‹ Gazette médicale de ParisChapitre 39 sur 394 · CHOLÉRA-MORBUS · texte numérisé non relu

CHOLÉRA-MORBUS

RÉCHERCHES SUR LE CHOLÈERA DE 1835 COMPARÉ AU CHOLÉRA ÉPIDÉNIQUE DE 4852, par M. Gauper, D.-M. P.

Le choléra s'estil établi définitivement parnu nous? Peut-on le compter au nombre des maladies que la médecine doit rencontrer à certaines époques de l'année, comme la rougeole , la scarlatine , etc. ? Ces questions ont été décidées de repas et aflirmativement par beaucoup de médecins. FH me semble que la solution en est peu impor-

es a ERSEEE 2=—- RPRENN ETES

Feuilleton.

tante, que c'est d'ailleurs à l'avenir à nous Ja fournir, et qu'il est plus philosophique de pm fe étudier Le choléra en lui-même, dans ses retours épidémiques ou dans ses réapparitions isolées, dans les modifications que ses élémens ont subis depuis son apparition première, et enfin dans tontes les circonstances particuhères avec lesquelles il pourra se présenter à celui qui sait observer les faits sans préoccupauon systématique.

Le moment est peut-être venu de dissiper upe partie des ténèbres qui règnent sur la pature et le traitement du choléra. L'observateur, en présence des faits isolés ou peu nombreux, aura plus de temps pour scruler ces deux énigmes qu'au temps où son irrdpiion n'apporta que surprise et qu'effroi. Ponrquoi ne pas l'avouer? Ghez l'homme le plus dévoué , le sentiment de la conservation est toujours placé à côté de son ardeur à rechercher la vérité, et uni le plus souvent au calme et à la liberté d'esprit nécessaires dans les investigations de ce genre.

Un certain nombre de cholériques ont été vus à l'hôpital de la Charité pendant le mois d'octobre de l'année dermière. Mo ami, le docteur Dalmas , fut chargé du service spécial qu'on créa pour les isolér des antrès malades. Je dois à l'obligeance si connue de M. Lerminier d'avoir observé avec la plus grande Écilité ceux qui arrivèrent dans ses salles durant le mois de décetubre.

1 m'a semblé intéressant de signaler les différentes formes que le choléra a affectées dans ces deux réapparitions, où il ne s'est montré que rarement avec le cortége complet des caractères de l'épidémie de 1832. En effet, au lieu d'haprimer, comme à cette époque , ses stigmales distinctifs, et le plus souvent identiques, aux malades que j'ai eus sous les peux, il a paru, au contraire, se plier à certaines de leurs

[conditions individaclles et à la physionomie des maladies qui lui ont servi de point de drpart , ou qui ont existé simullandnent avec lui.

l I ne s'est offert qu'une fois avec des phénomènes différens. Dans I tous les autres cas, je le répète, il n’a présenté qu'un nombre moins l grand où une atténuation marquée de ses phénomènes caractéristiques , Let ces dernières modifications ont toujours été relatives aux plus dou-

« elles sont si capitales pour l'avenir de notre profession , que nous ne saurions les examiner avec lrop de soin et de gerutrérance.

} La premiire vst celle de lapatente des médecins. M. Double à fsit observer que l'article porn suppression de lataxe venait un peutard, et c'est ce que nous avions déjà dit nous mémes, Cependant l'espérance ne s'etéignant jamais dans le cœur de l'homme , l'Académie à voté tranquillement son article à limanimité moins une vor, M. Cornac est venu enstrite, appuyé de M. Orfila, proposer de renvoyer immediatement cet artiche et ses sn hicns à la commission du budget de la chambre des députés et au ministre de l'instruction pablique pour qu'il n'en ignore, Nous n'espérons pas beaucomp de cette résolution, mais dans ces circonstances , c'est sags doute ce qu'il y avait de miens à faire.

Un incident a agité un instant La disénssion sur la patente. M. Chevalier à cru très-raisonnable de demander la suppression de la patente des reed au méme titre qu'on abolit celle des médecins. Cette proposition n'était pes accep-

SUITS DES DISCUSSIONS SUR LA RÉORGANISATION MÉDICALE. — Ÿ table. On a fait remarquer que ce n'est pas comme savans , ni éomme docteurs,

QUESTIONS DE LA PATENTE, DE LA MESPONSARILITÉ DES MÉDE- CINS , DES EAUX MINERALES, ETC.

Les dernières séances de l'Académie de médecine ont offert un iniérit proporhouné à l'uvportance des objets qui y oat été débattus. Bieu que déjà el à plu-

que les pharmacies paient patente, mais comme négacians, comme marchands tenant boutique. A cela M. Chevalier à réplequé qu'étant trop fort pour répandre, il se taisait. C’est Là une raison , ce nous semble, qui aurait dû in contraire l'en gager à parler, M. Chervin a objecté de son côté que ba suppression de la patente enbevait à lusietrs médecins leurs droits politiques, Cette objection avast bien quelque vaag mais l'Académie n'a pas cru devoir sv srréter: des nvintages matériels et moraux de La suppression devant probter à tons, et les avantages politiqnes à quel-

sicurs reprises nous ayons eu occasion de discuter la plupart de ces questions , | ques-uns seulenscut , ils ne pouvaient tre mis en balance,

Re

loureux ou aux-plus graves d'entre eux; Voilà en quoi ces nouveaux choléras s'éloignent surtout du grand type de 1832. On peut les rapprocher avec justesse de ceux qui ont marqué la fin de l'épidémie, alors qu'elle allait s'évanouissant , et que son intensité affaiblie se reconnaissait aussi bien à l'absènce ou à l'atténuation de ses phénomènes ordiaires qu'à l'abaissement du chiffre de la mortalité.

