EL
poouds à M, Orfila
sais, mais nous voulons donner l'exemple.
M. Onvrea remarque qu'en ce moment quatre médecins polonais demandent à
passer leurs examens à la Faculté.
M. Mauçaurx résume les amendemens proposés par la rédaction suivante : — « Tous les médecins , chirurgiens, pharmaciens étrangers qui vicudrant en France y exercer leur profession, subiront toutes les épreuves voulues par la loi exis-
tante; et leurs antécédens ne tiendront lieu que d'inscriptions. » M. Veurgau. On présente comme molif de faveur les circonstances politiques,
Faites bien attention qu'en exigeant tous les examens, nous sogmentons fort peu
les frais de réception ; nous ne voulons qu'accroire les garanties, Une autre re. marque: à l'étranger, les docteurs français qui veulent exercer sont rangés en
deux catégories. Les uns, qui subissent trois éxamens , n'ont que les droits des médecins
de seconde classe , tels que nos ofüciers de santé ; les autres , soumis à
tons les examens , acquièrent le titre et les droits de docteurs. Je demande qu'il
en soit de mème chez nous.
M, Cnenvix, Nous avons en France beaucoup d'étrangers qu peuvent désirer
des médecins de leur pays : il ne faut pas les chasser par un refus,
M, Lomme. En exclugnt les médecins étrangers , nous les traiterions Lac Les vèrement qu'ailleurs nous ne sommes traités nous-mêmes. Ainsi beaucoup de Brésiliens exercent dans leur pays en vertu de Litres obienus en France, Le premier médecin actuel de l'empereur est docteur d'une Facullé (rançaise. 11 en est de même en - Si ces pays nous rendent exclusion pour exclusion , nos diplômes he valant plus rien chez eux , leurs médecins ne viendront plus en prendre, Je voudrais ent que l'on n'arcordit le droit d'exercer en France qu'à des médecins pourvus d'un diplôme égal à celui de nos docteurs. Je m'explique : il y x en Allemagne, par exemple, des universités qui reçoivent des docteurs pourtont le royaume ou le pays dont elles relèvent ; 11 en est d'autres qui ne donnent , avec le titre de docteur , que le droit d'exerc. e dans pne circonscription fort limitée, L'université de Wurtzbourg , à présent abalie, était dans ce cas, Le titre fait donc peu de chose, ce sont les deoits qu'il faut examiner, et ne pas traiter comme des docteurs véritables des docteurs de nom qui ne sont que des ofbciers de santé, A partectte exception ; c'est assez , ce mo semble , de trois épreuves ; car il faut encore considérer que besucoup de ces médecins , peu habiles à parler notre langue, reculeraient devant un plus graud nombre d'examens publics , dans la peur très-bien fondée, passez-moi le mot , de faire des euicx en présence de la Faculté. (On ot.) Je vote pour l'article du gouvernement (rire général) ; je me reprends , por l'article de la commission.
M. Guésean ve Mussr. Le projet de la couwmission remplit le vœu de M. Vel 3 en effet , l'article ne confére que de droit d'exercer , sans aucun des pue a réservés aux docteurs français.
M. Lowve. Il est aisé de répondre à M. Lodihert, Il fant prendre en consid'ration l'état de civilisation des pays qui admettent nos ducteurs sans autre examen ; je crois volontiers qu'on les sceueillerait aussi bien chez les Baskirs et les Tartares. Reste à savoir si nous devrions admettre la réciprocité.
M. Onrira. En Suisse, un docteur français ne peut exercer qu'après avoir subi tous les examens ; et en Espagoe, récemment encore, avant l'avénement de la reine, où ne voulait pas même tenir compte du temps d'études faites en France,
M. Crenmvix. Les réglemens sant alors moins sévères dans les colonies espagaoles. d'ai va à la Havane un médecin français anquel on a permis d'exercer un a0 sans autre titre , pour lui laisser le temps d'apprendre la langue, 1 est vrai qu'après l’année écoulée, il est obligé de passer des examens.
M. Lomment. Aux Etats-Unis, où la civilisation marche de pair avec la nôtre, nos médecins peuvent exercer sans Cxamen.
M. Marmcauvr. Je propose un nouvel amendement : les médecins qui auront
l’âge de cinquante ans ne subiront que les épreuves cliniques ; avant cet âge, 1ls séront obligés de passer tous Les examens.
M.Docnre, Une loi est toujours mauvaise quand elle crée des catégories.
MVancemeuve. Mais c'est votre loi qui crée de ces catégories : mon amendement réduit tout à un seul ordre de médecins, des docteurs. Et d'ailleurs, pourquoi donc tant de ménagemens pour des étrangers dont la plupart se rient des lois et des ordonnances? Sur cinquante médecins étrangers qui exercent à Paris, il y en à plus des deux tiers qui ne se font porter sur aucune liste,
M. Révenmé-Panse, L'article aura-t-il un effet rétroactif ? ( Une foule de voix : Non! non !}
M. Desrontes, Les frais de réception seront-ils aussi que pr nalio nux ? Quelle que soit la réponse à cette question, je demande que eptions des LA in alé soient gratuites, (M. Onrirs, Très-buen ! M. Doceur, Nous nous empressons d'adhérer à l'amendement. Une foule de voix. Appuyé !
que de se faire recevoir docteur dans ve université ieux sons aucun je connais un docteur qui n'a jamais approché plus près de
M. Antzex réclame la parole. C'est un devoir sans doute de ne rien exiger de médecins malheureux , exilés de leur patrie ; mais les nationaux malheureux et pauvres, sans qu'il y ait de leur faute , mont-ils pas au moins des droits égaux , et parmi ces exilés ne peut-il pas se troaver des personnes riches? IL me parait que cette disposition ne saurait entrer dans la loi ; il faut en laisser l'application au gouvernement.
M. Onrics. J'appuie la ition de M. Desportes , et je Îlerai à ce pos que déjà il a été pris À 1032 nn arrêté portant que tout régié qui recevra secours du gouvernement sera reçu gratuitement.
M. Avrcox, Ajoutez donc à l'amendement cette condition : n Qui recetra des secoars. » (Appuyé.)
M. Douure. Messieurs , je crois en effet cute propos lion . Qui nous avait tous séduits d'abord, est trop générale, et qu'elle ouvtirait la tea une inbnité de médecins qui n'en sersient pas dignes. I me perait donc qu'il But la restreindre aux réfngiés pour canses politiques.
M. Desrontes se rallie à ce sous-amendement,
M. Doueze. Alors nous sommes tous d'accord, et onu peut voter sur les divers ameudemeus. Le premier est de M. Adelon , et veut qu'il y ait un examen théo- Le : la commission l'adopte; le second décide la réception gratuite des réfugiés politiques qu reçoivent des secours du gouveruement.
M, Onriia. [y en a ou troisième de M, Villeneuve, demandant tous les exa- | uns, ,
M, Douete, La conmmis-ion ne l'adopte pas.
M. Guest ox Mussr. Cest bien moins un amendement qu'un article nouveau qui détruit le système de la commission ; ceux qui voudront l'adopter s'auront qu'à voler contre l'article du projet.
M. Desronrrs demande que la thèse soit remplacée par un autre examen. Cett proposition n'a pas de mas Le discussion est fermée, " :
M. Avecox réclame la la position de la question. 11 faut savoir D ; l'on adoptera le priache de la commission où celui de M. Villeneuve.
La question est mise aux voix, Le principe de la commission est adopté.
M.Avezox. Maintenant il faut la quotité des examens. de . Rte Lo + ù lieu d'an examen théorique, un examen sur l'anatomie
M. Dovnse. Avec l'examen théorique , vous aurez le Champ plus libre , et vous pourrez faire les questions qu'il vous plaira.
L'examen théorique est mis aux voix et adopté.
On passe à la partie de l'article qui éoncerne les pharmaciens.
- Caevartiex demande en sus des oxigences de l'article, un examen théorique. — Adopté,
M. Conxac, Le mot gradid auront droit au bénéfice de la loi
M. Dovsce. Il sers facile d'y substituer recus docteurs, — Enfo vient l'amendement relatif aux réfugiés. 7 si she
M. Cneavis ne veut pas de distinction entre ceux qui reçoivent des secours ou
qui n'en reçoivent pas, (M. Desportes : et leur
M. Docuue, Il Gut bien constater la cause de leur exil. pauvreté !) k
L'amcndement est adopté, La tuission rédi dansé : demens votés. P en rédigera l'article avec tous les amen
«prime-til suffisamment que les docteurs seuls
De la violation du secret et de la délation forcée de la part du médecin.
