‹ Gazette médicale de ParisChapitre 376 sur 394 · THE DUBLINISOURNAL OF MEDICAL AND CHÉMICAL SCIENCES · texte numérisé non relu

THE DUBLINISOURNAL OF MEDICAL AND CHÉMICAL SCIENCES

Le cahier de septembre contient : 1° un memoire sur l'hydrocèle du cou, par James O'Beirne ; 2° des observations sur l'excision du co de l'utérus, par Jobn Brown ; 3° un cas 4. 28 hématode, par J. Thwates; 4" observations sur le traitement de diverses maladies, pas Rob. Graves; 5° de Ja combinaison de l'acupuncture avec le galvanisme, par John Hamitton.

OBSERVATIONS ET RÉFLEXIONS AUR L'UYDNOCÈLE DU COU , par James O'Brinxe, M.-D, *

M. Roux, dans l’une de ses intéressantes communications à l'Academie de médecine , à récemment Lie l'attention sur cette affection particulière du cou désiguée par M. Maunoir sous le nom d’Aydrocèle du cou, et par d’autres sous celui de goftre cystique. Ily a donc omanc un intérêt de circonstance dans l'analyse du travail du docteur O'Beirne sur cette maladie.

Le mémoire du professeur Maunoir, adressé à l'institut en 1815, fut en 1817 l’objet d'un rapport très-défavorable de Percy; et ce ne fut qu'en 1825 que l'auteur le Hivra à l'impression , en y joignant une vigoureuse refutation du rapport (1). Mais soit que l'autorité de P eût prévalu, ou bien plutôt par suite de cette sorte d'apathie qui régnait alors en France dans les études médicales, le mémoire et les idées de M. Maunoir restèrent dans un oubli immérité; et Delpech et Lawrence qui eurent occasion de voir postérieurement trois cas d'hydrocèle du cou, ne paraissent pas en avoir eu connaissance, puis qu'ils employèrent l'incision au lieu de la méthode « aussi certaine, et moins dangereuse du séton si heureusement appliquée M. Maunoir. »

Il y a quatre ass, dit M. O'Beirne, que le hasard me fit jeter les yeux sur le mémoire indiqué ; et depuis ce temps, j'ai eu occasion d'observer trois cas de celte maladie qui réfutent complétement les chjections de Percy. Rappelons d'abord les principales idées de M. Maunoir.

Cette maladie, suivant lui, à été souvent observée, mais méconnue, comme on peut s'en convainere, en consultant les Traités des tumeurs , et eo lisant un cas de ce genre rapporté par Heister et trois autres notés par Ploucquet; tous les exemples qu’en à vus l'auteur lui-même avaient été pris pour des goîtres par d'autres médecins. Elle consiste daos la formation de kystes séreux, d'abord très-petits, situés sur le côté du cou , puis s'accroissant par degrés durant plusieurs aonées , et finissant par occuper toute la partie antérieure ainsi que tout un côté du cou, et par gêner sérieusement la respiration , la déglutition et la parole, Lx tumeur offre une fluctuation distincte, et contient un liquide tantôt Hempide où rougeätre , ou d'un noir de café, coagulable par la chaleur. Dans la grande majorité des cas, elle existe indépendamment d'aucut accroissement de la glande thyroïde; et dans sa quatrième observation, elle était située derrière l'angle de la mâchoire , et conséquemment sans aucun rapport avec celte glande; mais deux fois il a observé le contraire; et par exemple dans sa seconde observation, la glande tumeéfiée et indurée formait un huitième de la totalité de la tumeur,

Quant au traitement , malgré la grande analogie de ces kystes avec l'hydrocèle vaginale, leurs tuniques étant plus denses et moins aptes à contracter l'inflarmmation adhésive, les injections ne réussissent point ; M. Maunoir à été obligé d'y renoncer. L'incision de la tumeur pratiquée par Heister , et l'excision complète ou partielle du kyste sont des opérations graves, difficiles, et propres à prolonger le traitement en produisant une large plaie etune cicatrice difforme. En un mot le pro-

(1) Mémoires sur les amputations, l'hydrocèle du cou ct l'organisation de l'iris, par d.-P, Maunoir, Genève et Paris, 1825.

DE PARIS. | g11

cédé qu'il adopte et qu'il resommande consiste à vider la tumeur par une ponction , puis à la traverser par un séton suivant s09 plus grand diamètre, On empêche de cette façon une nouvelle accumulation de liquide ; on assure l'adhésion des parois ; et enfin la glande thyruïde , si elle est hypertrophiée, revient graduellement à son volume naturel. M. O'Bcicne rapporte en les abrégeant les cinq vhservations publiées

r M. Maunoir à l'appui de ses idées ; puis il en ajonte trois autres qu'il a observées Jui-même.

Os, L — Siéphen Cassidy, âgé de 60 ans, coustitntion détériorée, entra à l'hâpitai chirurgical Richmoud, dans mon service, Le 25 juin 48434. IL portait une tumeur très-voluminente , occupant la totalité de La partie sntérieure et latérale gsuche du cou; elle s'étendait obliquement en bas jusqu'à l'articulation sternoclavicutaire gruche , au niveon de laquelle elle se termnait par unt saillie arrondie , remantait Le long de La clavicule gauche jusqu'a 2 pouces de | ærontion ; elle était psrtout très-salante, mais principalement dans le point où elle recousrait le corps thyroïde ; elle uffrait une Muctuation parfaitement distincle : mais mi à la vue ni au toucher ancune apparence de qulsation. La poau avait gardé sa couleur naturelle; mais elle était fort amincie et presque dinphane ; on voyait au-dessous d'elle se ramifier une foule de petites veines ; Loutefois , en exaamnant la tumeur à La lenuère , on n'y dérouvrit de transparence eu aucune part, La parole et la drglutition étaient Fr le malal'e ne se plaignait que du volume et de Li diffor. mité de to tumeur. Elle avait débuté , à son dire, dourc ans auparavant, par one très pelite tumeur mobile , ou centre de l'espace triangulaire qui existe au dessus du tiers extevne de la elavicule gnche , et elle s'était accrue peu à peu sans dé termince la moindre douleur. Il ne voulait pas la laissée ouvrir, allegusot qu'un médecie le lui ava t formellement défendu, de peur d'une bémorrhagie prompte ment mortelle. : , se .

