DISCUSSION SUR LA CODÉITE
M. Banur, Les faits annoncés dans la lettre de M. Barbier sont si importans et attribaent à le codéine des propriétés si extraordinaires . que ce médieasent mérité toute l'attention de l'Acsdiniie, Je demande qu'il soit worumé une eommassion pour l'examinér = \Mpruvé.
if sue la blessure mème , et un autre sur La partie ndue , et elle ne . Je tronvai veà à angle droit sue le bras , et supporté par un
bandage co de l'artère brachiale, Dès lors l'hémorrhagie fut s s'était pas reproduile au moment où j'arnival prés du mal loici couché, l'avoat-hrss (léch | dreiller dans une position à peu prés verticale; les deus appareils de compression étaient en place, et, dans les parties laissaient à découvert , des veines de Ja main et celles de l'avant-bras étaient
ion favorable su retour da sang veineux dans faquelle le membre tait place, déroula d'abord le b:ndage co ei les compresses Vartère brachiale fut ensuite enlevé , et aussitôt les cotiprèsses qui Couvraient fa plaie farent humectées d'un sang vermuil, | : | L'hémorrhagic étant cuspendue par La compression faite avee les doigts sur Je trajet de l'artère braclisale, ju < s du divisé, en agrandissant de quelques Lignes Les angles superieur et inféricur de la plaie. L'urière fut mise à découvert dans une divudue de ang à six lignes ; il fut évident que sa blessure était loagitadinsle , ls matié externe de La circonférenec vaisseau 4 pe pen ie iron, tandis que be resté de la cirsanféreure, parfaitement intaete, servait à établir La cuptinuité entre les dumx bouté de l'artère, ét S'opposait à lent rétraction, Je passai au-deseus et au-dessous de Le plaie de Tortôre un 6 ciré 1 AL ed venir fout à l'instant arrêtée, Avant de procédér au ponsement, j bai à m'asaurer si dés hatiemens arerels pourracal être jærçus dans le L inférieur du vaisscon, ét je pus reconnaitre que, dans deux que j'ai déja pes dla GuaETté MÉDICALE l'artère an-desant db ques lignes au-dessons de ia Hgature loppées que celles du côté sion exercée sur l'artère eubita
inférieure, Maient anssi fortes et aussi deu. Je pus m'asurce également que la co farssit à l'instant même duparaitre ces baite-
mens d'allhurs isochrones à ceux du pouls. MAL les docteurs Duboys et Latour
vérifiérent l'exactiluie de cette oberrvation.
La plaie a été pansée jusqu'à ce jour (3 janvier); ét tout succès.
Le fait Le plus curicux À noter dans cette ehservation ést celni de la
istance des batiemens artériels dans une partie d'un vaisseau qui
cesse d'être parcouru par le sang. Ce phénomène, que j'aiobservé pour la trosième bis à l'artere radiale , et sur l'exactitude duquel M. le rédacteur de la Gazrrre MÉDICAUX (2) parait avoir conservé quelques doutes, ne samrait être contesté, quelque difliculté que l'en éprouve à en donver l'ex; licataon. I faut done le proclamer hautement, car sa connaissance est de La plus haute importance pour la pratique ; et c'est faute d'aroir été prévenu de la possibilite de ces battemiens | que je restai près d'une demi-heure à chercher l'artire radiale dans le fond de La plaie chez Le premier malade dont j'ai fait l'histoire, quoique l'artère eût été inise à nu et liée dès Te commencement de l'opération , la persistance des battemens m'ayant fait croire long-temps que cc n'était s l'artère qui avait été comprise dans l'anse de la ligature. Ces faits jen connus empêcherent les praticiens de commettre une semblable
méprise.
Ou u'il me et d'en déduire Eu applications pratiques ; que de se livrer à des conjectures plus où moins hypothétiques jour en donner l'explication , cependant je vais essayer de rendre compte de la persistance des Lattemeos artériels aux environs d'une partie sur laquelle on a posé une li.
ure. Les colannes sanguines projetées dans le systeme artéricl par les rontractions des ventrientes ; font effort pour s'échapper pur les points qui leur offrent le moins de résistance. Ces points sont d'une part les extrémités du système nrténiel où les artères se continuent avec les vais.
scaux capillaires , et d'une autre part les parois mêmes des artères , | dent l'extensibilité est alors mise en jen. Cette dernière cireanstance || nous explique commet le sang poussé daus une artère sur lé trajet de
laquelle une ligature est jetée. peut arriver jusque à l'extrémité du bout du vaisseau qui répond an cour. jruisque l'artère étant extensible , se dilate, e qu'elle est, du dedans an dehors, pat la colonne de sang que le cœur pousse à a . r noifurme et continue , l'abord du sang dans le vaissean terminé en eut. de-sac, s'arréterait au moment où l'elasticité artérielle qui agit du de-
hors au dedans, ferait équilibre à la pression dn sang qui agit en sens intense, Mais les contractions du cœur étant intermittentes, 11 en résolte qu'entre chacune d'elles la presston excentrique du sang cesse de |} libre à l'élastieité du vaisseau, et celle-ci entrant en artion l'intervalle de
faire éqm
fait reflecs le sang de l'extrémité liée vers Le cœur dans la contraction de cet organe ; et come ce mécanisme se répète à chaque mouvement de diasisle et de systele du cœnr, Le bont de l'artère liée qui répond an tronc doit éprouver des mouvemens alternatifs de
(A Voir la Gaznrre mévicase du 42 octobre 4833. (23 Voir la Gazerre mémicasx du 18 janvier 1851.