M. Le rnésimenr. La commission 2° ici i i; mai evo Fons Sd pas proposé ici d'articles de loi; mais 1° Les édits et ordonnances dont on s'appuie prescrire la délatj médecins devront être abragés par une Mine, ” so 2° L'art. 378 du Code pénal sera modifié. Ainsi au lieu de la rédaction actuelle, que voici : « Les médecins, chirurgiens et autres officiers desanté , ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes, et autres nes dépositaires des secrets ” on leur do ga A ps ; hors les cas où la loi Fa oblige de se porter dénoncia- ‘us, au revele ces serrcis , seront punis d'un emprisonnemen F mois et d'une amende de A0 à 500 francs.» Œ LL a dira :
" Les médecins, les chirurgiens, ainsi que les pharmaciens ; les ssges-femmes
ct autres personnes dépositaires des secrets qu'on l:ur confie ; Qui auraient révélé ces secrels, seront punis, etc. »
, M. Dounte rappelle les motifs déduits dans le rapport, La premitre proposi. or a pour objet d'abli les ordonnances ; la seconde de rayer d Cude pee ps pl i sem : Leyas. que les médecins peuvent être obligés par la loi à se
« Art. 49. Enjoignons à tous compagnons chirurgiens qui i chambre de se retirer incontinent chez le ecères à ie ps mat À Len outils de chirurgie et de 100 livres d'amende pour per fois ; et en cas de riculive, voulons qu'ils soient condamnés au bannissement, À l'égard des maitres
ens , ils seront tenus de tenir boutiques ouvertes, - à peine de 200 livres
pendant un an, et pour La troisième de privation de leur maitrise. — Seroût te-||ril leur fortune et leur honneur. Il y a plus, et aux cas
nus lesdits chirurgiens de déclarer au commissaire da tier les blessés qu'ils|Iliers , supposez qu'un praticr Cghocal re matt mater la saignée néauront pansés chez eux où ailleurs , en être fait par ledit commissaire son Pargeté, inlapesable, si vo des suites, ilne PARIS QE Pr its chirurgiens seront tenus sous les mêmes||la fera pas , et enverra un plus jeune confrère , au risque des périls que peines que .# 3 bytes
axiome de Tacite, qui est devenu un des principes du privatos, utilitate (ed perpenditur.
M. Maiscaurr. Si je prends la parole contre l'article, c'est je ne crois pas qu'il donne aux médecins assez de garanties. (Où ! où!) Certainement; il importe peu que nous soyons déclarés irresponsables , si l'on s'en tient à un mot aussi vague. Je propose d'ajouter à l'article que, « dans aucun des cas de cv geure, le médecin ne pourra être traduit dévant les tribunaux. »
M. Manc, J'appuie cette proposition , qui me parait très-i ante; car, d'après l'article de la commission, il est den ue qui jn serait renvoyé absous; mais vous savez combien un pareil peut nuire à la réputation , à la
lorsqu'il survenait quelque bataille entre le guet ct les voleurs. (M. Double : Comme aussi entre les gens de la cour et les gens de la ville.) Enfin, aujourd'hui tout a changé , et je suis de votre avis, cela ne convient plus et ne serait pas supportable.
Mais pour le Code pénal, c'est autre chose. La commission a oublié un article du Code d'instruction criminelle qui prescrit à tont citoyen de révéler les délits dont il a connaissance. C'est là le droit commen , applicable aux médecins comme à tous autres citoyens ; mais il faut dire que la loi n'attache à son infraction aucune pénalité. 1] était eurieux de rechercher dans quelles circonstances donc le
M. Anevo». Ce n'est pas sans quelque emibarras que je vais soutenir une opipion opposée à celle «mails partager l'Académie, J'avais cru que cet article ne devait protéger le médecin que dans l'exercice conaciencieux de sa profession ; mais vous voulez loi assurer le privilège d'une immunité absolue ! Ainsi, à part : do, qui est an crime, et La concession n'est pas grande à cet égard, vons Ôtez
M. Dovaue. M. Adelon oublie qu'il ne s'agit point ici du droit commun à tons les citoyens, mais d'une disposition spéciale les médecins en tant que mé-
decins. Eh bien ! les circonstances qui ont naissance à l'édit de 1666 ne
faits de négligence; l'étourderie même sera protégée! Je ne saurais adopter ce sentiment , et je vous prie même de consi une sorte de contradiction dans la rédaction de l'article, Vous ne voulez pas que le médecin réponde de ses er-
trér.
M. Anruox. Je vais prendre au hasard un exemple. Dans les graves épidémies : é | ; : : on trace des cordons sanitaires dans lesquels on mA tous les individus mala:|[Pareille matière. Vous alléguez ce grand intérét de L société tout entière : Quoi * des. Ici , dans l'intérêt de la santé publique , un médecin peut être obligé de dé ||®st-il de l'intérêt de la société de l'exposer désarmée aux bévues à l'ignorance . nonecr un malade qui cherche à se soustraire à la loi. al rm og ai dit à pee ce; = effet, je ee vis pas . A : APRES : . [lque l'on veuille faire d'un diplôme an brevet perpétuel d'irm até ; il ne faut pas ï pot reste ut sg a été examiné dans la commission ; mais ce n'est point} lue parce qu'il a été reçu. un médecin se croie dispensé Tapas has
n'est qu'en apprenant loujours qu'un médecin digne de ce nom est capable de M. Vaiueweuve. Mais l'article du Code pénal ne regarde pas les médecins î 7 .
Aa remplir tous ses devoirs.
seuls ; il dit expressément « et autres personnes dépositaires secrets qu'on ; ire rema illeurs : leur confie : » ce qui comprend les notaires , les arocats, etc. Avec votre modif- De seu vou te qe que vous vous méprencs. ai vous pensez
: : ; : z + qu'il ne s'agisse jamais que d'une action civile. Le ministère public s'y joint aussi cation , vous soustrayez donc aussi ces professions à l'obligation de révéler les se quand Lai d'à pal 0° do crets en certains cas prévus par la loi? 11 faudrait faire en sorte que l'article ne 6 bebe pad pner get berge tom vrriporie Bo ny a pas
pers bien long-temps qu'il a été appliqué dans une affaire de ce 1-
re qu'aux gens de l'art, etelfacer, par exemple , la phrase que je viens|ljie. niv PPT ir da 5 base J'ai du les considérans du rapport , et je n°5 ai trouvé coatre la bilité des médecins mi deux objections essentielles. Ainsi on cramt qu'elle ne rende la pratique timide et qu'elle n'entrave les progrès de l'art. Oh! s'i fat vous ras surer sur ce point , vous avez 3,000 ans d'expérience ; la nsabilité médicale était écrite dans les lois romaines ; sous l'ancienne législation française le médecin avait beancoup plus à craindre que sous la loi actuelle; voit-on cependant que les
tentatives aient manqué à l'art , et que la science ait arrêté ses progrès ?
Pois on ajoute : c'est ouvrir la porte à des réclamations dictées le plus souvent l'injestice et par l'ingratitnde, et nous en serons accablés. Eh bien! encore ici j'en appelle à l'expérience, Les exemples de poursuites semblables sont rares devant les tribunaux, et pour celles qui ont eu lien, la plupart, il faut le dire, ont porté sur des gens d'une ineplie manifeste, Tout a ses inconvénient, qui l'ignore ?
mais au moins faut-il préferer le parti qui en offre le moins, Voie: toute la ques tion : ou exposer des médecins dignes à des poursuites injustes, et ceci est rare ; où livrer la société à la négligence , à l'indifférence , à l'étourderie mème ; car vous couvrez tout du même privilége d'immunité. Pour moi, si j'avais un vœu à former, c'est que tout cet article et ses considérans fussent supprimés , et qu'on laissät La loi telle qu'elle est. Vous avez voulu la corriger; voyez quelles expressions larges vons avez mises dans la vôtre : des erreurs, de la borne for, de la con science ! Et il vous en fallait des mots très-larges , car je ne suis pas d'avis que La loi doive spécifier, Mais alors autsnt vaut rester sons le droit commun, car le droit commun ne vous punit pas de vas erreurs, ais de vos fautes ; «t avant de vour condamner, il faut d'abord qu'il soit prouré que vous êtes en faute ; et les tribrmaux ne ps point sans un rapport d'experts éclairés. On m'objectera La rivalité des médecins ; et il est ficheux de le dire, mais ik est vrai que le plus sou
M. Dounur. Nous ne saurions effacer cela : nous n'avons à nots occuper que de ce qui nous concerne.
M. Desronres. Vous voulez établir un principe , c'est bien ; mais formulez-le donc de manière qu'on ne puisse en abuser. Vous dites que la révélation d'un fait de police sanitaire n'est pas une dénonciation : c’est si bien uue dénonciation , qe fera passer un individu libre à l'état de prisonnier,
M. Mamcauut, Je su qu'un médecin soit appelé d'uë assassin , confident de son secret, et qu'un innocent soit accusé pour l'assassinat : le médecin devra-1-il se taire ?
M. Dovecr. Dans un cas de ce genre, le médecin consultera sa conscience , et agira d'après elle. Mais dans aucun cas nous ne voulons qu'il soit forcé à la dénon cation par la loi.
La discussion est close. Les deux propositions sont mises aux voix et adoptées,
La séance est levée à cinq heures.
Séance ou (4 révruer, — Présidence de M. Boulay.
Après quelques réclamations sur la rédaction, le procès-verbal est adopté. L'ordre pe appelle La discussion sur la responsabilité des médecins
G& V1. — De la responsabilité iles médecins dans l'exercice de leur art.
