‹ Gazette médicale de ParisChapitre 66 sur 394 · PAUSSE PERLE BAISÉE ET POUSSÉE DANS LA CAISSE DU TTMPAN · texte numérisé non relu

PAUSSE PERLE BAISÉE ET POUSSÉE DANS LA CAISSE DU TTMPAN

Ons. IX, — Quoique je n'aie observé l'orcille de la personne qui fait le sujet de cette observation que plusieurs années après La guérison de l'otite interne aiguË provoquée par des mancavres qui ne répondirent pas à l'attente du chirurgien, j'ai cependant cru qu'elle pouvait fournir mx 204 remarques utiles. Le

professeur Boyer en eut counassance; il en parle dans son traité des maladies chirurgicales.

Madame R°**, rue du Pelit-Lion, souffrait depuis plusieurs jours de la pré-

seace , dans le conduit auditif gauche, d'une perle fausse ayant deux ouvertures ruguenses, Le docteur *** se servit de pinces pour l'extraire. Elle se brisa et déchura La membrane du tympan. Il en résulla un écoulement de saug abondant, une violente inflammation et uoe suppuration qui dura plusicurs semaines. Les liquides émolliens que l'on injecta vers le siége du mal, ressortirent en partie par le ner. Une surdité incomplète suivit ces accidens.

Plusieurs années s'étaient écoulées quand Mme R*** viat me consulter. Je trouvai La membrane du tympan entièrement cicatrisée ; elle avait repris sa trans-

rence.

Le csthétérisme de la trompe d'Eus'ache et une douche d'air me firent reconnaltre un engogement complet de la caisse , cause prochaine de la plupart des surdités qui saccédent aux otites internes aiguës.

N'ayaot pas pour babitude de tre la rénssite de mes trailemens, cette persoane ne jugea pas devoir suivre celui que je croyais convenable,

J1 ne faut pas accuser le chirurgien de maladresse; seulement il faut blämer les instrumens dont il s'est servi : s'il n'en . pas e très-mau-

n'y &i jamais éprouvé la plus légère entrave dans mon existence physiologique. Quelle plus forte garantie d'impartiahité peut-on dégrer en parville matière ? Lisez donc mainteuant.

Naples, comme chacun sait, est située au centre du golle de mème nom, au nord-ouest du Vésuve , magnifique volcan, tout à la fois ohjet de crainte et d'orgueil pour les indigènes. Là où admire La Montagne ( cest de ce nom smple qu'on l'appelle), non-sulement comme le vieux thébtre des ces éraptions de lave , de cendres et de flammes . dont le spectacle surpasse en impressions sublimes et profondes toutes les autres scènes de la nature , mais encore corueme le siège mystérieux d'une influence occulte sur la sérénité du ciel , sur la fertilité des campagnes d'alentour , et même sur la salubrité de l'air, Plus d'une fois , dans les cercles napolitains , quand la conversation tombait sur le choléra morbus, j'ai entendu affirmer sérieusement que le Vésuve en empécherait les ravages, Eh mon Dieu! ue rions pastrop de cette naïve confiance, Chaque peuple a sa marotle : nous aus n'arons-nous pas été trop confians dans la vertu

rophrlactique de nos lumières et de notre civilisation ? Nous espérions que le he asiatique sévirait moins sur nous que sur de barbares Moscorites. L'événement nous a crucllement détrompés. Mais maudit soit mon penchant pour les digressions, qui prolongent ma besogne et celle du lecteur. Je reviens à la topographie de Naples,