De cela, il résulte que l'histoire du choléra devra être augmentée d'un chapitre consacré à cette forme qui s'est montrée jusqu'ici comme un spécimen quelquefois altéré et le plus souvent affaibli de cette malade.

Les faits de ce choléra qne j'ai observés sont au nombre -de douze. D'après leurs différences et leurs affinités , ils se rangent naturellement en quatre sections. [ls ont tous servi à la rédaction de cet article, bien que je mme sois borné à n'en relater que l'histoire abrégée dans chaque section.

La première éection se compose de phthisiques séjournant à l'hépital depuis un temps plus ou moins long, et qui étaient arrivés déjà à Ja diarrhée colliquative.

A la visite du matin, oo les entendait exhaler des plaintes ; on les trouvait avec les extrémités refroidies , l'expression cholérique du visage (traits affaissés, nez cfÜlé, excavation des yeux}, l'altération de la voix , la langue pâle, humide, à peine tiède à la pointe ; un redoublement de leur dévoiement habituel, mais sans vonissemens. Le pouls avait disparu.

Dans la marche de ce choléra, on ne retrouvait plus les deux périodes de froid et de réaction. Au froid succédait simplement le retour du pouls et de là chaleur des extrémités, Pendant la durée des nouveaux accidens, la toux et les crachats se suspendaient, Si le malade ne succombail pas par Le fait du contact holé ique, la diarrhée était remplacée par une constipation de plusieurs jours , les symptômes ordinaires de l'affection thoracique reparaissaient avec plus d'imeité, qu'auparavant, et on s'apercevait bien que le malade avait perdu davantage en nutrition'et en forces que par le cours naturel dé cette maladie première. Pourtant , la durée des phénomènes cholériques n'allait pas au-delà de vingt-quatre à quarante-huit beures, qu'ils entraîoassent ou non la mort des individus.

OQus. 1 — Le prénner cas n'arriva qu'une fois. Le malade ne rendait plus d'urise; il avail beaucoup d'étouffeiment épigastrique; sou ventre était vivement | douloureux à la pression. Il s'étélgnit sans avoir cessé de rendre involontaire! ment des selles Hquides, À l'ouverture de son cadavre, on irouva réunis les caracières anatomiques de la phihisié pulntonaire ct quelques uns de céux du cho- Kéra

Phéroménesanatenmamues du choléra. Fatomac rétracté; plissement longitudinal de la muqueuse, moitié plorique en moins, n'avant que le calibre du dusdénum. | — Duodémun et jéjunum enduits à l'intérieur d'une épaisse couche de matières | blacchätres, presque poisseuses , adhérant aux parois iptestiasles , comme on le | voit si souvent dans le choléra, — Méon contenant beaucoup de ces matières à tuétat moins marqué de viscosité, énloréesen rougedtre orangé. Ces matières jaunes tourpaient à l'apparence sanguinolénte dons le gros intestin. — Absnvue de développement follseulaire; injections capillaires répandues çà et Li entre les ubcérations intestinales propres aus phthisiques. — Vésgcule du foi pleine de bile ; parenchyme rouge, lsisssnt suinter du sang par les onifices veineux seulement.

Vesse coutrectée contenant à peine deux cuillerées d'urine.

En 1832 , 1 ne fut

es rare de voir des phthusiques frappés par l'épidémie cholérique. Alor

s, Come aujourd'hui, la diarrhée inévitable D

mi survient chez eux tôt où lard était le point de départ du’choléra:

n dut s'étonner que certains d'entre eux surréeussent à cette maladie meurtrière; car de ne se montra pas chez eux aussi affaiblie et aussi incomplète dans ses symptômes que dans les faits see Chez les deux premiers phthisiques de cette section, ils disparurent avec une promptitude inespérée , tandis qu'ils tuérent le troisième. Celui-ci comme ceux-là en plus, ne présenta pendant sa vie que le tableau imparfait d'un choléra, et après Ja mort on ne trouva non plus chez lui que l'ébauche des lésions anatomiques propres à cette maladie.

À quoi tient cette sorte d'atténoation du choléra chez ces philust. ques ? Est-ce que l'influence inconnue qui précède son developpement chez des individus aflaiblis par une affection chronique, n'agit dans la génération de ses caractères anatomiques et physiologiques qu'en raison directe de leurs forces et en proportion des conditions nouvelles où se trouve chez eux l'élément sanguin ? On à signalé, sans réussir à l'of pliquer, le rôle que joue l'altération du sang dans cette maladie, On à êté jusqu'à dire que cette altération etait le fait prumitif du contact épidémique, Al est certain que celui-ci imprime au sang des changemens que nous reconnaissons à quelques caractères physiques, en plus que la chimie ne nous a fait connaître qu'imparfaitement jusqu'ici et que nous ignorons eptiérement, quant à la part que ces modifications peuvent avoir dans la production des phénomènes morbides et quant à leur influence sur le principe même de [a vie.

Poursuivant cette donnée , je rappellera que la phthisie pulmonaire,

lus qu'aucune autre maladie chronique, à pour effet ; oor-seulement 2 détruire localement les organes, mais encore d'appauvrir les maté riaux du sang et d'en diminuer la quantité.

