‹ Gazette médicale de ParisChapitre 363 sur 394 · GAZETTE MEDICALE EE ELELELEELELELELE EU · texte numérisé non relu

GAZETTE MEDICALE EE ELELELEELELELELE EU

lettre est consacrée à l'uleération de la surface interne des ventricules, REVUE BIBLIOGRAPHIQUE.

et ici le rapprochement avec les véritables cas d'ulcération du cerveau

est au moins aussi furcé que dans le cas précédent. La plupart des faits RECHERCIES ANATOMICO-PATHOLOGIQUES SUR L'ENCÉPHALE ET SES DÉPENDANCES , par F. Laucewann , professeur

de ce senre sont des exemples de perforation de la surface des ventricules par un abcès enkysté ou par les hémorrhagies cérébrales , qui

de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de

Montpellier. Huitiéme lettre (1).

sont si fréquentes dans les corps striés et la couche optique.

Nous nous demandons en vain à quoi peut servir de rapprocher ainsi des faits si différens et qui n’ont d'autre lien commun qu'une perte de substance qui est souvent inappréciable. Aussi n'attachonsnous pas unc hante importance aux conclusions générales que l'auteur a tirées de faits aussi disparates et aussi étrangers les uns aux autres, Nous nous contenterons seulement de signaler les suivantes.

On observe la même disproportion entre les sujets des deux sexes qui ont présenté l'ulcération à cerveau que dans toutes les autres al. térations cérébrales. Le nombre des hommes est deux où trois fois plus considérable que celui des femmes. Une disproportion aussi considérable ne peut être due au hasard. M. Lallemand croit devoir l'attribuer au surcroit d'activité cérébrale que notre état social exige de la part de l'homme. Cette opinion est confirmée par le relevé qu'il à fait des cas où la maladie s'était développée pendant la vie utérine ou peu de temps après la naissance. En effet, sur 47 individus , 13 étaient du sexe masculin et 14 du sexe féminin, Ici, l'éducation et les fonctions sociales n'ont pu exercer aucune influence sur le cerveau.

Oo conçoit cœnbien il doit être difficile d'établir quels sont les symptômes qui accompagnent l’ulcération cérébrale , puisque cette altération peut se lier à la plupart des affections du cerveau. Voict cependant ce que M. Lallemaod dit avoir été remarqué dans les cas les plus simples, et par conséquent les plus favorables à l'obs-rvation. Les symptômes se sout présentés sous la forme rewarquable de phénomènes spasinodiques, intermittens ; bornés à la moitié du corps opposé au siége de la maladie, suivis , après un grand nombre d'accès , de faiblesse , de paralysie et que la raideur accompagne pendant long-temps. Ainsi, continue l'auteur, si quelque chose peut faire distingner des autres encéphalites celle qui se trrmine par ulcération , c’est une disposition plus pronuncée au relour des symptômes spasmodiques, une plus grande fréquence de ces espèces d'attaques périodiques , l'apparitiun tardive de la para. lysie et la longue persistance de la raidcur musculaire.

Tel est à peu près le résumé de ce qu'uffre de plus positif la septième lettre sur l'ulcération cérébrale considérée sous le rapport de l’a. natomie [iathologique et du diagnostic, Quant aux autres points de l'étude de la même altération, ils n'y sont pas même mentioanés ; les causes sont celles de toutes les affections cérebrales , et l'on cherchcrait cn vaio quelques mots sur le traitement où sur les médications qui conviennent dans ces cas. Au reste, puisque l'encéphalite est toujours , d'après M. Lallemand , le point de départ de la maladie , et que l’inflammwation est la cause unique de tous les phénomènes qui lui appartieonent , il est facile de concevoir que dans le mème système le traitement antiphlogistique est seul admissible. Si sous le rapport pratique cette lettre laisse tant à désirer , elle offee en revanche sur plusieurs poinis de la pathologie du cerveau me discussions pleines de cet intérêt qüe l'auteur a su répandre daos ses ouvrages , et que ceux qui n'adoptent pas toutes ses upinions ne peuvent s'empêcher de reconnaître.

