EFFETS DU SEIGLE EMGOTÉ DANS LE TRAÎTEMENT DE LA BLENNORRHÉE
Le docteur Sparjani cherchant à se rendre compte du mode d'action du seigle ergoté , ‘est porté à croire que ce médicament n'egit ni comme astringent, ni comme stimulant , mais plutôt comme un sédatif du système capillaire , et que par cette raison on pourrait l'employer avec avantage dans quelques cas d'hémorrhagie active et de congestion vasculaire où il existe un état très - rapproché de l'inflammauon; mais il pense qu'on ne peut l'administrer dans le cas où il y a une ioflammalion aiguë qui exige sa np de moyens plus énergiques. Dans le but de constater l'exactitude de ces idées , et connaissant l'efficacité du seile ergoté dans le traitement de 4 lencorrhée , je pensai pouvoir sans inconvénient en essayer l'emploi dans la blesnorrbagie , d'abord chez la femme, et ensuite chez l’homme. Il est vrai pourtant que la sécrétion de la membrane muqueuse de l'urètre , dans les cas de blennorrhagie , est produite par un virus spécifique ; cependant on est d'accord pour considérer cette maladie comme d'une nature essentiellement inflamma toire. Les observations suivantes feront connaître les résultats auxquels nous sommes arrivés.
Ones. V. — Marie C..., fut admise au Dispensaire le 9 mars 4838, Elle avait depuis trois mois une blennarrhagie qui lui srait été commmiquée par son mari; elle se plaint de douleurs dans les reins et dans la partie, et d'ardeurs en urigant. Elle a euses règles il x à trois semainas et n'a jamais été sujette à la leucorrhée. Je lui prescris un laxatif et ensuite 6 grains de seigle ergoté , trois Fois par jour.
Le 45, la molade est beaucoup mieux ; l'écoulement à cessé; la malade n'a pas éprouvé de vertiges, mais seulement des douleurs dans la partie inférieure de l'abdomen et une espèce de rampe de la matrice. Elle ressent encore de la donleur en erinant. | Elle continuera ses poudres deux Fois seulement , le matin et le
soir.
Le 20, l'écoulement n'a pas reparu ; la malade se plaint encore de douleurs dans la matrice; je suspen !s le seigle ergoté.
Le 29, les règles apparaissent mais piles el peu abondantes.
Le 6 juin , léger retoar de l ment, qui est ensuite arrèté graduellement par le seigle ergoté à fable dose,
Ons, VI. — Williarn M... , âgé de 24 ans, fut admis le 22 août 1833; il avait en déjà une blennorrhagie, il y s unan. Depuis quiore jours il en ag une seconde ; l'écoulement est abondant, janneet épais, (Cinq grains de seigle ergoté à prendre toutes les trois beures.} .
Le 26 août, le malade est dans le mème état; mais il n'est pas plus mal, (Contiouer be même traitement,
Le 2 septembre , il est beaucoup mieux. (Continuer le même {raitement.)
Le 12, l'écoulement est à peine appréciable, (Continuer les poudres, mais seulement trois fois par re)
les registres ile mortalité n'étant point teaus par l'administration napalitaine avec le même soin que chez nons, M. Magliari .serétaire de l'Académie de médecine et chirurgien en chef de l'hôpital militaire Dedla Trinité, m'a dit que les phthi- #iques forment à peu près Le dixième partie des soldats malades : il croit , à la vérité, que la proportion de la phthisie aux autres maladies est, dans cette fraction de la popalanon , un peu plus furte que dans la population entière; ce dont il accuse une grande caserne qua ei située sue Le hnat de la colline, fort loin du centre de la ville , où les sa'-lats accourent chaque soir à La hâte et en sueur, à l'heure de la retraite, et où les shumes naisseut alors à foison sous l'influence d'un air vif
et frais qui répercute la transpiration. Le professcur Petruuti, aujourd'hui le chi-
rurgien Ee répendo de Naples, m'a dit, en eflet , n'évaluer qu'à un quinrième
rh de la phibisie dans La mortalité générale ; mais cette part est dejà [ort one
Je n'ai parlé que des variations météorologiques pour défendre Le séjour de Naples sux iodividus que la plubisie consume où ne fait que menacer. Je rap- Pellerai muntensnt que l'air maritime est constamment imprégné d'une ea saline quis'y insipue en imperceplibles goutielettes , jusqu'à une grande hauteur, par l'agitation des ragues et par ke souffle de ls brise, Or, ces particules de sel, qui, à chaque inspiration pénètrent arec l'air dans les ramibcations bronchiques, eserceut+lles une action salutaire où auisible? La question est en litige 1 MOUS , mais clle est résolue en manvaise pari dans le code de la médecine napolitaine. Nos coutrères de Naples crosraieut commettre un harbarisme lhérapeutique , s'ils laisssient un phihisique demeurer sur le rivage, et s'ils ne le faisaient transporter à rot domicile dans les quartiers les plus éloignés de lamer. Leur expérience locale me smble devoir être prise en considération. D'ailleurs, je m'écrierai : dans de
doute, abitiens-toi. Celle maxime morale de Zoroasire doit être aussi la base de la sagesse médicale. | Ainsi donc, garder-rous d'expédier indifféremment à Naples tous les individus dont Ia santé réclame les distraction: d'un long voyage et la douec infineare d'un ciel méridional, Exclaez tous ceux chez qui vous constatez où soupyonnez l'existence des tubereules pulinmuaires : ceux-là c'est à Dome, el surtout à Pise, ail fout les envoyer, cormene je l'ai déjà dit dans ma lettre du n° 21 de l'année ermière, J'ai exprimé plus haut à quelle classe de malades Naples me parsit principalement convenir. Je laisse aux praticiens habiles à juger dans ep autres cas on doit indiquer ve séjour aux cliens domi la fortune permet l'emploi de cctte codtense thérapeutique. Je n'ajouterai plus qu'une seule remarque , C’est que le sol de Naples et des environs, assis presque entièrement sur des volrans éteints, offre dansune cireonsription peu éteudue, de Castellamare à Pouzrole et à Baia, une richesse inouie d'eaux minérales , froides et chaudes, acidules, ferruginenses où sulfurenses, él un grand nombre d'étuves nalurelles, eu grottes sans cesse remplies d'une vapeur bouillante qui s'échappe du sein de la terre. Je me borne fei à cette considération générale , qui est loin d'être sans intérét pour les voyageurs malades, et qui peut souvent entrer comme élément de détermination dans l'avis de leur médecin : car j'ai craint que la majorité des lecteurs ne me blämät de reproduire tous Les détails que je trouve dans mes notes sur da situation de ces thermes naturels, sur lus diverses cspéocs ct les vertus particuhères de ces sources mrinérales.
à.-P. Reotix,
(La suite an prochain numéro.)
Le malade continua jusqu'au 40 octobre, qu'il demanda à prendre deux doses, | une le matin et une le soir. Il ne restait plus qu'un léger suintement le matin, ct| comme cet homme n'est pas revenu et qu'il était trèsoigneux de sa personne , nous avons tout livu de croire qu'il a été promptement guéri.
Oss. VII. — William 8... , fgé de 28 ans, admis le 4 septembre 1833 , à gagoé, il y à buit jours, une bleunorrhagie qui fournit un lement abondant Jaune et épais, et lui cause une vive douleur en urinant. (Prendre de seigle ergoté, 3 grains par heure.)
Le : 6 septembre, l'écoulement est mains épais, il n'y a plus de douleur en urinant,
Le 25, l'écoulement est augmenté; on suspend le seigle le malade prend la mixture balsamique, . EE Pr
Il sort guéri le 7 octobre.
