IV. IL SEVERINO, GIORNALE MEDICO-CHIRURGICO
SUR LA STRUCTURE, LA CAPACITÉ DE SÉCRÉTION ET LA MAXNIÈRE D'ÈTRE DES GLANNES MONOTRÉMIQUES À L'ÉGARD DES NOUVEAU-NÉS; KT EN PARTICU-
: à PIRE ; , Nous ignorons si ce journal parait toujours ; les derniers numéros ne] en sun CES GLANDES CHEZ LES CÉTACÉS,
nous sont point parvenus. Dans ceux que nous avons reçus, nous trouvons quelques cas d'opérations faites à l'hôpital des Incurables de Naples, mais qui n’offrent rien de bien saillant ; un mémoire du docteur Condorelli, sur l’hyalonyscis par la méthode du professeur Bowen. Le fait sur lequel est basée cette méthode , est que la cataracte secondaire est souvent déterminée par l'opacité de la capsule postérieure du erystallin ; de là la nécessité de détruire entièrement cette capsule dans l'opération. Ce mémoire n'est par encore complétement terminé; et enfin un mémoire sur Le renversement de la matrice après l'accouchement.
Mes premiers écrits sur l'essence et les usagés de ces glandes en général, ne remontent guère au-delà de cette année 1833 : la Gazette wépicace à pallié dans leur totalité mes ketures da 24 janvier et du 25 Éivricr; les suivantes, sur le méenc sujet, à la date du 3-24 juin et 4% juillet, ne sont encore connues que par des extraits qui en ont paru dans les recueils scientifiques, mais suffisamment, à ce que je crois, surtout d'après les soins de l'un de ces recueils, La Hevwe emcyelapélique, mois de juillet et août, auquel il est arrivé d'opérer sur tout l'ensemble de mes cioq lectures, avec goût, saroir et lucidité , en les réunissant dans un seul corps d'ouvrage. Là done est texiucllement énoncée une citation au sujet des
landes des marsouins , das laquelle je n'ai point dissimulé la gravité d'une objection de M. Baer. Cet illustre physiologiste voulant défendre les vues de Meckel, de Hichard Owen et des anatomistes contemporains a sujet des monotrèmes, et, avec eux, retenir ces animaux dans la classe des mammifères , crosait que des nouvecux cas d'une même organisation anstomique , spécialement celle des glandes mormaires des marsouins , dont le caractère de lactifère lui semblait d'une évidence incontestable, éclaircirait toutes les dificultés. Copendant était-ce vrai ment les résnire à l'égard drs monotrèmes , que de momrer qu'ailleurs ; et notamment chez Jes ninrsouins, les mumes considérations d'étrauges snomalies se rencontraient également ?
J'ai, dans le dernier de mes écrits cités plus haut , promis des recherches sur ce sujet. Plein de confiance dans mes pressentimens, j'ai douté de la solidité de l’objection ; car il y avait à répondre que , si Cr, qu les glandes mammaires des mersouins offraient la mème Mes rar que leurs analogues chez les monoirèmes, cela ne portait qu'à la conclusion de Les considérer elles-méemés comme monotrémiques. Les monotrèmes n'iraient point alors, pour cet aniwau de jonr tion, oubes cétacés, se confondre avec ces animaux dans l'unité classique ds miam. mifères. Maisles monotrèmes entraiperaient au contraire les rm ÈS suite , de manière qn'ils fussent groupés ensemble dans un autre à parte, soit comme classe, soit comme ordre.
Ainsi viendrait où se subdiviser en deux ordres, où même tout-à-fait se briser , cette cla se équivoque des manmmiferes , laquelle avait été imaginée pour s'être trop facilement laissé entrainer par d'inspplicables et abusives analogies. Ainsi s'effacerait ce célèbre élément de elissilication marelles lactiféres, qui a donuné la pensée des naturalistes durant un demi- ièele , et qui avait paru un si miagnifique sujet d'ordonnance ct de lucidité , que la renommée de nos deux plus grands législateurs en fait de classification, en avait érû, Buffon, au contraire, ne vanlait pas de cette classe , il s'en explique quelquefois avec aigreur : et dans le Érods, aurait-il raison ?
Je ne voulais arriver , en ce qui concerne les cétarés , qu'aree un Le.va] com plet. Le snct ne m'a pas favorisé rufisamment : je n'ai pu disposer, au monwnt de mes recherches, de tous les moyens nécessaires pour l'entiére élucubration de la question. Ainsi je me sui adressé dans les ports ragyrochis de la capitale, pour en réclamer l'exprdition de quelques marsouins, ét je m'étais, pour cut effet, particulièrement adressé à M, le docteur Jules Guérin , lequel avait rrçu la confidence du plan de mes recherches, et qui, à Dieppe, où if élait post comme médecin consultant durant la saison des bains de mer , s'emplaya avec zèle à me créer unc correspondance qui pât devenir fructueuse par lb suite, Les marsou.ns se laucent à La poursuite des hanrs de harengs , et viconsnt ainsi dans une acule s3ison de l'atnve quelquefois échouer dans les filets des jécheurs, Le cosrespomant qui m'avait été indiqué s'était fait fort , la saison reaue ; de me satisfaire amplement. I] l'a laissée passer, ne w’ayant expédié qu'un seul mile; je lui avais deatandé plusicurs femelles.
Toutefois de sujet expédié servit sous un rapport : parti de l'idée que les marsouias ressemblsient aux monotrémes , daus l'inpossilulité où ils étaient d'opérer la succion, si mamelles il y avait, j'examinai ve point. Quanil on ne considérait que La tête osseuse , On y trouvait un cmpêchement suflssnt à l'action de téter. Le museau des cétacés est constitué par un bec trés-allousé qui laisse ea arrière et tivut à distance toutes kes appartenances de l'appareil de la déglutition : la face elle-même semble toute couceutrée antour de l'event ; Le front s'eflacg ut + coronal se coupe en deux ailes , se rendant à droite et à gauche , et développant de cèté , à la suite d'un pédicule plis ou moins long , ane voûte orbitaire pour l'œil. De pommette , il n'en reste qu'un vestige, uf arc 0SSCUX en quoi consists l'os jugal. Ajoutez à ceci des narines tellement en dehors des formes et de l'empla + cement qu'elles occupent ordinairement, que cette circonstance a forcé de recusie à va nom nouveau, au mot vent, pour vo étahlir La syetém-tisation , et pour
— Les numéros d'août et septembre de il Filiatre Sebezio ne nous|| faire micux comprendre leur destination ph) siologique; fait de grande anomalie sont point parvenus. Nous renvoyons en couséquence l'analyse de ce||qm'on à raconté à l'égard des prete les plus évidentes, mais qu'on est ournal à notre prochaine revuc. Din d'avoir aperçu «t expliqué dans ses rarines,
Ainsi les cétacés conservent fonte leur ve nû arrangement trés-chrieux, propre à la condition de ris cmbryonaire di : pion us ccux-c1, qui se déve ; oh + | FER la; t à la tétinc deleur mére, emploient toute la cavité laccale à rec voir, . — Le concour: pour la chaire de Liege qi a eu lieu à Strashonrg , el ess dans un vase fermé son col, . injection dessucs nutritifs; ils respirent à Ja suite duqact M. Goupil avait été nommé professeur; à été cassé pour defaut || ejes à l'allongement de leur larynx , qui, dépussant le plafoad palitin, trouve à de forme. L'introdeire et à demeurer dans les arrière-narimes. Ce pan n'est noditié chez les
MÉMOIRE SUR LE RENVERSEMENT DE LA MATRICE PAR LES ÉFFORTS DE L'accocCuE£MENT , lu à l'Académie médico-chirurgicale de Naples , le 23 février 1833, par le professeur Gnu.uo.
Dans ce mémoire le professeur Grillo rapporte deux cas de renversement de la matrice , l'un traité avec succès , le second suivi de moit.
Cas. L.—Le premier cas eut lieu chez une frmme âgée de 32 ans, mire de plusicurs enfans, à la suite d'on accouchement brusquement terminé et suivi d'une expulsion au si brusque de l'arriére-faix , survint le renversement de la matrice au troisième degré, qui s'accompagna aussitôt d'une forte métorehagie.
Le docteur di Sole s'effora inutilement de réduire l'organe déplacé, et la femme se tronvait dans le plus grand péril, non-seulkement par les progrès de la métorrhagie, mais encore par l'inflation intense qui se y Lg dans l'utérus, déjà étranglé par la tuméfaction des grandes livres de la vubre , lorsque le
fesse Grillo arriva, 1 apptiqua d'abord en vain la neige et ‘es siyptiques : et après avoir fait des efforts inutiles de réduction , il fut obligé de pratiquer diveres incisions avec le bistouri houtonné dirigé sur le doigt indicatenc , pour obtenie le débriulément de l'entrée du vagin, après quoi la réduction 42 fit avec la lus grande facilité, 1 introduisit ensuite dans le vagin un tampon imbibé d'eau Aetesent vinnigrée, le sontint avec ta handage convenable, el réglant avec prudenre le traitement général, en peu de jours il conduisit sa malade à uue par ite guérison.
La seconde observation concerne une dame déà mére de deux enfans. Un troisième accouchement eut lieu d'une manière régulière ; mais une contraction violente ayant brusquement jeté dehors le plcenta et ses dépendances, il se it en même jemps un renversement de l'utérus au premier degré, suivi presque aussitôt d'une effroyable hémorrhagic. Le tamponvement, l’eau vinaigrée, les eaux siÿptiques, les bandages, tout fut inutile. Le professeur Grillo, appelé trop tard ne pe pratiquer la réduction de la matrice, et la malade succomba à l'hémorrhagie qu'on ne put réprimer. à |
L'auteur tire de ces deux faits les conclusions suivantes :
1° Que dans les cas de renversement de l'utérus par suite d'un accouchement brusquement effectué, il faut pratiquer la réduction le plus tôt possible ;
2° Sion retarde la réduction, la malade périra d'hémorrhagie ou par la gangrène de l'utérus ;
30 Qne quand les manœuvres douces de réduction, les astringens, les reéfrigérans ont été employés sans résolu , et que l'obstacle vient de la réduction des grandes lèvres, il faut opérer le d'bridement avec li bistouri boutonné.
° Eofin que l'indécision et la lenteur à embrasser ce dernier parti peuvent entrainer la mort des malades, comme cela est arrivé dans la seconde observation.
cétacés que pour la faculté laissée à la glotte de d'en sortir selon les besoins de l'animal, Ii n'est plus là de ressource que pour assurer à l'appareil polmonuire son plein et parfait exercice ; car, quant au service supplémentaire , imposé d'ordinaire à l'organe respiratoire de faror ser dans de certains momens des actes de succion, les moyens n'en existent plus, même en vestige.
Sur d'autres points mêmes diMicultés : toutes ces anomalies s complètent et se coordonnent en coincidant au même résultat ; l'impossibilité d'une déglatition, d'une succion à la manière des mammiféres.