Le savaot professeur de Montpellier continne ses recherches sur les maladies du cerveau avec une ardeur qui doit donner l'espoir de le voir bientôt terminer ce travail commencé depuis plusieurs années. 11 y a à peine quelques mois que nous rendions compte de sa septième lettre , et déjà la huitième vient de paraître. Cette célérité est une nouveile preuve de l'intérêt qu'inspirent de nos jours toutes les questions relatives à la physiologie et à la pathologie du cerveau. Nous mettons de notre côté le mème empressement à faire connaitre la suite du travail de M. le professeur Lallemand.

La huitième lettre est consacrée à l'étude de l'ulcération du cerveau, du cervelet , des ventricules et de la destruction ct de l'atrophie d'une portion de la substance cérébrale. Ce sujet est l’un des moins féconds de tous ceux dunt s'est occupé l'auteur dans les lettres précédentes. En effet , l'ulcération des diverses surfaces de l'encéphale est une altération extrêmement rare, el par cela même peu étudiée et mal connue, C'est à peine si jusqu'ici on compte quelques faits bien observés où elle ait été rencontrée. Aussi avait-elle été complétement négligée , et la plupart des auteurs qui se sont occupés de recherches sur les altérations du cerveau n’en ont fait aucune mention, Cependant, il est évident que dans le cadre que M. Lallemand s'était tracé , l'étude de cette altération devait trouver sa place. Nous ne chercheruns pas à déterminer si l'importance de cette élude n’est pas exagérée. Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit ailleurs sur le degré d'utilité de ces recherches purement avatomico-patholugiques. Si elles ne sont pas d’une utilité pratique immédiate, au moins elles sont propres à satisfaire quelques esprits par la direction qu’elles donnent à l'étude de la médecine, et qui semble la rapprocher de celle des sciences les plus positives. La A tâche que nous ayons à remplir ici, c'est de faire connaitre les résultats auxquels l'auteur est arrivé dans cette dernière lettre.

L’altération qui en fait l'objet étant très peu connue, nous dirons d'abord ce qu'il entend parulcération ducerveau. L'ulcération est pour lecerveau, comme pour tous les autres organes, la destruction d'une certaine quantité de sa substance. C'est la seule circonstance qu'ont de commune tous les faits rapportés ici. Aussi, pour mieux apprécier les change. mens qui ont accompagné et suivi cette destruction, l'auteur examine avec soin ce qui s’est passé : 1° dans les tissus désorganisés ; 2° à la surface des parties conservées ; 3° dans l'épaisseur des parties voisines. Dans les cas où Ja maladie était peu ancienne . on voit des portions de substance cérébrale détachées des parties vivantes en fragmens plus ou moins volumineux , conservant encore tous les caractères qui distiuguent le tissu du cerveau à l'état sain ; plus tard, ces débris dispersés, isolés , perdent leurs élémens les plus solubles , se transforment en flocons adipo-cireux , tandis que les parties les plus tènues , sans cesse broyées avec le sang et le pus , sont plus rapidement absorhées , et bientôt retplactes par une sérosité trouble, puis tout-à-fait transparente ; enfin , dans quelques cas , tout épanchement avait disparu, mais la cavité crânienne s'était aMaissée du côté malade ; les us avaient augmente d'épaisseur. M, Lallemand conclut de ce dernier fait que la collection séreuse qui remplace la perte de substance est due à l'impossibilité où se trouve la voûle osseuse de s’affaisser avec autant de rapidité que s'opère l'absorption des parties désorganisées.

En même temps, la surface des parties conservées éprouve les mémes modifications qu'à la suite des ioflammations ordinaires. D'abord induratio®, puis retour à la consistance normale et rapprochement des bords de l'ulcère; mais avec atrophie locale ou aflarssement des circuavolutions correspondantes, qui restent plissées et ridées.

L'atrophie congéniale et partielle du cerveau , quelque simple qu'elle soit , ne reconnait pas d'autre cause que l'aliération pathologique que nuus venons de décrire, et que l'auteur attribue à une véritable encé-

halite, développée à une époque voisine de la conception , mais dont 2 traces se sont effacées avec Je temps, sous l'induence d'une absorption plus complète que dons les cas ordinaires.