Cette ville est bâtie en forme d'arc , entre les sinuosités da rivage de la mer, et les collines escarpées qui servent d'appui à ce pittoresque cordon d'édifces pablies et particuliers , el qui , parsemées de villas et 1spissées d'une riche éguia. tion, forment le plus magnilique des amphithéitres. Elle occupe ainsi, de l'ouest à

d'autres il devait s'abstenir. En général , les pinces sont l'est, un espace de plus d'une lieue au-devant des monts Pausilippe et St-Elme, tt des deux volcans éteints Capo di Chino et Capo di Monte, jusqu'à la plaine : sous le nom de Marais og Paduli, s'étend au pied du Vésure, Mais le rivage, puis Naples jusqu'à La base du volean, est garni de maisons et de jardins; c’est une serie Conlinue de villages, San Giotauni, Portici, Resina, Torre del Greco, etc. On croirait ne voir qu'une simple et même ville sur une longueur de plus de trois lieues , depuis le Pausilippe jusqu'au Vésuve. Et quand on parcourt les divers points de cette rive concave et sinneuse , ce heaw panorama déroule à nos yeux une foule d'aspects aussi variés que ravissans, Celle mer arurée, les découpures et les caps du rivage, La double cime du volcan, cœ long amphithéâtre de collines et d'édibces, l'ile de Caprée placée dansle lointain comme une sentinelle à l'entrée du golfe, tous ces objets et tant d'autres que je ne puis évumérer, prennent entre eux mille relations diverses, suivant la position du spectateur. Le défaut de tous les paysages , c'est de lasser assez promptement la vue par leur monotonie, La baie é Naples semble seule fsire exception. Pour moi , je l'ai eue sous les yeux pendant quatre mois, presque à toute heure, à tout instant du jour ;et, quelques minutes avant le départ, c'était encore un vif plaisir À x moi que de contempler cet admirable tableau. Combien de fois m'étais-je déjà surpris, moi, assarément fort peu romantique par nature, dans une sorte d'extase et d'oubli de moi-même , tout enlier à la contemplation! Et cela, je vous jure , ne mr'arrive pas souvent ailleurs. C'est que je ne conçois pue plus belle situatiou pour une ville , et j'ai peine à croire que Constantinople ait la palme par-dessus Nales , ce qui est pourtont l'opinion de la plupart des voyageurs qui ont pu faire a comparaison. Aussi constillerat-je le séjour de Naydes à l'hypochondriaque , dont il faut rappeler au monde extérieur l'attention vicieusement arrêtée sur

DE P

vais instrumens pour agir près de la membrane du tympan. Le centre Île père Anette ? Du moins ce médecin n'ajoutait pas le savoir-faire à

rétréci du eonduit auditif empêche presque toujours les mors de s'écar- Îses petites opérations ; il ne traitait

ter ; quoique fines et déliées elles obstruent les rayons de lumière si nécessaires pour opérer sans danger. Elles ont encore !e grand inconvénient de ne pouvoir se loger entre le corps étranger et les parois du conduit ; dans le cas présent on devait se servir d'un fil d'argent ou tout simplement d'une épingle à friser, dont la ne courbée en forme de ut crochet , eût été facilement introduite dans la perle creuse et per- Prée : l'observation cinquième prouve toute l'opportunité de ce conseil.

Voilà l'histoire abrégée de tous les corps étrangers solides que j'ai trouvés dans les conduits auditifs ; je les ai extraits avec facilité et toujours avec l'instrument le plus simple qui me tombait sous la main. J'engage à faire de même en ÿ apjortant un pe d'adresse et surtout en plaçant les patiens dans une position convenable, Pour qu'ils la gardent, il faut ne provoquer que peu de douleurs et leur faire pressentir tous les inconvéqiens qui pourraient résulter de leur indocilité,