Ayant réussi non sans de grandes difficultés, etsprès un délai de cinq jours, à calmer ses frajeurs, je rétolus , cnmmé c'était le prenner cas de ce genre qui s'offrait à mor, de me borner à une ponction esploratrice dans Le point le plus déchire de La tumeur correspondant à l'articulation sterno claviculaire. Je fis donc faire mn pli transversol à La peau , que je d.visai avec le tranchant d'une lancette; iotoédiatement le kyste, lort miace et recouvert d'un grand nombre de

etites veines et artères , fL saillie à travers l'incision. J'y plongeai la pointe de la Less il en sortit une Brande quantité de sérum rougeätre. D'abord le jet parut 4 rouge qu'on crargnit que ce ne ft du sang pur ; mais à l'exsmen on trouva que Le liquide était fourni par deux jets, l'un séreux, l'autre beaucoup plus petit, et provenant évidemment de quelques petites artères de la surface externe du sac, divisées par La lanc tte, On observa aussi que presque aussitôt que le liquide com mença à s'échapper, la tumeur offrit des pulsations , principah ant au-drs-us de la claviente gauche, où elles étaient plus fortes qu'en tout autre point. Eu quel ques mivutes, toute La tumeur fur vidée , et les puisations cessèrent, La glande thyroïde put alors étre aisement sentie, el un examen attentif La trouva dans un état porfaitement sain el naturel. Plusieurs couches de charpie imbibées d'eau froide furent appliquées sur le côté gauche du con. et on y entrelint une compression modérée à l'aide d'une bande mouillée, Un liquide de même nature contiaua à s'écouler par l'ouverture; les pièces da pansrment , complétemeat pénétrées, coloiés eu rouge, devinrent 4 raides, qu'il flat les enlever, L'écoule. ment dura trois jours avec une égale aboudance, sans que Île malade ea parut affaibli. Le quatrième jour, il ressa ; l'ouverture du suc et celle de la peau étaivot cicatrisées, ct dès le leudemain ‘a turaiur avait repris son volume et son spparence accoutnmés.

C'était mon intention de l'aire une nouvelle ponction à la tumeur , et de passer un séton au travers ; mais le malade s'y refusa obstinément, el sortit Je H0 juilbet de l'hôpital.

La seconde observation concerne une tumeur de nature semblable , déreloppée d’abord dans le triangle inférieur et postérieur du cou, audessus du point le plus convexe de la clavicule gauche. Elle fut traversée par un séton; la fièvre 1raumatique dura cinq jours ; la guérison ne fut complète qu'après plus de qe mois,

Dans le troisième cas, la tumeur était née au-dessous du lobule de l'oreille gauche; deux ponctions successives et deux ruptures spontanées de la tumeur ne purent la guérir ; le malade se refusa à d'autres opérations.

Où voit combien était inexact le nom d'Aydrobronchacèle que Perez roposait de substituer à celui d’hydrocèle du cou. Les pulsations attrtuées par Albucasis et d'autres auteurs aux goitres compliquées de kyste

séreux ne se retrouvent ni dans ces faits, ni dans ceux de M, Maunoir, ni dans Les deux autres de Delpech et Lawrence. Nous ajouterons à ces remarques de l'auteur anglais que, si la mémoire de M. Roux ne l'a point trompé , il y a une différence essentielle entre l'affection décrite par M. Maunoir et celle que M. Mayor appelle du même nom ; aucun des faits jusqu'a présent publiés ne fait mention de cette hémorrhagie en vappe par toute la surface interne du kyste, qui exige des précautions spéciales.

M. Maunoir donnait une préférence décidée au séton, bien qu'il ait vu ce procédé entrainer l’extravasation de la sérosité dans le tissu cellulaire du cou et de la poitrine. M. O'Beirne pense qu'on évitera cet accident en faisant à la peau une large incisioo ; et il adopte le séton surtout parce qu'il a l'avantage d'éviter une cicatrice trop difforme. Cet avantage se réduit à bien peu peu de chose, surtout si, comme l'auteur anglais le propose, on fait une duuble incision à La peau pour l'entrée et la sortie du séton.

Qu'est.ce après tout que cette affection ? Un simple kyste séreux qui se développe au cou comme il se développerait partout ailleurs; qui ne mérite pas dès lors qu'on lui donne une dénomination spéciale ; ou qu'on le regarde comme une maladie nouvelle; et qui eofa n'est pas plus propre à un pays qu'à ua autre, puisque déjà Lawrence l'a observée en Angleterre, M. O’Beirne en Irlande, Delpech en France, Heister en Allemagne, etc. Dès lors la question du traitement se simplifie beaucoup; et nous regardons l'incision et l'excision partielle ou complète comme bien préférable au séton pour tous les kystes de ce genre. Îl va sans dire que nous n’y comprenens point les goitres enkystés de M, Mayor, ie ainsi qu'il a déjà été observé, paraissent être d'une nature toute ditférente. Au reste, M. O'Beirne reconnait lui-même que dans les trois cas rapportés par Heister, Delpech et Lawrence, et où l'incision fut employée , la guérison fut beaucoup plus prompte. L'expérience directe a dune prononcé dans le même sens que l'analogie.

M. O'Bcirne fait observer en finissant que sur dix observations où il a trouvé le côté de la maladie iadiqué, neuf fois le kyste occupait le côté gauche.

OUSERVATIONS SUR LE TRAITEMENT DE DIFFÉRENTES MALADIES, Par le docteur Graves.

Le docteur Graves continue à fournir sur les points les plus variés de la médecine pratique des commumications dont plusieurs pourraient faire l'objet des mémoires importans, el qui toutes offrent un intérêt particulier par leur utilité pratique et par absence de ces hautes théories qui n'ont souvent d'autre utilité que de jeter des doutes dans les discussions ou de dunner de fausses interprétations des faits.

Bruit de soufflet et battemens du cœur sensibles dans toute la poitrine pendant la pneumonie.

Laënnec n'avait jamais obsersé le bruit de soufflet dans la pneumonie ; il pensait même que quand on le rencontrait pendant le cours d’une inflammation il dépendait de la constitution nerveuse du snjet.