Mais pour rendre raison de ce point, il me faut reprendre bes autres indications relatives au bec dout il vient d'être parlé tout-à-l'beure: ce n'est pas la moindre merveille de ce qui devient en ce Lieu le sujet d'un spectacle vraiment extraordioairé. S'il y à autant de saillie en avant de la face, circonstance dont j'ai entendu exprimer l'érénement par le mot bec, cela est dû à une provenance, à une mo dification tout-à-fait insolite : les maxillaires proprement dits, ou autrement les addentaux , après avoir salisfoit en arrière à Le ordinaire exigence de composition et de connexion, scquièrent par devant une longueur démesurée ; ve l'ua sur L'autre , ils s'atténuent en chéminant su point de finir sous un angle + et de priver les intermaillaires ou les wdnusaux de leur place accoutumée. La connexion voulue esl toutefoisconservée, C'est kes adnasaux s'accommodent de l'anomalie, ca s'y soumettant eux-mêmes , en devenant de longues lames minces, qui servent ainsi à revètir le Lisarre excédent des auidenteux, Ainsi
ei leurs extrémités anterseures , si bien que les intermaxillaires ou les adnaeaux! qui glissent au point de convergence , et qui y eofoncent leurs somnvets aigus, viennent, tuais comme par l'emploi d'une manœuvre, à dispu'er utilement l'emplacement qui leur rereaait , ou du moins assez de cel emplacement pour sa-
tisfaire au principe des connexions.
Quoi qu'il en soit de cet arrangement , toujours est-il, par rapport à la question qui nous occupe ici, qu'il existe par delà la face, en avant des chambres contenant les organes des sens. un vaste prolongrment inconnu dans les autres ordres , une sorte de bec dont Solia nous aurait peut-être fait connaître l'emploi par cutte phrase : teneros ên fucibus r ccptant. Sreait-ce, en effet, ls nouveau-nés, hébergés momentanément et dispensés pour quelque temps d'une lshorieus: natation, trouveraicot un gite dans le partie avancée de la cavité buccale ?
La saillie de evtte cavité où du bec pourrait encore servir à fendre l'eau et à faroriser de cette manière La natation. Mais quand même ccs usages seraient reconnus comme réuliant de la conformation indiquée, il ne s'ensuiveait pas moins que cette conformation a de plus pour conséquence directe d'établir pour les cétacés l'impossibilité de l'acte de succion.
Point de lérres minres el saillantes, car celles plus samples des baleines, qui sont épaisses et lardacées, restent à peu près immobiles; pont de muscles pour gouverner La manœuvre d'une préhension ; il n'y à pas jusqu'aux nerfs de la face qui ne se sont aussi accommodes de ces anomalies et qui n'en présentent de fort curieuses pour leur eompte, Ainsi, c'est ua fait que vient d'acquérir et que m'a communiqué M. Bourjot Saint-Hilaire, mon gen Îre ; le nerf facial , an lieu d'aller aboutir à l'extrémité du long promontoire que forme le bec, quitte sa première direction, et par une marche rétrograde va s'épanouir sur les muscles de l'évent et y envoie quelques branches , en srrière de l'œil.
Cependant qu'enseigne cetic exploration sous lc point de vue des rapports aatu rels? Je ne crains point de l'avancer , à éloigner co sidérablement les cétacés du upe des membres, Et en effet que de differences dans le système crânien des » de, groupes! Là est une ordonnance trés-méthodique dans le régime dentaire : ii, so contraire, des combinaisons à la fois variées à Finfni irrégulières sans limites, De plus , l'un de mes bonorables confrères a posé dans une autre circon stance que les données générales de l'ensemble épidermique formaient une condition de haute et classique considération; les cétacés n'ont ni poils, ni plumes, ni écailles qui puissent protéger l'épanouissement et La teemnination des systèmes vasculsires nerrens à la pésiphérie de leurs corps, Et enfin quand tant d'autres ani. maux vertébrés plus éloignés que les cétacés des vrais mammilires sont encor ! pourvus des deux paires d'extrémités, les cétscés manquent entièrement d'une: paire, relle même qui importe Le plus à notre question, qui encadre les organes! sexuels ct qui se troure par conséquent le plus dans le cas, par son absence, de porter sur ces organes les modifications les plus profonrtes. Oh! qu'avant de se laisser entrainer , au sujet de ces idées nouvelles, à wne sorte de révolle de l'esprit, l'on veuille bien réfléchir attentivemant à la vérita-
ble toute-puissance des faits suivans, à leur valeur d'influence pimsiologique ! C'est |
l'aorte desvendante qui poarvoit à l'alimentation de tout le train de drrière, &i elle donne beaucoup au-dehors {aux membres postérieurs}, c'est aux dép ns du dedans (des appareits sexuels) et vice vers La répsrtilion inégale de toute la masse à employer fait grand ici et ln petit. Or, quand j'aperçois une famille entiérement privée des membres postérieurs, au se délonrne ordinairement et se porte la plus grande partie des Quides nourriciers , et qu'il en résulte que l'organe demeuré seul doit tout recevoir et tout consommer pour son compte , je pourrais craindre d'avoir à supporter cet organe nécesssirement attcint d'une madiGeation profonde !
Sans doute, ce ne sera pas sans regret que beaucoup de naturalistes verront porter la main sur là chasse des mamatifères, classe qui semblait nettement caractérisée dans la formule suivante, dont la simplicité et l'utilité pratique sont en cf ft remarquabies, foetus à placent, mam-lles luctifer:s. Mais si cuite précision ne peut s'obtenir qu'aux dépens de la vérité , il faut savoir x renoncer, Il y 3 pas d'avenir scientilique qui fasse lui, ainsi que je l'ai entendu dire : Le vrai seul «st à rechercher.
$s0s prendre davantage de souris de notre avenir en claifieation on en physologie , sachons, l'esprit deg des anciens préjugés, abo-der dirertement fes faits. Nous avons deux points obtenus et de La même façon , tant chez les mono. trémes que chez let marsouins. |
4" La bouche , et tout ce qni en dépend pour favoriser la déglutition d'un ani-
pénétrer dans le fond de l'évent et : suceur, mettent l'une et l'autre de es familles dans l'impossibilité de té-
ainsi il ! e !areatiles erant. Chez le marsouin adulte , c'est une valvale allongée, mais moins quatre lames longitudioales qui forment le bec apportent à la naissance de cclui-|
ter:
T° La conformation de La portion terminale du ironc , aussi bien qu'antérieurement le museau et la tête, les montrent aussi établis tout autrement que les vrais mamnifires,
D'après cela n’allons pas , en nous fondsat sur de fausses analogies, chercher chez les mères des orsanes mammaires, et par un malheureux emploi de mots ayant une accéplion nyourcuse , considérer et décrire chez les marsouins une tétine , quand ce qui s'y trouve et ce qu'on à pris pour telle est tout autre chose, asatomiquement ct physiologiquement.
Ce que j'ai vu tout récemment, sous l'inspiration de mes ières recherches et avec L vue d'à priori et le be oia d'une concordance et d'use harmonie soutenue dans chocon de ces animaux, n'avaient point échappé, en 4681 . à Jean Daniel #ajorts , lequel, sans prémgés ni idées gréconçues, avait placé une anatomie d'un marsouin dans lelivre des Curieux de la nature. Comme moi , il avait dès ce temps été frappé de la conformation singulière de la prétendue tétine du marsouin. Ce n'est point un bout de sein, mais un pertuis largrinent ouvert pour l'écoalement au dedans d'un fluide quelconque; c'est ce qui est très-exactement dans les monotrèmes , le méat excréteur d'une glande, Majoris s'en explique formeilement et en témoigne a surpri e par un redoublement d'insisisnce dans ces ter-
més : Quod curinsitaten magir, magisque augebat, he slandulæ stylo perlongue que n'est épais be derme , qui se prête, par an repli profond , à la loger, et qui s'oppose, de ceile manière, à ce qu'elle puisse être vue extérieurc-
Dans le fœtus de haine, dont M, Roassel de Vaurème à envoyé na moule à l'Acsdimie , et que j'ai dû à la bienveillance de ce jeune méderin d'avoir consulté, l'arrangement sexuel répète, à quelques nuances près, ce qui a été décrit au sujet des monotrémes, Je décrirai, dans mon prochain article , cet appareil. Ce qui n'est d'abord qu'un oribce rond devient plus tard une fente longitudinale de quel- = longueur; mais de façon que le pourtour immédiat du mat soit descendu au
ond de la fente et saille verticalement en prenant le caractéee d'un tuyau canali-
culé. I est ainsi là répété un arrangement que l'on aperçoit sur l'extrême bord du museau des congres et des anguilles , savoir, deux tuyaux servant au débouché des narines antéricures, Ces tuyaux laissent toute issue libre au fluide de l'intérieur de l'appareil ; ils l'interdisént , an contraire, au retour de tout fluide . l'ambiant où tout autre, en se pelotonnant et en développant la résstance diaphragmatique d'une contraction de valvule,
Je ne donnerai pas plus de détails sur l'appareil génital les marsonins. J'ai trop à raconter à ce sujet , et je traiterai de ces points quand j'aurai disséqué une lemelle adulte; car je n'ai point été assez heureux pour ubtenir, selon La demande que j'en ai faite dans Dos ports, de res animaux, Je nai entorc d'instrucion que celle qui m'a été fournie par des débris d'organes cantervés et racornis dans de l'esprit de vin. de publie cet article pour qu'il y ait fetentissement de mes deuandes, et je me flatte que la saison des amours qui va éclore, saison de toutes les imprudences et des mauvaises navigations des marsouins, me procurer les sujets qui me sont encore nrcessaires, :
TE est sans doute remarquable que tant de récriminations, qui n'ont suscité une aussi vive discussion sur les glandes monotrémiques, aient pris leur source dans ne extension sbusive de mon priocipe , da théurie les analo:mes. Qui plus que moi ne l'a aussi vivement recommanilé , el ne l'a recommandé plus constamment © Ceprnilaat , il ne fout pas s'en faire nne a-me contre Pifér-pragrs, l'objet domioant en ces jours de virilité humanitaire, Restons sous la nain actire de la théorie philosophique , dite perfectibilité à Finfini des facultés humaines; ne refusons point notre sempathie , et su contraire asans foi à cette pensée profonde du grand poète d'Allemagne , et répétons avec le Faust de Goëthe : Mes amis , en avant! Qui, Lissons le passé demeurer le passé.
Grorrnor-Sarmr-Hitatne.
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séaxce où sev0m 26 nécesner 1ÉSS. — Après La lecture dut procès-verbal , M. de Lens prend la parol: pour une rectification, Oh lui à fait dire que «es occupatons l'empécheraient d'accepter l'honneur que voulant lui faire ses colliguess il d'est contenté de dire qu'il ae pourrait accepr er.
M Le peéupexr annonce à Deaduie eu elle à manon perdre hier ao de ses membres, M, Geulfroy-Soint-Hilaire. Je pis en parle d'autant aieux, dit M. Mare. que j'étais sur le Laugror quand l'sccident est arrive, On avait etabii un accolive qui dese ndañt du parapet sur Le pont de nuire, À la troisième où quatrisne marche, M. Groffrox-Sainl-Hilaire perdit Féqu'libre el tontba dans L'eau. HE avait à courir troës chances de mort : où de se briser la tête contee le bätieat , qui est anrréteès prés du quai, où dé passer 5004 le bôliment , ei d'étrrentenns à la dénne, Peurcusemvwat, il en acte quitte punir une vontusion 1 a plongé d'ahorl, puis il est revenu sur l'es. ce qu'ila attribue à son obésite. Ua été promptement retiré el sceourn, Son état n'offre rien d'alarmant.
MM. Parisitet Breschet seront députés par l'Académie peur s'informer de La santé de M. Geoffroy-Saint-Hliinr.
L'ordre di jour est La nomination de trois membres du conseil, et le rencuvellement des drrersts comnis tons.
Les trois members dn conseil sortans sant MM, RéruleParie, Breschet et Girard. Le nombre des votans est de 583; majorité, 4.
