NOUVEAUX FAITS SUR LA REVACCINATION
M, Mona, Dans une communication récente, M. Salmade a élevé des doutes sur La reproduction de la variole et de la vaccine chez des sujets antérieurement vaccioés. J'offre donc à M. Salmade de s'assurer par lui-même des faits qu'il révoque en doute. Un de mes cliens , portant des trous d'une très-bonne vaccine, a été atteint d'une variole bénigne qui en est maiatenant à sa période de dessiceation. Sa femme, également vaccinie , à pris peur et s'est soumise à la revaccination avec tous ses domestiques. La vaccine nouvelle à échoué sur ces derniers ; mais sur La dame. elle à parfaitement réussi, Les boutons sont hien développés : le rsecin est bon à prendre aujourd'hui où dermain , et romme on a dit dans la dernière discussion qu'il manquait à la reproduction de La vaccine une preuve essentielle , savoir, l'efficacité du vaccin obtenu de cette manière, je propose à l'Académie de charger , on M. Bousquet, ou la commission de vaccine , de recueillir de ce vaccin pour en faire des essais aux Enfans-Trouvés, J'ajouterai que la sœur de cette dame à été anssi reraceinée avec un plein succès ; sept pigüres ont été suivies de sept houtons ; seulement , je dois dire que ces boulons , qui re au buitième jour, paraissent aussi avauctés que des boutons ordinaires au
ixième.
J'ai à mentionner un sutre fait d'en intérêt aussi trèsgrand. La femme d'un desassociés régnicoles de l'Académue avait été parfaitement vaccinée. L'année dergière, étant enceinte et à quatre mois de grossesse, elle eut une variole qui se termina heureusement. Elle est accouchée il y a deux mois ot demi d'un enfant
ist porie à merveille ; mais ce qu'il ÿ à de remarquable , c'est que trois fois déjà ROUS ATONS eS8aÿÉ de vacciner cel enfant , tt irois fois nous avons échoué, Hier nous l'avons vacciné pour la quatrième fois : je rendrai compte à l'Académie du résultat de cette quatrième tentative , ainsi que de toutes les autres que nous pourrions être obliges de faire,
Ici s'élève une question importante : serait-ce la variole éprouvée par La mère durant sa grossesse, qui aurait rendu l'enfant inaccessible à la vaccine ? On sait que certaines affections de la mère se transmettent au ftus : la syphilis, par evtape. La transmission de la variole est moins généralement admise ; pour moi j'y ajoute une foi pleme et entière. J'en peux citer un exemple frappant, Dans l'épidémie de 1825, une femme de La rue $t Denis, enceime de six mois, eut la variole ; elle avorta dans la période de desquamation; Le fœtus était couvert ile pustales varioliques, Ne peut-on pas présumer que, dans le premier ait que j'ai cité , la variole s'est transmise au fintus qui a guéri-comme sa mère , et qu'elle a exercé sur lui pour l'avenir son inflnenve préservatrice ?
M. Grusrur, mis la dernière discussion , j'ai tenté la revaccination sur 55 militaires de l'âge de 20 à 26 ans. Sue 5 seulement j'ai nbtenu des boutous pareils à ceux de la vacrine, mais qui étaient disparus dès le sixième jour. Les 50 autres j n'en ont offert aueun,
M. Sacwaos cite des faits analogues, où les boutons, petits ct mal développés, | ont avorlé. Il se plaint de toutes ces tentatives qu'il regarde comme fâcheuses. 11! y a dans la vaccine deux effets, dit-il, l'effet médical et l'effet moral; avec la revaccination vous détruirez l'effet moral.
M, Bousocer. J'ai fait tout récemment des expériences qui me retient de répondre à La question proposée par plusieurs membres ; savoir : si roveasût d'unc seconde varcine peut déveiopper une vaccine véritable, Le fils d'un de nos culiègnes , M. Adelon, avait été très-bien vacciné dans son enfance; il est aujourd'hui âgé de 46 ans, Je l'ai revacciné ; toutes les piqüres ont été suivies de boutons parfxits, J'ai recuvilli du pus de ces boutons , ei je l'ai essayé sur qua tre jeunes enfans concurremment avec du vaccin ordinaire ; ain:i je (aisais quatre [me mad à un bras avec le vaccin ordinaire , et quatre piqûres à l'autre bras avec
nouveau vaccin. La rsccine à auss: bien réussi sur un brax sw sur l'autre, étsur les quatre enfans à la fois, Cette question me parait donc résolue par le fait.