. Les neuf autres observations qui sont rapportées à la suite de cellesci, offrent encore les mêmes résultats , c'est-à-dire des succès peu pro-
CORRESPONDANCE MEDICALE
OBSERVATION D'UN CAS D'ENCLAVEMENT SIMULÉ; ACCOUCHEMENT PAR LES SFULES FORCES DE LA NATURE; par M. Jacon, médecin à Louprac,
L'enclavement , tel qu'il a qu'il a été défini par Baudelocque, est devenu beaucoup plus rare de nos jours que du temps des de Bruyn, des Birkmann , des Titring, qui, appelant de ce nom le moindre retard, par une cause quelconque, au passage de la tête, rencontraient l'tous les jours cette complication. Plus difliciles, nous ve devons pas même assurer l'existence de l'enclavement toutes les fois que de prime abord nous trouvons réunies ses conditions pathognomoniques. En effet,
noncés et des insuccès. Dans quelques cas cependant l'écoulement à été! La oète pout rester long-Lemps Bxéo dans 1e bassin | avec l'impossibilité
arrêté assez subitement pour que l'on ne puisse méconnaitre un effet| mr qu acer age Ru ec } » ?
sin mal conformé , l'enclavement absolu. — Le fait que je vais rappor-
ter confirmera l'extrême difficulté du diagnstic dans ce genre de dys-
ltocie , le plus embarrassant de tous pour le praticien qui peut mal faire
également , en pe comme en temporisant les opérations graves
qui ner indiquées alors , et faire pis encore, s'il agit sans l'extrême nécessité.
depuis quelque temps déjà à l’état chronique. trarail depuis trois jours co i . : + sition occapito=antérieure; is environ dix beures que La eaux ans nos essais sur Je seigle ergoté nous avons constaiment préféré | s'était entrée, elle était restée dans cette position es que les douleurs
de l'employer en poudre, évitant avec soin d'administrer ep mème —
Nous avons rarement porté les doses au-delà de cinq à six grains! *%! de largeur. La tête était également comprimée dans le diamètre plus ou moins fréquemment répétées , suivant la es ht Fa pi les | see Le CN de laneene Sapiqui per 06 10e pe
tômes concoroit relsons. É | .
P oritans. | Cependant, tout en redoutant la nécessité d'une ation grave, je voulus
Le tableau suivant va nous donner le résultat général de toutes les | auparavant me conformer aux indications secodnires. face ee très-injectée,
expériences lentées jusqu'ici sur l'emploi du seigle ergoté da i. Fes mains gondbes et engourdies. Une saignée générale fut suivie d'un prompt sou-
sir des rs et de la Peace ans peer . x lagemest , et les os niérines y participèrent. Mais au bout d'une beure la
: malade sentit ses forces générales l'abandonner insensiblement ; et les contractions
| devinrent plus rares et surtout plus faibles. La face avait beaucoup pâli. Ces acci-
dens provenaient d'une plus grande perte de sang qui s'était © par le déran- À gement de la ligature pendant les contrections.
| de n'avais pas encore observé ln marche de l'accouchement assez long-temps,
pour juger déja urgente une opération plus grave. Je crus donc pouvoir Le -
TABLEAU DE TOUS LES GAS D'HÉMORRHAGIE £T DE LEUCORRNÉE TRAITÉS AVEC SUCCÈS PAR LE SEIGLE EAGOTÉ, TAMT EM ITALIE QU'EN FRANCE FT EN AW- CLETERRE.
+ . È g , : E + : 4 LA E ä : Hémorrha # Ouvrages où ils ser, en me horuant alors à relever l'énergie générale et locale par quelques doses Ë j 5 3 3 gies des £ de seigle ergoté qui répondirent bientôt à mon attente ; mais toujours sans que la È T è ù Ê É 2 gracires. sont rapportés. | tte arançit davantage. Au moment de La cotreclion, dle semblait bien descendre 6 À MERDE r < un peu; Mais aussitôt a elle remontait au premier paint d'où mes plus grands En Iraute efforts ne pouvarent pas seulement lui imprimer le moindre ébraulemest, Enfin D° Sparjani, 47 8 2 5 2 » » » (1) Omodéi, annali, || après buit Loures, durant lesquelles j'avais, sans autre résultat, continué le seigle mars, 1890. ? ergoté et fait sup plusieurs fois la malade de place , la version me paraissant D’ Pignacco. 4 2 » 2 » » » ” Id. mai et juin {impossible et d'ailleurs inutile, je me déterminai à appliquer le forceps. Deux 1830. fois, et à une heure d'intervalle, j'essayai l'introduction de l'instrument. Îl ne me D" Gabini, 7 3 2 4 » 1 2 » » Hd. février et {fut possible, ce de grands efforts, d'y fnire pénétrer que la première branche, mars 1884 et l'action de ce fevi
D' Bazzoni 8 » » » » » » 8 Id. février et [|solument nulle, | | mars 4834. | Ma perplexité devenait extrême. Cependant, pour soutenir encore quelques in- Ex France. stans le courage de cette infortunée, je Gs préparer un bain, et dans ce temps je MM. Trousseauet cherchai à Gxer mon incertitude sur le parti qu'il me restait à prendre, de la cé- Maisonneuve, 49 43 » » » » » - y Balleti à phalotomie sur l'enfant, qui devait étre mort par la compression si long-temps | thér n gén. de prolongée qu'avait subie le cerveau , sait par le resserrement de l'excavation, sait Ex ANGLETERRE speutique. | bar la violence de mes efforts; où de l'opération césarienne sur la mère, dont l'af- D' Marchall- ° iblissement était devenu extrême, el que je voyais menacée d'une mort pro-
! | chaine.
—. : ; test Ex b (1) London us J'eus par hasard l'heureuse inspiration d'engager cette malheureuse femme àse D Lanyon fl » 5 dl a » » à paies 829 | faire ro seb quelques instans dans sa chambre, et au boat de quelques pas elles é- GE ° 1853" MAS era qu'elle sentait quelque chose se déranger, En effet, la 1ête s'était un pes dé- D' Bright { nl É à = 6 " 1d 4 ss | gagée ; mais il me fallat encore une tractios violente pour amener jusqu au col M, O'rica (ne + sn ss id id, ” [cette tête toute déformée. Les épaules et le reste du corps ne résistèrent pas ruains. D'Macmichäel | o » Où ù À » » » Mémoi d l'Enfin l'accouchement fut terminé. x , | M Neui € | Ce fut alors seulement que j ges reconnaitre ane seconde cause qui, peut-être D” Negri. 21 8 4 4 » 2 2 # 7 14, Si Heser que l'étroitesse des diamètres du bassin, avait retardé mécaniquement le travail.
— pa : n : À = Pi n i «) : Le cordon ombilical était entortillé antour des deux cuisses . vers leur racine, su = = mines n PCA par deux circulaires extrêmement he ! rs l'ave star pps pe rainure prononcée, et par une particularité bisarre et inexplirable, ento en D e #3 | ment du cndos nus de la us avait la disposition d'un 8.
indieati Ces détruisant toute la lo da cordon , sou extrémité placentaire se
(1) Sans indicstion des nombres. ton cctatrenet se. et role brièreté qui, en ralentissant Les effets
{2) Le nombre n'est pas indiqué ; mais M. O'sira a empliyé le seigle ergoté || de la contraction wtérine, retenait encore l'enfant susprudu tout près de la vulre,
dans sr d'hémorrhsgie, pendant les deux dernières années, avec un succès | lorsque j'eus achevé son extraction. Il est inutile de dire que cet enfant naquit invariable. | mort.
“Les trections qui se trausmettaient au placenta à mesure que je les opérais sur sans doute, mais âvée succès et plus modestement triomphé de l' er î ions de dé gorgement du col et de la glande prostate. gi
Ous. — Un eulüvateur nisé, nommé Maran, d'an tempérament bilieux sq doue d'une forte constitution, menant la vie la plus Hboricus, avait joui d'une teds-bonne santé jusqus Pige de 64 vus quand il commença à ressentir quelques
de la vessie Jorsque, disoit-il, il ne sstisfaissit pas enr-lechamp le besoin d'ariter. Deux ans après les ae svptèmes de celte maladie
Les conjectures sur lesquelles il faudrait soupçonn r l'existence de la complication que je viens de détailler, sont trop vagues, trop incertaines , trop cachées, pour pee en uire uné conséquence pratique bien rigoureuse. Néanmoins ce fait m'a paru
igne d'être mentionne , pour teuir les praticiens en garde contre le principe qu'on à voula établir sur la nécessité de remédier , au bout de pre heures de retard , à l'enclavemeut par le forceps, et par
‘autres opérations plus décisives , lorsque l'application du fo est impossible. 11 faut toujours , on du moins Aer à , se défier de ces enclavemens , non absolis , mais seulement relatifs, qui, compliqués par un autre chstacle que les contractions utérines et des manœuvres simples peuvent surmonter plus tard, doivent aussi e terminer enfin eux-mêmes par les ressources de l'erganisie aidées de quelques efforts innoeens , et sans le secours de ces opérations terribles qui laussent après elle une si grande responsabilité.
d'esu-desvie. À Miastant méme le besoin d'uriver fat si pressint, qu'il sortit aussi tôt de la maison; il avait déja fait d'inutles efforts, quand il se mit en route pour re dix fois il avai épars
1 n'avait pas fait cent pas ix fois il avait essayé, mais en vain, de sa foute; l'ischurie était cœapilte. IL n'avait pos plomr ris son 4 7 qui avait va lien à 7 heures du matin, et il était près dé vase heures du soir, La marche lai devintsi Fatigsnte et si laborieuse, qu'à chaque pas qu'il faisait L'étaient de nouveaux cris, ts par Les douleurs les plas vives et les plus intenses qu'il ressentait dans les parties génitales. |
Arrivé ou pont Pellegrini, à une demi-lieue de sa demeure, il ne put, malgré son courage, aller plus Join ; ses forces l'abandonoèrent. Il fut obligé d'avoir re : cours à deux aides, qui de transportèrent à bras au bourg le plus proche,
1 était misnit Jorsque je fus appelé; et une beure après j'arrivai près de Maram # Soulagez-moi au plus vite, ane cht-il, où je suis un homme mort.