siége d'une énorme ditalation, malgré Ja
iE établi sur la plaie, en laissant sir celle we M. Latour maintint avec ss dengts. Le bandage placé sur
weédai à la ligotuire des deux bonts du vaisiean
ant été déchire par La pointe du contean dans l'étemie d'une di-
ce cas comme dans les (4) les pulsations de | 'extedmité inférimire du radins, c'est-üdfire quote
ar be handagé anissant , êt aucun acchdent n'est survemi fait espérer que l'opération aura un plein
araisse plus ntile d'enregistrer les faits biea observés
ue rontraction vers elle. Si cette pression était
dilatation et de resserrement, et par suite faire percevoir des battemens isochroues à ceux du pouls. Le phénomène de ces battemens est sur, tout apparent , après une amputation , à ln surface du moignon. Il doi y avoir daus Le vaisseau obturé des escillations du sang, alterpativement chassé vers le milieu de la ligature et vers le cœur, Gette explication, à mon gré satisfaisante, des battemeus artériels, s'appliquera avec la mème facilté aux pulsations perçues dans le bout périphérique d'un vaisseau, si des abastomoses larges et nombreuses meltent cette extremité dans les mèmes conditions par rapport an cœur que celles qui existent pour le bout supérieur; or, c'est précisément ce qui existe pour l'artère radiale : ia preuve, c'est qu'après uno blessure de ce vaisseau le long de l'avantbras, si la plaie est ts et que Le bout supérieur soit comprimé , Le sang sera lancé avec force et par jets saccadés par le bout inférieur qu'il parcourt alors dans un seos inverse de son cours naturel, Si donc une ligatitre est mise sur ce bout inférieur , l'effort de la dilatation lui sera transmis comme au supérieur par les contractions du cor ; les mouvemvns alternatifs de dilatation et de resserrement ouvrant y être perqus, et le sang oscillera à son intérieur comme il le ait dans l'extrémité conceatrique du vaisseau,
On voit par li que ces batiemens artériels ne supposent pas la persistance du cours du sang dans un sens toujours le mêtue à l'aide de voies anastomutiques de dérivation ; ce qui dont rassurer contre les craintes du retour d’une hémorrhagie, Dans cette explication des battémens artériets aux environs d'une hgature , nous n'avons fait joucr aucun rôle à la contracülité propre des artères mdépendantes de leur élasticité; la cessation complete des battemens, alors que l'on comprise l'artère cuhitale, prouvs de la mawiire la plus évidente que ce n'est point à cette coniraetitité que ces battemens sont dus, mais qu'ils résultent de l'action élastique des artères mise en jen par la sgstole et Ia diastole du cœur.
FN. du R. Nous devons faire observer que M. Bérard a mal compris notre remarque sur le phénomène du battement de l'artère radiale. Nous nous sommes étonnés €t nous né COMprENONS pus encore, MÊME à présent, que la ligature de la radiale au-dessis du poignet ait arrêté une bémorrhagie provenant du bout inférieur de cette artère , quoique ce bout inférieur ft encore perméable au sang et agité par des batiemens. Nous avons reçu d'ailleurs de nos correspondans es autres observations de blessure de cette artère qui nous permeturont de revenir sur ce sujct.
BIBLIOGRAPHIE
EXAMEN CRITIQUE DU MAGNÉTISME ANTMAL, par M. Bour:sun, professeur à ln Faculté de médecine de Paris. {Article extrait du tome XT du Dictionnaire de medecine et de chirurgie pratiques. )
Cet article, extrait d'un dictionnaire, à été tiré à part, ec qui prouve que l'auteur y attache quelque importance. Son étendue , l'in. érét du sniet et l'antorité de l'écrivain , nous engageut à en faire nn court examen, Nous espérions rencontrer dans cette dissertation ex professe la solution des questions relatives at magnétisme animal ; nous sommes fachés de dire par avance que nons n'y pouvons Jouer que le talent et La bonne foi de l'auteur, Les bases de sa critique nous ont semblé manquer de solidité, ee qu'il nous sern facile de démontrer. M. Bouilland est d'ailleurs trop homme d'esprit pour qu'on ne saisisse ps avec empressement l'occasion d'entrer avec lui en conversation , et ses écrits sont empreints d'une loyauté scientilique qui rend Jes disens. sions particulièrement agréables.
Nous enmmencerons par examiner les passages de l'article dr M. Boniilaud qui nous semblent sujuts à contestation , puis nous tite.
frons de nos remarques quelques conclusions générales ; et sur l'article . el sur La question du magnétisme animal.
Nous conviendrons volontiers qu'il y a parfois du ridicule dans Les livres des magnétiseurs, et il nous es arrivé d'eo rire comme tont le monde +}; tas nous ne pensons pas que cette considération soit suffi santé pouc farejraiter légèrement le magnétisme animal.
{1} Du magnétisme antwal en France, revue trimestrielle, numéra de jan Me 1828 ; article de qmorante pages qui n'est pas inéopeu peut-être à M, Bouil-
Dinitiseri hu Æ .
