MÉMORRHAGIE PAR LE RECTUM À LA SUITE D'UNE SUPPRESSION DES RÈGLES
Ons. IL — Hannah Paton , âgée de 21 ans, non mariée, fut admise le 12 juillet 1642. Huit mois avant elle se portait bien ; mais ayant éprouvé à cette épaque une suppression des règles , depuis elle a constamment ressenti des douleurs dans les reins et le dos , et une faiblesse très-prononcée; ces symptômes furent suivis d'une hémorrhagie intestinale qui a continné jusqu'ici à de coarts intervalles. La malade avait pris, avant so0 entrée, un laxatif sans aucun soulagement. (Cinq grains de srigle ergoté à prendre toutes les quatre heures }
Le 16, depuis qu'elle a commencé l'usage de cette poudre, l'hémorrhagie est considérablement diminuée.
Le 25, elle n'a pas eu d'hémorrhagie depuis le 20 ; le 24 , les règles ont repara et elle se sent très-bien maintenant, Elle éloigue les doses et sort bien rétablie,
nématémise.
Ons. TL. — Elisabeth Pilcher , âgée de 10 ans, se portait bien en juin 1832, quand elle fut violemment serrée à la ceinture par un homme qui l'effraya beaecoup; elle éprouva sussitôt, dans l'hypocondre droit, une douleur s'étendir, dans la région épigastrique, Bientôt il lui vient des nausées , puis elle romit les matières contenues dans l'estomac , et enfin da sang pur, Elle reste dans cet état jusqu'au 30 juillet 1892. Si l'on presse légèrement sur l'hypocondre droit , qui est resté très-sensible depuis le commencement de sa maladie, l'hémorrbagie commence à l'instant même. Elle ne passa dans notre service que le 40 septembre, n'ayaut encore éprouvé aucun soulagement des divers moyens qui avaient été employés depuis son admission, Nous résolûmes aussitôt de faire l'essai du seigle ergoté; en conséquence , après lui avoir administré un léger Laxatif nous prescrivimes le 43 septembre trois grains de seigle ergoté à prenlre trois fois par jour. Le 17 et le 20 du même mors, elle prit le méme médicament et à la même dose, mais sans aucun effet sur l'hémorrhagie, On be discontinus et plusicurs moyens furent successivement cssarés. Le sulfate de fer combiné au quina fut celui qui produisit l'effet Le plus avantageux , et elle sortit Le 28 février 1833, n'ayant point éprouré d'hémorrhagie depuis plus d'un mois.
Elle resta bien portante cal dix jours , quand s'étant frappée accidentelle ment le côté droit contre un meuble , la douleur de l'hypoconüre et le vomisse ment de sang réparurent. Elle rentra au Dispensaire le 7 mars 1833, Divers moyens qui lui avaient été utiles la première fois furent employés sans succès, Alors je résolus de recourir au seigle ergoté , mais à doses et plus fortes et plus fréquentes, et je prescrivis,!le 28 mars, six grains de seigle 5 0 à prendre ton-
es vomissemens de sang et La douleur de l'hypocondre droit avaient disparu. Elle en continua l'usage pendant plusieurs jours wais en éloignant les doses, et n'éprouva mi vertige, ni
{ancun des antres symptômes qu'il détermine ordinairement. Le pouls reprit de la } ï qu pouls rep
force, et la figure devint plus animée et plus colorée qu'elle ne l'était auparavant, Ayant cessé de prendre les poudres pendant quelque ny, les nausées et la douleur de côté revinrent, mais furent aussitôt dissipées par le retour au même traitement qui fut continué encore pendant quinze jours , au bout desquels la malade sortit parfaitement rétablie,
MÉMOPTYSIE.