Ilétaità genoux, le corps à moitié fléchi; la tête, entré ss mains, était soutenue par une Chase. Dans éetle position à moitié recourbée , il relâchait les rmnscles abdomiasux, Le ponts était accéléré; il y avait fièvre, ne suene {rès-chande couvrait déja sou visage.
HE w'avait pas quiité tons ses vétemens que j'avais aperçu une lumeur de la grosscur du poing, située à la partie moyenne de la région inguinale he, Pendant le taxis, le malade n'arcusa aucune douleur; avont reconnu une hernie bien caractérisée (une entérocèle) , le malaile me répondit aux différentes questions que je ui adressai, qu'un joer élant labourer, en soulevunt une érorme charrue, ül avait senti cet effort sortir entre de nbis et La hanche gauche, #1 qu'il n'avait pa porter tn atnge qu'en lui cou sur-ke-charap.
aisé cite complication comme me affection secondaire, et m'occupai de la ergion bypogastrique que je trouvai trés-gonflée et très-élevée ; r-dessus du De on recobnmissail une trés-grande fluctuation en percutant du bout des
igts.
y" région postérieure, je vis ua boucrelet bémorrhoïdaire de la d'un œuf de poule, simulant assez biva l'extrémite supérieure d'une ;
Malgré lons ces obstacles, je devais recourir au moyen le plus rationnel, et
+ combattre uk o772 sucois cetie eystite prononcée, conjointement aréc 'engorgement vidaire, j'ordontai l'application de trente sangeues an périnée et à la région anale, Pendant qu'on alla les chercher, je tentai d'introduire ube some d'argeat, tn de remplir la première smdication qui se presentail en pa reille occurrence, c'est-à-dire d'evocaer les urines,
Ge premier essai fat infrnelueux, cote je m'y étais atteodu, Une heure après,
Jacor, D.-M. P.
Longesc (Haute-Loire, 20 septembre 1833.
ACCOUCHEMENT IMMÉDIATEMENT STIVI DE L'EXPULSION DU PLAacexta; par M. Mimaur, D.-M. à Chatillon de Michaille.
MonsiEUR ;
Je riens de live dans un de vos derniers snuméros une observation de
np de l'épaule et du bras en première sosition, dans laquelle mort survit par le décollement du placenta. FA vous eo offre une prar- Jaütement semblable, arrivée le 25 février dernier. La seule différence des résultats peut y ajouter quelque intérêt pour la science.
Ons. — de fus demandé s6 village de Montauge pour accoucher Ja file De, âgée de 24 ans. 'artivai auprès d'elle à one heure de l'après-midi; elle était bien faite prés eee 2 constituée, Deus atconcheuses de campagne tourmentaient cette depuis l'issue des eaux, survenue le matin du même jour. À mon areirée, il y avait quatre beures que le bras et l'avant-hras gauches, attirés hors de le rulre par d'imprudentes trartinns, acenssient Les contractions de col de l'utéruspar leur olématié et leurs mouvemens convulsifs, En effet. je fis de vains efforts pour insimer ma main jusque dans l'utérus; son col était dur , sensible as toucher ; Pabdomen tenda et douloureux aussi, le pouls était agité, et la malade
un commencement de désespoir, Aprés nor donné une demi-heure de repos, d'air et de silence à la malnte, je lui Gs une capieuse saignée du bras , et dix minstes apeès, sp de MM. Goinet et Guillérmet, afliciers be santé, mes voisins, l'on pat frilement introduire la main, reconnaitre Ja position de l'enfant, opérer sa version ({} et smener tour à tone is pieds , le tronc, Les bras et la tête; mais au monsent de la dernière et de la plus violente contraction, solbeitée par la présence ei pompe dut plus grand diamètre de la tête: 20 ma ment , dis-je, où celle-ci s'éc appait et faisait on vide par sa brméque sortie, tonte Ja mass placentaire tosba sur le plancher; car la femme était transverse
placée sur son lit ét sur un plan incliné,
L'accouchée fat couchée le plus doucement possiôle sor L+ longueur de son lit, les cuisses relevées et secrées l'une eontre l'autre, Le placenta bien examine parut complet , ls muatrice revinl facilerent sor clle-mime, et aujourd bi , 2 maes , la mère va parfaitement bic; mais son cafant. quoigne fenu à terme et bun conformé, mourut par asghysie quelques minutes après sa puissance.
de doux sonies en gomme élastique. Il était $ heures du matin; 21 heures s'étaient écoulées depuis que le malade était toujours en proie à de nouvelles douleurs lus violentes et plus cruelles , malgré le traitement le plus antiphlogistique qu'il it possible d'emplaver, | Je recomauenqut de nouveau le cathétérisme avec la mème sonde. Arrivé au lool de la vessie, j'éprouvai de nouveau le méme olatarle; mais pénétré comme Le
ORSERVATION DE RÉTENTION D'URINE COMPLÈTE {OU ischurie} , sur tin homme de 63 ans, traitée et guérie par le cathétérisme; par M. Erève, doctear-médecin à Lussac-les-Châteaux , près Poitiers.
lpétais d'une miée amnéomique disséquee et que je conserve avec soin , venant Luon ami Mawec, j'introdulsis non sans peine l'indicateur de ls main gauche dans Îte rectum, ét je suivis ma sole que je conduisis dans une direction meilleure,
2 L'ayantretirée et soulevéc d'enavirou une ligne, je franchis dourement et avec beau-
Munsieur, moins de travail be col, et surmontas aussi steps M gonflement de la
: e.: aude ate , Ja direction que je suivis était une li droi-
. Dans le numéro 64 de la Gazerre mévicaur, j'ai lu une observa ||f12 pr rh ment Le pus Dont mul tion de de la vessie, communiquée par les professeurs || qircction des vaisseaux hémorrhaidanx. Le malade accus la sensation de la sonde
dans la vessie; Farine avait aussi pris son cours. Je suis rauvé, mme dit-il; sons m'avez guérr. L'urine ; brûlante et d'une odeur smmoniacale bien caractérisée , coutit avec force, favorisée dens son cours par tue donce pression sur la région bypogastrique. La tuméfacuion diminus sensiblement, et sur-le-clamp ss inconcerables douleurs furent apaisées, D sortit environ tu litre et demi de liquide, de fixsi, comme c'est l'usage . mea sonde avec deux lacs à un handage de approprié à ce genre d'opération , et laissai repater Le malade avoit prescrit eataplasmes, fomentations émallientes, ele , etlui recommander bn régime raftaihis ant et des boissons diurétiques, avée une éranlsoa pitrée que je loi compusat subite, Je promis et revins le voir le lendemain. Quel fut mon étonnement, | malgré mes observations réitérées , je fus obligé dé sonder uné sonde f e l'improdence
is DOUF da ps notre mal avait commise, En roulant 3€ rendre chez bi, il s'était arraché la sonde, La vessie pleine et ke esual de l'arètre extrémement irrité se contractaient avec tont de force; que J'eus recours à ne
R. Durante et E. Pisani , chirurgiens napolitains. Les réflexions que vous avez émise sur cette opération concordent si bien avee la pratique , qu'à l'appui de votre opinion je vais vous rapus fait de rétention complète avec contraction spasmodique du
co de la vessie , ete, , guérie par le cathétérisme.
Je pense avec vous que le spasme du eol dela vessie n'a pu constituer un obstacle assez puissant pour empêcher le cathéténisme. Si nos “honorables confrères avaient voulu se donner la peine de suivre la structure anatomique du conduit urétral, 1ls eussent, avec diffienlie, ©
tn Tien ratendu qu'on lacet avait élé placé autour du poignet du metre mu pour le retenir es basis peudaat les ssnres. ac
noutelle sonde en gomme élastique d'un calibre moyen. Je réussis comme denunent. Malgré toutes mes remoutrances , Marsa, se croyant guéri chaque cadétérisme , ne voulant pus, disait-il, s'assujétie à porter aa tel igstrmment péndant un mois, six semaines, comme je lui conseillas la première fois que le premier accident lui arriva, un jour qu'il roulait monter à cheval et qu'il se trou. vait encore ermbarassé, comme il devait un pen Féire après ane lale nrala dis, il se l'arracha, croyant, disait-il, que ses urines préndraient leur contes ordiire
maire.
