DE
Coup d'œil sur les maladies du trimestre. — Angine couenneuse. — Gangrène de la bouche. — Rhumatisme compliqué de péricardite, — Hydrocéphale chronique et tubercules cérébraux , suite de rongeole.— Apoplexie cérébrale chez an enfant de 44 ans,— Trois cas d'anasarque avec urines albumineuses , liée à une
des reins.
“La part que prennent les circonstances atmosphériques au déreloppement ies n'a jamais é'é révoquée en doute. Cependant, dominés depuis quelques années par la doctrine de la localisation , la plu-
des praticiens ont négligé l'étude de cette influence, qui imprime aux maladies un cachet particulier , et devient la source d'indications .
minute ; agitation la puit, plaintes continuelles, insomnie. {Toucher deux fois l'mchoire inférieure, existe isdtre , superficielle , longitudinale , qui Par jour Le Had de le gorge avec un pinceau de charpie ? per er hs ik ns motte ne ds es
: Le 22. Peu de changement, On contique la même médication, sauf les vésicas guipe À re gangréneux, L'amygdale gauche est très-tuméfée , mais elle n'ofoires. tion , , fi ion membrani . Légère
Le 23. Les fansses membranes ont disparu sur une partie des amygdales; elles tit œmthses mdr name serre gt «
sont amincies À es ms mr La voix est moins altérée, là déglutition |} moins gérée. On continue la cautérisation qui ne présente aucune difficulté , le ||46 fois par minute : la respirati t ; il 0" de ; l'œi ; malade étant fort docile. Les vésicatoires des cuisses le tourmentent beauconp ; pas de prostration : l'intelligence À ibacts, en 4 …. de À la fièvre persiste avec La même intensité que les Dr précédens; du reste, pas le ||quinquina acidulée avec l'acide sulfurique , un pôt; cautérisation de l'escarre avec vésica le mitrate acide de mercure ; introduire de temps en temps du chlorure de chaux
en poudre dans l'intériear de le bouche ; deux bouillon!)
moindre trouble des voies digestives. On sèche toires, Le 25.11 ne reste quedeux petits points pseudo-membraneux au sommet desdeux Le 1° janvier de changement ; on continue la même médicstion, à laquelle on joint un péset urplen le miel rosat et La décoction de quinquina.
amygdales ; ces gla ont à peu près leur volume normal ; elles sont d'un rouge assez vif, La là est natarelle ; l'haleine n'exhale plus de mauvaise odeur ; la lo gue est dépouillée de son enduit , elle est humide. Le pouls est descendu à 84 ; la Chaleur de La peau est naturelle ; pas de gène dans la respiration; 24 inspirations par mivute, Le coryza a cessé; le malade à dormi peadant une grande partie de la nuit ; il demande à manger pour la première fois. (Lait et semoule. bn louche avee le caustique pour la dernière fois.)
Les jours suivans il reste encore quelques petits points blancs , qui sont peutêtre le de la cautérisation, et qai disparaisseat insensiblement Le malade quitte l'hôpital entièrement guéri, le 30 d‘cembre,
Presque tous les auteurs qui ont observé et décrit des épidémies d'affections pseudo-membraneuses , ont signalé l'influence de l'humidité sur la production de ces maladies. Ce qui s'est passé à Paris pendant ce trimestre vient tout-à-fait à l'appui de cette observation. Depuis quelques années le croup et l'angine couenneuse étaient devenus extré. mement rares. À l'hôpital des Eufans où l'on reçoit annuellement plus de trois mille malades , on n'en avait observé depuis quelques années qu'un très-petit nombre de eas. M. Baudelocque, qui depuis trois ans est médecin de cet hôpital, n'avait pas encore vu un seul cas de croup dans son service; et M. Guersent nous à affirmé que depuis la même époque il n’en avait recueilli qu'une seule observation. Outre quelques cas d'angine couenneuse, nous avons observé pendant ce trimestre trois cas de croup à l'hôpital. Le premier cas est relatif à un garçon de 6 ans qui nous fut apporté pendant la dernière période de la maladie; il me, quelques heures après son arrivée. Le second malade est une jeune fille amenée également dans un état désespéré; l'interne de garde pro Ja trachéotomie à laquelle les parens ne voulurent pas la soumettre, Enfin un troisième malade, âgé de 16 mois, fut amené à la consultation de M. Guersent, il était dans l'état le plus grave; une médication active fut mise en usage, mais ce fut sans succès. Plusieurs autres cas ont été observés en ville; pour notre part nous avons donné des soins à un jeune malade atteint de diphtérite ; et un de nos habiles chirurgiens a pratiqué la trachéotomie sur un enfant de la rue du Sentier, Les adultes n'en ont pas été exempts, cat M. Broussais a récemment présenté aux élèves qui suivent son cours de pathologie , le canal aérien d'un jeune militaire qui était entièrement tapissé de fausses membranes, Elles occupaient le larynx, la trachée-artère et les bronches,
Chez les trois sujets dont nous avons pratiqué la nécropsie, les fausses membranes n'étaient pas bornées aux voies aériences, il en existait dans tous les cas sur le pharynx et les amygdales. Le défaut de renseigne. mens ne nous permet pas de savoir par quel point la maladie avait débuté, Toutefois, lorsque les fausses membranes siégent sur les amygdales, le voile du palais ou le pharyns, qui sont des parties accessibles à nos moyens thérapeutiques, on ne doit pas hésiter à y porter le caus. ||fiè tique dès le début, Chez le sujet de l'observation précédente quelques symptômes nous faisaient craindre Ja propagation des fausses meuwnbranes aux voies aériennes. La respiration etait notablement génée; l'inspiration était sonore, bruyante, difficile. Les bords de la glotte paraissaient ahtérés. L'écoulement des fosses nasales nous faisait également craindre que la membrane pituitaire ne fût le siége d'une exsudation couenneuse. Nos craintes se sont heureusement disspées. Lorsque sous l'influence de la cautérisation les fausses membranes de la gorgr ont été détruites , le malade à été promptement rendu à Ja santé. Les antiphlogistiques n'ont pas été mis en usage. L'expérience à démontré leur ineflicacité, Les vomitifs et les révulsifs cutanés sont des moyens accessoires. Mais Ja médication vraiuent héroïque, c'est la médication topique : elle a été dans ce cas couronnée d'un plein succès,
l'haleine , expuition toujours nolente. Les deux ières molaires du côté gauche sont its os ip . Le 3, l'escarre est entièrement détachée ; on suspend la cautérisation ; on conlinue les gargarismes.
Le 4, la jone an me Lomme Là pren on aperçoit deux ou trois tache: grisdtres , dans l'intervalle desquel muqueuse el très-rouge. Du reste . dde douleur vive ; état général toujours assez bon. On engage le malade à se Pied
Le 7, l'escarre a complétement di ; le malade continne à se promener dans les salles ; on brosse chaque j r 201 Sents, oi on loi nettoie la Dosche ever l'enn de Rabel. L'haleine a éessé d'être fétide, On prescrit des alimeus, On cesse dès ce momeat l'emploi de tout moyen actif. Il ne survient aucua nouvel accideut, et le malade quitte l'hôpital le 45 janvier.
La même médication à eu le même succès chez un autre malade âgé de 48 ans , qui +, comme Le précédent, contracté la maladie dans l'intérieur de l'hôpital.
Sur quinze cas de gangrène de la bouche que nous avons observés le cours de cette année , la maladie ne s'est terminée heureusement que chez les deux malades dont il vient d'être question. Tous les autres étaient beaucoup moins avancés en âge, et La maladie présentait d'ailleurs F graves complications. .. elle cvexistait cp une inflammation à mp pe ur mar : ue toujours elle se manifestait vers la fin des exanthemes fébriles. De ces quinze malades , trois seulement ont été amenés du dehors ; chez les douze autres, la maladie a pris naissance dans l’intérieur de l'hôpital.
RHUMATISME COMPLIQUÉ DE PÉRICARDITE ; VOMITIF AU DÉBUT, PUIS TARTRE STIRIÉ À MAUTES DOSES. GUÉRISON,
Oss. IL. — Leroy , âgé de 12ans , d'une constitution médiocrement forte , nerveux, irritable , et fort adonné à La masturbation , esi né d'un rhumatisant. Son aïeule paternelle est également tourmentée par des douleurs rhumatismales, Ce garçon est apprenti argenteur ; il travaille dans un atelier vaste, bien aéré, dont La température est constamment élevée , et couche dans une soupente humide. Obligé de faire de nombreuses courses en ville , ila eu p'usieurs fois ses têteme ns trempés par la plule. Iléprouvait depuis huit jours des frissons irréguliers suivis de Pouifées de chaleur , et accompagnés de malaise et d'inappétence , ag AE) dans la nuit du 9 au 40 octobre, il fut pris d'une douleur vire, intolérable de l'articulation Lbio-tarsienne giuche. La Gèvre devint alors continue, Le lendemain cette articulation présenta du gonflement , de la chaleur et de la rou
Le dit avoir éprouvé du soulagement dans le bain , où il est resté env ro une heure; le reste de la journée a #16 calme ; une évacuation ahondsnte a suivi l'adaunistration du lavement purgatif ; mais dans la nuit, de nouveauxfaccidens sont surveuns. z0 Le 43, la face est profondément altérée ; La parole est haletante; la respiration |courte, anxieuse , acrélérée ; Les ailes du nez se dilatent à chaque inspiration, Le i : ù : |malade pousse des cris aigus que lui arrache une douleur vive, déchirante qu'il service des dartreux, lorsqu'il commença à se plaindre de la bouche dans les der- rapporte à la partie antérieure et inférieure du thorax et à Dre Lorsqu'on uicrs jours de décembre. approche de son lit, il eric: L'estomac ! l'estomac ! 11 semble, dit-il, qu'ou lai Le 51 , nous le trouvimes dans l'état suivant : tumefaction et renitence de la [arrache cet organe. Cependant la langue reste humide et blanchätre, il n'existe ni joue gauche, dont la coloration extéricure ne diffère pas dé celle du côté opposé, lnatsées ni vonussemens ; La ion du côté gauche et inférieur du thorax eanse La pression n'est pas douloureuse ; l'haleine est fétide ; l'expuition est abondante |lane douleur tellement vive qu'il est difficile de constater sa sonor té ou sa matité. ct mélée de sang ; à la partie interne de la joue gauc!e, au niveau des dents de la | L'auscultation fait entendre un bruit respiratoire pur, sans mélange de râle. Le
GAXGRÈNE DE LA HOGCHE ; CAUTÉRISATION AVEC LE NITRATÉ ACIDE DE MEn- CURE. GUÉRISON.