Si les phthisiques sont anémiques, l'influence délétère du choléra ne doit s'exercer chez eux que sur une quantité minime de sang, et la quan. tité de celui qui stagne dans les capillaires veineux du canal intestinal doit être proportionnée à cette masse diminuée, C'est ce qui peut servir à expliquer une partie des différences queces phthisiques ont présentées dans les symptômes les plus constans du choléra, les vomissemens et les selles diarrhéiques, s'il est vrai que ces symptômes tiennent à la transudation du sérum du sang à travers les parois capillaires. Les romissemens n'ont pas existé chez ces malades, et la diarrhée habituelle à leur état s'est exaspérée seulemeut à un degré qui était sans proportion avec les garde-robes des cholériques atteints au milieu d'une santé sn. tacte.

Serait-ce à cette même cause qu'il faudrait rapporter l'algidie si fa

ble et l'absence de eyanose et de réaction consécutives, phénoméacs or-

dinaires du choléra? Les membres de cs malades n'étaient pas refroidis ; à peine remarqua-t-on une légère coloration bleuâtre sur quelques points de leur visage.

Dans une question aussi délicate , qui touche de si pires à la naïure du choléra , il est difficile de se décider pour une explication absolue, On doit s'en tenir à faire passer les faits par celles de ces explications qui ont quelques degrés de probabilité. Ainsi, on se demande aussi st cette absence où cet affaiblissement des phénomènes cholériques observés chez des phthisiques ne tiendraient pas plutôt à ce que l'influence inconnue qui les développe a perdu de son intensité à l'époque où nous sommes, Cette interprétation semble prouvée par les faits de la seconde section.

À cette section appartiennent trois individus qui se trouvaient dej

Sur la responsabilité médicale, les opinions ont été moins ananimes, Un mem |

médecine , c'est-B-dire des faits à plusienss faces, dont l'interprétation est tone

bre dont on réspecté à boë droit lé caractère consciencicax, M. Adelon, s'est | jours plus où moins arbitraire ; ils donwent lieu à des questions de doctrine ,étéroppoté avec chaleur à la disposition qui déclare les médecins et chirurgiens res- | nellement controversées et controversables , que vel n'a autorité de trancher, poassbles « des erreurs qu'ils pourraient comaxttre de bonne foi dans l'exercice | D'où i résulte que ces experts, auxquels la loi accoede si mal à propos Finfaitliconsciencieux de leur art, et les soustrait à l'application des art, 1482 et 4383 'hilité, ne sauraient dans aucun cas porter un jugement légitine ; leues décisions du Code civil, Ses rstsons sont loin de nous convaincre , eat depuis long-temps [ne réposnt et Le pouvant reposer sar aucune règle, soit écrite , soit convenue notre opinion est formée à cet égard; mais elles ne sont pas sans importance. Si] de tous, ne sont en définitive que des opinions qui n'ont pas plus d'autorité que elles ve suflisent pas pour faire rejeter l'article, elles prouvent pourtant combien Îles opinions contraires des accusés. Voilà ce qu'on pouvait opposer à M, Adelon

dans cette question délicate, 3 est difficile de tronver une mesuré qui conéilie tes! l'impossihilité de spécifier les délits et de créer des juges compétens. C'est la la prérogatives légitimes de l'art et la justice universelle. Certainement , c'est aller Egrande difbvulté de La question, car nous ne rogardons pas comme fort imtrop loin que de por én prinéipe général, qu'un médecin ne peut étre reépon- portans les motifs allégués par la commission, que le principe de la responsa Le en aucun cas de sa pratique : tout homme doit étre responsable dé ses se- 1] sahilité peut entraver Les progrès de l'art, I en est on autre ccpendant qui a

tés , et nl n'y € suce raison Uéorique dé soustraire les médecins à celte loi morak. Nul douts que la néghgence , l'ignorance, ls précipitation ne soient punissables chez le médecin eunime sur tout autre individu , qosed il en résalte un donmvage quelconque. Sur ce terrain des rincipes, M. Adelon s raison : mai: il be sufbt pas de poser ce principe , il faut Prier , € c'est précisément dans cetié applicalion que la législation s'achoppe à des difficultés insurmoutahhes Four que la négligence ou l'ignorance soient panies , il faut les constater ; or, qui les constater ? Les tribunaux ordinaires ? Ils sont inrompétens et se déclarent tels. Des experis ? Mais l'expérience prouve que ces sortes d'experlises sont, dix nonl fois sir vingt, où impralicables, on insuflssutes, où Era dix-neuf fois sue vingt les laits à examiner sont des faits consammés, insæisissables . qui n'ont eu d'autres lémoins que ls invalpés mêmes. Ce sont d'ailleurs des faits de

plus de valeur, c'est la conudération du scandale des procès médicaux,-où l'on voit le plus souvent des confrères accusateurs et juges tout à la fois; où le plus souvent dé mauvaises passions, de déplorahles eealités sont l'unique source dé l'accmotion: dons lesquels , énGn, R diguisé dé la profession peut être oùtragée par ke premier venu qui téut spéculer sur ses iabrmtés.

lieste à savoir jusqu à quel point l'article voté par l'Acadénne réemédie sus abus de la législation actuelle. Sur ce point nous ne sommes pas énitièrerment satisfaits. Les garanties qu'il donne aux médecins ne sont peut-être pas auflisantés , ainsi que l'ont indiqué MM. Mare et Maingault, Diré que les médecins ne seront pas responsables des erreurs commises de bonne foi, c'est paser one règle trop vague, et lisser envore ue champ trop large aux interprétations de Facrawtion. Le Code ne parle pas des erreurs, mais de megliserce ct d'imprasdemce, C'est ser des

Dès la Gin du ”

affaiblis ou prédis au choléra par une maladie antérieure (une névralgie sus-orbitaire très-douloureuse ), par un traitement analogue dans ses effets à quelques Le agen cholériques ( méthode de la Charité contre la colique de plomb), et enfin par la suppression d'un ulcère ancien de Ja jambe.

