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PATHOLOGIE CHIRURGICALE

RECHERCHES SUR LE CATHÉTÉRISME ET SUR LES DIVERSES ESPÈCES DE RÉTRÉCISSEMENT DE L'UNÈTRE CHEZ LA Femme; par J. Lancner (de Lunéville), D.-M. P., interne de l’hôtel-Dieu et de la Charité, etc. (1)

I, ANATOMIE CHinunGiCALE.

L'urètre est le conduit excréteur de l'urine. Son mélange avec les

(1) A part quelques notes d'anatomie pure , nous reproduisons dans son inté-

Feuilleton.

Mon cher confrère,

Avant d'aborder les nouvelles importantes du jour j'ai un arriéré à régler avec

vous. Les événemens médicaux ont offert si peu d'intérêt, depuis ma dernière) lettre, que j'ai dû les laisser venir en nombre an de suppléer à la qualité par | la quantité. C’est là du reste ua principe fort à la mode aujourd'hui, et dont on!

retrouve à chaque pas l'application en quoi que ce soit.

Je ne sais si vous vous rappelez qu'il y a quelques semaines les médecies de Paris étaient rassemblés pour discuter un projet de loi médicale, projet aussi estimable que tous ceux qui l'avaient précédé, et dont j'ai quelque raison de ne vous parler qu'en bien. Cet excellent projet qu'on » voté, comme vous avez vu, sans opposition , a cépendant fait un peu de bruit dans lé grand monde. Le rapporteur, M. Jolly, avait découvert, su milieu des mille questions mille fois resasstes, un point auquel personne n'avait songé, point d'une hante importance, ma foi, puisqu'il s'agissait de savoir si les médecins seraicnit exemp- Hs ou non du service de la garde nationale. Vous n'avez pas hésoin que je

organes génitaux, chez l'homme le fit doter d'une organisation et de fonctions qui lui sont étrangers. Ainsi développé, il acquit pour les chirurgiens une importance que l'urétre de la femme était loin de pouvoir offrir. De là vient que les travaux sur l’urètre ont eu constamment celui de l'homme pour objet. Dédaigné , pour ainsi dire, l’urètre de la ferme , borné aux conditions nécessaires de conduit excréteur de l'urine, peut cependant donner lieu à des considérations physiologiques qui ne seraient pas sans intérêt. Sous le rapport chirurgical, son étude laisse aussi à désirer.

L'urètre a son origine au col de la vessie, Chez la femme, après un trajet aussi court qu'il est possible, il rencontre les tégumens qui le limitent, Le niveau de ses em extrémités n'est pas le même; son orifice externe est moins élevé que l'interne; celui-ci, plus évasé que chez l'homme , se continue en bas avec le trigone vésical , sans démarcation tranchée : c'est presque comme chez lesenfans , le point le plus déclive de la vessie, La terminaison de l'urètre , que les anatomistes appellent méat urisaire, est dans le plan de symétrie, ou ligne médiane, à la partie inférieure du vestibule , très-près de l'orifice du vagin. Plus pett ou de même diamètre que l'urètre, il est de forme irrégulièrement arrondie, terminé par un bourrelet saillant en bas; à son pourtour on voit l'orifice des lacunes mu placées dans le voisinage. Dans l'état normal, le vestibule et l'orifice externe de l'urètre sont sur un même plao presque vertical.

L'urètre ne ressemble point à une corde tendue entre ses deux extrémités, mais fait une courbure légère à convexité inférieure ; cette courbure ne peut être précisée. Dans ses variations de distension et de lieu, la vessie entraîue la portion vésicale de l'urètre : le plus souvent c'est en haut, et la courbure peut être considérablement accrue ; d'autres fois c'est en bas, et alors la courbure peut complétement disparai-

grité cet excellent travail qui à servi à l'auteur de thèse inaugurale , et qui con-

stitué une monographie presque complète sur ce sujet que les auteurs avaient à peine eflleuré.

vous dise les argumens que M. Jolly a fait valoir en faveur de l'affirmative. Ea province comme à Paris, tout médecin un pu ami de l'humanité , trouve inconvenant el intempestif qu'on l'arrache à ses graves et utiles occupations , pour le forci r à jouer su soldat. Cette prétention a soulevé une palémique dansles journaux quotidiens. Le respectable Constitutionnel, ami de l'ordre et des denrées coloniales, s'y est distingué par sa logique et sa profonde ur ordinaire. 1 à prouvé d’une manière incontestable que les médecins étaient, avant tout, citoyens , et qu'ils devaient, en celte qualité, monter la garde, comme participer à toutes les charges de l'état, c'est-à-dire payer patente, et ête ainsi rangés dans la classe des estimables abonnés de ce jourusl. 11 a de plus prévu, avec la sagacité qui le caractérise, que jamais aucun corps Jégislatif ne ferait une exception aussi peu fondée en notre faveur. M. Jolly et autres confrères animés d'un saint zèle pour la défense de nos intérêts . ont cu beau lui opposer cent argumens plus irrésist bles les uns que les autres ; le Constitwtsounel bus répondat toujours avec l'inspiration qui lui fait présager une conspiration ou une émeute : « Vous monterez la garde. » À force d'être répétée et surtout pratiquée, celte vérité à fini par mc paraitre incontestable, d'autant plus que déjà quelques-uns des nôtres out appris à Bazancourt à savoir lout.ce qu'elle vaut, Je crois même qu'à le bien prendre , M. Jolly a envisagé ls chose sous un mauvais point de vue ; et qu'en y regardant de plus près , il lui eût &té posible de voir des avantages 1à où il n'a trouvé que des ivconvéniens.

À ne considérer d'abord que notre intérit et notre bien-être particulier, n'est il pas vrai quetitres, places , protecieurs, clientele, décorations , se trouvent plus facilement pour un médeem au corp-de-garde que dans son cabinet ? Ne Connaissons mis pas des confrères qui, en moins de six mois , ont récolté tous