Leschevin et Boyer préconisent les eurettes ; comme moi ils s'en servaient avec avantage. Duverney et le docteur Itard ne disent pas s'ils Les ont employées ; il ÿ a lieu de croire, d’après leur silence, qu'ils n'ont pas trouvé l'occasion de les expérimenter. Les deux premiers praticiens donnent le précepte d'introduire la eurette le long de la paroi inférieure , pour agir sur le corps étranger de bas en haut et d'arrière en avant, Je ne suis pas de cet avis; en procédant de la sorte on ne peut éviter de presser le corps à extraire sur le centre de la membrane du tympan , qui peut être considéré 2° sa position oblique de haut en bas et de dehors en dedans , comme la continuation de la paroi supérieure du conduit auditif, Il est aussi facile de s'aperrevoir qu'en plongeant la lame où la curette vers la partie inférieure et interne de ce canal, on est obligé de relever la main qui porte l'instrument, et de donner à celoi<i une direction oblique assez prononcée pour toucher en même

temps la paroi inférieure du conduit par son extrémité, et par son cen- | l'attention des médecins, et qu'on l'a em supérieur de son orifice; comment alors, dans une telle |où le travail de l'enfantement marchait trop lentement, le même moyen

tre le position de l'instrument qui interrompt les rayons de la lumière, apercevoir et diriger les mouvemens que l'on effectue sur le corps à extraire?

Éo suivant les parties latérales du conduit auriculaire, on atteint bien plus sûrement à son but, et on risque moins de presser sur la membrane tympanique et même de la déchirer. |

Des bouchons plus ou moins gros, mous, quelquefois durcis par leur séjour prolongé dans l'oreille externe, peuvent être cons'dérés comme des corps étrangers, bien que le cérumen qui en fait la base soit le produit d'une sécrétion naturelle. On les observe chez les personnes qui portent habituellement de la poudre sur les cheveux; celles qui ont l'orifice du conduit auditif rétréci, aplati, y sont aussi exposées. On favorise leur formation dans quelques cas en prenant l'habitude d'introduire souvent le petit doigt dans l'oreille en se lavant ou en von. lant calmer des démangeaisons; on repousse les couches de cérumen dans le fond dun conduit ; elles s'y accumulent et bientôt elles couvrent La membrane du tympan.

L'extraction de ces obstacles à l'audition est la source du triomphe

+ de certains guérisseurs anciens et modernes. Duverney parle d'un fumeux

par le même moyen toutes les espèces de surdité ; ses instllations huileuses, ses irrigations auriculaires n'étaient pas destinées aux affections catarrhales internes, et aux affaiblissemens de la sensibilité acoustique. Toutefois si la critique signale cet innocent moyen d'entretenir une certaine vogue, elle a moins à blâmer en pareil cas qne quand elle relève l'incurie médicale, poussée au point d'appliquer des moxas et des sétons pendant des années er à des sourds affectés seulement d'engouement cérumineux simple.

e me garderai bien de relater ces faits en détail, je ne veux même pe rapporter d'observations de ce genre de lésion; je craindrais de me

aisser aller à des histoires trop complètes qui pourraient bien blesser certaines autorités chirurgicales , auprès desquelles je ne suis déjà pas trop en faveur.

e reviendrai, dans un autre mémoire, sur les engouemens par lésions de tissus, c'est-à-dire ceux qui sont concomitans de perforations de la membrane du tympan, d'inflammation douloureuse ; et enfin ceux qui accompagnent des surdités par maladies de l'oreille moyenne.

THÉRAPEUTIQUE

MÉMOIRE SUR L'EFFICACITÉ DU SEIGLE ÆERGOTÉ dans le traitement des hémorrbagies ct de la leucorrhée , et sur ses effets dans celui de la gonorrhce ; lu à la Société médicale de Londres , par le docteur Necnr.

Depuis que l'action du seigle ergoté sur l'appareil utérin à attiré é avec succès dans les cas

la été recommandé à Philadelphie par le docteur Atiee, en Italie par le \professeur Bigeschi et le docteur Balardini, et en France par le doc- Iteur Guillemont, comme l'un des plus efficaces pour arrêter l'hémorrhaic utérine causée par l'absence des contractions utérines à la suite de accouchement. Le docteur Shalleross en conseillait l'emploi dans les cas où l'hémorrhagie utérine est due au détachement partiel du placenta , tandis que Je professeur Dewes exprimait l'opinion qu'il serait également eflicace dans tous les cas d'hémorrhagie. Le docteur Marshall Hall rapporte l'avoir employé avec succès contre l'hémorrhagie et la : leucorrhee.