Vingt-quatre beures après, je fus de nouvean appelé. Après lui avoir fait Les réaumtrances d'usage, je liotimidai en bus disant que #1 or premit garde, il sevait victime de ses imprudences, et que pour remédier à tout ceci, 1 fablait qu'il se décidét à porter un petit instromeul circulaire de deux lignes de largeur et de cinq de long en forme d'entounoir, où venait se déposer le Hiqride qui sortait par la sonde e1 qui était reçu dans re petit réceptacle, où s@ trouvait vite éponge, Le seul inconvénient qu'ii pourrai ÿ trouver, c'était d'en avoir trois à quatre, afin de les échanger de temps eu temps pour entretenir une propreté habituelle, Le malade ne pourait rester one demi-journée sous Meher ses urices, et je ne dois pas oublier que l'irritahilité était tele, que peodant cinq mois il aa po se Srvicque de sonde débowtbée, et que la eystite, orcasionte accrdentellemeat var ce vin épais et cette Liqueur alcookique qu'il srait pris en surabondanee, avait dé. terminé voc telle irritation dans cet organe, que ce n'est qu'au bout de ce temps qu'il a pa , Mais toujours avec que soude, vider son urine, en monsnt le régime le
las sévère et la vie la plus sobre, Après 6e long tratément pour an malade amies sborieux et aussi impatient, je lui coascillai, en fut changeant bien entendu de son rs tous les mois environ, de commencer à latser peurplir sa vessie, où qeril Ét; et au bout de trois autres mois seulement, je triomphai de eette rétention complète et de cœtte maladie qui, Le ses récidives, redevenoit d'autant plus difécile à guérir que le sujet prenait de l'âge et devait me faire craindre ne paralyaie corumençante ; c'est aussi ee que j'ai ceu faire avorter, si Loutefuls je pe l'ai même gnérie, C'est là mon opinion, Le malade , dès 1830 , avoit éprouvé Les effets us dysurie bien caractérisée ; c'est de cette époque qu'on doit dater Le commencement de cette alection.
Le malade est dans sa soisante-dixième année et jouit d'une pérfite santé, v'éprouvabt aucus symplème de ceue longue et cruelle maladie,
€ l'ai laissé en lui recommandant d'être très-soigneux à lâcher son urine aussi tôt qu'il en scotirait le besoin , affa de préserver Lincriie de Le vessie,
frisseat rien à remarquer. Nourrice depuis six mois , elle et son enfant se prr- |tañent à merveille , Quand , le samedi 1% février 1834 , elle resseatit, Du mn lconoue, dans le courant de La matinée , one euisson dans là partie inférieure de l'œil gauche. À l'evamen, cet organe offre une tache rouge sur la conjonctive du lélube, au-dessous de La cornée divphane, Dans fa journée évite tache grandit . envahitloute la membrane aculo-palpébrale, Avec vile croit la douleur, qui s'étenit aux parties voisines de l'orbite, Es méme tenips la bouche dévient empoisannée ; il survient du malaise, de l'insonnie ; cependant il open de Cri d'a-
accès revient Le samedi 4% , avec cuite sue, orais bien singulière différence, que c'est cette fois l'œcl droit qui se trouve affecté.
Le 18, je vis La malade, l'accès commençait à décroitre, ainsi qu'il l'avs t fait EM von fn autres “Hardis, Capeniont, voici ce que l'ail prismntait:
seulement le dimanche 23; puis, plus rien, L'eau est seule employée contre ee reste de pl . Tout eufña rénire dans l'ordre , qui n'a été troublé ni hier ai aujourd'hui. C'est La femme Jacquet élle-méme qui vent, à mou ins-
tante prière , m'apporter cette nouvelle en sé prétaot à mes deruiers esanens.
Le nourrisson n'a rien ressenti de ce qui s'est passé. Trois causes existaient denc pour que cet individu fût atteint d'une réteution d'urine, une seule pouvait oceasioner l'ischurie , et la com.
ication sc trouvait être triple : |
1° Soit faiblesse, soit commencement de paralysie des fibres muse laires de la vessie ou de ses nerfs, la dysurie existait depuis 2 ans, puisque dès l'âge de 66 ans il avait éprouvé une dysusie dont il fut malade pendant un mo’s. A cet âge je pouvais soupçonner une atonie commencante , inais le malade était fort et robuste, et n'avait jamais fait d'excès
Veuillez bien noter dans cette observation plusieurs points : 1° d'a. bord le symptôme principal était tellement saillant , 1l effaçait telle. ment les autres, que, sans cetle investigation aticutive, ceux-ci eussent pu nous échapper ; alors, je n'y aurais vu qu'une phlegmasie absolument locale. Pareille chose a dû arriver d'autres fois. 11 était utile pourtant d'établir une distinction, non pour le traitement peut-être , mais pour la science.
2° Point de frisson, à la vérité, point de sueurs ; au moins n'y priton pas garde ; néanmoins , trouble général : le malaise, l'insomnie , la perversion du goût le prouvaient.
3° Les deux premiers accès affectent l'as ganche ; an droit arrivent les deux autres, C'est une curieuse chose que cette succession jusqu'ici ut-être inthservée, 4" Malgré l'injection générale de La conjonctive, on ne voyait pas sur la cornée transparente de ces petits vaisseaux si aisés d'autres fors à dé. couvrir, etqui prouvent, au moins pour moi, que la membrane oculopal le recouvre tout le devant de l'es. Qu'y a-til d'étonnant qu'une oguse intense fasse saillir des vaisseaux ordinairement iusensliles ? Vases le plus souvent tous ceux de la même tunique qui tapissent le blanc de l'œil? Je n'ai jamais pu savoir comment des anatomistes exacts , consciencieux , en sont venus à supposer là une toile de nowvelle formation , un produit de la phlegmasie , tissu qui s'en va et qui revient quand il plait à l'ophthalmie suraiguë de revenir!
5° La flabellation occasionée par les courans de l'air plait et ne ouit pas. Ceci n'a pas lieu d'ordinaire.
G° J'ai défendu le lait. C'est 1e1 le lieu de placer une remarque eli. nique. Un vieux praticien m'a dit que cette substance contrarie l'efft du quinquina. Îlen est de même, dit-an, de l'usage du poison, À examiner, quelques faits déjà ; dont un fort remarquable, ont rendu cette assertion peu douteuse pour moi,
” Une dose asser petite du sel de quinine a suffi pour mettre fin aux FE PR du moins me paraît-il raisonnable de lui en attribuer l'honveur. Je l'ai employé seul , et jusqu'alors les paroxismes étaient exactement reveous, sans dimiouer en rien d'intensité. Autre remarque pratique. Il m'a toujours qu'on pouvait retirer du sullate de quiaine d'aussi bous effets dans les cas ordinaires , en se Lornant à des doses moindres que celles où on le donne si fréquemment, Cela est fort essentiel, car
LA
29 L'inflammation du col de la vessie et de l'urètre étaient pour moi chose démontrée ;
3° Le gonflement de la avéc engorgement variqueux offrait une barrière insurmontable à l'écoulement de l'urine,
Sabatier cite l'exemple d'un homme de 65 ans, affecté d'une para- pe lysie commençante et guérie au bout de neuf mois ; M. Boyer ajoute
alement comme chose peu commune des guérisons de ce genre après soixamte-cinq ans et sorxante-dix ans; je crois que cette observation mérite quelque rmtérét en raison de l'âge du sujet et des difliculiés assez graves que le malade renouvelait sans cesse, et qui donnaient un ubstacle de plus ea plus contraire à la guérisun,
, etc.
D. Érève, D.-M.
GPATIALMIE PÉBIODIQUE OU FIÈVRE OPNTUALMIQUE OCTAFE au par le sulfate de kinive ; par M. Prosper Mevoirn, D.-M. à Ornans.