Art. unique. Les médecins et les chérurgiens ne pont pas ré pie on er vent ces poursuites contre des médecins ont été dirigées par des médecins. Mais
reurs qu'ils pourraient commettre de bonne foi dans l'exercice consciencieux de : ns Jour ant. Les êrt, 1382 1388 da Code civil ne leur seront point applicables dans||l°s experts sont peu soumis à ces rivalités. ces cas. En résumé, je regarde comme impossible que le pouruir législatif vous accorde
un pareil privilège. Et vous-mêmes , irez-vous donc lui dire : Ce n'est pas seuboment pour les médecins dignes que nous le demandons; c'est au contraire pour les indignes ; c'est pour tout ce que la médecine renferme d'igaorance, de négligence , d'étourderie ? Je demande donc, après de mûres réflesiuns, la Ca + rer} complète de cet article; l'adopter, ce serait poser en principe l'immunit absolue, et l'immunité absolue serait La ruine et le déshonncur de notre profession.
M. Docu, Je suis fâché que M. Adelon n'ait pas été présent au commencement de la séance; il aurait ru que j'ai moi-même réclamé la discussion, et que j'ai résolu par avance les objections qu'il vient de faire. Avant d'aller plus loin . 'ajouterai que dans la commission l'opposition à cet article se bornait à un seul
Personne ne demandant la parole , M. le président s'apprête à mettre l'article
aux voix.
ï devaient parler contre cet article. Nous se voudrions pas cependant ter 4 ag energetique ep dv en nes us de D ques del rép Voici les motifs allé jorité : Ily a en a RP NE lee, lajui da média ai calul ‘ds meids. L'intérét du malade est tout-à-fait privé; eneffet ; La loi actuelle n'autorise pas les
ner 7 : 4 poire eg in est lié : es qe der membre , encore ne faisait-il qu'hésiter, et il a été pleinement convaineu par les tout entière. Si le médecin est arrêté par la peur, toute voie est fermée aux ten- as de ses collègues
tatives nouvelles , aux de la thérapeutique; Razori n'eût pas osé forcer les Voici donc ce quenous dirons au gouvernement en lui présentant ce projet de dons du tsrtre Hbié ; et érusgiens oi où ampoté aves tt de sacs le col loi : Tous les !ommes sont sujets à mourir ; mais comme aucun ne s'y (rouve J-
mais préporé , l'envie, la rivalité , une foule de mauvaises passions attribuent ou médecin des morts qui ne sont l'œuvre de la nature , et nous ne voulons pas qu'elles trourent un appui dans ls loi. M. Adelon est rassuré sur les progrès de la science, Ils se sont faits, dit-il , malgré la responsabilité ; mais r'est que les lois alors n'étaient point Ce me Aïmsi , sous ne voyons pas de médecin poursuivi sous la loi romaine; ainsi Merlin dit lui-même que les instances de ce genre sont fréquentes ea France, mais que bien pes ont reussi.
N n'en va plos ainsi maintenant ; cinq ou six procès de celte nattre cui se sont succédé rapidement ont porté l'effroi parmi la populace médicale. M. Adelon dit
*que cela n'empêchera pas de tenter de nouveaux progrès; et moi je dis qu'on n'osera même plus faire toujours les choses usuelles; 2 le dis parce que plusieurs bonorables confrères m'ont confié leurs craintes et leur résolution à cet égard, et le fait que je cilnis comme une hypothèse rst déjà malbeureu-ement un fat; un praticien expérimenté ayant une saignée à faire dans un cas Le er a refusé de s'en charger, et a fait appeler un jeune , Quoique ce rétard pit avoir de graves inconvéniens.
M. Avecox. Vous citez Merlin à votre appui; Merlin est précisément d'aris que le médecin sait responsable, (M. Dovace : c'est ube erreur; J'ai cité son texte mème.) Ce n'est pas une erreur ; je suis sûr de ce que j'avance, 1} ne faut pas croire non plus qu'il y ait eu depuis peu plus de poursuites contre les qu'à tonte autre époque ; #1 les s récens ont fait tant de beuit, cela tient à la
icité qu'on leur a donnée. Eafin voici toute la question; auloriserez-vous jusqu'à l'irréflexion dans la médecine ? Ce que je ne saurais jamais admettre, { Aux vois !}
M. Viiceweuve. Le médecin a déjà devant les yeux un motif suffisant pour se tenir en garde contre loute erreur st toute faute; c'est le soin de sa réputation
qui est son principal éhoyen de fortune. M. Adelon dit que des médecins dignes sont rarement poursuivis; rappeler-vous, messieurs, le procès intenté à Baudelocque , parce que cet homme rempli du génie de son art, dans un cas qui a'a}mettait aucun délai , ao lien d'attendre ses instrumens ordinaires, s'étais fait un instrament improvisé pour opérer La détroncation. Durant long-temps sa fortune, son repos , son honneur furent mis en question par ce procès inique. (Voix mo mrecsEs : L'a-t-il perdu ? } Qu'importe? On ne gene s de tels procès sans y avoir toujours beaucoup w. Pour ne pas sortir accouchemens , supposez un cas grave , ane bémorrhagie telle + est à craiodre que la femme meure durant les manœuvres nécessaires pour la réprimer; un accoucheur n'osera y toucher de peur qu'elle meure entre ses mains, ct qu'on ne l'aceuse de cetle mort.
M. Gumovar, L'Académie confond deux choses essentielles à distinguer ; que le médecin ne soit pos responsable dans l'exercice consciencieuxs de son art, rien de mieux ; mais que pour un fait d'irréflexion qui aura coûté la vie à un homme, il soit couvert de la mème irresponsabilité, cela est impossible ; et d'ailleurs l'irréflexion ne saurait s'accorder avec la conscience dans l'exercice de la médecine.
M. Avezon. Un autre fait : deux homme se battent, l'un est blessé; le ministère public poursuit celui qui a blessé, et l'autre demande des dommages-intérèts. L'sccusé dira : si la blessure à eu des suites graves , si E excmple elle à oecasioné vo empéchement de travail de plus de 20 jours, la faute en est au mauvais chirargien gi l'a pansée ; et si le chirurgien avait mieux fait son devoir, je ne sersis pe le d'une peine infsamante et de dommages-intérêts considérables. —
-V0u$ la justice n'aura pas égard à un pareil moyen de défense ? EL moi je vous dis qu'elle y aura égard ; et alors le blessé demandant à bon droit des dommages-intérèts, qui les paiera de son adversaire ou du chirurgien ?
M, Dounce, Un fait isolé ne saurait faire loi. (M. AveLox : Il se présente tous les jours! ) Et quend même, quel mal y aurait-il que l'adversaire fût puni de la plaie qu'il a faite , et non le chirurgien dot la faute en cas pureil ne sera jamais évidemment constatée? Et puis qui sera juge contre lui? des experts; mais vous savez bien que les tribunaux rendent quelquefois des jugemens tout opposés aux conclusions des experts; et l'on & vu deux où sg jrs, de province se mettre en ition sur une question de pratique avec l'avis scientifiques les ins dorés. (Oui , oui! Aux voix tlerticle ! ) +
La discassion est fermée.
M. Maxcaver insisle pour qu'on mette aux voix son article additioncel. Il ne détrait pas celui de la commission , il ne fait que ke compléter.
M. Doune. Il n'ajoute rien à l'article, puisque le médecin n'est jamais poursuivi que d'après les articles du Code ciril que nous déclarous inapplicsbles,
M. Marmcaucr. Qu'on le metle toujours aux voix. (M. le président : EH m'est pas appuyé. } Si foit ! (M. Maiogault cherche partont des appuyons pour son ar- ||} ticle ; personne ne dit mat ; on rit.)
L'article de la commission est mis aux voix, L'Académie presque tout entière se lève pour; à la contre-dpreuve, trois mains seulement se sont levées contre. L'aruele est adopté.
M. Dovoce. Que l'Académie me permette d'ajonter un fait qui a trait à La dis cussion terminée, Une loi d'Angleterre, rendue sous Henri YIII, punissait de mort ceux qui prédissient la mort du roi. Dans la dernière maladie de ce monarque, ses médecins craignirent de l'avertir du danger où 1l était, et se conduisirent en conséquence. (On rit.)
$ VII. — Patente des médecins.
est plus cher encore : il ne va pas à moins de 4,400 fr. Je-demaude donc la suppression de la pateate des pharmaciens, { Rire général. ) L'orateur reprend avec Chaleur : J'entends dire à mes côtés : « Vous êtes orfévre), M. Josse (on rit); » je déclare que je n'exerce plus.
