‹ Gazette médicale de ParisChapitre 367 sur 394 · RÉTRÉCISSEMENS SPASMODIQUES DE L'URÈTRE · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENS SPASMODIQUES DE L'URÈTRE

Ons. II. — Le 44 du mois d'août 1833, au moment de La visite, deux présentent à l'hôpital de la Charité : l'une, que l'autre soutenait , dans .—. tement complet, réclamait les secours les plus u ; €lle n'avait pas uriné depuis 24 heures, et sa vessie était arrivée à un état d'stension considérable, Elle fjuittait un médein qui, n'ayant pu réussir à la sonder , l'avait engagée à venir immédiatement à l'hôpital de Ja Charité, où elle trouverait tous les moyens de secours bles. Placée sur un lit , les jambes écartées , les vêtemens relevés M, Roux, qui interrompit sa visite, usant de foute la patience et de l'adresce qu'on Jui connait , essaya , mais vaigement , de faire rer ane sonde dans la vessie : dans ses tentatives, qui furent longues , il emplaya tour à tour une sonde de femme et des sondes de gomme dlastique de calibre très-petit. L'obstacke semblait exister à 6 ou B lignes du méat urinaire, Jugesnt dès-lors la ion de la vessie névessaire, si la m.lade n'arinait pas dans la Journée, M. Roux dit d'apprèter, pour six heures du soir, les objets nécessaires à 1 opération. Dans l'intervalle, Ja malsde fui mise au bain, et on lui appliqua des sangsues au périnée, M. Roux n'étant pas encore venu à sept heures, en l'absence de mon calque que je remplaçais , je visitai La malade, sue laquelle, depuis le matin, on n'avait fait aucune tentative nouvelle pour la sonder, Je la trouvai accroupie dans un bain de siége; et immédiate. ment, sans Le plus léger obstacle , je pus faire pénétrer dans la vessie une sonde d'enfant d'une ligne et demie de diamètre. M'attendant à des difficultés , je crus presque que la soude avait glissé dans Le vagin; mais le jet d'urine ne me laïsa pas loug-temps incurtain, et ne surprit pas moins agréablement la malade , habituée à souffrir beaucoup chaque fois qu'on la sondait. Ayant laissé écouler l'urine dans le bain, je ne saurais en évaluer la Frnon qui était considérable, Cette femme ayant depuis recouvré la faculté d'uriner spontanément et sans difficulté, sortit en L'hèpital, bien portante, quatre jours après son entrée,

Ons. IV. — Victorine 8... , âgée de 30 ans , employée in lupanario , m'ayant fait appeler quelque temps après pour une be Lg es à l'urètre, me Fm les remscignemens suivans. Déjà à différentes reprises, à quelques mois d'intervalle les unes des autres, elle avait éprouvé le même accident. Plusieurs fois elle n'avait pu être soudée iromédiatément ; ce n'était qu'en répétant les tentatives , et toujours avec beaucoup de douleur, qu’on parvenait à la sonder. Après s'être adressée à plusieurs médecins , elle eut recours à un chirurgien qui s'occupe plus spécialement et stecrenom des maladies des organe: génilo-urinaires. M, ..., croyant à ua rétrécissement organique, employs, pendant pluseurs mois, des bougies d'une grosseur gradu-llement accrue jusqu'a dépasser le calibre des sondes de femme ordinaires, Mais pou de temps après qu'on en cut cessé l'em loi, les accidens s'étant reproduits avec la mûme difcalté d'arriver à la vessie, tandis que la veille encore la malade urinait pär un gros jet, Al. . supposa qu'il existait dans la vessie, au voisinage du col, une tumeur fongneuse dont une partie plus où moins Îottagte pouvait arriver jusqu'à l'urètre qu'elle bouchait accidentellement, et mettait obstacle | cathétérisene. Cette femme, ne doutant pas que la rétention d'urine ne se reproduisit, me Gt etre d'aller la sonder. Le fait me paraissait trop singulier pour que je ne m'y engageasse pe solonters. J'atteudis plus long-temp< qu'elle ne m'avait Lait espérer ; maïs en ; dans les derniers jours du carnaval (1534), on m'ap-

ta la lettre la plus pressiute pour me rendre auprès d'elle, muni de sondes. le La trouvai dans des angoisses difficiles à dépeindre, L'ayant fait coucher sur Le dos aussitôt mou arrivée, je fus assez heureux pour introduire dans la vessie , im. médiatement, sans pour ainsi dire que la malade le sentit, une sonde d'homme avant au moins deux lignes de diamètre. Après avoir vidé la vessie presque cotnplétement; l'esploration de sa cavité ne me fit rien reconnaitre; je n'en trouvai pas davautage quand l'urine fat complétement évacuée, Ayant imprimé avec précaution quelques mauvemens lents à la sonde, je ne sentis aurune trace d'engorgement partie dans l'urètre qui, au moment de mon exploration, était loin d'être! rétréc, Lé doigt porté dans le vagin, je ne trourai ni tumeur dans le bassin, ni déplacement de l'utérus que je pusse soupçanner étre cause de luretention de l'urine; sculement j'appris de la maitresse du lieu que Victorine, d'un raractère très. érotique, énit aussi passonuée poar le vin, et que ses rétentions d'urine, et noramment la dernière, étaient cou écutives à ane orgie, Cetle femme n'a pas eu de récidive depuis : je crois étre sûr qu'elle m'aurait Bit prévenir,

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