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tre, ou même être très-prononcée en sens tout-à-fait verse. Ces déplace- !érande distension, en un mot d'être variqueuses. Sur la femme dont mens peuvent modifier la direction de l'orifice externe , qui alors sem- je trouvai que l'urètre avait vingt-deux lignes de longueur , les deux ble bisoté dans le sens du vestibule, Le changement de courbure a lieu | veines flexueuses qui, côtoyant l'urètre , allaient sur le col et le comaussi , quaod , après les premiers mois de gestation , le vagin, entrainé | mencement de la vessie s'anastomoser entre elles et y former un véritaen haut par l'utérus, entraine lui-même en bas et en arrière le méat ble plexus , offraient un calibre d'au moins deux lignes de diamètre , urinaire , qui cesse alors d'être, avec Le vestibule, dans un même plan. | qui ne diminuait pas par leurs divisions anastomotiques. Les ligamens an- Quand ses parois ne sont distendues par rien, l'urètre , sur une coupe ltérieurs de la vessie (pwbio-prostatiques) composés de petits faisceaux faite À gran à sa direction, paraît linéaire , ou mieux, il} aponévrotiques , parfois mélangés de fibres musculaires , s'appuient, se a la forme d'une ellipse, dont le petit axe , vertical, quelquefois trans- ? confondent à la membrane externe de l'urètre , à son union avec la vesversal , est à son minimum. Aux extrémités, à l'orifice vésical surtout, |sie. Au-dessous de l'arcade pubienne , lurètre est en rapport avec le cette ellipsetend à l'égalité de ses axes, c'est-à-dire devient un cercle. |lisament sous-pubien, dont il est séparé de trois ou quatre lignes par La longueur un peu variable de l'urètre est de douze à quinze li- | un tissu cellulaire élastique extrêmement fin et serré. Dans sa portion gnes. Je l'ai vu une fois avoir vingt-deux ligues. Sa largeur, qui n'est | inférieure , qui est le complément de la première, l'urètre est séparé du pas la même dans toute son étendue, augmente légèrement de l'extré- | du vagin par unesortede coin dont | plus grand écariement, correspondant mité externe jusqu'à deux ou trois lignes de l'interne, pour diminuer! 4 l'orilice vésical , à six lignes environ , et dont le sommet est situé un de là même manière, Le calibre , d'après la structure de l'urètre, est| u en arrière des tégumens. Tout cet espace est rempli par du tissu ible de varier beaucoup ; aussi ne peut-on prétendre à donner | cellulaire dont la densité et l'union avec les deux surfaces du coin est exactement son diamètre, ou mieux , la longueur linéaire de son déve. | j'autant plus grande qu'il est plus voisin de son sommet , en sorte qu'il loppement, pris aux trois points principaux : les deux extrémités a le | faut quelque soin pour isoler complétement en avaot la paroi de l'urèpotnt du plus grand développement. Considéré comparativement, l'u- ltre de celle dn vagin. Par cette dissection , faite d'arrière en avant , on rètre est plus large chez la femme que chez l'homme, {s'assure que Le tubercule que nous avons noté à l'extrémité antérieure Les parois del’urètre sont formées de deux membranes. L'use, interne, | 4e ja membrane externe de l'urètre, est étranger aux parois du conduit muqueuse, se continue avec la tunique interne de La vessie et avec la | du vagin. La membrane externe de l'urètre est séparée du tissu s membrane qui tapisse la vulve; elle renferme dans son épaisseur des | gieux de la vulve par l'aponévrose moyenne du périnée. L'arètre, dans follieules qui ont leur orifice à sa surface ; c’est elle qui forme les rides

étendue , est rt la parti de la i parallèles qui font saillie dans la longueur et se terminent en froncis aux arrange mg pente tem ra æ se extrémités de l’urètre. L'autre membrane, externe , est formée de tissu

antérieure du vagin sur laquelle il repose, et à laquelle il est uni plus ts : — | À où moins intimement ; sur les côtés, la paroi du vagin le déborde un peu.

fibreux , aréolaire , éminemment élastique et contracüle; ea arrière elle [2 direction de l'urètre éprouvera a des changemens analogues à

se confond avec les parois de la vessie; en avant, elle est limitée au

méat urinaire, à la partie inférieure duquel elle forme constamment un

ceux de cette paroï antérieure ; et connaissant la direction de la partie | ; k | a D {moyenne de la paroi antérieure dn vagin, nous aurons celle de l'urètre ;

tubercule saillant , analogue de forme à celui que l'on voit à la partie}

moyenne de la lèvre supérieure de la bouche.

cette observation est importante pour le cathétérisme. æ tissu fibreux de l'urètre est son-seulement doué d'une grande| IL. Caruérénisme, élasticité, mais jouit encore d'une force contractile énergique. Cette | nn , propriété est hors de doute, quand elle est mise en jeu par un stimulant} Le cathétérisme des voies urisaires est l'opération par laquelle on catérieur. Mon ami et ancien collégue, M. Costallat , m'a fait voir une | fait pénétrer dans l'urètreet presque toujours dans la vessie, un instru. femme, Marguerite-Alexandre C..., à laquelle il avait incisé une tu- | ment accommodé aux dimensions du conduit des urines, C'est une opéiacur pédiculée de l'urètre : au lieu de l'implantation, à quatre lignes | ration simple , non susceptible de division; elle ne change pas de nacaviron de l'orifice externe de l’urètre, on sentait facilement, par le |ture par le motif qui la fait pratiquer ; et si la forme et la matière de frottement d’une sonde jouant librement dans le canal, la racine pro- l'instrument ne sont pas toujours sans importance ; elles ne prêtent , Lablement fibreuse de 1a tumeur. Comme elle génait l'émission de l’u- | pas plus que les motifs , à diviser l'opération en espèces distioctes. Le rine, M. Costallat employait la eautérisation par le nitrate d'argent pour | cathétérisme se pratique dans les deux sexes pour satisfaire à des indila détruire ; aussitôt le porte-caustique extrait , il introduisait dans l'u- | cations du même genre. Et si chez l'homme , par suite des connexions rètre , pour À pousser une injection, une sonde d'argent qui, aupara-{de l'urètre avec les organes génitaux , il est plus fréquent , chez La vant jouant facilement dans le canal, était alors serrée fortement ; le] femme , les rapports de la matrice et du vagin avec les voies urinaires canal faisant, en quelque sorte , fonction d'un étau , et la sonde n'avait} le rendent nécessaire dans des circonstances plus variées, Comme moyen besoin d’être maintenue avec la main pendant que l'on it l'in-} dediagnostic pour des affections d'organes autres que la vessie, c'est jection. Ce fait pes servir à bien faire comprendre les issemens | chez la femme qu'il offre le plus d'applications. Il peut, en effet, serspasmodiques chez La femme. vir à reconnaître une inflammation où une tumeur siégeant à la face -L'urètre , daus sa portion supérieure, est en rapport, etre Les os ||antérieure de l'utérus, ou des communications de l’utérusavec la vessie; pubis et la vessie, avec du tissu cellulaire très-lâche, dans lequel ram- il sera nécessaire pour distinguer un polype d'un renversement de l’ntépent des vaisseaux. Ge uissu cellulaire occupe un espace triangulaire li-|rus qui s'arrêterait au col de cet organe , etc. mité par les pe , la vessie et l’urètre, et variable suivant l'état de} Jusqu'à Chopart , tous les auteurs, pour sonder une femme , veuplésitude de la vessie ; les veines qu'il renferme sont susceptibles d'une} lent qu'on la découvre , qu'on. voie le méat urinaire , et que l'on y e-