J'ai promis, Monsieur et cher confrère , de vous faire part de ce qui s'offrirait d ecurieux et d'intéressant daus ma pratique. Je m'acquitie de celte promesse en vous envoyant Per y ni une observation bien
celui de Trepot , vint me consulter le mardi 48 février de cette année. C'est une |lon ménage ainsi l'estomac, qui se fâche parfois ea de tels cas. N'a-t-on jeune personne de viugt et aonées , d'an tempérament tico-sun- pas dit que ce sel était séatf au ventricule ? 3 ton Leint est coloré ; son v sali par quelques taches Son a. a tal et ouai qu'elle habite sont Lous deux élevés et bien balayés par les] MECEVEZ ; vents. Pris du deraicr vst une mure astez vasie, en Prosper Mevwira, D.-M. P. d'esn vivez mais celle Cause d'iasalubrité est absolument hors du vi
ms 1 ed y ds | »
“- = En,
OBSERVATION SUR L'EMPOI DU SÉTON, DANS LE TRAITE- MENT DES TUMEURS SANGUINES, par M. Micuec, mc-
decin à Semur (Côte-d'Or).
Le numéro 4 dela Gazerrs éDicaLe ne cette année contient un article du docteur G.Macilwain, sur une nouvelle méthode applicable au traitement des tumeurs vasculaires. Je n'avais aucune connaissance de ce qui s'était passé, à ce sujet, chez nos voisins d'outre-mer, quand au mais d'avril de l'année dernière, j'eus occasion d'observer une tumeur de même nature, avec cette difference toutefois qu'il s'agissait non de nœvi congéaiaux , mais d'upe tumeur vasculaire développée spontané. ment chez un sujet d'un âge déjà avancé , et contre laquelle je résolus d'employer un mode semblable de traitement. Le résultat , il est vrai, n'a pas été aussi heureux que celui obtenu par M. Macilwain ; mais comme les circonstances qui ont suivi l'application du séton me paraissent remarquables et bonnes à constater , qu'elles pouvaient être trèsbien une voie de guérison employée par la nature, que l'on peut, jus-
là un certain point , attribuer le défaut de succès aux désordres pro-
occasionés par la durée de la maladie chez un sujet fréle et avancé en âge , je prends la liberté de vous adresser cette observation
Ons. — La nommée Alexis, âgée de 75 ans, d'une consiitution délicate, ancienne religreu
les mouvemens du membre droit devinrent gènés, sans que cessit son service habituel. Les années suivantes la tumeur Gt de nouveaux progone commencement de 4838, qu'elle offrait environ cinq pouces d'éten.
e ns en déhurs , et autant de hant en bas, en tenant compte de la cour bure, Ea même Lemps elle ura ane douleur fixe s'exaspérent pendant La nuit, et caractérisée par une chaleur brûlante et des élancemeus fréquens. La malade s'affaiblit bientôt ; la ion devint très-douloureuse, le sommeil presque nul. Je fus lé vers la ba d'avril 4833,
périeur, et formee de deux lumeurs su , petit, mitérable, Je ne savais positivement à quelle espèce de tumeur j'avais affaire: et quoique je soupçonnrise l'existence d'une tumeur enkistée, après avoir utilement employé pendant quelque temps, les fondans, les astringens, les nercotiqu:s, ere. je résolus de Lenter une ponction exploratrice sur la peil'e tumeur
supérieure, Cette opéralion ne me fournit qu'une quantité assex abondante de sang pur, qui sorlit par un jet sarcadé d'un Hgne on deux d'élération, et que j'eus un peu de peine à arrêler ; mais enfin rondelles d'agarie et une légère com
pression en vinrent à bout. Le lea in La malade me dit qne cette petite sais gnée avait sensiblement calmé ses douleurs; la tumeur cependant n'avait rien perdu de son volume, Je vis enfin que j'avais affaire à une tumeur vasculaire , et que le seul moren de guériron était sans doute l'ablation totale de La masse fon-
. Cependant le grand âge de la malade, son état général assez mauvais, Fdisserté de cette affection, la érainte de rencontrer des embrenchemens fon-
mot À un datre) je résoles de par ses deux diamètres opposés,
pendant huit jours su bout ex se vis sainter sur Les Limites de l'escarre un peu de matière purulen'e. Le lendemain, au moyen de quelques mouremens d'élévation produits
vasculaire que ne l'avait fait la gangrène elle-même, Mon espoir fut bientôt détroit quand j'aperçus à la partie interne de la plaie un clapier parulent en contact avec une érosion de la foce interne du tibia, érosion au centre de laquelle existail une ouverture dans lie je puis introduire une sonde cannelée ordi. uaire à la profondeur de plus d'un pouce. La sonde me rapporta du pus dans sa cannelure, Mes eraintes ne se réalisèrent que trop : une suppuration abondante qu couvrait chaque jour les pièces d'appareil emporta bientôt la malade, C'était vers kes premiers jours de juillet.
A l'anlopsie , je reconnus que le tihis était altéré à l'intérieur dans une ascez grande étendue. L'érosion externe qui communiquait avec l'interne par l'ourerture dont j'ai parlé, avait une éteudue égale à celle d'une pièce d'au franc, Elle avait ane demi-ligne de profondeur ; elle était ruguente, inégale, — La petite tue meur supiricure qui n'avait point rté traversée par Les sétons, offrait toux les caractères des tumeurs vasculaires : c'était une masse brun, spongieuse , adhérente à la peau et aux tissu Gbreux en contact avec la rotule, Da reste ces tissus étaient sains. Elle envoyait ca dehors et vers le jarret un prolongement fongneux.
On peut se demander si, chez un malade qui n'eût point porté aussi patiemment une tumeur de cette nature pendant neuf ans, qui eût réclamé les secours de l'art avant d'avoir laissé sa constitution s'affaiblie par l'âge, par les progres du mal, par l'envahissement de la carie qui remontait sans doute à une époque déjà éloignée , et qui ne reconnaissait
d'autre cause que cette tumeur sanguine; on peut se demander, is-je, si ce malade n'eût pas eu, d'après la marche qu'a suivie dans ce cas La nature, quelques chaoces fondées d'une complete guérisun. Quoi qu'il en soit , j'ai cru devoir faire connaître ce fait à l'occasion de ceux qui viennent d'être publiés , parce prouve que la gangrène peut être quelquefois le résultat de l'application du séton dans les tumeurs a 7-3 C'est à l'avenir à prononcer du reste sur l'influence
e cette terminaison peut avoir pour la cure de ces affections, sur sa réquence comparée à celle de la suppuralion, et sur les circonstances dui favorisent son développement.
Agréez, etc.
Aimé Micues.
Sermus eo Brionoais , 10 février 1834.
TRAVAUX ACADÉMIQUES
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance ou 2 maus 1834. — M. Astier, pue principal en rétruter, annonce qu'il a fait connaitre , il y a plus de 2 ane, conjointement avec le doc teur Yalli, ls propriété dont jouissent certaines préparations mereurielles d'en pécher La formation de toule sorte de moisissures, ct nétamment celle de l'encre,
Le ministre de la marine transmet deux letires qui lui ont été sdressées en date des9 et 46 février par M. Lemaout père, ancien professeur d'histoire naturelle à Saint-Brieuc, à l'occasion des dauphins globiceps qui ant échoué dans là noit du 1 février sur le sillon de Talbert, commune de Pleuhian,
Le 34 janvier dernier, vers 9 heures du soir, le douanier de service placé pris le sillon albert , entendit cs bruit coufus causé par une agitation dans l'esu de la mer qui montait cacore en ce moment, dl s'étant approché pour en conpaitre la cause, il pat , oabgré l'obscurité , distingner, dans une petite baie formant eulde-sac,une troupe d'animaux qu'il prit pour des marsogias, et sur lesquels il cha au hasard son coup de fusii; l'un d'eux aysnt ééatteint au-dessous de la nageo re dorsale, et ayant fait cotencire des cris plaintife , fat aussitôt entouré de toute ja troupe, composée de 8 mâles et de 21 femvlles, Le douanier profia de ce moment de confusion et de reflux de La mer pour slier chercher de aide. Quelqes hommes et # chevaux venus d’une ferme voisine parvinrent , non sans peine et sans da , trainer sur le rivage ces animaux avant le retour de ls marée qui les cût remis à flot. 11 fallait leur passer une corde à l'origine de la queue , et c'était vue - roma assez périllense, car un coup de cette partie edt suffi pour écraser l'homme qui n'eût pas su l'éviter. La résistance qu'opposaient les plus grands de ces dauphins était telle, que les hommes furcat quelqu. fuis obl ges de seconder de tous Leurs efforts les efforts des 6 chevaux.
