NOTICE MÉDICALE SUR NAPLES
({ Suite. }
Jusqu'ici je n'ai considéré Naples que sous l'utile , mais étroit point de vue de la pratique. J'ai nés de cette ville comme d'un remède dont on doit tantôt pres erire , tantôt défendre l'usage. Ce premier chapitre fai, c'est à une curiosité plus large que je m'adresse, Praticiens purs, superbes contempteurs de toute 1dée qui ne sért point directement à guérir une plaie où une fièvre , vous cescerez 1e de me bre. Je n'espère plus étre écouté que des médecins pour qui rien de médical n'est étronger , ct dont l'esprit cosmopolite aime à suivre les destinées de notre art sur tous les points du giohe. C'est à eux seuls que j'offre, sans ordre ni méthose , toutes les particularités que j'ai recueillies sur les mœurs , doctrines ; notalulités el institutions médicales de Naples. Je n'ai pas la prétention de donner moe série de chapitres ex profesto; c'est une macédoine , un pwedinz, un chaos, sù chien gendre ce qui bai agréers Le plus.
gaz, est le moyen qui fait la base de la médication, Ces vapeurs et ces gaz ont en eÎlet une influence remarquable dans le traitement de plusieurs maladies, soit en agissant par leurs propriétés physiques, la température, l'humidité , etc. , sur les organes avec lesquels ils sont en contact , soit à l’aide des principes médicamentaux qui les constituent et qui exercent leur action tantôt sur ces organes , tantôt sur Île reste de l'économie. Par le mot pulinonaire nous distinguons cette médicationde celles qui consistent à ee vers d'autres parties du corps les nombreuses modifications de vapeurs que l'on a vantées dans ces derniers temps. Le mot atmiatrie nous a paru plus euphonique que celui d'atmidiatrique , formé d'asuus . arsidas , employé par quelques médecins et par M. Laribière , dans la thèse qu'il a soutenue à la Faculté le > décembre 1833; c'est pour cela que nous préférons le premier, Au reste, insistons peu sur l'expression, occupons-nous plutôt de l'idée qu'elle représente. À joutons toutefois que le mot fumigation est loin d'être le synonyme de celui que nous proposons, puisqu'il énonce seulement un moyen de traitement et non un mode de médication.
1 s’en faut de beaucoup que les fumigations ou l’atmiatrie pu'monaire soient une découverte moderne, Les résultats que les médecms les plus anciens ont observés des modifications naturelles de l'air, ont dû les engager à donner l'atmosphère, pardes moyens artificiels, les qualitésdont sls
‘[reconnaïissaient l'influence salutaire. On voit, par le passage suivant de
la traduction d'Hippocrate par Foëse, ue le père de la médecine recommandait l'usage des fumigations et le moyen de les faire utilement : « Ja angina suffilum illi ex aceto, üitro, origano et nasturtii semine parato, Quæ leviter trita , pari aquæ mensurd acetum permixià , et pauco oleo instillato , wnacerato postea in ollam infusa , operculo apposito , arundine cava indita, mox prunis imposita fervefacito et ubi per arun
dinis fistulam sursum vapor ascenderit, eum aperto ore trubhat. » De morbi, lib. 11 , sect. V. Galien recommande contre les toux nocturnes des funigations de styrax, mastic , sandaraque , baie de laurier, ete, De medicinis facile parabilis, page 166. Fernel , Bartholin, Willis et plusieurs autres médecins ont reconou l'influence des modifications
Parlons d'sbord de la Faculté de médecine, dont les chaires sont ou pombie de see, savoir, douse consacrées à l'anatomie, à la physiologie, à l'anatomie pathologique , aux institutions athologiques { pathologe géaérale}, à l'histoire de La medecine, à la médecine légale , à l'étude du texte d'Hipporrate, à Ls ehiri théorique , aux accouchemens , à la clinique chirurgicale , à la clinique médicale et à la clinique ophthalmiatrique; deux à la médecine pratique, et deux autres à la matière médicale. Je ne sais trop pourquoi cette dernière science ponit d'un pareil pririlége, tandis que certaines branches de l'art ne sont pas professées du tout , par exemple, l'hygiène.
