LETTRE SUR LE MICLE ERGOTÉ
La correspondance écrite comprend ae ttes de M. Crafford, médecin à Narbonne, sue les propriétés obstétriques du svigle ergoté. Après avoir étudié ce que Les auteurs ont écrit pour et contre l'emploi de cctte substance , M, Craflord se décida à Pessayer Bui-même, Le sujet de sa preniéeeobscrvation étant ne Cœume déjà on peu dgée, lymphatique, en travail depuis deus jours; les con tractions utérines étaient nulles. Il adnsinistea 24 graines de seigle ergolé en deux duses , et 27 mivutes sprès l'ingestion de la seconde, Les contractions se dééla rérent et l'accouchement eut heu.
I l'a employé pre dans neuf sutres ens. Chez cinq femmes il à r'ussi ; quatre autres , ils échoué. À ques fenait une pareille diversité d'effts ? Etait-ce à la constitution des malades, où bien an seigle € Vui-méa ? Le se gle ergnté avail été pris chez deus pharmaciens, M. Craffard s'assura d'abord que velui qu di avait pris chez l'an dé ces pharmaciens avait toijours réussi, tands que l'autre avait toujours échoué, IE prit des isformations dans les deux afüvints ; et voiri le résultat anqnel àl arrita. Le seigle ergoté qui était resté sans effits était déja ancien; l'autre avait été rérolté dans le couraat de l'année ; d'où 1 semble que cette substance se propridtés quand elle est gardée uo peu long-tempe,
il relute d'ay par sôu expérience l'assertion de ceux qui prétendent que les acconchetiens forcés par lé sigle ergaté né mettent au jour que des en£ins morts. Presque tous les énfaus dent il a accéléré la sortie par ce mnen sont ve-
«lex
aus trans, El la mort des autres né peut être attribuée qu'à la langacur du tra val.
M. Letellier adresse un mémoire sur les propriétés physiques, chimiques et physiologiques du sang. Commissaires , MM.
. Lasserre envoie ue instrument nouveau pour }a 4 aid des polvpes des narines et de Le matrice. Commissaires , MM, Moreau et Capuron,
PLACES VACANTES DE MEMMALS TITOLAVRES ET CORRESPONDANS, et Louis se muttént sur les rangé la place de membre titu-
} MM. Bousquet de ss eufans l'a laire dans la section de pathologie interne, M, Loets écrit que, ploin de confiance
jrs paint les solliciter individuellement et ne
dans l'impartialité de ses juges, il n les importunera point à son sujet. . ge
M. le président anbonce que M. Nacquart , placé à tort daus la commission chargée d présenter des candidats pour les places de correspondans régnicoles , est remplacé par M. Louyer-Willeræmay. ; .
M, le secrétaire a pu douae la liste par départenions des associés corrcepondans , e8 invitant les membres présens 3 indiquer ceux qui, à leur connaissnce , seraient morts où auroicnt changé de demeure. |
Cette lecture , faite au nuülieu du bruit et des conversations particulières, aprprend toutefois que plusieurs membres correspundans sout morts ; beaucoup ont changé de demeure; quelques-uns habitent à l'aris. Jen est cnGn dont La vie où la mort reste donteus:. : .
M. Marxéauzr propase d'insérer dans les jaurnaux un a114, sGn de s'assurer d'une manière plus certaine, si les correspondans de l'Académie sont morts ou vivans, (Rires el murmures.} , |
M, Le paésroent. Il y aurait un moyen beancoup plus simple, ce serait d'é. ecrire aux préfets ; mais la commission à pensé qu'il suîlirsit de consulter l'Académie, les membres titulaires où adjoints étant pour la plupart en relation avec les sssoriés-corresponidais. h
Au nom de M. Sauvan , un des spectateurs annonce Gt ilest mort.
M. 2e ruiner. L'Académie almet-elle Le témoignage d'un étranger? (Ow rit. M, Yvan certifie également la mort da correspondant désigné; en conséquence elle est sdmise par 'pcodémie.) .
M. Barter. Mort où non , allez tonjonrs. (Nouveaux rires.} |
M, Bovsover. Beuacoup de nos corresponduns viennent lubiter Paris; on ne peut pourtant jsas dre currespondant à Paris,
Plusieurs vois : On ne peut pas perdre son titre.