a On chercherait vainement, dit M. Bouillaud , une bonne défini- » tion du magnétisme animal dans les ouvrages de nes plus célèbres » magnétuiseurs. Beaucoup d'entre eux, soit par oubli, soit par pru- ». dence, ou par un autre motif, se sont abstenns de tonte définition. » Puis il blâme comme obseures et inintelligibles Les définitions de Laplace et de M. Rostan. M. Bouillaud, en demandant une definitiun , demande une chose non seulement difficile, comme 41 le dit , oais ny ible. Les sciences naturelles ne sauraient jamais procéder jar des Léboitions , et le magnétisme dit anémal est à cet égard sur Le même ligne que le magnétisme dit terrestre. Demandez à M. Ampère on à M. Arago une définition du magnétisme proprement dit, ils ne pourvont vous répondre que par quelque phrase générale qui ne sera jamais une véritable définition logique, et qui contiendra toujours implicite. ment la supposition de la chose en question, c'est-à-dire un paralogisme. L'électricité, la chaleur, la lumière et tous les grands phénoménes de la nature sont essentiellement indéfinissables, L'école à distingué de tout temps, et avec grande raison , des définitions de choses et des définitions de mots, Les délinitions de choses sont impossibles; ear pour les Faire il faudrait que la science humaine fût adéquate à la réalité même, Tontes les prétendues définitions de faits naturels ne sont que des éoumérations et des descriptions abrégées, nécessairement inccmplètes, qui ne disent jamais ce qu'est la chose , mais ce que nous en savons; tandis qu'une veritable définition duit en comprendre la totalité, la distinguer de toutes les autres, la spécifier , en un mot, et la contenir absolument et exclusivement tonte entière, La médecine et la physiologie ne définissent rien et ne peuvent rien définir. À ces qu siens, qu'est-ce que la vie, l'animalité, la maladie , la mort, | inflammation, telle ou telle inaladie, elles ne sauraient répondre par une véritable défiaition; et si on demandait à M. Bonillaud ce qu'est le choléramorbus, maladie sur laquelle il à fait nn ouvrage spécial , 1l serait incapable de le dire, Quant aux définitions de mots, c'est different. Celles-ci sont de véritables définitions ; car elles ne portent j'as sur les choses mêmes, mais seulement sur les noms. Celles-ci ne sont que des explications abrégées du sens qu'on attache, à l'exclusion de tout autre, à un certain mot. Îl est permis de définir le cioléra-morbus une inflammation gastrique , comme le fuit M, Bouillaud , et La défiuitien est par: faitement exacte , en ce qu'elle explique complétement ce qu'il entend r ce mot de choléra-morbus ; mais, jar la mème raison , toute autre définition serait aussi exactement juste, Je pourrais Le délioir : une séparation spontanée des deux élémens du Quide sanguin, et ina défnitioo serait aussi exacte que l'autre; car, ainsi que l'autre , elle expliquerait ce que j'entends par le mot de chuléra-morbns. Définir, en ce sens, consiste en définitive à expliquer un mot dont la siguification est obscure ou douteuse par d'autres mots dont la significaiton est connue. Voila ce qu'est la véritable définition logique.
llest évident que ces définitions ne portant pas sur les choses mais sur Les noms, ne servent qu'a la clarté du discours, et ne contiennent n: n'engendrent aucane science. Aussi n'est-ce point probablement une dé finition de ce genre que demande M. Bouillaud aux magnétiseurs. 1] voudrait qu'on lui dit positivement et clairement ce qu'est le magnétisme animal ; mais nous avons prouvé que cela est impossible. Faut-il conclure de cette impossihilité que le magnétisme animal est une chimère , parce qu'il ne peut être défini? M. Houillaud ne tire pas positivement cet e conclusion , mais sa remarque n’a pas de but, si elle n'a pas celui-là; et dans ce cas il peut déclarer la guerre, et par le même muuf, | à toutes Les sciences naturelles rt pure ,qui, sur quelque fait que ce soit, ne sauraient rien définir. Îl n'est donc pas étonnant que les magnétiseirs n'aient pas eu plus de bonheur que les physiciens, dans la définition de l'objet de leurs études. :
Comme M. Bouillaud a paru vuuloir mettre beaucoup de rigueur philosophique dans son examen , il nous pardonnera sans doute cette élucubraton scolastique , qui n'est peut-être pas tout-à-fait oiseuse, car il u'y à pas de science où l'abus des définitions ait été porté plus loin que dans la physiologie et la pathologie.
M. Bouillaud se voyant privé de la définition de la chose , a recours lui-même à une définition de nom; et il explique ce qu'on entend généralewent par le mot de magnétisme animal : tous les magnétiseurs n'ont jamais fait ni pu faire autre chose.
Le magnétisme animal , selon ni, désigne une rertaine classe de phénomènes. Cette définition est certes on ne peut plus inattaquable, et nous" ons. Il reste à savoir seulement quels sont ces phénomènes ; Procédant à cette recherche, il analyse fort longuement une foule d'é-| pires ir de Mesmer jusqu’à M. Foissac, rapporte des observations| détaillées, au milieu és il serait troplongdele suivre. Dans cette énumération de faits et de ductiines vous aurions à reprendre quelques
imexactitndes , plusieurs omissions, et surtout le ton de la critique qui n'est peut-être pas assez grave pour un écrit scientifique. Mais nous Passous sur cette partie de la discussion pour arriver aux conclusions scnérales que l'anteur en Lire dans la section IV et dernière de son article, qu'il intitule : Appnécration r#ilosommnque DES rairs ET DES CROYANCES MAGNÉTIQUES,
Pour arriver à cette appréciation , M. Bouillaud se pose à lui-même les trois questions suivantes dont la solution embrasse effectivement tout le problème , comme il Le dit :
1° Quelle est la valeur des faits que l’on désigne sous le nom de magnétisme ?
2° Les conclusions des magnétiseurs ont-elles été logiquement déduites des faits observés par eux ?
3 Quelle est valeur des témoignages qui déposent pour ou contre la vérité des faits magnétiques ?
Sur la première question, que nous joindrons avec la troisième, car elles vont ensemble, nous ferons remarquer un vice d’exactitude, du moins dans la rédaction. La valeur d'un fait ne saurait être examinée en elle-même, car un fait est cc qu'ilest; il n'est pas susceptible de plus on de moins ; il est ou il n'est pas. Un fait mégnétique à absolument, en tant que fait, la même valeur scientifique qu'un fait électrique, ou un fait moral. Si par valeur d'uo fait, M, Bouillaud entend l'usage qu'on peut en faire pour l'établissement de telle ou telle théorie, ectte valeur est alors appréciable , et la question devient une question de lofique et de raisonnement, qui rentre dans la seconde de celles qu'il s'est posées. Mais les faits en eux-mêmes , soit magnétiques, soit autres, ol tous une valeur égale ; sont-ils où ne sont-ils pas? Telle est l'uviqueapprecation dont ils soient susceptibles, C'est la aussi sans doute le vrai sens de la question de M. Bouillaud comme il le paraît par la distinction qu'il établit immédiatement après; notre abservation ne porte donc rigoureuseracnt que sur la rédaction, mais elle ne sera pas inutile à la discussion.
