‹ Gazette médicale de ParisChapitre 6 sur 394 · TOME IE. — 1534.) SAMEDI 4 JANVIER · texte numérisé non relu

TOME IE. — 1534.) SAMEDI 4 JANVIER

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La Gazette mémicasx DE Panis (Gazette de sunte et Clinique des hôpitaux réunies } paraîl tous les samedis de chaque semaine; chaque naméro est composé de 46 pages in-4°, 32 colonnes , et équvant à 6 feuilles in-8". Le prix d'abounement est pour Paris et les Départemens, de 4 fr. par an, 20 fr. pour 6 mots, et 40 fr. pour truis mois. Pour l'Étranges 44 fr. Les sbonuemens ne penvent dater que du commencement d'un trimestre, 1° Janvier, 1° Avnii, 4° Juillet , 4 Octobre. — On s'abonne à Paris, au bureau du Journal, rue Poissonniere , n° 5 , et dans les départemens, cher 1ous les Directeurs des postes, — On ge reçoit que les lettres affranchies.

gangrène proprement ditea comme il s'en développe ailleurs. Ne pour rait-elle pas provenir aussi de quelque acte volontaire, mais crimine ou insensé ? J'ai sonvenance , sans pouvoir bien me rappeler la source où ce fait est consigné, qu'une fois cette mutilation de périnée a été le résultat d'une atroce vengeance exercée par un mari sur sa femme qu'il savait lui être infidèle. 11 n'y a pas jusqu'à l'art lui-même qui ne

nisse dans certains cas occasioner un tel désordre ; chez une des emmes dont j'aurai à parler spécialement, une division la plus complète possible du périnée avait succédé à une opération entreprise inutilement , je crois, pour guérir une simple fistule.

Dans cette revue étiolugique ne se trouve comprise la division congéniale du périnée, C’est qu’en effet c'est mA inquiïe, je crois, que les parties extérieures de la génération de la femme et l'anus se soient trouvés confondus par une disposition primordiale. Le périnée parait échapper à ce vice de conformation si fréquent en d’autres points de la ligne médiane du corps, à la lèvre supérieure, au voile du palais, on sternum , à la ligne blanche, ete. |

De quelque manière que s'opère la division du périnée (et je comre avec le périnée la cloison recto-vaginale), elle n'a pas toujours

e mème aspect ni la même étendue, Quelquefois, chose très-remarquable , la cloison recto-vaginale est seule rompue, et quelquefois la nature fait tons les frais de la guérison; mais le plus ordinairement c'est le périnée qui a éprouvé le principal désurdre, Tantôt il y a une her do 8 étendue , une déchirure centrale par laquelle on à vu quelquefois passer l'enfant tout entier; constamment alors, la nature livrée à ellemême suffit pour réunir les parties divisées. Tantôt il s'agit d'une déchirure plus ou moins étendue de la partie antérieure da périnée , l'anus et son sphincier conservant nées vin intégrité, Ce cas, qui paraît moins grave que le précédent, l'est beaucoup plus en réalité. En effet, la réunion see par la nature est toujours imcomplète , et il reste l'inconvénient fâcheux ; surtout pour une femme jeune encore. d'une vulve sem, 7 beaucoup en arrière et privée de toute contractilité. D’autres ois enfin, il y a division de tout le périnée , déchirure complète de

SOMMAIRE

Mémoire sur la restauration du périnée chez ls fename dans les css de division où de rapture complète de cette partie. — Note sur le bruit de soufflet encéphadique, — Académie des sciences : séance du 30 décembre. — Mémoire sur les glandes destinées à la nourriture des petits, et spécialement sur bor forme et leur position dans un foctus de haleine. — Correspondances médicales : ra À riences sur l'emuploi de la kréosote, — Observation sur Ja difficulté du cathété-

rise dans un cas d'amputation de la verge. — Analyse d'un traité d'anstomie

pathotog-que. — Suite de La discussion du rapport de l'Académie royale de médecine. — Distribution des prix des hôpitaux. — Discours de M. Orfila.

NE EEE

CHIRURGIE PRATIQUE

MÉMOIRE SUR LA RESTAURATION DU PÉRINÉE CHEZ LA FÉMME DAXS LES CAS DE DIVISION OU DE RUPTURE cowecère De certe panris, lu à l'Académie des sciences le G janvier 4854 ; par M. Roux.

La division du périnée chez la femme est due le plus ordinairement aux effets d’un accouchement mal dirigé, surtont À les femmes primipares , ou à l'application peu méthodique du forceps. D'autres circonstances peuvent aussi donner lieu à une destruction complète ou incomplète du périnée chez la femme; telles seraient une blessure causée

ar accident , bien que la région occupée par les parties extérieures de a génération , et les régions circonvoisines soient peu exposées à l'injure des corps extérieurs ; ou bien une uleération gangréneuse, où une

je faisais entrevoir la possibilité d'améliorer sons beaucoup de r ‘ : de nos hôpitaux , soit en comblant des lacunes qu'il était Hiicile de + my un ps $ tlleton . cevoir, soit en agrandissant nos élablissemens , soit enfin en augmentant le Lou Ê il . être des malales et les moyens d'instruction à donner aux élèves, Chargé d'une manière spéciale par Le conseil général de l'honorable mission de dir ger be service | de santé médical et pharmaceutique , le bu eau central et Les travaux académiques "ve. je dus comprendre de bonne heure, comen cette tâche m'imposait de devoirs | et combien seraient grandes les difficultés que j'aurais à surmonter , si je restuis DISTRIBUTION DES PAIX DES WOPITAUX,— DISCOURS DE seul pour une si grande entreprise ; je songrai dès lors à proter des dépositions M, ORFILA. bienveillantes de messivurs les chefs de service , dont j'appréciais mieux « sonne leshautes lumières et le zèle pour be bien de l'humanité. D'ailleurs en M voquant le concours de mes coslères pour améliorer nos institutions étais heureux de saisir une occasion de leur témoigner liquemeut la profonde estime que je leur avais vouée depuis long-temps et d'être l'interprète des sentimens du conseil général à leur égard. Je m'apérçus bientôt , en consultant le ré-

Vendredi $ de ce mais a eu l'eu la séance pour la nominatinn des élèves internes et externes des hôpitaux, et la distribution des prix. M. Orbla a prononcé , au milieu de la plus grande attention , le discours suivant , dans lequel il a fait connaitre l’état actuel des bôpitoux de Paris, et les principales améliorations! éjement de 4899, que l'appel que je 1 -

; ajus a introduites récemment dans leur acivinistration. Nous sommes beureux | {sut dans mon iotér que dans celui pd qe ho “hot. dei pouvoir reproduire le discours de M. Orfila en entier. rendu obligatoire par Fastiele 18 , Qui ent nleul Caucu : re facultatif, était « Tousles ans, les médecins et chirurgiens des hè itaux et ho bureau central, le pharmacien en chef et les phernseions des ge ne mens soul réanis en assemblée sous la présidence d'un membre du conseil général

À MESSIEURS LES MÉGECINS, LES CNIAURGIEAS ET LES FHANMACIENS DES HOFTTAUX ET HOSYICES CIVILS PE PARIS,

F assisté des membres de La coneni huinistrati é 5 Nertturs, pices et du bureau central, ision adhuiaistrative chargés des hôpitaux et hos- Vous n'avez pas oublié sans doute , qu'à la fin de1832, en présilant pour la] "Les médecins, chirurgiens ét pharmaciens honoraires ont Le droit d'assister à

première fois, dans celte encrinte, a :éance solcunelle de la distribution des prix, Ces réunions, dont il leur est donné avis.

NE

cette partie, et cette déchirure peut s'étendre à une portion de Ja cloison recto-vaginale, C'est à ce dernier cas seulement que je m'arrêterai ; c'est incontestablemwent le plus grave de tous.

