‹ Gazette médicale de ParisChapitre 353 sur 394 · NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR L'ONGLE ENTRE DANS LES CHAIRS · texte numérisé non relu

NOUVEAUX PROCÉDÉS POUR L'ONGLE ENTRE DANS LES CHAIRS

Cette affection , bien que se rattachant encore à l'art du pédicure , est si douloureuse cependant, que les premiers chirurgiens n’out pas cru déroger en cherchant de nouveaux moyens pour la combattre. Le Bulletin de Bordeaux fait wention de trois procédés qui méritent d'être rappelés , non comme tout-à-fait nouveaux ou possédant une supériorité bin marquée sur les autres, mais comme étendant et variant les res-

sources de l'art,

Le premier est de M. Troy, chirurgien-major au 44° de ligee. 11 semble avoir été mentionné et blämé à la fois par Fabrice d'Aquapendente, qui s'exprime de cette manière : Suwnt qui unguem caustico medicamente comburunt et ita adferunt ; quæ ratio non probatur, propterea quod causticum potest LR LÉ tendinem comburere et

angrenam excitare cum summo periculo. M, Troy n'attaque pas Anne l'ongle; il se borne à appliquer sur sa matrice de la caustique; l'ongle tombe et est remplacé par une substance calleuse semblable à celle qu'offrent des mains endurcies par de rudes travaux ; et la progression s'exécute ensuite avec une grande facilité. 11 assure que ce procédé lui a toujours réussi chez les jeunes soldats sur lesquels il l'a employé , et il nous en a fait voir un, ajoute le rédacteur, que de cette manière il avait parfaitement guéri.

M. Moulivié s’y prend autrement ; il suit à peu de chose près le procédé de Desault.

Ons.— Ua tisserand entre à l'hôpital Saint-André le 26 mai pour une affection de ce genre qui l'empéchait d'exercer sa profession. Des chairs fongueuses s'élevaient à La fave dorsale de la phalange congéniale ; l'ongle ea était entouré et à

“ne accessible à l'œil ; le malade éprouvait de vives douleurs, On appliqua d'a-

md quelques émollitns; puis de légères caulér sations avec le nitrate ‘argent eurent pour effet de mieux découvrir l'ongle en réprimant les chairs qui l'environnaient. Dès qu'il fut passible d'apercevoir l'intervalle qui le sépare de la pe de l'orteil, M. Moulinié y fit placer une petite boule de charpie roulée et i entre Les doigts. Tous les jours, on augmentait le volume de cette petite boule et

sons aucun qui, sans altérer la peau, ait Le propritié de ramollir les tuniques de l'artère, elle assertion , que nous voyons à regret dans les considérans du tribu nal d'Évreux , est une des choses absur:des qu'on trouve dans Le procès,

» Dès lors, peut-on dire à un médecin, parce qu'il a préféré les résolutifs à la compression, qu'il à reconnu la oubdie, mais qu'il u cherché à la dévsi. mauler ? C'était le contraire qu'il fallait dre ; car si dès l'abord il eût craployé la compression , ilest clair quil aurait reconnu la nature de la tumeur,

EI quel est l'hwimme à pénetration assez subtile pour aller découvrir dans le fur imténeur des pensées aussi olieuses ? et dans ke fait aiasi posé, quel est le coupable, qu'il est l'ignoraut 2? Est-cx celui qui temporise en LR 2 que la suppurition qui peut survenir, que la résoluiion qui prut encore s'opérer, ou que la dilatation croissante de La tumeur vienne ca démontrer le vrai caractère ? ou bien l'audacieux qui feud cette tumeur pour en reéotmaitre la nature ? Ne de. vait-1l pas savoie que celle incision entrainerait inéritsblement une Opération que l'art doi défend de faire en ce lieu, attendu que toutes les parties sout confondues

ar la compression prolongée des tissus, ainsi que par la condensation des cailots , et qu'il bas serait impossible de ne pas comprendre dans la ligature , et les veines , et les lymphatiques , et Le nerf mediau ?