Au premier loar de scrutin, M. Huson à abtene 53 vois, M. Gaénemt de Musey 38, M. Chervin 25, M, Double 47, M. Bowdez 15. M, fübes 8, M. More 7, M. Morceau 4 , ete. MM, Tlusson et Guénezn de Mussy sont nammiés membres du conseil,
Au densième tour dé sératin, il v avait 62 votans, majorité 32, M. Double a lsulfuré ? (M. Desronres : quand les eaux sont bises } Eu tout temps. — Quant È } \ qu } ps
obtenn 83 voix, M, Chersin 48, M. Boudet 4,etc. M. Double ext en conséquence | au flotiage, je n'en avais point parlé, je n'avais parlé que du trempage. Mais je nommé membre di couscil. Re puis laisser sans réponse l'assertion dé M, Desportes, Qui, le fottage précipite
M. Aoesos rappelle que , pour la nomivation des commissions, l'Académie est Le murostés; mais c'est per cola méme qu'il produit la vase la plus infecté
dans l'usage , aGn d'ahreger, de faire dépouiller chaque sceutin par des scrutateurs parocubers que nomme le président. {|
Les commissions à renouveler sont : 1° le connité des publications, composé | de cinq membres. Tous sont sortaus et tous sont rééligibles. M. le présilent fait observer qu'en raison des difficultés de finances qui s'élèvent dans ec comité, il serait bon que ke secrétaire du conseil d'administration et le trésorier en Gssent parte,
28 La commission des éridé nier. Membres sortans, MM. Villermi at Thil. lives en outre, M. Lullier ayant donné s3 démission, doit aussi être remplacé.
3° La comaissions de vaceine. Menibres soctans , M. Salemaile ct Mail.
4° La commission des caux minérul:s. Membres sortuns, MM. Révrillé-Parise et Bousquet.
5° Lu com nitsion d'+ remédes secret. Membres sortons, AIM. Capuron et Loiseleur-Delongehamys.
Toutes ces nominations &e font à la majorité relative, Tandis qu'on dépouilli les divers scrutins, M, Chevallicr réclame Li parole pour la ltu.e d'au raj-
port.
RarPORT DE M. CHEVALLIEN,
— DISCUSSION {CR L'INSALURRITÉ DES ÉTANCS.
A. le ministre a renvoyé une btire du préfet de la Loire qui, signalant l'établissement de deux étangs artificiels dans son département , demande 53] y a lien de les classer parmi les établissemens in alubres . et de les soumttre cn consé. quence aux lois et réglemens qui régissent hi matière, M. le rapporteur Lit d'a. bord l'historique de la législation sur tes établiseemens insalubres; puis passant à l'espèce, il établit que les étangs peuvent être insalubres par Luit causes diffsrentes : 1° par fa nature même alu fouds sur lequel ils reposeut ; 2° par leur position | d'une plantation d'arbres dont les feuilles tombent et se putrefeut dns
élang; 3° Es la nature des plantes qui y croisent ; 4° par l'usage où l'on est d'; faire rouir le chanvre el tremper le bois, et d'y jeter les dépoulles des animaux morts ; 5" par cet autre nsage d'y mener boire et baigner kes jaux qui y déposent leurs escrencens ; 6" par les courans d'eau qui en sortent et qui emportant une partie de la vase des étangs, font furmer au loin des attérissemuns infects et
trides; 7° par l'abaissement du nivean des esnx dans les grandes séchervsses , et mortalité consécutive des poissons de l'étang; 8° enûn par l'exposition à l'air de la vase infecte de l'étang par suite de L'abaissement du niveau de Fra. |!
Le toutes ves considérations, la conuuission conclut que l'établissement d'étangs artibciels est muisihie à a salubrité publique, Elle propos en conséquence de rs pondre au ministre :
4° Qu'ils doivent étre rangés dans la p emière classe des établissemens insalusbres ; 2° Qu'ils doivent tre assijétis aux nilmes conditions que les établissemens de cetie classe:
$° Qu'il ne fout en autoriser l'établissement que dans les cas où ils seront alimentés par une source vivre,et à la condition qu'ils ne serviront point au rouissage, et qu'on n'y étsblira point Y'abreuvoir pour les bestiaux,
Un mesmnne. Mais à quelle distance des habitations en permettez-vous l'établissement ?
M. Cuevarzire. C'est une circonstance prévue par la loi qui régit les établissemens insslubres Avant de les autorier , on fait une enquête de comrmedo et incommolde, el s'ilest jugé qu'ils seraient trop près des habitations , l'autorisation est refusée.
Msdisrmaxc, Je sois du département de la Loire, et je peux dire mieux que personne à quel pat les étangs de ce département sont souvent infects, Aussi la population est excessivement malbcureus: ; c'est à peine si l'on y rencontre un paysan qui n'ait poist la févre intermittente ; et la cause de ces fév cs persistant toajours, La plupart sont rebelles et se ermioent par des engorgemens chroniques du bas-ventre. 11 ne faut onc pas lisser multiplier sulour d'eux les étangs, qui n'y sout déjà que trop nombreux, M, Chévallice dit qu'on fera auparavant une enquête; mais à qui s'adressers-Lon? aux propriétaires ? ils sont intéressés à l'etablissement de ces étangs : aux non-propriétires? mais ils sont sons l'influence directe, et je pourrais dire sous l'autorité ds proprittaires. 1Lest donc extrèmement important pour la salubrité du pass qu'on insiste davantage dans les couclusions sur les inconvéniens des étangs,
M. Caevazura, Ce n'est pas à ce que le ministre nous demande. Il s'agit de savoir si les étangs eu général duivent dire rangés parmi les établissensens insslubres ; c’est à cette unique question qu'il nous faut répondre ; et le ministre est ailleurs lié par Les dispoutious de la loi.
M. Drsroares. Je pense que la commission a beaucoup exagéré Les dangers des étangs. Quand leurs éaux sont ahaissées, sans doute ils peuvent prodaire des résultatsfächeux; mais Lant que les eaux ont un niveau convenable, lu seule cause d'insalabrité est un peu d'humidité qu'ils répandent dans l'air suctout virs le soir. IE faut donc se borner à répondre qu'ils sont nmisibles seulement dans cerlaines conditions , et ne doivent étre autorisés qu'en prévenant ces rondiuons fivcheuses ; il faut insister spécialement sur un bon systéme de curage. On a parle ies des mau vais effets du ronissage ; ju dois avouer que tont ce qu'ou avance à cel éganl me parait douteux. (Réclamations de tous les côtés.) Messieurs, reprend l'orateur, je voudrais bic savoir où vous avez puisé ces idées sur le rouissage, si vous avez des faits eunsians à m'opposer ou seulement des aui-dires populaires? I en ect de mème pour Le flotiage. Le futtage sert au contraire à clanilier les aus cui précipitant les mucosités,
M. Cuevaucir*. Je réponds à M. Desportes que les étangs non-curés, Fe,
soit le niveau de leurs eaux sont toujours insslubres. Qui de nous passant près d'un étang au moment d'us orage, n'a senti s'en exbaler des rapeurs d'hydrogène
possible. Comment en serait-il antrement ? Les feurles des athres qui tombent dans un étang safi:ent en se putréfiznt pour proluire une vase d'où se dégage l'hydrogène sulfuré, f M. AneLox. Noirs n'avons pas à apprécier les inconvéniens des marais en général, Voici la question pure «L simple, Le ministre vous dit : no décret de 4810 à partagé en trois classes les établissemensinsalubres ; la première classe comprenant ceux qui pe pénvent être faits daus les villes; la s conde ecux qui ue peuvent occuper que les faubourgs; ta troisième eux qui peuvent entrer dans la ville
même, IE y a ainsi 120 professions qui ne peutent s'exercer sans autorisation.
Mais plusivurs uut été oubliées; et voici par exemple ue élablissemient tout nou veu, les élasgs artificiels. Faut-it les ranger dons une de ces classes ? Si vous dites oui, la héistation de 4810 boue sora applirable ; si vous dites non , ils rentreront dans le drort commun, Vois voyez que la question est Loute générale, Après quelques observations de divers membres, M. Gnénean de Musey fait observer que dès que les étangs sont reconeus ivtelubres , il faut bien Les ranger
Idaus La preruitre classe; en effet on ne peut en ctablir ni dans les faubonrgs , ni
dant les villes. (On rit.)
A discussion est fermée, Le rapportet ses conclusions sont mis aux voix et adopties,
M. le président proclame ensuite le résultat des divers soratins.
Comnussion des émdémies. = M, Bailly, 88 vois; M. Dupuis, 29; M, Ja delot, 28; sont nommés membres de cette commission.
Comité de publication. — Sont nommés : MM. Laubert, 41 voix; Bousquet, 39 ; Breschet, 87: Virey, 26; Mérat, 25.
l'ommission des remedes secrets. —Sopt oommés : MM. Bricheteau , 25 vois: et Salmade 19.
Comsséon de vaccine, — MM. Curnac, 43 voix; et Giraril #6.
Commission des eaux minérales. — MM. Patissier, 25 voix; et Louyer-Villermay , 49.
M. le président tire ensuite ou :ort les membres qui seront chargés d'aller présenter au roi, à l'ocrasion de la nouv.ile année, les hommages de l'Acadéntie, Ce sont MM, Andral Üls, Fouquier, François, Planche, Gasc, Martin Solan, Mestivier, Mitouzrd, Petit et Pelleticr.
M. Bousquer reclame pour Les mesubres qui ont déjà leur costume la faculté de $e joindre à la députation,
M, Bouncaus presente à l'Académie deux pièces pathologiques; La première est l'estomac del individe dont il a lu récenuuent l'observation à l'Acmiémie. Lo seconde est an cœur farieraent hypertroplié; mais ce qui es! plus remarquable, c'est la présence dans La valrule nutrale de trois concretions prérrensrs du volume d'un œuf de pigeon, qui rétrée.ssent cousiderablement l'oritive oriculo-ventriculaure, et dout lune écarlant le tissu musculaire du ventrieube. fait saillie à l'exté. rieur -ous ke péricarde, Le malade n'avait que 25 ans ; et dans Le reste du sÿstèmue sang n où ne trouva aucune concrétion analogue.
M. Bouxaco fait remarquer que ce malade avait été affecté antérieurement de rhumatisme articulaire. Les anciens avaient saivement observé, quand ils dissient que le rhumatisme articulaire remontait souvent à la poitrine; l'anstomie
thologique a donné la clé de cette théorie en montrant combien fréquemment a périvardite succède au rhumatisme articulaire. Mais la péricardite est moins fréquente cucore dans ces cas que l'inflammation de la membrane interne du cœur où du tiscu séro-fbreux qui tapisse Les veutricules et lcsoreillettes; M. Bouillaud a recueilli depuis plusicars années uu grand nombre de faits sur ce point important et à peu près ignoré; il se propose de les réunir daus un métmaire qu'il commu niquera à l'Acaémie.
séanre ext levée à 5 heures.
BIBLIOGRAPIIIE,
ESSAI SUR UX NOUVEAU MODE DE DILATATION, Particulièrement appliqué aux rétrécissemens du rectum ; par À. CosrazLar.
Il y a deux choses dans ce livre, d'abord une histoire des rétrécissemens du rectum , plus complete que tout ce que nous possédions sur cetle matière, etensuite un expose de la methode de dilatation de l'auteur, appliquée non-seulement aux rétrécissemens du rectum , maïs encure à ceux du vagin, de l'urètre, de l'œsophage et du canal nasal,
Les rétrécissemens du rectum se rapportent à deux classes principales, les uns dus à une compression extérieure ; les autres , qui sont les rétrécissemens proprement dits, reconnaissent pour causes la tumefaction, l'épassissement, l'induration ou l'ulcération d'use plus ou moins grande étendue du rectum , avec ou sans dégénératon. On voit que l'auteur n'admiet point pari les rétrécissemens les cas de simple contraction spasmodique imtermittente du rectum , #1 l'obturation incompléte de cet intestin par une membrane congéniale.