M. Vesreau trouve la patente des médetins injuste . et se demande pourquoi cette différence entre la profession de médecin et celle d'avocat. Les pharmaciens n'ont pas les mêmes molifs à alléguer; ils ont une officine, une propriété commercisle qui a besoin de la protection du gouvernement : de là la patente ; mais le médecin ne demande de protection que comme tous les citoyens et seulement pe so personne ; il n'y à pas de raison L rad le patenter, En définitive, je sais
a que la meilleure raison pour nous ire payer patenie, c'est qu'on le veut ainsi ; de même que si les arocatsen sont cxempls, c'est qu'ils se sont trouvés cn majorité pour la rejeter ; mais ici aous sommes mudecins, et il n'y a pas d'arocats, et je demande que nous votious l'article,
M. Manc. Il est iautile de perdre le temps à cette discussion: nous sommes lous du même avis; les considérens du rapport sont cxcellens; il ne reste plus
qu'à voler.
M. Doosce. Si les pharmacivns doivent payer palente , c’est à raison de leur negore.
M. Cuevazren, Je serais trop fort pour vous répondre ; je me tais.
M. Cnenvix. Il faudrait pourtant savoir comment remplacer cet impôt. (M. Double : Cela viendra plus tard.} Réféchissez aussi que la su ion de la pateute enlerera à beaucoup d'entre nous leurs droits politiques. (Aux voix !}
La discussion est close, L'article est té à la presque unanimité. U: main s'est levée contre à la Émrted le Etre
Incident, Proposition de M. Cornac.
M. Cornac demande la parole, M. ue Présent. L'article est voté,
M. Conxac, J'attendais précisément qu'il fût voté pour demander la parole. Convaincu que je suis que le ra la commission sera adressé plus taril au gouvernement , je crois convenable d'en détacher toute la partie qui traité de la mars et, vu l'urgence des circonstances , de l'adresser immédiatement ; avec ’article voté par l'Académie, à la commission du budget. Je demande donc que la = M s'ouvre à l'instant sur ma proposition. { Nombre de voix : Appuyé !
M. Onrirs. J'allais demander la parole pour le même objet. M. Cornac m'ayaut prévenu, je ne puis qu'appuyer La proposition ; seulement il sera peut-être plus convenable de faire cet envoi à M. le miuistre de l'instruction publ que , en le priant de le faire passer à la commission du budget.
M. Dounse, On peut très-bien faire à La fais les deux démérches; et j mande que le bureau en soit chargé. (Oui, oui, appuyé ù PER
M. Ourita. 1! faut joindre à l'article es considérans , qui sont très-bien faits,
L'Académie peut être certaine que si la démarche est faite demain près istre, demain soir les pièces seront remises à la commission du . ' nr
Plusieurs voix demandent que M, le rapporteur fasse partie de La députation. M. Conxac, Charges-en le conseil d'administration : M, le rapporteur en (ait partie.
Ces proposilions sont adoptées à l'unanimité. En conséquence, le conseil d'administration de l'Académie est chargé de présenter l'article sur la patente , ph
ss considérations , à M. le ministre de l'instructi bli issi du budget nommée par la chambre des députés. sens
G IX. — Eoux nuncrales,
L'article unique porte que les eaux minerales ne pourront être vendues hors L source, ni préparées, que dans les officines de pl se ss , et que les dépôts ps tuels seront soumis à la visite et supprimés à la mort des propriétaires, — Adopté sans discussion.
Le premier aurait pour but d'obliger les males à consulter l'inspecteur des bains avant de prendre les eaux. L'inspecteur étant payé par Le consultations seraient essentiellement gratuites, Pr et
Le second porterait que l'auturilé ne poarra choisir les médecins d” inérales que parmi les candidats présentés par l'Académie de ne. Frs
En ua mot , ajoute l'orateur , je voudrais étendre à toutes les eaux minérales de France, et généraliser par une loi, ce qui se pratique déjà en plusieurs endroits, Ainsi, au Mont-d'Or , l'établissement est d par ue médecin babile et intelligent, et il n'est pas donné un seul bain sans son ordre.
M. ve pnésivext, Maïs si les bains sont rits t i exemple par un médecin de Paris? PR LS De
M. Ourica. Peu importe : le médecin qui dirige l'établissement connait mieux que personne les propriétés de ses eaux.
M. Dovaue. La première proposition est i icable, L'inspecteur des ean minérales a'y va que pendant la saison , qui au plus trois mois ; et depois
Article unique. À l'avenir , les médecins ne seront plus soumis à l'impôt des p stentes.
M Dovunce. Dans les circonstances actuelles, il semble que la discussion de cet article soit tout-à-fait juutile. Cependant, il est un principe qui peut nous servir de règle : « Fais ce que dois, advienne que pourra. » Si r'A ie juge de sou devoir d'adopter cet article , il fant ke discuter et l'adopter. M. Cuevaztirs demande l'assimilation des Jens sux médecins, quant à ls patenie, Les considérans ont la même valeur pour une profession que pour l'autre ; si on allègue les frais de diplôme du médecin, le diplôme du pharmacien
quelque temps surtout , Dusage s'introduit de prendre les caux même hors de la seulement les fonctions d'un pharmacien qui ne distribue de médicamens que sur saison, Les l'ordonnance
d'un médecin.
M. Veurrav. La proposition ainsi amendée gs cr spompu de nature; et
elle me parait pleine d'avantages , pourvu qu'on ne l' pas aux sources peu M. Anezox propose de formuler ainsi l'amendement : Cet artiele ne sera plicuble qu'aux eaux minérales dont l'usage ne peut être indifférent. LS M. Douue, Aucune n'est indifférente, M. Avecox. Mettez le mot que vous voudrez, M. Lx rnésinexr. L'article, si on l' , sera rédigé en ce sens par la com-
ag à laquelle s'adjoindra M. Orfila. Lt allons voter sur la première propojou.
M. Cüevautara, Mais formulez-la donc auparavant. M: Le rnésinexr, Vous n'avez pas la parole,
M. Chevallier continue ses réclamations. La première proposition est mi voix et adoptée, On passe à la discussion de la seconde, re
M. Veurgau, Je ne sais d'abord jusqu'à quel point on a ke droit d'empêcher le} M. Anecox. C'est une démarche toujours délicate de demander un droit nou-
i i admettre mon. Le Ds A De nee pelle en ss gi
ic m'y rallie de grand cœur; ctr si tant de malades rot sde ar ml ang not be de an de ces médecins sont ce
et n'inspirent ancune confiance. H y aurait done un grand D va Pr l'Académie; mais jamais vous ne l'obliendrez da gouver-
. . Si beur; mais du moins pendant ces trois mois préviendront-ils beaticoup tree Vous avez des lois qui ordoanent de méttre pisons dans des lieux | äpart dans les pharmacies ; c'est pour empêcher aussi de ables empoisonneméns, plus légers, si vous le voulez, que ma proposition est faite. Ainsi, à Bagnères de Luchon et ailleurs, j'ai vu des malades , aû lien de trois verres d'eau , en cm Le piano mon inistrer des i provoquent des attaque s d'apoplexie. Tout cela n'ara pas si l'adnioitretion des eaux était, dans tous les cas , dirigée par le
deci
j les caux à sa guise, voici au inconvénient plus grave de} veau pour sai. Pour juger de la valeur de tels on tels candidats à l'égard d'un pe de gg Sedan se À zac: de Paris envoient leurs malades aux eaux , établissement d'eaux miécshs déterminé, l'Académie sera-t-elle plus compétente plus d'une fois le médeein des eaux , par rsprit de rivalité , dit aux malades : vous ATEN ? À présent , voici ce qui se : le préfet présente trois candin'en aver pas besoin. La loi serait une source éternelle de conflits dé ce genre. s, le ministre choisit ; or, le préfet à toujours intérét à présenter de bons mé-
M. Cuevausren. Une diféculté non moïns grave est la présence d'autres méde- l'decins; il sait que c'est une condition indispensable pour la ilé des bains , coins. J'ai vu un médecin pm x prétendait trmtér tous les malndes; es | et cette | ss pied ve rh &celle du département tout entier. L'Académie siéautres médecins s'élevaicnt contre. J'ai va ailleurs un médecin venir prendre les || geant à ns aura-t-elle plus de données que le let ? M, Orfila nous à cité luimalades au sortir de la voiture; il ne les quittait pas jusqu'à ce que lui-même en || même le fait d’un confrère qui, tout habile qu'il était, lui avait prescrit des bains fût quitté. | Là où il est impossible d'en prendre.
| , I n'y à aucune difhcolté ; car tout inspecteur d'eaux minérales est | M. Onvisa. Le préfet fournira des renseignémens à l'Académie. Et puis, il ee or e À dune les permis sur Le vu d'une ordonnance de médecin, | n'est pas nécessaire que les candidats connarssent telle eau minérale un:
M. Lomsenr. L'article proposé peut être bon pour les eaux douées de vertus || © ®$t a35ez ar Mr eqeS Desiss toutes. Quelques jours leur sufBront après pour energiques, telles que les eaux sulfureuses ; mais pour celles qui le sont moins , il] 5€ Mettre au fait De. est im able, Défendez done aux malades de prendre dés eaux gareares, que | M. Marmcauer, Et en tout état de cause, pense-t-on que l'administration sal'on <a santé et par plaisir ! Hlest d'autres eanx — de propriété pe | che mieux choisir que l'Académie ? leur température élevée; faudra-t-il, pour permettre de s'y baigne , M. Desrontes, Mais il y a des sources qui appartiennent aux particuliers. ea haagne de-médecin? 11 faadrait done au mains établir diverses na if M. Dovnse. Le gouvernement ÿ nomme toujours. (M. Desportes : Mais le pro-
état jdats.) Quel que 50 jétai .