Mais l'existence de la chaire d'histoire de la médecine m'a fait honte pour no tre Facuhté de Paris, où ce cours manque depuis longues années, au grand regert de tous les bons esprits, Les sciences que nous nonimons atce.soines, c'est-h-dime la chimie, La eg , la botanique, sppartienent exclusivement { et avec grande raison’ à la Faculté des sciences. D'ailleurs , les cours de toutes Les Facultés se font dans le mème local, ancien collège des jésuites, aujourd'hui ronsacré à l'aniversité tout entière. 1] n°ÿ a qu'un grade médical, le doctorat, qu'on acquiert en subissant plusieurs examens et en acquittant des droits à pea pris aussi consmhérables que chez nous (ecviron 500 fr, de notre monnaie , valeur ah. solue; mais le numéraire , à Naples, acértes deux fois autant de valeur relative qu'à Paris). On reçoit environ deux cents docteurs par an. D'ailleurs, les aspirens au bonnet doctoral ne sont légalement astreints à aucune autnrité uriversitaire ; ils dirigent leurs études sclon leur bon plaisir, et suireot on non és cours publics, E y a pourtant nue école spéciale de médecine , composite de cent pensionnaires , que le gouvernement entretient , surveille et instru moyennant dix ducats { environ 50 fr.) par mois ; le tewpé des études durc cinq ais. Ce serait
Em de l'air gro -ri dans beaucoup de maladies. Baglivi la signale !son d'une phthisique dont l'emploi était de chauffer un four. « Ita mu-
dans son chapitre De mutando aere in longis et di Drake (Journal des progrès , tome XI,
arriver à ce résultat, 1 fait l'eau à zéro.
tres préfèrent de l'air chaudet humide , et conseillent l'obteni transvaser dans l& chambredu malade us bed eau
Jante. Read et Triller ont conseillé de faire respirer l'air chaud , hu-
mide et animalisé des étables dans Ja cetie maladie que l'on a essayé l'usage
decin aoglais,
bulum ad theatrum tabidorum , publié en 1654 , Les re le meilleur moyen En l'on puisse employer dans la phthisie. Un excel lent travail inséré dans
ilibus morbis.
page 228 , recommande l'inspiration de l'air frais dans les affections. iques aiguës; et pe
i l'air à travers au-
{trouve bien d'un air hum | de mêtne des su st Doit-on préférer l'usage des vapeurs répan-
|lieri fornacariæ phthisicæ contigit, cui ab aere sicco furni uleus ocea-
luit. » De cognos. morb. , lb. Il. De phthisi. L'usage de fumer certaines substances, le datura, par exemple ; à l'aide d’une pipe , constitue une des variétés des fumigations sèches. Les médecins qui ont fait usage de la médication atmiatrique , ne sont point d'accord sur celui des deux modes auquel on doit Ia préférence. Dans le mémoire de l'Académie déjà cité, Billard vante surtout quatre fumigations sè-
hthisie. C'est surtout contre} ches. Il est impossible à priori de savoir quelgenre de fumigation con-
Les fumigations. Les nombreux | viendra le mieux : on sait k x tel phthisique ou tel asthmatique se
insuccès qui ont suivi leur emploi dans cette affection, ont causé i
l'abandon où elles sont tombées malgré les efforts de quelques méà parmi lesquels nous citerons Bennet,qui, dans son Festi-
de comme
, et tel autre d'un air sec. Il en doit être
dues dans la chambre d'un malade, de manière à ÿ former une atmosphère artificielle, à l'introduction directe de ces vapeurs dans les voies [aériennes à l'aide d'appareils appropriés ? L'expérience semblerait pro-
le cinquième volume des mémoires de l'Acadé- | noncer en faveur du premier procédé. On conçoit en effet que la respi-
mie royale de chirurgie , contient un grand nombre de faits rapportés | ration continuelle de ces vapeurs doit avoir une influence bien autre-
D de très-bons observateurs, qui prouvent l'utilité de ces fumigations.
|ment ma
uée que celle des vapeurs que l'on met seulement en eontact
a cependant négligé de les prescrire jusque dans ces derniers temps, | phesiours Dia dans la journée avec les voies pulmonaires. Dans ce der-
où quelques médecins les ont employées avec 7.
