I. THE LONDON MEDICAL REVIEW
La Revue médicale de Londres ne contient cette fois qu'un seul article original ; c'est la suite des recherches de M, Johnson sur le meilleur mode de traitement de la gonorrhée. Nous aurons soin de donner plus tard les résultats auxquels 1] sera arrivé.
lil. THE MEDICAL QUATERLY REVIEW.
Le cahier de ce trimestre contient : 1° des observations extraites du recueil du docteur Henri Davies ; 2° des remarques sur le traitement de la hernie étranglée, y Herbert Mayo; 3 un cas de peritonite suivie d'abcès stercoral et de guérison, par John Burne ; 4" un cas de lithotomie sus-pubienne, par A. Key; 5° sur l'ablation des tumeurs formées sur la peau du nez, par John Dalrymple; 6° histoire de deux cas de phthisie avec des circonstances particulières , par W. Stroud ; L observation de ligature de l'artère caro. tide primitive, par H. Mayo; B° sur les rétrécissemens spasmodiques et inflammatoires de l'uretre, par F. Tyrrell ; 9° une observation d'empyème , par J. Bullock; 10° un cas de gnérison d'un abcès abdominal, par J. Valentine. Nous n'en reproduirons que le Mémoire , qui nous à paru offrir un grand intérét.
DE L'ABLATION DES TUMEURS QUI S'ÉLÈVENT SUR LA PEAU DU NEZ, par Joha Dassympue, esq., chirurgien-assistant à l’infirmerie ophthalmique,
Le développement morbide des tégumens du nez se rencontre fré-
eee chez les sujets qui ont dépassé le milieu dela vie ; toutefois les
emmes paraissent en être exemptes. Cette affection n'est pas bien grave
eo elle-même; mais elle produit toujours une difformité fort désagréa-
ble pour le sujet, d'autant plus qu'elle passe, et souvent à tort, pour un signe caractéristique de l’intempérance. Dans les cas les plus graves , la difformité est telle que le malade est rejeté de la société; a respiration et la parole sont gênées, et enfin l'incommodité devient si forte que le malade désire à tout prix s'en débarrasser,
Cette affection n'est pas une simple hypertrophie de la peau; car celle-ci a perdu la souplesse et la couleur naturelles de son tissu ; elle approche Ésroongs d'un état d'éléphantiasis dans lequel l'état cellulaire a disparu en partie pour faire place à un fissu fibro-celiulaire, La masse morbide présente à l'extérieur une surface nodulée d’uge evuleur pere ou rouge foncé, traversée par une multitude de vaisseaux de iés et tortueux. Ses plus grandes portions sont fréquemment séparées l’une de l’autre par des fissures profondes , occupant dans beaucoup de cas la convexité des ailes du nez et l'extrémité de cet organe, Quaud la maladie à déjà une longue durée, l'altération de la peau s'étend par en haut jusqu'à l'union du front avec les tégumens du nez; rarement elle empiète beaucoup latéralement sur le sillon palpébral, mais elle s’accompagne , dans la majorité des cas, d’un état cloisonne (wattled) de la peau des joues, qui répond, pour la couleur et l'aspect général , à la tumeur du nez. Les follicules sébacés sont heaucoup à et leur sécrétion n'est pas seulement accrue en quantité; mais, à moins de soins minutieux de propreté, elle répand une odeur désagréable et détermine des excoriations sur la peau environnante,
À mesure que la maladie fait des progrès, la tumeur s'ailonge et devient pendante en une où plusieurs masses qui descendent jusqu'au ni. veau des lèvres et même au-dessous , de telle sorte que le nez a besoin d’être soutenu lorsque le malade prend ses alimens ou veut Loire dans un verre, En mème temps le poids de La tumeur affaisse les narines, et l'air ne passe plus par ces ouvertures. La parole est génée; la respiration durant la auit est bruyante et comme stertoreuse, S le malade est âgé ou si les forces vitales commencent à décliner, la peau s'ulcère immédiatement autour des orifices sébacés. Ces ulcères ou plutüt ces excoriations sont toutefoig superficielles, et, autant que mes observations font preuve , ne déknnent jamais un mauvais caractère; mais elles sont suffisamment incommodes par leur irritabilité et par la dificulté de les guérir.
de l'aile gauche. La fut alors disséquée, et, r des coups répétés de scalpel , détachée du tissu callulaire sous-jacent ; en défaire l'opération consista à peler
M. Hey dans son excellent ouvrage intitulé : Pratical observations v les tégumens , en laissant dessous une couche sailaunte à tissus pour De pas s'ex-
on Surgery , a décrit une opération pour l'ablation d'une tumeur du nez de ce genre. Il à cité l'autorité des chirurgiens français (Mémoir €$ Lposer à ouvrir Les fosses nasales. Attendu la densité des parties, il y eut une de l'Ac. de chirurgie , tom. NI, pag. 511; et Nouveaux progrès de | srande difculté à replier la peau malade , et l'opération étant entravéé par une la chirurgie en France , par Imbert Delonne), pour ce qui regarde fhém l'efficacité et la facilité de ce moyen; quoiqu'il sécarte de leur sentiment, et à bon droit, quant au prétendu earactère malin de ces tumeurs culanées.
Les cas suivans montreront à la fois et l'utilité de l'opération et la promptitude de la guérison qui la suit. Le premier fait s'est rencontré dans la pratique de M. Dalrymple de Norwich ; frère de l'auteur de ce Mémoire ; celui-ci assistait à l'opération.
futurs bourgeons charaus. Au bout de quatre minutes environ la masse entière fut détachée , et le nodule qui ocenpait 1 i
delà de 8 onces.
À la Gn du quatrième jour l'appareil fut enlevé, et la surface générale de la laie fut trouvée couverte d'une couche de lymphe molle. Peu de jours après, de Les granulatious s'élevèrent , et la cicatrisation marcha avec rapidité, A la fin de quatre semaines environ , la plaie était parfaitement guérie sans qu'aucun symptôme ficheux se füt déclaré pendant la cure. M, P. est À présent parfaite. ment bien ; La tumeur n'a jamais menacé de reparaitre, Attendu l'état tuberculé des joues et leur couleur rouge , la cicatrice qui se contracte graducllement de jour en jour se distingue à peine des tégumens voisins.
La principale différence entre l'opération ici décrite et celle de M. Hey , consiste à commencer l'incision à la circonférence la plus externe et la plus étendue de la tumeur , et à disséquer conséquemment de haut enas ; la marche de l'opération est alors moins gênée par le sang que si on prenait la dissection en sens contraire. La peau à la partie supérieure ayant aussi des connexions moins serrées avec le tissu cellulaire sous-jacent , est plus facile à replier à mesure qu'on la dissique , ce qui est d’une haute importance pour l'opérateur, surtout lorsqu'il approche de l'extrémité du nez. Il faut toutefois ajouter une autre précaution. Lorsqu'on détache la peau vis-à-vis l'aile du nez, le doigt indicateur gauche doit constamment être tenu dans la parine ; la dilatation considérable des fosses nasales en fait une obligation expresse , sil'on ne veut pas s’exposer à voir pénétrer dans ces cavités le bistouri de l'opérateur.
— Les deux autres journaux qui nous restent à parcourir ne contiennent guère que des faits isolés dont nous reproduirons plus tard les plus intéressans, Nous allons toutefois indiquer leur contenu Pour ne point laisser de lacune dans cette partie de notre revue anglaise.