Ons. IL: — Louis Janvier , âgf de 10 ans , était depuis environ 6 mois dans le
que F'ront-ils encore des doutes sur l'existence de cette affection. La douleur du côté gauche du thorax pouvait siéger dans les muscles intercostaux comme celle de l'abdomen résidait dans le plan imdéculaire qui forme la paroi antérieure de cette cavité. Au lit du malade, les opinions ont été partagées. Cependant la saillie et la matité de la région précordiale nous ont paru des signes suffisans potir caractériser l'existence d'un épanche-
ment dans la cavité du péricarde. Quoi qu’il en soit, aucune émission
pt. SL Ja nuit, les douleurs se sont de nouveau Sa que Pas dé sommeil. sanguine n'a été pratiquée. Ja méthode contro-stimulante, qui avait été ” Le 44, douleur vive, déchirante de la régi alé; parole en employée evntre le rhumatisme ; a été continuée , et la guérison à eu
lieu. Cher les deux autres malades, la même médication n'a pas eu des résultats aussi heurenx. Nous devons sprl ue son action physiolois qué des évatuations par haut
et par bas ont eu lieu chez le premier presque pendant tout le cours de
région trecoupée ; face légèrement violacée ; pouls petit. régulier à 78; respiration à 48. Le côté pe du thorax offre une saillie manifeste vers sa partie moyenne el inférieure; son est mat sur le steraum ét les parties qui l'avoisinent à hé dans une assez grande étendue ; les battemens du cœur sont fables et tumülttieux ; Là tes tion est pure; les articulations des pieds sont press libres; la douleur des x et des parties génitales persiste ; muscles de l'abdomen sotit tendus et cs À une espèce de planche dont la pression est très-douloureuse. L'artieu ation du poignet droit est rouge. tuméfiée , douloureuse. Le soulagement qui, la veille, avait suivi l'emploi dn vomitif, engage M. Bañdeloeque à persister dans l'emploi des anfimoniaux. {4 grains de tartre stibié dans 6 onces d'infusion de tilleul , avec addition d'une demti-once de sirop simple, d'une once de sirop de pavot, et d'un gros de fleurs d'oranger à prendre par cuillerée d'heure en heure.) Le 45, la potion a été prise tout entière : nn vomissemen et 7 évacuations alvins, seulement de « borborygmes, ont eu leu. Une transpirafion abondante s’est manifestée à l'administration dés premières cuillerées de la potion stibiée ; la langue reste umide , ét conserve son enduit ; la soif est trèsvive , le ventre douloureux ; mais la doalear parait résider dans les muscles qui sont très-durs et forment, comme la veille , une espèce de plan solide. Lé malade se plaint toujours de douleurs à l'intérieur des orbités ; cette douleur augmente , dit-il, lorsque les paupières sont fermées. Du reste, la vision est mette , les popiles sont naturelles. Tuméfaction douloureuse du poignet droit, simple sentiment de gène dan les articulations dés membres inférieurs. La dyspnée est moins intease ; la parole n'est plus entrecoupée ; le facies est meilleur ; le malade à dormi pendant une partie de la nuit ; la peau est moite ; le pouls bat 90 fois par m'nute , et n'offre pas d'irrégularité ; 36 iv-pirations. La région latérale gache du thorax isente toujours une FOUSSUrE très-manifeste, et cette partie rend toujours un son mat, On coutiaue la potion stibiée. Le bien-être prets le matin par le malade n'a pas été de longne durée.Vers midi, il y à un brusque changement dans la température et l'état bygrométrique de l'air. Dès ce moment les douleurs se sont D fn” et ont arraché au malade des cris qui ont persisté pendant toute la durée nuit.
due et de véritables pustules tout-à-fait analogues à celles que produit la pommade stibiée appliquée sur la peau. Ces deux ma ont succombé à peu de jours de distance l'un de l'autre. Les pièces anatomiques du premier avaient été conservées, et nous avons PA ; en les comparant entre elles ; constater l'identité des altérations.
MÉMORANAGIE CÉRÉMNALE CHEZ UN ENFANT DE {1 axs; MÉMIPLÉGIE GAUCHE ; SAIGNÉES RÉPÉTÉES AU DÉNUT ; VÉSICATOIRE À LA XUQUE PUIS PURGATIPS À DES 1NTERVALLES AASEZ RAPPROCIÉS; DOUCHES SULFUREUSES ; DIMINUTION PAOGRES- SIVE DE LA PARALYSIE ; GUÉRISON PRESQUE COMPLÈTE AU BOUT DÉ CINQ MOIS.
Ons. IV. — Brerette , âgé de 14 ans, rue des Précheurs, n. 10, est transporté, le 42 septembre , à l'hôpital, atteint d'une hémiplégie gauche. Doué d’une constitution médiocrement forte, d'un tempérament nervos0-Sanguin , ce garçon n'a
il a joui d'une bonne santé jusqu'à l'âge de 40 ans. À cetle ép-que , il a été pris d'accès de migraine qui se sont renouvelés assez mment pendant uné année. La douleur de tête avait constamment sôn siége à droite ; elle était presque toujours accompagnée de vomissemens , €t quelquefois de vertiges et de troubles de ; n. Pr vision. Le 12 août 4833, après un repas ordinaire , il retourne à ses jeux , au RES ds es eg 7er : LU s pe vd E miimute , Day à pes milieu desquels il est pris tout à coup & je. de vertige; il perd connaisailes da nez ; douleur ule gauche , qui j à était res- ar de céphalalgie , 6 bond
tée intacte; le pied droit est de nouveau rouge et tunéfé ; pouls à 00 palsations ; pere : tombe ; et on le relève hémiplégique" Les eee de ape cinq évactations alvines, pas de vomissemens. Même prescription.
Le 17,1 vomissement et 2 évacuations. Transpiration abondante , saillie, douleur et matité de la région précordiale. (6 grains de tartre stihié.)
Le 18, tolérance complète. Disparition de la douleur et du gonflement des articulations des membres. Mème prescription.
Le 49: 4 vomissemens verdätres , nausées continuelles. Pouls à 76, respiration à 28, Même prescription.
Le M , on suspend le tartre stibié, Le malade entre en convalescence. Les dnnleurs chumatismales ne reparaissent plus; la saillie de la régron précordiale est moins marquée ; le son est mat dans une moins grande étendue, Pendant la convelescence , le plus léger écart du régime , et méme une simple augmentation de la dase des alimens, ramène la diarrhée et la dyspnée. L'anscultation du cœur fait enténdre ua bruit de soufflet bien manifeste. Le malade continue à se livrer à la mastacbation, 11 quitta l'hôpital le 5 novembre.
saignée du bras fut pratinée le jour même, Dans les jours qui suivirent, on appliqua cinq fois des sangsues . soit derrière les orcilles , soit au fondement. Plus | on eut recours à l'application d'un vésicatoire à la nuque. Sons | influence de cette médication , la parole devint tout-à-fait libre sa bont de trois semaines; la déviation de la Douce dimiau , mais la paralysie dés membres né subit aucune modification. Ces renscignemens nous ont été fournis par le malwle, qui est doué de beaucoup d intelligence: et ils ont été entièrement confirmés pa#si gran mère, qui a suivi la maladie depuis l'invasion jusqu'au moment où est entré le malade à l'hôpital. 2 Re k La mère de cétenfant est douée d'une forte constitution ; elle n'a jomais vé aucune affection des centres nerveux. Le père fut pris, à ka suite d'une vive frayeur mil éprouva pendant kes événemens de juillet , d'ane affection cérébrale , Le Lgiotre en alénation mentale. Il est mort à picétre dans le service des aliénés , un an après l'invasion des premiers accideas. Le garçon a les cheveux d'un blond
Lés affections rhumatismales sont rares chez les très-jeunes enlans. L s À ardent, les yeux bleus , la peau l'abituellement pâle , se coûvre d'une vive rougeur
On en observe quelques cas après la dixième année; mais elles sont loin d'être aussi communes à cet âge qu'à une période plus avancée de la vie. Vers le milieu d'octobre, il s'est présenté presque simultaménent dans les salles quatre malades atteints de rhumatismes suraigus. Daus trois cas , la péricardite est venue les compliquer. Deux de ces malades ont été victimes de cette complication , que l'autopsie cadavérique nous a permis de constater. La péricardite primitive est beureusement une maladie assez rare ; les divers cas que nous en avons observé, soit chez les enfans, soit chez les adultes, se sont presque constamment montrés t le cours des affections rhumatismales. Quelquefois nous avons
vu la péricardite exister avec l'inflammation de la plèvre. Dans tous ces cas , le diagnostic à offert quelque obscurité. Nous sommes loin de sur ce point l'opinion e M. Louis, qui, dans le résumé qu'il
4 l'anvée dermère des faits observés pendant trois ans , à fait istoire de la péricardite avec sept cas tous terminés par La guérison,
ét qui à soutenu que le diagnostic de cette affection était aussi facile que celui de la pleurésie. Telle n'était pas l'opinion de Corvisart et de Laënnee. Ces deux observateurs disaient qu'on pouvait deviner la péricardite, maïs non la diagnostiquer d'une manière précise. Chez les deux qui ont succombé à cette com lication , la mort est survenue
d'ane manière brusque, inopinée , et la plupart des symptômes que M. Louis regarde comme caractéristiques ma waient. Chez le malade nous venons de rapporter l'observation , les signes de la péricar-
dité nous ont paru beaucoup plus tranches. Nous les avons tous exposés avec les plus minutieux détails, et peut-être quelques lecteurs conserve-
Le 13 septembre, un mois après l'invasion de lhémipl ie, Breretle nous offeit l'état suivant : decubitus dorsal , face rouge animée pendant qu'il nous r#tonti: les différentes circonstances de sa maladie, intelligence nette, articulation des sons distincte , déviation de la bouche à droite , surtout lorsque le malade rit, paille droite dilatée , lentement contrartile, papille gauche naturelle, vision moins nette à droite qu'à gauche, membres supérieur et inférieur du côté gauche entièrement privés de mouvement , lorsqu'on Les soulève et qu'on lés abandonne à eux-mêmes , ils retowbent comme une masse inerte. Les doigts sont contractés, le malade ne peut ni les étendre ni les fléchir. La sensibilité est égale de part et d'autre. Les membres paralysés ont une L ature moins élevée que ceux du cûté opposé , l'atrophie est peu marquée. 11 n'existe aucune douleur, H n'y a point
de migraine , accompagné de vomissémens , c'est le - eal Cepuis 1 invasion de l'hémiplégie ; le pouls est platôt lent qu'accéléré, 64 pulsations par minute ; la pesu est de couleur naturelle ; be cœur n offre ni impulsion ni brait amormal ; les voies digestives sont en bon état; la langue, qui n'offre pas de déviation notable , est large et humide ; appétit conservé , ventre indolent , constipation habituelle; pas de trouble de l'a il respiratoire, l'auscultation et la perenssion du thorax me fournissent que des signes négatifs. (Huile de ririn , { once; bonillon aux herbes),
Le 16, céphalalgie sus-orbitaire, face très-rouge re à 96, (Môme purgauif.)
Le 21 et le 28, la même médication est employee ; le 29, amélioration sensible. Le malade peut exercer quelques mouvemens AR le membre inférieur gauche ; cœux du membre supérieur sont beaucou plus bornés. Nous l'engageans à s€ lever et à essayer de marcher, Il fuit en quelques pas , appuyé sur le bras de sa mère , il vaine la jambe gauche. | ee.
Le # octobre , il fléchit la jambe gauche sur la caisse mais il ne peut soulever le membre lorsqu'il est dans l'extension.
