‹ Gazette médicale de ParisChapitre 375 sur 394 · THE EDINBURGH MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL · texte numérisé non relu

THE EDINBURGH MEDICAL AND SURGICAL JOURNAL

Le cahier d'octobre contient les articles originaux suivans : 1° choix d'observations et de communications formant une partie des transactions de La société médico-chirurgicale d'Edimbourg , collection de vingtarticles où observations, la plupart d'anatomie pathologiques ; 2° observations par G. Hamilton; 3° illustrations de ne pratique, par J. Scott ; 4° sura leucorrhée utérine, par Churchill ;

chronique accompagné d'une ossiinérale de la plevre , par Thurnam; G° sur l'existence du ar Graham; 7° observations sur l'usage de l'arsenic dans les dé cutanées, par Thwaites ; 8° histoire de la dysentérie qui a régné à la maison de charité d'Edimbourg en 1832 et 1835, et où Le traitement par le calomel à hautes doses à eu d'ercellens résuliats, par J. Smith; 9° Remarques sur la grossesse exträ-utérine, avec des observations ; par Iogleby ; 10° observations et réflexions sur Le danger des plaies piquantes et des lésions de l'orbite, par J. Scott ; 11° Revue cles cas communiqués à la société anatomique d'Edimbourg, par Burt et R. Spittal; etc.

onsenvarions recueillies par le docteur Hanitrow.

L'auteur de cette communication, déjà connu avantageusement par plusieurs travaux et surtout par l’histoire de la scarlatine qui a régné à Edi rg en 1832, rapporte ici plusieurs bservations curieuses , et qu'il accompagnede réflexions pratiques dont nous reproduirons les plus imporlantes.

petite note sur la suie cristallisée, insérée ‘LL dit ce médecn ,

che de charpie mmbibée de kréosote pure ; les douleurs cessèrent sur-lechamp, mais il fut pe d'une forte salivation qui dura une heure.

Eofio MM. Heylelder et Hauff citent des observations tout-à-fait aalogues ; sur doure cas d'odontalgie , le premier de ces médecins a vu la kicosole réussir onze fois.

EE

La première de ces observations est celle d'une pleuro-pneumonie avec perforation du poumon et apparition , à une certaine époque de la waladie, d'une tumeur probablement de nature gangréneuse près du sternum, entre la seconde et la troisième côtes gauches. En même temps les crachats mucoso-purulens devinrent très-abondans ; mais le reste de la poitrine. du e côté, était mat à la percussion. Cependant ces symptômes disparurent peu à peu, et le malade paraît s'être trouvé assez bien au bout de deux ou trois mois, pour pouvoir reprendre ses travaux. Un mois après , la percussion ait encore un son un peu sourd du côté malade. Voici maintesant comment le docteur Hamilton s'explique ces divers symptômes. La pleuro-pneumonie dont le malade avait offert les signes les plus constans dès le commencement de sa maladie, détermina un épanchement qui était circonscrit de toutes parts par des adhérences. Cet épanchement parvint, par La tendance naturelle à ces sortes de symptômes , à perforer en même temps la plèvre pulmonaire et La plèvre costale , et se fraya ainsi une route par les es, en même temps que l'introduction de l'air derrière la plèvre costale détermina la formation de la tumeur gazeuse. La gnérison de la maladie s'explique facilement par Le peu d'étendue de la surfsce qui était en contact avec l'air.

La seconde observation est celle d'un cas de fausse mélanose observée chez un sujet de 58 ans , et qui avait été occupé pendant quarante ans dans les mines de charbon de terre. Nous ne donnerons pas ce fait ici, tant parce que nous en avons déjà consigné plusieurs tout-à fait semblables dans les revues précédentes des journaux anglais, que parce qu'un autre article sur le même sujet va nous occuper tout à l'heure. Une partie de poumon de cet individu , transmise à M. Graham , professeur de chimie à Glascow , a fourni à ce savant plus d'un quart de carbone pur.

Le même poumon, examiné au microscope , n’a présenté aucune orgasisation distincte. La matière noire et la substance du poumon présentaient une masse confuse ; la première existait sous deux états différens : d'une part , elle pouvait être entraînée facilement avec le mucus brorichique ; de l'autre, elle était contenue dans le tissu cellulaire interlobulaire ; cette matière était entièrement composée de globules plus gros que ceux du sang. Ces globules étaient disposés dans le tissu cellulaire qui environue les cellules pulmonaires, à peu près comme la matière terreuse est déposée dans les os ; on n'a ju découvrir de matière noire dans aucune cellule pulmonaire.