» Ne devait-il pas savoir que c'est à la partie moyenne da bras qu'il faut alors faire la ligature ? Cent fois dans ce lieu elle a dté prati uée avec succès , soit en pareille circonstance , smit pour des accidens epeure plu graves.

s Cest L'opération alisarde pratiquée par Choap.e qui à causé les hémorrh3gies , la gingréne et mece-slié l'ampulotion du membre ; ét pourtant , telle est la Cscinasion de L4 justice, qu'elle accorde 10 ball d'inponité à l'auteur immédiat et bénévole de Lous ces maux , et que celui qui n'en est que la cause éloignée, in-

GAZETIE MÉDICALE

9a l'enfonçait un peu davanioge. Puis où eu ports d'autres sons les hords de

ongle déprimé et on les souleva lentement et graduellement ; en même temps. On affsissait Les chairs fongucuses par l'action du caustique. Jusque-là on n'avait fait que suivre la méthode de Fabrice d'Aquapendente relativement aa soulivement de l'ongle; sais au lieu d'en reteaocher la moindre partie, M. Moulinié recommande très-expresément de Le lisser croître de manière à ce qu'il puisse déborder les chairs autant que possible, afin de ne pas tendre à s'y enfoncer de nouveau. Le malade sortit guéri dans l'espace de moius d'un mois.

M. Dubroca a rappelé, à propos de cette observation , le procédé de M. Byessi de Lyon, entièrement dogmatique selon lui, et fondé sur les propriétés chimiques et vitales des tissus épidémiques et cornés.

n rad l'épaisseur de l'ongle avec un bistouri ou une lame de verre portée sur lc centre de l’ongle, depuis sa base jusqu'à son bord | libre, de manière qu'il plie sous le doigt à la moindre pression. Alors} on cautérise à diverses fois avec le nitrate d'argent la partie amincie ; or, les tissus cornés se crispent, se rétractent sons Fiabaenes de [a cautérisation, L'ongle brûlé à son centre se racornit donc, et les hords retirés vers le milieu par Je fait de re racornissement , abandonnent les sillons ulcérés où ils s'étaient logés. On prolonge la eautérisation autant qu'on le caoit nécessaire pour le succès de l'opération.

M. Byessi assure avoir obtenu de nombreux succès avec cette méthode, et M. Dubroca y croit, même sans l'avoir expérimentée. Nous somines fichés de ne pouvoir partager ceîte conviction. Quel est le but de M. Byessi? Sans aucun doute de rétrécir la largeur de l'ongle , non pas pour Le moment, mais pour long-temps, sinon pour toujours, Or , que fndraitil pour arriver à ce but ?'agir sur la matrice de l'ongle; car, si | cetle matrice conserve la même largeur , elle sécrétera un produit toujours aussi large, et la guérison n'aura duré que le temps nécessaire pour reproduire une portion d'ongle égale à sa portion rétrécie, Or , pour coite cure palliative, il est gs sûr et plus simple à la fois de retrancher Je bord mème de l'ongle qui est enfoncé sous les chairs ; et lorsque les accidens ne demandent pas absolument des opérations plus graves, c'est à celle-là qu'il nous parait pradent de s'en tenir.

DU SULFATE DL QUININE DANS LA PRTHISIE JUMINENTE, par le docteur Cnapnezy.

Déjà un très-grand nombre d'auteurs ont conseille l'emploi soit de quinquina , soit de sulfate de quinine , dans le traitement de la phthisie, et l'on sait l'inefficacité de ce moyen lorsque la phthisie est déclarée ; cependant les trois faits que rapporte ici M, Chabrelÿ démontrent que dans quelques cas où l'on a lieu de craindre qu'une fièvre continue avec exacerbation le soir, sueur abondante, maigreur et faiblesse excessive dépende de la présence de tubercules dans les poumons, on emploie avec beaucoup d'avantage une médication tonique très-énergique et spécialement les préparatives de quinquina. On ne doit pourtant pas oublier que des fièvres intermitientes avec paroxysmes le soir sont frcquemment prises pour des cas de fièvre hectique, et disparaissent trèsfacilement sous l'influence de quelques grains de sulfate de quinine.