Le cas que rapporte ici le docteur Graves et qu'il a observé avec le docteur Marsh lui a présenté un bruit de soufflet extrêmement fort, que l'on entendait dans toute la partie antérieure de la poitrine, mais que l'on ne trouvait pas dans les carotides, Une preuve qu'il ne dépendait pas de l'état nerveux du sujet, c'est d’abord que ce de était trèsfort, avait toujours joui d’une bonne santé et n'effrait aucun des caractères du tempérament nerveux. Ensuite le bruit de soufflet, qui à exactement suivi chez lui la marche de la pneumonie, offrait plus d'intensité on diniquait suivant que la pneumonie augmentait ou diminuait.

Il termine par quelques mots sur la pulsation veineuse observée dans les veinesdes membres qu'il à rencentrée dans un cas de pneumonie grave et chez une dame atteinte d'une péritonite aiguë.

Erysipeèle symétrique.

Cette observation a vivement intéressé les élèves de l'école de Dublin; c'est l'histoire d'un érysiptle survenu chez un jeune homme à la suite de l'application d'un géton et qui a présenté pendant son cours un exemple remarquable de la symétrie qu'offrent dans leur forme quelques maladies de la peau, Cet érysipèle parti du col a parcouru presque tout le tronc, et présenta constamment la même variation de forme des deux côtés de laligne médiane en avant comme en arrière,

Perte de T'odorat.

Os. — M..., ancien capitaine d'un corps de yeomanry, m'arapparté que dans la rébellion de l'Irlande en 4798 , les magistrats lui ayant appris que 00 piques étaient cachées dans un marché de Dublin, en-evelies au fon d'anc grande fosse qu'on avait remplie de toutes les onlures du marché, il se rencit à cet endroit , surveille les travaux pour faire vider la foste, au fond de laquelle on trouva hrs piques qui y avaient été cachées. Pendant l'opération , il fut exposé aux émanations des plus horribles et eut beancoup à en souffrir. Le jour suivant , il remarqua qu'il était cerenu entièrcment iosenaible aux odeurs, et bien que 36 ans se sent écoulés depuis lors , il est toujours resté privé de l'odorat,

Il paraîtrait d'après ce fait, dit le docteur Graves, que de même que l'exposition à «ne lumière très-intense peut déterminer Fame ,l'exeg à des odeurs trés-fortes peut produire aussi une affection anaogue du nerf olfactif.

Carbonate d anmoniaque dans l'urine.

Déjà le docteur Graves a rapporté ailleurs un exemple de cette altération de l'urine observée chez un jeune homme affecté d'une fièvie continue avec pétéchie, Chez lui cet état de l'urine apparut à une époque

où il était très-mal, et disparut au bout de cinq jours lorsqu'il survint de l'amélioration. Le nouveau cas qu'il rapporte ici est tout différent ; le sujet est un homme atteint d’anasarque pour avoir travaillé dans l'eau et commis des imprudences. Son urine était d'un jaune pâle , ne contenait pas d’albumine et agissait comme un alcali sur les couleurs végétales. Elle déposait un précipité formé de phosphate de chaux et de phosphate ammoniaco-magnésien, et ne contenait pas de trace d'urée. Les acides minéraux produisaientune vive effervescence, Comme le dernier de ces malades est mort, 00 à examiné avec soin ses reins que l'on a trouvés un peu plus volaomineux qu'on ne l'eüt attendu et avec une congestion sanguine prononcée. vessie était saine ; on s'étail assuré que ce n'était pas dans la vessie que se formait ce carbonate d'ammoniaque.

tricule droit présente une ecchymose de la longueur d'un shelling. Les cordes vocales sont légèrement épaissies.

L'abdomen n'a pas été examiné. .

Sur la meilleure manière d'administrer le culomel dans les inflam-

mations aiguës.

Le docteur Graves part ici d'un point qu'il suppose prouvé et accordé de tous ses lecteurs, savoir, la nécessité d'avoir recours, dans qu'iques inflammations aiguës , à l'emploi du mercure ; aussi soccupe-t-il seulement de la meilleure manière de l'employer. Pour la plupart des lecteurs français, il aurait fallu commencer par démontrer cetie nécessité. Cependant nous sommes obligés de ch va son travail tel qu'il est, bien convaincus, pour notre part, qu'il est une foule d'infammations aiguës où le traitement antiphlogistique, mème le plus actif et employé dès le début, est complétement inefficace, et ayant été à même de reconnaître que, dans quelques-uns de ces cas, l’action du mercure a un effet très-remarquable,

« Si un malade , dit le docteur Graves , est saisi d’une péricardite trés-aigue , le traitement sera le plus souvent inefficace , à moins que l'on n'ait recours à l'action du mercure. A l'appui de cetle assertion je pourrais rapprocher un grand nombre de cas de cette maladie traités dans nos hôpitaux et notre pratique particulière , d'un nombre égal de cas de la même maladie recueillis dans les hôpitaux du continent { France et Allemagne}, et le résultat de cette comparaison ne serait pas douteux. Quand une péricardite, même des plus graves, est traitée par d’abondantes évacuations sanguines et l'ingestion rapide du caiomel, il est pen de malades qui snccombent. Si, au contraire, le praticien s’en rap uniquement à la saignée du bras on aux saignées locales, ou s'il n'empluie le calomel qu'a une dose insuffisante, La mort rapide de son malade ou le développement d'adhérences, de l'induration des valrules ou des autres suitrs funestes de la péricardite, lui feront souvent regretter de s'en être rapporté uniquement à ce traitement. On en peut dire autant des cas les pl.s aigus de péritonite, d'hépatite, de pneumonie, de pleurésie, el même de dysentérie ; (non celle d'Europe , mais celle que l'on observe aux Indes.)

Le docteur Graves ne voudrait pourtant pas qu'on le rangeit parmi les praticiens qui emploient le mercure dans tous les cas, à tort et à travers. Il n’a jamais recours au calomel à haute dose où même à petite duse, que quand l'etat du malade le réclame instamment; que quand il y a danger pour son existence , quand un organe important est menacé d'une prempte destruction, Lorsqu'il a résolu d'employer cette méthode, voici les précautions qu'il prend.

Le malade ne doit boire aucun fluide froid ; toutes ses boissons doivent être modérément chaudes; l'an d'orge sans citron est la tisane qui convient le mieux. Ji v'eu doit pas boire plus de trois pintes par jour, parce que les buissons trop abondantes dérangent les intestins et ‘estomac, et favorisent la diarrhée mercurielle. -

Quand on veut administrer un scrupule de calomel à la fois, la manière la plus simple est de faire tirer la langue au malade , de verser dessus la poudre , de la lui faire avaler avec un peu de gruau. Dans

Guérison spontanée d'une ascite chronique.