Le 40, céphalalgie générale , nausées sans vomissemens , pouls à 400 pulsations. lbres supérieurs sont plus sengibles au piacement, ils exercent quelques légers On supprme les alimens, où ne permet que les bouillons ; le lendemain , la cé- | mouvemens. Le pagls est petit, régulier , sans fréquence ; la peau de chaleur naphilalgie a disparu tarelle; le ventre isdolent ; condipation habituelle, Toux par intervalles; pas de . Fe 22, le bras droit commence à exéculer quelques Mouvemens ; on con- | gêne notable de la respiration ; on le nourrit pendant quelques jours arec du lait
linue les porgatiés qui sont admimistrés tous les sept où buit jours. et des potages. Il ne se manifeste aucun changement notable dans son élat jus . Le 2 novembre , le malade conuuence à marcher ss0s appui ; Les jours suivaas, ||qu'au 27 décembre ; à cette époque la toux devient plus fréquente; le fièvre s'alilse lève e1 se in de temps en temps dans la salle. On commence l'usage |lume ; la respiration devient extrémement géné; V'appetit se perd. On Île fait des d'iuches sulfureuses, passer dans la division des maladies aiguës.
On continue la mème médication jusqu'au {2 janvier 1834, jour de sa sortie. || Le 28, toux grasse éxtrémement fréquente; expectoration nulle , râle trachéal ; À celte époque , les mouremens du membre inférieur sont assez libres : le malade dyspaée intense, La peau est chaude; la face animée, pouls à 450 pulsations; 54 in. pot courir, Quant à ceux du membre supérieur , ils sont ua peu plus bornés; les |Ispirations par minute. Les lévres fendillées sont le siége d'one exhalation doigts restent toujours contractés ; les mouvemens sout lents; le malade a de la s-r0 sanguinolente ; La langue est rouge; à l'intérieur de la bouche on aperçoit peine à saisir un corps; mais il peut porter son hras sur La tête, et Jui imprimer || quelques sphtes ; du reste pas de vom ssemens ni de diarrhée; ventre souple et loutc sorte de mouvemens, indolent. La percussion du thorax donne en arrière un son clair; la iration est courte, l'inspiration peu vésiculeuse. Un gros râle muqueux, que l'oreille perçoit, masque tous les autres bruits; chaque mouvement inipiratoire est accompagoë de dilatation des ailes du nez, On supprime les alimens et on donne des baissons pertorales.
Ces symmèmes offrent le 30 et le 31 ne legère rémission; mais les jours stivans ils redeviennent de plus en plus intenses , et le malsde succomba dans un accès de dyspnée , le 6 janvier , saas offrir Le plus léger mouvement convulsif,
L'hémorrhagie cérébrale est nne maladie extrémement rare chez les enfans, À peine en trouve--on huit à neuf cas déposés dans les annales de la science. M. Rochonx dans ses recherches sur l'apoplesie, et M. Andral dans son Traité d'anatomie pathologique , en ont présenté le résumé. M. Guersent , dans ses vingt années de pratique, soit en ville , soit à l’hôpital des Enfans-Malades, n'en a recueslli que deux observations, Il imporie de distinguer l'hémorrbagie des centres nerveux , de cette affection que M. Serres a décrite sous le nom d'apoplexie méningée ; et qui selon nous n'est qu'une variété de la méningite aigué, Cette dernière maladie n'est pas trés-rare chez les enfans.
our notre compte, nous l'avons observée deux fois dans le cours de cette année. Quoi qu'il en soit, les phénomènes pathologiques bornés à un seul côté du corps, que nous à jrrésentés ce malade, se rattachent d'une manière non douteuse à une hémorrhagie de l'hémisphère droit du cerveau, L'invasion subite, instantanée de la paralysie, qui acquiert dès le début son plus baut degré d'intensité, qui reste station-
mécaorsie 22 uetvars Arms La MOuT.
Habitude extérieure. — Tissu cellulaire adipeux de la face et du tronc assez développé ; membres griles avec courbure des os.
Téte. Le crâne a un volume cousidérable, 21 pouces de l'os froatalà l'occipital, et 22 et demi depuis le dessous du menton jusqu à l'union de: pariétaux. On sent à travers les tégumens les fontanelles non ossibres et très-lsrges. La calotte crânienne enlerée au moyen d'un trait de scie mené cirrulsirement, et ladure-mèreincisée, on voit que la grande cavité de l'arschnoide ne contient pas de liquide ; il n'enexiste *pas von plus dans le tissu cellulaire sous-2rachnoidien, Les méninges sont saines et u'adhèrent point à la surface des circonvolutions qui sont peu ssillantes, mais encore asvez distinctes ; la substance grise a son aspcet normal, elle a environ deux
: : RAR te d' :: ligues d'épaisseur ; elle n'est ni ramollie, ni indurée. La substance blanche est naire pendant quelques mois , et décroit ensuite d'une manière lente et égilement saine sous le rapport de sa consistance et de sa couleur, mais 305 épais
progressive , ne laisse aucun doute sur la nature de cette affection, La || ur est notablement diminate , sartout en arrière où el: forme une couche d'une marche de la maladie n'a pas été celle du ramollissement cérébral , que lligae environ ; les veatricales sont énormément distendus par un liquide parfaiteles antécédens pouvaient faire soupçonner, Quant à l'existence de tu- |aent limpide dont la quantité peut être évaluée à trois-quarts de litre environ; le
bercules dans le cerveau , que nous rencontrons si souvent à l'hôpital ||corps calleux et les parties centrales ont conservé toute leue fermeté; la cou-
: #5 che de substance blanche qui revêt les véntricules a acquis une consistance supé- me , rien ne sut à ge à les sotpçonner chez cet en- re à celle des pesties Sut-Joetes SO Hoe T E ic. 2 ant ; qui n'a Offert aucun signe de la diathèse tubereuleuse, Aussi , quelques personnes présentes à La nécropaie pensent - elles que c'est l'arachnoide épaissie et ayant perdu sa transporence; mais en l'incisant arec soin, MYDROCÉPHALE CHRONIQUE; PAEUMONIE INTE CURRENT, MORT, — Tünrncoses [lon peut reconnaitre plusieurs couches, et au moyen de la dissæction la plus alien - NU CERVEAU, DD GERVELET ET DU POUMON ; DILAT4710x GONSinéaance pes||lire, On ne peul parvenir à détacher un feuillet séreux, Le corps strié, la couche VEATRICULES QUI CONTIENMENT TROIS QUANTS DE LITRE DE SéeogTé Lau- |loptique et la corne d'ammon ne sont paint atrophiés; l'ouverture de communica- PIDE, Lion du rentrieule moyen avec les ventricules latés aux est 15507 large pour permettre l'introduction du doigt auriculaire ; le s plum lucidam est intact, et le cnquiène Oxs. V. — Eugène Thiellant, âgé de 19 mois, fut apporté Le 6 décembre à lrentricule à peine marqué; les commissures sont saines ; le conduit de Sylrius est l'Hôpital-des-Eufans, atteint d'une hydrocéphale chronique. Voici les renseigne. ||Lrès-large ; rien dans le quatrième veutricule , son ouverture pourrait recevoir le mens qui nous furent fournis par sa mère : petit doigt ; les deux hémisphères cérébraux sont d'un volume égal; le gauche Cet enfant est né à terme. À] était bien confuimé au moment de la naissance, présente en arrière el au niveau de l'angle que forme La face cérébrale avec La tente L'accouchement ne fut ni lonz ni laborieux. Le travail de l'enfantement ne dura [ldu cerrelet, un tubereule volumineux adhérent à la dure-mère dont où ne peut le que trois beures. La tète de l'enfant avail uv volume ordinaire, el trois mois après [détacher , et à la substance cérébrale correspondante. | | sa naissance il portait encore les bonnets du premier âge. 11 fut élevé au biberon ILest du volume d'une grosse amande ; la substance cérébrale environnante papendant trois mois et denu. À cette époque il fut confié à one nourrice qui habi- ||rait légèrement ramollie ; autour de cc tubercule, il en existe 7 à 8 autres gros tait Movilmontant , et qui Le avurrit de son lait jusqu'à l'âge d'un an. H fut vac. [lromme des pois, dout quelques-uas sont ramollis au centre ; à La artié interne du ciné à l'âge de six mois ; il porte encore aujourd hui des traces évidentes de vac. [lobe moyen, on observe deux autres lubereules gros comme des fèves ; le lobe ancinc, Sauf une légère diarrhée à l'époque de la dentition, cet enfant n’a jamais |ltérieur en présente un du même volume, situé en avant een dehors; autour de éprouvé d'indisposition sérieuse jusqu'a l'âge de treize mois, À cette épaqneil con Î|res productions morbides, la substance cérébrale est saine; cinq à six autres tubertracte la rougeole ; la maladie parcours sa marche d'une manière assez régulière, |lcules de grosseur variable existent Le long du bord interne du même lémisphère ; mis quelques jours après l'éruption, il fut pris de mouvemens convulsifs qui affee- |[le lobe antérieur de l'hémisphère deait ne présente aucun tubercule; il en existe térenl principalement les As 5 des yeux , et se motrèrent neuf à dix fois dans [lon de la grosscur d'une aveline dans le lobe moyen; et deux où trois autres las l'intervalle de quelques jaurs, Du reste , le malade ne présvota jamais de rigidité [petits dans le lobe postéricur ; la couche optique et le corps stné du côté nt permanente des membres , ni d'écume à la bouche, La toux qui avait précédé et [Icontienvent chacen un tubercuke ; la mème disposition # remontre à gansche. accompagné la rougeole persistait, Le cesvelet a un volume normal, À sa partie supémeure, sur la ligne médiane, Ua mois environ après l'invasion de l'affection rubéolique , la tte commengs à |lexiste un tubercule gros comme une fève. On en observe un autre de la grosseur augmenter de volume, L'enfant qui, avant cette maladie, commençait à faire || d'une nossette à la partie supérieure du lobe droit ; le bord et la partie inférieure quelques pas, cessa dé marcher, Il était tourmenté par des accès de fièvre irrôgu- || da mème lobe en présentent chacun un do +olume d'une amande ; on les aperçoit hers. On attribua Les sccidens qu'il présentait à la présence des vers; on lui ad- ||Lous à la superficie de l'organe ; dans le lobe gauche en existe un antre du volume ministra quelques suthelmintiques qui ne furent jamais suivis de l'expulsion d'au. | d'oue noix, ramolli su centre; la moelle slongée . le port de *aroke, sont sains cun entozoale. À dix-sept mois la tite avait acquis un tel volume que le malade [ainsi que la moelle épinitre ; les perfs optiques ainss que les autres nerfs cncéne pouvait plus se maintenir sur son séant ; La vue qui avait para s'affaiblir pro-||phaliques sont à l'état normal. 2.0 gresivement, fat alors complétement perdue, Les mêmes accideus ont persisté || Poitrine. Lesdeux poumonssont farcis de tulxecules miliaires. On robserveég rjusqu'à l'époque où le malade a élé soumis à notre observation. lement quelques masses tuherculeuses el trois à Te petites cavernes pouvant lo- La mère, dgée de 27 ans, n'a cu que ct enfant Elle csi d'une constitation [ges un pois. Le lobe supérieur gauche adhère à la plèvre costale par de fansses médiocrement forte; elle n'a jamais eu de maladie grave, n'est attente d'aucune membranes épaisses , très-lien organisées; ce lobe est inûltré de matière tubercuélection nerveus:, et n'est pas sujelle à tousser, Le père dgé d'une trentaine |lense ; il est induré, grisitre et tont-à-fail imperméable à l'air Le lobe iafémeur d'années est sujet aux congestions cérébrales. droitest splénisé ; son liseu ést très-frisble; ls ganglions bronchiques sont trans- Eraminé le 8 décembre , cet enfant nous offrit l'état suivant : cheveux bruns, |[formés en masses tubereubeugrs ; le cœur ct le pu ricarde sont saius; le trou de ha- Jeux noirs, pesn brune, système pilcux assez développé. La face présente beau- ||tal et le eaaal artériel sont oblitérés. a ï coup d'embonpoint , be ventre est très-rolusnineux , et contraste avec la maigreur || Abdomen. L'estomac est sain; les parois inlestinales sont atrophiées ; 1n mu. des extrémités inférieures dont les articulations sont très-tuméfiées, La dentition [|queuse est pâle ; Les ganglions mésentériques ne préseatent pas de tubercules, Les est peu avancée, six dents seulement. Décubitus dorsal, immobhilité complète ; |lautres viscères contenus dans la cavité abdominale n'offrent rica d'anormal. le malade conserve presque constamment l'attitude qu'on lui donne, La tte a un | , . volume ésorme. (Voir plus has les dimensions du crâne.) Les fontanells me sont || Les détails dans lesquels nous sommes entrés dans la relation de ce point ossiGées ; la vwe est completement perdue ; les yeux ne sont nullement sen-||f3i1 nous dispensent de longues réflexions, Nous ferons seulement re-