Ons. IL — Après une journée de malaise , une ferome de 25 sns , peu forte , cônraleswente d'une névralgie faciale guérie par l'usage avses long du sulfate de quinine, fut prise de diarrhée, de nausées et de romissemens réilérés.

Symptômes propres du cha 'éra Tendance suréfroidissement des pieds; respiraliun plaintive ; épigastralgie : pression oblusément douloureuse à | épigastre ; soif dévorante ; langue cotrnnense , humide; fortes coliques; urines rares ; besoin fréquent d'urinér ; pouls à peine sensible,

Symptômes non cholériques,—A hence del'altération cholérique de la face et des veux ; chaleur normale du visage et des mains; urines » Quoique rares; absence des pe

I n'y eut pas de réaction marquéc chez éette femme, Le pouls revint à son calibre naturel, en méme temps que le dévosrroent cesse, La constipation succéda à celui-ci, mass la soif et les vomissemens survécurent long-temwps à tous les autres symplèmes. Après huil jours sa convalescence était entière,

Ce choléra où les symptômes caractéristiques n'étaient que faiblement dessinés ou bien manquaient au tableau de la maladie, ne fut pas rare, corame on sait vers le déclin de l'épidémie de 1832. A peu de chose près , 11 se présenta au même degré chez les malades de cette catégorie, et 11 ne diffère pas beaucoup de celui qui vient d'être étudié chez des phthisiques, si ce n’est qu'ici les vomissemens existérent et se prolongèrent même avec opiniâtreté. Chez les uns , comme chez les autres , ce sont les phénomènes généraux qu'on trouva absens, tandis que l'action locale de Ja maladie {le ralentissement du cœur, les sécrétions morbides du tube digestif, etc. }, sembla résister en tout ou en partie à ces variations. Pourtant les conditions des premiers et des seconds ne se ressemblaient pas, quant à l'appauvrissement du saog par une maladie antérieure. Ce fait établit le mieux l'opinion qui regarderait l’atténnation ou l'absence de quelques caractères cholériques , comme le résultat de l’affaiblissement de la cause inconnue et génératrice du choléra.

J'ai mentionné combien les vomissemens furent opiniâtres chez la ferame qui faitle sujet de l'observation précédente. On serait tenté d'attribuer leur persistance et même l'origine de ce choléra à l'u long-temps continué du sulfate de quinine , si on ne connaissait re tation nerveuse et la disposition spasmodique des femmes. Qui ne sait que chez elles les affectiens les plus légères de l'estomac, sont le plus souvent accompagnées de vomissemens ; que ceux-ci résistent perhie à tous les remédes , alors même que cette affection légère n'existe pas?

Ors. IL, = Chez le second malade qui était un jenne homme , les romisse” mens di nt les premiers. La cause qui a par favoriser le dévelo ent du choléra est bien plus évidente : il avait la colique des peintres; elle n'a point die le point de départ, car rien ne ressemble moins es symplômes et [a nature présumée de cette maladie aux élémens corrélatifs du choléra. Mais au contraire , le traitement de la Charité tend à ramener ces deux affections à une cértaine analogie, Un fait pareil se répéta une seconde fois dans on autre service. Dès-lors on miliges la rigueur de cette méthode vomi-drastique. À ceite occasion où acquit uue preuve nouvelle de son eficacté, en tant qu'elle est survie dans toute sa latitude, Tant que la prudence obligea à cette réserve , on vit les malades saturnines se traîner burs de leur durée ordinaire, avec des mieux passagers atec des ectours imparfaits de guelques-nns de leurs symptümes , et qui ea étaient affectés quitter l'hôpital incomplétement guéris.

les individus | D

Ê mier jour, ce qu'on appelle la période de réaction commença chez ce jeune prie; où la vit ever radoclement et ne cesser que pour faire place au rétabl sement. Son premier effet fut de faire dis voire Les Tomissemens , tandis que la diarrbée encore. Le retour de l'émission urinaire fut le signal de sa diminution et du mieux-être général. Avec ces signes de réaction

se dusinèrent fortement les traits de cette termiaaisor ploïde qui | dans les épidémies cholériques. de UE

Etat typhoële. — Elourdissemens et bourdonnemens d'orvilles en essayant de s'asseoir ; pas de délire ; langue et lèvres rouges et sèches ; dents encroûtées : soif ; sensibulilé et ballonnément du ventre; persistance des coliques et de la diarrhée ; exacerbalion febrile vive vers la Éu de chaque journée ; éruption pétéchiale sur le corps. Au bout de quaire jours ces phénomènes Great place ré une convalescence qui ne se démentit pas jusqu'à parfute guérison.