En effet, jamais on n'a vu ici la réunion se faire parles seules ressources de la nature. Constamment les bords de La plaie se cicatrisent isolément. Alors le périnée à complétement disparu ; le vulre et l'anus ne forment plus qu'une seule et même voie, une fente unique , un sians profond à bords ou droits ou irrégulièrement ondulés, revêtus par un tissu muqueux , et pour peu que la division s’étende à la cloison rectovagina’e, la partie inférieure du rectam et celle du vagin forment un véritable cloaque.

La condition d'une femme en cet état est récllement déplorable, Ce n'est pas qu'elle ne puisse encore concevoir , et même accoucher plus facilement qu’une autre. Une dame , dont je parlerai plus bas , ayant éprouvé une déchirure complète du périnée dans un premier accouchement , venait de mettre au monde un second enfant peu de temps avant que je procédasse à la suture. J'ai connu une dame anglaise qui avait éprouvé le même accident lors de son premier puadisa. se , et qui était devenue successivement mère de douze enfans. Je suis sûr qu'on trouverait dans le monde nombre de cas semblables. Peut-être qu’à force d'adresse , et par je ne sais quelles supercheries , des femmes parviennent à cacher une infrmité si propre à inspirer du dégoût.

Car il ne s'agit pas seulement ici de la perte d'une partie des char. mes physiques, il s’y joint une incommodité aussi affreuse que le seraît tin aous contre-nature. Le sphincter de l'aons étant déchiré, rien ne s'oppose à l'issue des gaz intestinaux parvenus dans Le rectum, ni à la sortie où continuelle où du moins "7 souvent répétée et presque involontaire des matières fécales. Sans doute , celles-ci peuvent séjourner quelque temps encore dans le rectum quand elles ont une certaine consistance; mais si elles sont molles, le besoin de les rendre se produit vif et pressant à chaque instant, et si elles sont :ncore à un état plus liquide , elles s'échappent involontairement, inondent le vagin et tontes les parties voisines. De là la nécessité pour les malades de vivre dans une solitude contraire à leur âge, à leur sexe, à leurs habitudes ; elles tombent dans une tristesse profonde ; presque toujours leur santé s'al. tère et leur teint perd sa fraicheur.

L'honneur de la première tentative pour remédier à une telle inGrmité appartient à la chirurgie française; c'est Guillemeu, disciple, émule et contemporain de notre A. Paré, qui rapporte le premier fait relatif à la suture du périnée. Il avait mis en usage la suture à points entrecoupés , l'opération réussit. Indépendamment de la grande confiance que ce célebre chirurgien inspire, le fait est rapporté avec les circonstances les plus propres à en garantir l'authenticité, Je n'en puis dire autant d'un cas de succès attribué à un chirurgien obscur , dont il est parlé dans les Éphémérides des curieux de la nature, recueil qui n'a pas toujours un caractère suffisant de vérité, Plus tard Mauriceau, Lamotte , Smellie , ont paru croire qu'on pouvait entreprendre la restauration du périnée; ils conseillent dans ce but la suture à points

sés, mais sans dire s'ils l'ont pratiquée eux-mêmes. L'opération resta ensuite pendant long-temps dans l'oubli , lorsque , vers la Gin du siècle dernier, deux chirurgiens français , Noël de Reims et Saucerotte de Lunéville, l'entreprirent une fois chacun séparément, et réussirent l'un et l’autre par l'emploi de la suture eutortillés, Ces deux faits font époque dans la science. Pendant long-temps, ils ont été les seuls con-

nus, les seuls cités, et ont fait la base unique des brèves considérations consignées dans nos ouvrages classiques sur la restauratiun du périnée.

L'homme eélébre qui avait été mon maître avant que je tinsse à lui par les liens du sang , et que la mort vient d'enlever à l’Académie, n'avait

jamais, dans le cours de sa longue carrière, pratiqué la suture du pé-

rinée , et dans son grand ouvrage de chirurgie, 11 se borne à ne pas ver: robe les nouveaux essais qu'on pourrait faire, Son contemporain d'âge et son égal en renommée, M. Dubois, l'a faite uoe seule fois, et n'a point reussi ; M. Paul Dubois, son fils , l’a tentée une fois aussi à l'hospice de La Maternité avec aussi peu de succès ; ils avaient tous deux suivi le procédé de Noël et de Sauceroue, Depuis que mes succès conous ont rappelé l'attention sur ce sujet, on parle d'une tentative heureuse faite par M. Dupuytren il ÿ a douze ou quinze ans, mais à laquelle il avait attaché peu d'importance. La Revue médicale ra porte aussi un cas de suture de périnée pratiquée à peu près dans le même temps avec un résultat également favorable, par M. Montain le jeune , l’un des plus habiles chirurgiens de Lyon , et je dois à la vérité de dire que dans ce cas , dont j'ai eu connaissance il y a très-peu de temps , M. Montain a fait , pour une partie de son opération , quelque chose qui se rapproche du procédé dont je croyais avoir eu cormplétement la première idée.

La chirurgie anglaise , si belle à tant d'égards , s'est montrée tout-àfait stérile sur ce paint. Depuis le commencement de ce siècle, quelques chirurgiens allemands ont essayé de faire revivre la suture du périnée, et surtout ils ont discuté avec sagesse la question de l'époque la plus opportune pour cette opération. Ce sont Mursinna, Mentzel, Osiander, et plus spécialement encore M. Dieffenbach de Berlin. Les uns sent la suture à points passés ou séparés , les autres donnant và la suture entortillée. Aucun n'a eu la pensée d'appliquer ici la suture enchevillée ; et si l'on en croit M. Dieffenbach, 1l n’y a guère à es de succès qu’en pratiquant deux incisions parallèles sur les côtés de la vulve et du périnée, incisions par lesquelles on prévient le tiraillement et une trop forte distension des parties voisines de celles qui doivent être embrassées par des anses de fil, ou traversées par des aiguilles. C'est ainsi qu'a agi le chirurgien de Berlin dans plusieurs cas, et deux fois seulement ses efforts ont été courunnés de succès, Osiander à pareillement réussi une fois sans le secours de ces incisions latérales.

On connaissait ces nouvelles tentatives des chirurgiens allemands ; on voulait bien croire à la vérité de quelques succès obtenus par eux ; mais ces succès étaient regardés comme des faits | eme exceptionnels. En France surtout on ne pouvait croire qu'il füt possible de trouver pour la restauration du périnée une méthode applicable à tous les cas, et qui, dans les mains même des chirurgiens les plus habiles, pût offrir des probabilités suffisantes de succès. On avait done abandommé cette opération comme étant , sinon trop difficile dans l'exécution , du moins trop incertaine et trop chanceuse dans ses résultats. Moi-même , ily à quatre ans , je partageais ces pe générales, lorsque se présenta à moi le cas suivant , qui a fait une si grande révolution dans ma pensée, et qui sera, j'en suis convaincu, le signal d’un és ri grès en chirurgie et un premier pas assuré vers une conquête durable.

Ons, 1— Une jeune darve de la Normandie vint à Paris au mois de décembre 1854 : elle était âgée de 22 ans. Muriée à 49 ans à nn médecin de Valognes , elle était devenue presque immédiatement enceinte , et l'accouchement eut lieu lorsqu'elle touchait à peine à sa vingtième année. L'accouchement fut pénible ; il

n Cette assemblée est consacrée à entendre les observations sur le service de santé et sur les améliorations dont il est susceptible.