ces bénéfices en se rendant assiduement à leur poste, n'ayant rien de micux à {neveu da plus spirituel vaudevilliste de l'époque? Du temps de la restauration , faire, Je ne vous parle pas de cent autres avantages , comme d'arriver à porter lon se plaiguait que les évêques et Les marquis peuplassent nos chaires, nos Acadél'épanlelte , d'être passé en rerwe par le roi, de monter la garde au château, d'é- || mies et nos écoles, de leurs créatures, et l'og voudrait que l'aristocratie de tre odmis an festin royal, qui sont à coup sûr des distractions plus ables que { l'esprit, au profit de lsquelle notre dernière révolution a été faite, n'eût d'assister à nn accouchement on faire le service d'une salle de cholériques ; je point aussi ses privilèges ? Vous qui voulex faire rebrousser le cours ablisé parle toujours au point de vue de notre intérêt particulier, et vons voyez qu'il est Îdes choses , que n'avez - vous dans voire famills où votre clentelle ua Lien dans la thèse da Constitutionnel, Quant à l'intérét de l'humanité, c'est une auteur à La mode ou un ministre ! Le pe né vous à L-il pas drjà instruit ? autre affaire, Un célèbre confrère , à qui on reprochait de quitter souvent ses ma-ÎQue ne soignice-vous il y a deux ans migraine de madame ls maréchalades pour aller à la chasse, tranchait cette question en répondant que ses ma-Ÿ le ? on vous eût noramé médecin de l'école Polytechnique. Que n'étiez-vous l'ami lades ne s'en portmient que mieux, Pour peu que vous acceptiez cette proposi- !intime de l'ami intime de tel où tel chef de division? on vous eût choisi pour setion , qui sc réduit en de uière analyse à établir que la nature est le meilleur des |'crétaire du conseil de santé, au détriment de Mer 2 capacités qui ont cédé le pas médecins , voas finirez comme moi par donner tort à M. Jolly et raison au Con- {| à un imberbe inconnn. Vous trouver mauvais que M. H., déjènommé par protecstitutionnel. tion médecin des hôpitaux, se fasso nommer encore par ls même voie à ane place Cette phifosophie , qui porte à étre de l'opinion du fait et à se persusder que | de chicurgien , qni bi convicat davantage. Mais M. H. est Le favori de qu tout arrive pour le mieux dans ce meilleur des mondes, peat s'appliquer encore || grandes dames qui le poussent : il s'est trop bien trouvé de ler nage à d'autres ee événemens. La Gazerre MÉDicate vous à appris qu'il se prépa- | pour n'en pas user uue secoude fois, Qui n'en ferait'autant que M. EL ? Chacus emrait , dans le conseil d'administeation des hôpitaux, plusieurs dénis de justice et | ploie les ressources que Le hasard met à sa disposition; et puisque notre siècle est tours de favenr, tels que nomination sans concours de médecins obscurs , per- généralement phrénologique, je ne vois pas pourquoi l'on ferait un crime à cell matations illicites, prorogation du principe de l'élection arbitraire , qui devait À qui n'a pas la Less du talent où du génie, dé rer parti de la bosse d: la ruse et 4 en 1835, ea déception et oubli des engagemens qu'on avait pris eo | L l'intrigue, qu'il peut avoir reque par compensation. Tout, à bien prendre ic$- 1630 , et qui , au dire d'aueuns, suivraient la même pente que notre révolution. || bas, n'est que hasard; et ceux qui se sont donné la peine de naître avec la colleo- Tout cels , mon cher confrère , arrivera et doit arriver. M. P... , dit-on, neveu lltion des protubérances du premier ordre , ne devraient pas trouver de M. Scribe, est présenté [Hrr4 candidat à une place de médecin des hôpi- || que d'autres tirassent parti des protubéranees du second choix, et fussént nés taux : M. Scribe est ami de M, Thiers, donc M. P.….. aura la place ; cela est à 77 mis neveux où cousins de M. Scribe. 1 tout-}-fait logique. Mais où est le mal , je vous prie ? À quoi servirait d'être le! Je passe à des choes plus sérieuses et plus grares. La sdance anouellé de la Fa-

= RS nn

fonce la sonde. Tous , James peut-être seul excepté, avec cette méth L regardent l'opération comme ne devant jamais présenter de difficultés au moins, ils n'indiquent rien pour les surmonter, Chopart , dont le livre peut encore être regardé comme classique sur celte matière, est conduit à dire : « Si, par pudeur, la malade s'oppose à ce que ses

rties génitales soient exposées à la vue du chirurgieo, il lui indiquera L mani de porter le bec de la sonde dans l'urètre , pendant qu'il en tiendra l’autre extrémité ; après qu'elle l'y aura introduit , il enfoncera l'instrument jusque dans la vessie, Si elle ne pe placer la sonde dans l'urètre, alors , s'étant assuré de la situation de l'orifice de ce canal avec l'indicateur de la main gauche, il portera la sonde au-dessous du chtoris, le long de la partie moyenne da vestibüle jusqu'à l’orifice du conduit urinaire , dans lequel il la fera pénétrer en la baissant; puis il l'enfoncera avec douceur, selon la direction de ec canal dans la vessie, Ce procédé nous à réussi plusieurs fois; mais lorsqu'on ne peut introduire cet instrument sans voir lé méat urinaire, la malade se rend ordinairement à de uouvelles instances pour en permettre l’introducticn à l'aide de la vue. » (Traité des maladies des voies urinaires, édit. de M. Pascal, t. 11, p. 308.) Mais Chopart ne donne nulle part le moyen d'indiquer à la malade le lieu du méat urinaire. Supposant même qu'elle ait réussi à introduire le bec de la sonde , ce qui a dû souvent ne pas arriver, On sera Cxposé à ne pas pouvoir Bire avancer la sonde jusqu'au bout, si elle va heurter contre la paroi de l’urètre. Chopart ne prévoit pas Le cas où la direction de lurètre peut être notablement changée. Si la malade ne réussit pas, il recommande au TE we et il valait autant le faire de prime-abord , de s'assurer avec le doigt de l'orifice du canal : mais comment ? Plus loin, on voitque cette dernière méthode d'a pas non plus toujours réussi ; et alors il faut avoir recours à la vue.