Le docteur Sparjani, qui déjà avait employé le seigle ergoté avec | succès dans plusieurs cas de er ,; fut conduit par ces faits à l'admmoistrer dans d'autres hémorrhagies utérines qui n'étaient pas la suite de l'accouchement ; et après avoir obtenu un résultat favorable :de ses premières expériences , il étendit l'usage du même moyes au traitement des autres hémorrhagies des muqueuses , tant chez la femme I que chez l'homme.

| Les résultats des observations du docteur Sparjani sur ce sujet ,

chirurgien de Mons, « qui a fait tant de bruit pour la guérison des » surdités » ; il bornait là toute sa science. À Paris, qui n'a pas conou

les impressions internes , où bien su manomane convalescenl, qui a besoin d'une puissante distraction pour he pas retomber dans son idee fixe.

D'ailleurs, Naples offre aux personnes dont on veut distraire Le cerveau ma- Lide toutes les ressources d'une grande capitale. C'est la troisième ville d'Europe sous Le rapport de la popelation. On éralue approximativement le nombre de ses habitans à 400,000 , + compris Les étrangers , dot l'aflltence est toujours con sidérable. Théâtres de tous genres, bals, cercles de jeu, rien n'y manque pour s'amuser, où pour se ruiner, ce qui parait Être ausa un amusement pour certaiges gens. Î y a proportionnellement un plus grand luxe d'équipsges qu'à Londres ct à Paris. Les promenades sont animées par une foule de fashiouables et d'elégantes de toute nation, Le peuple napolitain , naturellement gai ct gracieux , remplit de sa joie bruyante le port , les places pabliques et les rues rommerçantes. Certes où peut muser à Naples avec autant de charmes que sur nos boulevards et nos quais.

Quant au climat, il est en général fort doux et fort agréable, « Eh quoi me = dira-t-on, vous le chargiez d'anathèmes tout à l'hrure : rous voilà donc pris « en flagrant délit de contradiction. » Patience , cher lecteur , écoutez-moi jusqu'au bent, et vous distingucrez les deux faces de la vérité sous cette coatradic on apparente, D est vrai qu'à Naples la température moyenne de toute l'année et de 5° R, Durant l'été, Is colonne thermometrique ve s'élève presque jamais au-deli du SU degré, tandis qu'à Paris elle monte assez souvent jusqu'au 32°, Lans l'hiver, elle n'y descend guère plus bas que 2° au-de:sous de zéro. Cependant, en décembre et janvive 1833 , à l'époque même de mon séjour , il yaeu, comme en 182%, 4° de froid ; aussi fallait-il voir, sous le souflle de cette bise inaccoutum"e, comme les pauvres lassaroni, nu-pied<et nu-jantbes, grelotaient dans leurs manteaux trous, et énmme les ricliss enx- etes sv rasemblaient en (ris-

dicina et chirurgia d'Omodei, nous offrent quatre cas qu'il indique

[cine dans le numéro de mars 1830 des Annali universali de mesous le titre de cungestion utérine , deux d'épistaxis, cinq d'hémopti -

sonnsnt autour du éraciero, misérable fover de braise, dans ces vastes salons dé- [rie du prossiane des poëles ct des cheminées. Mais n'importe , c'était un hiver exceplioanel, dont La statistique, disait-on, devait 3 peine faire compte. pas plus que du sureroit de mortalité prodnit par le grand nombre des pleurésies et des preumonirs, Frupassible statistique !!!