Les exemples de ce dernier genre d'ulcération du cerveau ne sont pas rares ; aussi ceux rapportés par l'auteur forment-ils la plus pramle partie de la lettre que nous examinons. Une autre partie de la mème |

DES MALADIES DE L'ENCÉPHALE ET DE LA MOELLE ÉPINIÈRE, par J. Aurrcnomnte , membre du collége royal des médecins d'Edimbourg. Ouvrage traduit de l'anglais et augmenté de notes très-n mbreuses par M. Gendrin, médecin de l'hôpital Cochin. 2° édit. revue et augmentée d'additions adressées par l’auteur. 4 vol. in-8° , 640 pages (1). é

La réputation de l'ouvrage d'Abercrombie sur les maladies du cerveau est maintenant assurée. Trois éditions en aoglais et la première édition de la traductiun française épuisces dans l'espace de deux ans , sont la preuve d'un succès non contesté et qui n'est dû qu'à la valeur intrinsèque de l'ouvrage. La plus grande partie des faits qu'il contient ont été recueillis par l'auteur ou lui ont été fournis par ses amis ; mais s'il eu emprunte quelques-uns aux autres ouvrages qui ont été arr sur les maladies de 1 encéphale , 11 le fait très-rarement et ne les cite qu'en passrnt. Aussi son ouvrage est une mine féconde à laquelle ont puisé ahondamment, et continueront encor: long-temps de puiser, tous

{4} Chez Bécbet jeune , libraire , rue de l'École-de-Médecine , 0° 4. (4) Chez Germer-Baillière , libraire, rue le l'École-dc-Médeeine , 0° 13 his.

cès parmi nous ; il a encore l'avantage d'être plus complet qu'aucun autre ouvrage sur le mème sujet, 11 contient dans un seul volume, outre les maladies de l'encéphale et celles de La moelle, des recherches pleines d'intérêt sur les malad'es des nerfs, .

L'édition que nous avons sous les yeux , comparée à la première, offre quelques changemens qui nous paraissent avantageux ; cependant

pour le fond , et ième pour la forme , c'est à peu près le même ouvrage. Aussi nous boruerons-nous à renvoyer à l'analyse que nous en avons donnée dans 11 Gazerre ménicaue (année 1833 , pag. 388), ou plutôt à l'ouvrage lui-même.

Le traducteur, M. Gendrin, à encore ajouté à cette édition quelques faits qui relèvent le mérite de son travail , puisqu'ils l'associent ainsi à

L'influence des boissons, et surtout des eaux , sur la production des scrophules , a été aussi singulièrement exagérée ; peut-être mèue cette influence est-elle nulle | comme on serait tenté de le croire d'a-

rès les faits et les documens très-aombreux que réunit M. Baudeocque.

L'auteur étudie aussi l'influence de toutes les circonstances aux.

uelles on à attribué le déveloprement des scrophules , et arrive à la dites , celle qu'il regarde comme la seule à laquelle cf Pme accorder quelque activité , c’est-à-dire à l'altération de l'air. trerons pas dans les détails curieux , et mêlés de discussions pleines

ous n'end'intérêt , que contient cette partie de l'onvrage; le passage suivant ,

l'œuvre d'Abercrombie, en même temps qu'ils servent à compléter [que nous copions textuellement , fera mieux connaître la pensée de

l'ouvrage.

ÉTUDES SUR LTS CAUSES s LA NATURE ET LE TRAITEMENT DE

l'auteur, et sa manière de l'exprimer, que ne pourrait le faire une longue analyse.

aLedéreleppementdes écrouelles est constamment précälé par le sc. jour plus ou moias contiouel , plus ou moios prolongé dans un air qui

LA MALADIE SCROPHULEUSE ; par Baupezocque , mé-|n'est pas suffisamment renouvelé, Cette causé est la seule que l'on rendecin de l'hôpital des Enfans. — Paris. {n-8° de lcontre toujours, soit isolée , soit uaie à des circonstances dont l'action

570 pages (1).

