications qui se présentent à la suite de ep moe pe dans les voies aériennes : extraire ou résoudre la fausse membrane, combattre et détruire l'inflanmation vicieuse qui tend à la reproduire. Pour atteindre ce triple but, la trachéotumie est une opération indispensable.

Les auteurs qui se sont élevés avec le plus d'acharnement contre elle ont prétendu que la seule utilité était l'extraction des fausses membranes. Îls ant accumulé preuves sur preuves pour démontrer que leurs adhérences excluaient cette possibilité, et comme il n'existe aucun signe qui puisse faire connaître d'une manière certaine si l'exsudation membraneuse est libre dans les voies aériennes , ils ont frappé la trachéotomie de réprobation.

D'ailleurs , ajoutent-ils , la fansse membrane est souvent remplacée par des concrétions isolées plus ou moins solides , plus ou moins adhé-

bien qu'acconcheurs; et en conséquence nous pouvons hardiment nous placerd|les acteurs, les chiffonniers au petit crochet et les professeurs de déclamation ,

dans ceue catégorie de patentés. Quand il s'agit d'impôt , il ne faut faire les fiers, ni mettre de lamour-propre à payer 75 fr. de droit fixe au lieu de 50, Si on nous traite en industriels, défendons-nous de mêmé et usons de notre droit, Tenez-vous donc pour averti que vis-à-vis du fise nous ne sommes ni chirurgiens , ni médecins , ni oculistes, mars dentistes et accoucheurs,

Je trouve aussi une espèce de contradiction eutre l'article qui exempte de la patente les officiers de santé , en activité de service dans l’armée et dans la marine, et la disposition qui soumet à l'impôt les médecins d'hôpitaux ; dans les deux cas les médecins étant dés employés salariés soit par l'état , soit par des a‘lministrations départementales «1 locales , se trouvent également la classe des ee a désignées par l'art. 13 du projet de loi. Comment se fait-il donc que le F consacre positivement celle exception en faveur des ofBciers de santé et nov pour les médecins d'hôpitaux? Dira-t-on que le srvice des médecins d'hôpitaux étant un service accessoire , momentané , qui laisse tout-à fait intact leur pratique particulière , ils ne jar être exemptés, à ce titre , d'une taxe qui sur celte pratique même ? Mais les ofbciers de santé des armées et de la marine font aussi de la médecine, en dehors de leur service sur le champ de bataille et sur les vaisseaux. Le salaire qu'ils reçoirent de l'état ne leur interdit pas la faculté d'exercer les droits qu'ils tiennent de leur diplôme ; et on n'a jamais songé à les chicaner là-dessus, Les chirurgiens de marine notamment pratiquent beaucoup dans les pays étrangers où ils séj 1. Ils devraient donc comme les médecins d'hôpitaux , et par les mêmes raisons, r où ne la patente.

Parmi les industries ou les professions peral y et ave eq les fo pas cru à propos de compter la médecine , se trouvent les marchands d'allamettes et

les marchands de galettes et les gravturs , les écaillères et les sages-femmes , les r vaudeuses et les sculpteurs , les décrotteurs et les maitres de danse, les carreleurs de soulicrs et les instituteurs de la jeunesse , les fabricans de brioches et les wintres. La médecine n'a été jugée ni assez haute, ni assez basse, pour cntrer des ce cadre. Comme at libérat , elle n'a pa atteindre à la considération de l'escrime; comme art industriel, participer au privilége du savetier et des marchands de balais! On à trouvé pour nous un juste milieu où lerme moyen, grâce auquel on nous fera payer à chacun 219 fr, 95 cent. , en comptant au plus bas. ; Il résulte de ce projet de loi, en ce qui concerne les médecins , les conclusions suivantes : Hs , 1° Que la patente des médecins n'est pas abolie; : . , 2° Qu'elle est au contraire formellement établie par la loi, tandis que sous l'an-