Mais il ne peut pas toujours dépendre de la volonté de la malade d'écarter les cuisses et de laisser regarder, En 1831, pendant que j'étais interne de la salle Sainte-Monique à l'Hôtel-Dieu , j'y dus sonder une femme dont les deux membres inférieurs étaient à la lois le siège de la maladie dite phlegmasia alba dolens. Le volume et la sensibilité de ces parties étant singulièrement exagérés, il ne fallait pas songer à écarter, mème faiblement, les cuisses, qui étaient en contact immédiat. An moment où je me disposais à tenter l'introduction de la sonde , appelé pour un accident, je fus obligé de m'éloigner de la malade. De retour une demi-heure après, j'appris qu'elle avait uriné spontanément. Savs l'incident qui me força de suspendre l'opération , il fallait sonder sans l'aide de la vue , ou quitter la malade, convaincu de l'impossibilité de lui porter secours. Le fait suivant est du mème genre: en 1833, Je M. Roux , aux environs de Paris, chez une dame Anglaise (la même dont il est fait mention dans le mémoire sur la périnéoraphie), à laquelle il enleva deux tumeurs cancéreuses ulcérées, siégeant sur l'une et l'autre grandes lèvres. Resté auprèsde la malade pour remédier aux accidens qui pourraient succéder à l'opération, je fus deux fois dans le cas de la sonder. Or, cette dame, d'une petite stature, était d’une obésité énorme, douée d'une sensibilité exaltée, surtout dans les parties voisines du siége du mal : il était presque impossible de la toucher sans lui causer des angoisses, d'autant plus pénibles, qu’elles répandaient l'alarme parmi des personnes qui lui étaient chères et qui ne la quittaient pas. Si donc, m'exposant chaque fois à une bémorrhagie, j'avais enlevé les pièces d'appareil, il m'eût été encore très-diflicile, sinon impossible, de pouvoir reconnaître l'orifice de l'urètre par la vue.

Mais, dans ces deux cas, la distension trop grande de la vessie et la

crainte de sa rupture pouvaient , me dira-t-on, malgré les souffrances de la malade , déterminer à écarter les cuisses et à se servir de la vue. Il n'en peut cependant toujours être ainsi, à mois de risquer le succès d'une opération qui aurait été l'origine de ce besoin de sonder. C'est ainsi, par exemple, quel'opération de la suture du périnée, à qui mon ancien maître, M. Roux, vient de faire prendre rang dans le domaine de l'art, entraîne, dans les premiers jours, la nécessité du cathétérisme. On courrait risque, pour sonder à l’aide de la vue, d'être obligé d'enlever les sutures. Les chances défavorables que cette circonstance pourrait donner à l'opération, lui feraient perdre beaucoup de son importance : ou bien on serait obligé avant l'opération de placer une mate à demeure , ce qui quelquefois pourrait avoir des inconvéniens. Si dans tous ces cas, il __E physiquement impossible de voir l'orifice externe de l'urètre et de sonder , il peut en être quelquefois autrement, L'observation suivante le prouve,

Ons. 1. — Simonet (Elisabeth), figée de 50 ans, entrée le 26 mars 1431 à tn vtoniy che mg le 48 août, ge mp aulitn. 75 de ln salle Sainte- Mo . Cette femme portait une affection cancéreuse qui mis ui pouce au-dessus de l'anus, avait détruit complétement l'intestin | mas « la cloison recto-vaginale dans une étendue de trois pouces et demi, et avait envahi la lèvre postérieure du col utérin. Par La Gistule recto-vaginale s'écoulsient incessamment les fèces et la Pot ace » Qui venaient sourdte à la vulve, Malgré les plus grands soins pour préven-r le séjour de ces matières , et préserver la malade et les personnes qui l’approchaient de l'odenr La plus infecte, toute lavulr, était dans un état d’inflammatiou avec rongeur , uflement ct surtout sensibulité excessive : grandes lèvres, nymphes, entrée vaginale restibule, orifice de l'urètre, tout était compris dans une masse fongueuse, d'où suintaient du pas et des matières fécales liquides , exhalant une odeur des plus repoussantes. Dans les mois de juilletet d'août , celte femme éprouva à plusieurs reprises l'i sibilité d'uriner spontanément ; soir et matin je la snndais. Le frottement le plus léger , que cha: que fois l'instrument causait à son introduction dans l'orifice de l'urètre, était suffisant pour déterminer un frémissement général. Deux fois, me souyçonnant abseut , La malade fit appeler l'interne de service, La première fois M. D... : voulant pratiquer le cathétérisme par la vue, dut au hasard de pénétrer dans ln vessie , après trois quarts d'heure de recherches ; 1n malade , pendant cette opération ; ne cessa de pousser des cris aigus. Le seconde fois M. B... pe fut pas aussi heureux , et, après de vains efforts , fatigué des plaintes de la malade, le dégoût allant jusqu'à la nausée, il dut renoncer à la sonder, Ces tentatives furent si pénibles pour cette femme, qu'elle aima mieux courir le risque de ne pas étre sondée que de s'exposer encore à de semblables souffrances. Dans les cas de fongosités autour du méat urinaire, dont je rapporterai plus tard des exemples , la vue serait encore d'un vain secours. bopart ( p. 399) indique les déplacemens que l'orifice externe de l'urètre peut éprouver, afin de faciliter les erches du chirurgien. Il cite aussi , dans une note , un des cas de rétroversion de l'utérus , celui de Wall, rapporté dans Îes Recherches et observations des médecins de Londres , où il fut impossible de sonder la malade , qui mourut à la suite de la rupture de la vessie. N'ayant pas eu de cas semblable à observer ; je ne saurais dire jusqu’à quel point on ne pourrait pas trouver , dans les circonstances particulières à chaque fait, des moyens d'évacuer par l’urètre l'urine contenue dans la vessie. Chopart parle encore d'obstacles au cathétérisme dans l’urètre bouché par des rydatides , l'introversion de la vessie , des calculs , ete. Ces ubstacles sont des cas de chirurgie auxquels il faut remédier avant de songer au cathétérisme.

Dans les ouvrages récens de chirurgie , et notamment dans les difié-

culté a cu hru comme de coutume dans le calme le plus parfit. M. Fouquier a prononcé le discours d'usage. L'honorable professeur avait pris pour texte les dangers de l'esprit du système : et, fidèle aux idées qui ont fait et fout encore tous les jours sa fortune , il a rendu justice à la médecine expérimentale. Ces principes sont excellens sans doute et pes n'a plus fait que la Gazerrr MÉDicaLx pour les défendre : mais à force de passer par tontes les bouches, et dans leur expression trop générale ils formelent tant d'opinions différentes qu'il est devenu fort difbcile de s'entendre sur leur valeur. Certes, nous la comprenons

dans les paroles de M. Fonquier, dont la longue carrière ne s'est jamais démente, Cependant nous eussions désiré de sa part un blime moins absolu des conceptions systématiques ; car sans tomber dans la palinodie et faire ici une nouvelle spplication de cette philosophie qui trouve bon et nécessaire tout ce qui arrive, il est perm $ de rendre justice aux travaux des hommes qui ont commis des erreurs en généralisant outre mesure les portions de vérité qu'ils avaient découvertes, Au point de vue de l'enseignement et de la pratique , l'esprit de système est dengereux ; mais au point de vue scientifique, F ann mérite incontestable , celui de découvrir les faces nouvelles des choses, leurs nouveaux rapports, et de mettre le mieux en saillie et en lumière des idées dont on serait des siècles à populariser la connaissance ct la valeur. Soyons justes avec l'histoire ; les extravagances du dogmatisme physiologique ne sont plus assez dangereuses pour qu'il faille nier l'utilité de so0 principe.