Oss, IV. — Madame Clarkson, âgée de 33 ans , mariée, est mal portante depui $ ciuq ans, ce qu'elle attribue à La rupture d'un vaisseau dans la poitiinc; depuss cette époque elle à toussé continuellement, readant presque continuellement du sang par les crachats et par le ner. Depuis quinze jours surtout elle n'a pas cessé de cricer du sang tons les jours, en perdant tons les matins plein une tasscñthé, La plaint de fortes palpitatices de cœur et de faiblesses, [Le 4 avril, six grains de sergle ergoté à prendre toutes les deux heures. }
Le lendemain , elle a bien reposé pendant la nuit ; le sg est fréquent , sans force ; la toux moins fréquente , l'expectoration plus facile depuis qu'elle a com-
triques instantanées, source féconde de palpitations, de dyspaée, de maux de nerfs et d'iritation pulmonaire chez les personnes préd' à ces divirses affections. Et notez qu'en général ou vient s'établir à Naples pendant l'hiver, c'est-à-dire pendant la saison où ces variations météorologiques sont Les plus tré quentes et les plus dangereuses, et où, comme nous l'avons déjà dit, la pluie règne assez constamment. Sans doule,en se logeant surlariviere di Ché.je, quai magnisitué en plein midi. on est à l'abri du ventri terra ou vent du nord. Mais sur la foi de ce brillant soleil qui lait vis-à-vis de vous , ne vous aventurez pastropdans une promenade à pied ou en calèche découverte le long des quais qui bordent ke rivage. Car, à cause de cette disposition en arc, dont nous ee us Le les résultats pittoresques, vous vous exposez surcessivement aux cardinaux de l'horizon; et, par ma foi, sans hyperbole aucune , à tontes les biches de La rose des vents. Aussi, au détour de chagne quai, en passant de Sainte-Lucie à Chiatamone , de Chiatamone à Chiaja, de Chisj à la Mergelline, vous êtes en butte à une soudaine variation de température : là le soleil vous brûle, ici La bise vous glace. Quels effets ira cette capricicuse atmosphère ? confirmers-t-elle l'espoir que tout ciel it semble ren ion de loin aux malsdies de poitrine ? Non, certes ; au lieu d'entraver ou de prévenir les progrès de la tuberculisation Imonaire, elle ne peut que les favoriser, Et je ne parle pas que par théorie. Entre autres uxemples, je me rappelle combien uu eng confrère, le docteu, Delorme , qui accompagnait le comte S%%*, a de cette inconstanc,, perpétuelle de la température et des vents : son séjour à Naples a, je n'en dout,. pas, hâté le terme fatal de sa phthisie. Et puis, d'ailleurs, le nombre des por. trinaires indigènes est assez considérable , à en juger approximalivement par le, informations partieulières que j'ai prises : car il ne peut être exactement connu
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roencé l'usage de la poudre (et déjà elle en à pris 46 das. }. L'hémerrhagie à complétément cessé, La faiblesse est moindre et Ja malade dit se seotir bien soulagée,
Le 6 , l'hémorrhagie n'a pas reparu : la tonx est moins farte; le pouls plein, vif; La langue blanche, 11 y a eu quelques fissons et ua jeu de chaleur à la peau ; la malade se plaint de «a douleur de côté qui est ordinairement suivie du retour de lhémorrhagie. (Elle prendra les poudres d'heure en heure.)
Le 7 , la douleur du côté gauche à cessé pendant la nuit et la malide a bien re en pendant le reste de la nuit. 1! n'y 2 point eu d'hemorrhagie, seulement de La
iblesse prononcée; mollesse du pouls avec un peu de fréquence ; il n'y à puiat cu de vertiges. Depuis plusicues mois La malade n'était pasrestée aus: long-tenspe sans éurouver d'hémorrhagie ; la toux La fatigue moins , et elle se dit beaucoup mivus. (Elle continuera les poutres toutes les deux heures.)