sibbes à l'action de la lumière, ils sont loujours Gses. Le malade o'articule aucun u être dans ce cas le point de dér'art son ; il ne pousse jamais aucun cri, se sommet sans mat dire à l'examen de plusmi- [/AATQUEr que la rougeole nous a par po I
nutieux. La colonne vertébrale ne présente pas de déviation; les extrémités in- |de l'affection tuberculeuse et de l'hydrocéphale chronique. A T'hôpntal férieures sont paralysées de mouvement; la sensibilité y est très obtuse ; les mem. des Enfaus , où presque les deux tiers des malades opyartnant aux
classes les plus malheurenses de Paris, meurent victimes de la première de ces deux affections , nous avons eu de fréquentes gecasions d'obser-| ver l'influence fâcheuse qu'exerce la rougeole sur le développement et] sur la marche des tubercules. Plusieurs cas analogues ont été également consignés dans les annales de la science. On a vu quelquefois aussi l'hydrocéphale chronique se montrer consécutivement à cet exanthème fébrile. Robert Wibu cite un cas tout-à-fait analogue : l'hydrocéphale datait des suites d'une rougeole essuyée dix mois auparavant, Quant aux moyens thérapeutiques , ils eussent été tout-à-fait impuissans. Les frictions mercurielles conseillées par Underwood, et qui ont
roma M. Jadelot chez un enfant de &s PRES Pa modifier La 1 Erence avec la surface des circonvolutions ; elles conserrent leur transparence être l'épanchement des ventricules ; mais que pouvaient-elles contre 168 | 55emale, La substance centrale est pâle ; ss consistance est naturelle, roduits morbides dont le cerveau était le siège, et qui avaient envahil Poitrine et cou. — Le lorçox et les bronches sont pâles et contiennent autres organcses sentiels à la vie? lbesucoup de mucosités spumeuses sanguinolentes et puriformes. 1] n'existe aucune adhérence entre les plèvres costale et pulmonaire, Chaque cavité pleurale contient environ $ onces de sérosité citrine. Le lobe supérieuc du poumon droit est complétement hépatisé, et présente à son intéricor un certain nowbre de granulations grises demi-transparentes. Le lobe moyen est à l'état d'hépatisation grise ; un suintement purulent a lieu par la pression, Le lobe inférieur présenté un engoucment séro-sanguinolent. Le lobe supérieur du poumon | gauche est erépitant ; le lobe inférieur est bépatisé dans ses trois quarts postérieurs, et offre une masse teberculeuse an centre, du volume d'une noix. Les ganglions bronchiques , d'un gris rougrätre à l'extérieur, offrent au centre une multitude de petits points noirs ; ik sont notablement hypertrophits. Le volume du cœur est normal; ses orifices sont libres; ses cavités contiennent deux petits caillots fibrineux, Le péricarde contient environ une once de sérosité limpide.
ipilles; ces symptômes persistent-quelques beures, à la suite desquelles il survient pt pebes dans Rouet le malade s'étcint.
NÉCROPSIE 22 RRCRES APRÈS LA MORT.
Habitude extérieure, — Amaigrisement considérable , pâleur générale des té-
mens ; pas de rigidité cadavérique ; infiltration très-prononcée autour des mal-
okes, nulle aux parties externes de la génération; cuisses molles et Aasques ; affaissement du rentre.
Téte.—Côngestion veineuse des meninges et de Là périphérie du cervesu, L'arachnoïde de la convexité est soulevée par une grande quantité de sérosité, Cha-
ve ventricule latéral en contient environ trois cuillerées, Il en existe environ deux auces à la base du crène. Du reste les meninges n'ont contracté aucune adhé-
MALADIE DE RRIGUT.
Sous l'influence de la constitution humide qui a régné pendant ce trimestre , nous avons observé un assez grand nombre d’anasarques. Les unes étaient idiopathiques, les autres symplomatiques. Tantôl elles étaient primitives , tantôt consécutives à des exanthèmes fébriles et à la scarlatine en particulier. Dans quelques cas, aucune lésion organique appréciable ne nous à De être le point de départ de l'infiltra-| tion du tissu cellulaire et de l'épanchement dans les grandes cavités.
Nous n'avons pu constater autre chose qu'un trouble de la perspiration . 4 . . ; RARE
: “ j : : , Abdomen, La ésvité do périlone contient environ un litre de sérosité crtrine. cutanée survenu chez des individus Jong-temps soumis à | influence de | Le grand épiploon est considérablement infiltré ; il se présente sous la forme d'une l'humidité, Le phénomène pathologique observé chez ces malades tait | gelée transpareute qui recouvre les circonvolutions intestinales, Le tissu cellulaire tout-à-fait analogue à ce qui se passe chez les animaux qui paissent dans coatena dans le bassin et dans plusieurs autres points de la cavité abdominale, des pâturages humides, et chez lesquels l'hydropisie s'est montrée | présente la mème infiltration. Les ganglions méseatériques Sont sains. Le tissu d'une man ère épidémi Dans aucun cas , l'œdème général ou par- cellulaire sous-péritonéal des parois intestinales est également œdématié,
À P dé TT d' Lion à 2 foi del par-} L'estomac présente des rides nombreuses à sa surface intérne; sa muqueuse est tiel ne nous à pari épendre une lésion du foie Où de T OrpanE Cen- ll era rosé: elle est amincie et de faible consistance, La muqueuse de l'intestral de la cirrulation. Ces aliérations s'observent assez rarement chez! ii; grêle est généralement pâle , topissée par des matières liquides jaunâtres: elle les enfans. Chez trois sujets atteints d'hydropisie générale, nous avons! présente vers la fin de l'iléon quelques plaques grisâtres , réticulées, peu saillanconstaté la présence de l'albumine dans les urines. Deux d'entre euxftes Ë des asser nt … Ener eng l'intestin af sde ap qui pré-
é + i + " sente ues arnorisalions nes. La MuquOuRE OÙ Co olire ca SEL ACTE, età l'auto sn nues: ÉYRRS RUN S deue shtéraion des | et là tee malins de petits points noirs pe ne font aucune saillie et semble nt reins, qui à été signalée il ÿ à quelques années ar Bright, et qui a étél ae les orifices de follicales. La consistance de la muqueuse intestinale paraît un récemment l'objet des recherches de MM. Christison et Gr gory d'É-} peu diminuée ; mais elle fournit encore des lambeaux de quelques ligues. dimbourg. Celle maladie avait été exclusivement observée chez les Le foie et la rate ne présentent rien de remarquable. séhes ct les vieillards. On croyait que l'enfsnce £a à l'abri de 0) ER nee oe ser en don jee lou ce
: 0 P . t + semere avec p l'E ; ur atCr La Jaume Dr atirimRes j mUES les —— P los eg de " els " Blackall , et surtout ho ftre çà et à une multitude de petits points blancs comme des pointes d'épingles. de Hamilton, qui a observé et décrit une épidémie de scarlatine SANVIEE En incisant les reins suivant leur longneur , la substance corlicale présenie la d'hydropisie chez les enfans, pendant l'automne de 1832, ont dissipé} même teinte jauve et Le même ssblé blanchätre, Les calices sont bien disticets. tous nos doutes à cet égard. Les faits que nous avons recueillis viennent | confirmer les recherches de ces observateurs. Aussi, les rapportons-|
Les douleurs de ventre ot les vomissemens qui marquérent le debut nous avec quelques détails.
de la maladie et précédèrent de pe Pres jours l'apparition de l'hydra- Episie, nous ont paru dépendre de la lésion des reins. Il était impossible nTnOrINE GÉNÉRALE, — URIXÉS ALbUMINEUSES, — mont av novr ne peux | de les rattacher à une phlegmasie du tube digestif; car à l'épaque où
MOLS FAN MYONOCÉPHALE AÏGUE.— ALTÉRATION DES DEUX REINS.— ruuERcULES | nous observâmes le malade pour la première fois, l'épigastre était tout-
PULMOXAIRES, {a-fait indolent, et il n'existait pas de diarrhée. Des purgatifs furent même administrés à différentes reprises sans déterminer aucun accident du côté des voies digestives. Les évacuans associés aux diurétiques avaient élé suivis d'une légère diminution de l'anasarque quand la rougeole survint , et aggrava singuliérement la position de ce malade, en favorisant le développement d'une pneumonie et hâtant peut-être la marche de l'affection tuberculeuse, Ayrès deux mois de durée, l'anasarque diminuait ; mais la phlegmasie des poumons restait stationnaire. Cependant cet enfant paraissait devoir prolonger encore de quelques | jours sa pénible existence , quand la sérosité, qui paraissait avoir abao- |donné le tissu cellulaire sous-cutané, s'épancha dans la cavité de l'arachnoïde et entraïna rapidement le malade au tombeau. A l'ouverture, outre les altérations des méninges et des poumons, nous constatämes dans les reins cette lésion que les médecins anglais ont vu coïocider avec l'hydropisie et la présence de l'albumine dans les urines.
Ons. VL. — Duval, âgé de & ans, présentant tous les traits du tempérament Eymphatique, et né d’un père mort d'hydropisie à l'âge de 86 ans, est pris su commencement du mois d'août de douleurs de ventre et de vomissemens, Sclon le rapport de sa mère, ces symplômes dimiouent au bout de quelques jours , ct font place à un œdème qui commenre par les membres inférieurs, et gagne successive- | ment l'abdomen , les membres supérieurs et la face. Du reste, la mère affirme que son enfant w'a pas eu ; avant l'apparition de l'anassrque, d'examthème fébrile, qu'il n'a été exposé à ua refroidissement subit , et qu'il ne s'est jamais plaint de palpitations. Le malade, dont l'intelligence est très-cbiuse, ne nous fournit aueun renseignement rur son lat antécédent.