Une nonselle qui concerne KL Faculté et qui intéresse la science tout entière, c'est la création d'une claire d'anatomie pathologique que M. Dupuytren aurait l'intention de funder. On assure que ce célbre chrrgen légué LOU, 000 fr. à l'école pour kes frais de cette chaire. C'est faire un noble ct recunnaissant emploi

des richesses qu'il a acquisses dans l'exercice de l'art, On ne dit pas que le conseil de l'université ait a é ce legs, mais il n'y a aucun motif de croire qu'il Le refuse, L'utlité d'une chaire d'anatomie mar ne est chose démontrée. La

commission qui avait été chargé en 1830 de présenter un projet de réorganisation de l'école l'avait placé en première ligne i celles dont elle demandait la création. Il n'y a pas été pourvu, parce que Cuvier n'a pas osé y faire placer un de ses

wotégés à qui il la destinait , et parce qu'il est mort avant que le laisser allir ct

l'indifférence de notre époque lui eussent permis dese donner cette fantaisie, Maiatenant que les neveux de M. Scribes obtiennent des its fort paisibles, Je plus grand naturaliste de notre temps aurait Anne ré une pelite nomination D Pounes intetaen, st bi pan que M. DOVteN Fes pee à Fra. ses es intentions, € ; sité du soie de nommer à la de nouvelle, vous apprendrez bientôt qu'il y a encore aujourd hui des gens qui ont les fantaisies de Cuvier sans en avoir les mérites.

Eo vous parlant d'une belle action de M. Dnpuytren, je voudrais avoir à vous donner de bonnes nouvelles de sasanté, Je ne puis rien pare cat pied 2, 2 Does pr mag end pou hope rl à = ont a, de r le Da Péions sole vous de cibles alsde, La uns Giant quil et Mene | es autres , qu'il est plus mal ; les uns affirment qu'il se prépare à quitter ce monde :

et qu'il a mis sa conscience en paix; les autres assurent qu'il est, en plei D ci session de sa haute intelligence , et qu'il se di à reprendre ses cours. Choisissez parmi ces balletins celui qui vous ronvi le mieux; vousn'hésilerez pas

long-temps, sans doute, etcomme moi vous espérerez qu'une lumière aussi utile

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le

rens dictionnaires , où, à l'occasion d'un mot, l’auteur est appelé à faire vne sorte de monographie , on a tenté de donner dans la forme plus de pen mere de Chopart; mais on n'y a rien ajouté de nota-

le. Aussi M. Roux, dans une de ces publications récentes les plus estimées, après avoir indiqué les moyens à employer pour cssayer de sonder unc femme sans la découvrir, ajoute, avec [a franchise qu'on lui connait : « Un hasard heureux peut faire que l'instrument rencontre le méat urinaire et s’y engage. » (Dictionuaire de méd., x° éd., 7° vol.; Paris, 1834.) L'articie correspondant du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, rédigé evec beaucoup d'art, a le grave inconvénient , je crois, de manquer au titre du livre. Je ne vois pas que ses auteurs , qui donnent le précepte de sonder sans l’aide de L vue, aient indiqué Le moyea de s'en passer dans le cas où un hasard heureux ne les aurait pas servis,

Ce sera donc avancer l’art eo ce point que d'indiquer un moyen sûr de trouser l'orifice de l'urètre ; et ce progrès devra être d'autant plus apprécié que le procédé, à la fois plus sûr et plus facile, ôtera à l'opération ce ba a de plus pénible pour beaucoup de femmes. On pourra la leur proposer plus facilement , et éviter des erreurs graves , dont les observations ne sont point rares. Ce muyen a été indiqué presqu'en même temps par MM. Velpeau et Blandin dans leurs ouvrages d'avatomie. M. Blandio ayant bien vu que le tubercule qui est à la partie inférieure de l'urifice urétral appartient à la paroi de ce conduit, avait compris toute son importance ; à deux reprises différentes, il revient sur l'utilité qu'il peut offrir « dans certains cas de cathétérisme,» Son observation trés-vraie, placée dans un livre savant d'anatomie , est

crdue pour Je plus grand nombre, et aurait besoin d'ailleurs d'être

éveloppée. M. Velpeau , dans son livre d'anatomie (1° édit. ; Paris, 1826, 14 11, p. 3), avait fait une observation analogue, C'est mème a la lecture de ce livre que , dès 1827, nous devons d'avoir eu l'attention fixée sur ce point. Attaché plus tard, en qualité d'interne , à de grands services de femmes à l'Hôtel-Dieu , nous cûmes de fréquentes occasions d'en faire l'application et de nous fixer sur sa valeur. Quand M. Velpeau publia ses {re de médecine opératoire , nous nous attendions à y trouver celle donnée utilisée et présentée avec les développemens qu'elle comporte. Nous ne fümes pas peu surpris d'y voir placer en première ligne la règle suivante : « Le chirurgien , situé à drüite , porte la main gauche en pronation sur le pémil ; entrouvre les petites lèvres avec le pouce et le médius ; relève Le clitoris et le vestibule avec l'indicateur, dont l'ongle reste tourné vers le méat uri. vaire ; prend la sonde préalahlement graissée , et la tient comme une plume de à main droite ; la passe po nds du jarret correspondant, si le siége et la vulve paraissent trop enfoncés ; en présente le bec, la concavité en baut, à l'orifice de l'urètre ; l'abaisse un peu pour l'engager au-dessous de Ja symphyse ; le relève aussitôt et entre d'un seul trait dans Ja vessie, » Encore cette régle suppose-t-elle que la femme est déconverte. En effet, quelques lignes plus loin , M. Velpeau , après avoir fuit observer que » cette opération alarme tellement la pudeur de certaines femmes qu'on serait heureux de pouvoir la pratiquer sans les découvrir , » ajoute immédiatement : « La chose est grnéralement possible, facile même ; si, la main gauche éiant placée comme précédemment , on perte le bec de l'algalie sur l'ongle de l'indicateur, il suffit ensuite de Va faire glisser doucement en suivant la ligne médiave, de haut en bas, sur le vestibu!e , pour tomber presque nécessai-

remeut dans le méat. » Sans nous attacher à une critique de détail , l'observation suivante va nous prouver que cette manière de procéder pourrait n'être pas saus inconvénient,