ML. Moreau et Salmade ajoutent quelques mots que le bruit aous empêche de saisir, Nous eroyons entendre que sur la proposition de M, Moreau, mise aux voix par le président, la commission de vaceine sera chargée de recueillir du vaccin sur La dame citée par l'honorable membre, pour répéter les expérienoes de || M. Bousquet,
La séance est levée à 5 heures,
BIBLIOGRAPHIE
GUIDE POUR L'ÉTUDE DE LA CLINIQUE MÉDICALE, Ou Précis de séeméiotique, ouvrage posthume de Daxcs , publié par un de ses amis. — Paris, chez Béchet jeune, place de l’Ecole-de-Médecine , n° 4.—Un vol. iu-18.
La mort de Dance , enlevé à la fleur de l'âge par le choléra, a été une perte pour la médecine, Plein d'ardeur ; de patience et de sagacité
logie spéciale signaler les p qu'elle ne sait où placer.
a un examen isolé, Il y a l'on a été averti d’abord de leur existence, Les généralités et les par-
dans le travail, il avait déjà publié plusieurs écrits remarquables sur différens points de la science ; 1l semblait avoir devant lui un long avenir de recherches et d'études , et tout faisait espérer qu'arrivé à sa maturité ce beau talent porterait des fruits excellens. Mais Dance ne devait pas même achever les ouvrages qu'il avait commencés : pendent opera interrupta. Un de ses amis, M. Dezaimeris , recueillant d’une nl 2e ds papiers laissés par Dance , s'est chargé de les mettre eo ordre et en état de voir le jour ; il publie aujourd'hui ce manuel de clinique, et nous promet prochainement un traité sur la phlébite. Quoique la séméiotique , dispersée dans chaque histoire d’une mala. die en particulier , s'y retrouve par fragmens et semble ainsi exposée un pipes , néanmoins on se tromperait si l'on croyait qu'il est inutile d'en traiter d'une manière générale et de réunir en un seul tableau tous ces traits épars. L’habitude de chercher dans une maladie l'organe malade et de sigoaler Le signe pathognomonique de l'affection, à fait un ptu négliger de nos jours la descriptian de l'ensemble, dans laquelle les anciens excellaient. De plus, il s'en fant que tous les symptômes aient été rapportés à des maladies déterminées, et aient trouvé place à ce titre daos nos cadres nosologiques. Tous les jours , un homme qui étudie rencontre des phénomènes qu'il cherche en vain à rattacher au souvenir
de sa propre observation ou de ses lectures. Il est donc avantageux qu'on présente, fonction par fonction, un résumé exact et fidèle de
tous les troubles qui peuvént s'y manifester, sans tenir compte des maladies ni des lésions. Ce résumé n'est pas un simple extrait de la patho- ; pour être bien fait , il doit être plus complet qu'elle, et À mens qu'elle tronque, ceux qu'elle omet, ceux
Un traité de séméiotique est donc utile à l'homme qui sait déjà, et il
ne l'est pas moins à celui qui étudie. L'étudiant qui aura retenu le tableau de tous les désordres dont la respiration, par exemple, peut être le siége , observera avec bien plus d'exactitude et de précision une
eumonie, ou bien une pleurésie, que celui qui s'en tiendrait toujours aucoup de phénomènes qu'on ne voit que si
rs sont des choses qu'il faut sans cesse contrôler l'une par autre.