Le 40 août , jour de son entrée à l'hôpital, l'œdème est général, les paupières sont très-infGltrées , le côté droit de La face sur leuel le décubitns a liru est plus œdématié que le côté opposé; Fabdomen offre une fuctustion évidente; les cuisses comervent l'impression des doigts; le scrotum et la verge sont énormément tumébés : le pouls donne 400 pulsations par minute; il est petit et régulier; le cœur w'offre rien d'anormal; la respiration est pure; le ventre est indotent ; les voies digestives paraissent ea bon état, On lui administre des boissons diurétiques , et | deux purgatifs à quelques jours d'intervalle ; l'anasarque diminue, Au bout de quel.
jours , ce malade contracte ls rougeole; celle affection parcourt sa marche l'une manière fort régulière, mais elle est accompagnée el suivie d'une bronchite très intense, Des boissons aconcissantes , quelques sangsues sur la poitrine à wè- ! nent du soulagement; ls mère cède oux instances de son Üls, qui désire quitter Ous. VII. — Vernicr, âgé de 7 aus, de constitution grêle, à chairs molles, Fhôpital , et le ramène chez elle dans kes premiers jours de septembre. Le 25 du| flasques ; d'on tempérament lymphatique ; catie l'hôpital vers le commencement même mois, il rentre avec son hyéropisie , à laquelle s'est ajoutée une ivflamma- || d'août, atteint de la rougeole. Cet exanthème parcourt a marche d'une manière lion du ponmon droit; ke malade a beaucoup maigri, il est en outre surreou une! assez régulière, et le malade est ret-ré de l'hôpital 0 boot de 40 jours, tous-art diarrhée qui a été provoquée et entretenue par des écarts de régime et par one || encore et ayant lo diarrhée, Ces accidens persistent chez lui et il s'y joint des vo- Mauvaise ahmentation, Les urines ne sont rendues qu'en trés-pelile quantilé, vlles|| missemens. Peu de jours après sa rortie, Vernicr est pris de scarlatinrs; rot exausont briqoctées et fournissent par la chaleur une assez grande quantité d'albumine. || thème ne présente rien de bica remarquable dans sa morcle; mais 8 où 10 jours On applique des sangsues sur le côté droit de la poitrine, pois un vésicatoire; on | après sa disparition les membres infericurs s'inflisent, Fœlème fi: des progrès, donne de simples boissons pectorales. L'apasarque persiste : la phlegmasie pelmo- [let bicntät l'hydropise devient générale. maire fait des progrès, Dans la journée du 7 octobre le malade est pris lont-à- 8 Le 4°" octobre, jour de sa rentrée à l'hôpital. Ja fare, les membres supérieurs couy de convulsions générales et de strabisme avec dilatation considéroble deslet inférieurs, et les parties externes de La graération, sont consilérableun at
ANASARQUE $CITE DE SCARLATINE, == URINES ALSUMIFEUSES., PLEURÉSIE INTEM- MITTENTE, = ALTÉRATION DES REINS, — ÉPANCUEMENT PURULENT DE LA VLi- VRE GAUCHE, = T4 RRIQULES FCLMOXAINES.
infiltrés; le ventre est tendu, douloureux à là rar ü offre une foctuation évidente ; le pouls est petit , régulier ; La pean de chaleur naturelle; les urines ne sont rendues qu'en très-pelite quantité; la diarrhée qui existait depuis asser long-temps à cessé depuis quelques jours; les voies digestives paraissent en bon état. On administre la décoction de cahinça à la dose d'un deau gros pour 6 onces d'esu, et on permet du bouillon.
Le 4, on double la dose du cahinça et on augmente le véhicule de deux onces, La diarrhée revient ; le malade éprouve des nausées et des vomissemens ; la sécrétion urinaire n'a pas sabhi la moindre modification sous l'influence de ce médica-
-ment ; les urines sont depuis l'entrée du malade d'un rouge vif, soumises à l'action de la chaleur, elles fouraissent une certaine quantité d'albumine qui s'élève à la surface sous forme de mousse; le malade n'en rend que deux ou trois onces dans les 24 heures; du reste, la région lombaire ne parait pas plus douloureuse que le reste de l'abdomen, On suspend le cahinça et où le remplace par de simples boissons wtréés, :
Le 7, le malade est pris dans la journée de mouvemens convulsifs des venx et des membres, avec écume à La bouche; ces sccidens persistent pendant plusieurs heures; le soir les yenx sont fixes, mais le malade reconnait son père et répond à quelques questions. } { Potion éthériée, sinapisme aux meubres infér eurs, } Les jours suivans les convulsions ne raissent plus, les membres n’offrent ni soatraction , ni paralysie ; l'anasarque diminue sensiblemcat ; la diarrhée persiste.
Le 10, il se ee sans cause comme uue pleurésie suraigué; une sai
ces petits points blancs ue imperceptibles qu'on observe déns les, reins et de véritables ss 7e nous ferons Aster que , chez le sujet de l'observation précédente, il n'existait aucune trace de ce produit morbide dans les viscères contenus dans la cavité abdominale, Cr, toutes les fois que nous en avons trouvé dans les reins , il y en avait en même temps dans le fore, la rate et des ganglivns mésentériques. Tout récemment, nous avons vletreé dans L rein droit une masse tuberculeuse du volume d'une amande, et le sujet pendant la vie n'avait présenté aucun symptôme d'hydropisie. L'absence de ce af nomène pathologique nous avait dispensé de soumettre les urines à l'action des réactifs.
HYDMROPISIE GÉXÉRALE PRÉGÉHÉE ET ACCOMPAGNÉE HE DOULEURS LOMBAIRES AVEC
VOMISSEMENT ; URINES ALNUMINÉUSES ; EMPLOI DES ÉMINSIONS SANGUINES ET DES DIVRÉTIQUES ; GUÉRISON.
Ons. VII — Dumas ep âgé de 10 ans demeurant à Paris, rne Bell, fond, n° 30, entra à l'hôpital le 9 décembre, accusant cinq mois de maladie, Ce garcon, doué d'ane assez forte constitution , n'avait eu pendant son enfsnce ni gourme, ai à gnée |lophthalmie, ni engorgement glanduleux. Vacciné à l'age du #0 ans , il portait des da bras est pp ÿ le caillot est mou et non rerouvert de couenne, Plus tard||marques évidentes de vaccine, et n'avait eu ni rougvole, ni cotprelurbe , ni scarlaoù applique ua résicatoire sur le côté geuche de la poitrinr, qui est devenu le||line. Sa santé commença à se déranger vers la fin de juillet Ets A celle € siége d'un épanchement ; l'oxide blanc d'antimuine est également mis en usage. [lil fut pris sans cause connue de douleurs lombaires qui s'icradisient vers l'esto- Le malade dépérit de jour en jour ; la Bèvre offre tous les soirs une exacerbatian|lmac et provoquaicnt des nausées et des vornissemens, Elles s'accompagnaient avec augmentation de La toux; l'infiltration diminue et finit presque par disparaitre [quelquefois auss de dysurie. Ces sccidens qui ne furent jurunis continus et qui enüèrement, Vers La fin d'octobre, le malade succomba aux suites de l'af- [lrevenaient à des intervalles plus ou moins rapprochés, persistèrent pendant deux fection de poitrine dont il était atteint, le eahinça avait été repris plusieurs jours|[mois environ. À cette époque il survint de filtration autour des malléokes ; avant la mort , et avait déterminé les mémrs accidens qu'au commencement de la|l'œrdéme gagna successivement les jambes , les cuisses et les parties externes de Li maladie. énération; Le ventre ne tarda pas à oter de volume, et il devint le siége ‘an épsnchement considérable; la face vt les membres ge robes reslèrent intacts. On sdministra au malade des boissons diurétiques et des pilules composées qui contenaient une certaine quantité de scille et de digitale. Sous l'influence de cette médication , l'hydropisie disparut complétement au bout de trois semaines ; mais le malade ne fut pas entièrement rendu à la santé, IL continua à éprouver des douleurs lombaires et des vomissemens qui revensient , ilest vrai , à des intervalles assez éloigués. Vers La fn d'octobre les membres inférieurs s'infltrérent de nouveau. L'anasarque ft cette fois de rapides progrès , et on bout de quelques jours l'hydropisie était générale.
Le +0 novembre , à La visite du matin, le malade nous offrit l'état suivant : face énormément luméfiée; œdème considérable des paupières, qui ne permettent d'apercevoir le globe de l'œil; les membres supérieurs et infericurs sont éga- Lundématisés ; l'abdomen, très développé, olfre une fuctuation manifeste ; le scrotum, renfermé dans vu suspensoir qui le com rime de toutes parts , ne part = # point à l'infltration générale: Ja faccest rouge ctonsmée; la peau esk partout ailleurs pâle, sèche, tendue: ke pouls, petit, régulier, lat 404 fois par minute; l'auscoltation et lo percussions de La région précordule se fournissent que des igoes tifs; Le son est normal , il n'existe oi impulsion , ni bruit de soufflet , mi bruit de râpe ; la respiration est accélérée ; La toux est assez fréquente ; mais vie n'est suivie d'ancuoe expectoration ; l'ausculiation de la poitrine fait entendre du râle maqueux à droite et à gauche en avant; le volume du ventre em le malade de se mettre sur son séant ; la langne est large, humide ct couverte d'un enduit blanchätre; l'appétit n'est pas entièrement perdu ; ln roif est assez vive; du reste, pas de nausées ni de vomissemens ; il existe depuis quelques jours une diarrhée assez abondante; sept où huit évecuations liquides sont rendues dans les 24 heures. {Chiendeat nitré, deux pots, julep gommenx , boniliow. }
Le 11. Les urines ont été gardées avec soir; le malade en à rendn environ trois onces en 24 heures; elles sont troubles et présentent la conteur d'one forte dévoetion de quinquina: traitées par La vhaleur , elles fournisent une grande quantité d'albamine ; La diarrhée est moins abondante ; lé malade n'a en que trois évacualions ; 1 est probable qu'en allant à la garderobe , Ha rendu chaque fois une petite quantité d'urine dont on n'a pas tenu rompte; Le pouls bat 4120 fuis par minute: La respiration est à 40 ; la face resté animée, Où pratique une saigne du beas qui fournit un sang recouvert d'une couenne hlamehätre fort épaisse.
Le 13, la première ssgnée ayant été suivie d'un soulagement notable |, où eu ae une nouvelle qui ne fournit qne quelques gouttes de sang, et on contioue
emploi des boissons diurétiques, La face est mn pre moins volumineure : La resmur est moins généez on enlève le surpenenir qui comprime trop fortement
rties génitales, et qui à produit des extoristions dans Le pli de l'aine. Dès le ten in le scrotum et La verge ont acquis un volume énorme.
Le 45, le volume du rentre commence à dimrinner ; il pérmet au malade de se
mettre sur son séaut, Le palner ne fait reconnsitce dans l'abdomen l'existence d'ancane tumeur, Les armes sont rendues en plms grande quantité; elles sout moins foncées en couleur et contiennent toujours de l'albuminc, La diarrhée per siste ; elle est peu abondante, et ne s'accompagne pas de douleurs sbdemiaeles. {On abandonne la disrrhée à elle-même ; on continue l'usage des boissons nitsées et du bouillon.) .