M. Bousqurr. On doit rester dans son département, |
M. Conxac, I ne faut pas cependant laisser pénstr que l'Académie choisit ses correspondans à Paris, Je demande donc que dans la première liste qui sera ju bliée, on mette après les noms de ceux qui sont dans ce cas : = Ux TEL, correspondant de tel département, actellemert à Paris. (Appuyé,) Je témoigaerai aussi ma surprise de ce que depuis quatre ans ou plus que nous avons lroupes en Grècest à Alger, l'Académie ne se soil pas empressee de nommer, dans ces deux pays, des correspondans qui lui auraient transmis leurs recherches,
M Le résinexr, Cet avis sera pris eo considération par les commissions charpiepatpréimier des candidats sus places de correspondans régnicoles ou étrangers.
M. Il. Cuoquer annonce que M. Reinarb, correspoudant étranger, est mort.
M. Lisvnanc. On ne saurait niee que des renseignemens ainsi obtenus ne soicut fort vagues ; ear, pour la plupart , nous n'avons pas de relations ae intimes avec les départemenus pour savoir d'une manière précise ce que nos Correspomlans sont devenus, Ainsi, pour ne js CEpaser La commrssion à dresser ane liste incxacte sous le rapport des morts ou des vivans et de la demeure réelle des correspondans exisions, je demande que l'Académie écrive aux préfets qui répondront sous le couvert du ministre de l'intérieur.
Cette proposition n'a pas de suite.
une notice sur ces pois à cautère, qui lui avait été adressée par M. Frigério; et M. Frigério lai-même à écrit à l'Académie une letire à ce sujet avec un évhantillon de ses pois. Nous avons été chargés , M. Chevalier et moi, de bes examiner : A. Chévalier avait pré aré Le a apr . lo:sque des affaires imprévus l'ayant forcé de s'absenter , il m'a chargé de Îe lire à l'Académie.
M. Frigério fait observer d'abord que Les pois à rautère actnellement employés sont sujets à se déformer, à s'imbiber de pas qui répand une mauva se odvur , et à causer de la douleur. 11 a cherché à Les remplacer par une préparation emplasti que qui remplit les conditions suivantes : 1° d'entretenir une exsudation souvent plas abondante , toujours plus régulière que les pois d'iris où autres; 2° d'exercer une action plus constante; 3° de s'opposer à l'odeur du pus; 4° de ne causer aucune douleur ; # de permettre d'introduire divers médicamens dans l'économie par voie d'absorption. Les substances qu'il fait entree dans la composition de ses pois sont : des gommes résines , de la cire, des poudres de garou, de guimauve , et d'iris. Cette préparation ayant la consistance emplastique est moulée eu pilules par des moyens mécaniques fort ingemieux , que l'auteur a également invéntés ; et en variant la composition on obtient des pois d'une consistance coms enable, qui ne sc déforment point et dont on fait varier à volonté l'évergie. 1en a donc de plusieurs numéros. Du reste M. Frigério s'est prêté à tous les désirs ce la commission et à fait, devant nous, la préparation de +4 pois, Nous kes avons essaçés à l'Hôtel-Dien et eo ville; et nons avons trouvé qu'en effet ils egtreticanenl fort bien La supporation sans causer aueuve douleur au malade, Un seul malade en 5 éprouvé quelque douleur qui disparaissait une heure sprès le pansement; quel. ques-uns ont vu disparaitre, en en faisant us ge, les bourgrons qui entourant leurs cautères La plupart les préféraieat aux pois ordinaires et n'avaient qu'une senle crainte , c'était d'être obligés à les quitier. En conséquence la commission
à l'Académie de leur accorder son approbalion,
L'auteur, prérenant les désirs de La commussion, a d'ailleurs établirait de dépôts que dans les officines de pharmacie.
Une vive discussion s'élève sur les conclusions de ce rapport.
M. Boruen les appuie. Il a employé les pois de M. Frigério , et en a retiré des avantages.
M. Locrra-Wineawar demande sil ne conviendrait pas d'écarter de la frrule la poudre d'iris, qui n'a aucune action et qui doit ajouter à leur prix.