Le rétrécissement pent occuper une petite partie où la totalité du rectum ; il est Lantôt près de l'anus , tantôt hors de la portée du doigt. L'arteur n'ose décider par lui-même de la fréquence cumparative de
ces deux circonstances. M. Raige Delorme regardé la dermère comme!
Ja plus commune. Ordinairement le rétrécissement a la forme d'un anneau ou d’un diaphragme percé.à son centre , mais quelquefois il ne consiste qu'en tumeurs du volume de grosses feves, inégales et saillantes à l’intérieur. Le plus souvent 1l est unique, quelquefois il y en à deux.
C'est vers la vingtième année que se montrent le plus souvent les premiers symptômes de uette affection redoutable, La femme y parait plus sujette que l'homme. Tout ce qu'on a dit des causes prochaines ou éloignées est sujet à révision ; l'influence de la syphilis a été fort exagérée; on conçoit que la persistance d'un écoulement ou d'ulcères vénériens à l'anus puisse amener à la longue ume altération profonde du rectum, mais rien ne fait présumer que le vice vénérien déposé ailleurs puisse aller agir sur le rectum de ceîte manière. La sodounte n'est, d'après les recherches de l'auteur , qu'une cause fort secondaire et fort rare ; et encore, dans le petit nombre des cas qu'elle peut revendiquer, la production du mal a été favorisée par une prédisposition originelle ou par le concours de circonstances telles que des ruptures, des déchirures avec hémorrhagie,
L'auteur décrit avec détails la marche, Les symptômes et les complications de la maladie; la constipation opiniâtre et rebelle en est d'abord le principal ivdice ; plus tard vient la forme mince et rubanée des matières fécales , qui semblent tirées à la filière; et le toucher ou Je en en donnent le signe le plus certain et le plus irréfra-
le.
Le traitement doit être tout chirurgical. L'auteur ramène les méthodes curatives à quatre : l’incision, la cantérisation, l'estirpation et Ja dilatation.
Quand le rétrécissement est memhraneux, l'incision maltisle, suivie de l'excision des lambeaux à leur base, est approuvée par M. Costallat. Si les tissus sont épaissis et indurés, il veut qu'on tienne les lèvres écar-
tées et que l'on comprime les parties pour les résoudre. S'il y a dégé-!
nérescence , J'incision ne ferait qu'en hâter les progrès. Elle est d'ailleurs iusdmissible dans les cas de rétrécissemens situés hors de la portée du doigt.
Tontetois l'incision n’est pas toujours heureuse, même dans les cas où elle est indiquée. Si l'on fait les incisions multiples , la dilatation sera plus douloureuse , exposera à la déchirure ; ou même à ouvrir le périluine ; enfin elle laisse le champ libre aux récidives, et l'onnetrouve alors ordinairement , au liru d'échancrures dans les points précédemment incisés , que des cicatrices linéaires qui augmentent la difficulté d'un nouveau traitement,
Cetie appréciation est un peu sévère; toutefois elle trouve à s'appuyer sur un certain nombre de faits Mais M. Costallat ajoute que l'incision à plusieurs fuis causé la mort ; nous aurions désiré voir citer des observations en preuve, comme il l'a fait pour la plupart de ses assertions.
La cautérisation compte peu de succès; l'auteur n'en cite gucre que trois cas qui appartiennent à M. Sanson ; M. Amuss 1 en possède quel-
ues autres, Le pnrte-caustique dont se sert M. Sanson est un cylindre à G lignes de diamètre, percé latéralement d'une grande ouverture à peu pres elliptique daus laquelle, par un mécanisme fort simple, un
dpi ter de nitrate d'argent vient présenter plus où moins de surace en largeur ou en hauteur suivant le besoin. M. Sanson l'associe d'ailleurs à la dilatation , et pense qu'il sermt imprudent de faire agir le caustique au-delà de la por é- du doigt. }
L'extirpation proprement dite ne s'applique guère aux rétrécisseinens simples , mais seulement aux de, éiérescences cancéreuses du rectum. Nous ne nous y arréterons pas.
Reste enfin la dilatation , qui sert à consolider les succès obtenus par}
les autres méthodes, et qui peut même les suppléer toute seule. On propesé pour les rétrécissemens du recium, des spéculums composés
, » “ + + # L de plusieurs lamrs métalliques susceptibles de s'écarter à volonté; on a |'T°
hpaginé un anneau métallique creusé en gorge à sa surface extérieure : qu'on aurait laissé à demeure comme un pessaire; on connait l'appareil à canules de M, Bermond de Bordeaux ; et les autres modes de dilatations usitées , le dilatateur à air d’Arnott, les sondes solides ou élastiques, la eorde à boyau , l'éponge préparée , etc. Mais pour le rectum, c'est à l'introduction des mèches qu'on a eu le plus souvent recours. Nous ne ferons que citer en passant le procédé d'introduction de Desault, critiqué par M. Costallat; legnocédé de M, Tanchon dont il ne paraît pas avoir eu connaissance, ct que nons avons publié l'an dernier dans la Gazette méDicaus ; et nous arrirons à la description du procédé propre à l'auteur. | | |
Les pièces d'appareil sont : 1° la chemise, petit sac coniqne, fait en hatiste mince et forte d'un seu! morceau tail parallélcrent anx H-
sières , avec une seule couture fine et solide. Son ouverture est tenue béante par 2° un anneau métallique, sorte de virole sur laquelle on applique Le bord de La chemise au moyen de 3° la ceinture; c'est une piéce composée de deux demi-cercles réunis à l'un de leurs bonts par une charnière et à l'autre par une vis de pression. Chaque moitié porte en outre à sa partie moyenue et en dehors , une oreille qui sert à tenir cette partie de l'appareil ; et pour que l'anneau ne soit pas entraîné par les efforts de traction, opérés sur la chemise durant l'introduction de la mèche, ilest muni d'un rebord au côté qui est tourné vers l'opérateur. 4" Le porte-chemise , sonde graduée et flexible qui sert à porter la chemise dans le rétrécissement, Le corps gras dont on enduit ces deux icces les fait adhérer ensemble, et la chemise ne resterait pas en place orsqu'on vient à retirer la sonde, si l'on n'avait pas un moyen d'en fixer le fond. Ainsi le cul-de-sac de la sonde est remplacé pa- 5° la calotte, petite pièce métallique concavo convexe dont le bord mince embrasse l'extrémité de la sonde et y tient à frottement de manière à pouvoir s'en ra par un effurt médiocre. 6°Le mandrin, fil métallique ayant plus de deux fois la longueur du porte-cheinise, afin qu'étant imtroduit dans son canal , il puisse fixer la calotte et le fond de Ja chemise, tandis qu'on retire [a sunde et servir ensuite à guider la mèche. 7° Le bouton qui termine le mandrin avec lequel il est uai à frottement, et qui facilite son glissement; 8° le porte-meche, tige cylindrique creuse, aplatie à l’un de ses bouts pour être tenuecormmodément et présentant à l'autre bout une capsule ; 4" l'hélice fil métallique roulé sur lui même comme un ressort de bretelle, dont l'une des extrémités est reçue dans la capsule du porte-mèche; 10° l'axe du porte-mèche , long fil métallique qui traverse le porte-mèche et l'hélice, et leur doune la salidité nécessaire, Il présente à un bout un anneau qui sert à la retirer, et à l'autre ua petit canal de deux lignes de longueur, qui reçuit l'extrémité stérieure du mandrin. 11° Enfin, la meche elle-même, composée de ongs brins de charpie ou de coton étagés de manière à représenter des cônes creux qui se recouvrent exactement les uns les autres, cominc des cornets , et que l'on fixe à l'aide d’un bon Gil de Bretagne sur l'hélice , de manière que le premier soit jeséré purès de la capsule du porte-mbche, et le dernier à l'autre bout de l'hélice.
Après cette description, il sera facile de comprendre le procédé, qu se divise en trois temps. 1° On pousse lentement la chemise munie de l'anneau et de la ceinture , à l'aile da porte-chemise coiffé de sa calutte, jusqu'au delà dn réirécissement. 4° On introduit dans }e canal du porte-chemise le mandrin garni de son bouton , jusqu'à ce qu'on ant rencontre la calotie, Alors, d'une main on maintient Le mandrin fixe , tandis que de J'autre on retire le porte-chemise, 3° On réunit l'axe du portetntche au mandrin en les visant l'un sur l'autre, de manière à n'en faire qu'une seule tige; sur cette tige , on Lait glisser l'hélice et le porte-mèche réunis et chargés de la mèche, Quand le sommet de la mèche est arrivé au fond de la chemise, on retire successivement le marin, Le porte-meche , la ceinture et l'anneau ; on laisse en place la chemise, le bouton , la mèche et l'hélice et l'opération est terminée.
Les premières mèches ne sont gardées que quelques heures, à cause de l'irrtation qu'elles causent ; peu à peu le rectum s'habitue à leur présence, et cles peuvent rester jusqu'a trente et quarante heures, Quand la mèche pénètre à plus de trois ou quatre pouces, le malare éprouve un sentiment de défaillance souvent accompagré de frisson. L'narwobité couplète et des frictions sur le bas-ventre ct la région sacrée favorisent la disparition de ces symiômes.
Ce mode de dilatation est-il préférable aux autres ? Qui, sans doute , si l'on considire que la chemise sert à garantir Le rectum, et que les instrumens ont à la fois toute la souplesse , la douceur et la solidise né cessaires, Mais nous craignons que fa complication de tant d'instruinens ne l'empêche de devenir d'un usage général, et nous ne saurions être
| de l'avis de l'auteur qui, après bien des tentatives imutiles, ne croit pas
l'on puisse supprimer une seule de ces pièces sans danger.
L'auteur parcourt ensuite les moyens accessoires de traitement , les douches, la helladone, le galvanisme. [! rapporte deux faits très-remarquables , extraits d'un journal anglais, dans lesquels un anus arti-
| fieiel fut pratiqué comine derniere ressource dans des rétrécissemens du rectum ; l'un des malades succomboe, l'autre survécut très-bien à l’opération.
Nous ne suivrons point M. Costallat dans les applicatons de su méthode aux rétrécissemens de l'urètre, de l'æsophag', cte. ; d'abord , parce que son utilité nous a paru là moins réelle, et puis on peut s'en former une idée d'après ce que nous venons de dire ; j'our l'uréire, par exemple , l'éesret reste à très-peu près Je même, sauf les din:ensions des divers instrumens.
| Le reste du volume est occupé par un recueil d'observatuns le re-
trécissemens du rectum, Vingt-deux de ces observations ont été empruotées à divers auteurs, et trente-cinq appartiennent à l'auteur lutmème ; elles forment une sorte de clinique d'autant pus prérieuse | qu'elles nous montrent sous toutes ses formes une aeclion assrz rare et |
jusqu'à présent fort peu connue, et qu'elles permettent même d'appré-
donner une plante vénéneusc au Lea d'une sutre ; c'est pour cels qu'un examin re parait indispensable.