Sous le titre simple d'Etudes , l'ouvrage le M. Baudelocque présente un exposé consciencieux du résultat qu'il a obtenu de nombreuses recherches dans les auteurs et des oëservations que sa position de médecin de l'hôpital des Enfans l'a mis à mène de recueillir. Déjà la Ga- ZETTE MÉDICALE à [ait connaître (2) les effets que ce praticien a obtenus de l'emplui des diffése tes méthodes curatives qu'il à eu ocrasion de sou. mettre à une expérience directe dans Île service dont il est chargé, Aussi , dans l'analyse que uous allons présenter, nous éviterons de réjéter ce que nous avons dejà dit ailleurs.

Une opinion que l'on retrouve dans les trois divisions de l’ouvrage (causes , nature et traitement) , c’est la liaison que M. Baudelocque fi exister entre ‘es al'ératicni de l'air et le développement de la maladie scrophuleuse. Grpendant cette idée n'est pas exprimée dès le début ; elle n'arrive qu'après que l’auteur a achevé l'exposition des causes auxquelles on a attribué ce funeste fléau , et dont il démontre constamment l'insuffisance. Ainsi l'hérédité qui, rejetée par quelques écrivains, et cepradant admise par le plus grand nombre , détermine rarament la maladie scrophuleuse elle-ruême ; si l'on a cité quelques fails où des enfui s en étaient affectés à leur naissance , ces faits sont exceptionnels et fort rares ; le plus souvent, les enfans n’apportent en naissant qu'une prédisposition aux scrophules. L'hérédité de cette prédisposition est ircontes'a"le ; miis elle n'amène pas nécessairement ; inévitablement, le développement de la maladie.

On à rapproché de l'hérédité plusieurs circonstances relatives à la génération ; c'est ainsi que la fécoudation pendant la durée de l'écoulement menstruel a été indiquée comme cause des scrophules ; mais outre qu'il est bien difficile de connaître le moment précis de la fécondation , il n'existe d'ailleurs aucun fait concluant en faveur de cette opinion. Le tempérament lymphatique , qui a été considéré par la plupart des auteurs comme l’une des plus grandes dispositions aux scrophules, ne parait pas à M. Baudelocque avoir sous ce rapport toute l'importance qu’on y a attachée. Oo peut se convaincre tous les jours de la vérité dé cette remarque en parcourant les salles consacrées au traitement des écrouelles ; on voit que plus de la moitié des enfans qui en sont ater ne présentent aucun des caractères assignés au tempérament |ymphiatique. ‘

L'opinion qui considère les scrophules comme contagienses mérite à

ine quelque attention dans l’état actuel de la science. À l'hôpital des

Enfans, où plus de 150 lits sont occupés par des scrophuleux, M. Baudelorque n'a jamais rien observé qui puisse faire soupçonner la contapion.

. Doit-on regarder comme ae importante l'opinion de ceux qui considèrent la maladie scrophuleuse comme produite par la dégénérescenre du virus syphilitique ; opinion qui est admise par les professeurs Ali-

Chez Just-Rouvier et Le Bouvi de l'École-de- i innts 1838 ee GS ouvrier, rue de l'Ecole-de-Médecine , n° 8,

est très-secondaire.

» En voyant la maladie scrophuleuse épargner des enfans nés de parens atteints de scrophules, de syphilis, des enfsos d'un tempérament lymphatique , malproprement vêtus, mal nourris, élevés dans un pays froid et humide ; en voyant cette maladie attaquer des enfans dont les parens ont toujours joui de la meilleure santé, des enfans d’un tempérament sanguin, bilieux ou autre , placés , sous le rapport de la propreté des vêtemens, de la nourriture, dans les conditions les plus avantageuses , élevés dans un climat chaud et sec, on ne peut s'empêcher de reconnaître que l’hérédité, la syphilis, le tempérament lymphatique , la mal-

ropreté. l'insuffisance des vétemens , la mauvaise nournture , l'air roid et humide ,- ne soient des circonstances insuflisantes par ellesmêmes pour faire naître les scrophules.