Cette observation est l'histoire d'une dame qui depuis treize ans portait une ascite considérable; le ventre énormément tendu était plus gros que celui d'une femme enceinte arrivée au terme de sa grossesse. Il n° avait ni douleur ni même sensibilité à la pression; la santé géaérale était bonne et depuis cioq ans le ventre avait cessé d'augmenter , quand les menstrues qui avaient toujours été régulières quoique peu abondantes, le devinrent tout à coup , revenant tous les quatorze ou quinze jours et en durant six ou sept; en même temps elle rendait une grande quantité d'urine et son ventre diminuait rapidement de volume. Effrayée d'une dimivution aussi prompte et de la faiblesse où elle se trouvait, elle fit a peler le docteur Graves, qui lui prescrivit Je vin de négns; bientôt il s'établit des sueurs abondantes la nuit, qui accelérèrent encure la diminution de l'ascite, dont au bout de quinze jours 11 ne restait plus d'autre trace que la flaccidité des tégumens: la malade là comparait elle-même à une bourse vide. Sa santé se rétablit complétement, et elle reparut dans la société avec une taille fine et délicate à la surprise de tout le monde,

Inflimmation diffuse terminée d'une maniere funeste à la suite d'un épanchement dans La pourine.

Les deux cas rapportés ici par le docteur Graves offrent Leauroup d'intérêt par leur ressemblance, et surtout par l'analogie qu'ils présentent avec les cas d'ivflammations diffuses , qui, causées par une plaie faite en disséquant , se terminent subitement par un épanchement pleurétique. Ces cas en eflet, qui ne sont pas lres-rares, qui sont même peut-être plus communs que ne semble le croire le docteur Graves , sortent entièrement de la sphère des phlegmasies ordinaires et nous paraisseut devoir être de hr 55 importance dans l'étude des maladies genérales, ou peut-être même dans celle des liquides du corps humain, lorsque les matériaux nécessaires à cette étude auront été réunis dans ce but. Nous allons présenter un aperçu rapide de l'un de ces fais.

Ons. — Jean Smyth. igé de 22 ans, admis à l'hôpitel Meath le 44 novem

por Le Gèvre qu'il dit lui être survenue depuis cinq jours à La quelques cas une seule dose de ce genre cst suffisante par jour; mais

Le 42, il u'y a point eu de sommeil pendant La ouit, mais besucoup de délire; lorsque le danger est pressant, on est obligé d'en administrer une sela langue est sèche , brune et tremblante ; il n'y a pa: de soif, pas de toux; la/|conde dose au bout de douze heures. De cette manière , on j'eut en peu poitrine résonne parfaitement dans toute son étendue; l'abdomen est souple e1||de temps soumettre l'organisme à l'influence du mercure et arrêter une ans sensibilité; les selles modérément régulières ; 1a pess chaude , 208 erup-|l inflammation dangerense, Mais on ne peut tonjonrs obienir cet effet sans non ; le malade ne se plaint que de céphalslgie ; le pouls est à 442, Des applications dé de Br li dé Entettnot const bi froides sue la tte, des sangsues durrire les oreilles, des potious gizcusrs et éteriminar de lortes coliques ou un dérangement intestina érable. quelques doses de pilules bleues , combinées avec l'extrail de jusquame , procu- Ces accidens arrivent quelquefois, quelle que soil la méthode que | on rent uu peu de soulagement. \ ait adaptée pour administrer le mercure, soit en frictions, soit à l'inté-

A la bn du septième jour de La . , 7 pos suivi d'un fort dilire. Une|| rieur. sangsue appliquée à chaque marine, un laxauf ct un petit vésiratoire derritre le Fanini : : , san : «}° col font pin disparaitre Î'escitation cérébrale , et le malade repose tracquil. V biere . per rs digne de fixer Û attention : «l'on su ment: en général qu'à l'époque où le mercure Va agir sur les glandes salivai-

Le onzième jour , le milade devient sourd, ce qui n'empêche pas so état del[res, il déterm'ne nn certain degré de fièvre, l'accélération du pouls, etc. ; s'améliorer ; la Gèvre dinn.aue graduellemut et cesse tout à-fat le 26 aovembre,||et pourtant je puis affirmer que, toutes les fois que la fièvre est produite ARR IS Le oiria de rrmptèmes, D'sbocd malaise, pars] P® l'inflammation, elle existait au moment où j'ai administré le calomel.

aus de soi: wur, s À ise, pus M à M. “ faisson , fièvre intense , douleur à la gorge et difliculté en avalant, Cus symrtômes Constsmment il 7,29 moment où | acuva de ar rb-mananlgt s'aggravi nt duraat la nuit; us gonflement considerable se developpe autour du sensible . une dimioution notable dans l'intensité de èvre et dans col; et, à l'intérieur, le voile du palais, la luctté et les tonsilles sout si tumGes|| l'accélération du pouls. Lorsque, comme on le voit dans quelques cas, surtout L.rsqu’ils ont été néghigés dès le commencement , ce retard du pouls ne survient pas à l'époque où l'action du mercure commence à se faire sentir, le pronostic est défavorable , et il l’est encore plus si le

que La gorge parait presque chose ; la voix était croupale, L'état du molade va en s'aggravant, malgré le traitement le plus ratiouel, et 1l succomwbr le 29.

us s'accélère; car alors il est très rare que l'on puisse arrêter la maadie.»

aurorsie 21 ncvats 4PAËS La MOT.

Lae incision pratiquée da menton #\'ombilie montre les mscles du tho-ax et de l'abdomen rouges et fermes , tandis que ceux du col sont pil.s et ramolis; le tissu cellalaire voisin est inbltre d'uu lquide jaune et sé o-latineux, que l'un retrouve aussi dans le médiastin aitérieur. Les deux ca ité, de la poitrine con. Teanent eaviron deux quartes d'un fluide séro +angu noleat, ofrant quelques Aucons albumineux Le tissu cellulaire du péricarde et égaluar. ut inült é Le ven.

Urine albumineuse dan. Thydropisie.