Le 11, L'hémorchagie n'est pas reregue; le pouls est beaucoup moins fréquent qu'avant que be malule eût commencé l'usage du seigle ergoté; les palpitations sont bion moins fréquentes et Ia toux est moins iacommode, ( Douse grains de seigle crgoté à prendre toutes Les deux prier |
Le 25 : l'homorrhagie n'a pas repart, et les élevées de sigle ergoté m'ont produit sucan <ffet Fchens : elle dit que sa toux est beaucoup diminuée; mais comme elle canserve ane fièvre hectique, il y & peu d'espoir dé la voir se rétebbr entièrement.
Le soigle ergolé à produit, dans cv cas, tout ce l'on wait en attendre; il a fait disparaitre l'Éémorrbasie qui depuis n'est Paule gr cm la malade soit morte quelque tesips aprés de consoription.
Les autres observations oilrent des résultats à près analogues à ceux dont nous venons de voir des exemples, et où ilest impossible de méconvaîitre l'efficacité du seigle ergoté pour arrêter l'hémorrbagie.
TRAITEMENT DE LA LEUCONNHÉE PAR LE SEIGL£ ERCGOTE.
Quoique le seigle ergoté soit l'un des mayens les plus efficaces dans | 6
le traitement de la leucorrhée simple, même dans les cas où elle existe depui, long-temps et a résisté à un grand nowibre d'autres MOYENS , Cependant il n'agit pas dans cette maladie avec La même rapidité que dans per siag, 2 C'est au reste ce qu’on aurait dû attendre de la nature chronique de la maladie. Aussi nous avons cru devoir l’administrer à petites doses, par exemple cinq à six grains deux ou trois fois par jour, plutôt qu'à de fortes doses et plus fréquemment répétées. Aussi on peut en continuer l'usage et plus lung-temps et sans aucun inconvénient.
Nous ne devons jamais oublier , dans le traitement de la leucorrhée et des hémorrhagies, que le seigle ergoté exerce aussi une action particulière sur les fibres de l'utérus, et que son emploi peut amener des douleurs et des contractions spasmodiques de cet organe ; ensuite les sympimes de la métrite et même une augmentation de l'écoulement, II est donc de la plus grande importance, dans le traitement de la leucorrhée, de combatire d'abord l'état inflammatoire ou d'irritation locale par les moyens thérapeutiques appropriés à chaque cas , avant d'avoir recours an seigle erguté, Nous avons trouvé dans la pratique quelques malades qui ne pouvaient, dès le commencement, supporter la moindre dose de ce médicament sans éprouver de vives douleurs dans l'utérus , mais pal pu l'emploi de quelques autres moyens, supportaient très bien le seigle erguté , non-seulewent sans inconvénient | mais avec un avantage marque,
Chez l'une de ces malades le museau de tanche était partiellement ouvert et induré , et très-sensible sur son bord gauche. Le doigt porté sur ce point y déterminait des douleurs aiguës qui de là s’étendaient dans la région iliaqne droite. Dans ce cas nous employämes avec beaucoup d'avantage l'extrait de conium avec le sulfate de fer, et après que cette sensibilité morbide fut calmée , nous administrämes le seigle er-
goté pour la leucorrbée qui avait persisté , sans aucun iaconvémient et avec succès. Sur dix cas de leucarrhée sur lesquels nous avons pris notes exactes, Le scigle ergoté a failli trois fois ; mais probablement ces insuccès ont elé dus plutôt au défaut d'expérience sur Ja manière d'employer ce médicament, qu'à son incflicacité. De ces trois cas, deux ont été guéris ensuile par d'autres moyens , mais le troisième à résisté opiniätrément à toutes les autres medications eg pendant longtemps , soit par nous, soit par d'autres praticiens, Dans ce cas, nous avons essayé entre autres injection de nitrate d'argent conseillée par le docteur Jewel, mais sans plus d'avantage qu'aucun des autres moyens.
.e seigle ergoté a été employé aussi avec avantage dans le traitement de la blenvorrhagie.