1 importe beaucoup , dit-1l , d'établir une distinction entre les faits rapportés par les magnétiseurs. « I} en est un grand nombre dont on ne peut constater la réalité; il en est d'autres auxquels on ne peut ac- » corder aucun caractére de certitude. » C'est-à-dire que, selon lui, il y en a de vraisetil yen a de faux, et qu'il n'accorde une valeur quelconque qu'aux premiers. La valeur des faits magnétiqres ctant ainst identifiée avec leur réalité, nous sommes d'accord avec M. Bouiliaud, qu'il ne reste qu'à faire le triage des faits véritables ot des faits faux , pour savoir tout ce qu'il est humainement possible sur le magnétisme animal.
Noire foi dans les phénomènes magnétiques n'est pas si robuste que nous nons charzions de défendre tels on tels faits particuliers exposés dans une foule de livres, bien que Les critiques de M, Bouillaud , diriaces contre ces mêmes faits, nous paraissent insuffisantes , quoiqu'il ait choisi des observations à souhait. Ce serait une trop rude tâche à entrepreodre. D'ailleurs elle est inutile à notre but , qui est uniquement d'apprécier l'esprit de l'argumentation de M. Bouilland plutôt que ses argumens mêmes, el ses principes généraux de critique plutèt que leur application. Ceci posé, continuons notre anilyse,
M. Bouillaud divise , sous le rapport de leur degre ile certitude, les faits en discussion en deux classes : l'une comprend les pandiculations, les bäillemens , les mouvemens convulstfs, le sommeil, le somnambulisme avec insensibilité, les eris, les rires, etc... ; ces sortes de phéaomenes à les regarde comme halurels où physiologiques , t comte tels 11 admet leur réalité. A la seconde classe appartiennent : la vue suns le secours des yeux, la vue par l'épigastre, le bout des doigt, etc. en un mot le transport des sens , la prophetisation , la divination , lu science du diagnostic , du pronostic et la guérison des imalidies, la communication directe des pensées sans l'entremise des signes, etc... , Ïl donne à ces phénomènes le nom de prodiges et de miracles , tt à ce titre il les rejette, La conformité des premiers avec les lois de la nature et l'opposition des seconds à ces mêmes lois, voilà la mesure de leur certitude selon M. Bouilland. Or , c'est cette proposition même qui résume toute la question du magnétisme sous le rapport philosophique qu'il importe d'examiner.
Nous remarquons d'abord que les faits admis et les faits rejetés par M. Bouillaud repo ent sur les mêmes témoignages; d'où il résulte qu'il
use dans cette série de faits une limite en-deca de laquelle il amet Fomtocité , la véracité rt la certitude des témoignages humains , et audelà de laquelle il n'admet plus mi cette autorité, ni cette véracité , ni cette certitude ; et cette restriction, 1! ne La déduit point du caractère du témoin mi des circonstances de l'observation, mais de cette considération unique qe, par cela seul qu'elle tonche à des faits d'une certaine nature, la dépostion du témoin n'est plus valsble. Dans cite
ibre de voir, le fait ne tire pas sa certitude du témoignage , c'est le | incompréensibles , ni plus anormaux que les autres, philosophique. per <o qui tire son degré d'authenticité du fait. Si cette règle eriti- J went parlant. -
it rigoureu u juste. il serait parfaitement ivutile de pou! M. Bonillaud range les phénomènes magnétiques sur la même Les : age sue freres 3e que les miracles, et 1 4 que pour les Fee 2 il faudrait la condi-
erches sur la parue miraculeuse du HORS , carique les : c mr main par par avance tous les résultats d'ebserva- tion indiquée par Voltaire pour la démonstration d’un miracle , savoir : tion. Je ne pense pas que M. Bouillaud voulût accepter tuuies les con-} qu'il fût fait en présence de « l'Accdémie des sciences de Paris et de . de ce principe qui, comme on voit, co uirait fort loin; et |» Londres et de la Faculté de médecine, # Je dis qu'ua prétendu mira- ; dant il le pose. Voyons dant quel est le fondement de cette règle. | cle ainsi constaté se trouverait n être pas un miracle, mais un fait naje sncige de eritique historique repose d'abord sur l'idée que la} turel. extraordinaire , si l'on veut , étrange, prodigieux, mais parfaite prince Lu a ET Tée uuiversellement reçue des hom- | ment confurme aux lois de la mature, comme tout fait quel qu'il soit. nature sil ps ls conduite daus la vie , et qui seule rend possi- L'esseutiel c'est que cette preuve soit faite. Voilà toute La dificulté, Les l'expérience et la science. Mais il implique également que ces lois | M. Bouillaud se demande ensuite où nous conduirait l'admission de de la nature nous sont toutes connues , €l c'est en cvût qu'est l'erreur, [la vision par l'épigastre ou par la ntque? Pas plus loin que le fait Iui- Nous ne connaissons probablement pas toutes les cireonstances de cet} même. W ne nous condairait pas à nier la vision par l'œil, comme il tre admirable, et il ne serait pas impossible que les faits appelés par semble le eroire. Rien dans l'univers ne serait dérangé, si ce ne sont ps tionnels , ne fussent au contraire que la confirmation d'une peut-être les idées de quelques philosophes. Je demanderai à mon tour nous except REA Ut! DU dépasse. Nous appelons aits vaturels coux [à M, Bouilland où condairait son système critique rigourensement à le s us les jours se reproduire dans les mêmes circan- | pliqué? La Limite qu'il pose gratuitement entre le possible et l'imposque nous voyon recardons eorame extraurdinaires ; miraculeux , ceux sible , qui m'empêcher, mot , de la reculer ou de l’avancer selon mon stances ; Ft DOS af la première fuis ou qui ne se reproduisent que degré de crédulité ou de défiance ? Je ne pousse pas plus loin cette dis- Lin en 's'-nRe LEA c'est sans aucune raison légitime. C'est por un cusstOn déja assez longue. Je n'ai pas voulu être 1e1 Le champion du maabus de lan le et dans une vue bien étroite des choses, er parle de f'enétisre aoiwal ; je n'attaque ni ne défends aucune théorie, aucun fait. bus de La gs anormal des êtres. Long-temps on à vu dans les mots- | J'a: vouln seulement examiner la valeur des objections métaphysiques l'état norma! e de la nature ; mais on s'est aperçu que , loin qu'on lui oppose, et que je crois peu solides. C'est à ceux qui ont vu tres a gr d'une règle , ils sont une preuve de pluslles faits à nous les fsire voir aussi, ou à rous prouver qu'ils les ont ch être es | dt douine loutre choses. Ces monstres pourraient être bien vus. Jusque-là je serai, come M. Bouillaud, non pas incrédule, si ei es que certains Faits magnétiques qui, pardon pour l'ex] mais sceptiques ion, sont des monsires physiologiques. On pourrait réeuser Fauto-h Je n'ai rien à dire sur la seconde question que se propose M. Bouil rité du témoignage des observateurs, el les accuser d'infidélité en vertu flaud, savoir, si les magnétiseurs ont tiré des conclusions justes des fasts ?