Le docteur Graves à vu tant de fuis l'albumine disparaitre entierement de l'urine peudont le cours des hydropisies , qu'il ne peut croire

que cette production anormale Lg res constamment de l'altération organique décrite par le docteur Bright. I est Se sai à la regarder

1Prôt comme l'effet d’un trouble fonctionnel. Une observation attentive

différentes formes sous lesquelles se présente l'hydropisie , l'a conduit aux conclusions suivantes. Lorsque l'hydropisie est chronique, arrive graduellement , et n'est évidemment causée oi par use inflammation, ni par une lésion organique , alors of à quelque lieu de croire qu'elle est de la même nature que le diabète. Si, en outre, l'urine est

us copieuse ; €t si elle contient de l'albuwine , alors on ue doit pas sde à employer le seul traitement qui convienne dans ces cas , le traitement par l'opium et l'alimentation animale. IL rapporte un exemple de cette forme d'hydropisie , où le traitement qn il conseille a eu un plein succès.

Diabète insipide.

de diahète est beaucoup plus rare que le diabète sucré ; Graves dit-il n'en avoir observé que trois cas en quatre ans. 1! rapporte ici deux de ces cas comme des exemples de cette maladie si opiniâtre et si intraitable. Malheureusement les deux sujets sont sortis trop tôt de l'hôpital , pour qu'on püt être assuré que l'amélioration qu'ils éprouvaient dût être permanente. Quoique l'urine diffé-

Cette espèce

aussi le docteur

rât par sa gravité spécifique et sa composition chunique de celle

du diabète sucré, cependant elle avait repris ses propriétés et sa quan-

tité ordinaires , et la santé dr: malade s'était améliorée sous l'influence le mieux dans le disbète sucré; en sorte l'on établisse entre ces deux maladies sur Quant aux symptomes constitutionoels, ils paraissent réclamer la même méthode

du traitement qui convient

que, quelque différence que ces di

Ja nature de l'urine , elles semblent presque identiques. e traitement,

lt. THE LONDON MEDICAL GAZETTE.

Les cahiers d'octobre contiennent : 1° quatre lecons sur les mala-

r Th. Davies; 2° diverses lecons cliniques et pa- M. Brodie, Ch. Bell et Mayo; 3° l'histoire de ce tpature de l'aorte dont nous avons annoncé il y a quelques mois le ficheux résultat; nous reproduirons prochainement cet article avec tous les détails; 4° deux lettres sur le traitement des polypes du et une foule d'observations isolées sur divers sujets, qui n'offrent rien d'assez saillant pour mériter

dies de poitrine,

thologiques, par cas de be

nez et de l'oreille par le sulfate de zinc;

d’être reproduites.

TRAITEMENT DES TOLYPÉES DES NARINES ET DU CONDUIT AUDETIF PAR LA SOLUTION DE SULFATÉ DE ZINC.

M. Joseph Dailaway, chirurgien de division, assure que dans dixsept cas de polypes ordinaires des narines, il à réussi à les détruire radicalement sans avoir recours à aucune opération. Il se sert d'une solution de sulfate de zinc à la dose de deux serupnles à un gros pour une once d’eau ; il introduit dans la narine de la charpie bien imbibéc de ertte liqueur , et en recouvre toute La surface de La tumeur qu'il est possible d'atteindre, en s'aidant d'une sonde on d'un stylet boutonné. Afin de tenir cette charpie constamment humide , on l'arrose quatre ou cinq fois dans la journée avec la solution; et on la renouvelle soir et matin. Cette médication bien simple à suffi dans les 17} cas pour procurer une guérison radicale dans l'espace de quinze jours. Ii faut remarquer que tous étaient de nature bénigne,

M. Dallaway a commencé à se servir de ce moyen dès 17q7, et il résume qu'il réussirait de mène dans certains cas de polypes mous de ‘utérus. ll a transmis en 1833 un long mémoire sur ce sujet à M, Co.

pland Hutchison qui en communique cet extrait à la Gazcite médicale de Londres.

« mA j'aireçu ce mémoire, ajoute M. Hutchison , j'ai essayé ce remède dans ma propre pratique an mt général de Wesiaster; et danstrois cas de polypes mous ordinaires , j'ai réusst à détruire la maladie dang l'espace de dix jours. Je tiens aussi de mon cullègue , M. Thomas Cheva ier,qu'il à été également heureux dans un où deux antres cas. »

M. Chevalier confirme l'efficacité de ce traitement par une lettre

inc d'intérêt, que nous reproduirons presque littéralement. On remarquera seulement que l'opinion de l'auteur sur la nature des polypes de l'oreille, est la même que celle que M. Dupuytren développait dans ses savantes cliniques , et dont nous avons alors rendu comrte à nos lccteurs. « Depuis que j'ai eu connaissance de la méthode de M. Dallaway, dit ce dirurgien, j'ai rencontré au moins sis cas dns quatre des.

__ a été l'unique moyen de pe Je rapporterai ici le cas un jeune garçon de 14 ans, L offrait une des formes les plus graves de la maladie, Je polype remplissant complétement la partie antérieure des narines, et paraissant s'étendre vers le front et dans le sinus maxillaire. Je commençai par pousser sur le polype des injections avec une solution d'un gros de sulfate de zinc puur une once d'eau, jusqu’à ce que le liquide vint à pénétrer dans la gorge. Aussitôt que le malade put aspirer par le nez un peu de liquide, je lui preserivis, comme dans toutes mes autres observations, d'abaisser La proportion du sulfate à un demi-gros, et de continuer les injections, en l'avertissant que , s'il en avalait beaucoup, il pourrait s'en trouver mal. Mes avis furent complétement suivis, et la guérison était complète au bout de trois mois,

« Dans les deux deruiers cas, j'ai commencé par appliquer la pince à polypes, qui pouvait agir avec avantage sur une portion de la tumeur ; non que ma confiance fût le moins du monde diminuée dans l'efficacité du remède de M. Dallaway ; mais tont simplement pour aller plus vite, Je n'ai jamais vu résulter aucun inconvésient des aspirations de cette solution dans les narines.