M, Veurrau. de n'ai pas vu dans le rappart de la commission de raisons pour conserver les berbaristes; et je vois beacoup de raisons pour les détruire. Je ne cilerai qu'un soul fait qui est à ma connaissance; on méderin durant le choléra avait préconisé Le trèfle d'eau comme préservatif; ane dame ea envaya chercher
Cier jusqu'à un certain point la valeur de plusieurs modes de traite-W che un berboriste, qui donna de la béliadone ; elle fut presque empoisonné, On dit, tuais des examens seront une garantie! certes, excepli dans les grandes villes,
ment. Enfin, nous louerons sincèrement M, Costallat du soin avec le- Psheriierte s : d uel il a rassemblé dans un article bibliographique toutes Les indica-| sas qu Lomme ogg toire eenhrile ay d'en tions à Jui connues des auteurs à consulter sur cette matière. Cette table Diègoe qu'ils ont acheté leurs fonds; soit; laissez ceux-là exercer ; mais n'en inst. atteste la conscience avec laquelle il a étudié son sujet. Liuez pas d'autres. En résumé , il y a assez de pharmaciens pour que les he re En résumé, ce livre a le mérite d'être le premier ouvrage un peu es soient parfaitement inutiles , ct comme nous voulons empécher les pharmacomplet publié sur cette matière , et il se recummande en outre par la ciens de faire de La md cine, il est juste d'empêcher les herboristes de faire de
| A ; la pharmacie. Je vote pour leur suppression : , ! | :
manière dont l'auteur l'a envisagée. M. Masscauur parle dans le mème sens ; l'examen D'offre aucune garantie , on
acçu qusyu'a des femmes! Les berboristes sont aux pharmaciens ce que Îles off. | "ee de santé sont aux médecins ; la suppression des uns doit entraiucr celle des antres.
M. Loniment répond à ce qu'a dit M. Pelletier. Il ne demande pas qu'on supprime leur état ; il suGrade ne plus les recevoir pour qu'ils redeviennent ce «A étaient jadis , des vendeurs de plantes én gros. Car ils ne sont point mic sd Éiion de la pre: ils descendent directement des srerduriers qui étaient chsrges de coti vetionner les bouillans de roi quead il avait pris médecine. (On rit }
M. Cnevarsien appuie la snppression par vatinction. Les plantes qu'on trouve chez eux sont avariées on mal séchées: plusieurs remplacent par fraude La farine te moutarde par la farine de navette , elec, L'esamen n'offre aucune garantie: à puet l'insignibance des questions qu'on leur ait, qu'arrivi-til le plus souvent ; On a reçu un homme; c'est une fcmme où wn enfant qui necupe la boutique, |
M. Prrertien adhère à la suppression par extinction , attendu qu'à la mort du propriétaire L: boutique pe étre vendue, soit à des élèves en pharmacie qui n'auraient pas le moyen d'acheter une ofbcine mieux garnie, soit à des fruiticrs : mais si où he Les supprime pas, il réclame l'examen. à dé
M. Ra fe fait oh recherches qui pourront être atiles à retie dis- Set LE cussion. D'abord, toutes Les classes instruites sont unamimes contre les lu ? pres d : ) ntre les herhorisi tes. En 1828 , l'assemblée des médecins de Paris demandait leur 44
M. Lonsmænr. Appelés que nous sommes à combattre tous les abus, il en est un | crois que La Faculté de médecine et l'école de pharmacie prit «pra
surtont qu'il importe de détruire ; je veux parler de cette industrie parasile vuter | 3
sur la pharmacie . l'herboristerie. — L'orateur lit un discours écrit dans lequel il | RS SU OR A Tu mois c'est De Pan ie rome og are pe on be nt ue our Pme comme par sc re . ic SL ret dns l'intérêt du publie d'avoir des vendeurs de plantes miers, je trouve la plupart épiciers, d'autres grainctiers , ‘va marciend de Lg « er al ie A rahenr md P P Len voilà un qui est médecin! (Mouvement. Ils cumulent donc presque ce ve | u | Ainsi, en leur disant qu'ils ne pourrant plus exercer quand ils scrunt morts
Si cependant, ajoute-1-il, vous jugiez à propos de les conserver , je demande. |. "; à Fm É rm qu'ils ne fussent reçus ni par les Facu tés, ni per les écules. Pourquoi en | {rire général}, je veux dire que leurs enfans ne pourront exercer, ils auront la
effet lesassajétir à d'autres formalités que les droguistes? Ce sont tous deux des mar- | ressource de leur seconde profession, chands de médicamens en gros; sulrment les vas se bornent aux drogues exotiques | M. Dovurce défend les herhonistes. C'est une jostilntion fort ancienne ; Galien les autres aux drogues indigènes. Je prérois ce qu'on va we répondre; pourquoi | F0 parte sous le titre d'hertarié. I en distinguait même deux classes , les collecrejeter mne garaulie de plus de leur capacité? Le pourquoi, le voici; c'est que ce [teurs et les vendeurs, Dans le siècle dernier, il n'y eu avait pas à Paris; ausa le diplôme que vous leur donnez teur sert à tromper be publie, qui les croit autorisés R Service de lherboristorie se faisait mal, et revenait fort cher, Cela se conçoit : Les à lui vendre des remèdes pour tausses maux, € qui est trop enclin à croire qu'un pharmaciens fossant de pe grandes dépenses el ayant besain de plus grands proindividu qui connait les unies doit en connaltre les propriétés. En me résus | lits. Dans les villes où il n'y a pas d'herboristes, le service dés plantes Mlthes pan, je demande l'ajournement de l'art. 9 jusqu'à la discussion sur l'exercice de e-t mal fait, et enfin à Paris même , sur deux cents pharmaciens, il n'y en a pas la pharmacie. cinquante qui voulussent se sounu Lire aux latigues des herhoristes. d F br. Vavereuvt, Je commente par rendre unc cutière jastice à quelques her- M. CuevaLLier. Dans les villes dé province où il n'y à pas d'hérboristes, les
boristes qui se distinguent dans leur Arena Passez-me la comparaison ; il est plantes sèches valent beaucoup mieux, el chaque pharmacien à sou jordin, où il parmi éux beaucoup de Pelletier, de Caventou , mais il y à aussi beaucoup d'i- peut à l instant cueillir les plantes fraiches qu'on lui demande. Qaant à Paris, à fnorans, qui exercent leur commerce d'une manière périlleuse pour le publie, [part quatre à cn grandes maisons, où les plantes sont de boane qualité, chez D'autres ne craignent pas d'employer la fraude; ils vendent, par exemple, de la | tous les autres herboristes elles sont mal préparées , avarites, et il v en a un tixrs farine de montarde complétement iverte pour les pédilures ; d'autres enfin par cu- ! au moins dont on nc peut se sorvir. è
“dité se livrent à un tratie beaucoup lus infime, et debitent la rbuc et La sabinr avec conscience de l'usage anquel elles doivent servir, De ue presque aucun d'eux ne se borne à son conim Fee, L'herboriste mâle el femelle (on rit) est pour le peuple Le médecin en première instance , €l souvent mène le médecin d'appel. Il ordonne poor les suvurs rentrées ; il contrôle et modifie souvent les ortonnonces du médecin véritable ; enfin sa boutique est un bureau permanent de const. ttations. (Monrement)
RÉORGANISATION MÉDICALE
SUITE DE LA DISCUSSION PU RAPPORT DE L'ACADÈMIE ROYALE DE MÉDECINE
Séance ou 21 vécremnne 1833,
La disenssion est ouverte sur l'article 9, ainsi conçe : Art. IX. « De constater par des examens parts a capacité des herhoristes et des sages-fenimes 7 voudront exercer dans de département, mais seulement pour les lieux éloigaës des Facullés et des écoles. »
M, P. Douois fait remarquer que l'article concerne deux professions fort différentes les sages-femmes et les ticrboristes ; ilen demande en conséquence la
M. Guivounc appuis cs remarques. Il se souvient du temps où il n'y avai presque pas d'herburistes à Paris. (M. Double : Vous n'avez pu Ever 1) Picdans et je vais citer un fait qui est à ma connaissance. Dans wat maison de pharmanse qui faisait ce commerce eù grand, un élève était chargé spécialement d'aller acheter œrx halles les plaates medicinales fraiches. Je ne crois ni à Ja nécrsuté ni à I ar 5 per : ps gerer mois 30 n'est pas nécéssaire d'en faire un si -S à particle de loi, »'y a qua n'en plus voir : À D'autres se font charlatans an petit pied; ils ont leur onguen' . leur pommade. | blantes communes , Per en mod pe ie per pra y lyena enfin qui exercent €n gramk, et ont des médecins à leurs L'a On ne Ainsi , le public n'en sera jamais dépourvu , et Les plantes actives sen n ps Juste paie pas la consultation du médecin ; sais en revanche an pale les herbes que Pon Évement réservées aux pharmariens, ront exclusivous rend alors par brassées. EnbGn ils mat le débit de substances très-actives ; | + M, Mauncavzt. M. le rapporteur us sbonlé aurons de noz obiecti comme la coloquinte; où bien encorc ils préparent ces-mêmes ce que lon sp-| M. Douce, Vos objections portent sur des abs, et quelle … Tiastit RES
Île vulgairement des médecines ; de là des dangers el des accidens d'autant plus lit ne se glisse pas d'abus? Vous avez allégué des proto x = rec Li ation ni à redoater qu'ils n'ont aucune responsabilité ni de profe-sion, ni de con-cience. | bas des médecins aussi qui se sont trompés dans leurs ordounan k es: ns — Je sais que leur suppression est une que ton Braut en ce qu'elle tonche à des in- | bar exemple le signe de l'once, à la place du signe du gros ls d se rs térèts privés ; mais la commission n 4 pas été arrêtée par des raisons analogues , [cies, à qui donc est conGé aussi le débit des plante. ? des tres pa mr pou” des ofriers de santé et les débitaus d'eaux minérales. Je demande qu'on en Îdes ‘bus, nous le savons, et nous avons fait tout pale ic . Qu'il y ait Pevienne au Lee même de la loi, et que la vente des médicameus en étail ne À pour y remédier. qui étant en no're pouvoir puisse se faire ailleurs que chez les pommes es per rie-v Lg }. M bn voile EU A ane 1 UN NO Ad
Ans + abus; mais il y a un obstac i s'oppose af, on. V0 s'en .C M. Peuvrrien. Je connais lots cs 3 mais dl y q FE les jurys n'en reçoivent ah ans qu'un très-petit po | À gr lee
la rcssion des herboristes; c'est “ils ont acheté leurs fonds de comnuree quif à L . ‘
ph: er souvent leur unique patrimoine. Les supprimer serail vs ruiner. [n'intéresse que quatre ou rinq cités. El quand je considere que le seul argument
Maïs nous pouvons au moins eu Loute équité les restreind € dans les anciennes li- | 40 ri puisse px en leur faveur est le bon marche, tandis que d'autre part sc
mites de leur profession. Autrefois les berboristes n'étaient que des collecteurs et | ae tant d'abus et dles abus qu'en dépit de tout il est impossible de prévenir,
des sécheurs de plantes qu'ils rendaient en gras aux pharmaciens; ils ne pouvaient Je M Fos que je suis, moi, pour leur suppression.
vendre au public que des isntes fraîches , et encore était-ce par tolérance. ose UBLE. ré toutes Les villes de 8,000 à 40,000 habitans, 1! y a au moins Leur profession ainsi limitée, je croisencore qu'il faut leur faire subir nn €xa- un berboriste, Voyez mes tableaux,
men, C'est à tort en effet qu'on les assimile aux dr uistes; ceux-ci ne vendant | M. Aoecon. Vos tableaux n'indiquent pas la population des villes , mais seule
qu'en gros (je ne parle pat des era À aux pharmaciens ct aux médecins , les ache- ment celles des départemens ; et je déclare que dans les 29 départemens qui res-
teurs sont censés connaitre la marc andise, et la fraude n'est pas possible. Mais sortent de la Facu de Paris nous ne recevons pas par année plus de 2 à $ bce-
Y'herboriste rendant à tout le monde, il faut avoir une garaotie qu'il n'ira pas | boristes.