La troisième observation offrirait beaucoup d'intérèt si l’autopsie eût

u être pratiquée ; cependant elle offre encore à M. Hamilton l’occasion &e faire quelques remarques sur l'emploi de l’opium dans le traitement des fièvres continues et des phlegmasies. La malade qui fait le sujet de cette observation ayant présenté, après huit ou dix jours d'uve fièvre continue, les symptômes d'une péritonite suraiguë, il prescrivit une saignée et quatre grains d'opium , qui furent pris à quatre heures de distance, sans déterminer le moindre trouble dans l'intelligence. Le lendemain, deux pilules d'un grain d'opium sont adminisirées, et le soir la malade tombe dans un état d’abattement qui se change en coma et amène La mort le surlendemain à 5 heures du matin, malgré l'administration de quelques stimulans.

Le docteur Hamilton termine par quelques remarques sur la fréquence de la maladie des reins décrite par le docteur Bright chez les enfans, à La suite de la scarlatine, et qui viennent à l'appui de celles qu'il a présentée dans le mémoire que nous avons déjà indiqués. Cependant il semble disposé à admettre maintenant que cette maladie, qui n'est qu'une complication de la scarlatine , et qui n'existe pas dans tous les cas , se Lierait à l'état de la constitution, à une disposition aux scrophules. Les cas où il l’a observée chez deux enfans dans la même famille, sont très-nombreux ; il en cite no surtout où cette disposition constitutionnelle lui a semblé très-évidente, Quatre enfans qui résidaient dans Ja même maison, dont trois étaient sœurs et le quatrième était d'une autre famille, furent pris de scarlatine. Les trois sœurs , qui étaient serophuleuses , présentérent un anasarque très-développé, tandis que l'autre enfant y échappa complétement.

REMARQUES DE MÉDECINE PRATIQUE, par Île docteur Scorr. Observalions sur l'utérus irritable (hystéralgie).

On sait que le docteur Gooch a décrit sous le nom d'utérus irritable un état douloureux de cet organe, qui ne se lie pas à uoe altération organique , mais est extrémement opipiätre , et ne disparaît qu'après un “ermps ordinairement très-long. La Gazerre mibicaus a aussi appelé l'attention de ses lecteurs sur ce sujet dans un travail particulier (1) et

(1) Gazette ménicaur, année 4830, pag. 325,

dont les conclusions sont conformes à celles du docteur Gooch. Le docteur Scott , tout en adoptant l'exactitude de la description donnée par Gooch, pense que ce dernier a trop insisté sur la nature nerveuse de cette maladie, et qu'au lieu d’uve simple irritation (dans le sens qu’attachent les Anglais à œ mot), elle se lie souvent à un état inflammatoire de la muqueuse du vagin. Le cas suivant , qu'il rapporte à l'appui de son opipion, lors même qu'il ne devrait pas être rangé parmi ceux dont à parlé Gooch en traitant de l'utérus irritable , ce que nous avons quelques raisons de souponner, est trop important pour que nous ne le rapportions pas en entier.

Ons, — Une dame nouvellement mariée éprouvait depuis plusieurs mois une dimination notable avec dérangement dans la menstruation, et an léger écoulement blennorrhagique, Elle attribaait cet état à une chute qu'elle avait faite dans les escaliers , et à la suite de laquelle elle avait éprouré une perte ; elle avait une bonne éonslitution et avait toujours joui d'une belle santé. Des sangsués avaient été plusieurs fois appliquées aux chevilles ; des bains de pied, des bains de siége , des laxatifs et un régime doux lai avaient été prescrits pendant plusieurs mois sans aucun soulagement. Il s'y joignit dans La region ntérine une douleur si intense qu'elle était dans une agitation et une insomnie continuelles, L'état du pouls n'offrait rien de très-anormal; le col de l'utérus paraissait tout-à-fait sain, peutétre un peu plus long F d'habitude, La toucher indiquait un état de turgescence et une exagération de La chaleur naturelle; il n'augeentait pas la douleur, Cette dernière venait par paroxysmes qui duraient deux où lrois jours, quelquefois avant, d'autres fois aprés la période mensiruelle : elles étaient moins vives le jour, mais d'ane violenre extrême pendant ls nuit. Elle se plaignait tautôt d'une douleur cuisante excessirement vive, tantôt d'une sensstion comme si on eût déchiré toutes les partics qui étsient le siége de la douleur ; d'autres fois, elle croyait sentir un corps due qui portait contre la matrice. Ordinairement l'accès se trmioait par l'écoulement d'un fluide sunguinolent,