M. Romçcer. J'ai vu l'an dernier faire à Néris ce qué M. Otfla nous propose | Le me Le. CU SE Préfet Hoi sir prets ca mp ru d'adopter ; et je croyais que les iaspecteurs en avaient le droit légal. | présen
dats, et le ministre de l'intérieur qui choisit, (Aux voix !} M: Ones. N y a en eMtun Gr qui le commande et qui est afbché à Deutrée de tous les établisemens d'eaux minérales; et sans cela même on ne voit pas pourquoi À y aurait des inspecteurs, Mais ce réglement n’est point exécuté, et c'est pour le rendre plus obligatoire que je propose de lai donner force de loi. M. Caÿrer. Je sais loin de conteste l'autorité du médecin sur ses vi e || sais que les malades sont nos sujets Crire général }5 mais il est aussi impa d'assnjétin les malades à prendre Favis d'un médecin pour se bmgner , que d'etnpécbes un. particulier de se purger qua il lui en prend envie. Il faudrait pour cela que les sources fassent fermées, et elles ne le sont pas. D'ailleurs la seconde | proposition de M. Orlla réfute la prenuère. Comment veut-on qu'un malade , muni d'une consultation d'un médecin de Paris , s'en rapporte à un médecin [TE spettenr en qui il n'a auenac confianre ? On dit qu'en beancoap d'établissemens cela se fait ainsi : oui, pour régler l'administration des bains, mais non pour prescrire la quantité d'eau à boire, ni ne : s, ni des bains. ge fois : Si TE Sets Û aire. Qua inépecteur st consulté , 11 donne son ER . a à Log pr pepe in des détails d'administration. Dans beancouy | M. Leroux, pharmacien à Vitry-le-Français, nons transmet de nouveatrs «L: d’établissemens il y a une foule de malades qui viennent et qui s'en vont sans avoir || tails sur l'emploi de l'aleoolat de garou que nous avons imliqué d après lui dans mme aperçu le médecin des eaux; ils ne sen portent pas plus mal pour cela. [un de nos dernicrs numéros, M. Leroux rend 1 emploi de cette Préparation plus (Rire général.) | em . résultats er Liye et Fa seen gl trans l'extrait er aue d “ . A : = 9 . éssolution de savon 3 l'alcool [essence de savon). en e une combifaisor a Oo Qu qqs dc mé on cote cr nt pétre pla comen ds nn nd Où ire Dar bent 5 Mesh n'en esl pas Un & dépamer, On leur oteueillensement les | Er avec une flanelle préslablement imbibée de ce liniment comme on le ferai dose, de ses eux qu'il ne faut pas dépaner. si nu Bat m'est arrivé : [|#"ce un composé de corps gras; six à hait hcares après . il survient une infnité conculiations des pre cent bee 2 D évales jee +5 «tilés poar ma santé; || de petits boutons , mais il faut avoir soin de frictiouner la partie déux où trois ra. oMelté Les plus habiles de nos confrères, L'un d'eux m'a dit positive: | fis de suite, et la recouvrir de flanelle. Plasieurs médecins ont fait usage ater J'ai consulté les plus les « bai Là telle source, J'y ai été, La "ets de cette préparation contee les rhumatismes aigus et contre quelques at mea : Vous ne rez guéri qu'en s êle F : p 3 it à peine aux buveurs, [ftious d'estomac avec vomissemens, et même dans La coqmeluche. C'est un mé- D LE rmares n Gel à ur . pra 4 lsmecienr qui-p ive La itament qui parait beaucoup plus actif que la pommade stibiée et bien moins .) Je ne tiens ! 1 rescrive la | | Sos de prendre 3 caux , mais je veux qu'il y ait loujours une prescription doulvareux d'un médecin. us AR . Vuseseuve adopte la osition de M. Orfla et l'amendement . Lo: dat, mes ilne lui parait Ps sécttslre d'en faire wa article à part; il euffit de
| La discussion est close, Ls seconde proposition est mise aux voix et adoptée.
Séance levée à cioq heures.
es =
VARIÉTÉS
NODVELLE MAXIÈRE D'EMPLOYEX L'ALCOOLAT DE GAROC.
— M, le professeur Dugès, de Montpellier , nous écrit au sujet du tabledu des nr 2x vo des docteurs communiqué par M. Adelon , et qui se trouve inséré dhuts
; Li un de nos derniers numéros , pour note faire remarquer une erreur grave dus faire rentrer les caux min dans la loi sur ls rene des epmamélmmen.: | l'addition des réceptions faites à Montpellier. Le total de ces réceptions sélire . Pour-résumer la discussion ; c'est une affaire à laisser aux réglés | d'onrèsles chiffres du tableau dont il s'agit, à 2,968, Cependant le total de
M. Dove. 2p 8 pe mens. [M Adélon ne porte que 4,568, Cette erreur provient da copiste où de l'iyir-
pense qu' F ï un terme à tou meur, cat La proportion établie par M. Adelun, et qui suit les totaux | est vsi- PE D TC pe mere mdrr dr d'un Dress demment lasie sur le chiffre de 2,963, tel que M, Dugès l'a rétabli quelconque et non pas scubement de Fivspecteur . AL. Doum.s. Gette loi améaerait une foule de collisions , et d'ailleurs, CORRE NE on fa dit, ne serait applicable:qu'èun petit nombre de sources ; car où a cité es | - —— == 222 maté eaux sulfureuses comme les plus énergiques zh bien ! il yen x dans les Pyrénées | dont on se sert pour laver Jes légumes, Je rejette donc. la, première tion ; ct j'appuüie la seconde en désifant que le gouvernement consente à l'adopter.
| Le Rédacteur en chef, Juuxs Gusir.
M Onrus, Dans mon système il n'y à pas de collision possible ; l'inspecteur pe
SE EE Re EE LT kÿ PARIS. — ÉVERAT, IMPRIMEUR, RUE DU CADRAN, N° 46.
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La Gaserre ménicaue DE Panis (Gazette de sunté ot Clinique des hépitaux réunies} parait tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 16 pages in4°, 2 colonnes , et équivaut à 6 feuillesin-#". Le prix d'abonnement est pour Paris e1 les Départemens, de 40 fr. par an, 20 fr, pour 6 mous, et 40 fr. pour Urois mais. Pour l'Étranger 44 (r. Les sbonnemens ne peuvent dater que da commencement d'un trimestre, 4° Janvier, 4 Avril, 4° Juillet, 4" Octobre. — On s'abone à Paris, so bareau du Joarnal, rue Poimwommiere , n° 5, el dans les départemens, chez Lous les Directeurs des postes. — On ne feçoit que les lettres affranchies,
Mémoire sue une luxation de l'épaule en arrière, — Revue des journaux de médecine anglais : Second rapport médico-chirargical de l'infirmerie de Hudersfield = Observations sur la fièvre gastrique, — Sur les monvemens de la
piile. — Rapport sur les maladies observées nn dispentaire de Wellesley. — mm mode d'administrer le sulfate de magnésie, — Observation de plusieurs petits calculs de silice rendus pse l'urètre.— Remarques sur le traitement du üc douloureux.— Remarques ser la question suivante : Est-il possible, dans les cas où il existe où une dilatation , où nue hypertrophie d'un côté da écœnr seulement , de découvrir par l'auscultetion de côté qui est malode ? — De l'ablation des tumeurs qui s'élèvent sur la du nes. — Observations eur be traitetwent de diverses maladies. — Pro! médicaux. — Teaitement de igo decalsans par la solution de tartre émétique. — Académie de médecine, p+ sb da #8 fevrier 1834. — Anslyse des tomes IX, X et XI du Dictionnaire de médecine et de nn 4 praviques — Réorganisation médicale : Séance du 22 février, — Asatomie us artistes ; du degré de compétence des anstomistes dans les arts du dessin.
CHIRURGIE PRATIQUE
MÉMOIRE SUR UXE LUXATION DE L'ÉPAULE FN ARRIÈRE ; OU DANS LA FOSSE SOUS-ÉPINEUSE , RÉDUITE AU BOUT D'UN An er Quixze sours; lu à l’Académie des sciences par le docteur Sénizror , chirurgien démonstrateur au Val-de-Grâce.
La plus rare des luxations de l'épaule est celle où la tête de l'huméru ; déplacée de la cavité glénoïde , est portée en arrière dans la fosse sous-épineuse. Hippocrate , sans nier la possibilité de cette luxation,
avoue ne pas l'avoir observée, et si nous interrogeons notre époque , nous voyons que Desault n’en avait rencontré aucun exemple dans sa longue et immense pratique ; M. le professeur Boyer n'en à cité qu'un seul cas dans son grand ouvrage de chirurgie, et M. A. Cooper , dont le Traité des luxations est certainement le plus complet , n'en a indiqué que cinq exemples, parmi lesquels deux seulement ont à peine été entrevus par lui.