MSTOINE D'UN CAS DE PÉRITNEUMONIE SOUS FORME PERNICIEUSE, par le docteur Cazentue,

Le fait suivant est assez remarquable pour que nous croyions devoir

volontaire, est acrablé par toutes les rigueurs de la loi: Dat venian corvis damnatque colnmbas. ou

» Tanocent sur tons ces points, M, Noroy serait-il coupable de négligence , de mauvaise volotlé , d'abandon de son malade? |

ri nous voyons par La pre

smnation.

w At faut bien encore attaquer ceîte question , cédure que c'est un des principaux motifs de cond :

» Eh quoi! quand il sait que depuis long-temps son malade, qu'il croyait gueri, est entre les mains d'ane sage-femme, d'on ofüvicr de suaté , M, Thouret sera tenu , obligé , requis ; quelles que soienL ses autres affaires , de se rendre à l'in vitation de Lhouippe , comme à l'ordre d'un président de chambre agissant en vertu d'un pouvoir discrétionnaire ! Depuis quand un tel refos peut-il étre incri. miné 2 et pourquoi le tribunal m'a-til pas aussi mis en cause le second médecin, qui me s'est pas plus rendu que M. Thouret à la sommation de l'officier de santé ?

» Les médecins que vous aïtendiez ne sont pas venus , pourrait-où dire à M. Chouippe ; pourquoi donc opérer ?

» Quel intérët si pressant, quel danger si instant y avait-il à attendre ? et de quel droit, vous, officier de santé , inbabile aux eux de la loi , encore plus qu'aux yeux de l'art , à opérer sans l'assistance d un docteur, vous étes-vons iimmiseé à pratiquer seul , sans conseil et sans aides , l'opération La plus délicate de la chirurgie , quand vous aviez à si re 4ke distance de vous des maitres de l'art , deschin rg ens celébres , de graads hôpitaux ?

” Vous vous croyez expert en pareille opération parce que, diteevous, vous Vavez pratiquée dix on doute fois dans votre chétive clientele, Malbeureux ! dix

eq

le présenter à nos lecteurs. Les observations de pneumonie intermittente avec phénomènes inflammatoires bien tranchés sont rares ; c’est un motif de faire connaître celles qui se présentent, afin de mettre hors de doute un point de pathologie jusqu'ici contesté, et d'éclairer le praticien sur la méthode qu'il doit adopter dans les cas où le moindre retard peut être si préjudiciable à son malade.

Oss.— Castagnet, serrurier, âgé de 22 ane, éprouve, dans la nuit du 27 aeril 1854 , une douleur fixé et aiguë au-dessous du tétons gauche ; elle gène la respiration et la rend plaintive et acrilérée, Dès le matio, 1l entre à Hhéqital [service de M. Dutromlh } et présente du côté des organes respiratoires les phénomènes cites ; de plus, crachats sanglans et visqueux ; râle crépilant Ga et sec dans létendue de 4 à 5 pouces en dchoes de la région précordiale ; anxiété extrême; pouls fréquent et plein ; eéphalalgie ; rongeur de la face, ete, {Saignée de 12 onces; looch ; infusion peetorale.} ous les accidens cess: nt dans la uit.

Le 23, plus de Gèvre, plus de râle crépitant . plus de point pleurétique, (On preseril un pédiluve sinap sé , au louch et une boisson éthique.)

Le 30, le malade est parfaitement bien; il se promène et mange avec appétit.

Le 4%" mai, à La visite du matin , nous trouvons Castagnet dans nn état de souffrance cruel; les viscères pectoraux offrent les phénoménes déjà cités dans l'attas y précedente ; il accuse une douleur intolerable sur le méme poiut qu'avant ; il

t qu'il étouffe ; son visage est couvert de sueur; les crachats sont très-rouges et moins visqueux. (Lorge vésicatoire sur Le côté douloureux ; potion avec 2 gros de pouilre de ; men et 40 grains de sulfate de quinine; boisson pectorale.}

Le soir, l'oppression est estrème, le danger imminent, M. le chef interne pee dis suapismes aux james et une potion conteusat 6 graius de tartre sui- He.

Le 5, tons les accidens ont disparu ; il ne reste qu'une loux rare qui case encore une légère douleur; le malade demande des slimens. Les jours suivans, il est tourmenté par un hoquet qui le Cuigue : à cela près, il est parfaitement rétabli; it séjourne encore à F'hdpital jusqu'au 40 et en sort alors très-biea portant.

La multiplicité des moyens employés pendant le s cond accès doit certainement inspirer quelques doutes sur celui d'entre eux auq'el on doit attribuer la guérison de la maladie, et conséqnemment sur la nature de cette dernière; cependant quand o0 considère l'intermission coibplete qui avait eu lieu à la suite des premiers accès, la faible dose du tartre subié qui avait été administrée et enfin la promptitude avec laquelle ont disparu tous les phénomènes morbides ; Al est presque impossible de reconnaître dans le cas que nous venons de parcounir un excmple d'une péripneumonie intermittente et pernicieuse ; surtout s1 vous remarquons que le second accès a été notablement plus prolongé ct plus grave que le premier.