» Une commission de cinq membres nommés dès l'ouverture de l'assemblée est chargée de recueillir ces observations, de rédiger un rapport et de le présenter an conseil général dans l'une de ses prochaines séances,

‘» Le conseil général convoque extraordinairement de pareilles réunions , toutes les fois que Le bien du service x »

Vous savez, messieurs, conformément à cet article, vous fütes réunis sous ma présidence le 3 janvier de l'année qui vient de finir et qu'une commission compos de MM. Guénesu de Mussy, Magendie, Husson, Lisfranc et Saubeiran fut chargée par l'assemblée de mes, sd un ra détaillé sur les besoins du service de santé, Des ohservalions nom urent adressées par nous à la commission, qui s'oceupa activement de les coordonner et de les consigner dapsun travail doat La rédaction fut confiée à M. Husson, qui vous en donna lecture ;ce rapport fat adopté dans la séance du 22 février de la même année, Vous savez aussi que ce rapport fut ensuite présenté au conseil général par les membres de la commission médicale, dont j'ai indiqué la composition, et que je fus chargé d'en donner connaissance au consvil, Je ne devais pas hésiter uo instant à me tram r sur les lieux pour constater les besoins que vous sigualiéz : en conséquence Je visilai, dans les plus grands détails , tous les hôqitaux et hosp ces de Paris das où je crus nécessaire de le faire. je m'empressai de me réunir aux cbels de service, qui pouvajent à tant de titres me fournir des renseignemens utiles, L'exsmen auquel je me livrai, me mit à mme de faire connaitre au couseil l'opinion que j'avais pa me former de l'état actuel de nosétsblissemens , tout en indiquant les améliorations qu'il me paraissait urgent de réaliser au plus tôt.

Ce fut alors que messieurs les administrateurs rédigèrent, sous ma présidenre et en vertu d'une décision iale du conseil, un rapport général en réponse à celui de la commission icake. Cetravail, conûé à des hommes éclsirés, que le sentiment du bia seul dirige , et dant le zèle ne se ralentit jamais, fat lu en pré= sence du conseil réuni. Dès ce moment, il fut permis de discuter et d'arrêter une série de délibérations qui derenaient autant de réponses aux propositions faites par la commission médicale; dans plusieurs de ses séances le conceil à prononcé sur ces délibérations dont le nombre , fort considérable, égale celui des propasilions, et qui ne Larderont pas à vous être communiquées. .

Vous voyez, messieurs, que le temps a été mis à profit; mais ce que vous apps avec intérèt , c'est que tout en examinant vos p ions et en suivant les formes lentes que commandent les travaux administratifs, nous avons agi et fait droit à besucoup de réclamations que vous nous aviez adresses. Plusieurs des ue sur lesquels vous appeliez l'attention du consil, avaient déjà frappé

M. Valdruche, Desportes et Jourdan, qui se sont empressés de réal.ser un grand nombre d'améliorations, dès qu'il keor à été permis de disposer des fonds nécessaires. Permettez-moi de vous en faire un exposé rapide.

À Saint-Louis les salles qui étaient précédemment ouvertes de toutes parts, out été closes sans nuire à La ventilation ; elles ont été mieux éclairées, Les salles du grand bâtiment ont été en partie parquetées; celles du rez-de-chausséé ont été lambrissées. Une salle d'opérations provisoire à été construite. Les femmes en couche ont été placées dans un vaste local, et l'on peut dire que ce service ne laisse plus sucone condition de salubrité à remplir, Quelques-anes des salles de chirurgie, auparavent garnies de lits en bois, viennent d'en recevoir en fer; ce remplacement, qui sera conliaué, constitue une des améliorations les plus

fallut recourir au forceps, et il en résulta une déchirure du périnée aussi complète e possible, se prolongeant mème dans l'étendue d'un demi-pouce environ sur la Len recto-vaginale. La nature n'avait rien fait pour réparer le désordre , qui datait done de deux ans, quand cette jeune dame me [ut présentée. À l'examen, je trouvai que la déchirure s'était faite 1rès-exaetement sur la ligne

avait sufl pour suspendre les évacualions alvines, qui ne se ï Ms après l'entière désunion des parties. É SEE ous étions au septième jour; et six jours pleins s'étaient écoulés depui pération , lorsque je me décidai à retirer les aiguilles et à enlever les du On x -« dit alors que la réunion s'était opérée; les deux parties du périnée se maintenaient en contact immédiat. Mais celte réunion n'était qu'apparente et par par une matière simplement glutineuse ; deux jours après tout était désuni ; après quoi les choses reprirent promptement leur aspect primitif, ds. Malgré ce fâcheux (at, une nourelle tentative fut bientôt décidée, Les circonstances étaient absolument les mémes qu'avant la première: car on ne devait teair aucun compte de L: perte de substance si légère qu'avait produite le premier avivement. Mais la malade était affaiblie par le séjour au lit, par la diète, par le chagrin de est insuvrès ; puis nous étions au cœur de l'hiver : il était de! lors nécessaire d'attendre; enfin le choléra vint ajouter encore à ces délais; eu sort que l'opération nouvelle ne put étre pratiquée qu'au mois de mai, ” J'avais mûrement réfléchi sur les causes qui m'avaient fait échouer uoe première fois ; et je m'étais convaincu qu'il fallait en accuser la suture entartillée pe n'a gissant avec tonte La puissance possible qu'à l'extérieur, ne saurait établir un contart exact entre les parties les plus profondes de la plaie, Ainsi le fond de 1a plaie restant béant du côté du ha . ses bords étaient continuellement bumectés par les mucoutés, qui découlent d'autant plus abondamment de ce canat ce y participe à l'itflammat ion du périnée. Cette idée mé conduisit à ns sd Es Léa ris encherillée ne serait pas préférable; et ce fut à cette suture que L'avivement des parties cicatrisées fut fait comme pour la ï frati Je plaçai aussi quatre ligatures en faisant agir les dites À mare acer a des Gls, d'un côté de dehors en dedans , et de l'autre de dedans en déhors, J' le soin d’anticiger un peu sur les parois du vagin. mais assez seulement pour der rer sur ces parois une légère traction, el pour pouvoir mettre en contact 4 deux plaies dans tous les points de leur étendue. Les ligatures étant jlacées F j'employai poar cylindres deux morceaux d'une bougie de gomme és == peu forte ; l'un des deux fat placé dans les anses que Les ligatures doublées | for mérent d'un chté, et l'autre du côté opposé, entre les chefs isolés de tout s ces ligatures ; et je terminai en formant avec les deux bouts de chaque 6, sur . second cylindre, d'abord ue nœud simple très-serré, puis un nœud ouclé, Je + craigois point de presser les bords de la plaie l'un contre l'autre un eu forte ment. Je ne do s pas oublier de dire que, comme par La manière dont elle agit . la suture entortiliée fait un peu saillir au-dehors les bords de Li plaie , et pa cr par elle , la cosptation n'est jamais aussi parfaite à l'extérieur qu'on pourrait Le désirer, j'avais songé d'avance à prévenir cet effet et à mettre la peau en contact avec elle-même. J'y parvins au moyen de ligatures minces que j'avais engagées dans Les différens points de suture avec les ligatures principales, et qui me te rent à fure comme autant de points de suture simple, toutefois fort peu serrés Ainsi j'avais tout prévu, tout calcalé, tout combiné si bien, et tout se passa si bien aussi comme je l'avais désiré , que j'ai fait peu de choses ea pr i i m'aient autant satisfait sous le rapport de l'exfeution. Après la suture ais, les parties voisnes n'étant pas plus tendues qu'après la première opération , je me disprasai encore de faire les incis'ons ltérakes de M. Dicffenbuch. La malade fut . relaap soins qui Jui avaient été prodignés.

e ue fs rien pour provoquer les selles , espérant être favorisé par la constipation habituelle de La pod En effet , elle persista j ges Le . persisia jusqu'au vingt-deusienve

Au commencement du septième jour, j'avais enlevé les cylindres et retj = tes les ligatures. Déjà à cette époque on voyait dislioctement qu'il de aa er les deux moitiés du périnée autre chuse qu'une simple agghtination ; déjà elks étaient assez solidement réunies, ét il anrait fallu va certain effort pour les sé rer, Insensblement la cicatrice acquit plus de force et de solidité , et bieotôt la consolidation du périnée fut parfaite. Au vingt-deuxième jour cut lieu la première selle; l'anus était alors plutôt trop étroit trop large , et l'expulsion -des ma tières qui formaient une masse assez cobsi ralle et d'une grande consistance ne sé fit pas sans beaucoup de peine, et il fallut méme y aider par des pressions exercées de haut en bas avec ui doigt introduit dans le vagin. Mais Funion était à celte époque tellement intime et salue , qu'une défécation encore plus laborieuse n'aurait pu la rompre.