Le livre de Dance se recommande par toutes les qualités qui peuvent rendre précieux un pareil manuel. La forme en est simple et facile à
suivre; Le fonds en est substantiel et tout.à-fait au courant des
que le diagnostic a fait dans ces derniers temps. Les étudians y trouveront donc un guide excellent dans les cliniques, et les médecins une lecture profitable. Cependant pour ne pas perdre tont-à-fait les droits
de critique, je signalerai deux points qui me semblent susceptibles de
remarque. Dans l'avalyse des bruits du cœur, Dance suit sans y rien
changer la théorie de Laennec, cependant aujourd'hui il est fort con-
testé , et j'ajouterai , il est fort douteux que le bruit elair soit produit par la contraction des oreillettes, ainsi que le prétendait l'illustre inventeur de l'auscultation. L'autre point est relatif à une omission concernant les urines; il n'est point question des urines albumineuses, auxquelles les beaux travaux de Bright ont donné tant d'importance, Dance était avant tout le médecin de l'observation attentive et consciencieuse. Aussi n'admet-il pas qu'une thérapeutique, quelque rationnelle qu'elle füt, valut quelque chose , tant que l'expérience n'avait pas prononcée en sa faveur, Îl ne voulait pas que l'on deduisit la therapeutique de la pathologie ; it était partisan de cet empirisme éclairé, qui, sans rejeter Les analogies et les raisonnemens, ne permet pas qu'un inoyen de traitemeat entre dans le domaine commun, sans avoir été riureusement examiné, On en jugera par le passage suivant tiré du iscours qu'il prononça quand il ouvrit son cours de clinique à l'hôpital de la Charité. « J'arrive aux indications et au choix des moyens » curatifs; mais comment , d'après quelles données procéderons-nous ? a Sera-ce uniquement par des médications rationnelles ou par des médi- » cations empiriques. Tout traitement , quelque rationel qu'il paraisse, » ne peut être regardé que comme un essai jusqu'à ce que l'expérience » ait prononcé. C'est donc à l'expérience seule qu'il appartient de dé-
|» cider en pareille matière ; car la thérapeutique n'est pas un sinple
» corollaire de La pathologie. »
d'en établir. Quant à la proposition de dimiaurr Le temps d'étodes, on ne +oit pas en elfet pourquoi l'on exigerait plus de terups d'un pharmacien que d'un mé: decin ; mais ceci est ane auire question où je ne veux jas m'engager.
M. een: ca la tion de M Loditert, principalement ce qui concerne bes üù ratoirés, Il prose méme qu'il sofbrait de demander à l'élève quatre ans d'études dans une école paca plat etes pharmaceutique ne sera ‘ < organisé en France qu'avec des écoles scoudaires, et il est le d'eu établir où l'ensei t soit très-sutisaisant, Quont à ls comparaison établie entre le temps d'études des médecins ct celui des pharmaciens . je réponds, dit M. Orfils, que les médecins n'étudient pas assez. Ce n'est ju emps des pharmaciens qu'il fandrait abréger, mais celui des mé decirs qu'il favdrait étendre davantage,
M Lontmnr. Je me rangerais de l'avis dé M. Orlla , 4 les écoles secondaires pouvaient dunner on enseignement aussi complet que ls grandes écoles. Mais
RÉORGANISATION MÉDICALE
SUYTE DE LA DISCUSSION DU RAPPORT DE L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE
Séuxce où 8 mans 1684. — Présidence de M. Bourar.
. L'assemblée est peu nombreuse. Le procès-verbal est adopté sans réclame-
lion. - L'ordre du jour est la discusion des articles relatifs aux pharmaciens. M, le président donne lecture du titre Il, ainsi conçu :
Corne IL — Surréillunce des staes.
« 4° Daus chaque conseil médical de département, il y aura ua regiré où vert pour les élèves en pharmacie existant dans tout le ressort du département.
» 2° Ces registres constateront les noms des jeunes geus attachés aux diverses pharmacies du département , avec la date de leur esaien par le conseil et ls date de leur entrée dans la pharmacie déterminée.
# S° Tout élève qui voudra passer d'une pharmacie dans une autre devra en donner avis au conseil. . ee
n Le récépissé de cet avis de la part du conseil sera indispensable pour passer dans une nouvelle pharmacie.