de la stabilité des lais de la nature, qui rend les monstres impossibles, | Geci à rapport aux nombreux systèmes inventés pour rendre raison des
On rait encore trouver bien des exemples analogues , mais celui-ci | phénomènes magnétiques; la plupart sont pue , ct surtout les pour | plus modernes; mais ce sont là des questions d'un autre ordre que je ne [veux nullement examiner, du moins aujourd'hui, -
M, Bouillaud me pardonnera de répondre à son amusant pamphlet
: ons tirées de la stabilité de l'ordre naturel contre PA pts ana ei , quelque extraordinaires qu'ils soient , h L d n’ont donc pas une valeur absolue, Oo ne peut, Es re pareil | par une si lourde métaphysique. Je le prie seulement de ne pas me à priorique la vue sans es yeux 65t 1 sble. De ce que anlest évi-lprendre pour un de ces illuminés dont il s'est moqué, Je ne crois Le aisé pour Celle fonction, 11 ge s'ensuit pas que la connais-| pas plus aux prophéties de mademoiselle Cæline qu'à la nature inflam- Le pe ne nuisse , sous certaines conditions ; nous arriver par Ématoire et gastritique du choléra-morbus. 11 me manque encore queloi mi a % Je Les dis pas que a ste soit PRES age je ques preuves pour Être converti sur ces deux points. £ ne surer qu'elle soit impossible, l'en est de Smet ne pd in Ole même de la Éerr jé de ces faits peut bien être très-hfficile à proual, etc. «a ils soient; mais la difficulté de la démonstration ne Lt en dre Un Rrgument contre leur cximence. 2 M. Bouillaud paraît avoir compris QUE l'execptionnalité apparente lan fait ne saurait toute seule le faire poser a. spa rm een Join il oppose aux faits maghétiqiies BONE — le Dr LS plus loin 11 oppes encore contradictoires aux lois naturelles. Si la con. ionnels, Ab en effet, cette ahjection serait irréfragable ; car, pour tradiction ExISTEN Yi ieicble se résout tonjours dans le contradic- | la raison nn n'en font qu'une. Mais la contradiction ne resi| toire, et ces rt us a l'exception , dans les faits naturels ; la viston pas être prouvée … pur du même escrple , ne contredit pas la vi-] sans | At pl ce sont deux faits difirens , mais non contradictoires ; | A ee mL ster à part Sans qu'on puisse courlare rigoureusement “an à l'autre, ni détruire lun par l'autre. L'absolue possihilité des de l'un à l'autre, les plus surpreuans De pouvant donc ètre mise en
. la Gin de non-recevoir mise cn avant Par M. Bouillaud et par 1]
RÉORGANISATION MÉDICALE
SUITE DE LA DISCUSSION DU RAPPORT DE L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE
Staircs ou 1 mans 1834, — Présidence de M. Bovrar,
Après la lecture du procès-verbal, M. Double demande la parole.
La Gn de la dernière séance , dit l'honorable rapporteur , a été marquée par an malentenda dont Ls conmmission a été la cause involontaire, En effet, les paragraphestietts, dont le premier a eté mis eu disi-sion, ne devaient point reuler- L'over d'articles de législation ; ce sont de simples considérations co dehors du travail imposé à Le commission par l'Académie, mais qui le complètent sous plusienrs rapports. Le gouvernement re Leo Sem sur Log de question à l'A- , É lle matière , ne sau- | eulémée, nous n'avions paint de réponse formulée à lui fire. Aussi, je le répète . 'aatres contre l'autorité des témoignages en pe É | c'est par nr qu'on Lost tête de ces ar pegrehes : És de législa-
i admise. : tons n'y là itions que l'Académie peut F ou rejeter , 7. its d enre peuvent être démontrés par le même genre de et qu ont … bé d'ppder Féucotion du gouvernement sur des sujets qu'il
Les faits de ce f autres, c'est-à-dire par l'expérience et l'observa-| a'avat point prévus dans ses questions. La prétière a rapport aux sanetions péna- Pa adies du raisonnement et entourées de toute Les sundiion re EE rer ane ut sont que l'a tenle cu per Sans doute les conditions des expériences doivent être d'autant} dire, Nous proposons le remède en demandant une loi unique. lus sévères et rigoureuses que les faits à constater s'éloignent davan-
its dé] | ‘il tage des idées reçues ; des faits déjà connus; sans doute qu'3 og de
le gouvernement a consultés, pp qe rm rime à cet affront ! dence et de se retrancher en désespoir decmisederrièreunc prétendue im- || Mais i n'existe pas, Messieurs ; som uOS m ibilité indémoostrable. Si Les faits magoétiques, ou quelques uns, Sont} és hinsi done ,comime La sortie de M. Nacquart a reçu de la publicité, je crois constatés par l'observation , je ne connais aucune ur it à l'Académie ini elle d ï La ha les admettre, au même titre qu'on admet tous les | affront fait à l'A estune opinion toute particulière et non pas-c e ee les plus vulgaires; car, encore une fois, ils ne sont ni plus|/cette compagnie,
M. Nacquant, je n'ai point eu l'iotention de dire quelque chose de désobliur ni pour l'Acadéœue, ni pour le ministère en général, ni pour le ministre de
‘instruction poblique, qui remplit s:s fonctions d'ane manière si honorable. J'ai dit que Le gouvernement et le public aitendsient davantage de l'Académie. Les époques sont rares dans l'histoire des nations où les pouvoirs ligislateurs descendent à s'occuper de ces matières toutes lales qui ne regardent qu'une profession ; c'était donc une orasion qu'il fallait saisir ; et je cross que £’est parce qu'il a vu la marche que nous suivons 1ei que le ministre a nommé une autre com mission.