Le périnée ainsi reconstitué ne différait alors en rien du périnée dans son éta

tion astringente d'une monière remarquable , et qui lui procuraient à volonté une constipation plus ou moins long-temps rolongée. Malgré cela, elle s'était réduite à ne prendre que la quantité d'alimens bien strictement nécessaire à l'entretien de sa vie ; et dans la crainte d'être surprise par un besoin subit et impérieux de rendre rs vents où des matières fécales , elle vivait presque entièrement retirée du monte,

Pressé par le mari de cette jeune dame , je consentis à tenter une opération sur laquelle je ne connaissais alors, avec quelques détails, que les observations de Noël et de Sauceroite , et Les tentatives plus récentes de 31. Dieffenbach. Je le ge

réusdr; et cependant La forme régulière de la solution de continuité, dk vif désie témoigné par la malade d'être délivrée de sa triste position, la patience et le courage dont elle se sentait capable ; son âge , la parfaite santé dont elle jouissait malgré s3 tristesse, et bien qu elle eût perdu une partie de son cmbonpoint , tout semblait e réunir pour autoriser l'entreprise. Je devais aussi considérer comme une circonstance farorable la facilité acqui-e de supporter pendant un Lemps assez long le régime le plus austère , et de se procurer par l'opium une constipation plus où moins prolongée, Par LD, en effet , on pouvait espérer de suspendre les évacuations alvines durant tout le temps nécessaire à la consolidation du périnée, et d'éloigner aïnsi ua des plus grands ohstarles au sucets de l'opération.

L'opération fut faite une première fois au mois de janvier 4832. Comme je n'avais encore aucune expérience propre relativement à la suture du périnée, je crus devoie suivre La route frayée, et j'employai la suture entertillée. J'avais fat construire tout exprès detrès-longues et tès-fortes aiguilles d'argent garnies à l'une de leurs éxtrémitésd'an fer de lance amovible. Je commençai par enlever de chaque côté de La division an lambean à peu près quadrilatère, long d'un pouce et demi à deux pouces environ , miais fort imace , et je pris soin d'anticiper un peu sur La

u d'une part, et d'une autre part sur Îes parois du vagin, el de prolonger assez Es des lambeaux de l'anus vers les grandes lèvres, pour qu'après la suture faite et l'opération terminée , l'entrée du vagie fût plutôt un peu trop étroite que trop Large. Je voulus ainsi mettre en contact des surfaces aussi étendues que possible , et augmenter par la même les chances de succès de l'opération.

J'avivai séparément et en second lieu les deax lèvres de la petite feate qui se prolongesit sur La cloison recto-vaginale, et les emrrassai dans un point de sature simple. Tout cela fait je procédbai à la suture entortillée sur les parties molles extérieures ou le périnée proprement dit. Quatre aiguilles qui comprenaient toute l'épaisseur du périnée pusque près des parois du vagin furent placées successivement à an demi-pouce de distance l'uve de l'autre, et le point de leur entrée comme celui de leur sortie était distant de plus d'un pouce de chacune des lèvres de la division. La striction opérée par Les fils fat modérée , el quoique les parties du périnée qui restaient à dérouvert parusseut un peu tendues, il n'y avait aucun motif de craindre la déchirare des parties embrassées fear les aiguilles; je me dispensai donc , et il était réellement inntile de faire les entailles latérales tant recommandées par M. Dicffenhach, Je plsçai ensuite du linge pour garantir la peau de toute pression douloureuse, après quoi j'avissi au moyen de tenir les cuisses exactement rapprochées l'une de l'autre, et de prévenir leur écartement involontaire pendant le sommeil.

Les soins Les micax dirigés furent proitigués à la malade par son mari, médecin habile ; et d'abord tout se passa très-luvorablement. IL ne survint aucun accident; l'inflammation, autant qu'un en pouvait juger, s'était développée au degré conenable; la malade n'accusait vers là plaie qu'une douleur légère ; on introduisait la sonde chaque fois que le besoin d'uriner se faisait sentir ; el une diète absolue

A l'Hétel- Dieu la lingerie, qui manquait de jour et d'air, a été éclai pra une masse de lumière prise sur la toiture ; des casiers à claires-voies nent Lu rap ET = __. ’ À portent de placer une quantité de linge double

rouvait avant ce derairr arrangement, L ini ÿ pe se : ie due méme béta, ge Vue clinique d'ophthslmo- Pitié, la grande salle de clururgie des hommes s été remise à : eu est aujourd'hui exhaussé et couvert en parquet sous les lits, qui en M. tandis qu'ils étaient Ga, meig en bois. La pharmacie a été agrandie. °

A lu Salpétrière, deux rangs de loges prises parmi celles du mnlieu, out été supprimées pour douner plus d'air à celles qu'il convient de conserver. Ces dernières ont été ouvertes par dé grandes croisées ; des galeries élevées en avant encadrent un large parterre planté de peupliers. Les } supprimées sont rrmtag por des rez-de-chaussée qui terminent ce plan d'ensemble de la divi-

À Bicétre, un terrain de quatre as enclos de murs à été réuni à ivi sion des aliénés. Aussi , les deux pers des incurables et du nn : . veat-elles avoir aujourd bui de beaux jardins pour promenoirs. Une section de convalescens a été créée dans les bâtimens de le ferme Sainte-Anne , voisine de Yhuspice , 260 que ces malheureux passent se livrer sux travaux de culture et de jerdivage, qui ne sont pas sans influence sur Le rteblissement complet de leur santé, indépendamment des convalescens qu'on garde à demewre dans cet établissement , On ÿ envoie, pour passer la journée , des brigades d'autres convaiescons. Ces petits voyages, accordés comme récompense , rendent les malades plus calmes, plus dociles , plus wbéissans , et hâtent leur guérisne. ,

Outre les améliorations dont je viens de vous entretenir, et qui concernent

argentes et les plus ntiles. Les bains extérieurs vont incessamment étre achevés : ceux de l'intérieur seront déplacés dans le courant de 1834, et grâce à l'abundance de l'eau qui a été concédée par le eunseil mueicipal, ce service est actuellement assuré dé manière à ne jamais manquer.

A ls Charitd la salle Saïate-Madeleine a été parquetée, Une salle de consultation mieux di ie à dé ouverte, et l'on y a ajouté des cabinets pour MM. les médecins. La chapelle, qui était an milien des salles à été transportée dans un lieu plus convensble. | | |

Aux Enfans maluides on a diminué le nombre des lits des scropbuleux , qui étaient trop pressés, Ua uouvel amphithéätre de diswction à rer cé l'ancien, petit cabinet où se faisaient précédemment Les ouverlures des corps.

À Necker une salle a été affectée au traitement des mères nourrices, qui peu vent ainsi conserver près d'elles Les enfans, bicnfait immense que vous apprécicrez sans peme. Les lairines fort incommodes, et qui répandaicat leur infection j e dans kes salles, ont été déplacées, et tout inronvéaient à disparu. Des ameliorations du même genre ont elé introduites dans plusieurs de nos élablisse-

menus.