L'on pourrait peut-être croire que les signes de cet accident , et le traitement à y opposer, sont choses si évidentes et si faciles, qu'il a semblé inatile de s'en occuper languement; mais il n'en est pas ainsi , et l'observation que je rapporte en est une nouvelle preuve.
Cette observation paraîtra , je crois , intéressante sous plusieurs rap. ports ; elle montre nne liuxation de l'épaule en arrière , méconoue par un grand nombre de chirurgiens dont l'expérience et le savoir sont incontestables; clle fait voir que les préceptes de l'école, relativement eux luxations anciennes, sont trop exelusifs, puisqu'ils interdisent toute tentative de réduction au bout de trois semaines , un mois, tandis que je suis parvenu à réduire sans le moindre accident une luxation existant depuis | d'une année. D’autres faits également saillans la recommandent ; d’une part, l'inefficacité des moyens ordinaires d'extension et de cantre-extension , et la supériorité du nouveau bandage que j'ai employé ; de l'autre, un essai de réhabilitation des poulies pour Vas. sion , dont l’action est continue , graduée, jrogressive ou permanente, sans oscillations, sans secousses, avantages que ne peut jamais offrir le traction confiée à des aides. On avait en partie abandonné les poulies sur le reproche de déployer des forces qu'il était impossible de caleuler (1), et j'ai soumis ces mêmes forces à des moyens exacts d'appreciation. On doit s'étonner qu'une telle modification, aussi simple qu’elle est importante , n'ait pas été faite depuis long-temps , et que l'on ne se soit pas occupé des moyens de mesurer le degré des extensions employées; on posséderait aujourd’hui un tabieau indicatif des forces de
(1) Boyer, Chr. t. IV.
$euilleton.
ANATOMIE. DES ARTISTES. DU DEGRÉ BE COMPÉTENCE DES ANATO- MISTES DANS LES ARTS DU DESSIN.
Nous aurons peut-être ocession , au salon de crite année, d'examiner quelques-unes des peintures et des sculptures ; non point sous le ra de l'art en général, ce qui serait une prétention déplacée de notre part, mais sous le rapport de la science anatomique. Partout où il y a des nus représentés , l'anatomiste est un juge compétent. Mais cette compétence, nous l'aronons, doit étre resserrée dans des bornes très-étroites. Nous ne pensons pas qu'il soffise d'être bon anatomiste et prosecteur excellent pour prononcer sur les arts da dessin qui ent poar objet la représentation des formes bumaines , bien que ce soit à un pré jugé assez répandu parmi les médecins, La médecine , comme toutes les sciences ,
tend sous cesse à agrandir 2 sphère, et si on voulait écouter certains de ses (anatiques , elle ne serait ni plus ni moins que La science oniverselle. Déjà on y a fait ecutrer, tant bien que mol, la métophysique et la morale: rien n'em erait qu'on y adjoignit les arts du dessin. Un célèbre professeur de Montpellier a dernièrement Duserdé quelque cbese de seububle dass on travel fort iupénirus unis ériden. ment paradoxal. Les explications soivantes sont destinées à nous justiGer d'avance auprès des artistes, si par hasard nous venons à parler de leurs ouvrages, et à leur À ri que nous n'attachons pas à notre science une importance é - ï ( até abord d il d Li du dessin, dis 11 faut d’ ,; quend il s'agit de l'anatomie i aux arts sin, distinguer, mieux pa qe pe l'a + grd ls mere à en par vlel Ces deux arts en effet diffèrent à tel point dans leurs procédés et leurs conditions, que ce qu'on dit de l'un ne peut que rarement de ons points s'appliquer à l'autre, De ces deux arts, en effet, il n'en est qu'un qui représente véritablement la forme des corps naturels , c'est la sculpture, La peinture ne représente pas les corps, mais seulement leur apparemer: ce qui est bien different et entraine des nombreuses. Voilà un des premiers faits qu'it faut bien comprendre pour juger de la valeur de ls science anatomique dans les ouvrages de l'art. La sculpture opérant sur la matière méme dans ses trois dimensons, est moins une éonitation de la mature qu'ane reproduction ; elle ne représente pas proprement les formes, elle les donne positivement et réellement ; le peinture, an contraire, n'ayant à sa disposition que deux dimensions de l'étendue, savoir : la longueur et la largeur, c'est-à-dire des ral , rm. Se - rigoureux du mot, mas = € pas. Elle fait voir les objets 1 ‘ils paraissent, mais nou ais rent 1 suit de Là que dans la suites n'y . illusion, ni sue
EEE LL traction appliquées au corps humain , et malgré l'inégalité des résis- bre, depuis les phalanges jusqu'à l'épaule, étaient abolis et les moinlances musculaires individuelles, et les différentes résultant du mode fdres tentatives de flexion ou d'élévation , causaient des douleurs aussi d'application des puissances , on saurait quel a été, dans des circon- {vives qu'au premier moment de l'accident, L'exercice, disait M. ***, stances données , le degré de traction capable de déterminer de graves |devait remédier à cet état et le faire disparaitre. Chaque jour, on imaccidens, tels que la 7. de la peau, des muscles, des cordons |'primait quelques monvemens à l'épaule, on la couvrait de frictions,
vasculaires et nerveux , dont on à rapporté des exemples, et ce serait |[d'embrocations ; chaque jour mème persévérance du médecin dans l'emd'une évidente utilité, Enfin, j'appellerai l'attention sur un appareil nouveau qui m'a servi à maintenir la luxation réduite, sans aucune gêne jour les mouvemens ou là outrition du membre.
J'ai l'honneur de wettre sous les yeux de l'Académie les modéles de l'épaule, moulée en plâtre avant et après la réluetion de la Iuxation (1}, et des dessins qui représentent les différentes pièces de l'appareil en place et séparées.
$ [. — AMISTOINE DE LA MAaLAÏIE.
M. Gautherot, l'un des plus habiles serrnriers de Paris, demeurant ruc des Billettes, n° 5 , âgé de {a ans, de petite stature , mais fort et bien portant, était sujet depuis son enfance à un genre d'hallucinations très-ficheux ; on l'entendait souvent, pendant son sommeil , se Let dre , gémir ou pousser des accens de fureur, et si l'on parlait alors à haute voix pour le réveiller , ou qu'on le touchät, il s'imaginait que vous étiez l'ennemi ou le voleur représenté dans ses rêves, et l'on risquait d'être saisi et maltraité avant d'avoir pu se faire reconnaître, Le 15 octobre 1831, M. Gautherot, surpris dans eet état par un de ses cousins, qui venait d'entrer brusquement dans sa chambre, a tx sûr lui ; on accourt, on s'empare de bras du dormeur, et pendant cette courte utte l'épaule droite fut luxée; par quel mouvement, par quel effort, personne ne pent se le rappeler ; mais dés que M. Gautherot fut revenu à lui-même, il se plaigmit de très-vives douleurs dans tout le bras, et principalement vers l'épaule; les mouremens de cette partie étaient impossibles, et un médecin fut immédiatement appelé.
A son arrivée , Le docteur ***, médecin ordinaire de la maison , erut reconnaître une fracture de l’omoplate ; mais parli seulement du déchirement de quelques fibres musculaires. Ïl rassura le malade en disant qu'il ne fallait que du temps pour rendre la guérison complète, et lorsque les douleurs furent un peu calmées, il appliqua le bandage de Desault pour la fracture de la clavieule (c'est au moins ce que j'ai conclu de la description qui m'en a été faite}. Line serviette avait été placée sous l'aiselle, l'avant-bras était fléchi sur la poitrine , et des tours de bande fortement serrés rapprochaient le bras du tronc, pissaient sur l'épaule et maintenaient l'appareil. |
M. Gautherot s'était toujours inquiété des plus légères blessures ; il engagea son médecin à réuoir quelle M. *** jugea l'accident trop simple pour faire prendre une telle précaution, et ses paroles tranquillistrent complétement le malade, qui avait une confance entière en M. ***, auquel il devait déjà plusieurs guérisons. |
Le bandage resta appliqué ci0q semaines, A cette époque, du pus ayaut traversé les pièces de l'appareil, le mernbre fut mis à nu, el l'on vit que la pression avait déterminé l'ulcération de la face interne du
it | bras et du point opposé de la porrine. Tous les monvemens du mem-
(1) M. Delestre, professeur à l'Athénée, avait bien voulu se charger de l'exé-
cu'ion de ces deux plâtres, dont il a pris lui-mémre l'empreinte sur ke malade.