Poursmivons donc aotre paragraphe météorologique, Test encore vrai qu'à Naples il nage très-rarement , et que la neige ne se consérre pas : car un rayoii de soleil suffit pour la résoudre, 1 grèle six à doure fois par an, Selon le docteur Reuzi, le relevé des dix dernières années à donné le résultat suivant sur la proportion anouelle du beau temps et de la pluie : 60 à 100 jours pluvieux , 440 à (EU jours servins, 400 à 4 fours nuageux, La ploie tombe sons l'influence des vents austraux , et surtout du Lbeccio où vent de sud-oncst, qui d'ailleurs est le vent dominant , à cause de la divection même du golfe ; elle règne surtout de novemubre en avril, Quant aux brouillards , ils sont extrémement rares.

Cet ensemble de conditions physiques est 1rès-favorsble à la végétation. Le célèbre Tenore . professeur de botanique à l'université, à comparé les époques de la florgison des végétaux sous la latitude de Naples avec les tableaux recueillis sac ce point par Linné sous le climat d'Upsal, et par Audibert sous le climat de Paris ; il a irouvé pour résultat général que ls végétation de sa patrie devance d'un mois la nôtre et de deux mois la vésétation suédoise, En effet, on voit en rir aux environs de Naples, sur la fn de décembre, le pissenlit, le séneçon et la pâquerette : dns les premiers jours de janvier, le daphne lauren, la mercufiale et la bourse-à-pasteur ; et, dans ls dermière quinzaine , la ficaire, la firme terre, le souci des jardins, la petite pervenche , le mouron, ete. : dès le commencement de février, la féve, la violette , la moutsrde , le romarin, le laurier , le pêcher, l'amandier , Le cerisier, l'ab:icotir, ete. : en mars, le poirier et le

sie, deux d'hématémèse, et huit de ménorrhagie. Dans le numéro suivant de mai et de juin 1830, le docteur Pignacia publia des obser- Yations analogues qui furent confirmées par celles des docteurs Gabini et Bazzoni, publiées en février et mars 1831 dans le même journal.

Depuis cette époque les travaux de MM. Trousseau et Maisonneuve, des docteurs Langon et Bright, et surtout celui du docteur O'Slea , qui aflirme avoir employé le seigle ergoté pendant deux ans avec un succès invariable , ceux enfin de l'auteur qui le premier à employé ce moyen dans le traitement de la gonorrhée chez l’homme et chez la femme , ‘ont démontré son efficacité dans un grand nombre de cas.

Les elfets produits par le seigle ergoté n’ont pas été constamment les mèmes chez les différens Pas, 2 qui en ont fait usage. Jamais cependant ils n'ont pris un caractère fâcheux. Dans le plus grand nombre des cas les sl se plaignaient d'étourdissemens et de céphalalgie qui suivaient en général les premières doses du médicament , mais ne persistaient pas long-temps. Un petit nombre se DE AE de sausées, et quelques autres d'un sentiment de prostration et de faiblesse par tont le corps. Quelques femmes qui étaient en traitement pour une hémorrhage ou une leucorrhée, se plaignaient de douleurs dans la région hypogastrique et les reins ; plusieurs mème ont exprimé qu'elles éprouvatent une sensation analogue à celle que produirait un resserrement ou une contraction de la matrice. Une femme qui avait un ulcère chronique sur le pied droit, ÿ éprouva des douleurs excessivement vives du inoment où elle commença à prendre le seigle ergoté; d'autres se plaignirent de douleurs dans les cuisses et les jambes ; d'autres au contraire n'éprouvérent aucune incommodité de fortes doses et long-temps continuées , bien que le médicament eût produit son effet curatif sur la maladie pour laquelle il était administré, Dans deux ou trois cas de ménorrhagie seulement , la perte du sang et les douleurs dans la région hypogastrique furent considérablement augmentées par l'action du seigle ergoté, Depuis cette époque nous avons tonjours commencé , dans des cas analogues , par pratiquer une saignée ; ensuite nous administrions le seigle ergoté avec le plus grand succès , suivant en ce point l'avis du docteur Baztoni. « Le seigle egoté, dit-il, est utile dans l'hémorrhagie , qu'elle soit active ou passive , primitive ou secondaire ; mais c'est surtout lorsqu'elle est passive qu'il est indiqué; et pour qu'il soit utile dans l'état opposé, il est plus prudent d'en faire précéder l'usage d'une saignée, »