» 4* Le pharmacien, de son eûté, devra transmettre un avis semblable du
de l'élève chez un autre pharmacien, et anssi de la renonciation que pourtait l'élève à suivre cette carrsèrr, À n Parvil avis sera donvé de l'entrée de l'élève dans la pharmacie nouvelle qu'il aura choisie. Tous ces mouvemens seront exactement sanolés aux registres du conseil médical du département.
» $° Les certificats de stage dans les pharmacies, donnés d'abord par les pharmariens, teront visés et annotés avec es observalious voulues par bes conseils médieaux de département. Ces ecrlificats seuls seront valables , au moment des réceplions , pour costater Les temps d'études, »
M. Lomimexr demande ln parole, I nous paraît que l'honorable membre demaude un changement de rédaction du premier tire pd ne peut dire conserre après la décision prise dans la sance dernière par l'Académie, |
M, Douise s'attoche, au contraire, à justiber le premier paragraphe du tiue If,
Aprés ce débat peu impetiant , personne ne demaudant plus la parole, Le titré I] eat mis aux voix et adopté.
Trrne I, — Kéceptions.
s' 4° A l'avenir, aul ne pourra être reço pharmacien, si ce n'est dans les érospéciales de pharmacie du reyaute.
» 2° Les dues pharmaceutiques devront tre continuées pemlsnt six années, De ces six années, une du moins devrs dtre entiremiept consacrée à suivre , duns uue des écoles spéciales, tous Les cours de scotstité qui composent l'euscignement complet de la pharmacie,
» SIL + aura autant d'examens que de cours composant l'enseignement dans l'école où le candidat sera examiné.
n Ty ours de plus la série des préperstions pharmaceutiques actuellement en usage et la these,
= 4° Les actes probatoires né seront plus exclusivement corfés aux professeurs de l'école, Les aciens étrangers à l'école ferout partie des exsminateurs dans le proportion d'un tiers. »
Sur la demande de M. Orfila , l'Acadéeue décide qu'on discutera €t qu'on vo tera he aragraphe.
D Losmerr Lol. km au SAT sa Et sil ne présente le diplème de bachelier ésetires, u {Voix sombreuies : Inatile ! c'est déja adopté.)
Le ier paragraphe est mis aux voix el adapté, On passe au deuxieme qua
M. Precerren, Une année d'étude dans les écoles ne suflit pas ct ne saurait donner que des notions sagues sur la plapart des sciences pharmaceutiques ; 1l faut 9 tes ce temps d'etude. Le suire eonsideration s'ajoute à La première :
d la commission a voté cel article, 1 m'y avait que quatre COUES à l'école de fais t'on an suffisait pour Les terminer ; misis degruus Lors on y à ajouté deux autres cours, et il est probable que l'enseignement recevra une tale extension dans les autres écoles de pharmacie du royauté. et eufin on a donné plus d'etendue aux court, en sôrte qu'il faut su moins deux ans pour qu'ils soivnt tous complets. Je propose donc que l'élive soit tenu de passer an mains deux ans dans une école pe x me sus dans ube ofbcine sont plus que suflisans pour le mettre au Cotrant de pralique.
M. Maixcavcr, Six années d'études sont aussi ou téraps trop long, et il peut se rencontrer telle circonstatee où l'élère serait pressé de se faite re revoir ct en serait emphehé parce qu'il n'aurait pas acheré ces six armées. Pen importe, prés tout, de temps qu'on mt à ses études; Limportant est que l'élève rponde bien aux evamens, Je propose de réduire le temps des etaides à Gnq ans,
M. Lomaenr, En Espagne, o8 eaige quaire annécs d'éndes dans une école et deux ans senlement de slago dans une officine, Je pense qu'un stage de deux ans est bien suffisant, € qu'en exigeant deux afs zu moins dans nne vecle , il faut laisser l'élève libre de passer les deux autres années. à son choix, on dans nc officine, ou dans un école soit spéciale, soit tccondaire, si l'on inge à propos
l'Eype
comme je suis conradon du éontraire , je demsade l' pe d'énic dues eat fee ue. , je denvande que l'on maistivnne les deux
M. nets. Malheureusement on s renrogé à la commission l'article qui traite des etes seondairts de médeéine, Si cette question avait été résolue, nous ssurions à quoi nous en ténir , et je sernes en mesure de prouver qu'on pourrait teès-bien + attacher des écoles secondaires de pharmacie. Je rabsoine donc dans thèse que les écoles secondaires sont adoptées; et je voudrors que les élèvis passent Y faire la plus grande partie de leurs études leur ocrasioner moins de dépatses , ne pas obliger, paresxemgle, un élève en pharmacie du fond de la Bretagne à venir Prendre ses inscriptions à Paris,
M. Dourer. C'était dans ces vues d'économie que la commission avait réduit Le temps d'études scolaires à un an: ct puis c'est qu'alors tous les cours s'achevaient dans une seule année, S'il faut denx ans aujourd'hui pour les terminer, 11 est évi-
dent qu'il faut exiger des ébèves deux ans au moins pour tes études,
M. Muxcausr demande que dans élques cas exerptionucls l'école de pharmacie puisse dispenser on élève de eu, mea pale ces conditions. (Marmures.} Si Li uoe veuve de pharmacien avait besoin de replecer son mari par sen fils.