Ons. 11. — Une femme, C... (Scolastique}, âgée de 55 ans, Gleuse de prolession, est entrée en mai 4834 à l'hôpital. En 1814, elle fut surprise 5 la plaine des Vertus, près St-Denis, par six cosaques , qui ne la laissèrent aller qu'après avoir assouvi leur lusure, Ce fut pour elle l'origine d'une blennorrbagie ; : He ne sait si elle eut des ulcérations; l'émission des urines déterminait une vive cuisson. Elle subit divers traitemens, mais sans suite,

Il ya environ trois an<, une rétention d'urine surviot poar Ja première fous, Des Loins et quelque: boissons émollieutes sufbrent pour calmer les accidens qui s'étaient manilestés, Ua an après le même accident se répeta : des tentatives de cathétérisme furent faites sans surçès, Après avoir uriné par regorgement peudaut quelques jouxs, La malade, il'aide de qulques baius, se rétablitencore, Depuis, elle éprouva La même incommodité à différentes époques de plus en plus # bées ; ce n'était que par l'usage des bains qu'elle parvensit à uriner. Célie malheureuse, après avoir épuisé ses ressources, ayant éprouvé une nouvelle récidire, se derida enfin à entrer à l'hôpital. Le jour de l'admission , l'interne de garde tente vainement le cathé érisme; les urines coulent par regorgement. Le lendemain, l'ivterne attaché au service de la salle m'est pas plus heureux que son collègue de la veille.

Le jour suivant , le chirargicn de garde, après une deini-leure de recherches et de tentatives inatiles, fait mettre la malade duns un bain. À ls sortie du baie, il recommence ses essais, cl, après dix mioutes, arrive enfin dans la vessie en triomphant d'une résistance assez marquée. Le jour d'après , le chirurgien chef du service, M. …., péut pénétrer dans la vessie sans difficullé, | |

Le quatrième jour après l'admission, malgré un bain, trois tentatives faites à des & 1es différentes {trois heures, quatre heures et demie, onte heures du soir}, sont tautiles ; la malsde urine jur regorgement. 2

Le cinquième jour, le chef du service, instrait de ces elforis ioutiles , tente à son tour de sonder la malade; l'algslie s'enfonce assez profondément; Pucine ne coule pas; l'instrument est retiré sanglant ; il avait pénétré à plus de trois pouces de profondeur. On avait pris pour le méat urinaire un petit periais sine à peu près sur la ligne médinne, mn peu au-devant , entre lui et le clitoris. Le proced : mis en usage fut celui qu'indique M, Velpeau. Le nualade ne fut point sondée, ses urines coulèrent par regorgement; on lui Gt même défense de s'exposer à de nonvrlles tentatives en faisant appelre le chirurgien de service. Quelques jours aprés, le cou:s des urines sv rétablit, Mon collègue etami, M. ..., l'interne de la salle , ssebant que je n'occupais à rechercher les difficultés que le cathétérismé chez La fensine peut présenter, eut la bonté de me prévenir. Je vis la malade quatre jours aprés la dernière tentative ; les suites n'en furent pas graves , mais toujours es1-il qu'il y cut une fausse roule pr 5 de quatre poucts environ, Avant d'examiner les parties , je dus tenter le cathétérisme ; je m'attendais à des obstacles ; mon but était d'esraver de des surmonter sans découvrir la malade: mais la sonde péuétra immédiatement sans résistance daus la vessie, et tellement que M... fut quelque peu surpris de la vitesse et de la facihté avec laquelle l'opération avait été pratiquéc. La fem voulut bien ensuite me ere de l'examiner. Je vistout le vestibule, les mymphes, les abords du clitoris, dont on n'apercevait guère que La place ,envahis par un tissu fongueux, viola LES friable, à surface inégale, er clans lequel où remarquait principalement trois dég sions, profondes d'une à trois lignes, à bords arroodis, ayant d'une à deux lignes d ouverture : en uB mot. (rois espéocs de sinus, que l'on pouvait facilement confondre avec l'ouverture de l'urètre, L'un d'eux, celui daus lequel on avait enfonce la soude , était à éing lignes au-dessas da méat urinaire, à peu près sur la ligne médiane; les deux anîres, qui n'avaient pas Lout-à fair le même mire, étaient, Fun à droite, l'antre # gauche du premier, à peu près à la méme distance, trois ligues. Quant à l'orilice nre tral, il sc trouvait tout-à-fait co bas, difficilement apercevahle, masqué par des

! plis de La membrane muqueuse de vagin, dont la paroi antérieurs proéminsit nu | peu en avant et en bas. de retournai cmq jouesaprès r. voir fetle femme, qui alors À n'avait rien énrouvé de nouveau. Le lendemain les urines furent retenues, et le cathétérisme fa e-core tenté, sans succis, per l'interue du servire, La milade

syaut recouvre la faculté d'uriner eule, quitta V'hôgital peu de jours après.

Ainsi un hasard heureux u'a pas pu faire que la sonde s'engageit

EEE qe ST OO ET SCC

ct aussi précieuse pour la génération netuelle brilleræ quelque temps encure au fronton de nos Favultés , du nos hôpitaux et de nos Acadétues.

plusieurs candidats qui se présentent avec des titres bonorables ,il e5 eut on dunt les chances paraissent presque certanes , S'il Faut seu rapporter à sa réputation , à

En atieudant qu'il soit statué sur la chaire fondée par M. Dupoytren , je vousl son mérite et aux nombeeux amis qu'il eumpte dansle ducte artopage. La Gazette

anvonce l'ourerture des cours de clinique de l'école , les cliniques de pathologie!

et d'accouchemens, Cette dernière surtunt était vivement désirée, Le nouveau professeor chargé de la remplir peut mieux que personne en faire sentir les avsnrages. Des mesures sages en défendent l'entrée à ceux qui n'ont pas encore intérét

Méoicace vous portera mon secret dans la huitaioe. L'Académie ac sc borne pas à recruter des hommes honorables et distingues , elle travaille beaucoup dejuuts quelque temps; ses discussions diminuent proportionvellement, Elle cummence à suivre en besucoup de posnts l'exemple donné par LArademie des sciences , qui

un qui n'ont plus aulaut d'intérètà ÿ assister, pour favoriser au evntraice ceux des offre, an peut le die, l'exemple dune excellente et pacifique répubfique , en mé-

elèves qu'un temps détermine de leurs études y appelle. Cette institution, comme en général toutes les sméliorations que l'on doit au sèle actif et à l'influence evtairée

me temps qu'elle est la plus illustre et la pius aristocrate dis Academies.