M. Dovnce. C'est que les autres existent illégalement sans doute; mais le fait que j'ai avancé csl vrai. | ‘ :
M. Aorzox. Comment l'arex-vous pu faroir?car j'ai eu 57 listes des professions médicales dans 57 départemens ; on n'indique pas la proportion des herboristes dans les villes.
M, Dovnce, C'est précisément le contraire. (Aux vois ! la clôture!)
M, Romxer demande de quelle utilité sont les berborisies ? car pour les plautes sèches, elles sont recwellies en majeure parte par des gens de la campagne , des jardiniers , où méme par les pharmaciens. Pour ls plantes fraichès, c est encorune queslion si «Îles sont aussi bonnes que les sèches EL est à craindre ,si on eone serve les herhorisies , que Les oflicivrs de santé et Les pharmaciens de second classe supprimés n'embrassent cetle profession El enfin, répondant à la question du bon marché, l'oratvur atteste que la concurrence a obligé les pharmaciens à baisser leurs prix de 500 pour 1040.
M. Rexaucoix Je dis que si les herboristes n'existaient pas, il faudrait les inventer, (Oh, oh! rires et murmures.} Je ne parle pas des grandes villes cù Les pharmaciens peuvent kes suppléer ;mais dans les petites villes , les bourgs, les vil lages, ils sont l'unique ressource, [Plusieurs voix : mais il n'y en a pas! } Je vous demande pardon ; dans les très-petites communvs.. (Il o'y en a pas; M. le rap porteur l'a dit lui-même} La où il n'y en a pas, on est fourni par des herboristes ambulans, {Eh bien?)
M. Casvarzien soutient que les pharmaciens sont moins chers que les herhorisses. (Rires et murmures.} Îl connoît un berboriste qui rend des pilubes qu'il s prises chez un pharmacien ; il faut doge qu'il y gague encore,
M. Viscracove. La commission asupprimé Les dépôts d'eaux minérales, qui offreut bieu moins d'inconvéniens que les berhoristes.
M. Dovace. Les magasins d'eaux minérales ne sont soumis à aucune inspection: viles vendeurs ne sont soumis à acun examen qui atteste ot leur probité, ou leur capacité, (Plusieurs voix : il y a quatre inspecteurs des eaux crinérales! )
MM. Loninear et Petcerien sjoutent quelques mots. La clôture est demandée avec furce el prononcée.
M. Dovase. Voici l'état de ls question : les herhoristes seront-ils conservés où supprimés ?
On vote sur La question aiasi poste; Cinq à six mains se lèvent pour la conservalion ; une immense majorité vote pour ln suppression, La suppression est adoptée,
Une discussion s'engage alors sur Li conséquence de ce vote, M. Guéneau pense qu'il faut simplement supyrier dansl'articleces mots : et d'es kerboristes.M. Double répond que cela ne suflit pas, et que Le vote entraine La suppression d'ur autre artiche ultérieur concernant es herboristes.
M. Aorcox demande que l'article soit conservé à raison des herhorites actuellement existans. Il y a deux classes d'herhoristes, les uns reçus ar les Facultés, et pouvant exercer par tont le royaume ; les autres , reçus par
sjurss, et soumis à un nouvel examen lorsqu'ils changent de département. Quant à présent , et puisque Les jurys médicaux sont supprimés , il faut ajouter aux altributions des conseils médiraus : 4° de revevoir Les officiers de santé qui changeraient de département ; 2° d'examiner les hesboristes actuellement existans , et qui chang-raient de département, 5° enfin de recevoir les sages. femmes,
M. Chevalier demande nn article spécial qui constate la suppression des lwrboristes; M. Villeneuve appuie et demande en outre an considérant qui précede l'article , comme il s été fait pour les ofbeirrs de santé, M. Robinet insiste surtout sur la nécessité d'une rédaction claire, et qui ne donne pas lieu à diverses interprésations.
Aucune de ces demandes n'est mise aux voix; l'assemblée parait convenir tacilement que, quent à present, il suflt de retroncher de l'article Les mots concernant les herhoristes. La discussion s'engage sur les sages-femmes,
M. P. Dunois. Les sa8e3-frmunes ont actuctlement trois roies d'instruction , savoir : {les cours des Facultés: 2° des cours professés dans l'hôpital Le plus fréqueuté de chaque chef-lieu de département ; $° l'école de la Maternité, Elles ont également trois voies de réception, qui sont : 4° deux examens , l'un théorique ct l'autre pratique, devant la Faculié ; 2 un examen devaut les jurss médicaux ; 8° un jury spécial srégeant à la Malurnité. Ce jury spécial donne aus sages-femmes qu'il reçoit un brevet de capacité qu'elles échangent contre un diplôme qui leur est donné par un jurs médoral,
Je présume que la commission ne veut rien changer au mode des réceptions faites par Les Facultés et par be jury spécial de la Maternité, Les jurys médicaux seuls scrout reniplacés par les conseils médicaux. Mais ces conseils awdicaux séront-ils sufbeimment capables pour les interroger? Et en supposant que Les premivrs membres sent cette capacité, ss devront être renouvolrs: et à des hotnmes capables en succèderont d'autres de plus en plus incapables. {Muratures,; Je o'officge point; je ne fais qué proposer des doutes, En outre ces conseils médicaux he pourront-ils pas étre élus sous l'influence d'opinions étrangères à la France ? Et culs , entre ces neuf honrmes qui pourront étre pen riches soit en fortune , soit en clientele, ne s'ékevera-t-1 pas des rivalités? En un mot, je ne conclus point , je demande seulement à être éclairé sur la question de savoir si les conseils médicaus offriront sutaut de garanties de capacité et d'indépendance qu'en offrent actuellement les jurys.
M. Lonipcar porle dans le méme «ns, et demande que les sages-femmes ne soient reçues que par les Facultés, Comment veut-on que les trois pharmaciens dur, conseil médical se wéleut d'examiner des sages-femmes ?
femmes sont obligées
|conseil, où bienil + pasd'enseignement, et alors les ns les écoles secondaires. C'est un inconvéaicnt auquel jé ne
d'aller le chercher sas Coniment parer.
Plusieurs voix réclament contre l'assertion de M. Dubois , que les renouvellemens des conseils amèueront des membres di plus en plus incapables, M, Moreau appuie surtout le projet, parce qu'il ne voit rien à meitre à la place. M. Double ce per qu chjections de M. Dubois touehant les garanties d'ivdépendance et de capacité,
M. Adelon propose de remplacer @es mots : dans des lieux, par ceux-ci: dans Les départemens. M. Double adhère à ce changement.
L'article ainsi modifié, et sauf les mots ; concernant les herboristess, qui dcmeurent supprimés, est ensuite adopté sans opposition.
La séance est levée à 5 heures,
Séance no 24 nécemnne.—Préddance de M. Manc.
Après l'adoption du procès-verbal, M, Double demande La parole.
L'ordre du jour, dit l'honorable rapporteur, est la discussion sur l'article 40, qui conbe aux conseils médicaux un droit de surveillance sur Les écoles secondaires. Dans le principe, ces écoles, nées spontanément , n'avaient qu'une existence meertaine et éphémère. Depuis , ua décret les a raliachées à l'université, qui a droit de les surveiller, Dans cet état de choses, il parait inutile de ks placer encore sous le contrôle des conseils médicaux, avec lesquel- elles n'ont aucun point de rapport; la connuission propose en conséquence de regarder cet article comme non avenu et de passer à la discussion de l'art, 44.
M. Onriza. J'allais faire la mème proposition. Je demandera également La suppression des art. 19, 20 et 21, qni attribuent oux conseils médivaux un pouvoir disciplinaire. I me parait impossible, dans l'état actuel des choses, que l'on songe à établir ds conseils de discipline, (Mouvement.)
M. Doune. Je prie aotre honorable confrère M. Orôla d'attendre au moins pour emo ue que la acer arrivée là. :
M, 0e Less, Je sais qu'il y avait autrefois deux #es chargés Ponireesité de surveiller les foules secondaires; mais ils pri supprimés. Par qui sont remplie ces fonctions ?
M. Avezox. Par denx officiers que nomme à cet effet le recteur de l'Académie dans le ressort de laquelle est l'école secondaire.
En conséquence de la déclaration de la commission , on passe à la disenssion de l'article suivant.
Art, XI. De visiter, dans la circonsrription départementale, les pharmaries, les boutiques et magasins des droguistes, des épiciers et des berhoristes, les diverses collections de médiesmens dans Les établissemens publics, et aussi chez les médecins et les officiers de santé auterisés à les débiter conformément aux Jais.
M. Onrita. Je demande qu'on m'explique comment se feront cs visites ? Aujourd'hui, sl y a un jury médicol composé de six personnes , qui se divise en deux commissions, chargées chacane de la moitié d'un département, ce qui est déjà ! Fort pénible. Entendez-vous que les neuf membres du consil médical feront le ‘tour du département tout entier ? La chose serait impossible , et pent-être pour ve cas convicndrait-l de créer des conseils d'arrondiss mens, qui seraient chargés réciproquement de faire les visites dans l'un des arrondissemens voisins, pour éviter 8 soupçons de rivalités où de coteries dans le leur propre. On ne parle pas non plus des émolurmens, Les frais de ces visites sont énormes, et aujourd'hui, quoique les visiteurs soicat payés pour Les faire , je déclare qu'elles sont mal faites : que sera-ce s'il faut les faire gratuitement ?
M. Perurries. Sans doute, les jurys étant supprimés , 5 fout bien les remplacer par les conseils méxlicaux ; mais les jurys ne (aisarent pas ces visites là où existaient des écoles de pharmacie , et je demande que ce droit soit consersé à ces écoles.
M. Dove. J'ai licu d'être surpris de cette demande. J'ai dit dans mon rapport que lesdécisions de la commission avaient éte prises à l'unanimité : M. Pellelier, membre de la commission, a-1-il pris la parole pour me contredire ? Je déclare sur moon honneur que , sur cet article comme sur tous les autres, ily eu
lunammite, Nous savons üté le droit de faire les visites aux écoles de pharmacie, |parce que ce visiles sont des mesures de police médicale et ne ticnnent aucunement à l'ense gnement,
M. Pezserien explique qu'il a entendu l'article dans le sens de la réclamation qu'il vient de faire. Les écoles de pharmacie ne sont pas d'ailleurs un corps seulement enseigannt ; elles ne font pas partie de l'université; elles ont quelque chose d'adeministeatif. Pour que l'argument de M. le rapporteur soit valsble cuntre elles, sgh commence donc par déclarer, dans un article spécial , qu'elles ne se ront à l'avenir que des corps enseignans, et qu'on dise à quoi elles se rattachent,
M. Docasr. C'est one malière que nous avons rég'ée plus loin.
M Bourar, L'intention de la commission , comme je l'ai comprise, a été de séparer complétement le police de l'art et rs écoles. C'est pour celles-ci une charge fort désagréable que ces visites , et qui les dérange de leurs travaux, J'a-
{bonde conséquemment dans le sens de M, le rapporteur, M. Aoezos defend le projet de la commisdon, Les Facultés et ke jury de la
Quant à la manière de fa re ces visites, cet moe chose purement rélemen<
Maternité conserveront leur deoit de réceptions mais 1 faut remplarer les jurss, taire et qu'il fout laisser arranger aux conseils médicaux. Is pourront se diviser car on ne peut exiger des sages-femmes qu'elles aillemt se faire recevoir si lon de llen commissions de trois membres; les frais scout balancés par les rétributions chez elles ,la plupart n'en auraient pas le moyen, Il est ben sûr que Les phorns- ||mmes ; et je repousse la création des conseils d'arrondissmens, afin de ne pas ciens ne feront pas partie de ce jury nouveau, mais il restera encore six membres, !|1eop déléguer d'aitorités à La fois, Le grand mal, celui auquel 1 faudeait parer
ét il y a daus ce nombre même une suflisante garantie de capacité.