Les jours suivans, l'état du malade offre peu de changement ; mais le 4%, la fuce ne préseme plus la plus Kgère trace d'inbltration ; l'œdème des membres dieminue ; ln peau est bien moins tendue que les jours précédens ; Le ventre est beau coup moins volumineux, Les parties Les plus intiltréos sont le serotum et la verge, {On remet le s ir.) Les urines sont très-claires; le malade eu rend ps = d'un demi-litre dans les vingt-quatre heures. :
Le 25, l'inGiration des membres supérieurs et inférieurs à entièrement disparu: celle du sérotum et de la verge est notablement diminuée, La baroi antérieure de l'abomen est molle et Îlasque; le ventre est souple el indolent: Les douleurs lombaires que le malade avait éprouvées par intervalles, pendant Les
miers jours de son séjour à l'hôpital, ne se sont pas fait sentir depasse plusieurs ons; les reines conlent abondamment ; l'appétit est assez vif ; la diarrhée à cessé : la circulation et la respiration n'offrent pas de trouble appréciable, (On donne ke quart de la partion.)
MÉCROPSIE.
— eue — Marasme ; Lu À here mr des membres ni da scrotum ; rigidité yshque ; pudeur le mens,
À ,—Vaisseaux des méninges et de la périphérie du cerveau médiocrement injectés ; arachnoïde transparente; glandes du pachñoni très-dével vers l'enion du tiers moyen et du Liers antéricur des deux bémisphères le ng de la grande scissure ; inbltration considérable du issu cellulaire s0as-arachnoidien ; 2 oùces de sérosité limpide à là base du crâne ; une cuillerée à café dans chaque ventricule latéral; substance cérébrale pâle, de consistance normale ; cervelet ct protubérance songlaire à l'état sain,
Cou et poitrine. Le largux , la trachée-artère et les bronches sont pâles et contæonent ane petite pes de mueosités spumeusrs. La plupart des ganglions bronchiques sont t leux, sartout à gauche. Le poumen droit est libre d adhérences; ses lobes supérieur et moyen sont crépitans, el ne contiennent aucun tubercale. Le lobe mféneur est fortement dé dans ses trois quarts postéricors; sou tissu est friable et se déchire avec La plus grande facilité. La ravité pleurale gauche content dans ses deux tiers inférieurs un épanchement de ma- Lière blanchâtre ayant la consistance d'un pas phlegmoneux. La plèvre, dans sa partie costale «t disphragmatique , est Lapissée de flocons albumineux adhérens à sa surface. Le lobe supérieur a contracté avec Les parois thoraciques des adhe. rences qui sont évidement d'ancienne dote, La plèvre qui recouvre les deux tiers supérieurs de ce lobe, a une consistance semi-cartilaginense et une épaisseor d'une ligne et demie. Le lobe inférieur est diminué de volume et presque imper méable à l'air; if est refaule par l'épanchement sur La colonne vertébrale, Un épanchement analogue à celui de la cavité pleurale existe entre les Johes du poumon, où il est exactement circonserit par d'anciennes fausses membranes, et se présente sous la forme d'un abcès, De nombreux tuberrules existent dans les deux lobes du côté gauche, Le péricarde contient ve cuillerée environ de nérosité Hmpide. Le cœur est normal sous le rapport de son volume et des djmensions de ses cavités; ses orifices sont libres, Les gros vaisseaux ne présentent arcuve altération.
Abdomen. La cavité péritouésle çonticat an litre environ de sérosité citrine. Hu'existe entre les circonvolutions intestinales aucune adhérence. La muqueuse gastrique offee çà et là quelques points ronges; sa consistance est normale, Teinte rosée Ce la muqueuse de l'intestin grêle, Follicules isolés et agrinés peu saillans. Pas d'ascarides lombricoëdes. Péleur générale et ramollissement de ls muguruse du gros intestin. Quelques ulcérations ver4 la fn du colon.
oi de volume ordinaire; cuuleur normale; tissu frisble, La rate contient quelques granulations tuberculeuses.
Les reins sont plus rolimineux que dams l'état normal, Cette augmentation de volume est plus marqée dans le rern droit; la surface externe présente de mombreuses arborisations ; Le tissn de cet TA pe a perdu sa fermeté ordinaire ; quelques petits points blancs apparaissent à la surface des parties incisées ; le ponclui est surtout marqué dans la substance corticale ; où n'observe ni à l'intérieur, ni à l'extér eur, ane teinté jaunâtre.
Chez ce malade l'altération des reins, quoique très-bien caractérisée, était beaucoup moins avancée que chez le sujet de l'observation précédente. Il est vrai que la maladie à eu une moins longue durée. Du reste, dans l'un et l'autre cas, la lésion des reins n'était pas isolée , et il existait des complications qui ont exercé une ficheuse influence sur la terminaison de la maladie, Ces complications ont été signalées par les médecins anglais, qui ont noté dans un assez grand nombre de cas la coexistence de la phthisie et de la maladie des reins. Cette coïncidence pourrait faire présumer que l'altération des reins est de nature taberculeuse ; mais outre qu'il existe unc très-grande différence entre
aurions désiré le ue encore nous assurer $ pas de récidive ; SE erciquars l'inflecnce du séjour de l'hôpital pour an enfant n'avait eu mi ni line, nous engageimes ses parens à le repren- ; les priant toutefois de le ramener s'il survenail de nouveaux us mois se sant is sa sortie et nous ne l'avons pas revu.
L1 ps = Le] = En = > mn = El = à à £.
E-] Le = Ca £.
Ca FA = ps FA $ La & La Fr 8, :
chez un autre malade récemment sorti de l'hôpital. Consranr, D.-M. P.
BIBLIOGRAPHIE
PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE DE PUYSiOLOGIE, par F. Macexpre , membre de l'Institut de France. — Toisième édition, corrigée, augmentée et ornée desix planches. 2 vol. in-8°. Méquignon-Marvis.
Les expériences et le nom de M. Magendie sont populaires en Europe. Nous n’aurions donc rien à apprendre à nos lecteurs en reproduisant l'analyse de son Précis de physiologie. Mais si les travaux de cet habile expérimentateur sont généralement connus , leur valeur scienti-
et leur influence sur les progrès de la physiologie sont lain encore d'être fixés, C'est à cette appréciation que nous allons consacrer cet ar-
ucle.
Lé caractère principal , et pour ainsi dire unique , des travaux phyiologiques de M. Moontle, doët d'être le produit exclusif de Fa rimentation. Tout ce qu'il a dit et professé est le résultat de cette méthude + il cherche lui-mème à l'établir dans la sr de sa physiologie Nous ferons remarquer à cet égard que M. Magendie n'a point coofondu comme plusieurs physiologistes de son école la methode ex-
‘ri avec l'expérimentation , deux choses fort différentes, et
leurnature et par leur portée, Il n'a eu en vue que l'expérimentation: c'estavec le secours & cette seule méthode qu'il a procédé en physiologie, u'il la regarde comme la meilleure base à donner à cette science. ñ est Las important de bien définir l'expériuentation, de montrersses attributions et ses limites, et de préciser en quoi elle diffère de la méthode expérimentale : car en déterminant la valeur de l'expérimentation iologique nous déterminerons en quelque sorte la valeur des travaux de M. Magendie, qui a, pour ainsi dre, créé cette méthode enla généralisant et en l'appliquant à toutes les parties de la science de l'homme.
La méthode expérimentale appliquée aux sciences est celle que Bacon à le premier formulée d’une manière précise , et qui consiste à n'établir de lois générales que d'après l'examen des faits , de tous les faits et de toutes les circonstances des faits, de quelque ordre et de quelque nature qu'ils. soient. L'expérimentation , improprement appelée par quelques-uns méthode expérimentale , borne ses recherches et ses résultats aux expériences , c'est-à-dire anx faits produits aruificiellement, et elle ne doit être désignée que sous le nom d'expérimentation. La me- PA PS R TR E
(4) Ganerre mémicaur , tom. IN , pag, 546.
des faits produits pars = mag
Y imentation avec l'observation dans toutes leurs variations de circonstances. L'expérimentation , au contraire, n’est qu'une partie de la méthode expérimentale, en ce qu'elle ne comprend qu’un seul ordre le faits, les faits artificiels provoqués par l'experimentateur. Ainsi, La méthode expérimentale est celle qui n'établit et n'admet de vérités ou lois générales dans les sciences qu'en s'appuyant sur tous les ordres de faits: faits naturels , faits accidentels, tels qu'ils se produisent dans la nature , et en mème temps sur les faits artificiels ou expériences, quand elles sont possibles. Il s'ensuit que l'expérimentation, ou la mé! des expériences , n'étant qu'une partie de LA méthode expérimentale , ge en constituer une méthode complète et absolue de recherches scientiiques , du moins en ce qui concerne les sciences naturelles et la pbysiologie humaine en particulier. Nous ne pouvons mieux comp cette définition philosophique qu'en indiquant d'une part lés différeos ordres de faits que la méthode expérimentale invoque et examine, lorsqu'elle cherche à établir une loi ou un principe physiologique, contrairement à l'expérimentation, qui ne s'appuie que sur un particulier de faits, souvent en contradiction avec d'autres faits qu'elle néglige. Je suppose, par exemple, que l'on veuille déterminer par l'ex mes seule les fonctions d'un organe et son importance pour l'entretien de la vie; l'expérimentatenr lésera ou anéantra l'organe et basera ses conclusions sur les résultats de ces deux ordres d'expériences. La méthode expérimentale, au cuntraire , commencera par observer l'organe dans son activité fonctionnelle, suivra toutes les phases de la fonct on; elle examinera ensuite ce que disent les faits athologiques Däai d ie spontanée, ou dé-
, deux sources où l'on trouve souvent résolus les problèmes qu'il est impossible de résoudre par l'observation ou l’expérimentation directes. À ces différens ordres de rensergnemens la méthode expérimentale ajoutera ceux fournis par l'expéri-
mentation quand elle sera era , et ce sera de la réunion de toutes
naît que d'un seul ordre, les expériences, nous disons queles faits naturels ou spontanés , les faits pathologiques , les monstruosités, les faits embriogéniques , les faits d'anatomie et de physiologie comparées , et enfin les faits artificiels, ou expériences prêtent tour à tour et st-
tale , basés sur la considération de ces différens ordres d'élémens.
L'expérimentation n’est donc qu'une partie de la méthode expérimentale : voilà une proposition que nous croyons avoir mise hors de doute. Mais quelle est la valeur de cette méthode appliquée exclusivement à la physiolngie? Les expériences physiologiques sont-elles su ubles de conduire à des résultats certains sans le concours de l'observation des faits naturels, pathologiques, embryogéniques et d'anatomie ou de physiologie comparées? Sil'expérimentation seule estinsuffisante en physiolo. gie, quelle est sa valeur relative ? La solution de la première de ces questions renfermera la solution des suivantes.