A l'hépital du Midi des fontaines à tisane out été substituérs aux séaux ou autres vases, où ces boissons étaient précédemment renfermées. La v'hepart des salles ont été peintes, ainsi que La pharmacie, dont Le système de chauffage a été heureusement modibé. ë

À Cochin des volets persicnnes ont été établis pour garantir les malodes des avons ardens du soleil. Le service de la chirurgie, aujourd'hui malheureusement trop resserré . et toul-à-fail insuffisant , sera incessamment sugmenté , le conseil venant d'estoriser l'acquisition d'une maison voisine.

naturel, surtout chez que femme dont les organes scxucls n'ont paint encore été mis en jeu, N avait deux pouces de longueur ; un raphé linéaire le partageait en deux moitiés parfaitement semblables ; eu l'explorant soit du côté du vagin, soit du côté de l'anus , on Le sentait épais, solide , j'oserai ième dire vigoureusement eonstitué, C'est ce qu'un accoucheur célèbre, M. Danyau, a pu constaler avec moi.

Cetle dame à quitté Paris vers la Gn du mois de juin. A cette époque il existait encore sur La closon recto-vaginale , immédiatement au-dessus de périnée , une ouverlure de communication du rectum avec le reg. mais fort petite, qui livrait passage à des gaz de temps à autre seulement: Îles matières fécales ne la franchissaiot pas, Elle s'est fermée complétement depuss.

Dès cette époque aussi j'avais permis à la femme et au mari de reprencre leurs habitudes conjugales; daus les premiers temps il y eut quelques difficultés à vaiacre à raison de l'étroitesse de la vulve, Je désirais quecetle jeune dame ne lt pas expers à devenir enceialé, au moins hainemwent ; j'etais même enclin à sou-

aiter pour elle qu'elle ne le redevint jamais, Il n'en à point été ainsi ; elle est devenue encuiate vers la fn de l'année même de l'opérat'on ; elle est accouchée il ÿ a trois mois. L'accouchement a été des plus heureux. 1 s'est terminé par Les pe 4 forces de la nature après quelques heures de douleurs; et quoique le périnée se soit trouvé crposé prudant assez long-temps à tous les efforts d'un travail fort actif, il n'a éprouve aucune déchirure nouvelle, ou complète, ou incomplète , pas mèene Le plus léger érailiement.

Îl est aisé de concevoir les avantages que présente la suture enchevillce sur toutes les autres, et spécialement sur la suture entortillice, Comme c'est avec des aiguilles courbes qu'on conduit et qu'on place les fils, on pent agir plus profondément, et embrasser avec des loire qui d'aifleurs doivent être très-fortes, plus de parties qu'avec des aiguilles droites; les fils, bien qu'ils se redressent par la tension qu'on leur fait subir, ne prennent pas une rectitude et surtout une rigidité semblables à celles des aignilles droites. On a dès lors moins à craindre une (rop ar division des parties qu'ils touchent immédiatement. Puis les cylindres exercent sur toute la longueur des bords de Ja plaie une pression latérale égale et uniforme. De là une coaptation plus exacte, et qui agit autant et plus même sur les parties profondes que sur les parties superficielles , en sorte que tout passage de liquide entre les surfaces rapprochées est im ici étreinte, constriction des bords de la plaie. Ces bords sont seulement attirés de loin, poussés l'un contre l'autre , et tout-à-fait libres à l'extérieur, et par là même moins susceptibles d'être coupés ou déchirés par des points de suture qui seraient trop long-temps en place, Voilà quelles furent les raisons qui me conduisireut à préférer cette suture , et l'événement a confirmé mes prévisiuns.

Un fait aussi complet et aussi décisif, tant en faveur de la sutare du périnéc elle-même qu'en faveur du procédé que j'avais suivi, devait

veaux cas de déchirure ancienne du périnée se sont offerts à moi, et ont été opérés de la même manière ; trois de ces cas ont été couronnes d'un égal succès. J'abuserais de l'attention que l'Académie vent lien m'accorder si je donnais à leur histoire tous Les développemnens

ma première observation ; il suflira d'indiquer ses tances propres à chaque cas en particulier,

sible. Ajontez enfin qu'il n'y a point!

l temps après

: : nv T Jun vil chogrin. Mais déjà les points * avoir du retentissement. Et en effet durant l'année dernière quatre nou-! . 3

qu'exigeait 1 Pamiers jours ement les circons- J

dans les premiers jours de mars 4833. Avant de l'opérer il avait fallu seulement , pendant quelques jours , La mettre à un réginte uo peu sévère , afia de retarder le plus possible le besoin d'aller à la garderobe. Elle fut opérée publiquement eu présence de nombreux élèves et de quelques praticiens. Le procédé (ut entout le méme que pour la jeune dame de Yalognes. Toutelo +, conne jr ne pouvais compter ICLsuE le bénéfice d'une constipation prokngée jusqu'à l'entière consolidation du périnée, la veille du jour où je devais enlever les points de suture (c'était le sixième après l'opération), je provuquai des selles liquides au moyen d'au minoratif, La même précsution fut renouvelée plusieurs fois à intervalles convenables. Trois semoines environ suflirent le parfait rétablissement de la vulre et de l'anus dans leur état naturel. Une petite onverture occupant la partie la plus profonde de La eloi son recto-vaginalé , el qui laissait passer en partie les gaz inlestinoux du rectru dans le vagin, subaista encore quelque temps; mais elle était réduite aux plus petites dimensions , quand la pe ne nous quitia vers la fin du mois de mai.

Nous avons su depuis que cette fille avait cédé promptement à sun penchant pour la vie de coneubine , au risque de devenir enceinte. À la vérité je craindrais moins pour elle le hasard et les périls d'un nouvel accouchement, depuis que j'ai été rassuré par l'heureuse délivrance de mon opérée de Vans. |

Quant à la précaution de délayer les exerémens par le moyen de munoratifs , je l'ai prise dans toutes mes autres opérations, et je la donne comme une règle importante de conduite pour assurer le succès de la suture du périmée,

Ons. Ji. Au mois d'octobre dernier, je reçus à l'hôpital de la Charité la femme Claye , des environs de Compiigne , âgée de 29 ons , qui me fut she par M. Donoë. Cette femme , âgée de 1% aus, était accouche quatre fois heurcusement et à terme ; chose assez remarquable, c'est dans un cinquième acconche- |ment qui nécessita l'application du forceps, que se Gt la déchirure du périnée. Cette déchirure était complète comme toutes celles que j'ai observées jusqu'a present, et comprenait parillement une petite portion de la cloison reclo-vaginale M. Jacohsou de Copenhague se trouvait alors à Paris , et je pus le rendee témoin de l'opération ; et avant de nous quitter , re célèbre chirurgien danois a pu con- Slater par lui-même ce nouveau succès, Il était difficile de voir une réhalultation plis parfaite de l'anus, du périnée et de La vutre dans leur état naturel , qué ce qui a eu liea chez cette femme, que beaucoup de praticitns de Paris, et surtout d'accoucheurs se sont empressés de visiter.

On<, IV. — Mon dernier cas de sncvès est celui d'une dame du monde , dont je dois taire et Je noms et la position sociale,et qui jusqu'au momventoëje la vis, avait soigneusement gardé Le silence sur #00 horrible infiræité. M. Maygrier seul l'ayant

| accouchéc trois mois avant l'opération , avait été mis par elle dons la confidence lde cet accident , qui datait déjà de deux ans, C'est le mois dernier que je l'ai opérée, avec l'assistance seulement de deux de mes élèves comme aides, et de [M Mar grier, Quoique La dame eût dejh 35 ans, le succès fut aussi complet que dans les cas précédens. Un événement aurait pu tromper nos espérances. Peu de opération , cette dame perdit son enfant dernier né, ce qui lui causa

F4 suture avaient été eulerés ; déjà les partics

avaient contracté on certain degré d'union, et malgré le trouble survenu dans

| toute l'économie , le travail altérieur de la consolidation ne se ralentit point.

Le seul revers que j'ai éprouvé en poe la suture du périnée est tout récent ; c'est une dernière opération de ce genre faite dans les pre-

iers jours du mois de décembre dernier, et loin de guérir de sa dcchirure , la femme a succomhé.