D'après le même motif, quand la faiblesse du malade ne permettait pas pes les deux ou trois heures. À la sixième dose les nausées,

de lui tirer du sang, j'avais recours à de petites doses d'émétique, lorsqu'il était nécessaire de combattre la surexcitation du cœur et du système artériel ; ou bien, lorsque la malade était sujette à la constipation et que la congestion de l'utérus semblait dépendre de cette circonstance, j'avais recours à uo léger purgatif.o

Après ces réflexions générales, l'auteur rapporte quinze observations d'hémorrhagie dont les sujets ont été tous guéris par le seigle ergolé. Nous choisiroos les suivantes parmi celles . différentes esprces.

MÉxonnmaAgtE.

Ons, 1. — Anne Marschall, âgée de 39 ans , martée , fut admise au Dispensaire le 14 mai 1852 , ayant une hémorrhagie très-aboadante; le ls était vil et fré-

quent; elle se plaignait de fortes douleurs dans les reins et la région lypogastei- || toux l'incommoide beauconp; elle se

que qui était très-sensible à La pression. On lui pratiqua une ssigaée de 14 onces eLelle dut prendre des sels laxatifs. | Le 17 , la douleur des reins était beaucoup moins vive ; le pouls moins résis-

mier : en avril, le coquelicot , l'épine-vinette , l'aracia, etc, : enfin, en mai, a vigne et les cériales, D'autre part, la chute des feuilles à Lien un mois plus tan qu'à Paris. Etpuis, combien d'arbres ne perdent jamais leur feuillage, et bravent ea pleine terre le doux hiver du eiel napolitain ! La willa rvale , plantée d'yenses, de buis et d'arbousiers (arbutus uredo), offre aux yeux des nombreu . jromeneurs une verdure perpétuelle. Dans les bosquets des villas, sur le bord des routes, sur le penchant des collines, l'oranger, le citronnier, le lentisque . be caroubier, le piu-parasol (pinus pirea) , et tant d'autres végétaux toujours verts, présentent l'image constante du printemps.

Voilà Les délices de Naples! Voila les avantages qui en rendent le séjour si enchanteur et si attrayant, qui attirent et enchainent le voyageur, et qui réalisent , pour ainsi dire , la fable de La Sirène , dont cette ville porta jadis le nom, Mais voici, en revanche , less inconvéaiens et les daigers qui doivent éloigner de ce rivage les individus malbeurensement lotis de nerfs irritables et de faibles poumons.

Pour les organisations délicates , il y à quelque chose de plus redoutable que la rigueur constante da froid ou l'excès un forme de la : ce sont les rapides et brusques changemens de l'atmosphère. La chaleur moyenne d'une contrée est un élément moins important à considérer pour l'hygiène et pour la thogénie que la connaissance des variations habituelles de la température. Or, Lo ples, entre les Apennies qui la dominent et la Méditerranée qui la baigne, souffre les fréquen es alternatites des vents septentrionaux , qui ont passé sur les neiges éternelles de la chaine apennine , et des veuts idionaux qui arrivent des plages brülautes de l'Afrique. De là ces soudaius abaissemens du baromètre , ces ruplures d'équubre d ns l'etat électrique de l'air, ces transitions thermom<-

tant ; mais Fhémorrhagie continua avec besucoup de violence, (La malade prendea trois fois par jour 5 grains de seigle ergoté.)

Le 21 , ellé se trouve mieux ; l'hémorrhagie a cessé depuis le 49, c'est--dire deux jours après qu'elle eut commencé à prendre le fra np ergoté. Elle continue à prendre encore pendant quelques jours, deux doses chaque jour, et sort guérie.

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