C'est le moment de À mg da traitement hautement stimulant qui fat employé ici dès le début des accidens cholériques, et fut continue sans dommage aucun pour la muqueuse gastrique La wp cuite réaction typhoïde. Au contraire , c'est sous son infuense dès le premier jour que le vomissement cessa.

rte — ph Malade était une femme poi travaux de la campagne, On ne pent que signaler sans l'apprécier la part que la suppression de s08 [ulcire tubes à pa = dans l'invasion des ne cholériques. Le rapprochement de beaucoup de maladies nées sous in

influence de causes analogues ; permet de supposer qu'elle a po n'être pas indifférente sous ce rapport.

On doit se rappeler au sujet de cette femme, que l'épidémie dernière a fait voir trop souvent tonte la ra du œholéra chez les vieillards. Ils présentaient ordinairement tous Les signes de l'algidie la plus pronoocée , sans qu'un instant le plus léger commencement de réaction vint à poindre. Le collapsus du froid augmentait jusqu'à la mort. Cette nuance terminait leur vie en quelques heures et plus rarement dans l'espace entier des 24 heures. C'est avec des circonstances semblables, mais accompagnées de l'affaiblissement des phénomènes cholériques , que mourut cetle femme après 24 heures de choléra.

Un fait dont j'ai été récemment témoin , trouve dans cette section et à côté de cette vieille cholérique, par l'analogie de plusieurs points de son histoire. 1} servira à faire connaître la relation qui existe entre les lésions et les symptômes du choléra qui se montre à ce degré.

Oss, V. — Un dysotérique de 60 ans fat pris de tômes choléri semblables à ceux des pat , Il résine 208 Ehébonints algides et succomba avec subdelirinn, après 24 heures d'une réaction typhoïde très-prononcée. Les lésions cadavériques furent exactement proportionnées, quant Liver nombre et à leur intensité, à re qui fut observé prount la vie, Nulle roideur cadavérique ; nulle apparence de développement folliculaire. Celui-ci n'apparaitra que dans le choléra complet qui fait partie de la section suivante,

+ décrépite sous le

La troisième section renferme les cholériques venus du dehors , fra bre état morbide préliminaire, capable d'expliquer chez eux

iveloppement de la maladie. Ils se rapprochent ie plus des cholériques de 1832, par le début et par le tableau complet de jan accidens et de leurs lésions. Il faut arriver à eux pour rencontrer un commencement de développement folliculaire des intestins. Malgré l'intégrité de leurs forces , au moment où ils furent attaqués, deux d'entre eux seulement résentèrent une cyanose complète ; mais tous subirent (à dès degrés différens , il est vrai), les périodes algide et réactive.

faits de négligence et d'imprudence que portent les paca 4 , jamais sur des vreeurs , et l'accusation pourra toujours disputer sur le sens de la loi. L'article ani rédigé pourra bien remédier au scandale des condamnations , mais non au scandale 1 accusations , qui sont toujours un grand mal, D'un autre côté , vouloir, comme M. Maingault, ériger en principe que « dans aucun cat de ce genre » le médecin ne pourra être traduit devant les tribunaux » , c'est donner à l'irresponsabilité mèdicale une extension immodérée; c'est violer La grande maxime de morale et de ju-tice universelles, qui veut que chacun soit responsable de ses actes ; mmax'eme à laquelle personne ne pent se soustraire. Si la lui politique admet une irresponsabilité absolue dans la personne du roi . c'est qu'elle su co même temps que Le roi n'agit point; mais cet exemple n'est pas icable a médecin. Ainsi l'Académie n'a pas, selon ous, pleinement résolu la difbculté, Nous savons bien que rien n'élait plus difbcike que la rédaction d'un article de loi sur ce point ; nous dirons même qu'il était impossible d'en trouver un qui al- Lit complétement an but , qui est de sauver en sperphene He mr de . et le principe de La responsabilité, Mais on pouvait en a vantage. On aurait dû put-hre Les les médecins ss l'empire da age gr À mais resircindre par de vigourenses dispositions l'application du principe de ls responsabiité , se poil avec des défoitions et des classifications de délits à jaruais impraticables, mais au meyen de formes noavelles introduites dans l'accusation et la composition du tribunal. 11 aurait fallu compliquer la procédure, et donner à accusé des garanties immenses; exiger par exemple qué l'accusation ne pât être intentée que sur une première décision d'hommes de l'art réunis en grand nombre , tirés au sort, el constituant un jury spéc-al d'instraction qui refuserait

on snlariserait la poursuite, Pour le jugement déGnitif en cas d'accusation , on eût réuni un second jury différent du premier et plus nombreux encore , lequel aurait prononcé par oui ou par non sur bes questions posées par le ministère palie, Nous ne donnons certes pas cette vue comme un modèle, mais c'est un exemple de ce qu'on sursit pu tenter. La lenteur, la soleanité de ces formes suffiraient sans doute pour diminuer considérablement le nombre des procès; et dans tous les cas , les jugemens rendus , sans être tout-à-fait irréprochables , n'offrirent pas le scandale de ceux que nous voyons. Les conseils médicaux suraient pu être employés fort atileruent dans l'organisation de cette wre.