Le per du ge gros danphin fut évalué à 2,500 kilog., crlui du plus
150 ; La taille des plus grands est de sis mètres 492, celie du plus petit est mètres.
a Un fait qui mérite d'étre rapporté, sjoute M. Lemaout , ct qui ma été rap porté por plusieurs personnes, et en particulivr par le percepteur de Pleubian ; c'est que, sur la plage même, des curieux ont présenté à la mamelle de la mère le plas petit dauphin, échoué près d'elle, ct que eclui-ci à immédiatement saisi la tétine, La conformation de la bouche et le peu de sphéricité de la tète des petits leur permet , en effet, de saisir le manselon quelle que sait l'obliquité de kur position , par rapport à la surfare du veatre de bvur mère, Plusieurs de ces animaux ont vécu trois jours hors de l'ean.
M. Lemaoot nie que le liqide contenu dous les mamelles des cétacés, re con. gule dans l'eau de La mer, Ce Liquide , dit-il, tient en suspension une plus grande quantité de matière grasse que celui des her ivores. aussi off t-il l'acpeet et la
Lars à e deux
saveur d'âne émulsion de noix très-chargée d'huile. Ce lait conserve sa fluidité même après la mort de l'aninsal.
Le sang du dauphin , vu au microscope , présente , dit M. Lemaout , un aspect très-remarquable. Il est parsemé de très-grosses vésicules d'air et de globules d'une teinte blenâtre, vombreux, tous d'un même diamètre et paraissant formés d'huile fixe en saspension dans ce liquide, Le premier fait, ajoute l'auteur de la lettre , semblerait indiquer que l'hémathose chez ces animaux ne rm en seulement dans les o pulmonaires , mais bien dans tous les organes simulta-
ment souterraine, M, Cassini a prouvé que plusieurs champignons tirent leur oriarphedr pm situé ere -her cou terre où à surface des corps ent les champignons e qu'il en est de mé t idée est confrmée par diverses observations de M. Turpin, Ilest généralement connu que Fagaric comestible est le fruit ou l'epothetiu su d'une plante flamenteuse souterraine ; mais cette plante Glamenteuse où ce thul/us
wire sur nément. Le sang du hin contient une grande quantité de matière colorante les el j de table, M. Dutrochet a ex ion d'observ. rouge d'une teinte égale en intensité à celle de la cochenilie. | [ltoute son intégrité le thallus d'une autre espèce Feb Le eu ec Dans la troupe échouée au sillon du Talbert , le nombre des mâles était à eelui/|de; il trouva un byssus parietina flavescens sur lequel s'étaient développés trois *
des femelles comme 8 à 21 ; dans une troupe nr à la mème espèce , qui se perdit en 4842 sur la cbte de Bretagne, Ia disproportion était eucore plus considérable , car sur 70 individus , il n'y avait que 7 mâles. Cette infériorité dans ke nombre des mâles s'est presque toujours présentée; le fait contraire n'a été obser ré que pour des troupes très-petiles qui paraissaient n'être que les débris des plus grandes familles dont elles avaient été séparées par les gros lemps qui, en général, précèdent ces échourmens, |
Comme la baleine , la femelle du dauphin montre pour son petit un attachement extréme, et dans les divers échouemens qui ont eu lieu, il a été observé que le «ri de détresse d'un petit a presque toujours causé la perte de la famille entière. M. Lemaout qu'il serait possible de profiter de cette disposition pour aturer dans des bas fonds des daupluas en imitant au moyen d'un instrument à vent le cri des petits. . > |
Quelques dans La lettre de M. Lemaout pus aux idées émises par M. Geoffroy sur la nature du liquide contenu dans les glandes appelées com-
différente de celle observée par Vaillant et Palissot de Beauvois. Apparaissant tout d'abord sous furme de courts rayons partant d'un centre commun qui, en s'étendant, s'anastomosaient fréquemment ; elle n'en différait pas moins, au reste, par sa fructifiration , puisque ceux de la première indiquaient un bolet avorté, pendant que ceux de la seconde , comme nous le verrons , ont été de vrais agaries,
Taot que le byssus parietina s'aceral collé à la planche qui le supportait , parvenu aux bords de la planche où des trous dont elle était br ramitications tr rés et ient er l'air sous furme de faisceaux composés amens ssu très-Tins et très-allongés. Ces filamens, ra chés bes des autres , devinrent per adhérens . l'extrémité inféricure Ps. one où
on remarq sit une assez grande quantité d'eau interposée, Cette agglomération ciculaire Lu Élamens de byssus, pre l'extrémité inférieure de les fluides de la plante étaient aceumulés par l'action de la prsanteur , devint renlée à cette extrémité inférieure ; le reullement angmenta rapidement ; bientôt il s'y manifesta en bas une crevasse qui laissa aperecroir en bas on corps jaune. Ce corps était un agaric rudimentaire conteou d'abord dans un volva 6 Lolo Gilamens de byssus glomérés, et qui bientôt rompit cette enveloppe ; sa face supérieure était blan- , ce qui provenait de ce qu'elle était couverte d'une portion du volra formant ue Li-su croisé qu'on distinguait aisément au pan ro enveloppe enlevée, l'agaric se montrait jaune à la face supérieure comme à l'inférieure,
Cet agaric était 1 lier, son chapeau n'offrant qu'une portion de cerele. Dans Lors a cas il offrait un pédicule , dans d'autres 11 en était ren. Dénué de pédicale , l'agaric était collé par sa face supérieure à La face inféri. nre de la planche à laquelle il sdhérait par l'intermédiaire du volva , d'où il semblait tirer en partiesa nourriture. Dans l'autre cas, le pédicobe qui, par sa position déclive , recevait une quantité saflisante de ses , fournissait seul au développement du chapeau dont la face tamelleuse du reste, au lica de regarder vers le byssas , était dirigée vers Ja terre. :
celles de M. Geoffroy.
M. Davat , médecin à Lyon, écrit qu'il a publié en 1833 un procédé pour obli térer les veines, i offre un moyen d'arriver à la guérison des varices. 1 réclame à ce sujet la priorité sur M, Breschet.
Le procédé proposé par le médecin lyonnais diffère complétement de celui qu'a appliqué avec succès le chirurgien de l'Hôtel-Dieu.
M. Larrey fait un rapport verhal sur un ouvrage de M. Robert Haxall, médecin aux États-Unis, ayant pour objet l'examen critique des différentes opérations
'on pratique pour la guérison de la fistule lacrymale, suivi de la description
‘un procédé curatifinventé par l'auteur. Ce procédé se ra de celui qui avait été mis en usage Ducamp, pour désobstruer le can l'urètre, M. Hasall a imaginé à cet effet sieurs iustromens qui sont Ggnrés à La suite de so opusvale.
M. Haxail n'a ratiqué l'opération qu'il propose. Le rapporteur doute de son efficacité , pt are us des méthodes propenhes À présent ne remplit complétement le but. Le moyen qu'il a vule mieux réussir, et qu'il applique atee succès is sept aus, consiste à entretenir , au moven d'un clou de corde à boyau placé à la partie La plus déclive du sac lacrymal, le cours des larmes an-|l Le volva et le pédicule de ces agaries sont, comme il à été dit , formés d'abord dehors , de manière que cet écoulement se fasse sans être aperçu. La seule gêne! de figets distinets. Ces filets , parfaitement homogènes , portent à leur surface des qui en résulte est de renouveler ce clou toutes les vingt-quatre heures et de l'é-}lséminules peu nombreuse pour en altérer rensiblement la couleur blanche.
trois où quatre fois dans l'intervalle. . L'abondance de sénunales semblables dans le chapeau, donne au rontraire à cette . Dutrochet lit des observatiorrs sur les € ignons. partie LL cooleur jaune qu'on y remarque. Sur les lames de La face inférieure qui
L'histoire oops des champignons est , dit l'auteur du mémoire, un des||sont rudimentaires, l'abondance des séminules est telle que, sans l'aide d'un fort points les plus obscurs de la phys e végétale. Presque tout est problématique |Imicroscope, on n'y aperçoit pas autre chose, Cependant ces lames sont compochez ces plantes, si différentes des toux verts par leurs formes, et qui n'ont ||sées réellement de filamens tout semblables à ceux du tissu du volva, du pédicute
int besoin comme eux de l'influence de la lumière pour vivre et se développer. |let du byssus. Ce qui eét fort remarquable, c'est que Les Glsmens qui donnent nais-
plupart des champignons se distinguent encore des végétaux verts par l'extréme||sance par leur réunion au pédicale et au volva , appartiéhnent à des rameaux
rapidité de leur développement et par leur peu de durée, phénomène qui cesse ||différens de la plante-mère, de surprendre lorsqu'on découvre que ce ne sont que les organes de froctiflcationi|| Les observations relatives «u mode de formation du volra et du pédicule organic de cet agsric construit avec des Glamens d'abord isolés, prouvent, dit M, Da-
d'une plante filamenteuse et ramifiée , cachée ordinairement sous la Lerre ou dans trochet , que ce tissu organique vivant est formé par l'association d'un grand
les intérstices des corps végétaux pourris. : Vaillant a le premier donné la description ct la figure d'un champignon Glamen-||nombre de Glamens vivaas qui ont chacun leur individualité ou leur vie partieubière, Ce fait, d'une importance majeure en physiologie, confirme pleinement
teux qu'il a vommé corallo fungus argenteus sq Ares Cette production croit sur les planches des caves ou les murailles humides ; elle offre des rameaux |Îles assertions émises depuis long-temps par M. Turpis , qui , comme-on le sait, considère les végétaux comme des Less complexes formés par la réumon en
blancs qui partent d'un centre commun , rt qui divergeant en tous sens, s'anastomosent de manière à former un corps réticulé assez semblable à la charpente f-||tissu organique d'une immense quantité d'êtres filiformes où globuleux. AL. Edwards achève la lecture , commencée dans une des séances précédentes ,
breuse d'une feuille. Vaillant dit que cette végétation apparaît d'abord sous forme d'un peloton de moisissure arrondi, gros comme une châtaigne ; bientôt de cette! |d'un mémoire intitulé : De l'influence de la tempdratnre sur les végétaux.