Ons. V. — La femme était âgée de 40 aus, Chez elle, la destraction da péri-

Oss. 11. Le sujet du presier était une jeune Glle de 24 ans, devenue mère une | née , qui dotait de dix-huit mois, avait été le résultat, non d un accouchement première fois à 19 ans. Cet accouchement | terminé par les seuls effets de la na | laborieux , mais d'une rpm pratiquée pour guérir une fistule à l'anus , coin. lure, avait entrainé une déchirure complète du périnée. Elle avait nom Jo-éphine * maniquant sans doute du rectum dans la partie infe ieure du vagin. Ontre les ef- Ersrd, et sortait de l'hôpital des Vénérieas, où elle venait de sobie un traitement fets ordinaires et déjà 4 fécheux de la division du périnée , il y avait encore un auti-sypbilitique ; quand je la reçus dans mon service à l'hôpital de la Charité, prolapses , un renversement complet du rectum. Pour peu qu'elle restät debout ,

particulièrement certains hôpitaux où hospices , il en à été fait ane foule d'autres qui portent sur des objets généraux. Ainsi, bes légumes secs, au licu d'être servis entives, sont donnés en purée dans tous les hôpitaux. Les pols de grès ont été remplacés par des pots d'étain à Saint-Antoine et à l'Hôtel-Dieu ; il en sera de méme incessarmmeut dans les autres maisons, L'uniformité des pots contensnt des tisaues , où d'autres boissons médicamenteuses , pouvant donner lieu à des erreurs graves, le conseil o décidé que chaque nature de médicament aurait son vase particulier, dislinet par sa forme et par sa couleur, Des apparvils à ventouses seariliées seront accordés aux chefs de service qui en demanderont. Les tisanes et les boissons , auparavant édulcorées avec de la réglisse, le seront désormais avec du sirop daus les hôpitaux du anidi, des femmes en couche et des enfans malades. Les médicarsens demandés par MM, les médecins, dans l'intervalle des (nurnitures mensuelles, seront délivrés à l'instant même per la phormacie centrale, sur un simple mandat du pharmacien de l'hôpital, Un élère en pharmacie sera désormais attaché à chaque médecin. Dorénavant , les concours pour les prix des élères en médecine «Len pharmacie seront publ vs. Les nominations aux places de phurmacien dans les hépitsus seront faites déGnitivement par le jury dn concours, qui ne sera plus astreint à présenter deux randidats au conseil. La composition de ce jury sera modiliée d'après le vœu émis par MM. les pharmaciens. Aint, la majort sera formée par les hommes les plus aptes à porter un jugement équitable, La garde des malades sers faite pendant la muit par les sœurs, dans les établissemens où elle avait été confiée jusqu'à présent à des infemiers et à des tes de service. L'entrée des alinwos dans Les hôpitaux , por les parens où les amis des malades , sera sévèrement interdite, comme pourant être une des causes qui aggravent les maladies et qui déterminent quelquefois la mort, Les varioleux seront reçus dans

tou les hôpitaux en cas de péril imminent. Des dispositions seront prises pour les séparer des autres malades. Le bureau central recevra tous les jours, conformement au désir exprimé par la commission médicale , Les mouvemens des individus qui devront sortir le lendemain des hôpitaux. ; .

Enn , il sera fait droit à deux autres demandes qui, par leur importance , ont dû Gxer l'attention du conseil, La première a pour objet ke chauffage des salles , et l'autre le bouillon que consomment les malades et les convalesvens. La température des sallesen hiver, n'a pas été suffisamment levée jusqu'à ce jour. Aussi, les plaintes des chefs de service , unanimes à cet égard, devaient-ellés nos engager à faire de nouveaux efforts pour atteindre kchut désiré, sans augmenter les dépenses. Nons sommes beureux de vous annoncer , messieurs, que le “hip est résolu, Déjà dans plusieurs de vos hôpitaux quelques-nnes des sa les sont chauffées par un procédé qui ne laisse rien à désirer, puisqu'il vous donne les moyens d'obtenir, à moins de frais que par le passé, une température supérieure de deux ou trois degrés. 11 ne s'agit plus aujourd'hui que d'oppliquer le système partout, et c'est ce que nous comptons faire dans le courant de ectte année, L'tnwélioration dn bouillon réclamait également toute notre sollicitude. Aussi, avons nous cherché , M. Soubeiran et moi, les mayins de faire le meilleur bouillon possible arec une quantité dounée de viamde. Des expériences nombreuses , concertées entre nous, ont été habilement dirigées par le chimiste distingué que je viens de citer, et cette fois encore les résuliats ont été des plus satisfaitans. Qu'au lieu de plonger dans l'eau des morceaux de viande pesant plusieurs kilogranimes, on divise chacun de ces morceaux en parties du poids d'un kilogramme chacuue , afin d'augmenter la surface de la masse; qu'au système des grandes chaudières on substitue celai des maruites de petite dimension ; que les os soient placés au Fond

#1 surlout quand dans cette lestin renversé franchissait l'énorme fente du périnée et formait au dehors une (meur plus volumineuse que le poing, qu'on avait quelque peine à réduire , et qui reparaissait presque incontinent. Enfin , lorsqne cette femme entra dans mon srvice, vers le milieu du mois de novemire , elle souffrait besucoup d'une fièvre continue, avec diarrhée abondante, et se plagnait d'un grand embarras dans l'abdomen , tontes choses qui dénotaieat une inflammation sourde du tube intes- Unal . due manifestement à l'exposition si fréquente à l'aie d'une partie fort étendue de La surface muqueuse du gros intestin.

Je dus songer d'abord à éloigner cette complication, bien que l'opération püt paraitre et dt eo effet plus indispeasable et plus à gente méme que dans aucun autre cas. Durant trois og quatre semaines, La malade fut soumise au repos , à un reine convenable et à tout ce qui pouvait modérer à la fois L'irritation des intestins et les éracaations diarchriques, Enûn, sa position s'étant singulièrement amélivrée, je cédai à ses instances et pratiquai l'opération. Mais dès Le troisième jour après l'opération , un dévoiement consulérable se déclara , la fièvre suevint. Bientôtle ventre derint douloureux à la pression, et la malade perdit ses forces et son énergie. Du côté de la plaie , les parties comprises entre les pois.1s de suture n'épronvérent pas cette tuméfaction , ve boursoufilement inflammatoire, cette uxion vive, fraiche, L'gitime, qui prépare l'adhésion immédiate ; elles étaient , au co0trare, sensiblement affaissées. Les points de suture eux-mêmes s'étaient caulcérés: quelques-uns, qui communiquaient dans l'intérieur mêae du rectum , lais- Saint passer quelque peu de matières diarrhéiques. Au commencement du sptième jour, j'avais enlevé les cylindres et retiré les Gls; il semblait y avoir un commencement d'union ; du moins les lèvres de Ls plaie étaient légèrement agglutinées l'ane à l'autre, Mais le lendemain leur désunion était complète, et deux Jours après la malade n'existait plus,

Chez cette femme l'opération offrait ceci de partienhier , qu'en raison de l'ampliation qu'avait fait éprouver aux parties le prolapsus répété du rectnm, je fus obligé de faire quatre points dsuture, tandis que trois m'avaieut suffi daus les opérations précédentes et doivent sufhre dans le plus grand nombre des cas. Ces points de suture devaient agir el ont agi au moins autant et plus ième sur l'intestin que sur le vagin; circonstance qui à pu concourir au retour si prompt et à la marche si rapide des accidens qui ont causé la mogt. Peut-être aussi n'ai-je point assez temporisé ; dominé par une compassion bien naturelle sans doute, et aussi par l'espérance et le désir assez léaitime de voir promptement un nouvéan succès s'ajouter à coux que j'avais déja obtenus. C'était bien d'ailleurs sous tous les rapports le eas le plus désavantageux qui

uisse se voir ; et quoique le succès ne fût pas tout-à-fait improbable , 1 aurait eu quelque chose de plus remarquable que tous les précédens. Un état maladif très-fâcheux en soi compliquait la difformité : et ce sont les progrès rapides de cette complication qui ont causé la mort bien plus que l'opération elle-même.