Quand les lois ne peuvent résondre quelqu'une de ces bantes difficultés morales, dont la question actuelle nous offre l'exemple, c'esl aux mœurs et à la couscience publiques qu'en per la solution pratique. La loi ne pouvant ni abolir ea principe la responsabilité médicale, ni la consacrer par une défisition précise , doit se rapporter su moins à la conscience publique pour l'appréciation des cas par ticulsers, C'est pour les questions de cette nature qu'a été institué le jury, plotôt encore que pour salisfaire au besoin d'égalité. Le jury est l'interprète institué la loi, pour prononcer sur les distinctions morales que la loi ne peut établie L. mellement ; c'est donc devant une espèce de jury qu'elle devrait porter les faits de responsabilité médicale. On verrait alors par la rareté des poursuites, et par Ja rareté plus grande encore des condamnations, combien sont peu nombreux les cas d'application légitime du principe, La responsabilité resserrée sans cesse dans des bornes de plus en plus étroites, Ünirait par tomber en désuétude dans l'apinion publique, sans que le principe général sup lequel elle est fondée efit recu La noi atteinte.

Das. VL = Une femme, nourrice de 24 ans, fut prise avee des circonstances qui mécitent d'être rapportées, Elle habitait un village voisin de Paris. Aussi bien portante que jamais, elle vint en ville le dimanche , visiter de 64 amis. Arrivée à onre heures, elle éproura subitement de la diarrhée et des vomissemens , sans avoir été soumise lemarrhon rh pr capable de les provoquer. Le soir même les crampes surviorent en plas. La malade fut apportée à l'hôpital dans Lo nuit. :

matin :

Le

Période agile. — Crampes des membres laissant après elles tomber la malade dans la sommolence ra raison intacte: absence de céphalalgie ; refroidissement notable des extrémités et du nez ; respiration ralentie : fisure conservant une parte de sa coloration habituelle; teinte légèrement riolacee des lèvres; veux excavés, nui<los; voix pou rer éteinte; refus de parler, soit qu'elle ne puisse être entendue , soit qu'elle ne puisse articuler ses mots ; langue refroidie ; soif vive; diarrhée aqueuse, coulant eomne nie robinet de fontaine ; absence des vomissemens; à la pression, sensibilité obtuse à l'épa , vère à l'ombilic, nulle aux flancs; pouls difficile à trouver; persistance de la sécrétion lactée ; seins douloureux et gonflés.

Cri etat dura 24 beures , à dater de l'invasion des premiers symptômes.

Période d: réuetion, — Mains réchauffées et rougies par les synapismes ; fgare plus naturelle; somnolence cholérique; yeax clos ; lèvres vermrilles ; respiration lente ; pouls développé sans fréquence.

Cette réaction fut courte et modérée ; le micux qui la suivit permit, au bout de peu de jours , de considérer La malade comme arrivée à une convalesrence assurés. Elle attendait le retour de ses forces pour sortie , quand elle offrit les signus d'une nleuro-pneumonie aiguë qui la fit promptement succomber.

Ons. VIE, VIT et IX. — Trois sutres femmes d'âge adulte jouissaient de ]a mrilleure ssnté, lorsqu'après quelques jours de simple diarrhée, elles épronvèrent les premiers symptômes du choléra. Toutes guérirent après des sympt beaucoup plus prouoncés qu'on n vu dans les sections précédentes, L'une d'elles offrit, peudsnt la période de Paction, ce qu'on pourrait appeler peut-être une congestion simultanée de l'estomac et da cerveau. En effet, celle réaction fut marquée par une agitation extrême , par des Es continuelles , par un flux de parales escitées surtout par la présence de l' aleur (sans offrir pourtant les caractères du délire), par des vomissemens bilieux répétés, d'une couleur porraere, fonete , où se trouvaient quelques vers lombrics, Rien ne pouvait être gardé, et la soif était un supplice. Vers le soir il y avait des frissons et des tremblemens généraux. La figure , assez colorée , exprimait la souffrance ; les sourcils étaient rapprochés ; les traits prenaient quelque chose du caractère hippocratique. Malgré tout , le pouls était sans fréquence et bien calibré. Tous ces sym cédirent à une éruplion érysipélateuse venue à trois reprises différentes sur la

facv..

Os. X et XI. — Deux hommes de constitution athlétique présentèrent d'une manière fidèle Le pe du choléra de 1832. L'un succombs dans la période algide, l'autre au début de la réaction. A l'antopsie , les lésions cadsvériques furent retrouvées en analogie parfaite avec celles que l'observation journalière rencontrait à celle époque.

Etat extérieur. — Les cadavres étaient roides à un haut degré. Toute la surface du corps , et spécialement le visage et le cou, étaient colorés en un rouge bleuâtre. og

Le tissu musculaire était Le

Tête, — La table interne de la voûte crânienne avait une teinte hleuäâtre; les sinus veineux , les veines du rachis et de la périphérie du cerveau étaient gorgés de sang ; la snbstance grise était rosée, La blanche était dure, luisante et piquetée de sang.

Thorax. — Les veines pulmonaires étaient remplies de sang noir ; les poumons étaient colorés en un rouge vineux en arrière,

Le tissu du cœur avait une rougeur foncée; son ventricule gauche était hyper-

L'intérieur de l'estomac était tapissé par un mucus visqueux , blanc , semblable an mucus nasal; les intestins grèles renfermaient des matières blanchâtres, mélées de grumeaux jaunéires, sans aucune apparence de liquide hilieux. Elles devepaient plus liquides et seulement un peu visqueuses en approchant du

cœcum.