DE QUELQUES INNOVATIONS RESOUVELÉES DES GNECS, à propos des dernières discussions élevées à l'Académie de médecine de Paris, sur la présentation du bras dans l'accouchement ; par M. Cnaxvau.

Ce titre, quelque peu singulier , ne tient pas même ce qu'il promet , car la seule innovation en fait d'accouchemens que l'auteur mentionne , n'a jamais éjé considérée comme telle. I s'agit du précepte de tenter la version par les pieds dans les cas de présentation du bras. M. Chandru a retrouvé ce préceple « daws un manuscrit précieux de M. Jean-Baptiste Damas, élève en chirurgie en l'année 1759, qui rapporte dans un volume de 425 pages , avec ses plus petits détails, un cours complet d'acrouchemens, entremèlé des maladies des femmes et des enlans, par Jean-Louis Perrr. » ]l serait trés-facile d’abord de faire remonter ce précepte à une date de beaucoup antérieure; mais une question biea

où douse fois , vous , cette opération ; tandis qu'une foule de praticiens blanchis dans la pratique de leur art , ne l'ont jamais rencontrée!

» Dix ou duure fuis , dites-vous ; combien dans ce nombre n'avez-vous pas pris de trombus pour des anévrismes! et combien comptez-vous de succès, si vous les avez tous opérés comme vous arez opéré le pauvre Guigne !..

n Parce que nous venons de dire , on voit quel cas on dit faire , danc le procès de M, Noroy , des dépositions des témoins , des preuves qu'on en a tirées et des considérans qui en ont été la conséquence.

» C'est, au reste , ]lusto.re de La plupart des procès de respousahilité inteutés aux médecins.

# Juges de La Cour de Rouen , vons condamnez Noroy pour son erreur prétendue, pour l'éxsuffisance des moyens qu'il s employés , pour sa négligrnee ! Juges sévères, lailes-vous payer au magistrat l'erreur de ses jugemens , à l'avocat l'insufisance de ses parokes , à tant d'administrateurs indolens la négligence dans leurs fonction: ? et cependant La société tout entière peot connaitre ces fautes ct . juger, Godis qu'il faut être médecin pour apprécier les choses médi- Clés.

uv Mais quoi, dira-t-on , n'y aura-t-il dance point de moçens d'altcindre dans les procès de ce genre l'ignorance , là maladresse , la présomption , le charlatanisave ; ci la société restera-t-elle désarmée , exposée aux erreurs de l’art et de ses ioistres ; bravée par Les susceptibilités médicales ?

» À cela je répondrai avec l'auteur des excellens articles sur le procès actuel , insérés dans la GazeTTe MÉDICALE :

a Dans tontes Les questions spéciales , vous appelez des experts ; an architecte est consulté pour coustater | s vices d'une consiruction ; des arbitres décident en

plus intéressante serait celle de l'authenticité et de la valeur du manuscrit. Malheurensement , sans chercher si J.-L. Petit a jamais fait des cours d'acconchemens , il n'est que trop certain qu'il n'a pu en faire en 1759; J.-L. l'etit est mort en 1750. À quel professeur du même nom faudrait-il rapporter ces leçons? serait-ce à Antoine Petit, docteurrégent de la Faculté de Paris, qui a en effet éerit quelque chose sur le mécanisme de l'aeccouchement? La question ne vaudrait la peine d'être discutée , qu'autant que le cours en lui-même offriraitune valeur réelle. Or, autant qu'il est permis d'en juger par les extraits déjà publiés, on peut sans inconvénient laisser à leur oubli et l’auteur et le livre. Ainsi, quand le bras est hors de la vulve, gonflé, gangrene, les parties génitales de la femme tuméfiées , l'utérus rétréci, contracté , le