Les physiologistes qui attendent de grands résultats de l'expérimentation appliquée à La physivlogie, se basent sur ceux que la même méthode a produits dans les sciences physiques et chimiques. C'est à l'exsérimentation seule , disent-ils, que ces sciences doivent leurs véritables progrès; donc la physiologie ne s'élévera au niveau de ces sciences qu'en se servant de l'expérimentation. Sans rejeter d’une manière absolue ce raisonnement , qui pêche en plusieurs points, nous dirons :
1° Que l'expérimentation n'est pas la seule ni mème la principale cause du développement et de la certitude que les sciences physiques et chimtques ont atteints : elles doivent principalement ces résultats à la nature des faits qui les composent , faits permanens, fixes ; faits peu compliqués, dont tous les élémens sont appréciables au moins pour le plus grand nownbre ; faits accessibles et pouvant être observés où même reproduits dans tous les instans ; contrairement aux faits physiologiques si instantanés , si changeans, si divers, si compliqués, s1 obscurs dans leurs causes et leurs élémens de variation, et qui par dessus tout paraissent être le résultat de loi sspéciales ou au moins jusqu'ici indéterminées, a° Que l'expérimentation physique et chimique n'est si féconde en résultats, que parce qu'elle se confond avec l'observation des faits spontanés, et qu'elle n'est, pour ainsi dire , que leur reproduction.
3" Que l’expérimentation physiologique n’est presque jamais possible sur l'homme , mais seulement sur des animaux d'un ordre inférieur ,et
par conséquent d’une organisation qui ne permet pas de conclure de ces animaux à l'homme. Fes | de L 4 Que, même dans Îles expériences tentées jusqu'ici sur les animaux, on n'est parvepu la plupart du temps qu'à produire des faits spéciaux essentiellement différens des faits naturels, ce qui est loin de ressembler à l'expérimentation chimique , dans laquelle la synthèse est esque toujours L cfrnsties de l'analyse, et où toutes deux reprorm à volonté , et dans leurs diverses variations , les combinaisons chimiques de la nature. | | Voilà des différences capitales entre l'application de l'expérimenta- Mon aux sciences quite et chimiques et celle qu'on en peut faire aujourd'hui à la physiologie. Dire que ces différences sont «bsolues et à jamais persistantes, ce serait prétendre que l'ex périmentation physiologique est arrivée à son dernier degré de dévelopaement et qu'elle u'ira pas plus loin; or, rien ne serait moins fondé que cette assertion : nous le prouverons aisément en temps opportun. Mais à supposer que l'expérimentation physiologique eût surmonté ane partie des difficultés signalées plus haut , il ce lui sera jamais possible de procéder directement sur le corps humain ; car , arrivät-00 à pressentir toutes les conditions du développement embryogénique, de certaines monstruosités, de certaines altérations on destructions d'organes chez les animaux inférieurs, qu'il serait peu loisible à l'exjérimentateur de les effectuer chez l'homme, et par conséquent peu logique de conclure à son égard des expériences faites sur une organisation différente de la sienne, La science n’en est malheureusement pas encore là. Nous devons donc établir notre appréciation de gérée physiologique d'apres ses ressources actuelles. Or , quelles sont les ressources actuelles de l'expérimentation appliquée à la physiologie? | L’expérimentation, avons-nous dit, n'est si féconde en résultats pour la chimie que parce qu'elle est parvenue à reproduirz artificieileinent Les faits spontanés, ou combinaisons spontanées de la nature dans leurs diverses variations. C'est à cela qu'elle s'attache, c'est son unique but ; et là est en effet la première condition de l'utilité et de Ja vérité de ses enseignemens. La physiologie est loin encore d’être en possession de ces avantages. L'expérimentation physiologique ne reproduit le plus souvent , et d'une manière grossiere , qu’une fraction du fait naturel ; elle se place dans des conditions et dans des circonstances propres à elle, mais peu analogues aux circonstances où se trouve l'organisation pour produire le même résultat, Pourquoi cela ? Parce que l'expérimentateur physiologiste p'a ni la faculté de réduire , d'augmenter on de modifier d'une manière certaine les élémens du phénomène ou de la fonction qu'il met en activité, ni de déterminer à volonté les circonstances où les élémens de ce phénomine agiront. Le chüniste peut à son gré introduire dans son creuset tant de substances et tant de rties de la même substance ; il peut soumettre ces substances 4 tant de ur de chaleur, et l'opération à tant de durée; en un mot , il peut régler les élémens et les conditions de l'expérience ; tandis que le phydidlogisle, agissant sur le corps vivant, estforcé d'accepter des matériaux et des élémens indéterminés et souvent inconnus, et de subir uve foule de variations de conditions et de circonstances , de temps, de durce, de santé, de maladie, d'âge, de constitution, inhérentes à la vie, presque toujours inappréciables , quand elles ne sont pas tout-à-fait inconnues. Tant d'obscurité et si peu de rigueur dans l'opération entraînent infailliblement beaucoup d'incertitudes et de contradictions dans Jes résultats, En effet, la Sséas des expériences physiologiques , fuites dans des conditions identiques en apparence, conduisent à des conclusions souvent contradictoires, et en même temps contraires aux résultats que Ja nature produit elle-même , sans viulence ni précipitation, dans des circonstances considérées comme Cr ES Que conclure de ce qui récède , sinon que l'expérimentation physiologique seule est incapale, au moins dans ses ressonrees actuelles, de produire des résultats certains et absolus. 11 suflit, pour mettre la vérité de ces considérations théoriques hors de doute, de citer quelques-uns des résultats de l'expérimentation physiologique et de les comparer à ceux fournis par luhservation des ditférens ordres de Énts naturels. Une des expériences les plus célèbres de M. Magendie, est celle qui a différencié le siège du mouvement de la sensibilité dans les cordons antérieurs et postérieurs de la moelle épinière. M. Magendie coupe les racines postérieures des nerfs shinaux ou les cordons postérieurs de Ja moelle , et toute sensibilité s'éteint dans les parties ou ces nerfs se distribuent. 11 coupe au contraire les racines antérieures des mêmes nerfs ou les cordons antérieurs de la morlle,etle mouvement est aboli, tandis que la sensibilité persiste. Enfin la section simultanée des racines antérieures et postérieures entraîne la perte de la sensibilité et du mouvement, Les mêmes expériences, repétées un grand nombre de fois par M. Magendie, ont toujours donvé :e nième résultat. Cependant Bellin-
péri et Schæpf sont arrivés à des résultats différens : le premier coure es cordons postérienrs de la moelle et les racines postérieures des nerfs spinaux, etles mouvemens des muscles extenseurs sont abolis ; il coupe les cordons antérieurs et les racines correspondantes, et les mouvemens des muscles fléchisseurs sont abolis. Bellingéri en conclut que la sensibilité réside dans la substance grise centrale de la moelle. Toutefois, la simple division de cette substance n'entraine pas l'abolition de la sensibilité : il faut pour cela qu'elle soit détruite dans une certaine étendue , sa conliguité suffisant pour entretenir cette fonction. Schæpf coupe la moelle en travers et en totalité : paralysie des mouvemens ; consersation de la sensibilité. IL coupe séparément les cordons antérieurs : paralysie du mouvement, Il coupe les cordons postérieurs , même résultat. Le même expérimentateur coupe toute la moitié droite de la moelle: paralysie des deux côtés, avec persistance de la sensibilité. Enfin, il coupe toutes les racines antérieures et postérieures des nerfs qui vont à la cuisse , il reste encore un peu de sensibilité,
Ainsi, voilà truis expérimentateursque des expériences identiques en apparence ont conduits à des conclusions différentes. Que dit l'observa. uon pathologique ? qu'il y a une foule de faits dans lesquels La divisigp complète, l'interruption même, dans une étendue de plusieurs pouces , de la moelle épinière , n'a entraîné ni la perte du mouvement , ni une diminution de Ja sensibilité. Ces faits sont aussi authentiques que les expériences qu'ils cntrarient,
assons à d'autres ordres de faits. Qu'il s'agisse, par exemple , de décider, d'après l’expérimentation, l'importance de fs défécation pour l'entretien de la vie, et celle de la sécrétion de l'urine : nul doute que la ligature du rectum et l'enlèvement des reins ne soient suivis plus ou moins immédiatement de la mort. Et ccpendant il existe des cas où l'excrétion des matières fécales a été suspendue pendant des années en- Lières; et d'autres cas où , en l'absence Ps reins , les seins excrétaient un liquide analogue à l'urine.
Quelques physiologistes ayant voulu décider si c'est le sang fourni
r la veine porte ou par l'artère hépathique qui sert à la sécrétion bi-
faire, ont lié alternativement ces deux vaisseaux. Il en est résulté que
la sécrétion de la bile continue après la ligature de l'artère hé bi que, et cesse quand on lie la veine porte, d’où on a conclu que la veine porte seule fournissait les matériaux de sécrétion de la bile. Cependant Abernethy et Lawrence citent des cas de vices de conformation où la veine porte manquait totalement , et où cependant la sé. crétion biliaire s'exécutait.
Quant à la certitude des inductions tirées des expériences sur ccrtains animaux, appliquées à ceux d'un autre ordre , nous citerons les expériences sur Ja cinquième paire, er op M. Magendie, Si l'on coupe le nerf optique sur un animal vivant , la pupille devient immo- Lile et élargie ; il en est de mème sur les chiens et les chats quand on coupe la cinquième paire ; sur les lapins et les cochons d'Inde, au contraire , La purille se contracte par l'effet de la section de ce dernicr nerf,
Enñn, si nous voulions citer des faits de monstruosités et mem 6 üie qui sont directement en opposition avec les jte” éme que l'on a tirées ou que l'on sil tirer des expériences sur l’homme ou les animaux, nous rappellerions les cas nombreux d'acéphalie, d'absence de Ja moelle épinière et du cœur,ete., et nous prouverions ainsi que les conditions de vitalité et de forctionnalité que l'expérimentation serait tuenée à regarder comne absolues ou essentielles , ne sont évidemment que des conditions relatives et plus où moins susceptibles d'êtie sup-. pléées dans l'exercice de la vie, lorsqu'on s'en rapporte aux faits de monstruosité ou d'embryogénie qui sont aussi des expériences d'un autre ordre, mais non moins positives.