« Les polypes que l'on rencontre communément dans les narines sont une sorte de vésicules creuses, sphéruïdales, attachées à la membrane de Schneider, ou bien l'une à l'autre. par des pédicules étroits comparativement à leur volume. Je les ai certainement vus se contracter et se relâcher alternativement et à plusieurs fois (je puis affirmer pour trois reprises}, lorsqu'après leur ablation on les met dans un bassin d'eau. Je ne voudrais pas, toutefois, leur attribuer pour ce motif une vie TE Nous avons des raisons plus puissantes de croire que les hydatides sont des animaux distincts, et cependant l’esprit hésite encore à l'admettre.

a Je n'ai jamais vu dans le conduit auditif externe des polypes analogues à ceux des narines. Les polypes du conduit auditif, d'après mon expérience , ne sont pas creux. Bien que de forme sphéroïdale , ctse rétrécissant ( shrink ) quand on les arrache de leur point d'insertion , ils n'offrent pas la moindre apparence d'un mouvement actif. Ils émergent généralement par un très-peti‘ orifice de la peau , où bien ils peuvent sortir encore du cartilage de la trompe, et consistent dans un tissu spongieux très-Jâche, gorgé de sang et de sérosité , et recouvert de la mème À age délicate qu'on rencontre sur tous les ulcères hourgeonnans. Ce n'est, à mon avis, rien autre chose qu'une chair baveuse, Le bourgeon est à la vérité plus volumineux que d'ordinaire , et va même jusqu’à simuler un fongus à col très-rétréci ; mais tous les chirurgiens ont vu en d'autres parties des fongus précisément analogues, et qui, à part leur volume et leur position, peuvent être décrits comme étant la même chose que ces polypes du conduit auditif. Extirpez une petite portion du milieu de t'ongle de l’orteil en le ratissant on en le rognant , vous aurez une plaie circonscrite , comprimée à sa circonférence, et qui négligée bourgeonnera à la manière de ce que vous 4 pelez un polype de l'oroille. Toutefois , la forte solution à sulfate + zinc est aussi efficace contre ces prétendus polypes-auriculaires que pour les polypes des narines. J'en ai fait l'essai dans une foule de cas, et ai généralement trouvé la proportion d'un scrupule de sulfate de zinc pour une once d'eau suffisante. Je me borne à établir aujourd'hui ces faits, que je donnerai avec plus de détails dans un ouvrage auquel je travaille depuis plusieurs années sur les maladies de l'oreille. »

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Fix DE LA AÉANCE pu Ÿ nfctunex.

VOYAGE CHIBUNGICAL DE M ROUX. — Jtulie.

M. Roux a la parole pour terminer ses communirations relatives à son voyage. J'ai snnoncé, dit-il. que je parlerais aujourd'hui des hommes et des choses. Mais on sent qu'il y aurait de la témérité à moi de porter nn jugement <ur des honimes avec lesquels je suis resté si peu de temps en contact, Je me hornerai à dire en général que si les chirurgiens de talent ne manquent pas en falie, si l'on peut nommer avec honnenr MM. Cairoli, Porta, Ris, Manroni et nombre d'autres, cependant aucune grande renommée ne s'est astez élevée au-dessus des sutres pour devenir européenne, et L+ places laissées par Scarpa et Vacea-Berlinghieri jnsqu'à

résent sont demeuréés vides, ce qui ne préjuge sans doute rien pour l'aveuir. ‘anatomie parait être plus heureuse ; ainsi à Pavie on cite M. Lovati, mais surtout M, Panisea , Le professeur le plus distingué , m'a-t-on assuré , de toute l'Italie ; à Florence , M. Zanetti , qui s'occupe particulièrement de l'anatomie patholagique.

ET

Je Fans elrerat Tes fat dont Ter S'entretenir l'Académie à quatre chefs : anatomie , anatomie pathologique , aecouchemens et chirurgie.

L. Anatomie, J'ai admiré dans les cabinets de Pavie les préparations qui ant sérri à Sca pour ses Lravaux sur la structure des 08, sur les hernies, sur les anastomoses des artères; ainsi on y conserve le membre du premier individu opéré par lui à la méthode de Hunter, el qui survécut si long-term et si heureusement à l'opération. Qu'on me elle de rappeler que j'ai eu au-si le bonheur de voir vivre de longues années le premier malade que j'opérai de l'anévrisme, dans un temps à la vérité où la methode de Hunter n'était point encore admise en France,

On doit à M. Panixza ane foule de préparations nouvelles. Ce savant anstomiste a repris et considérablement amplifié les traraux de Mascagni sur Les Ivmpbatiques ; ila injecté d’une manière admirable les lymphatiques des organes de la génération. Une autre pièce montre le mode de connexion des filets nerveux du grand sympathique avec les nerfs de la moelle épinière. Mais un fait sur lequel F'appuierai darantage est celui ci. On sait que depuis quelque temps plusieurs snatomistes ont arancé que les membranes séreuses ne soul nullement vasculaires, et constituent seulement une sorte d'épiderme au-dessous duquel out les vrais eaux, J'avoue que j'avais quelque peine à me ranger de cel avis ; mais les pièces que j'ai vues à Parie m'ont affermi plus que jumus dans ma première opluion, J'ai vo des membranes séreuses de toute espèce réduites à elles-mêmes, et que l'injection faisait voir pourvus d'ue grand nombre de raisseaux ; et La vascularité de ves membranes est désormais pour moi chose démontrée et incontestable,

J'ai déjà cité pour leur beauté les collections en cire de Florence ; où ne pent pas s'attendre à trouver là des fuits nouveaux. Je dirai seulement qu'à Bologne on conserve Le modèle en cire d'une tête énorme, qui sembl rait avoir été empruntée à une statue colossal, et qui avait appartenu à un individu de moyenne grandeur.

IL. Anatomie pathologique. Cette braache de l'art a repris dans ces dernières sauées une grande faveur en Italie, et je dois le dire , où la caluve avec beaucoup moins d'égoisme que chez nous. Nous avons en effet beaucoug fait pour ls scicace, et fort peu pour ceux qui la eultivent et qui voudraient vériber les faits annoncés, Nulle part on ne voit de musée ou de cabinet où soiot conservées les pièces patbologiques , même les plus rares; ct il serait bien 1emps de fonder, soit dans nos Facultés, soit dans nos hôpitaux , des collections de ce genre , pour ous mettre à même de luiter avec l'Angleterre , l'Allemagne et l'Italie, qui sous ce rappori sont bien plus riches et plus arancres que nous.