M. ve rrésimenr, Cola sera réglé ailleurs.
M. ro Mais l'article qui règle le temps des études scolaires , ne régle pas le u stage.
.Douste. Mais en disant deux ans su moins dans une école , le reste sers pour le stage. (Beaits en sens divers.}
M. Anrrox, J'ai deux remarques à faire sur ceci, D'abord j'appuie M, OrGia et je demande avec lui qu'on ler: ir pas l'obligation d'étadier les écoles sréciales , qui d'ailleurs n'y sufbraicat pas. C'est ce deruier mot qu'il s'agit de rayer, S meët, votre article ne dit pas qu'on sers tenu de passer quatre ans rh les ofcines ; ét rien a'empéchera un élève de faire ses six années daus ne érole,
M flomourt. Je répondrai à M. Adeloa que les écoles iles auraient de reste. En effet, nous n'en avons que trois maratenant qui sufliseut déjà pour les réceptions, Car les cn en font Erès-pen ; à plus forte raison quand 08 aura tréé trois écoles neuvelles, Il ya plus, c'est qu'il serait fort difbcibr, sinon impossible, de rassembler assez d'éléinens pour en étabbr uu plus grand nombre.
M. Osvica. Hest peu éonnant que trois évoles suffisent ; aujourd li que Les élèves n'y viennent pas. Ainsi, sur 100 élèves reçus par les jurys dans la circon-
iption de Paris , je pose en fait qu'il y eu a #5 au moins qui n'ont pos mas le pied à l'école; et ils se présentent à nous avec des certificats de huit années de stage, et pas d'isscriptions. Fandis qu'en créant de bonnes écoles secondaires et obligeant Les élèves âvaller, ils iraient. Quant à la difficulté prétendue de Les établir, 4l y a nn moyen & lever tous les obstacles ; il ne s'agit que de payer.
M. Homouer, Je crois M. Orfila daus l'erreur; ilest facile de constater te nombre d'élèves qui suivent aos cours , par le chiflre des inseriptions; et le fait est qu'il } a plus d'inscriptions que de réceptions. La raison en est aisée à rouver, Je qu'il y 2 dans la réception des jurys une économie dont la plupart de nos tièves tent.
M. Avrtos soutient la vérité de J'assertion de M. Orfila.
M. Bono pense que le chiffre des inscriptions ne donne pas sûrement Le chiffre des élèves en pharmacie ; plusieurs personnes s'inserirent pour suivre certains cours, comme le cours de chimie où de botanique,