que cette médication n'est pas seulement applicable à la gps , Mais succès dans maladies. Nous l'avons constaté un grand nom-
qu'on peut l'employer avec beaucoup plus de chances une foule d'autres bre def ois. Quant à la phihisie, nous c
e. Nous croyons | nier procédé d’ailleurs, le nez permet toujours le passage de l'air ordi- [naire , et cc mélange
ut diminuer l'efficacité de la fumigation. Il en résulte que les atmosphères artificielles, si vantées par Bennet devraient
favoir plus de succès que les famigations faites à l'aide de flacons , et
ons que c'est le mode de [qu'il serait tout-à-fait rationnel d'y revenir. Ainsi, dans les expérientraitement qui, combiné avec les moyens indiqués selon les cas, devra
donner les résultats les À avantageux, Mascagoi pensait aussi que si | flacons ne nous à
ces que nous avons faites avec la kréosote sur la phthisie, l'usage des donné les résultats avantageux que l’on à retirés
jamais on parvenait à découvrir un remède efficace contre la phthisie|en Allemagne des atmosphères kréosotés ; aussi essayons-nous mainte-
de remplir cette indication, et quoiqu'il ait obtenu quelques guérisons , Morton , son eompatriote , n'a pas mentionné ce moyen de traitement dans son ouvrage sur la phthisie; sans doute parce qu'il l'a vu peu réussir, Nous verrons à quelles causes sont dues ses insuccès , et quelle direction il faut donner au traitement de cette terrible maladie. mandons à l’atmiatrie pulmonaire trouverons en elle une médication cas, et féconde en résultats avantageux.
SIT. La plupart des auteurs s'accordent à distinguer deux sortes de fumigations, les unes sèches, suffitus, les autres humides, halitus. Où fait les premières en vaporisant dans la chambre du malade des substances différentes, selon l'indication que l'on veut remplir. On a vanté tour-àtour la vapeur de l'encens , de la térébenthine , du styrax , de la m rhe , du benjoin , du santal rouge, de la tormentille et d'autres substances végétales émollientes ou 8 le soufre et l’ ] res , on en formait des trachisques à l’aide d’un La is a sur des charbons ardens quand on en voulait fai
; puis on les re usage. Les
umigations humides se préparent avec les décoctions de | mena , de ||a fait ajouter à
pes d'orge, de roses rouges, de lierre terrestre, de romarin ou e
lmonaire, ce serait pari les substances qui peuvent être appliquées | nant ce dernier moyen. rectement au poumon par la voie de l'inspiration, Bennet avait essayé |
e de-| e ce qu’elle peut donner , et nous} cn eillé par Hi ate etdontnous avons parlé plus haut. Cn s'est servi Zcile, apelicable dans besscoup de | “mes sol me
ais la difficulté de se procurer une pièce pour y établir l'atmosphère artificielle ; la nécessité de ne plus la quitter afin
|de ne pas suspendre la médication , et par conséquent la séquestration | y exige, ont contribué sans doute à faire un emploi plus fréquent
es appareils respiratoires. Voyons quels sont ceux qui présentent le plus d'avantage,
SIL. Ou à renonce , à cause de ses imperfections , au moyen” simple
d'entonnoirs et de vases munis de tubes, dans lesquels la vapeur it pour se rendre dans la pos mais la trop pee proportion de vapeur qui arrivait dans la poitrine à la place de l'air, rendait la respiration difficile et s’est opposée à la continnation de leur usage. Des appareils Lien référables | basés sur le mécanisme du passage des gaz à trevers le flacon de Wowlf, à trois tubereules, ont remplacé avec avan-
yr-|tage ceux qui les avaient précédés. Ces appareils ont été modifiés de
plusieurs façons. Le flacon à deux tubulures, de M. Boulay, pour l'irs-
Isamiques. Willis employait de plus | piration de l'éther , et dont M. Double s'est servi avec succès, serait orpiment, On réduisait en poudre ces différentes matiè- | tout-à-fait convenable si les tubulures étaient plus la
+ MM. Gannal, Cottereau et Richard ont fait établir sur la même donnée des flacons
beaucoup plus grands, que l'on peut employer ntilement. M. Cottereau l'une destrois tubulures un petit flacon qui communique avec le reste de l'appareil à l'aide d'un robinet en cristal , et qui per-
mélisse, que l'on expose dans la chambre du malade, ou dont on! met d'y faire arriver à volonté le liquide médicamenteux, Voi-
fait arriver la vapeur dans la poitrine à l'aide de différens m j sminen On jusqu'à un certain point rapporter aux premières l'usage de
l'air pur et sec de certaines contrées , que l'on conseille si souvent.
Nicolas Lepois attribue à la sécheresse de l'air qu’elle respirait la guéri-
| chée à l'émeril, sert à introduire le liquide; üne seconde,
ci comment œæs flaçons doivent être disposés : il faut qu'ils puissent contenir une à deux livres d'eau; une des tubulures, lacce au centre , donne passage à un tube vertical, qui plonge dans la va-
une assez bonne institation, si les élères étaient soumis à une discipline et à une
éducation moins monastiques; mais je me suis laissé dire que ces pauvres jeunes
ns sont condamnès à écouter autant d’homélies théologiques que de leçons méles , et qu'on les mène plus :ouvent à la messe que dans les hôpitaux.