L'ainsi l'Académie de médecine & compris one parie de, services que peut lus

de M. Orila, portent le cachet du progrès et du perfectionnement : il ÿ aurait in-É rendee la presse ; elle à consacré ua tribune aux rédacteurs des journaux de mé-

justice à le mévonnèltre et à ve pas le pro-lamer, Jama’s l'administration de l'érole n'a oicux marché, et la direction des études n'a été placée sous uuc inteiligeuce plus cagabie. Récemment ea ore M. Orlila a prouvé, en donpant sa -an- Uon à un projet d'assucia ion pour les études midica'es couen en deburs de la Facolté par notre honorable coafrère M, Sanson, qu'il savait cocouragecr de lien par Oùr ou se montre , “concourir directement où indirectement par son influence à tout ce qui peut faciliter les études et averoitre l'instruction des élèves. Le projet d'usorialion de M. Sanson se recommande à ce double Utre, Si vous destiner quelque rpton à l'étude de La médecine, ou si vous avez quelque protégé à nous recommander, adressez-les directement à ML. Sanson ; ils trouveront dans l'institution de ce méderta le moyen dé faire d'excellentes évndes avec uve graude économie de temp et d'argent. 4 Nés Académies ne sont pas niins fécondes en événemens : à l'Académie de médeeine 1 se piépare une Cleclion de tiulrire dans la section de chirurgre, Parm

decine ; il est question de les admettre en outre à comulier Ks matières, onvrages, rapports el mémoires qai ont ocrupé chaque séance , comme cela se pratique depuis plus de dix ans à l'Académie des sciences. Celte concession, toute dans l'intérét de la médecine et de l'Académus elle-même, reudra nos procès-verbaus plus complets, plus details et plus exacts, et chacun des membres en Ee s'applaudira qu'on ne reproduise pas d'age manière obscure ou inbdélela commu oication qu'il aura faite à La docte compagaie. nr | J'aurais encore à vous parler, mon cher confrère , de la distribution des prix Monthvon à L'Académie des sciences. Cette soleanité m2 procurerait peut-être l'occasion de faire quelques réflexions ut-les ; mai. l'espace me manque, Lhenre du courrier me presse, où platôt l'impatience des compositeurs de La Gasktrs, MÉÇALE, ce quR'est pas morus inexorable, Je vous renvoie donc, pour la curnaissance des dilférens prix décernés, au compte-rendu de l'Académie; vous y ver. rez que Lo méderine n's pas été oubliée dans k répartition de près de S0,0u0 fr,

direction, et par conséquent celle de l'urètre. L'algalie, poussée par l'autra main simultanément , j'oserais dire, s'avance sûrement dans la direction connue. Je pourrais rapporter plusieurs cas observés tant sur des malades que dans les amphithéâtres d'anatomie , et dans lesquels en poussant la sonde comme le recommandent les livres , d'avant en arrière et un peu de bas en haut, où heurtait presqn’à angle droit contre la paroi supérieure du caaal. Ces cas se rencontrent chez des persoones à chairs molles, sans élasticité, La paroi supérieure de l'urètre, déprimée, coiffe pour ainsi dire le bec » l'instrument ; et on aurait beau presser, tourner, on risquerait de faire fausse route , mais on n'avancerait pas La sonde. Ce n'est qu'en suivant la direction de l'urètre que l'on arrive facilement à la vessie; le doigt , qui n’a pas quitté l'entrée du vagin, si l'instrument rencontre un obstacle , s'avance , et en apprécie la nature. C'est ordinairement une tumeur appartenant à l'utérus , aux parois du vagio, aux parties qui composent le bassin ou ui y sont contenues. C’est alors que la direction de l'urètre peut être déviée de côté. Le doigt faisant connaitre la déclinaison du raphé ou de la partie moyenne du vagin , donne celle de l'urètre , et rend facile l'introduction de l'algalie , que souvent on ne pouvait auparavant faire avancer, La direction de l'urètre , dans ces cas de déviations latérales , peut aller jusqu'à former, avec Le plan de symétrie du corps, ua angle de 35 à #3 degrés et plus. Les variations de direction , de haut en bas ou de bas en haut (la femme étant supposée couchée } , sont quelquefois telles qu'une algalie droite devient presque verticale, Les cas dans lesquels l'instrument doit être dirigé de bas en haut sont à beaucoup près les plus nombreux , il est vrai ; mais on doit être prévenu de la ibilité des autres , et par conséquent se garder de toujours, aassitôt Lots entrée dans l'urêtre , pousser l'instrument en avant et en haut. La direction de l’urètre de haut en bas à lieu dans certains cas de cystocèle vaginale et dans les renversemens de vagin, etc.; les déviations latérales se combinent souvent avec les deux autres.

Nous avons supposé en commençant que le doigt de la main gauche pouvait être porté de la fourchette vers le vagin ; uais quand un appareil , ou l'impossibilité d’écarter les cuisses y met obstacle, il doit se glisser pour gagner l'entrée du vagin entre les nymphes , cn évitant avec soin de toucher au clitoris.

Ainsi donc le chirurgien , placé au côté gauche de la femme, “qui est couchée sur le dos, porte l'indicateur de la main gauche à la partie in. férieure et moyenne de la paroi antérieure du vagin ; avec Ja pulpe du doigt reconnait le tubercule uréiral , qu'il ramène un peu en arrière , et le comprime tres-légèrement de bas en haut ; présente à l'orifice de l'urètre l'extrémité de l'instrument teou de la main droite ; s'assure de la direction de la paroi antérieure du vagin et de l'urètre ; et , poussant l'algalie légèrement enduite d'un corps glissant , la fait pénétrer dans la vessie. Ge procédé , à la fois facile , sûr press nous à toujours réussi. I évite les tâtonnemens , pe is douloureux , qui sont communs à tous les autres procédés dans lesquels on ne se sert pas de la vue. Aussi nous a-Lil semblé qu'il était apprécié des femmes qui avaient été sundées autrement, et que l'opératiun cessait de Jeur inspirer aucune appréhension. |

L'anrmres que l'on trouve dans l'étui des chirurgieos pour sonder les femmes me semble au moins inutile , et je pense qu'i peut y être remplacé avantageusement par une sonde d'homme ordinaire qui n'aurait que huit pouces. Cet instrument , d'une seule pièce, serait d'une longueur suffisante pour les bomiues, puisque M. Malgaigne a constaté que l'urètre de l'homme n'a L'ar plus de six pouces en longueur (1),

toujours et ne s'engageñt que dans l'urètre. Ce procédé n'eût pas été enpivré sur la femme Smooet sans douleurs” né sans difficultés, si même on avait été assez heureux pour réussir.