Cet incident n'a pas de suite. On revient à la discussion.
M. Aozion, Je rends hommage aux travaux immenses de la commission ; je dirai plas; c'est qu'il était presque impossible que, dans un sujet aussi vaste et aussi Compliqné, 11 n'y eût pas quelques articles un peu moins soignés que les autres. Mais quand M. le rapporteur allègue qu'il n'a pas voulu ici faire d'ar.icles de loi, et qu'il n'a soumis que de simples propositions à l'Académie, je réponds que tout son travail n'est autre chose qu'une suite de propositions ; et que celleci est M y et Et pourquoi ne pas la spéciber davantage! La commission a indiqué déjà des pénalités spéciales pour besucoup d'abus ; pour le cumul de
ux professions ; pour les compromis entre médecins et pharmaciens, pour la substitution de candidats, ete, Pourquoi done, quand elle a dit : M'ul ne pourra exercer sans un litre légal, n'a-t-clle point attaché de peinc à l'infraction de cet article, d’antaut plus qu'elle sxit combien La pénalité décrétée par la loi de l'an XI est insuflisante ? Je ré donc qu'il y a convenance à prier la commission d'achever sa grande et belle tâche.
M. Douce, Mais il me parail ou de rejeter nos propositions.
qu'il n'y a rien à discuter , si ce n'est d'adopter M. Aorcox. Mais j'ai fait ma proposition sur laquelle j'insiste. ML. Doumx. M. Adelon n'a fait que répéter ses argamens ; je ne peux que ré-
péter ma réponse,
M. 1e Présimext, Il me semble que celle de la commission a été adoptée dans la dernière séance. (De toutes parts : non non !}
M. Anecos. Je suis bico fiché d'être obligé d'insister comme je fais ; mais tout er de l'Académie a droit de faire une proposition sur laquelle i
M. Peuuerten. l conviendrait et pour ménager le temps de l'Académie et celui de la comnussion , que chaque membre qui veut faire un amendement où un artirle additionnel le formalât lui-même sans se borner à demander be renvoi à la commission, Ainsi, siM. Adelon , au lieu d'une discussion très-bien faite mais qui aurait r être plus courte {on rit}, arait signalé l'omission et fait une proposition destinée à y suppléer, on aurait discuté sa proposition séance tenante, et sans qu'il füt besoin de la renvoyer à la commission.
M. BociziAvo. Î n'est personne qui ne sente toute l'utilité de ce que demande M. Adelon. Le commission en convient elle-même; car tous les consiulérans de ce pepe n'ont rapport qu'à la nécessité cle lionner Les peines aux délits.
Quelle objection opprose-t-elle done à M. Adelon? Elle dit le est fatiguée … {Non , von!)
il faut qu'on
M. Douxce. La commission n'a pas dit qu'elle était fatiguée. Le fait est qu'elle travaille depuis huit mois: qu'elle a fait tout re qu'elle à dû faire et au-delà ; qu'elle a fait tout ce qu'elle à jui. On peut lai demander mieux sans doute ; on ne peut lui demander davantage,
M. Boviccaco rend one justice pleine etentière aux travaux de la commission; mais 1 désire qu'elle termine son travail en spécifiant les pénalités; car toute autre commission du choix du gouvernement ne remglira pas cette mission aussi bien que L conmuission de l'Académie.
M. Aorcox répond à M. Pelletier qu'il y a une question du gouvernement qui autorisait Li commission à faire ce travail. Quant à improviser dans la disrussion un tanif de pénalités, cela ne se peut; car il faut de l'harmonie entre elles; c'est tout “in Lip qui doit reposer sur une base vaique; personne ne peut si bien faire que la commission. Aux voix |}
La clôture est og
M. Adelon réclame commission,
tée. Une d:senssion s'engage sur la position de la question, a priorité pour sa propotition; M. Double pour celle de La
M. Onrira. Dans tousles ca. je m'oppose d'abord à ce qu'on mette aux voix bc} 1° 6 de la proposition de la commission : Des peines particulicres seront pra-| noncées contre chacune des infractions prévues. Il y a des vérités si vraies et des principes de droit si évidens, qu'il est hors de toute nécessité de les proclamer. Or celui-ci est de ce nombre.
M. Dovns. 1] ne s'agit pas du principe qui e:1 incontestable . mais de son upphestion, qui à élé M 2 dans Ïs législation actuelle, et qu'il faut rendre complète dans la loi nouvelle. La commissionattache une granike importance à ce paragraphe.
Les débats sc renouvellent sur la priorité à accorder anx propositions. L'Académie paraissant réclamer la priorité pour celle de M, Adelon , celle-ci est mise aus voix ct rejetée. Celle de Li commission est adoptée.