€ s'allongent en rayous des files qui se ramefent et s'entrecroisent , se porargrdr) nee dou prés du centre, collées sur le bois qui les porte, Les plus longues se terminent par un nouveau peloton comparable à un flocon de neige, d'où sortent bientôt E$ corps de structure très-dfférente et semblables à des rayons de miel. Vaillint considère ces cellules tubuleuses comme les ovaires de la plante; mais il n'y a découvert aucune poussière qu'on pût prendre pour la
digestion , par W. Besumont ; chirurgien militaire au service des Etats-
M. Arago .en tant ce livre , dit que les expériences ont été faites sur un graine. Canadica qui, à la suite d'une plaie d'arme à feu , porte depuis dis ans une per- Près d'un siècle plus tard , Palissot de Beauvais fi ane observation exactement | |foration l'estomac sans que sa santé en paraisse en aucune façon aliérée. semblable et qui se ra évidemment à la méme plante. La figure qu'il a donnée des parties que Vaillant compare aux rayons de miel, montre que ces organes sont parfaitement analogues à celle des holkts ; Palissot de Beauvois n'a pont va le bolet-«tont les faisceaux de tubes semblaient indiquer Ja présence; cependant celte observation Ta conduit à émetire l'idée que le lance de char ot, au moyen duquel les jardiniers reprodaisent sur couches l'agarié ible , est le byssus souterrain où la plante rameuse donc oct sgarié est le feuit. La justesse de cette idée, dit M. Dutrachet , sera. complétement démontrée par les observations qui vont suivre, mais on doit convenir que cette vérité était. ici plalôt entrerue que démontrée , aussi la botanique conlinua-t-elle à séparer et à ; | É comme des genres distincts , les bysrus et les agaries. Cependant il fant reconnai-}| On répond que le blessé américain se porte fort b:en , et qu'il est devenu , detre que les cryptogamistes admettent généralement ce qu'on sppelle commu-|}puis son accident , de à cofans. némeat un champignon , c'est un ayrothetium on le fruit d'üne plante habituelle. 1. M. Chevallier, 8 , adresse pour le concours au prix fondé par M, de
rer de nouvelles si celles-là ne semblent pas suflsantes pour 7 mere fussent fai- 'aris mème, où le
blessé serait très-disposé à venir,
MM. Serres, Duméril et Magendie sont nommés commissaires.
M. Roux fait remarquer qu'on a déjà eu à Paris, sur une femme , un cas sem-
blable; qu'on a fait sur cette femme des expériences relatives à la digestion , ex-
‘riences qui l'ont fatiguée beauconp , et qu'on soupçonne avoir pu avancir sa mort
Monthyon , sur les moyens de rendre un art ou un métier moins insalabre, trois mémoires : le premier sur la profession d'imprimeur en lettres ; le deuxième sur les maladies des ouvricrs qui travaillent à la préparation du blanc de céruse ;et le troisième sur Les accidens qui arrivent sux ouvrivrs couleliers.
M. Decaisne adresse uo mémoire sur Ja flore de l'île de Timor. Les plantes ont
été rapportées par Les naturalistes du voyage aux terres australes, exécuté au com- | mencement de ce siècle d'après les instructions de l'Institut, et n'avaient élé jus-
qu'à présent l'objet d'aucun travail d'ensemble. ; .
M. Delacroix adresse la prémiire partie d'un travail manuscrit sur le choléramorbus observé en Pologne , en Lithuanie, en Prusse et en France pendant les années +851 et 18312.
M. Milne-Edwards adresse La première partie d'un ouvrage général sur les crus- |
tacés : ce travail, quoique imprimé, n'étant pas publié, l'auteur demande qu'il soit l'objet d'un rapport écrit.
Commissaires : MM. Duméril et Frédéric Cuvier.
M. Serres, médevin à Alas, adresse pour le concours Moothyon un mémoire sur Le traitement spécial et abortif de L'inflammation de la peau, du tissu cellulaire et des veines.
ACADÉMIE DE MÉDECINE
Séance où 4 mans (8%, — MM. Ferrus et Bricheteau se mettent sur les rangs pour la place racante dans la élasse de pathologie inte: ne. — Renvoyé à la commisson de présentation,
L'ordre du jour est La nomination de La commission du prix Portal.
M. Euent renouvelle La discussion qui a eu lieu dans La dernière séance sue Le droit des membres adjoints. Dès qu'ils ont voix délibératire en matitre de science, ils doivent l'avoir dans la discussion des mémoires envoyés au concours.
MM, Marc, Guéneau de Musy, Adelon, Morean, pensent les adjoints ayant eu droit de concourir ceite année ne sauraient être juges du concours ; ils særont juges l'an prochain, lorsque le droit de concourir leur aura été dté,
M. Masscaoct réclame le droit de pee dès à présent, ea vertu de l'ordonnance ; MM, Yelpesu et Londe demandent qu'on assigne au droit des adjoints des limites précisés , aGn qu'on sache à quoi s'en tenir, La diseussion devient tumultueuse; M. le président demande que l'on tâche de conserver la dignité de l'Académie
M. Conxac. Ayant élé nommé rapporteur de l: commission des prix de l'an dernier, je m'étais assuré par laires de l'Académie étaient exclus du concours. Quand l'ordonnance qui accorde aux adjoints voix délibérative en matière de scicnec eut paru , je compris que les adjoints devaient étre exclus des concours, à l'avenir, par les mêmes raisons que les Litulaires ; mais pour arriver Là , il faut modifier l'art. 73 de votre réglement, 3e demande donc foemellement la modifcation de cet article, et je suis convaincu que ce sera un moyen d'altirer au concours plus de médecins etrangers à l'Académie, qui pouvaient à Lort ou à raison redouter la concurrence des adjoints (Appayé Di Mars quant à La question actuelle, MM. les adjoints sq cu droit de
concourir pour cet année ne pensent avoir le droit de juger; ils ne E par la même raison, exercer ce droit en 4835 : en 1836 seulement le droit de concourir leur élaut enleté , ils prendront part à a délibération comme Les titulures.
taut à l'apparence, ne nuit en rien aux
sout d'exercer une pression douce, uniforme, élastique,
et graduée , selon les efforts des viscères pour s'échap
élasticité sjoutée à l'élasticité du ressort d'acier du ban
| à l'épreuve sur plusieurs individus affectés de hernie qui ne pouvaient supporter les bandages ordinaires, et qui se sont très-bien trouvés de ceux-ci. Le “pie
leur nature même, ces pelotes ne sont susceptibles d'aucune altération, quelque
| la Faculté conserve | posé depuis 35 ans.
l'attention que ces pelutes à air mobile
avec La mème facilité; et dans ce cas La pelote elle- 1 tranglement.
La lecture du réglement que les seuls membres tit w. |
alités essentiellesde la pelote, Ces qualités î par conséquent conslante r; 1 y a là ane nouvelle
. Nous les avons mises
longé qu'en soit l'ussge. La commission est donc d'avis que ces nouvelles
lotes ont sur les anciennes une supériorité sensible , et propose à l'Académie de leur accorder son approbation,
DIÉCUSSION SUR LE AAPPORT PRÉCÉDENT,
M. Tanvare. Il y a plus de 30 ans que l'an emploie des pelotes de ce genre: sas ses collectons un bandage en sites » Quir 7 dé”
M. 3. Croguer. Nous connaissons ce bandage , et nous pouvons dire qu'il n'a aucun rapport avec ceux de MM. Cresson et Sanson. C'est Ke Lasserre, qui, afin de préserver les bandages de l'action de la sueur qui durcit la pelote et rouille Le res ort,araitimagior de les enduire d'une couche d'huile siccative de lio, et non même de véritable caoutchouc. Cetie modification n'ajoutait rien à l'élasticité de la pelotte, et ne peut être comparée sous aucun rapport avec l'invention de Mi. Cresion et Sanson.