professeur recommande « d'insinuer doucement la main dans l'utérus , |

et par l'endroit le plus commode, pour aller chercher les pieds, et Les tirer avec toute la force dont on est capable. Si un seul homme ne peut pas terminer l'accouchement, il faut céder la place à un autre, el méme à un troisième si cela est nécessaire,» Voici quelque chose de bien plus fort, soit pourla théorie, soit pour la pratique : ul/espèce la plus grave dans la position du bras est celle-ci : le coude porte sur le pubis, le poignet sur le sacrum, ou bien ea sens contraire ; tous les efforts sont souvent inutiles pour changer cette situation; la tête , d'ordinaire, est appuyée sur l'avant-bras barré, Cette position est des plus fâcheuses et des plus terribles. L'unique moyen qu'on ait alors sd délivrer la femme, est de porter la main dans l'utérus, de saisir es pieds, les bras, les tordre et les séparer. Mais la difficulté est de les trouver »

Nous ne relèverons pas tout ce qu'il y a d'absurde dans ces passages, bons tout au plus à rappeler pour l'histoire de l'art; et nous aurions passé le tont sous silence, si le premier de ces préceptes, eelui que nous avons souligné, ne semblait recommandé comme sage et humain par uo journal dont nous avons souvent loué l'esprit judicieux et la rédaction habile, et qui, parmi vos journaux de province, a le plus droit peut-être de faire autorité.

SYMPATBIE MORMDE ENTIE DEUX FRÈRES JUMAUx ; par le docteur CazenTue.

Déjà la Garerre mépicasr a signalé des faits analogues à celui que rapporte ici M. Cazentre, l'un recueilli dans l'une des cliniques de l'Hotel-Dieu de Paris (1}, l'autre emprunté à la thèse inaugurate de M. le docteur Rey, de Bordeaux (2); mais celui que nous allons analy-

ser ici préseute une différence assez notable pour ètre indiquée : c'est

que les deux sujets étaient d'humeur et de caractère tout-à-fait différens.

Os. — Les déux frères G... naguirent à Bordeaux le 35 juin 4829, de Ja même mère, et furent confiés aux sous de deux oourrices habilout sous le sêae

tait. : | : A ; Pendant la durée de l'allaitement, ils n'eurent que de très-légères imdisposi-

tions , et néanmoins leurs nourrices eurent lieu de remarquer que , dès que l'un

était souffrant , L'autre Le devenait aussitôt et de la mênu mavirre. Ami, les dé-

ranpémiens OCCASIONÉS par la dentition , des coliques, les vers intestinaux se reproduisirent chez tous deux toujours au même degré et presque au mème mo-

ment,

affaires commen iales, des chimistes co affaires de chimie ; et quand il s'agira de la question de ch rurgie la plus ardne , ce sera à des femmes,, à des paysans, à des témoins intéeessés que vons vous en rapporterez ! Non sulement vous ne fe vez point d'énquéte médicale , car La vôtre est ane dérision ; non-seulement vous ne reméltrez pas à un jury md cal l'appréciation du fait et des conséquences qu'il peut avoir, mais encore vous fermerez vos orcilles et vos convictions aux détibérations des hommes de l'art les plus fameux, Et pourquoi ? srrait-ce parce que vous ne les avez pas demandées d'oûlee ? Eh! pourquoi ne les avoir pas de. mwandées ? » »

Sortant epsuite de Ja question personnelle , Les médecins de 1 von abordent la question générale . et recherchent si réellement la responsabilité médicale est écrite dans la loi. Ms rapportent Les deux articles de la loi de ventèse qui règlent la matière ; l'un , l'art. 28, donnant aux docteurs un droit d'exercice saos Lmite , et l'art. 29 posant des limites au droit des officiers de santé. .

» Qui pourrait agé que ce fût par oubli, et non avec une intention formelle , que dans deux paragraphes aussi mn pr , aussi connexes que le vingthuitième et be vingt-neusième , la responsabilité eût été si clairement étoblie pour les officiers de santé , et si complétement omise pour les docteurs ? Serait-ce pour l'assumer sur sa tête, que le docteur en médecine , qar sa seule présence , en affranchit l'officier de santé ? C'est donc par une extension illégale, por une iaterprétalion fausse , abusive , erronée de la loi , que la Cour de Rouen a fait à M. Noroy, et qu'on nous ferait , eu loule circonstance semblable , l'application des art. 13823 et 1385.

Ils poursuivent cette idée dans ss dernières cons/quences , démontrent le

A l'âge de 46 mais, is sortirent de nourrice et le docteur Nouvel , qui depuis cette époque leur a douné les soins que réclsmait leur état, à constaté la réalité des remarques dejà fuites, Voiii la serie des maladies qu'il a obserrées jusqu'ics ches ces deux cnlans.