M. Nacquanr. Avant toutes choses, l'aateur a-t-il donné la formule ? car , J'après s0a intention d'en établir des dépôts , il parait vouloir composition. :
. Gréxeau ve Moser, Il a pris uu breret d'invention; dès-lors on ne peut pas l'empêcher d'établir des dépôts.
M. Nacquanr, Et voilà préciément l'erreur ; on ne peut pas prendre de bre rets d'invention pour un médicament. Je demande donc que l'Académic ajourne sa decision jusqu'à ce qu'ilsoit bien cunst-té que la formmile est connue. (M. Gué-
déclaré qu'il n'en
faire un sevret de La
nest. Mais elle l'est, ct je l'ai imliquée.) Vous avez indi
faire des pilules.
BL Lomsenar. Ce sera un remède secret . pui
Te ma mémoire est Édèle, Le cautère ne suppurait pas davantage, ! ah! AAPIONT SUR DE ROUVESTE et jh ds + ed press de Borou, compo || des : j'en arertis M, Frigério, qui rendit Lu" pd qu actifget Ph Fc sés par M. Fucéno, pharmacien à la Maternité, puration en les recouvrant d'un vernis, (Exclamations. } né M. Goéxeav ne Mussr. M. le ministre Cu commerce à envoyé à l'Académie] M. Romorrr. Pour sgir sans doute par les substances incorporées! J'étais
é au hasard des gomniesrésines, elc, Quelles gammes - résines, el à quelle Fa: Et encore perd : 4
qu'il araonce La prétention d'établir des dépôts, il veut done tirer de s son brevre
un tel sn que Les Le pd ne poissent en faire? Alors c'est rdc de un remède secret auquel il ne convient pus que l'Académie ri que ps qu adémie docne son apgroba-
M. PLuxcur, Le brevet d'invention tombera d'ailleurs devant ee fait, qu'il n°y a ni mérite ni inveniion dans cette prétendue découverte, Les anciennes pharnacopées sont pleines de récelles pour faire des pois à cautères avce des résines ét des poudres analogues à celles qu'on annonce; et je me fais fort, à la prochaine + ue plusieurs de ces formules & l'Académie,
M. Guénrac, Mais ce n'est pas pour ls formule , c'est pour le nouv iluis mécanique que M. Frigério à pris un brevet d'invention. | re
M. Pusxoue. Alors ke brevet ne signibe rien , car il ÿ a une foule de moyens de
le public n'en saura pas la
composition. Je crois donc que l'Académie doit s'abstenir, et qu'elle n'a à donter
ni approbation ni improbation, M. Nacquaar. Messieurs, la question est fort importante, Et d'abord , il fl deait préciser si c'est bien pour le pilulier ou puur les pois à cauières ï er pris Le brevet d'invention, Pour la préparation 3 ne doit pas lui être sh sie prendre ; mais il est à craindre que ce hrevet ne serve à débiter un remède ee déguisé sous le prétexte d'un procédé mécanique. bisous M. AurLo».
terms ?
M, Guéxrac lit la lettre ministéricile qni renvoie à l'Académie « un É nouveau pour la préparation des pois acautères w et j ÿ im pr cnauohre sen jopaunt.= d Mesh
M. Anrzon. Il faut rappeler au ministre qu'on ne peut Fi rention pour un remède, Celui-ci rentre dns la dl re nf toichard ed quisqu'oucun pharmacien ne pourra en préparer. ”
M. Guéxeac ve Moss, J'ai dit que l'auteur avait pris on brevet d' c'est une simple que pare de ma part , car je n'en sais rien,
M. Rosiquer. L'Ac émie cat juge arant tout de la valeur thérapeutique de nouveaux pois. Eh bien! il est facile de l'apprécier, Ces pois ont rs eh ÿ dites-vous, de ne pas se déformer ; dès-lors ils n'agissent donc que par leur ms " ce, qui re pra peu étendue ; il est donc ridicule de prétend qu'ils gs em pe es - sr sh - x tecorpore , el que leurs effets varient en variant
MS re me C'est cependant un fait qu'à doses diverses ils produisent des
M. Roniquet. Se déforment-ils?—M, Avzuies, Non.—Dès-Jors je ni
sr celte diversité de résultats, us AA PLOR . Goésear pe Mossr. Je répondrai à M, Robiquet par un fai
mes malales, un vésicatoire qu'on avait tenté d'établir nt ni ir
convertit en cautère, et je le lis panser avec des pois de M, Frigéro , 20 6 si
Est-cc le minisire qui demande l'avis de l'Académie, et en quels
iareution ;
bien certain, dès le début de l'hioire, que vous alliez amene: chose surface de vos pois, el je rous attendais > vernis. Mais vous = pa q el des d'iris, WF ea obtiendrez tout autant !