M. Iraxo n'approave pas a pelote d air mobile; Ïl craint que trop d'élasticité n'enlèvre quelque chose à la sûreté de La pression.
M. 3. Cuoquer. Nous avons cu d'abord la même crainte ; mais il faut faire c urent être rendues au besoin plus dures et plus résistantes même que celles à air Gxe, en les insufilant plus forte-
[ment, Le seul danger à craindre est qu'elles ne crèvent: la manière dont elles
sout fabriquées nous à rassurés à cet égard. L'air est contenu d'abord dans now bouteille de caoutchouc d'une épaisseur assez grande, partout uniforme; cette bouteille est recouverte d'une enveloppe de feutre léger ; et enfin vo nouvelle calotte en gomme élastique forme une troisième enveloppe où la plus caté rieure,
M. Iranp. Toutes les fois qu'une peloté est asez élasti r laisser passer le doigt entre elle et les Éd nd il CS crainde que lus Inthotins ne etat me prépare et favorise l'é-
M. 3, Cuoquer. Les hernies ne demandent pas toutes la ménse farce de pression pour être contenues. Or , le principal avantage de ces pelotes , c'est qu'on peut les rendre plus ou moins fermes et résistantes à volonté, Supposez uns herpie qui demande à être soutenue avec force, comme dans le cas allégué par : lard , rous n'avez qu'à doubler la résistance de votre pelote en l'insufllant
avantage.
M. Sansox, Ce qui parait à M. Itard un inronvénient est précisément ce qui nous s paru une amélioration notable, Pour contenir une hernie, qu'est-ce qu'on demande? Bien moins une pression forte qu'une pression ménage et qui se moule en quelque sorte sur les parties ; or, c'est ce que vous ne sauriez obtenir avec Les pelotes ordinaires, H y a plus; c'est que , pour arriver à ce but , plusieurs personnes avaient imaginé de placer entre Res tégunens et La pelote un sachet rempli de res aromaliques. Au contraire , les nouvelles pelotes , er
M. Acecox donne lecture de l'art. 74 du réglement qui, en laissant aux ad-| vertu de leur molle élasticité , sont toujours prêtes à s'adapter aux ouvertures
joints le droit de concourir, leur ioterdit la discussion sur la question des prix, L'ordonnance de septembre 1833 a t-elle abrogé cet article ? Nullement.
ordonnance n'a élé rendue que pour corriger celle de 1829, qui avait passé dans | ldsns celle de M. Sanson. Ainsi, dans les grands efforts, soit d'expiration , soit
| pour soulever un fardeau , il doute que ces pelotes sufisent nie ; et puis elles n'auront jamais qu'un effet palliatif , tandis qu'avec les yelotes .
votre réglement, et qui sur Les matières scientifiques ordinaires ne doanait aux adjoints que voix consultative. Je suis donc d'avis que cet article du ment doit être abrogé; mais comme cela ne peut se faire à l'improviste , je demande qu'une commission suit nommée. (Appuyé!)
M. Loxve. Mais ce droit de concourir laissé aux adjoints n’est qu'une mauvaise plaisanterie; il équivaut à peu près au droit qu'a le soldat de faire sa corvée, { Vives réclamations.)
M. Conwac demande sa proposition soit renvoyée au conseil d'administration. M. Adelon se rallie à cette motion, Elle est mise aux voix et adoptée,
M.J. Cloquet à la parole pour un rapport sur le mémoire suivant.
MÉMOIRE SUR DE NOUVEAUX RAXDAGES HEnniaines, par MM. Cessox et Sax rapporteur.
La première
sidérations générales qui s'offrent ritn de nourean, el peuvent sans incontément être passées sous silence. C'est dans la swconde que les deux suteurs donnent la
description des nogreaux bamlages où plutôt des nouvelles pelotes qu'ils ont in- |!
ventées,
Une pelote de bandage, pour remplir parfaitement san objet , doit exercer sut l'ouverture par où tendent à s'échapper les viscères one doure, unifarme, constante et née, On conçoit donc de quelle importance est ici La forme et la matière de l'instrument, Les pelotes ordinaires, formées d'au fond de bors, recouvertes de cuir et rembourrées de érin, ont ce grave inconvémient que, par un usage prolongé , elles se tassent, se durrissent, s4 4a3sent , et tendent à eacorier La peau. La compression qu'elles exercent alors est à La fois très-pénible et très-peu efficace.
MM. Cresson et Santon ont eu l'heureu e idée de les fabriquer en caoutchouc ; ils en ont d'mlleurs imaginé de trois espèces,
1° Des pelates pleines et tout en gomme élastique ;
2°" Des pelotes creuses et contenant une quantité d'air qu'on ne peut ni dimiur ni accroitre; c'est ce qu'ils momment pefotes éoliennes d air fixe,
3° Des pelotes creuses et contenant de l'air, mais qui peuvent se vider et se ; ir à volonté et à différens degrés : pelotes évliennes à air mobile.
L'extérieur de toutes ces pelotes est donc toujours fermé par du caoutchouc naturel, Les suteursont jugé à propos deles recouvrir d'une feuille d’or qui,enajon-
ite | donner, en un mot , la
! dages guérissent sant l'ancesu, mais bicn en rélrécissant le coliet du s4c, qui peut même Gair par |s'oblitérer ; mais l'anneau demeurant toujours aussi large , il arrire souveut que opel iaires : MM. Paul Dubois , Herres de Chégoin, et D. Cloquet . \ces individus guéris sont atteints plus tard, au moindre effort, d'une bernie nou-
rtie de ce mémoire, dit le rapparteur, est consacrée à des con- |
pression à La fois
'herniaires et aus parties voisines , à remplir Les cavités, à recevoir les saillies , à
pression la plus exacte possible, M. Moncau pease qu'il y à du vrai dans l'opiaion de M. Itard , comme aussi
r coûtenir La ber-
ordinaires on peut obtenir unc cure radicale. J'ai connaissance , sjoute-til , d'un fait de hernie inguinale guérie en buit mois par la seule pression du bandage. Je voudrais donc qu'avant de voter les conclusions du rapport, on attendit les résul. tals de l'expérience.
M. 3. CLoquer. Ua mot d'abord sur ces prétendues cures radicales, Si les banelques herunies, ce n'est point, comme on l'a dit, en rétrécis-
velle. Le reproche de M. Moreau serait donc fort léger. Mais pourquoi les pelotes
nouvelles n'aursient-elles pas ici le méme avantage que les anciennes ? Nous
avons démontré qu'elles exercent une pression plus exacte, el si on La veut plus forte , es agp arriver de trois manières, ou en insufflant davantage la pelote hair mobile, où en lui substituant celle à air Gxe , ou enfin en recourant il pelote pleine en gomme élistique,
M. Moneau, Mon objection tombe alors d'elle-même ; elle n'était dirigée que
contre Les pelotes à air avobile, . M: Trann. Qu'entendez-vous par la pression graduée de vos handages? Le seul indice que vous Vs que la pression va trop loin est la douleur; mais arcc ces pelotes nouvelles La pression , d'une part, sera toujours faible et vacillante , et d'autre part, pour celles qui cuntienuent de l'air, ausi, suivant les divers degrés de chaleur.
M. 1. Cioquer. On sait bien à pen près quelle chaleur possède la région -inguinale , et je ne vois pas quelles variations elle pourrait subir. L'objection we parait donc de pen dde poids. Je ne peux d'ailleurs que répéter à M, Jiard qu'on peut à volonté rendre la pelote plus dure o plus molle, et je maiotiens que celte mollesse sera souvent d'un très-grand secours, par esemple , dans certaines her nies inguinales, et principalement les hernies congéniales, où les bandages ordiop es à op a : paneg hrs he peuvent être supportés,
. Benoix fait ever que le ressort joint au bandage bien faible. : ä Por
M Croquer, C'est juste; mais il ne s'agit jei que des { i qu'elles peuvent être cuptées à toutes seche de “2 Er anses
M. Saxsox, On » proposé tout à l'heure et avec raison d'atlendre les résultats
la leusion variers et la pression