pourrait bien que les avocats y qui nous reste, c'est | me de m'être

sû

rentes à la partie du canal qui se trouve en contact avec elle. Comment parviendra-t-on à les détacher toutes, à les extraire toutes par l'ouverture faité à la trachée? De plus, cette concrétion ns se borne pas toujours au larynx ; souvent elle descend à la partie supérieure des bronches, et l'ouverture artificielle ne suffira pas pour les désobstruer…. Ïls nous accordent ensuite la possibilité Ps l'extraction , se réservant toutefois un dernier argument que je vais reproduire. « Par l'opération » "(dit un auteur recommandable, M. Royer-Collard), on n'a ni guéri » le malade, ni diminué le danger de sa position. Ce qui constitue la » maladie, ce qui la rend dangereuse , c’est tout à la fois l'inflamma- » tion de la membrane muqueuse et la concrétion que cette inflamma- » Aion tend à produire , el contraction spasmodique qui accompagne » toujours ces deux premiers phénomènes Or, la trachéotomie, non- » seulement ne détruit point l'inflarmmation, mais contribue plutôt à » l'augmentér par l'irritation qu'elle occasione. En l’augmentant , ou » même en la laissant subsister, elle augmente , et laisse subsister dans toute sa force, la sécrétion vicieuse qui lut appartient ; d'où il résulte que l'instrument n'aura pas plus tôt enlevé la concrétion qui existait qu'une concrétion nouvelle prendra la place de la première et produira les mêmes effets. Enfin , la trachéotomie ne peut qu'accroître le spasme au lieu de le diminuer, et comme c'est le spasme surtout qui détermine la suffocation , la trachéotomie ne prévient ni n'empêche la suffocation. »

1° Nous croyons avoir réfuté d'avance quelques-unes de ces imputations. Nous s aussi que la trachéotomie ne ferait qu'ajouter un nouveau mal à celui qui existe déjà, si l'opération isolée était notre unique ressource ; mais la cautérisation qui se présente immédiatement après elle remédie à l'inflammation diphtcsitique. La première objec- Lion reste donc sans valeur, puisqu'il est démontré que le but de cette opération est non-seulement l'extraction des fausses membranes, mais de faciliter encore l'application locale des médicamens.

2° Quelle que soit l’adhérence de la fausse membrane , l'acide phosphorique la détruira et pourra même en opérer la dissolution.

3° se la concrétion membraneuse occupe toute l'étendue des voies aériennes, ou qu'elle suit disséminée aux diffcrens points de leur surface , elle ne saurait échapper à l'mstillation de ce nouvel agent.

4° Il importe peu que js productions diphténitiques obstruent les premières ramifications bronchiques, où que des mucosités épaisses engouent ces conduits ; l'acide phosphorique les atteindra facilement , et rant leur fluidité facilitera leur expulsion.

oilà done les effets de la maladie dissipés sous l'influence de l'opération et de l'action dissolvante de l'acide phosphorique.

Nous répondons , en second lieu , que la cause en sera détruite ; car une des propriétés reconnues de ce caustique est de susciter sur la muqueuse du tube aérifère une inflammation qui remplace où modifie avantageusement l'inflammation diphtéritique.

Quant au spasme constamment lié au degré d'irritation, il se dissipera avec elle , et comme dans la majorité des cas la suffocation qu'il détermine est le résultat de l'occiusion de la glotte pe la contraction de ses muscles constricteurs , la trachéotomie y remédiera par son ouvertüre artificielle, donnant passage à l'air dans les parties inférieures de la trachée. Enfin , l'expérience, qui devait prononcer en dernier ressort, s'est déclarée en faveur de cette opération. La trachéotomie a rappelé à la vie sept individus délaissés, et sur lesquels toutes les âutres médications avaient échoué.

curatives dignes de fixer l'attention du thérapeutiste. Pendant le dernier tr mestre de 1833, la température a été beaucoup plus élevée Le ne l'est ordinairement à cette époque de l'année. Les alternatives

e froid et de chaud ont été peu prononcées ; la température modérée a de beaucoup excédé la durée du froid , qui , du reste , à été peu vif. Aussi, Les exanthèmes fébriles, qui ordinairement à la fin de l'automne et au commencement de l'hiver diminuent de fréquence, ont continué à régner , et les phlegmasies aigues de la poitrine ont été très-peu nombreuses. L'état hygrométrique de l'air mérite aussi de fixer l'attention. L'humidité, pendant ce trimestre , a été presque permanente ; les pluies ont été fréquentes et répétées; nous avons essuyé peu d'averses, mais des pluies fines pénétrantes qui imprégnaient les vêtemens et modifiaient notablement ;a perspiration entanée.

Sous l'influence de ces causes, les maladies ont été assez nombreuses, mais généralement bénignes. La mortalité a été très-peu considérable; elle à porté principalement sur les malades atteints de lésions organiques , sur les malheureux phthisiques, qui occupent une partie des lits pendant tout le cours de [er Les maladies rm ont été les affections catarrhales , l'angine, le coryza, la bronchite, les flux muqueux de l'intestin , l'anasarque.

Quelques cas de choléra observés au commencement d'octobre , quatre rhumatismes articulaires, deux ou trois fièvres typhoïdes, quelques cas d'affections pseudo-membraneuses et d'exanthèmes fébriles, forment l'ensemble des maladies aiguës du trimestre.