M. Vesreac voudrait que les sages femmes fussent reçues par les écoles sécandaires. ‘Plusieurs vois : Mais cela est dans l'article.) Purdon , continue l'orateur,
avant tout , c'est que l'epoque des visites est prévues 1 faudrait qu'lles se Gssenit inopinément,
M. Dovuaue parle dans le même sens; 8 relit un pastage da rapport dans
lequel on bienil $ a des cours d'accouchemens dsns La ville où siège le conseil médical , ||lietention de la ummission est si chaire qu'on n'a pa absolument s'y méprendre, et alorsles professeurs sont infiniment flus aptes à examiner que les wcuabres du an veut attribuer aux consils médicaux toute la police médicale. Les anciens
nd .
ou
jurys se partageaient es commissions de deux membres ; les conseils médicaux , composés à Lun membres par l'addition de trois soppléans , pourront se diviser eu deux, trois où quatre commissions , selon qu'ils le jageront convenable,
M. AneLox. Les jurys se partagent en deux commissions composées chacune d'un médecin et de deux pharmaciens, Qu'on laisse aux conseils médicaux le soin de se former en commissions, cela me parait convenable: mais ils n'ont que trois pharmaciens sur six médecins. (M. Docnie : quatre pharmaciens avec le supplésut.} Jusqu'à présent on n'avait parlé des suppléans que pour remplacer les titulaires absens ; et juéqu'à ce qu'un article exprès ait dévudé le contraire , je ne peux admettre que neuf membres dans les conseils médicaux, Or , je dis que sous ce rapport les jurys médicaux étaient mieux en nosubre double des médecins , et ce sont les pharmaciens surtout qui ont les conna ssancrs nécessaires pour bien faire ces visites, Si l'on avait adopté la
osition de M, P, Dubois, et discuté les attributions des conseils avant de e nombre de leurs membres, nous n'aurions pas cet inconvénient.
M. Adelon soutient d'ailleurs que les visites se font toujours à des époques indélerminées.
M. Bovear croit qu'en effet deux pharmaciens vaudraient mieux pour ces visi- Les ; mois au total elles se feront trèshien encore avce un seul. Il insiste d'ailleurs sur la nécessité de Les renouveler à des époques inopiaées ; aujourd'hui elles sont toujours connues quinze jours où Lrois semaines à l'avance,
M. Bussr. Je trouve trèshien qu'on enlève ces visites à l'école de pharmacie ; mais il faudrait eu moins dire pourquoi, et si c'est que les visites étaient mal fai- Us, (Non! von ! Je déclare qu'on ne peut savoir à l'avance l'époque des visites de l'école, excepté que quaod 3 commi-<ion inspecte an quartier, le quartier voisin en est instruit ; cela me saurait s'empêcher. On pourrait sans doute admettre des visites inattendues, mais gardez-vous de les répéter sans mesure , vous en feriez une inquisiton effroyable, surtout à vous sougrt aux rivalités de la profession.
M. Boutar. I n'y a pas besoin de motiver La mesure en ce qui concerne les écoles de pharmacie ; leur ütér toules les fonctions de police médicale , c'est les relever.
M. Romquer, Il est fort bien de les relever; mais il faut songer que le produit de ces visites est une recette importante pour ces écoles, qui ne recoivent rien da gouversement; c'est La base principale et ka seule base fixe de leur revenu. D'ailleurs. ce pe sont plus comme autrefois les visiteurs qui perçoivent le prix de kurs visites ; ce sont les agens du fi-c, comme cela a lieu pour les poids et me sures. J'ajoute que ces visites seront faites d'une manière plus ivdépeodante par des pharmaciens sans ofiicine que par des pharmaciens qui pratiquent. Aussi ceux de nos collègues qui tiennent ofbcine s'en abatiengent toujours, Et enûn , en ne plaçant qunu seul pharmacien dans les commissions d'inspection, vous le chargez d'une trop ficheuse responsabilité.
M. Onpica. Si vous ne mettez qu'un seul Dee dans vos commissions , j'ai gramdl peur que les visites ne soient pas faites, En effet , dans l'état actuel , par qui sont faites ces visites ? Exclusivement par les pharmaciens du muédec ns n'y assisient jamais ; mois ils se servent de ce prétexte pour al des malades ; il y e@ à qui vont ainsi jusqu'à doure et quinze lieues.
J'ai une autre remarque à faire sue celle phrase de l'article : « Les diverses collretions de médicsamens. » Y comprenez-vous aumi les collections des cabinels d'histoire naturelle ? (Non !) Mais alors il font l'exprimer.
M. Aorsox revient sur l'imposs lälité de faire les visites dans les départemens d'une manière tout-à-fait inopinée. Ces visites ne peuvent se faire sans Le concours du maire dans les petites villes. 1 faut done l'arertir à l'avance, pour ne pas risquer de le trouver absent, L'ors eur partage aussi les craintes de M, Robiquet sur l'insufbrance d'un seul pharmacien. H y a & un embarras auquel il ne voit point d'isue,
M. Drrur. Les vélérinaires sont souvent obligés de tenir une offieine ; on devra donc aussi les assujétir à La visite? ( Certainement ! } Mais leurs préparations ne sont pas dons le codes; on ne s'est jamais occupé d'un éudlex vétéi inale. Je demaide que sous ce point de vue l'article soit renvoyé à la commission,
M. Boucar. Peu importent les préparations des vétérinaires non prévues par le codes ; mais il ÿ aura à constater si les médicamens simples dont ils se servent, le quinquina , la rhubarhe, sont de bonne qualité,
M. Prauerien appuie les di positions de l'article. I fout que toutes les collections de médicamens destinées au débit on à l'usage médical soient sajettes à la visite. Les pharmacies des bôpitaux . des établissemens de charité , des risons , doivent y être comprises, La loi actuelle ne donne pas Le droit de visiter Les pharmacies des prisons, 1] y a deux où trois ans qu'une ordonnance quciale du préfel de police commit pour les inspécter des membres du conseil de salubrité: on y trouva des médicamens de mauvaise qualité, mal soignés, mal étiquetés:; des poisons, par exemple, placés dans des bocaux dont l'étiquelte annonçait des substagces héancoup moins énergiques. Mris une ordonnance ne fait pas loi ; le préfet de police peat éhanger et oublier cet objet , et on voit cependant de quelle importance cela prut être,
M. Onrres partage l'opinion de M. Pelletier,
M. Couxac, Les pharmaciens, par leur profession même, sont obligés à ftre le plus sédentaires possible; en obligeant ceux qui font partie des consetls médieaux à de longs voyages, ne craigaez-vous pos de nuire à leur intérêt et à la réputation de leurs ofüicines :
Une autre réflexion me vient : on a dt qne les visites à Paris étaient toujours inopinées 4 il faut alors qu'elles soient hien rares, où j'aurais lieu d'etre surpris au'elles soiens si peu utiles, quand tons les journaux politiques sont remplis d'annonces de remèdes secrets et non prescrits par le cotiex , qui se vendent chez dès pharmaciens. L'école de pharmacté est chargée des visites à Paris : en vérité, si elbe Les a faites, elle les a bien mal faites ; et à voir ce résultat , je soi convaincn d'ava les conseils médicaux les frront mieux. (Agitation.)
M. Romgcer. M. Cornac ne réfléchit pas que ces remèdes sterels sont sp
gler
la Les
v visiter
LP
isés ; les pharmaciens y étaient |!
puves la plaport sur le nom d'un dacteur en médecine , én sorte que quan vous nous présentons dans Les officines où ils se fabriquent, on nous oppose La prescriplon du médecin, (Mourement.)
M. Monsau rejette d'abord la maltipheié des visites; elles deviendraient joiienses, vexatares, pareilles à celles des droits-réunis. (Murmures.} De plus , ii ve lui parait pas qu'un seul pharmacien sufise pour ces inspections, IL demsrule doue que l'article soit renvoyé à la commission.
M. Douere. Il est farile de répondre à toutes les objections L-4 uns alléguent des abus possibles ; mais s'il sufbsait de supposer des abus , il n'est pas une seule tnslitntion qui résisterait à celle critique, Les autevs voudraient une proportion plus forte de pharmaciens ; et sur quoi se fondenl-ils ? sur la crainte de rivalités entre gens de même profession, Mais ces rivalités seront bien moins pérlleuses quand la vosx d'un seul pharmacien sera balancée par cciles de deux médecins.
La d'scussion me parail d'ailleurs épuisée, et je ne vois aucun motif pour retarder la décision de l'académie.
M. Rexauzoix demande qu'on ajoute à l'article : les pharmacies des présons et des étublissemens de bietfaisance.
M. Dounce. Cela est compris dans la rédaction de La commission.
La discussion est fermée. Aucun amendement n'étant appuyé, on met aux voir l'article de la commission, qui est adopté à une grande majorité.
Art. XI. De faire exécuter fidèlement pour les élèves en pharmacie les réglemens auxquels ceux-ci doivent être assujétis, particulièrement à l'égand de leur stage dans les officines. Tous les certibcats de ces siages nécessaires pour se présenter aux écoles de pharmacie , et dont il sera tenu registre conformément au titre 2 de La loi du 22 germinal an x1, devront être délivrés par les conseils médicaux de département, à la suite du certificat authentique du pharmacien.
M. Pervetren dé-ire qu'on retranche ces mots : particulièrement à l'égard de leur stuge dns les officines. Il semble en effet que les conseils médiraux auront. encore droit de surveillance sur les élèves, même hors des pharmacies, ce qui n'est pas plus juste pour les élèves en pharmacie que pour lesélères en médeoine.
M. Dor:Le. La commission n'a toula mettre dans l'article , et n'y à mis cn réalité rca de seublable,
M. Anezox. Dans Pétat actuel de la législation , le stage est constaté par l'enreaistrement des élèves , soit dans les écoles de pharmiarie , soit dans les mairies. Espérer-sous qu'il le sera mieux par les conseils mrdicoux ? Mais comment , siégeant au chef-lieu du département, surveilleront-ils les élèves des villes les plus éloignées? cula me parait fort dificile, L'aiticle méme est aussi excessivement large : faire exécuter Les réglenens anxquels les élèves en pharmacie do vent tr assujétis ! Mais la comuission à exigé ailleurs certaines conditions pour entrer dans les écoles de pharmacie; sera-ce aux conseils médicaux à opprécier , par exemple, si les candidats remplissent ces conditions ? JL faut , en tout état de cause , laser ce soin aux écoles mêmes ; et quant à La surveillance du stage , je suis encore d'avis de le laisser aux mairies, comme à présent,
M. Bouzar. Nous savons voulu que celte surveillance s'exerçât en famille , et aon plus par l'administration , qui n'y met pas l'attention néces-aire, Ainsi, à Parts, ce sont les commissaires de police qui enregistrent les élèves entrant dans les officines, et je puis assurer que c'est une mesure complétement illusoire.
M. Anezos fait remarquer , la loi à La main, que cet enregistrement doit avoir liea chez les commissaires généraux et non pas chez les commissaires de police.