Ç XI!. Multiplicité des lois
M. Dotnie. L: commission n'a pas proposé d'article delégislation à cet égard ; c'est donc une simple proposition amsi conçue : n sera rédigé une loi unique qui embrasser tous les points relatifs à l'exer-
erce , aux progrès, et à l'enscignement de l'art de guérir. — Toutes les lois, toutes les ordonnances antérieures sur ces matières scront abrogées. 1
Cette proposition est adoptée sans opposition.
SEcT:0x V. =— PHARMACIE.
Trrus 1 — Cupacité des candidats en pharmacie.
M. Dovezs donne lecture de La proposition de la commission ainsi conçue :
— # Nul ne pourra être admis pour la première fois dans une officine en qualité d'élève, que sur l'autorisation du conseil médical dn département où se trouve placée l'oficine dans laquelle l'aspirant veut eutrer.
# Pour accorder cette autorisation, les conseils médicaux devront 4° établir sur de bons renseignemens la moralité de jeune homme qui se présente; 2° constaier à l'aide de certiGeats authentiques , que l'aspirant à fa t jusqu'à sa troisième classe inclusivement dans ua des collèges universitaires; $° s'assurer par voie d'examen que le candidat possède récllement et à des degrés satisfaisans toutes les parties qu'on euseigne Jusques et y compris la troisième. Les jeunes gens devront très-spécialement faire preuve de connaissances élémentaires en mathématiques, en physique ct enhistoire naturelle.
Ces mêmes examens seront de rigueur pour l'admission des élèves dans les pharmacies des hôpitaux tont civils que militaires,
M, Le rnésiorer. Avant d'aller plus loin , je dois donner communication à l'Acg d'une lettre que je viens de recevoir des élèves en pharmacie. ( Attention
M. le président donne lecture de cette lettre, dans laquelle les élères en pharmarie, craignant que les conditions exigées par La comiassion ne soient trop insuffisantes , demandent que la première condition nécessaire pour commencer les études pharmaceutiques soit le diplome de bachelier ès-lettres.
Flusieurs membres demandent la parole. Une voix : Quels sont les signataires de là lettre ?
M. ve psésinxmr, La lettre est signée : « Les membres de La commission des élèves en pharmacie ; » suivent hunt signatures, (Plusieurs voix : C'est bien peu} Je ferai remarquer que ce ne sont que les membres de la commission , et qu'il est à la connaissance des professeurs de l'école de pharmacie que les élèves ont nommé une commission pour cet objet.
M, Ourcba. Dans tous les cas , cette leitre ne peut être considérée que comme un simple renseignement. Je crois la demande des élèves fort juste, et je l'appaicrai par cetle raison ; mais non pas à cmse de celle lettre.
M. Vecrsac. Du moins cette lettre fait honneur sux élèves, et je l'appaie de tout mw08 pouvoir, Il faut aux pharmaciens plus de connaissances que n'en snppose la troisième ; il faut au moins qu'ils sschent le latin et d'une manière satisfassante, Et puis , qui constaterait qu'ils out la capacité d'élèves de troisième? La commission ea charge par voie d'examen le conseil médical ; comment voulez-vous qu'un conseil médical aille se transformer en jury d'examen pour le latin, lhistoire , elc, ?
M. Roniquer. C'est pour cela qu'on demande le baccalauréat és-lettres.
M. Conxac laisse cette question à traiter à d'autres ; il veut seulement réparer ua oubli de la commission ; elle à très-bien exposé dans son rapport qu'ildevait + avoir aulant d'écoles de — que de Facultés de médecine, Ce sont donc ces paroles du rapport que M. Cornac propose d'ériger en article de loi :
« Il y aura une école spéciale de pharmacie dans chacune des Facultés de médecine. » e
M. Douare. Cela pourra venir au titre suivant.
M. Lonrment. I y a une autre question en disrnssion , sans quoi on pourrait demander s'il sers loujours possible d’instituer des écoles de pharmacie pe des écoles de médecine, et si ponr les premières , il ne fsudeait pas choisir de préference de grandes cités, romme Lyon , Bordeaux , Marseille, Nantes, ete. Quant à l'art. 4° d2 la commission , je propose de lui en substituer wo autre, qui serait ajnsi conçu.
M. Lodibert donne lecture d'un trés-long article qui traite toutes les conditions exigibles de l'élève qui veut étudier la pharmacie; il faut qu'il ait dix-sept ans, un certifiest de moralité , l'aveu de ses parens, an certificat de vaccine , le diplome de bachelier ês-Jettres . uo certificat constatant qu'il a rempli les obligations de la loi du recrutement , etc.
Plasieurs voix : Mais La loi de recrutement n'oblige pas à dix-sept ans!
M. Lomment, Cette condition ne regarde que ceux qui commencent l'étude de la pharmacie plus tard, Vous voyez, messieurs, que je rejette les examens et Les autorisations données par les conmils médicaux ; if faut que tout le monde soit Libre de choisir telle profession et de commencer telles études qu'il lui plaira, sans avoir d'autorisation à demander à per anne, Je ne veux pas non plus qu'on soit obligé de commencer la pharmacie par la pratique, c'est-à-dire par le stage dons oc officine ; il n'y à aucun inconvénient à commencer e suiree les cours d'une école, et les études n'en seront que plus solides, En Espagne même , on commence par étudier dans une Faculté harmacie; car c'est ansi que € notument leurs écoles. Je sais hien que cela diminaera le nombre des élèves de stage, et que cela Lésers les intérêts des pharmaciens établis; mais, ma foi! ( où rit } je crois que les intérêts de la science doivent passer avant les autres, etal y a infimiment trop d'eléves en pharmacie. Aussi, j'insiste surtout pour qu'on exige d'eux le diplome de bachelier &s-lettres; je le réclame d'antant À que cela se fait ainsi en Espagne, où en leur demande même lc diplome de maitre ès-arts. qui est
e chose de plus. Il n'y aurait pas de mal encore qu'ils en sussent ann #3 et je désirerais qu'ils fussent bacheliers ès-sciences, Cependant, je ne le demande rai pas. (L'arateur se repose un instant }