M. Homçuer ne pense pas qu'il y ait à l'école cinq élèves qui ne se destinent pas à la pharmacie.
M. Pruseriun, de érois que le chiffre de six écoles sera dans lous les cas ussea devé, Pour ne répondre qu'a li question d'écononue, il y aura, terne bye, En tre chacanc de ces écoles. un rason de 40 lieues; on peut franchir ectte dlislance sans beaucoup de Érais, A y aurait à les multiplier davantage un inconvénient qui n'a pas êté sigoale, Je crois qu'a trouverait toujours 35902 dé professeurs , mais on n'aurait pas toujours nn audiloire, Sur les trois écoles qui existent ; 11 y en à déjà deux qui ont à peine des élèves; et une de celles-ci où , rualgré tout Îe zèle des professeurs, bes Cours mé s& foot pus futé d'auditeurs, Vous arriveriez infailliblement, en des mulüplisut trop, à avoir plus de professeurs que d'élèves. (Bruits en sens divers.) ELenlin, pour que l'enseignement y soit aussi complet qu'à Paris, il audeait y établir autant de cones; et songez donc aux frais énormes qu'entrainerait pour la chimie Vétablissement d'on laboratoire ; pour la physique , un cabiuet d'instrumens ; une serre pour la botanique, ete, Je ne pense pas qu'il soit possible d'avoir plus de six écoles de pharmacie en Frinée, (Atx voix ji
La clûture est mise aux voix et adoptée, — 11y a deus propositions à mettre aux voix, l'une adoptée par fa commission, qui porte à deux ans Le temps des étades see la sonde éntise par M. Oefila, qui veut qu'on effacé l'épathète de
étales, ; M. Doveur demande le maintien de cette épitbète, attendu qu'il s aura assez dé six écoles, et que les écoles préparatoires srront inutiles,
La preadère proposition est adoptée à l'unanimité ; la scounde est rejetée, Le deuxième paragraphe niusi amendé est adopté sans opposition.
Troisième paragraphe.
M, Ro 1quer. flest imposible d'exiger sautant d'examens qu'il y a de cours ;
biruit
PP ilys, par exemple, deux cours de chimie, deux de botanique; il sufit d'un Sdonc ricienx ? mais dites nous du moins en qaoi il péche. Les professeurs sont-ils examen sur saente, ce qui fèra | sat cinq au plus. trop indulgens ?
M. Dounre. Telle à dié l'iatentson de la commisgon. … M. Aoezor. Voici ce que demsuade La loi ectmelle : trois le ds in Rr ne fant pas transformer une quéstion de principes en vo
éoriques, dont l'un sur les principes de l'art, et l'autre sur la borsnique et : : lise ire naturelle ; et le troisièaue pratique , se ‘composant de ven opérations. eh -egibehr he org apte, cpu ler Les | Co she re : 4 : crrompre, ni de tracer isvossion La marche qu'il croit convenable. Je con- Je roudrais que la commission indiquât d'une manière aussi précise le nombre des nue donc et je à je d'où vi sy 6 re l'école. J'ai
examens et leur composition. Foû vi . t en Lei : ë entendu parler de corporation ; 11 ny on à pas dans one école, En un mot, je de- M, Dounex, Cela se peuï très-bien faire amjonrd'hni; mais ne se ponvait pas (Entente, Pret QE Dh pr pret em gate rboght à
qe ee qui a ne lg Pot 206mERIET le Crest fort bien mais ao moins dites-le. {Plusieurs vois : C'est cela! }
aprem bg boire 2e bear halle d& le
M. Vaurrau propose quatré éxaméns, ainsi disposée : {sur inie et M. Dupuy. La discussion s'égars parce qu'on ne songs pas aux principes, Les physique, 2° sur la tostcologié, #' sur la botanique , 4° sur l'histoire vaturelle réceptions sont nue chose from Lo ses à toeteen - eut re des médicarens. Après ces exmvens verbaux vicadrant les préparations et la qu'on énnfond ces dests choses qu'il y a entre nous cette dissidence, (Ti ien.} thèse. '
M. Lontwnr modifie cette division. Le premier examen aueait lien sur les sceoces naturelles, Le deusième sur la physique , le troisième sur la pharmacie , le quatrième sur la res :
M. Onvina, JÙ y 2 auf hui en réalité quatre examens, deux théoriques et deux pratiques, consistant en préparations. Je demande que ceux-<i soient onservés, et les deux pretmives remplacés par les Lois suivans : #° un sur la pharmacie et la chimie, 2° mn sar Ja physique et la toxicolagie , 4° et le dernier sur Yhistoire outurelle des médicamens. Arce ces rois examens théariques et bes deux agres pratiques, vous aurre La mesure précise dé la science du candidat. {Ag puyé !)