En 1831, Gèvre intermittente quotidienne commencée et términée le même jour; conjonctivite aigué ; colique assez violente qui a duré vingt-quatre heures chez tous Les deux ; sortie simulianée de deux dents molaires.

Eu 1832 , ils ont diverses éruptions exactement de même nature; peudsnt l'hiver. ils éprouvent une bronchite.

En 1413, ils sont atteints de rougeole: plus tard, de scarlatine; ici toutes les phases sont enlièremeut semblables; le début et La {in sant instantanés,

L'année 1834 débute por la cogueluche; puis, Gèvre intermittente tierce ; otité trés-aigué qui les fait crucllement souffrir : cnûn, dans ces derniers jours , Théophile resseotit une démangesison assez vive à la partie postérieure du col ; cle était causée par une éruption nombreuse de petits boutons vésiculeux. Dès le lendemain au matin, Adolphe est affecté du mure prurit et de la même éruplion.

Théophile est senn au monde plus faibles 11 est aussi d'une complexion plus grêle ; est gai, vif, soumis , carcssant, Adolphe est plus robuste , boudeur, cotêté ; il est st indocike qu'on est sans crsse obligé de lai infiger des châtimens ; ils sont de la méme taille: ils jouent quelquefois ensemble ; mais presque tonjours des querelles tcrmiaent leurs jeux ; leurs caractères sont enticrement op-

sés,

po

Le nombre des maladies qu'ils ont éprouvées est, comme on le voit, assez considérable ; beaucoup d'entre elles ne sont point contagieuses ; aucune n'est héréditaire ; elles ne peuvent donc se produire que par des rapports particuliers et cachés,

LÉSION PASSAGÈNE DES FONCTIONS DES NEGFS PNEUMOGASTRIQUES ; par le docicur Anraaun,

Nous analysons ici le fait rapporté par M. Arthaud, et les réflexions dont 1l l'accompagne. La pathologie du système nerveux et spécialement des nerfs pocumogastriques , est encore si peu avancée, que l'on doit recueillir avec empressement tous les faits qui peuvent jeter quelque jour sur celle partie importante et jusqu'ici si peu cultivée des etudes médicales , quelque doute que l'on conserve du reste sur l'exactitude du diagnostic.

Ons. — M, A. , figé de 24 ans , d'un tempérament sanguin bien prononcé, me fit appeler le 7 août. M'étant rendu auprès de lui, j'apprs qu'il était allé la surveille aux rourses de Gradigaswn, ct qu'il était resté plus de six heures à che. val. Le soir, lorsqu'il rentra chez lui, il se phaignait d'un violent mal de tête; il sit un ban de gr et se coacha, Dans la quit, de fortes palpitations de cœur lempéchérent e dormir, Le lendemain, malgré la gêne de ln respiration et la douleur de tête qu'al éprourait ; 55 voulait se rendee à son enmptoir ; mais il ne put long-temps sc livrer à ses occupations, Le malaise persistant, cé ne fut que e sur'endemaie du jour où M, A... commença à souffr-r, que je lus conculté, 11 était alors dans l'état suivant : Peau décolorée; lave fétrie ; yeux crroés ; pouls irrégulier; pulsions du cœur tumultueuses; respiration kate, gênée, incomplète: lançue légèrement sabarrale, mais pile. ainsi que la muqueuse buccale. Le doigt introduit dans la bouche ne perçoit pas la sensation de chaleur que la température ordinaire de cette casite fait éprouver. Le malade rend beaucoup de vents par boat ; le ventre n'est scasible en aucune de ses parties ; la tête est pe. sante ét douloureuse vers la région occipitale ; le malade parbe à voix basse : la phonalion à presque enticrement disparu; car ce n'est qu'avec besucoup d'efforts que le malade peut faire entendre sa roix , encore est-elle sourde, faible ct voilée. le malade éprouve de légers frissons et un peu de raideur dans les articula- Uons,