» Lorsqu'on voit au contraire cette maladie ne jamais altaqueles personnes qui passent leur vie à l'air libre , se manifester toutes les fois qu'on séjourne dans un air qui n'est pas convenablement renouvelé , quelles que soient d'ailleurs dans les deux cas les circonstances relatives à l'hérédité, au viras syphilitique, autempérament, à la propreté, aux vête. mens, à la nourriture, au climat, n’est-on pas forcé de convenir que le non-renouvellement de l'air est une condition nécessaire, indispensable à la production des serophules ? Si cette cause n’a pas toujours été reconnue , signalée , cela tient à l'importance beaucoup trop grande que l'on accorde aux causes secondaires. Dès que l'on a constaté l'existence de ces dernières, où se croit suflisamment éclairé sur la source du mal : au grand détriment du malade, dont la guérison rencontre des diflcultés et des lenteurs inexplicahles . on ne pousse pas ses recherches plus lois, Toutes les fois qu'il ÿ a maladie vraiment scrophulense , si l'on examine avec attention, on découvrira comme cause l'altération de l'air, : Il g'est pasnécessaire, je dois le répéter, que le séjour dans un air vicié ait été contion : il arrive souvent qu'il a lieu subitement pendant quelque sheures chaque jour. »

Partout où il y a des scrophules, on trouve la présence d'un air qui n'est pas suffisamment renouvelé, Mais en quoi consiste l'altération qui en résulte ? est-ce dans une proportion différente , moindre de fluide électrique, comme le croit M. de Humboldt ? est-ce dans la présence des miasmes? nous ne savons absolument rien sur ce sujet. Cependant l'inflaence bien connue de la respiration sur l’hématose , ne permet pas de douter que c’est surtout dans une viciation de cette dermière que l'on doit chercher l’une des premières causes organiques de la maladie. Le pe de départ des scropbules est donc dans les liquides ; mais bientôt,

parties solides altérées dans leur composition, n'agissent plus sur les liquides de la même manière que dans l'état sain. L'élaboration de ces derniers est incomplète. Après avoir exercé sur les solides une action nuisible, ils en reçoivent à leur tour une influence non moins défavorable, On ne tarde pas à rencontrer tout à la fois dans les liquides et dans les solides la cause et l'effet du mal. Combattant ainsi allernativement les humaristes et les solidistes exclusifs, M. Baudeloque arrive à la conclusion que les scrophules sont une maladie de nature essentielle. Nous ne chicanerons pas M. Baudelocque sur le mot d'essentiel, qu'il

tifc'est son assainissement. Les conseils hygicniques que l'auteur, lors même qu'ils n'auraient pas, s'ils étaient suivis, tous les cffets qu'il en attend , seraient toujours une importante modification ; mais il faudrait qu'ils fussent suivis; et, comment espérer qu'ils le soient jamais, quand , tous les jours, peudant que la soecté fait des dépenses considérables pour élargir les rues trop étroites ct assainir celles qui sont malsaines , nous voyons les individus qui spéculent sur les bätisses, cherchant à disposer le plus gravd nombre possible d'appartemens dans le moins d'espace, enlever à nos villes la salubrité qu'elles attendent de l'élargissement des rues.

Les considérations que M, Hublres présente sur le traitement de la maladie scrophulense , et qui À qu pis moins du tiers du volume, étant à peu près la reprodueuon de l’article publié par lui en 1833, nous ne pouvons que renvoyer à l'analyse que nous avons donnée de cet article, et déjà indiquée.

Ba" ENERR e ar—+

, , VARIETES

DRNONNANCE CONCERNANT LES AMPHITUÉATRES D'ANATOMIE ET D CHIRCRGIE.

Paris , le 25 novembre 1834,

Nous, conseiller d'état, préfet de police, Considérant qu'il mmporte de renouveler les dispositions de l'ordonnance de police du 41 janvier 1815, concernant Les amphithéätres d'anatomie et de chirurje, et d'y Fa dur quelquelques changemens reconnus nécessaires , dans le dou- Êle intérét des étades anatormques et de Ja salubrité ;

Vu Le rappo 1 du conseil de salubrité, en date du 21 de ce mois;

En vertu de l'arrêté du gouvernement du 12 messidor an VII,

“Ordonnons ce qui su:l :

Art, 4. I est défendu d'ouvrir dans Paris aucun amphithédire particulier, soit pour profes-er l'anatomie où Li médecine opératoire , suit pour faire disséquer ou manæuvrer sur Le cadavre Les opérations chirurgicales.