On à vu que dans tous ces cas il s'agissait d'une division complète du

rinée , dont les bords étaient depuis longtemps cicatrisés. Il est prosable que l'on aura toujours à faire la restauration du périnée dans des circonstances de ce genre, plutôt que pour des divisions récentes, Car outre que quelques-unes de celles-ci ve sont pas connues dès l'abord, que quelques-unes aussi sont susceptibles de guérir spontanément , il estirès-certain que dans les cas où la nature serait reconnue impaissante, ce n'est pas quand la solution de continuité est récente qu'il est le plus opportun d'agir. Cela est vrai du moins poer le plus grand nombre, et notaminent pour ceux dans lesqnels une déchirure complète du

ninée est le résultat d'un accouchement lahorieux. Naguère, en effet,

position elle venait à tonssce, à éternuer, à rire, l'in- sent une inflammation des

lus vives, «t pour que cette inflammation prit un fâcheux caractère ; Lientôt aussi celles seront inondées par l'écoulement des lochies ; et l'on aurait sans doute bien plus de peine à te- \nir les bords de la plaie dans une exacte coaptation , et à faire qu'ils ne fussent pas humectés par les fluides qui doivent couler si abondamment du vagin. Certes, toutes ces circonstances ne sont pas favorables pour le succès de la suture du périnée ; et puis les soins qui devraient suivre l'opération sont-ils bien compatibles avec ceux que réclame l'espèce de maladie qui succède à l'accouchement ? serait À prudent d'ailleurs de soumettre à une opération longue, douloureuse, une femme nouvellement accouchée , un être devenu momentanément si nerveux, si impressionnable, chez qui les moindres émotions pénibles peuventavoir de si fächeuses conséquences, et à qui il faudrait faire connaitre un malheur qu'elle ignore, sans pouvoir même garantir l'efficacité des moyens qu'on emploie pour y remédier ? Non assurément ; mieux vaut temporiser el remettre les tentatives de guérison à l'époque où la santé de la femme est rétablie, où les bords de la solution de continuité se sont revêtus d'une cicatrice, où toutes les parties circonvoisines sont rentrées dans leur état naturel,

Ne serait-ce ce que pour préparer les matériaux d'une histoire plus complète de la restauration du périnée, opération qui va devenir , je n'en doute nullement , une chose familière en chirurgie; je n'oublierai pas de mentionner certaines circonstances qui se sont représentées dans tous Les cas où je l'ai pratiquée. L'inflammation n'est survenue dans les parties intéressées qu'au degré très-strictement nécessaire pour la réuoion; jamais elle n’a pris le caractère d’un accident grave , comme aucun symptôme ficheux d'un autre genre ne s’est jamais déclaré. Tonte- {vis il est bon de prévenir que toujours le vagin a été le siége d’un flux puriforme assez abondant; j'en ai modéré les effets et j'ai prévenu la slasmation des mucosités purulentes par l'injection souvent répétée d'un

[liqgede émollient. Chose assez remarquable, dans tous les cas, soit par l'effet du rapprochement exact des cuisses, soit plus vraisemblablement à cause de la fluxion étendue à toute la vulse et du boursoufflement des parties circonvoisines du méat urinaire ou de ce méat lui-même, 1 ÿ a eu pendant quelques jours impossibilité d'uriner ; il à fallu ‘recourir au eathétérisme. Peutêtre serait - il bon d'adopter our coutume de placer une sonde à ‘demeure dans l'urètre et dans A vessie, ou de l'y introduire à des époques convenables dome quelques jours, alors même qu'il n'y aurait pas rétention d'urine, pour prévenir l'écoulement de ce fluide sur les parties enflammées.

Dans tous les cas aussi, les points de suture étant enlevés, et bien

u'après tréspeu de temps la consolidation dût être parfaite, les bords

L la division étatent désunrs on plutôt séparés près de l'anus, Vers ce poiat la plaie était un peu béante ; il ÿ avait là une petite fente comme celle qui aurait pu résulter d’une opération faite pour une fistule à l'anus. Mais constamment cette petite fente a disparu, et l'anus dans le. quel j'avais soin de placer une petite mèche enduite de cérat à repris promptement sa disposition naturelle, se

Constamment enfir , malgré tout le soin que j'avais pu prendre d'aviver Le petit bord libre ou l'éperon de la cloison recto-vaginale, et de traverser cette cloison avec l'un des fils de la suture pour la rappro-

es parties rompues ont subi la plus grande violence; elles ant été sou-||cher des parties molles da périnée proprement dit, il a fallu un + nuses à une disknsion extraordinaire; bientôt un gonflement considéra- [assez long pour que toute communication cessät entre le rectum et le ble va s'en emparer ; il faudrait peu de chose pour qu'elles éprouvas- vagin. Toujours des gaz intestinaux et des matières fécales (seulement

de ces vases, et que ceux-ci, au lieu d'être chanffés à feu no, saient disposés dans ! portée dons nn local à la fois plus vaste ct plus commode pour le service. Cette ua bain-marie en fonte, contenant une L'ère dissolution de potasse , où , ce qui |teauelation permettra d'ahatire les trois vieux € de logis donnant sur la rue vaat encore mieux, que ces pétiles marmites soient chanffies par le moyen de la de l'Archerèché, bâtimeos qui privent d'air et de jour toute la ligno de Saint vapeur. afin que la température du bouillon soit toujours un peu au dessons de | Côme. La démolition de ces corps de logs derenus inntiles, ea facilitant la cir« cent degrés, le produit résultant de l'opération sers infiniment superieur au bonil- Éculation de la rue de l'Archeréclé, mettra Gn à l'un des gricfs que l'on fait valoir lou que l'on oluient par la méthode ordinaire, Bien n'est donc aisé, comme d'in- || contre lo conervation de lIôtel-Diuu, Les gages des infirmiers , {rop au-dessous trodure dans la poil st mh de cet aliment des changrmens utiles, el mous espé- | de ce qu'ils devraient étre, ne seront cependant pas angmeptés cette année; mais rons bicu sous peu en faire jeuir les malades. ileous sera permis de disposer d'une sotnine assez farte paus récompenser d'anc

Quelque importante que paiseut sous parsitre, messieurs, les améliorations | manière fructueuse Les services di ceux qui aurout montre le plus de rèle, Enfin , deat je vicas de rous entretenir, tout annonce l'année 4834 sers encore plus || messieurs , nous terminerons il smyplhithéätre de Claruart , MONUEN Buiju* dans feconde e8 résultats heureux, Vivement sollicité sous, Le conseil municipal | son genre. que toute l'Europe nous caviera bientôt, et dont l'atil té sera sur-

vicot de voter une somme considérable, en dchors du budget ordinaire, qui || tout appréciée par MM. leselèves , à LÉ. u éloignée où des leçons théorinous permeltra d'achever en grande partie ce qui est commencé et de pourvoir à || ques, données par le chef distingué qui dhrige Les travaux anatomiques, viendront «l'autres besoins. La reconnaissance des pauvres et du tout entier ne saurait || éclairer la pratique des dissections, | ! | manquer à des hommes qui compreaneat si noblement le bat de leur mission et} A l'ocras un de ces dissevtions , qu il me soit pertuis de vous arrêter un instant ui » <forcent de seconder aussi efficacement les vues philantropiques et élevées || sur un sujet qui intéresse à a fois l'enseignement et l'exercice de la nédceine u digne magistrat qui les présile , ct qui, à peine à son début daus l'administre- | Vous connaissez tous le rang éluve qu'occupent parmi les nations crr.lisies la mé. tive de la ville d, Paris , à su dejà se rendre recommandable à tant de titres. decine et ls chirurgie francaises : nous pouvons le dire avec orgue , si l'étranger 4 l'aide de cette allocation de fonds extraordinaire , nous meublerons à neuf! peut se gloriber avec raison de quelques noms justement célibres , nous srons l'hôpital de la clinique de ls Faculté, nous donserons à la Charité uue mouvelle | aussi nos grandes illustratious , indépendamment de ce nombre prodissox de salle (Ssiate-Marte)et un excellent système de bains. Nous terminerons tous les || médecins et de chirurgiens habiles qui, marchant sur les trates de Jeurs miaïires , travaux commencés à Saint-Louis ; vous reali-erons probablemwat une partie des || deviendront un jour leurs émlcs. Ces avantages , ieswurs 4 nous bes d'rors A pes projetés depuis quelque temps dans le but de perfectionner les services de || n0$ institutions , notamment à celle de l'internat et à l'impulsion donnée deprais héqutol du Multi, de Necker et des Enfons-Malades. et nous ferons d'importantes | plusieurs aunérs à l'étude de l'anatomie, Que cette scienre cesse d'ûtre cultivée réparations à P.êt.l-Ditu, dont la pharma-ie mesquine et nal située sera traus- J avec moins de succès que par le pas'é , Les études médicales et chirurgieales s'en