s 4 . » | pe confrères en consultation ; mais
; ploi de ces remèdes , même patience du malade à les supporter. | Cinq mois se passèrent ainsi, le membre était très-amaigri, les mouvemens de l'avant-bras peu étendus , la mobilité des doigts incomplite. Ce fut alors qu'un jeune étudiant en médecine, ayaot vu le bras par hasard , confie à M. G... qu'il croyait reconnaître une luxation , et l'engagea 4 s'éclairer de nouveaux avis; cette idée jetée à l'aventure se confirma dans l'esprit du blessé par l'insuccès du traitement, et commença pour lui une viede doute et de perplexité, qui le réduisirent bientôt au dernier degré de découragement, Consultant tour à tour les chiruratens les plus distingués de la capitale, il n'observait aucun accord dans leurs jugemens ; selon Les uns 11 existait une luxation du bras en haut et en arrière , et ici les avis se divisaient ; plusieurs prononçaient la perte irrévocable des mouvemens du bras, quelques-uns moins sévères jugearent à la vérité la réduction impossible, mais ils laissaient espérer , que lo bras s'accoutumant avec le temps à sa nouvelle position, linirait par acquérir un peu de mobilité; deux ou trois ve condamoaient pas l'avenir, et un seul offrait de tenter la réduction, mais son avis n'était pas écouté, car un confrère venait de déclarer qu'il ne répondrait pas de la vie du wialade au milieu d'un pareil essai, En oppusition à ces jugemens en étaient d'autres, appuyés de l'autorité d'un chirurgien d'un grand nom; celui-ci avait certifié par consultation si- .gnée, que le bras n'était ni luxé , ni fracturé, mais Le siège d'une ma- {ladie inflammatoire dont le traitement evigeait les émolliens, des ap- À plications réitérées de sangsues , et ensuite les moxas, Un chirurgien liwajor de la garde oationale, prétendit même au conseil de réforme où M. G... avait té appelé , que l'épaule était parfaitement saine, et que la gène des mouvemens était simulée.
Ainsi balotté entre des convictions contraires, ne rencontrant que le doute Là où il s'attendait à trouver des certitudes, présentant aux homlines de l'art une même lésion, et la voyant ei nr diversrment ,
M. G. perdait le goût des affaires , s'ahandonnait au chagrin, fuyait sa famille et ses amis , et poursuivait dans de nouvelles consultations, quelques leurs d'espoir.
Vers les premiers jours de juin 1832, M. G... s'était tout-a-fait con aux conseils de M. le docteur Clément, qui avait diagnostiqué une luxation de l'épaule, et avait fait comprendre an blessé qu'avant tout cxsui de réduction, 1l fallait assouplir Les parties, étendre et favo- “riser le jeu des muscles, dont quelques-uns étaient roides et saillans jeomme des cordes ; une notable amélioration était résuliée de l'usage jdes douches, des bains répétés, de mouvemens méthodiquement dirifgés et d'autres moyens semblables. Cependant M. G..., tout entier à à l'idée de sa gnérison, continuait à demander de nouveaux avis; 3l me fat
amené dans le mois d'octobre 1852 par un de mes amis M. Ollivier, et
l'examen du membre me permit de constater Les dispositions suivantes : h
S I — Sicwrs Des LuxaTioNs DE L'ÉPAULE EN Anniènr,
| | ' ’ ; ER W L'on sait que dans l'état normal } épine de l'omoplate et la clavicule, forment deux lignes obliques, l'une et l'autre situées dans un mème
Er em LS el
mensonge et illusion. Dans la première on es règles de la géométrie, mesurer avec le compas les proportions, et arriver ur des moyens mécaniques au plus haut degré de précision; dans la seconde la géométrie ordinaire est inapplicsble, Les mesures linéaires ne s'y adsptent que davs un petit nombre de cas; tout y est soumis aux à peu près de la perspective et du clair-obscur.
tandis que dans la peinture tont est peut appliquer avec rigueur toutes }
De cette différence capitale dans les conditions et les moyens des deux arts, que nous négligeons de mieux développ r , il résulte que le jagement de l'anatomisle, en tant qu'anstomiste , est loin d'avoir la mème autorité suivant qu'il s'escrce sur la sculpture ou sur la peinture. Juger anatomiquement une figure en ronde-bosse où ane Ggure peinte sur une toile , sout deux choses très-diflérentes, La statue, en effet, peut étre mesurée , comparée géométriqaement avec la nature , car chaque muscle , chaque os , chaque éminence , chaque enfoncement, toutes les lignes en un mot, sont des choses révlles , ayant longueur , largeur et profondeur. Il n’y a pas à évaluer ici des phénomènes d'optique , des effets de lumière, ete., puisque rien n'y est peint, puisque toul esl réel, puisque c'est la nature même, moins la vie, Anssi c'est sur les jus de sculptare que l'anstomisie peut exercer sa critique avec quelque autorité. 1} peut décider si telle articulation, tel muscle, tel ligament,, sont bien en place; si tel os du crâne ou de la jambe offre Les proportions et les courbes naturelles, ete. ; iln'a qu'à examiner La statue comme il examinerait ua bomme réel, et dire si, d'après La connaissance qu'il à de la structure du corps humain, ce corps est bien où mal canfarmé, Je ne parle ici que des jugemens qui portent sur l'exactitude anatomique , et non de ceux qui ont pour objet la beauté , car pour ceux ei la science du sealpel ne suffit pas. Pour la sculp-
ture done, j'écouterais toujours avec déférence l'avis d'un anatomiste ; mais en peinture notre autorité est bien moindre, Nos yeux sont très-habiles à saisir les Proportions et les farmes réelles des corps, mais non leurs apparences ; et c'est ceile spparence seule que nous donne la peinture. La pcivture nous peut représenter un homme couché et vu par les pieds, de Re à ce que loule sa surface visible soit réduite à la vingtième partie de ss grandeur réelle, et pourtant l'illusion est complète ; il n'y a pas de position du corps Iurmain qu'elle ne puisse rendre sensible , et dans tous les cas elle n'a à sa disposition qu'un fragment de l'image. Pour parvenir à ces sortes de représentations, il faut dans la peinture une étude toute particulière de l'apparence visible des corps, quiest bien différente de leur forme réelle. L'art des raccourcis, qui est la base de ces effets de perspective, n'a été découvert que tard, et les inventeurs passent pour de grands génies. Le corps humain n'étant pas pour le peintre une ronde-bosse, ni nn relief, mais simplement une surface diversement colorée, il ne cherche pas les véritables dimensions des muscles, des os, la configuration réelle de chaque détail, mais seulemens leur apparence sous un certain jour, Or, les variations de ces apparences suivant les positions de l'objet par rapport à l'œil, et suivant la direction et La distribution de la lumière soet ionombrables, Discerner l'a de la réalité pour ne peindre que la première, est'une abstraction très-difficile, et c'est celle em doit faire continuellement lepeintreet aussi la critique. L'anstomiste qui préten-
ait apporter dans ses jugemens sur La pointure, les mêmes règles qui lai ont servi pour la os se tromperait étrangement. I} fant pour la peinture une éduca= tion particulière de l'œil, et des observations d'optique qu'aucun anatomiste ne recherche, parce qu'aucun n'en à besoin pour ses études spéciales ; d'où il suit que l'anatomiste peut prendre pour des défauts et des erreurs grossières, des ef-
an horizontal, et réunies vers le sommet de l'angle que forme leur
irection par l'acromion, auquel on peut assigner dans ce point un pouce et demi environ de largeur ; si on examine avec soin la face postérieure de l'épaule, on peut suivre dans sa longueur l'épine de l'omoplate qui est La Ligne la plus saillante de cette région ; les doigts appuyés sur le bord postérieur de l’acromion s'engagent facilement sous cette éminence, surtout lorsque le bras est tourné en supination; dans la rotation du membre en sens contraire , Îles doigts ne s'engagent pas aussi profondément sous celte apophyse , parce qu'ils rencontrent la tête humérale qui les arrête. La position de la cavité pléooïde, qui est en dedans de l'acromion , explique très-bien Les dispositions précédentes , et il en résulte que la fdorsale ou postérieure de l'épaule n'offre d'autre saillie que celle de l'épine, qui limite elle-même le bord supérieur de La fosse sous-épineuse.
La face antérieure de l'épaule séparée de la région thoracique, par la rainure qui se remarque entre les muscles deltoide et grand pectoral , nte en haut , en avant et en dehors, une saillie arrondie ou moignon, due à la présence de la tête de l'humérus ; celle-ci dépasse de près d'un e le-bord antérieur de l'acromion , laisse beaucoup en arrière l'apophyse coracoïde , et donne du relief aux faisceaux du deltoïde qui l'entourent ; en résumé , appelons ce fait principal que la tête de l’humérus n'est pas cachée sous l'acromion, mais qu'elle dépasse ms cette apophyse en devant et un peu en dehors.
. Rien d'analogue aux formes normales de l'épaule ne se rencontrait chez M.G..., et nous pümes constater l'existence d'une luxation, et en établir ensuite l'espèce par des signes négatifs et positifs.
Le moignon de l'épaule, ou la saillie deltoïdicnne antérieure et externe avait disparu; les bords de l'aeromion se dessinaient nettement sous La peau , en avant et en debors; et en enfouçant le doigt au-dessous de ces bords, on trouvait une dépression profonde répondant à Ja cavité glénoïde. Si la pression était plus forte, l'acromion devenait tellement saillant , qu’il dépassait de plus d'un demi-pouce l'enfoncement mec au-dessous de lui; la cavité glénoïde était donc vide, et une
uxation existait : je cherchai dans quel sens.