Art. 2, L est également defendu de disséquer «t de manœu-rer les opérations sur le cadavre dans les hôpitaux, hospices, maisons de santé, infirmeries, maisons de détention, et ca quelque autre localité que ce soit.

Les amplithéätres actuellement existant dans les hôpitaux et hospiccs sont supprimis, :

Art 3. Les dissections et exercices sur l'anslomie et la chirurgie ne nonrront être faits que dans les parillons de la Facalté de médecine et dans l'amphithéitre des hôpitaux établi sur l'emplacement de l'ancien cimetière de Clamart.

Art. 4, Il ne pourra être pris aucan cadavre dans les cimetières,

Art. 5. Des cadavres provenant des hôpitaux el bospices sont seuls affectés au service des amphithédires d'anatomie,

Toutefois les familles peuvent réclamer, pour les faire enterrer à leurs frais, les corps de leurs parens décédés dans les hôpitaux et hospie s,

Art. 6, La distribution des cadavres entre l'amphithéätre des hôpitaux et les pavillons de la Faculté de médecine, aura lieu conformément stx dispositions d'idmivistration intérieure approutées par nous.

Ant. 7. Les cadavres ne pourront être enlivés des hôpitaux et hospices que 24 heures après que le décès aura été régulièrement constate,

Art. 8. Les débris des cailavres seront portés: soigususement au cimetière du Mont-Psrnasse pour y être enterrés dans ls partic affectée sux hospices,

Art. 9. Îl est enjoint à ceux qui sont chargés d'enlerre les cadavres, r les transporter soit aux amphithéâtres ci-destus désignés ; soit au cimetière , d'observer la décence convenable,

Art, 10. Les cadavres sérunt portes aux ampluthédtres dans des voitures couséries, et pendant da nuitseulement

Art. 44. I est express 1 défendu d'emporter hors des smphithéâtres d'ana- 1omie des cadavres ou def} s de cadavre.

têtre suspendues depuis le 1% mai jusqu'au

qui nous

Ant. 45. D sera prik envers les comirevenane telles mesires de pdlicé aminis trative, qu'il appartoendés .snsrs prejudère dle poureutes à exerocr contre eux devant les tribunaux, conformément aux lois et aux réglemens de police.

Art. 16 La préaole ordonnante $rs vaprunée ct aluchée,

nn

— ÉVESAT,

pour remplecre M. Clognet. On se souvient

| de jeunes concurrens ; mais on w'a sans douté pas

Ampliation en sera adretsée à ME. le préfet de la Seine, au conseil général d'ad-

Le conseiller d'état , préfes de police, Grequer.

— L'abondance des matières nous force à remettre au ouméro prochai de la souscription Thouret-Noruy, RE un — Quelques changemens qui se préparent dans le personnel des hôpitaux de Paris, causent en ce moment unéémotion asser vive dans le publie médical, et il est de notre devoir d'élever la voix avec tous no$ confrères , pour que la religion du conseil des hôpitaux ne soit par surprise. L'installation de M. J. Cloquet à l'hôpital dela Faculté, laisse une place de chirurgien vacante à la Maison royale de santé, On dit que M. Hervez de Chégoin, médecin de cette maison, £e présente . Claq € M. Hervez de Chégoin n'a déjà dû sa place de médecin qu'a une pominaiion de faveur; et c'est à la faveur qu'ilarecours encore pour l'échanger contre une autre. Pour quelques autres places racantes, il parait ausei qu'on fait passer, avant les médecins du bureau cantral, des praliviens dont les nams sont absolument incouous. Quand le nouveau réglement des hôpitaux à laissé à Padoinittration le droit d'élice pendsot cinq ans médecins ou des chirargivas, an liea de s'en tenir au verdict des Concours, cette excrprion fut justifiée du moins par le désir d'sppcler dans les bépitaux les célébrités médical s où chirurgicales à qui leur âge ne permettrait plus de se mesurer avec e 0 ] voulu créer un privilége au proBt d'un ta: de nullités intrigantes ; et si M. Hervez de Chégoin, par exemple, a de bounes raisons poge s'abstenir des coneours , nous ne connaissons pas celles

qu'il pourrait faire valoir pour se porter l'héritier de M. 3. Cloquet,

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