La collection la plus remmarquatile que j'aic vue, est celle de Florence, entretenue et enrichie por M. Zanetii. Les pièces qui ont le plus attiré Won attention, sont 4° un crâne traveraé par une lame de poignard , dont la pointe déborde de prés d'un pouce La table interne des os. L'individu aiasi frappe a survécu long-temps à sa blessure, portant le fer enclavé dans le crâne ; 2° deux piéers qui démontrent jusqu'à l'évidence l'enfoncement des 0$ du crâne sans fracture, On a besncoup discuté sur ce sujet, et tous les doutes ne sont pas entore dissipés ; 1is ne sauraient subsister devant ces deux pièces appartenant à des sujets qui avaient passé l'âge de l'enfance; dans l'une , la table externe seule s ployé; dans l'autre , c'est l'épaisseur de l'os tout entière ; 8° La matrice d'une frmme qui avait survécu à une première opération césarienne, et qui asurcombé à une seconde; 4° la téted'unenfaut bydrocephalé qui contenait jusqu'à 32 livres d'eau. M. Esquirol doit avoir un modèle en plâtre de cette tte ; 5° cafa la dernière pièce est uu radius dont toute la disphyse est occupée par une tumeur fonguense sanguine, qui, pendant la sie , avait té prise pour ua anévrisme, On sait que ces lumeurs étaient à peine cognues même au dix-buitiéme siècle, et qu'après avoir constaté leur existence dans les parties molles, où l'a wiée dans les parties osseuses. Pour moi, je suis convaincu de leur présence dans le Lisa osseux par ma propre expérience , et j'ai eu le bouheur une fois d'arrêter Les progrès d'une tumeur s-mblabie également développée dans Le radius, par la ligature de l'artère brachiale.

LE. Accouchemens, En disant quelques mots sur ectie matière dont je me suis peu occupé , je réclame l'indulgence de l'Académie s'il vient à m échapper quelque hérésie. J'ai dit que partout , en Îtalre, il y à dans les Facultés des chiiques d'accouchemens ; on Wroure en outre, dans plusieurs rilles, des hospices de maternité et des écoles pour les sages-femmes, Celui dont l'aspect m'a le plus frappé, est l'hospice de Milan, dirigé par M. N..., un de mes anciens élèves, que j'ai vo externe a la Charité. |

M. N.. a fait plusieurs opérations céseriennes, sur lesquelles il a obtenu deux succès, IL m'a montré deux placentas continus lus à l'autre, rencontrés dans un cas de grossesse double ; fait extrêmement rare , el dont la réalilé avait été réroquée en doute. Daus les cas de ce genre, doit-on lier du côté de la mère le cor. don ombulical du premier enfant senti, pour éviter ane hémorrbagie par ce cordon, qui pourrait devemr abondante et funeste ? Je sais que quelques acroucheurs régerdent cette précaution comme ioutile ; mais elle ne saurait l'être quand les placentas sont conlinus; et je crois, ou du moins la théorie indique qu'il convient d'y avoir recours, | | |

Le même accoucheur à commencé une collection déjà très-riché de bassins viciés ; et la comparaison d'ua grand nombre de pièces de ce genre lui a donné lieu de faire une remarque fort importante. Dans Les bassias dont la viciation consiste dans une iochnaisou oblique d'un côté qui coincide avec une étroitesse notable du mème côté, il y a soudure intime et complète de la symphise sacro-ilisque correspondante; ea sorte que si l'on pratiquait La symphiséotomie, où ne pourrait écarter l'os laque de ce côté, et | on risquerait plutôt de le briser,

A l'hospice de la maternité de Padoue, j'ai vu une femme dans un hon état di convalescence après avoir souffert, dans un seul accouchement, les atre opéra tions les plos graves qu'on puisse pratiquer sur be fœtus : la version d'abord; puis, la tète étant hydrocéphalique, la perforation du exäne ; puis le bassin se trouvant encore trop étroit, la détroncation ct enfin l'e.traction de la Lète, Toutes ces vpérations avaient été faites quinze jours auparavant ; et, comme je l'ai dit, la femee était en pleine convalescence.

IV. Chirurgie. Le temps me manquerait si je roulsis m'appesaotir sur le ca ractère général de La chirurgie italienne ; d'ailleurs je n'en ai +a qu'une partie, € ce que j'en dirais ne s'appliquerait peut-être pas exactement à toute l'Italie, Je me bornerai donc à dire que Les chirurgiens italieus m'ont paru peu disposésen généralk

PR

adopter Késinnorationsfrançaises ; aiasicetie brillante découverte delalithorritie ny est pas appréciée à sa juste valeur, et celle opération n'a été encore léntée qu'une seule fois par un chirurgien de Florence. Le génie de Scarpa mort domine encore toutes les écoles ; ses procédés y font loi ; ainsi on n'y opère L rataracte par so , et l'on ne connaît pas, pour ainsi dire , l'extraction de L lenulle c AlRLDe,

UE lorence , M. Andreini m'a montré un sujet qu'il a guéri d'un anévrisme de l'artère crurale par la méthode de Valsalra, La debilté générale ne permettent pas de recourir à l'opération. J'ai vu dans le même hôpital une fracture lquée de la cuisse por suite de laquelle il y a eu sépsration spontanée du membre, J'ignore pourquoi on a laissé cette séparation se faire; à mon avis, l'amputation était la seule iadicstion à remplir.

A Veuise, où m'a présenté un homme qui avait été atteint d'une lésion intéres. nn la tingulanité seulement ; car il n'y à pas d'inductionà en tirer , et il est bien difbcile que le méme cas se représente, Ua couvreur tomba d'un échafaudage très-éleré ; dans lsebute , le corps était disposé en travers ; la nuque rencontra ua pieu de ? pouces carrés d'épaisseur ; ce corps divisa la peau et rs muscies et s'enfonça jusqu'aux vertèbres sans fracture des os, sans commotion du cerveau ni de La moelle, et cet homme resta sur son pieu comme empalé ; en sorte que les autresouvriers furent obligés de couper Le pieu pour transporter à l'hôpital Jeur camarade, ayant encore dans la plaie ce corps étranger ligarant une espèce de joug. La plaie a marché sans accidens,