C'est parmi les professeurs de la Faculté que l'on trouve les praticiens les plus reaommés. À leur tête il faut citer le commandeur Ronchi , professeur de médeciné pratique, premier médecin du roi Ferdinand II, comme il Le fut déjà de François I et Ferdinand LE. C'est un beau vieillard septuagémaire , dont l'âge n'a point affaibli le talent , dont le eq est mes . tous ses ee
, et qui exerce wne sorte de monopole médical dans la plus haute sphère de la socE mp itaine. On évalue le ro Em Le v sa noble et riche Cn 8,000 ducats ( 35,000 fr. environ ). Îlest observer à ce propos que le prix pe a ie est d'une piastre {un peu pass.) , tt que la consnltation se rétribue avec une once , pièce d'or qui vaut trois dneats (13 à 14 fr. ). Après Ronchi , la médecine inlerne compte, parmi ses plus habiles et ses plus heureax représeutans , Lanza , autre professeur de médecine pralique , le vieil Antonucci , professeur de clinique mé icale , et les deux professeurs adjoints à la même chaire. Postiglione et Vulpes. Le docteur Antopucci ; malgré le lourd fardeau de ses #2 ans, se par!age encore entre pme ur pe et la clientelle, L'abbé Postiglione , qui est tout à la fois prêtre de J isLet ministre d'Es-
. jouit d'une fort grande réputation. Au fait , c'est chose qu'un ar pareil : s'ilne pent sauver le corps , il peut du moins encore sauver l'ame ; si ses ordonnaness ne retiennent celle ame ici-bas , ses bénédictions l'envoient en bonne et due forme dans le civl. Le r Postiglione est le plus célèbre de ces docteurs hybridis, qui ne sont point rares à Naples ; le gouvernc-
ment accorde assez facilement l'autorisation nécessaire aux prêtres qui désirent exercer notre art. Aussi ai-je vu, sur les bancs des cours de médecine, bon nombre de soutanes et de chapeaux triangulaires.
Don Benedetto Vulpes , stondadjoint à la clinique médicale , est de tous les médecins napolitains l'homme à qui je recommanderais le plus volontiers ma santé ou celle d'autrui, I} a voyagé en France eten Angleterre en 1827, et par à s'est familiarisé avec les plus rues conquêtes et les plus récentes doctrines de notre art. Il est auteur d'un excellent traité de pathologle générale , où il a mis à profit les idées , et même les dénominations nouvelles de l'Ænatomie pathologique du professeur Andral , et où il s'est Les à proclamer les vues prelondes de notre illustre Geoffroy-Saint-Hilaire sur les monstraosités, Il est, je crois, le seul à Naples qui sache tirer parti de l'ausculiätion dans le diagnostic des affecuons thoraciques. Or, on a généralement renoncé en Italie à explorer les broits du poumon et du cœur, soit avec le stéthoseope , sait par l'application immédiate de l'oreille ; car les premiers essais tentés sur la foi de nos auteurs n'ont pas répondu à l'attente générale , faute de cette éducation délicate, dont l'ouie à besoic pour apprécier toutes les nuances saisiés et mere 2 le géni de Laënnec , et qui ne peut guère être donnée que par l'exemple clinique et la tradition orale d'un maitre habile , non par la parole morte des livres,
Lionardo Santoro , professeur de chirurgie théorique , est le plus renommé pod orage cg 1 s'est acquis , par une longue et heureuse pratique ; une fortune considérable. Aussi ne s'astreint-il plus à une rigoureuse assidui dans l'exercice de sa profession, Chaque été il se retire dans une charmante willæ de l'ile d'Ischia et reste sourd à l'appel du client. 11 mp que l'hiver à Na: ples :, où il est alors extrêmement occupé comme co ; Car il ne fait plus
seetarrive à cinq à six lignes de sûn fond : il est destiné à faire rer daos l'appareil l'air extérieur, Ce tube peut être maintenu Ja tubolure du flacon avec un bouchon;"mieux vaut comme daus l'appareil de M, Richard, qu'il entre à frottement dans la tubulure ; il remplace alors le bouchon de la première tubulure destinée à l'intro duction des liquides, et reud eclle-ci imutile. En donvant à ce tube un d'amétre assez considérable , 1 peut eu outre servir à placer uu thermotaètre destiné à connaitre la température convenable de la funigation. Uoe autre tubolure reçoit un tube recourbe à angle droit, aplau à son extrémité libre, destine à être placée entre les lèvres, Les tubes droit et recourbé doivent avoit six à sept lignes de diamètre, de manière à représenter au moins l'étendue de