Les saiguées locales ct générales, les bains de vapeur, les narcotiques de toute espèce, le mercure, le copahn , les cantharides , enfin tous les moyens conseillés par Gooch et une foule d'antres encore, furent employés sans succès. Au bout de deux ans et demi, pendant lesquels la malade resta contamment couchée et avait perdu beaucoup de son embonpoint , on eut recours enfin au spéculum. Le col de l'utérus offrit sa saillie ordinaire ; mais sa muqueuse et celle qui recouvre le vagio étaient d'un rouge vif, et on voyait sortir du cansl utério un mucus coloré. Il ÿ avait aux environs de l'urètre une ulcération superfcielle qui était entourée de végétations, On appliqua aussitôt à l'utérus et au vagin 12 sangsues qui prirent facilement, se remplireat avec promplitude sans occasioner de douleurs, et détermiaèreot on écoulement abondant de sang à la suite, Cette première application ayant été suivie immédiatemedt d'une diminution considérable de La douleur, ane nouvelle application fut faite chaque semaine pendant environ trois mois ; l'alcération fut touchée avec le nitrate d'argent , la douleur disparut complétement, et la malade fut envoyée à la campagne, où elle se rétablit parfaitement.

RELATION DE L'AUTOPSIE D'UN SUJ£T AFFECTÉ D'EMPYÈME Cnño- NIQUE AVEC OSSIFICATION DE La PLÈVRE DAOQITE,

Ce fait lors même qu'il serait complet n'offrirait d'intérêt que sous le rapport de l'étendue de l'ssidcntion qui avait envahi toute la plèvre costale ou plutôt qui l'avait recouverte. Car, d'après les termes même du rapport, il semble que l'ossification se trouvait plutôt dans les fausses membranes déposées à la surface de la plèvre que dans le tissu cellulaire sous-pleural; mais l'observation elle-même est très-incomplète. Tout ce que l'auteur à g" apprendre sur les antécédens du sujet, c'est que 13 ans auparavant, il avait etc affecté d’une pleuro-pneumon e grave, et qu'ensuile il avait eu un abces qui s'était ouvert vers la 8° ou @° vertèbre dorsale du côté gauche, pour lequel 1} était entré dans lusieurs hôpitaux de Londres. Il était mort presque subitement à l'âge e 2 ans, à la suite d'excès. A l'autopsie on trouva dans la cavité la plèvre eue sept ou huit pintes d'un liquide purulent et coloré en rouge , et la plèvre qui détachée avec soin offrit l'état suivant :

À l'extérieur, elle avait l'apparence d'un large kyste fibro-cartilagineux, ovoide, dont l'épaisseur variait depuis un huitième jusqu’à ua quart de pouce. À l'intérieur sa surface présentait beaucoup d'irrégularités, des enfoncemens et de nombreuses saillies osseuses, et ne paraissait point avoir été couverte d'une membrane séreuse ; elle était revêtue

riout d'une substance ayant quelque ressemblance avec le tissu du oie, d’une couleur brunâtre et qui sæmblait avoir été déposée par le fluide dont La cavité était remplie. On calevait cette substance à peu près comme on le fait pour les lames d'un sac anévrismal ; la plèvre areguique présentailaussi quelques plaques d'ossification , mais moins arges et moins épaisses que celle de la plevre costale,

SUR L'EXISTENCE DU CHARBON DANS LES POUMONS, por M. Gnanam, professeur de chimie à Glascow.

Les recherches de M. Grahatn sur la matière noire contenue dans les poumons de quelques individus, et spécialement de ceux qui ont travaillé dans les mives de charbon d: terre, sont puremeut chimiques;

aussi nous contenterons-nuus, sans entrer dans qu'il rapporte , d'en faire connaître le résultat. Le fait le plus saillant c’est

noire dont il est question ici n'éprouve aucune changement. Cette matière peat varier dans sa com plus grand nombre des cas où M. Graham la rapporter plutôt au noir de fumée ou à la suie qu'au charbon de terre. ss) apr que cette matière peut s'accumuler dans les poumons en trèsgrande quantité sans déterminer de symptômes morbides. M. Graham

c te un ceriain nombre de eas où on en a trouvéles poumons remplis, chez

des sujets qui n'avaient pas donné le moindre signe d'alfectioo pulmo-

vaire avant la mort , causée par quelque accident ou par une maladie différente.

HÉMARQUES SUR L'EMPLOI DE L’AnsenIc dans les affections cutanées , s par le docteur Tuwarres.