A Milan, où m'a fait voir un homme qui avait été guéri d'une varice anévrisensle par la ligature de l'artère brachiale. Ce cas est Lrès-curitux, et je l'ai observé pour moi-même avec beaucoup d'intérét. On sait, en effet, que la varice-anévrismale ne semble pas pouvoir guérir par la lisature de l'artère au-dessus de La tu meur, et que c'est sue la lorseur méme qu'il laut mettre 4 découvert et lier le vaisseau. L'année dernière, j'ai fait une triste expérience de Le vilesr de ce priacipe , qui est d'aillvurs généralement adopté, H s'agissait cependant de La variété dé varice anévrisale qui offre le plus de chances de guérison par la simple ligalure, Ce que nous notumans en France anevrisme variquenux, Je liai l'artère brachiale au-dessas dé la tumeur ; celle-ci n'en perslita pas moins; je fus obligé d'en venir à l'opération ordivaire, et la malheurense femme pére à aux tuiles de ovtte seconde opération. Après cet insuccès , le fait dont j'ai été témoin à Milan à donc une grande portée, puisque malgré la théorie et mulyré les faits contraires , il démontre que la ligature de l'atière peut quelquefois rétresir,

Je terminerai celte revue par le récit d'un fait où j'a: joué un rôle, et qui laïr« sera au-dela des Alpes un souveair de da chirurgie français. Ua jeune ofGcir italien, âgé de 22 aus, ogagé dan- uv rég ment autrichien, s'etait luxé l'avant: bras Cinq mis aup-rarant, dans une garaison de Uougrie, il ÿ avait déjà er mois. La hraation n'avait point été reduite ; l'avant-biras restait donc en arrière de l'humérus. tout le membre dans l'extension , la frxton impossible , et une ankylose complète en apparence. Tout récemment MM. Cairoli et Porta, à Parie, avaieot élé consultés et avaient refusé de tenter la réduction. Ce jeune hotume viai me voir; comare trois fois déjà j'avais réussi à réiluire des luxations de ce genre , après un trés-lonx temps écoulé , j'entreptis de le guérir. Les manœuvres furent longues et dfliciles ; mais enfin elles réussirent , Les 05 revinrent en leur place. In y eut pas d'accidens ; l'infameation fut combaliue par les émolliens , st doute à quinte jours après , à mou passage à Parloue, la mère du jeuue homme qui y résidlait me dons L ses prete ee 4 les arcidens avai nt cessé, et il avait complétement reouvré l'ussge de son membre.

M, Lommenr. Je ne veux faire qu'une rechification ; M. Nonx à dit dans une précédente sauce que Les pharmaciens en [ alie étaient reçus par les Facultés de ucdecine ; cela n'est rai que pour les états autrichiens, 1 y a cinq états en ltalie où l'on suit ue marche différente, et en Piémont , par exemple , les récent ons de pharmaciens se fout à peu prés suivant Le même mode que chez nous,

M, Barscaer, M Roux à semblé regarder Ponizea comme de simple continuateur de Masagi.i; c'est trop rabaiseer ce savant anatomisie. Il à été plus loin que Mascsæni ; 31Ù à montre qu'il s'était trompe plus d'unc fois ; ainsi Mascagn . daos son Prodrôme , avance que tous nas Lissus sont composés de Iymphatiques, même les issus osseux , carülagineux , fbreux ; Pauiezs a prouvé que les irmphatiques ne se trouvent dans cés tisos que pour une très-foible jart. Paniers vieut d'étudier le système lymphatique cher les reptiles; il à Fait voir enfo + qu'un “ homme que nous avons couronné en France s'etait trompé et avsit ici 1m: + pudemment ; cet bonune à pour now Lippi. » (Uae voix : L'expression est qu u académique.)

ML. Auussar s'élève avec force contre l'äcreté des paroles de M. Brescbet

Séasce nv 16 niceucar — Présidence de M. Boulay.

MN. Caukt-Gas court adresse des observations sur diverses préparations du Clex, L'Acadeune arant declaré que le codes n'etait plus en rapport avec Ls proges den science, et qu'il étant argent du Le réfuruee, 38 serait à desirer que lons les pharmaciens apporta scout à La comaission qui sers chargée dé ce soin, les resultats de leur eipericnce.

M. Cadet-Gassunurt termine sa lettre en annonçant qu'il a dérouvert dau la Meur de mélilot une substance qu'il a d'abord crue nouvelle, mais qui parait avoir dj été reconvus par MM. Thubéuf et Ohevallier,

M. Cusvascien. Cest une matière eristalliae ressemblant beaucoup à celle qu'on retire de la Céve tonka,

Comonssaires : MM. Henri, Soubeiran ct Lodibert.

M. le présrdcnt annonc: la mort de M, Lallement, chirurgien de la Salpétrwre Une deputation de l'Académie à as isié à ses obsèques , qui ont eu Leu vendredi deeaier. MM. Laubert ut Hédelhoffer étaat morts, 1 ÿ a donc trois places vacantes, ce qui donnera lieu en temps apportun à use élection.

L'ordre du jour est à nomination d'ug membre titalsire, Un inrident se pre ste : M. le président annonce qu'il rieat de recevoie une lettre de l'un des qu: tre comdidats préseutes, qui se démet de sa candidature, Le candidat est M. Lerry d'Etiolle, Plusieurs membres da l'Académie insistent pour que M. Leroy garike -a candidature: cet hosorable candidat retire sa letire. On procide au scrutin.

Le nombre des membres présens est de ue 42. Les suffrages ant été annsi répartis.

M. Civiale, 52;

M. Leroy d'Etiolle, 16;

M. Soubcrbéelle, 3 ;

M. Nicod, 1 ;

M Louis, 1;

Bulletins blancs, 3.

M. Civiale est proclamé membre titulaire ; sa nomination sera soumise à l'approbation du roi. 2

Ou procède ensuite au renonvellement des commissions permsnentes. ,

4 Commission des épidénies, Membres sorlans , MM, Villeneuve et Martin

: remplacés par MM. Double et Burdin jeune.

ee revers LA eaux minérales. Membres sortans, MM. Lodibert et Guénesu de Mussy ; remplacés par MM. Mérat et Lerminier.

3° Commission de vaccine. |

Membres soctans , MM. Furestier et de Lens; remplacés par MI. Jadelot et A Camsirloe des remèdes secrets. Les deux membres sortans dont les noms nous échappent, sont remplacés par MM. Révellé-Parise et Lodibert. .

S° Comité de publication. Renouvellement intégral : MM. lard, P. Dubois , Bousquet, Guéncaa de Mussy ct Pelletier.

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