Toute la face antérieure de l'épaule était aplatie et déprimée: l'acromion et le sommet de l’apophyse coracoïde soulévaient seuls les tégumens, taudis que la tête humérale dépasse de beaucoup ces éminences
l'état normal. Aucune saillie, aucune résistance n'indiquaient dans cette région la présence de l'os iuxé ; le doigt sentait, à travers les tégamens, le bord interne de la cavité glénoïde ; la luxation n'avait donc pas eu lieu en dedans.
Ea portant la maio directement en haut dans le creux de l'aisselle , on ne rencontrait pas l'humérus , et l'on distinguait l'extrémité imferieure de la cavité articulaire ; le bord antérieur de l'espace axillaire était beaucoup plus incliné en arrièreque dans l'état normal, ce qui dépendait nécessairement de la position de lhumires, entrainant aprés lui les muscles deltoïde et uni toral. Ainsi la tête de l'humerus n'était ee dans l'aisselle , et il ne lui restait pas d'autre point à occuper que
fosse sous-épinense, Ce jugement était confirmé par les signes suivans.
La face postérieure de l'omoplate offrait, au-dessous de la moitié externe de l’épine, une éminence arrondie, dépassant en arrière l’épine de ae d'un pouce , et se continuant manifestement dans la direction du
ras. Celui-ci, trés-incliné de haut en bas et d'arrière en avant, croisait |
|constaté un on mieux autour du tronc d'une part, et sur l'acromion de l'autre, n'offrait pas |assez de fixité , et l'extension confiée à des aides manquait de continuijucet de gradation.
obliquement la verticale du corps. En imprimant au membre de légers efforts de rotation, on les vuyait se répéter dans la fosse sous-épineuse, et l’on sentait, sous Ja main appuyée sur la saillie indiquée , la tête de l'humérus qui jouait un peu sous les tégumens et laissait même entendre un bruit de frottement très-distinct, Le bras, mesuré du sommet de l'olécrane au bord externe de l'acremion, était d'un pouce plus long que celui du côté opposé ; la distance du rachis au bord externe de lé. paule était diminuée ; le membre , vu de côté, semblait dirigé en haut vers le dos , et en portant le coude en arrière , on exagérait Ya dépression offerte par le grand pectoral , et les faisceaux antérieurs déltoïdiens, qui étaient allongés et aplatis sur la cavité glénoïde ; le sillon qui indique la limite de ces deux muscles était plus profond et plus marqué.
Les mouvemens de supination de la main étaient impossibles , non que les articulations du radins eussent été lésées , mais paree que l'humérus était fixé dans une forte rotation en dedans ; le plus haut degré de supination du radius parvenait seulement à placer de champ la paume de la main, taudis que les mouvemess de pronation de la main semblaïent exagérés, Tout le membre était amaigri , d’un tiers moins gros que celui du côté gauche , et habituellement froid ; le malade ne pouvait s'en servir; à peine s'il arrivait à tracer quelques mots, et il élevait difficilement la main jusqu'au menton.
Les signes d'une luxation en arrière me porurent positifs, Comme M. G. n'était pas effrayé d'une démonstration anatomique , je mis sous ses yeux diverses préparations qui lui firent connaitre la structure de l'épaule , et lui permirent de juger son état avec autant de précision qu'aurait pu Je faire un chirurgien, La conviction qui succéda à d'aussi longues incertitudes , réveilla son courage et ses espérances , et lui inspira la résolution de se soumettre à toutes les opérations que je jugerais nécessaires.
Motifs cn faveur de la réduction. — Plusieurs raisons puissantes m'engageaient à tenter la réduction , quoique la luxation datât de lus d'une année. L'ankilose n'était pas complète ; le malade témoignait bsscass de courage et de bonne volonté ; sa constitution était bonne ; le membre n'offrait aucun puint douloureux, mais surtout l'espèce de la luxation me permeltait d'employer des forces considérables sans craindre de léser es vaisseaux ni les nerfs axillaires , qui , places en avant et en dedans de l'humérus , étaient à l'abri de toute violence. Je ne donpais pas la guérison comme certaine, mais j'entrevoyais des chances de succès , et je ne redoutais aucun accident.
Insuccès des appareils ordinaires de réduction, — Deux fois
Inous essayämes les moyens ordinaires de reduction , en confiant à des aides l'extension et la contr'extension , et deux fuis nous échouimes ;
mais ces L nlatives, quoique sans résultat, augsnentèrent votre confian ce. Latète de l'humérus avait été momentanément déplacée , et portée en dehors de plus d’un demni-pouce; quelques embrocations chaudes enlevérent le peu de douleur occasionée par nos tentatives, el nous avions progrès il fallait seulement arriver à des muyens de rédnc-
isposés, La contr'extension, appliquée, comme on le sait ,
RS
fets rigoureusement nécesutés par Les lois de la perspective, car la même ligne est susceptible de milliers d'apparences diverses.
M. Gerdy, aujourd'hui professeur à la Faculté de Paris, à publié il ya quelques sanées une Anatomie des formes extérieures du corps hurnatin, dans ses applications aux arts Cet ouvrage, fort intéressant par La variété des reehurches et la sagacité des observations, contient pourlant an bon nombre de jugemens très-conteslables sur l'art, Sufisamment exact pour la sculpture , il l'est Pont moins ponr la peinture ; et parmi les erreurs anatomiques qu'it signole dans plusvurs tablesux de grands maitres , il en est plasieurs qu'on ne saurait admettre, Cette difference dans La instesse de ces décisons vient de ce qued'auteur n'a pas a:stz remarqué que les deux arts ont des conditions différentes C'est par la même raison qu'il a siogulièrementexagéré les avantages des études anatomiques pour Les artistes. Un passage de son introduction prouve qu'il a été trop préoccupé de ses études favorites. « L'artiste, dit-il, privé des connaissances de l'anitomie, est à celui » qu'elle éclaire ce que seraient l'un à l'autre deux peintres dont l'un ; prenant » son point de vue d'une montagne élevée , voudrait dessiner une vaste campa- » gne sans l'avoir parcourue en détail, el dout l’aatre, prenant sa vue du même # point, la déssinerail aussi, mais sprès avoir pratiqué les chemins qui La divi- » sent et la sillonnent…, batiu les bois, visité les lameanx..., ete... Le pre-
“ ouér, Loujours incertain, serait arrêté à chaque instant... il croirait voir un » chemin là où il n'evisterait pas. 3 il réunirait deux prairies seulement rapro- + chées ..; il enchainerait l'un et l'autre des bois…, etc... ; tandis que l'autre » peintre marcherait avec assurance; sa mémoire savante, venant au stCours de u ses veux, reproduirait selon la véritéles formes les plus indécises, les recompose- » rait,etc.s M. Gerdycrait sans doute que le second de ces peintres qui su pléerait par sa mémoire el sa science des localités à l'insuflisance de ses veux, produirait un
meilleur tableau du paysage que le premier. Eh bien ! c'est en cela qu'il se trompe car le premier , pour faire un tableau parfait , n'aurait qu'à peindre tout juste ce que ses veux bui montrent ét comme ils le lui mootrent , sans ÿ rien ajouter mi retrancher ; mettre du vague , de l'indécis là où la nature en présente ; rapprocher ce que La perspective rapproche , éloigner ce qu'elle éloigne, et confondre ce qu'elle confond, Le second au contraire . qui prétendrait corriger l'image priate dans son œil et y ajouter, gâterait inévitablement son tableau et y introdirait des fautes et des coutresens sans nombre.
Concluons de ce qui précède que l'anatomiste est plu: compétent en matière de sculpture qu'en peinture, et de plus, que l'anstomie est plus nécessaire au sculpteur qu'au printre. I ne faut pas croire pourtant que l'anatomiste , par cela seul qu'il à pratiqué besuroup de dissections et étudié en détail la structure des partes, soit plus en état qu'un antre de juger des proportions d'un corps; il faut encore pour cela une hsbitnde particulière que les artistes acquièrent par des comparaisons mulüpliées. Le sentiment de la proportion est une affaire de goût en même temps que rh gr beaucoup de gens le possèdent qui n'ont ja. mais vu un cadavre ; la plupart des anatomistes n'ont, 500$ ce rapport, aucune supériorité sur lesautres hommes. Mais ce qu'ils savent mieux, et ce dant ils peuvent juger avec plus de sûreté, ce sont toutes les particularités de structure sui. vant les âges, Les conditions, les sexes et les races , étude trop négligée des artis-
ites : ce sont les signes de certains états physiologiques ou morbides, représentés
parfois avec peu de fidélité, et sur lesquels ils peuvent donner leur avis.
Voilà quant à la compétence desanatomistes dans les questions d'art. On voit que nous La rendons asser étroite , el personne ne saurait être jaloux du rôle que nous nous réservons dans la critique, Nous voulons seulement pouvoir dire à celui-ci que des cadavres d'hommes qui tombtot morts par un coup de feu , me ressemblent