Avant d'entrer dans son sujet , l'auteur jette un coup d'œil sur l'ef. fet que produit l’arsenic dans l'économie , lorsqu'il est employé comine poisos où comme médicament. Lorsqu'il est administré comme poison , où remarque d'abord une diminution de l'action du cœur, ensiite une inflammatron de l'estomac assez violente pour amener rapidement la mort avant que des altérations très-profondes aient pu être produites. Quand la mort n'a pas lieu aussi Promptement, où voit se succéder Les vomissemens noirs, les coliques vivlentes, les déjections alvives, les lyst der soif excessive, le gonflement de tout le corps, le delire, es convulsions et la mort.

Sous forme médicirale, ses effets sont tout-à-fait diflérens : son remier effet sur l'économie est d'augmenter la plévitude et La force du pouls, qui, en s'accroissant graduellement , amènent un état de pléthore, et à la fin un anasarque général, On peut l'administrer jusque-là sans rien craindre, En inême temps qu'il exerce cet effet spécifique sur le pouls, on remarque dès le commencement de son administration le gonflement et la démangeaison des paupières, la rougeur et l'irritation de Li gorge, une toux légère et une couche crémeuse et trèsépaisse sur la langue. -

L'auteur établit d'abord que toutes les maladies de la peau sont inflammatoires , et il se demande ensuite à quelle époque un doit commencer l'administration de l'arsenic, C'est, sclon lui, dans les derni. res périodes, à l'époque où les symptômes aigus ont disparu , soit par le traitement, soit par le temps ; on doit bien éviter de l'employer dans les affections récentes, :

Doit-on en suspendre l'usage aussitôt que ses effets sur l'économie commencent à se manifester ? il pense que non, et que ce serait le meilleur moyen de ne pas obtenir une seule guérison. Aussi il recommande de l'adamnistrer avec beaucoup de prudence dès le commencement. En commençant par des doses de deux ou trois gouttes, on pent retarder la guérison du malade d'un on deux jours, mais on ne peut lui nuire, et on est presque assuré d'obtenir ensuite de bons effets en augmentant graduellement,

L'arsenic parait agir, dit M. Thwaites, comme résolutif, à l'époque 5 la maladie a toujours déterminé un certain état de débilitation générale.

Il rapporte ensuite trois observations de porrigo furfurans ; et un

de lepra vulgaris | où 1 serait difficile de méconnaître l'efficacité de l'arsente,

PLPLACEMENT D'UN DES CANTILAGES SEMI-LURAINES DC GENOT ; par le docteur Rep.

Le docteur Reid a présenté à la société anatomique d'Édimbourg un cxempie de déplacement qui paraît correspondre à V'affee ‘on du genou décrite par M. Hey sous le titre de Dérangement interne de l'articulation du genou; et par sir A. Cooper sous celui de Luration partivile dufemur sur les cartilages semi-lunaires ; mais aucun de ces deux chirurgiens n'en avaient vu d'autopsie.

Le tissu Hibreux qui joint le bord externe du cartilage semi-lunaire externe au bord Fa tête du tibia est déchiré en travers dans sa moitié antérieure ; et on trouve Îe cartilage semi-lupaire jeté en dedans et en arriére et placé entre de du tibia, le ligament croisé postérieur et le ligament postérieur de Winslow, Le ligament transverse est intact, Le cartilage lui-même est considéralement aplati et élargi; et la portion restaute du tissu Gbreux qui unit son bord externe au tibia est très-

le détail des expériences

que cette matière noire n'est pas le produit d'une sécrétion , mais qu’elle vient du dehors. Le pigmentum nigrum du bœuf, la sépia et toutes les substances noires erapruntées au règne animal se déculorent quand on les traite par le chlore. La matière

osition. Cependant dans le ‘a analysée, il a cru devoir

épaissie et a pris quelque chose dé l'aspect fibro-tartilaginenx. Le cartilage d'incrustation de la partie antérieure du tibia ayant été soumis aux libres mouvemens du condyle fémoral est devenu rugueux. Les mouvemens des articulations paraïssaient assez libres, autant qu'on peut en juger sur le cadavre; mais il est aisé de constater que, les ligamens étant déchirés dans une moins grande étendue que dans le cas actuel, où bien le ligament postérieur étant mis dans un état de tension par l'aetion des muscles dans la marche, le cartilage peut être chassé entre le condÿle et l'épine du tibia et produire le même effet que la présence d'un cartilage flottant dans l'articulation.

L'observation de ce cas ne put être recueillie. L'homme était mort à l'infirmerie ; darant le temps de son séjour il ne s'était jamais plaint du genou ; et la garde ne se souveuait pas de l'avoir vu boiter en marchant.

Page 1