Dans les affections catarrhales, la réaction était généralement peu intense. Aussi, le traitement TG était pour le moins 1nutile lorsqu'il n'était pas auisible. Les évacuans, an contraire , réussissaient à merveille. M. Baudelocque à saisi fort habilement cette indication , et il a retiré de grands avantages de la méthode évacuante. Un vomitif, composé de 12 à 20 grains d'ipécacuanha et d'un grain ou d’un demi-grain L tartre stibié, a fait disparaître rapidement un grand nombre d’angines. La même médication, employée au début des exanthèmes fébriles , favorisait la marche de l'éruptivn et modifiait heureusement les symptômes de catarrhe qui les accompagnent presque constamment. Nous n'avons vu dans aucun cas survenir des accidens à la suite des vomitifs et des purgatifs. Les évacuations plus ou moins abondantes qu'ils provoquaient cessaient dès le lendemain , et le tube digestif ne présentait jamais le moindre signe de phlogose. Chez un jeune enfant de 5 ans, qui offrait un de ces états morbides difficiles à caractériser, l'emploi d'un vomitif fut suivi de l'apparition d'une pleurésie diaphragmatique rapidement mortelle. Dans la pratique civile, un adversaire de la méthode évacuante n'eût pas manqué de signaler cette coïncidence; mais l'autopsie cadavérique nous a révélé d’autres causes de pleurésie. Cet enfant , issu d'une mère poitrinaire, portait des tubercules dans les poumons et dans les fausses membranes qui tapissæient une portion de la plèvre, qui donna des sigaes de phlegmasie peu de temps après l'administration du vomitif. | |

Nous nous häâtons d'arriver à l'exposition des faits les plus intéressans sous le rapport du diagnostic et des indications thérapeutiques.

ANGINE PSEUDO-MEMBRANEUSE GRAVE; VOMITIF ET CAUTÉRISATION AVEC LA SOLCTION DE NITRATE D'ARGENT; GUÉRISON.

Ons. — Auguste Ganet , 5 ans , de constitution médiocremeet forte, entre à l'hôpital le 18 bre, dans le service des dartreux , pour un prurigo. Le 49 il se plaint de la gorge; la respiration est gènée; il y a eu la nuit de l'agitation , de l'insomnie. On le fuit passer dans la dvision des maladies aiguës, où il nous offre le lendemain les symptômes suirans : face animée, céphalalgie sus-orbitaire, injection des conjonctives, tuméfactiun des ganglions cveviraux, inspirat on sonore s'entendant à dstance, expiration facile. En examinant l'intérieur de la cavité buccale, nous trouvons les deux amygdales énormément tnméfées et couvert:s, ainsi que 1: voile du palais, de plaques nombreuses et isolées, d'un blanc jaurâtre, Le rapprochement des am gdales ne permet pas de voir le pharçnx. La déglutition est nmablement généc ; à douleur est peu vive; l'haleine est fétide , d'une odeur nouséabande , mais non gnngréneuse. La voix est nisonnée; le nez est le siège d'un écoulement séreus jaunâre. Elernuemens fréquens; langue couverte d'un euduit épais, large et humide ; pas de naus ‘es, de vomnissemenrs, ni de diarrhée. Peau choude halitueuse; pouls petit à 144 pulsations ; 24 inspirations par minute.

Orge micllée un pot, bouilion aux herbes, 12 groïns d Ipéss man's à ec addition pes ain de tartre stibié en deux doses; gargarmme avec orge rt miel rosat ; baio de pieds sinapisé ; diète.) Dans la journée , vomissewens abondans de matiires glaireuses sans apparence de fausses membranes ; truis evacuations liquides.

Le 21. L'exsudation pseudo-menmibrancnse à fait depuis Invr de notables progrès ; elle n'est plas formée de plaques iwolées ; mais elle recouvre dans leur tetalité Les deux amygdales et ane partie du voile du palais. La couleur des fausse membranes est Fi blanc mat. L'ahération de La voix , la gêne de la respiration

istent, ainsi que la dysphagie. Cependant la gorge n'est. an rapport du malade, Liège d'aucune “ray A langne est tuméfie : elle conserve sur Les bords l'inssion des dents; le coryza persiste, ainsi que l'écoulement séreux rs des | si nasales, Même fétidité A Lhaleine ; les vomissemens et la diarr iée, provoqués par l'ipécacuanha ; ont complétement cessé. Pouls à 450; 50 inspirations

HOPITAL DES ENFANS MALADES

REVUE DE LA CLINIQUE DE M. BAUDELOCQUE , MÉDECIN DE CET HÔPITAL s PENDANT LE DERNIER TRIMESTRE

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