Toute la portion valvulaire de l'iléon était le siige de plaques très-circonserites formées par une injection vasculaire , ponctuée, d'un rouge vif; elle était parsemée en outre de follicules agmi de Peyer, boursoufllées , de couleur jaune

blanchätre , assez rapprochés l'un de l’autre à la région supérieure. Dans ke tiers inférieur de cet intesun , on trouvait sussi par places à , mais voisines l'une de l'autre, de l'injection vasculaire ueuse, lantôt veineuse, tantôt artérielle, Ealn cette portion de l'intestin était parsemée , vers ses deux derniers pieds, d'une grande Er de glandnles brunnériennes.

Les veines du foie étaient gorgées de sang noir; la vésicule était distendue par une bile noire et Glante.

Le tissu rénal était anssi très-sanguin.

La vessie était effacée et capalile à peine de contenir une petite noix.

La pes des ganglions du mésentère étaient tuméfiés , saillans aux deux surfaces du repli péritonéal; les plus volumineux étaient rouges à l'intérieur , et laissaient échapper quelques gouttelettes de sang par la pression.

La quatriime section ne contient qu'un individu : son observation est assez curieuse pour être rapportée avec quelques détails.

Ons. XII. — Uo jeune homme de 49 ans, éminemment lymphatique, habitait Paris depuis cinqans, lorsqu'il tomba malade à la suite d'un travail forcé, Il cut une forte fièvre et une anorexie complète. Deux semaines après il fut apporté à la Charité, Ce qu'on obtint de lui en re nseignemens anamnestiques, consists à savoir qu'il avait eu l'impradence de boire du vin chaud pour se guérir.

Symptômes cholériques. — Figure pâle ; une certaine Winte bleuâtre généralement répandue sur tout Le visage ; surlout aux lèvres ; respiration plamtire ; douleur épigastrique spontanre et la pression ; vomissemens ; dix selles liquides en quelques heures ; pouls nul ; absence de taches péléchiales,

Symptômes négatifs. — Absence de refroidissement ; aucun antre caractère cholérique du visage; pas d'excavation oculaire ; voix naturelle; langue humide et chaude : urines faciles et suffisamment 4! ondantes.

Srmptâmes trphoïdes. — Dès la fin du premier jour , paroles entrecoupées, tremblottantes ; exacerbation fébrle du soir, avec rougeur de la face ; disjositious au coma.

Le deuxième jour, assoupissement, pupilles dilatées, bouche béante, deats encroûlées , sèche ; respiration lente ; si de sensibilité à la d eee du ventre nuls; n ballonné; cessation de la diarrhée ; pesu chaude et sèche,

Mort après quiase heures d'état carotique.

Etat extérieur, — Roideur des membres inférieurs ; Laxité des supérieurs,

T'éte. — Décoloration anémique du péricrâne , des os du crâne , des vaisseaux de la pis-mère et de la substance corticale ; cerveau rétracté dans son volume ; circonvolutions très-saillantes ; pulpe wrrnissée sans gouttelettes sanguines , ferme à l'extrême; centres blancs en paires nerveuses dificiles à rompre; disposition fébrillaire des organes nerveux, devenue lrès-apparente; les ventricules latéraux sont rides ct restent béans.

Thorax, — Oreillette droite fluctuante , pleine de sang noir et liquide ; veines caves didtendus par le sang; ventricule ganche vide; are artériel trèsétroit ; absence des artères radiales ; partie postérieure des deux poumons ecchymosée.

Abdomen, — Exchymoses sous le péritoïne , sur le trajet des veines du mésentère; glandes mésentériques blanches et dures, mucus visqueux de l'estomac;

(à sa grasse tubérosité , follicules de Bruunei. Au duodénum ct à la moitié supé-

trophié concentriquement par la rétraction des fibres ; l'aorte pectorale contenait || rieure de l'intestin grèle , arborisations veineuses , disséminées , fxes sur les val-

une assez grande quantité de sang demi-coagulé ; l'aorte ventrale était pesque vide, L'oreillette droite était dilatée par une grande quantité de sang noir, cailleboité; les veines caves l'étaient anssi par du sang liquide.

Abdomen. — Un liquide transparent, filant, était exhali à la surface du péritoine.

vules; à la dernière moitié, plexes isolées d'injection vasculaire ; au tiers inférieur, une demi-douzaine de plaques de Peyer grisètres , Le élevées , rugueuses ; vers la valvule leurs intervalles -sont piquetés de follicukes isolés. Cœæcum ronge par bandes; cnlons uniformément rouges , avec follicules de Brunner ; veines hépatiques gorgées de sang ; vessie pleine d'urine.

Quoi qu'il en soit de ces idées, et pour nous en tenir aux lermes dans lesquels [nous rassure , du reste , sur ces deux articles , c'est que les dispositions que nous la question à dté posée dans l'Académie, son article nous semble insufisant ; mais [y blämerions sont parfaitement inexécutables.

tel qu'il est il pourra produire quelque bien par les armes qu'il fournit à la défense. n'est pas, comme le croit M. Adelon, un brevet d'impunité absolue, mais il mettra certainement des bornes aux indécentes dénonciations et aux andignes débats dont les tribunaux retentissent trop souvent, À ce titre nous ne pouvons que d'approuver.