ER à la vérité quand elles étaient liquides , ont passé par le vagin , et cela | résultat négatif. Outre ce bruit particulier, l'auscultation de la tête Gt entendre

lorsque le périnéc était déjà bien solide; mais insensihlement l'onverture de la cloison s'est resserrée; elle a foi par s'ublitérer tout-à-fait, ou i devenir si étroite qu'elle ne livrait passage, et de temps à autre seulement, qu’à une très-petile quant té de gaz.

Tels sont, messieurs , les faits importaus dont j'avais à vous donver| communication. Quatre fois donc en moins de 18 mois, et trois fois dans le courant de l’année qui vient de finir, j'ai réussi par un procédé nouvean à refaire le périnée détruit , j'ai rendu à quatre femmes les attributs de leur sexe. C'est une idée simple, mais peut-être m'est-il permis de dire heureuse qui m'a conduit à ce procédé. Je n'ai rien créé

connu , loutefois en lui faisant subir les modifications que la tion des lieux exigeait. Bietôt, je n'en doute pas , il en sera de la suture du périnée chez la femme, comme il en a été de la staphyloraphie, opération qui n'existait pas dans l'art il ÿ a quinze ans, que j'ai imaginée et pratiquée pour la première fois en 1819, que tous les giens ont adoplée, et que j'ai faite, ilyÿa peu de semaines, pour la soixante-cinquième fois.

ÈS PATHOLOGIE INTERNE

NOTE SUR LE BRUIT DE SOUFFLET ENCÉPHALIQUE; lue la société pour l'avancement de la médecine de Boston ; par le docteur J.-D. Fiswen (1).

Le docteur Fisher désire attirer l'attention des médecins sur un phénomène morbide qu'il n'a vu décrit nulle part, et qui probablement n'avait été observé par aucun pathologiste avant lui, Ce nouveau symptôme, sur la valeur 2 il n'est pas encore entièrement fixé, est un bruit de soufflet que l'on perçoit en appliquant le stéthosco sur la tête, dans certaines conditions morbides, et qui, d'après Lu

à | "oyait très-bien , et tous des organes des sens rempli

distinctement le bruit de La respiration et la résonance de la voix; mais chacuït de ces bruits était facilement distingué des autres. Cet enfant recouvra peu à peu la santé sous l'influence da traitement qui lui fut prescrit. Sa tête diminus de volume, Les sutures et les fontanelles se fermèrent, enfin il put parler aussi vite et aussi distinctemeat que tout autre enfant. À mesure que les symptômes d'hydrocéphale disparaisssient , lo éruit de soufflet devenait de moins eo moins fort ; il cesssenbia eutièrement.

Os. I, — Le second malade qui offrit ce symptôme est une petite fille de

4 ans, qui tomba d'un deuxième étage, et se heurta violemment la tête sur le avé, Elle fut ranrassée sans connaissance, et saignée immédiatement, Quelques res après sa chute, elle était encore privée de l'usage de ses sens et offrait les

es semblable à celui

: er A 7 : » rien symplômes d'une violente infla ti érébrale. F. iquant le sté imaginé, je le confesse franchement ; j'ai seulement appliqué un procédé } sur sueur Ellen dar en Dai dé MH)

isposi- qui est indiqué dans l'observation précédente , et qui était également synchrône

sa tête , le docteur Fisher découvrit un Brit de souf]

au pouls artériel. Pendant toute la ouit, où employa un traitemen: anli tique aetif, et Le lendemain matin l'enfant était évidemment mieux. Le soufflet était moins sensible que ls reille au soir.

La petite malade obtint graduellement une guérison complète, Le médecin qui

ruit de

chirur- | lui donnait des soins , constats que Le bruit de soufflet avait été ge ter tant

que le cerveau avait été le siège d'une inflammation active, et qu'il s'était effacé peu à peu en vitme temps que Les symptômes d'inflammation,

Ons. LE, — Un jeune gorçon , de 9 ans, fut examiné par le docteur Fisher, le 5 octobre 1832. 1] était malade depuis long-temps ; sa maladie était considérée comme use affection du cerveau; sa tête était tres-volumineuse et déformée. Ses yeux étaient saillans et comme chassés hors de leur orbite, La paupière gauche, distendne , était rer au-derant du globe de l'œil, qu'elle reconsrait complétement, Les pupilles étaient très-dilatées, surtout celle du côté gauche dont le diamètre était presque égal à celui de la coenée transparente, Le jeune malade ssaient parfaitement leurs fonctions. Ses facultés intellectuelles el notamment celles qui président à la mémoire el au jugement étaient très-affaiblies; il avait perdu gradsellement la faculté de se rappeler les événemens quotidiens, L'appétit était bon et la digestion se (aïsait assez bien ; cependant il était deveng très-émiacié, et ne pouvait marcher depuis long-temps. En plaçant le stéthoscope sur sa tête, le docteur Fisher entendit un brait de soufflet peu intense. {1 paraissait plus fort, quand l'instrument était appliqué sur la partie antérieure de la suture sagittale. Ce bruit correspondait au pouls; il était sec, court et bpre. On entendait aussi le bruit de La respiration très-distinetement ; le murmure produit par l'inspiration semblait partie de la tête et traverser la cavité de l'instrorsent , tandis que celui qui était produit par l'inspiration semblait partir de l'oreille et retourner 5 la tête à travers le stéthoscope. La voix semblait résonner autour du bord de cut instrument;

observations de ce médecin, semblerait coïncider avec la com 00 elle était forte et produisait parfois une sensation doulourense à l'oreille,

du cerveau.

Ons. 1. — Un enfant de deux ans et demi, dont la constitution était extrêmement faible , est le premier sujet chez qui le docteur Fisher ait observé le &ruit

de soufflet cncéplialique. Cet enfant était atteint d'une hydrocéphale chronique. | ait un peu de celui qui avait été observé

Sa Léte avait un volume consilérable , les fontanelles étaient largement ouvertes, les os prariétaux et frontal étaient séparés Les uns des autres par un intervalle trèsgrand. La vue, l'audition et les facultés intellectuelles étaient intactes ; n'avait point envare parlé, et n'avait jamais montre aucune aptitude à l'i des sons. Le docteur Fisher ayant appliqué l'oreille sur la fontanelle

i offrait ua état de tension notable et des battemens très-forts, fut eatendre uu bruit de soufflet Lrès-marqué, semblable à celui qui coïncide avec certaines affections du cœur. Ce bruit était perceptible dans tous les points de la tête, mais surtout à la fontanelle antérieure, I était syochrône aux battemens artériels ,et à l'impulsion du cerveau à la fontanelke, Pour s'assur r 45 eu provepait pas d'une maladie du cœur, il ausculta avec soin cet organe ies gros vaisseaux qui en uaissent, mais il n'y découvrit aucon bruit

de sou

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