M. Sourermax. Cet ordre m'est peut-être pas le plus naturel, et je crois qu'il sufieait de quatre examens, deux de théorie et deux de pratique, qui seratent nina disposts + {sue la chimie et la physique, 2° sur l'instoire natnrelle, la botanique et la matière médicale, 4° sur la pharmacie et la toxicol s que né sont pour ainsi dire que l'application des seivnees précédentes , et entn 4° les préqprations et la thèse. Toutes les conditsons me paraitraient ainsi suffisamment remplus. (appuyé) | :
M. ten avait demandé la parole pour une proposition semblable ; 1 ap puie celle de M. Soubeiran.
M. Douner. La commision l'adopte; H parait plus naturel , en effet , de réueur da toxicologie à La pharmacie qu'a la chimie.
M. Ourics s'Y raïlie également ; il demande senlement er ne dise pas = histuire naturelle et botanique , k 1n sceonde étant la première.
Ce sous-amendement est adapté par M. Soubeiran at M. Double, L'amendement et Je parzgrophe amendé sont ensaite mis aux voix et adoptés,
M. Lomwenr, Vous avez adnûs Le priact les médecins; voulez-vous vou contredire en Le rejetant pour les shrancen? (kts voix} |
M. Vecreau, Si j'avais une proposition à faire, jé demanderais qu'au lieu du tiers les pharmanens étrangers enirassent potr moitié dans li composition du jury. Je rappellerais que j'ai été opposé désle principe à eette innovation et que je le suis encore ; el ce n'est pas le mode proposé par M, Dupuy qui poarrait m'y ralber, Est-ce sériensement qu'on de fairé tirer vue question au hasard par l'élève ? Et quand il aura à celle quéstion, que savrez-vous de se4 connaissances sur Le reste de Lu science ? Et s'il vient à se tronblec, s'il comprend mal le sens de la question, Le condamnencz-vous, quoiqu'il soit fort iostruit peut-être ? C'est à ves imconvémiens que parent les ns am à Ab! si vous aviez un jury d'examen spécul, indépendant, à ln boans beure! (ML Durcr. C'est ce que demande! } Mais vocs ne l'aver pas: et puisque enGn la mesure à été sig pour les médecins, elle doit l'être pour les pharmaciens,
M, Monrac park dans le mêaie sens M. Bussy , et reprodait contre M. Dupus des objections de M. Velpeau. "7 6
Un messe. Les objections diri contre les pharmaciens en général s'appli-
tanisi bien aux professeurs dé écoles daus la plupart des pa «N'y atil pas un professeur de botanique appelé à juger sur la chimie, et un de chimie qui examiné sur la botanique ? L'ohjection est donc de nulle valeur; et 1f faut ajouter qu'en admettant dans le jury les pharmaciens, vous leur ferez Le plus gran plaisir, NL Rosçuir. Oh! sil ne s'agit que d'être agréable !}
M. Rouwer. On ne discute si long-temps var les choses es plus sim faute de sentcnder. Li Gont alles 10 nd de la quéstion : il y ak re me présence; Vintérét des pharmaciens qui né veuleut en leur adjoigne trop ! ù de confrères trop peu instruits; et l'intérêt dé l'écoleutdes profcss. ars qui est d'en la théorie est à mnt aussi énorme ilistanée de Ja pratique, jé vous le demande , à ll oceevuir de plus nosubre possible, (Vites rechamations,} Pour les concihér, mettez. quoi sert done la théorie ? (Beaits confas.} les en contact, partagez entre eus Le droit d'examen. Evidemment Les professenrs
M. Osvis. La ch'ie marche à pas de géant, et mox-mème , de FT ap aptes à esatuner Les éléves: écrivez dans La loi qu'ils s'atront aucun chimie, ponr faire an cours qui ne dure que huit mois , je suis obligé , poor me ||inté ta multiplier les réceptions, et nous n'en demanderons pas davantage. ‘Aux tenir au courant , de travailler toute Faune trois heures pat jour, On ne nie pas voix! } que vous n'ayez en debors de l'école des pharmaciens distingnés ; nous disons seu- | M, Boser. Je demande la parole pouce ua fut personnel, 1 semble que notre kemeént qu'ils ne seront pas au courant de la science, intérét seul et pl pour ma part, je no demande pus mieux qu'on rende lee
M. Romecsr. M. Double a dewsndé à quoi servait la théorie si elle était 4 fi
profcsæurs indéptadans, Mus nous avons un fait à rh cette assertion snjur= loin de ln pratique. Cela est plus spéciens que solule, En pharmacie comme en [rieuse; c'est que nons touchons toujours notre droit de présence ; soit que nous
M. ver. Je ue vois aucune utilité dans cette disposition ; ton effet sera seulement Lestrerte les professeurs et dé leur adyoimdre des examinateurs sou vent moins tasteuits que Les examinés, (Oh! ob} Oui, messivurs, quand depuis dis où quinse ans où s'est adonné tout eutist à ba pratique, je répète qu'on n'est pes en état d'examiner sur la théeric.