ML Coevacuien, Je puis afBrmer que quand j'étais élève , c'est chez Le continus saire de police qu'il a fallu m'insrriee, et qe l'obligation est la méme pour les élèves que je reçois aujourd'hui. Il y à sans doute quelque ordonnsnee qui l'a reglé siasi; mais je ne la connais pas, :
M. Lomnenr, Le stage est une étude , aussi bien que Pinscription dans les deu. les. Ne conviendrait-il pas de faire tenir par les conseils médicaux un registre pareil ou registre d'inscription des écoles de médecine; l'inscription de stage devrait y être renouvelée tous les trois mois par l'élève, et tous des trois mois le registre serait envoyé aux écoles de pharmaris. Ce serait un moyen d'échapper aux certificats de faveur et aux faux, trop communs en pareille matière , et j en fais l'objet d'un amendement spécial.
M. Dounure, Ce système svraîit impraticable pour les communes éloignévs.
M. Lomisenr. Nullement, L'élève s'inscrirait chez de maire, qui transmutirait l'inscription an préfet, bequel l'adressera & au conseil médical.
M, Doveue. La fraude serait bien plus aisée ; un maire , un préfet pourraent accorder des inscriptions de faveur à un élève qui n'aurait point quitté 4a fanulle. Ce serait comee ces insc: iptions de droit qu'un élève prnl à Poris depuis Metz ou Steashonrg, *
AL. Lomernr, Ajoutez : et comme Îles inscriptions en médecine. Mais si coln se fait pour uue inseriptios , cels ne saurait se [are pour trois où quatre de suite . et c'est trop supposer que de croire Îles maires et les profets complices de piarcils faux, M. Mamcauer, Mais tout cela va prendre aux conseils médicaux beancouys di temps et même d'argent, et qui les indemnisera? Fiser donc l'indemnité à Jaquells is auront droit, sans quoi personne ne vondra en être.
M. Moneiv. L'art. 24 à tout prévu; ils feront tout cela pour rien, {Rire giné ira}
M. Dounce., D y à oo passage du rapport qui répond à celte objection ; à est dit clairemvot que les rétributions des visites pharmaceutiques, les frais d'exsmen Let les amendes serviront d'indemnité, {(Murmures.)
M. Cavenrou ne comprend pas comment la surveillance s'exercera du but Lieu sur toutes les communes du département.
M. Docnre. Par des visites plus ou mains fréquentes et une correspondance aussi active qu'il sera nécessaire,
oo PP ML. Marncarvur. J'ai encore une autre objection, Tous les jours, il arrive Fa. | cn La sortie d'un enfant vivant d'un bessin difforme. Mon but, monsieur le miderin est appelé pst l'autorité pour donn r ses soins à un blessé, faire sa dé-|fédacteur, est d'arancer la solution de ce problème : la mère et l'enfant étant claration où son rapport et déposer devant les tribauaux. (A la question!) J'en danger, exposer La vie de l'enfant pour sauser lu mére. Mon but enfin, c'est suis; ous allez voir. Le médecin est taxé à 2 fr, ; mais s'il ne se présente pas , 11] de proscrire de l'art des accouchemens l'opération ecsarienne et les autres opé-
est soumis à une amende. Nous ne payez pas vas consrils médicaux; mais si l'un | où plusieurs des membres négligrat leurs fonctions, leur ferez-vous payer une
amende ?
M. Aorcox, Revenons à ls question et à l'art, 42. Voyez. je vous prie , quelle |
énorme correspondanre vous imposer à vos consils médicaux! Le pharmacien
qui reçoit un élève est tenu d'en donner avis au conseil ; le conseil devra acruser à réception de la letire, et cette letire sera transcrite sur les registres. Trois mio | après , l'élève quitte l'ofhicine ; nouvel avis , nouvel accusé de réreption , nouvelle |
transcription, et caleulez ce que cela peut produire par année ave cent ofcin-s, terme mayen , par chaque département ? Le mode actuel est bien plus simple : les élèves n'ont qu'à e faire enregistrer aux mairies où dans les écoles. Cela ne suMit pas. dites-vons ? Soit , et que les conseils médiraux suient chargés de surveiller, si vous le voulez, l'exactitude de ces registres.
M. Dounue. C'est précisément parce que le mode ancien n'offre ps assez de garanties que nois en proposons un nouveau.
M. Peucenies appuie M. Double. Tons les jours, à l'école de pharmacie, on reçoit des certificats datés de 1828 et attestant un stage fait eu 4825. Ces certif- Cats sont visés por le maire; mais que vaut on pareil visa? 11 certifie tout au plus la s'guature du pharmacien,
Ux mewene. Les conccils médicaux devront toujonrs s'en rapporter au pharmacien et à sa signslure.
M, Dounee. Les vi ites fréquentes préviendront de pareilles fraudes,
M. Lovrsenr insiste sur sun anwndement.
M. Aorrox. Il y a déjà trop d'écritures dans Le système de la commission , et M. Lodibert les quadruple, Je demande que l'on conserve la lai actnelle et les registres ouverts dans les mairies, (Une vous : Il n'y en à pas! On rit.)
M. Bouray, Les mutations sont très-peu fréquentes en province ; les élères rétent souvent Jens el trois ans dans une pharmacie, et pour la correspondance et les écritures, il y a près de chaque conseil médiesl up agent salarié.
M. Romçuer parde dans le même sens; c'est à Paris surtout ct pour la fin des études que Le plus grand nombre de frauiles ont lieu,
portant la dote de l'entrée et de la sortie des élèves.
rations meurtrières qu'on met Lrop souvent en usage dans des cas de ce genre.
Agréez, etc. : | Docteur Marsa.
Monsivur,
Je vous prie d'insérer dans votre journal la lettre suivante, et d'y donner ioute
\la publicité nécessaire.
Je vous avais promis un ré-umé de mes obsrvations sur le traîtement des affec.
ons rénérivanes , pendant la durée de mon service à l'hôpital du Midi, Ce travail était prêt: c'était l'analyse succincte d'un opuscule:que j'allais publier sous le titre de : Ætndes sur La syphilis pour servir à l'histoire de cettr maladie chez l'houme «1 chez La femme. Une circonstance inattendue m'empéchera d'ac- | complir cette promesse, Le jeudi 12 de ce mois ont été enlevés sur mon bureau , L mes cahiers d'observations +
manuscrit , qui devait être sous peu livré à l'impression. Plus de 600 observations complètes, recncillies tant à l'hd | puyaient une nouvelle doctrine de la syplilis. J'y donnais plus d'un résultat Of posé à ceux qui ont été avancés par besuconp d'auteurs , résultats qui, formules laujourd'hui et relatés sans les faits cliniques qui les ont suscités | demeureront | désormais sans valeur, On connaissait mes intentions. Je ne les avais pas ca- {chées. Quelques jours avant que le vol n'eût lieu, on m'avait presque fait un jerime de Ls nature de mes opinions Dès ce moment, j'aurais dù me téair sur mes
gardes : la défiance pourtant ne me vint point à l'esprit. Je n'ai pu concevoir une
service des hommes et des fermes, ainsi que le
pital du Midi : u°à la maison royale de sonté, ap-
pareille infamie qu'après son exécution. Je n'ai pas malbeurensement entre les mains aucune de ces preuves physiques nécessaires devant la justice ; mais € acun
| Pi — moi qu'une main intéressée à la question a seule pu commettre vu : a ; e iriger ce vol. Cette maio était Port bien instruite sur les objets à dérober: car M. Romxer ajoute qu'à l'école de pharmacie on n'accepte que des certificats [elle n’a pris que ce qu'il Fallait , et tout ce qu'il fallait prendre. On a craint des
révélations ; c'était , il fant l'avouer, le meilleur moyen de les anéantir, Mais vien-
M. Pervrrimn. Je le sais; mais j'ai la preuve matérielle que de pareils certiG- dira sans doute l'oceasion de es reproduire : j'ai des souvenirs qui seront diff
cats ont été donnés à des élèw: s quai n'avaient pas fait le stage exigé.
On demonde la clôture avec force; elle est adoptée.
L'amendement de M. Lodihert est mis aux voix. Une première épreuve est doutouse; il est rejeté à la seconde. L'article de la commiston est ensuite mis aux voix et adopié.
Sur La proposition de M. Double , l'Académie décide qu'il n'y aura plus qu'une seule séance de discussion par semaine, La séance ordinaire sera fixée au mardi, la séance de discussion au samedi. Toutefois , il y aura séance jewdli pour les élections.
Séance lerée à cinq beures.
nié D
— {a dernière séance de l'Académie de médecine sur la réorganisation de la médecine, a poussé la discussiog jusqu'à l'art, 11, De l'adoption de cet article dépendent les attributions disciplinaires des conseils médicans. La di-cussion sera continuée samedi 4 janvier,
VARIÉTÉS
Paris, $ janvicr 1834.
Monsieur ke rédacteur,
de viens de faire fabriquer, dans l'intention de le sountéttre à l'Académie, un forceps compresseur et brisc-Léte , el comme je désire m'assurer Ja piiorité de cel
instrument , je vous prie d'insérer ma lettre dans le plus prochain numéro de votre esianfle journal.
Mon furceps est 1 d'un pied et quelquus pouces et ne pèse pas trois livres, Hse composs d de des euers, d'uve vis qui les traverse dans leurs deux Liers
inférieurs et d'un Réau molule traversant Le tête de la vis et lui servant de lérier daos la manœuvre. On peut du reste se Lire une idée assez juste de l'ensémble ; présente ce nouveau cephalotribe en le comparant à l'étau des serruriers, dout il peut avoir la forre.
Mon but est de oser cet inslrumest non-sculerent pour briser La tête de l'enfant mort dans La cavité de la matrice, mais encore pour la comprimer un peu quand elle est un peu plus grosse que le bassin n'est large, et d'opérer parce
l'eiles à effacer,
4e sais donc seul frustré dans evtie cirronstance; mais loin de perdre courage .
lin de vou ber l'indéprodance de mes opinions devant des opinions qui n'ont d'satre mérite que d'être supérieures en grace , je ke déclare, à peine initié à la sine , jee veux x cutrer que loyalement et sans charlstanisnse,
Recevez donc, monsieur, tous mes regrets de ne pouvoir con-igner mrs recher-
ches dans votre estimable journal, La publicite qu'aura cette hettre est sujourd list ms seule consolation, Puisse-1-elle arriver sous Les vaux des auteurs de eette infa-
mie. et leur apprendre qu'un vol scientifique est aussi flétrissant qu'un vol d'or ot d'argent.
Veuillez agréer Maxime Venxous ,
Fnterne a l'hôpital du Midi {service du éivit}
Paris, ce 23 décembre 1938.
Nora. Celte lettre devrait paraître dans notre dernier numéro : l'abondaner des matières nous en s fait retarder l'inwrliva.
— Dans un article inééeé dans le dernier numéro de la Gazktre minicane, concernant le magnétisme , nous ovons dit que M Magendié avait été secrétaire de l'une des commissions nommées par l'Académie. Pour étre complétement
exact, nous ajouterous que M. Magendie n'a assisté qu'à deux séances de cette commission.
— On lit dans la Dorficitung qu'à Vienne l'homesopathie vient de recevoir nn coup sensible ; que des visites domciliaires sévères ont eu lieu chez les médecins bommropathes; quetousles remides homeempathiques ont été saisis, et que La jliarmacie homaænpathique à Vienne a été supprimée, Beaucoup de Vienaois venlent présenter br aps à l'empereur, afin qu'il leur soit permis devivre et de mowrie hoc rquenieont,
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Le Rédacteur en chef, Jeres Guéuir.
PARIS. — ÉVERAT, IMPÂTMEUR
°AUE NU CaDRAN, n° 16