I s'ensuit donc que l'expérimentation , admise seule à la détermir a tion des lois physiologiques, est une méthode incomplète, impuissante, et susceptible de bei à l'erreur. Est-ce à dire pour cela qu'il faille dédaigner ses services? est-ce à dire qu'il faille conclure des contradictions où elle se trouve avec les autres ordres de faits, qu'elle n'est propre qu'a égarer celui qui s'y confie ? Non sans donte : c’est comme si l'on concluait de l'opposition des faits naturels avec ceux de l'exjéfimentation , que ceux-là sont inutiles, et que les sources d'où ils Émanent sont à négliger comme susceptibles d'engendrer l'erreur ou au moins l'incertitude perpétuelle. L'expérimentation , ct l'cbserration des faits naturels en physiologie, sont deux manières d'interroger la nature, qui se servent mutucllement de contrôle, parce qu'elles PR des faits où les mêmes élémens sont dans des proportions ex
conditions différentes. L'expérimentation est aussi nécessaire à l’observation des faits naturels , que cette dernière l'est à l'expérimentation. Conclure , par exemple, que la moelle épinière ne sert à rien dans la production de la sensibilité ou du mouvement , parce que quelques.
i itrigoureusement à conclure que l'expérimentation ph vo js ba a d'arriver seule à Ja ah is des lois de celte soience ; et la raison de ceue différence entre l'expérimemtation
bleus et l'espérimentation chimique, c'est, comme nous l'avons LA dit, que la premiére ne peut répéter les faits naturels, dans l'ignooù dle est de leurs élemens et des conditions où 1ls opèrent , et
qe la seconde, au contraire, tend tous les jeurs à multiplier les faits où
l'expérimentation physiologique à l'égard de presque tous Les faits de à isation : ignorance des € sn
deg, me doivent être placés pour reproduire les compositions natu-
relles, La chimie y parviendra en multipliant les expériences différen- Eu de nouveaux résultats dans l'association de
U pas directement, mas avec le secou: j patarels ; l'embryogénie, Les monstriosités , les maladies et l'anatomie comparée , lui offrent des expériences toutes faites. Tantôt cc sont Les mêmes élémens avec des conditions différentes de temps et de vitalité, tantôt les mêmes conditions et Les mêmes élémens , mais seulement crus tels en a nee, et différaut nécessairement en quelques points, puis-
ils A pe des résultats contraires ; enfin ce sont des expériences
autant plus précieuses qu'elles ne pourront jamais, du moins dans lerir
généralité, être reproduites chez l'homme par expérimentation directe
Après avoir démontré l'insuflisance de l'expérumentation EM gique et son état de suburdination forcée à l'observation des aits natue rels, il pourrait être eurieux de chercher à fixer le degré d'importance relative de ces différens ordres de fusts: dire, par exemple, lesqnels des faits d'expérimentation, des faits de monstrnosité d'embryogenie , de maladies où d'anatomie et de physiologie comparées, ou enfin des
faits iques naturels sont les plus utiles à explorer, et laquelle des méthodes qui les comprend est la plus capable de servie aux progrès de la science. Gette question ne pourrait se résondre qn'ansli-
; por l'examen de tous les points à éclairer; car, tantôt ce serait l'ex entation, tantôt l'observation des faits physiologiques, tantôt des faits pathologiques, et le plus souvent le concours de tous ces faits réunis , ca où les premiers resteraient muets, les secouds ient ; et où Les uns et les autres consultés séparément nedonneraient des résultats négatifs ou contradictoires, il serait sonvent possible de tirer de leur réunion une somme de lumières capable de conduire à une solution inaccessible par chaque ordre de faits particuliers, Leur réunion constitue une seule et même méthode , la méthode LE papers , ainsi que nous l'avons établi au commencement de cet article, et chaqne aliment de cétte méthode n'est pas plus capable de produire à lai seul des résultats éertains en physiologie, que la considération exclusive des causes, des symptômes dela marche, des altérations organiques et du i t des maladies ne suflit à leur détermination ripoureuse. Chaeus de ces élémens appartient à ua ordre de faits qui porte avec lui ighemens et ses Je c nécessaire de tous les autres. be la vrai phil ysologie de la olosie et de tontes les sciences en général. rericns Litiges pbysiologiede M. Magendie et aux appli-
la
sur ières, et chacun d'eux est le contrôle et le . sur le son; de M. SE Admirault sur le goût, de MM. Caie, de
| | . Mistcherhich sur la salive; et enfin des
cations qu'elle contient de l'expérimentation. Quellesquesoient les conséqueuces qu'il en ait tirées, ces applications n'en capstituent pas moins un ordre de faits puuveaux d'une tré de importance pour Le phynie logie. M. Magendie n'est pas Le RER ait imaginé les iences physiologiques ; mais il est le premier qui les ait appliquées aussi géné nt, qui en ait cbtenu tant et d'aussi baux résultats. Tout ce que nous avoss dit de l'expérimentation , comme méthode physiolagique, s'applique dunc aux travaux de cet habile expérimentateur , ‘et leur valeur philosophique se trouve ainsi exprimée par l'appréciation e nous avons faite de l'expérimentation com ax autres moyens
e détermination que la physiologie possède. Îl nous resterait à examiner analytiquemeut quelles sont celles des expériences de M, Magendie qui onteu un résultat absolu, c'est-à-dire qui sent parvenues reproduire quelques-uns des faits physiologiques naturels dans tous leurs élémens ditions de fonctionnalité; quels sont ceux qui constituent seule.
ment des faits accidentels ? Cette discussion ne serait traité de physiologie critique; car il n'est pas un point de cette science qui n'ait été l'abi des expé M, M ie, et il n'en est aucun surdequel il n'ait jeté de vives lumières. Nous sommes réduits à énoncer un jugement gécsral qui est la conséquence de celui que nous avons porte sur la méthode dout il s'est servi. Or, ses expériences considérées comme faits, et indépendamment des conclusions qu'il en a urées, doivent être regardées come A 2 riches matériaux de notre époque pour l'avancement de la physiologie ; envisagées au contraire comme bases de cette science, elles ne doivent être reçues qu'après avoir
pas mioins qu'un
elles de toutes les D. tentécs par différens anteurs, doit servir directement à la solution des problèmes qu'elle semblerait obscurcir
d'expenienres, et notamment celles que nous avons rtées concernant la moelle épivinière, sout en apparence contradictoires. Les adversaires de l'expérimentation , méconnaissant sa portée et son utilité , en ont conclu que c'était une méthode inutile , sinon su jble de conduire à l'erreur, Mais qu'est-ce que cette ition dans les résultats, sinun un avertissement À l'expérimentatenr , que là où il avait ceu opérer avec les mêmes élémens et dans les mêmes conditions, existaient des différences dont il n'eût pu s'apercevoir sans cette contrae diction même des résultats. Lachimie nermontre-t-elle pas à chaque instant des faits de la même nature ? Quelques degrés de plus on de moins de chaleur, un peu plus ou moins de temps dans la dirée du phénomène , ve changemt-ils pas la combinaison des mêmes élémens? Deux corps
ù ne se décomiposent pas à une température donnée, ne se combinentils pas en un corps nouveau, pour peu qu'on élève la tem re? Un peu plus où un peu moinsd'acide sur une base n’en fait-il pas un soussel, nn sel ou nn sur-sel? Quand la chimie ignorait ces conditions de variation phénoménale , aurait-elle dû conclure de deux expériences contradictoires au rejet de l'expérimentation® N’en est-elle pas là tous les jours ; et ne tiro-t-elle pas de Eà différence et de l'opposition de ses résultats la preuve que là où elle avait ru anne identité parfaite dans les élémens etles conditians de deux expé-iences ou de deux phénomènes, 1 ÿ avait manifestement des circonstances différentielles à noter et à rechercher? Loin de faire servir l'incertitude et la variabilité des résultats de l'expérimentation physiologique à diminuer son impor. tance, il fant donc ÿ voir une source d'enseignement de la plus grande
utilité, et qui se résolyent dans cette Nage philosophique: té ide placer l'organisation dans des conditions phénoménales di ; et moyen d'indiquer la présence de ces conditions Là où souvent l'obser-
vation des faits naturels n'en eût rien laissé apercevoir. Les développemens dans lesquels nous sommes entrés at sujet de
l'expérimentation ne nous rar guère de nons étendre p !sur la nouvelle édition de fa physiologie de M. Magendie. Ceite troisième édition à reçu des di ons dont nous ne signalerons
que les plus importantes; telles sont des recherches sur l'imbibition et l'évaporation des liquides compris dans les tissus vivanss up ré-. suné des travaux de M. Mille sur. les mouvemens de l'iris , de M, Sa- -Latour et Bennati sur la voix; de M. Lecann sur le sang; de ologistes modernes sur l'anatomie et la physiologie du fœtus. L'auteur y a joint de sou
110 GAZETTE MEBICALE
d'un privilége plus où moins loug, pourvu que le remède puisse partont se véndre ? Notre motif a done été an Sd de propriété à respecter ; d’ailléwrs le choix da demandeur n'est pas ici absolument libre; car plus la patente sera longue, et plus la taie sers forte.
M. Aurtox. Cette raison m'avait échappé et je l'acceple. Mais La cherté de La pa'ente cobipensra-1-elle le dommage apporté jar la non-concurrence dans le débit du remède ? ILest évident que plus Ék patente lui aura coûté, plus l'inventeur vendra cher soû remède; €t cn Séüuiive, c'est peuple qui paera. Et puis a k remède v'est rendu public qu'après la patente expirée, oc sera donc jusque là un remèslé sccret ?
M. Dounik. Nullemont ; il ne sers pas publié à la vérité par la voie des journoux ; mais sà description pourra être consultée, moyeonant vue légère taxe, par tous coux qui le désireront,
M. Desrontes. Je crois que-si le bon curé de Meudon assislait à ectte diseussion, il ne pourrait s'empécher de sourire. De tout ce fairas de remèdes secrets prôposés depuis un sièelé ou denx , que reste1-11? À voir ce que la médecine en à gardé, tous ces artiéles paraissent bâtis sut ue matière de bien pen d'importance Mais cufaÿérenx croire quil ÿ œura des remèdes nouveaux : il y a deux manières de les récompenser : demandes pour l'inventeur une résompense au gouvernewent, où donnes-loi an privilège, mais un privilége limité en raisan de ce que loi à coûté sa découverte, Et je vous ke demande, quels & grands efforts demande dane l'invention d'un remède nouveau ? Combien done l'éme tique , par exemple , a-t-1i coûté à ceux qui l'ont dévourert ? {(Mouvremens en sms drers
M, Lonwerr. Si l'on pouvait reprocher quelque chose à la conimrsston . ce 4e rait peut-être de trailer trop peu favorablement les inventeurs, A part ée que l'invention à coûté , il faut considérer aussi l'utilité dout elle peut être, ct je vous le demande , si l'inventenr du soffaté de kipine , ou lieu de publier son secret, avait vonln vous Le vendre, qui donc croirait le payer sufli amment par une patente de vingt ans? (Anx voix ! aux voix !}
propre fouds un tablean détaillé des liquides du corps humain , travail
ui n'avait point encore été fait avec autaot d'ordre et de précision ; La Laiodie du cerveau a été revue; les travaux modernes sur la phrénologie appréciés avec cette rigueur philosophique qui fait le caractère de la critique de M. Magendie; l'article sur la voix a été refait entièrement ; enfin nous noterons une nouvelle théorie des bruits du cœur que M. Magendie attribue exclusivement au choc de cet organe contre les sarois Lorsciques , théorie qu'il vient de développer dans un mémoire k à l'Académie des sciences.
Trois planches nouvelles enrichissent cette édition ; ce sont, comme l'auteur les appelle , trois portraits du cerveau ; l'une représentant le cerveau de Laplace , les deux autres deux cerveaux d'idiots. C'est une idée fort ingémeuse de s'être aidé de la gravure pour montrer aux yeux tout de suite ce que le langage seul peint mal à l'intelligence ; et ces portraits montrent seuls le rapport d'une plus ou moins grande masse cérébrale avec l'intelligence.
DEEE
RÉORGANISATION MÉDICALE
SUITE DE LA DISCUSSION DO MAPPORT DE L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE
séance nt 25 sawvign 1894. — Prévidence de M. Boulay