Quelques-uns des symptèmes pouvaient faire redouter l'invasion d'un cas de choléra ; cependant l'abseuce des phénomènes les plus caractéristiques suffit pou,

pént qui en résulierait Pe la s'ence et et l'humsnité, demandent que le médecia re réponde que de ses intentions et non de ses actes: ct si jatuais sa responsabilité , dans des circonstonces tout-à-fait exceptionnelles, peut être ve queéc où menarée , qe l'adjontion obl gatoire d'un jury méd'cal aux tribunaux ordinaires bai serve d'égide.; et enlin ils terminent par ces paroles sacramentelles :

« Dans l'exercice de son sscerdoce, reniant et repoussant comme étranger à lui tout acte incrintiné par l'intention , le médecin ne reconnait pour juge , après Dieu, que ses pairs, et n'accepte poiat d'abtre responsabilité que celle toute morale de Ja conscence, »

Les membres de la commission,

MM. Trocrret, président; Boucner or feu ; PoLuuène , Sésac , Bracuer. dis £

Les membres du burea?

MM. Bacwens, président; Meewer , vice-président ;

Jansox, Monte, scrutateurs; CHAPEAU, secrétaire,

676 GAZETTE MÉDICALE AREA,

rassurer , et l'on prescrivit des boissons chaude< et légèrement stimulants ; on! M. Bermond crat devoir attendre que l'excitation déterminée par ces deux ft couvrir le malade plus qu'il ne l'était. Le soir, la réaction sur laquelle on || séances fût calmée, et La troisième n'eut lieu qu'au bout de deux jours. Dès ce comptait n'ayant pas eu lieu, là douleur de tète persistant , on pratiqua ane large || moment, l'amélioration devint manifeste; mais ea mème temps un phénomène saignée et l'on Gt remplacer linfusion de sauge par une tisane dr fleurs de gur-|très-curieux à observer se manifestait : le pouls prit un développement et une mauve. Le lendemain, le malade était dans un léger état d'esaliations les dou-| force extraordinaires; la face, qui était ordinairement pâle , devint rouge et valleurs de tête avaient disparu ; la peau était chaude, halitueuse ; le pouls un tueuse; La re-piration parut un peu embarrassée, La diète , une tisane muvilagiéleré , mais régalier; la respiration plus facile ; la vois avait repris son timbre|| neuse, quinze sangsues à l'anus et un purgalif Great bientôt disparaître cet état de naturel. Les suites de la maladie furent sans gravité ; les boissons émollientes , la! pléthore, et après la vingtième séance, la malade se sentit assez Lien sans avoir diète, le repos, calmèrent celle excitation , produit de la réaction qui s'était | subi aucune autre médication pour pouvoir retourner dans son pays.

opérée, et deux jours après le malade repril ses occupalions. Us . | à Bi tt. RECUEIL DES TRAVAUX DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE D’IN- DRE-ET-LOIRE,

Cette maladie , dit l'auteur de l'observation, À ge peu de gravité; mais si la congestion cérebrale n'avait pas cédé à la saignée, 11 est très-probable qne les troubles de la respiration et de Ja circulation auraient persisté, Le sang se serait extravasé et accumulé dans Le tronc cellulaire du parenchyme du poumon , des rosgulatiuns se seraient formées dans les cavités du cœur et dans les vaisseaux pulmonaires, la glotte n'aurait laissé à l'air qu'un passage insuffisant, et la mort serait survenue par asphyxie, comme chez les animaux chez lesquels on à suspendu, par la ligature ou la section, l'action des poeumo-gastriques. Bien que ces réflexions de M. Arthaud uons semblent assez justes , cependant nous ne pouvons nous dispenser de faire remarquer que les nerfs preumogastriques sont ordinairement des derniers atteints par Ja compression exercée sur l'encéphale. Les organes de la sensibilité et des mouvemens ont ordinairement suspendu leurs fonctions , l'intelligence est ordinairement abolie avant que les functions de la respiration et de la circulation offrent quelque altération appréciable. Aussi, dans les cas d hémorrhagie cérébrale, la lésion de la respiration est-elle d'un pronostic très-ficheux, car elle n’a lieu que quand l'altération organique est tellement grave que toutes les autres fonctions ont été aholiesen même temps ou antérieurement. I faudrait done, pour supposer qu'une congestion cérébrale n’agit que sur les organes de la respiration, comme dans le cas que nous venons de parcourir ; supposer aussi que cette ne. PES est bornée exclusivement aux parties du cerveau ou de La moelle allongée d'où sortent les racines des nerfs pneumogastriques.

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