Au reste ,| M. Velpeau lui mème ne semble pas regarder ce procédé comme toujours certain. En eflet, il ajoute : « On réussirait plus sûre- » ment encore en ramenant la sonde de bas en haut ; son extrémité » étant appliquée sur la pulpe da médius droit , pendant que l’annu-

.» laire de la même main sert en quelque sorte de sentinelle on de » moyen explorateur. En effet, ce doigt distingue très-bien la four- » chette , puis l'entrée , puis la colonne astérieure du vagin , dont la » terminaison , plus où moins renflée en forme de tubercule, se trouve » immédiatement au-dessous de orifice urétral. Arrivé à ce point , » l’annulaire s'y arrête. Les autres doigts font glisser la sonde sur sa » pulpe, et s'en servent comme d'un conducteur. Le méat ne peut » pas être à plus d’une ligne ou deux de distance. On tätanne un peu, » et l’on entre presque toujours avec facilité dans le canal. » Ce cédé, ainsi établi, peut-il être considéré comme moyen toujours sûr de réussir? M, Velprau semble ne pas en être certain. Comme procédé, pour lui, il l'emporte seulement sur le précédent, N'est-ce pas en effet l'avouer positivement que de dire : « On tätonne un peu, et l'on entre presque toujours avec facilité dans Le canal, » Ce procédé en effet ne peut donner qu'une probabilité à son auteur, puisqu'il attribue à un organe étranger à l'urètre, au vagin dans l'extrémité de sa paroi antévieure, letuberculequisert de point de départ pour l'opération : dans son anatomie, M. Velpeau ne s'était pas expliqué sur ce point. Si on n'observe pas de grandes variations de rapports entre la terminaison de l’urètre et celle du vagin, ‘rien ne donne la certitude que de semblables variations soient impossibles. Les tissus qui au vestibule recouvrent le tubercule urétral , appartenant aux organes génitaux , éprouvent des modifications de volume en harmonie avec celles de ces organes : M. Velpeau à dû croire à une variation de rapports du tubercule avec l'orifice de l'urètre. Ce moyen, en effet, meilleur que les autres, devait donc par l'effet de variations de rapports, dont on ne pouvait assigner la limite , perdre de son importance. Ne sait-on pas d'ailleurs que toutes les saillies des parois du vagin sont, par l'eflet de distensions répétées de cet organe, susceptibles de s’effacer complétement. Le tubercale nouvait donc ne pas exister tonjours. On ne pouvait done compter sbrement sur le procédé, puisque sa conditiou essentielle était supposée pouvoir manqner, C'est ainsi que l'observation inexacte d'un fait met dans l'impossibilité d'en tirer mn conséquences rigoureuses qu'il peut avoir.

Pour nons, ce tubercule , qui est la terminaison en bas de la membrane externe de l’urètre, est constant. Nous y trouvons donc un moyen simple, facile et certain, d'arriver à l'orifice da canal. Sa consistance ferme , sa forme limitée en avant et sur les côtés. sa position au-dessus #t À la partie antérieure de laportion moyenne de la paroi du vagin, empêcheront de le confondre avce Les replis que peut présenter ce dernier conduit. C'est dans les cas de relächement ou de prolapsus de la paroi antéricure du vagin que eue erreur peut tre commise.

Quelle que soit la position de la femme , pourvu que l’algalie puisse arriver jusqu'à l'urètre, si le canal est libre, rien ne s'oppose à ce que le cathétérisme puisse toujours être pratiqué. Cependant comme les malades se trouvent presque toujours couchées horizontalement sur le dos, que celte position est la plus commode tout à la fois pour Ja femme et pour Je chirurgien, nous la supposerons : et ce que nous en dirons s’appliquera facilement à toutes les autres. Le chicurgien peut être in- nome | rep L en | différemment placé à la droite ou à la gauche de la malade. Si nous le | Dans les cas où la direction de l'urètre n'est pas modifie , la sonde supposons de cette dernière manière, un doigt de la main gauche, l'in- d'homme , pour le cathétérisme chez Ja femme , n'a que l'avantage dicateur de préférence , porté de la fourchette vers la paroi antérieure ||d'être plus commode ; en portant l'urine dans un vase qui a besoin du vagin , appuyant sa pulpe d'avant en arrière et de bas en haut, dans d'être moins rapproché. Mais dans les cas de déviations ; ses avantages une étendue d’un demi-pouce environ, sur la partie moyenne, recon- sont évidens ; vutre plus de facilité pour l'introduire et arriver à ls naîtra le tubercule urétral. Si on le juge nécessaire , l'indicateur ou le vessie , la sonde , sans la courbure , vieadrait porter sur le matelas , médins de l'autre main , avec laquelle on tient la sonde , porté iramé-|lou aurait son ouverture extérieure presque directement en haut. La diatement en avant et au-dessus du tubercule, donnera la sensation du ||sonde de femme enfin, par cesa méêine qu'elle est Cruond droite , ne creux formé par l'orifice de l'urètre. Avec un peu d'exercice , on rend|\peut dans bien des cas servir aux explorations e la vessie ; elle ne cette précaution iputile. Le doigt de la main gauche repousse légère-}| pourrait, en effet, toujours faire reconvaitre un calcul pen voluwr. ment cn arrière et en haut là paroi du vagin , ettend, par le premier//neux placé sur un des côtés de la vessie, qui ordinairement est déprimouvement, à refouler un peu en arrière aussi la paroi inférieure de l'u-l mée de chaque edté du vagin ; elle ne pourrait le plus svuvent pénerètre, et par le second, à donner à l'ouverture plus d'étendue transver-{ltrer dans la portion de cet organe qui forme les tumeurs appelées cys- Fermes Le rs de la sonde glissant d'avant en als la ne du l'tocèles.

igt,un-peu de bas en haut, rencontre une sorte d'arrêt dans la paroi ERP CR PL | supérieure de l'urètre ; de plus la fente transversale étant plus ei une PUR SERRE PE EUR ERS —. épis déviation légère de côté n empêchera pas l'instrument de pénétrer dans}! Ne pouvant songer à passer en revue les affections dont l'urètre peut — Une fois la sonde à l'orifice LPariere, le doigt qui est à en] ——]————— me trée du vagin , s'eafonçant un peu, si c'est possille, sans jamais rien] {1 Lisez : atteint rarement six pouces de longueur. déchirer , D long de la paroi métenre de d conduit, en reconnaît La' dau s (Note du Rél )

être le siége, et encore moins ses vices de conformation , je rapporterai

seulcsent l'observation d'un cas de contraction spasmodique prolongée||}*

qui mit obstacle au cathétérisme ; je donnerai également quelques ob-

servations de rétrécissemens organiques, et cn pape observations ||j3

de fongosités de l'urètre et du pourtour de son orifice externe.

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