M. Dovucr. Les examinotéuré ne seront pas pris an hasard, ét l'on noms ac. cosdera pent-être que les choïs né éront pas fous bééessairement mauvais Et si
médecine, est la première qui dicige l'aotre ; tuais Les de La chimie fai. recevions l'élète on que nous fe rrjetions. sant varice gr eee iLn'est er Pre eu é icen né soit f On demande de toutes parts la clôture; elle est mise aux voix et adoptée. au courant des théories du jour. Ainsi, la théorie des sa changé en M | . | pe années trois où quatre fois; si celte question Near d'en regles M Doune rappelle en péa dé roots les motifs de li commission: séduite par
l'organisation #1 parfüte de P'Ecole polytechnique, et ne pouvant limiter completement , elle à voulu sea rapprocher autant que possible,
L'amendement de M. Pelletiee n'étant pas appuyé, ik n'y a pas lieu dé le mettre éux voix,
Reste celui de M. Velpran, qui demande que be jury soit ro par moitié dde pharmneiens étrangers à l'école. La première épreuve donne 45 sois pour: mire où étalne différemment les voix contre ; M, le president en compte 15; M. Don ble 48, Vorx nomnaeuers : L'épreuve est douteuse ; H faut ls recommencer.
A la seronde épréure, M, Double compte 45 vosx pour; M. le président dévlirs enasoir compté {7,11 ne se fève que 15 mmrine rantre ; l'amendement est adont-, L'article ainsi anendé est us aux voix et adopté.
M. Rovxet, Cela m'est pas sûr : beaucoup de persoeues qui auraient voté cu tre sont partiés,
M. Le ragsinexr, Allez Les chercher ! (On nt! La séance est levée à 4 heures Lrois quarts,
ment voulez-vous l'esamivateur et l'examiné s'entendent? Taudis que les professeurs de L' sont à la fois théoriciens et praticiens,
At. Peuenen. M est certain que les pharmaciens étrangers à l'école désirent assister aux examens; il n'est planes certain rs np re eux he seraient plus an courant , ét qu'i iatent un rôle devant quelques élèves por pen assez forts pour embarrasser les professeurs méme, Je = danc que les pharmaciens étrangers à l'école assistent aux evrtuens, mais see tent corime jnges et non été intérrogateurs, (Murmures.}
NL Prune, Pour moi si j'étass appelé comme juge saus avoir le droit d'examainér , je me récuserais. (Oh! ob!)
M. Bomover. M, Lodibert entend-it que des médecins viendront interroger os élèves ? Vnudrait-on par cette étrange mesure remettre La pharmacie sous la térule de La Facutté ? [Non , no0.)
M. ve rnésioesr [l n'est question de rien de semblable,
M. Boser. Mais enfin où est l'utilité de l'adjonction de pharmaciens étrangers? Je n'ai pas vu l'objet d'une pareille mesure prisé pour Les Facultés de médecine; ioi je ne Le vos pas davantage. Vous éhangez un mode de réception; ce made est
Le Redocteiur en che’, Juies Gran.
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