Le projet relatif aux eaux minérales était d'an bien moindre intérêt ; il n'a laissé que d'occuper fort long-temps l'Académie, 1 a d'abord été décidé sans ke cussion que les eaux minérales ne pourront être vendues hors la source , ni préparées , que dans les officines des pharmaciens, les depèts actuels devant être soumis à la visite et supprimés à la mort des propriétaires. M. Orfla est veau alors proposer deux articles nouveaux, Par le premier, les malades seraient obligés. avant de faire usage des eaux , d'y être autorisé par l'inspecteur des baius; par le second, les médecins inspecteurs des bains ne pourraient être nommés que sur mue liste de candidats présentés par l'Académie, Ces deux (D tions ont éte adoptées. Xous n'avons pas le temps de revenir sur cette discussion . ct tans vouloir blämer les décisions qu'elle a produites, et surtout la seconde, nous desons dire que l'Académie s'est jetée ci dans des détails d'administration et d'intérèts privés, auxquels les dés asitions législatives ue say

raient jamais s'appliquer si juste qu'il n'en résulte de mal que de bien. 1 est trés-bon de régulariser l'exercive de la médecine; mais la manie de réglementer peut entrain.r quelquefo s à des abus pires que ceux qu'on veut corriger, Ce qui

Les autres articles votés ont rapport au cumul des professions de médecin et de pharmacien, aux médecins étrangers, à Linviolabilité des secrets confiés aux hommes de l'art et à quelques autres questions moins importantes, Aucune n'a présenté de sérieuses difiicultés Nous nous abstiendrens en conséquence de rien ajouter au compte-rendu des débats, :

L'Académie est près de terminer sa lahorieuse tâche. IL est pénible de penser que, de toutes ss Lbérales intentions , bien peu seront réalisées et consacrées

r la législation ; mais quoi qu'il arrive , elle aura digaement réponda à l'appel

ï lui a été fait, et si la commission du gouvernement ne satisfait pas les vœux L blic médical, l'Académie de médeciae au moins n'aura pas à se reprocher de l'avoir laissé manquer de documens.

CONCOURS DE MONTPELLIER. INCIDENS DIVERS, — PROTESTATIONS DE LA MAJO- NITÉ DES CONCURRENS.

Le concours pour la chaire de Delpech, à Montpellier, a présenté des eirconst uces extraordinaires, et on peut méme dire inouies. Six candid:ts sur sept ont cessé. après deux épreuves, de se rendre au concours, qui s'est trouvé par là terminé, Le combat à Gai faute de combattans. Nous ne ferons point de conjectures

Cette réunion n'a-telle eu lieu qu'en vertu de ler analogie; car il n'est personne qui n'en ail été frappé? Cette maladie ne représente point l’état tÿphoïde succédant à la période réactive du choléra, tel} caractéristiques du choléra , reparaissent chez les individus qui en sont

qu'on l'observa chez le secordl malade de la deuxième section. Les élémens de ces deux maladies ainss amalgameées se sont en quel- | que sorte partagé la vie du malade s;"on ne peut dire quel «st l'élément

in durée du choléra ; mais sa terminaison est celle de la fievre typoide, Tout [IN 4 qu'on connait de son étiologie se rapporte aux causes prépara toires de celles-ci : adolescence, forte livre accompagnée d'inappé- | tence , surexcitée par du vin chaud. On sait oomlnen ce dernier fait se) rencontre communément dans Le début des fièvres graves olisérvées dans les hôpitaux de Paris. 11 devient dés lors probable que l'élément} typhoïde de ce cas complexe à préexisté aux caractères cholériques. ! L'adjonction de ceux-ci à telle ou telle maladie est une circonstance commune à toutes les maladies épidémiques , qu'on trouve de té mps en temps modifices , défigurées , pour ainsi dire, par l'accession de amala dies étrangères à elles.

Ces choléras que je viens d'étudier, qui paraissent en cérlain nom-| bre, à de certaines époques , en sorte que le premier cas qui vient s'of:| fric à l'observation fait supposer l'arrivée d'un second , sont-ils de na-f tire épidénuique ? Nul doute qu'ils ne soient amenés avec ces caracitres dé retour et de plurabté not fixes, par des conditions, soit atmosphe: riques , soit autres ; Que nous ne connaissons pas. Ces conditions sont-

édominant. La maladie, dans son ensemble, reproduit la marche et}

elles les mêmes que celles qui ont présidé à l'épidémie de 1832?

Dans Ces questions sont re nlermées toutes celles qua ont trail aux | causes qui planent sur les populations au moment où éclatent sur elles les grandes épidémies. Nuus devons nons résigmer à les ignorer encore long-temps. Ce qu'on preut dire quant à present, c'est que ces causes || épidémiques doivent être reconnues les mémes [à ou il ya identité de résultats ; c'est que ces Cases épulémiques que nous 40Yüns teujours | ou seulement par intervalles sous leur intl paraissent le plus souvent aujourd'hui affaiblies, amotndries à la fois dans leur faculté de

née

cerbune na-

Jture, ont prédisposés au choléra sans causer un épuisement notable de

leurs forces :

4" Que le curtége complet des symptômes, la gravité, les Iésions

frappes au milieu des conditions normales de la santé;

5" Que le choléra actuel est sus eptible de s'adijuindec à quelque mahdie plus on moins analogue à lui, comme la fièvre typhuïde , ét que celte association de deux affections est de Ja nature la plus grave ;

G° Enfin , que l'état inconnu de l'atmosphi re où des autres élémens au milieu et par le moyen desquels nous VIVONs, lequel a amet l'épidémie de 1832, nous est resté ou s'est reproduit de temps en temps, et que c'est à lui que mous devons ce choléra qui vient d'être signalé dans cet article,

A..M, Gauner.

(REVUE DES JOURNAUX DE MEDECINE

JOURNAUX AMÉRICAINS. (Août 1833.)

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