M. Le Paésioe»T. Avez-vous fim , monsieur ?
M. Looisent. Je demande pardon à l'Académie si je sais 0 peu long et si mes paroles ne viennent pas aussi aisément qu'à d'autres oratenrs ; mais je demande la permission de sontenir jusqu'au bout ma { ition. Je dis qu'il fant laisser commeucer les é'udes au gré de chacun. Si Jussieu avai vécu de notre temps, exige
rait-00 de lui que . se faire recevoir pharmacien , il commencit par passer da ans déos une a inc? Enfe, je ses beaucoup de pharmaciens miltires qui ont été par l'école avec applaudissemens et qui n'avaient point fail de stage
M. Paseerien, Je dirai d'abord no mot sur la proposition de M. Cornac, Sa rédaction dit que les écoles de pharmacie seront établies « dans les Facultés de niédecine » ; cela semble dire que les éroles seront fandues dans les Facultés, er qui ne peut pas être. Il faudrait donc dire : I y anrs autant d'écoles de pharmacie
de Facultés de médecine, Qusat à l'article proposé par M. Lodibert , les con- Léon ar réclame sont fort bonnes, mais sont plutôt l'objet de mesures réglumentaires que de dispasitious Kgislalives, Ia semblé dire à la Ga que dans quelques cas on pourrait se dispraser du stage dans les officines, Je nf'élève éontre cette ssertion, Qui, M, de Jussieu, pour devenie phurmarien ; aurait dû le a04 jours dans une officine, non pas six ans. {1 loi n'en demande pas tant, mais hien derrx ans du stage; oui, fie M. Thénard lui-même, s'il n'avait été deux ans élève dans ane pharmacie, il ne pourrait pas étre reçu pharmacien.
M. Buésr approuve Les dispesitions indiquées par M. Lodihert; saisi} voudesit que Le diplome de bachelier ésletéres ne fit exigé qu'an moment de passer des examens. En voici la raison : la pharmacie est ut art dont les commencemens sartout sont pénibles, et un jrune Soaue déjà arrivé au baccalauréat és-lettres aura de la répugnance à commencer par ce im a de plus pénible dans la profession. Si, par ceragle, on eût sl une pareille condition à Vauquelin, il n'aurait jamais été pharmacien, On pourrait citer at foule d'exemples analogues.
ML Rowner. J' ie l'amendement de M. Bussy, savoir, le diplome de bachelier ès-letires seant les exxmens ; mais pas d'autres conditions com mencer les études, ei je demande La suppression complète du prémmér titre relatif à ces conditions.
M. Cavexrov parle dans le même serré,
M. Onria. Je propose de remplacer tout le Utre 1" qasr ces muts :
« Pour suivre les cours de pharmacie, à faudra être bachelier ès-letires. u
Eu effet, selon moi, exiger ce diplome lorsque l'élève commenre serait une mesure pleine d'inconrémiens ; ce serait vouloir ter l'institution, Le reculer jusqu'a moment de passer les examens ne srait guère mans ficheux ; ee serait, ct cifet, compliquer des études déjà asser pe se elles-mêmes. Si vous demaner à l'élève de présenter son diplome seulement alors , il attendra jusque-là pour passer l'exuven de bachelier, 11 étudiers donc à is fois le latin et la pharmarte; vous mélerez tout et vous ferez faire à vos éleves es que font à préseut nos docteurs en medecine, qui apprennent à La fais Le latin et l'anatomie , ce qui est le moyen de ne savoir bien mt l'un ni l'autre, (Vois nombreuses : Apptigé !
M. Roniquer pensé atee M. Orbla qu'il ae laut pas attetilre aux examens pour exiger le diniome de bachehér ; toutefois il eroit qu'il y aura avantage à Le demander au commencement des études ; car c'est au soïtir du college qu'il est le plus aisé de passer lexamon du liscestauréat.
M. Lonirar veut que pour commencer Le stage dans mec oMicine , il suffise d'un certificat signé par trois professeurs d'un callége royal.
AL Vaureue rejette bien loin cette proposition ; il se rallie à ccîle de M, Orlila
M. Averox, l y à denx systèmes en présence; celui de Er eommission, qui veut qu'en ne puisse commencer l'étude de la phormacic sans autorisaton ; et celui de M Lodibert, posant des ronditions qui donnent 3 la scolarité un caractère légal, J'ai distingué surtout trois de ces conditions ; 4° la condition d'ége, fvé à 47 ans, cé qui ne veut pas dire qu'on ne pourra éludier le phsrmacie supararaut; mais ce
à dit que les études ue compterunt qu'à dater de cet âge. J'incline à adopter cette condition. # Le diplome de Bach: her ês-Letires ; el je sms cucore sur ce point de l'avis de M, ibert ; et je veux avec Ini que ba scwlarité Hégale ne com mence qu'à compter de ls date de ce diplome; 3° Un certificat de moralité ; cette condition a age inutile après les deux autres ; et l'on s'en rapporter aux pharmaciens du soin de ne pes admettre des sujéts entachés d'immeoralité. Or les deux premières que j'admets suflsent pour remplacer la systéme dangereux des au torisations : elles sont aisées à constater ; ct je votérai eh conséquente pour le système de M. Lodibert ainsi modifié.
sion 1 pmherte à l'élève en pharmacie les mémes conditions qu run élève en médecine, attendu L
den moins Bécessaires an premier. | cet, M. Double a parfaitement saisi nôtre intention. Oui, nos vuula voie de la pharmacie, car ilest vrai que nous avons une superféet de pharmaciens ; ct du moies , remtre les abords de cette prodifficiles en exigeant des candidats plus de science, c'est agir encore général de Ia société.
Go Do 7 mes yeux l'intérét général doit dominer tous Jes autres. I y
de 13 profession n'exigesient pas autant de comdbtionsscientibques que celles É. Cels est vrai si vous 1 coutidire que Le préparateur et le vendeur
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