M. Loninrnt. La question est de savoir si les phartaciens t pa rer; sinon, c'est on remède serret , et vous As voudrez pol rer nb Eng 08 leur ait le démie. :
M. Guéreau ve Mussr. L'Académie à déj donné son appr des frères Mouvage, qui en ont établi des dépôts chez les =:
M. Anecox, Elle l'a approuvé comme remède secret, AL Goiseau.
acheté.
M. Aoeos. Voici des détails précis, M. Récamier avait été chargé d'abord de faire on “y qd sur ce taffetas ; mais comue il fut reconnu que C'était un remède secret, on Je renvoya à la commission des remèdes secrets, et c'est cette commission qui à fait le rapport. L'important dans la question actuelle est de
au gouvernement qu'il pe doit pas accorder de brevets d'invention pour médes secrets,
M. Guéxeau, Mais il n'y de mon chef.
M. Avecox, Alors, il 5 a donc ; F Î inistéri Mae prpc ni ego De en marge de la lettre d'envoi ministérielle :
M. Guéveav. Nullement,
M. Sassox. Comment donc le ministre s'est-i \? tout , ilue demande à l'Académie que de dire ps Les dog pas je Lrnigg à donner.
M. Guéxrau. Nous conciurons si vox : ss Doi Prat l voxs voulez « que l'usage de ces pois offre M. Ménar. Je répondrai à M, Adelon et à M. Sanson que ‘rigéri ï ici La marrhe ordivaire. Quand un auteur envoie un ir me x rs rien pl : tement à l'Académie; mass quand if s'agit de machines ou de médicamens , il faut les envoyer au mivisire , qui les renvoie à l'Académie. Le conseil d'admioistrs-
Lo a pris celle mesure pour ne pas être sarchargé dé cette sorte de demande Je ne suis pas d'ailleurs de l'avis de ls commission. HN est trop évident pan l'a dit M, Robiquet , que «vs pois ne pouvant agir que par leur surface "peu inv portent la nature et la dose des substances qui y sont incorgorées, J' : Lente en outre, deux inconvéniens. D'abord, ils ne se tomébent pas post À les pois d'iris ordinaires , et pois leur consistance n'est pas assez forte pour ne de s'en servir quand on voudra transformer un vésicatoire en cautére
M. Lomnent. Nous n'arons à décider où nov. Je demande l'journement de soit éclairée, (Aux voix!)
qu'à vernir
droit de poursuivre les contrefacieurs, avec approbation de Aca-
obation au taffetas armaciens.
Non pas; car je suis sûr que le gouvernement ne l'a point
répéter des re-
a pas de brevet d'invention ; c'est moi qui ai dit cela
Et aprés en pense. Nous n'avons
qu'une chose, savoir, s'ils sont nouveaux la déci-ion jusqu'à ce que cette que: tion
ML Couriweau. Il y à deux motifs qui doivent nous diriger ; le premier, c'est e l'auteur n'a pas donné la composition exacte de son remède; le second, c'est qu'il fout savoir, avant de l'approuver , si est réellement nouveau. Je demande en contéquence qu'il soit renvoyé à la comaussion des remèdes secrets, {Voix nombreuses : Appuyé !)
M. Nacquarr. L'Académie pe peut prononces ce renvoi d'elle-même. IL faut d'abord que La première commission decide si c'est un remède secret , et j'insiste sur l'ajournement. (Qui! oui !}
M. ce rnésinext. Le conseil d'administration ne pourrait-il pas décider cette question ? (De toutes parts : Non ! non!)
L'ajournement est mis aux voix et adopté à une immense majorité. Il est quatre heures et demie, Tous les membres de l'Académie quittent leurs bancs, M. le présideut réclame le silence pour une communication importante de M. Mo- FÉAUe