Ja glotte ou de la trachée-artère. L'a ainsi disposé , on ÿ verse la quantité de liquide nécessaire ar 4 remplir le tiers inféricur de sa capacité; on a soin que le tube roit soit plongé de plusieurs pouces dans le liquide. Ensuite on place le flacon un vaste contenant de l'eau très-chaude et dont où maintient la température, soit en renouvelant l'eau, soit ea plaçant l'appareil sur ane lampe à esprit de vin. Lorsque la vapeur est arrivée à 45, 5o où 55 degrés, ce que l'on reconnait avec la main et mieux avec unthermomètre , le malade adapte sa bouche au tube recourbé et continue de respirer sans effort et en quittant momentanément le tube, pendant chaque expiration, pour le reprendre au moment de l'inspiration, De cette manière l'air que l'on aspire est entré dans le façon par le tube droit, a traverse le liquide médicainenteux , sous forme de bulles, qui viennent crever à la surface en faisant entendre un bruit de glou-glou. Pendant ce trajet l'air s'est chargé de vapeurs aqueuses et imédicatrices qui auront sur le poumon une action variable, selon les substances plus où moins volatiles qui les auront données,
Ces substances varient selon les imdications que l'on veut remplie ; ainsi tantôt ce sont des plantes émollientes , la racine de guimauve,cte., des plantes narcotiques , la jnsquiame; des plantes toniques et aromatiques, l'hysope, la sauge, ete. ; tantôt enfin des plantes balsamiques, les
cons de sapin, etc. , on en prépare des décoctions ou des intusions, On ajor te à ces liquides des préparations extrèmement varices, des teintres balsamiques plus chargées que les décoctions, de l'eau distilléequi tient du chlore, de La kréosote on d'autres substances en disolutien. O + dégage de l'iode en projetaut quelques grains d'hydriodatr de potasse dans une solutron légère d'acide solfurique. On pourrait, en senc au tube vertical de l'appareil une vessie manie d'on rolnnet , faire respirer, laséou chargés des principes de l'eau qu'ils traverseraient, les gai différeus dont l'on remplirait ces vessies. On pourrait eufiu em. Ni jy les divers mädicamens prescrits par Beanet, Willis et il
, €t que nous avons indiqués,
IV. On a inventé beaucoup d'antres appareils pour l'inspiration des gar el vapeurs, nous ue pensons jas qu'il soit utile de nous arrêter leur descriphon. Les expériences de Boddocs et celles de quelques médecins
lais où français faisaient cspérer que l'inspiration des différens gaz seuls ou mêlés à l'atmosphère, de mamivre à en augmenter ou en diminuer l'activité, aurait la plus grande influence is le traitement de toutes les maladies et surtout dans les affections de l'appareil respiratoire. M. Burdin à rapporté dans le journal de Sédillot {t. X, Wéde-
cine pneumatique), les succès ve a obtenus en employant dans quel-|
ques cas de phihisie présumée, Finspiratron du mélange d'une certaine proportion d'hydrogène à Pair, et l'inspiration de l'éther cicaté où char beattoup d'opérations, Entre antres opascules , 11 a publié , dans les Méoires de l'Académie de Naples, une description fort iuicressante des instromens de chururgie 1rouvés dans Les fouilles di l'ompeia , ville si merveilleusement conserrée aus coricux regards de la pastérité par les cendres méme qui ls rninèrent tt l'eavshirent il ÿ adis-sept siècles, J'ai vu ces lancettes, ces bistouris , ces lorceps de vos auliques devanciers , dans Les armoires du mms Borbonico , et j'ai conçu dès lors pour bi cheurgie ancienoe plus d'estime que ue lui en accorcent les préjugés de da
Le grand opérateur de Napbes est aujourd'hui le docteur T'etruali ,
rofesseur
santé morue. |
des principes de la cigné, M. Marc a fait voir que dans quelques cas phthisie où l'actinité pulmonaire est augmentée, le métange
d'une certaine A rh 2 d'azote où d'acide carbonique à l'atmos-
ère des malades, diminne les accidens et les enraye, lorsque la ma. adie n'est pas trop avancée dans sa marche. (Begin, traité de thérapeutique, pag: 224.) On pensait qu'en augmentant la proportion de l'oxigène de l'air, les malades atteints d'œdème pulmonaire et dont les or \games n'admettent qu'une trap petite quantité d’air pour entrenir l'hé. matose , prolongeraient leur existence ; mais les résultats sont loin d'avoir été aussi satisfaisans qu'on l'avait espéré. L'appareil que M, Millingen, méderin anglais, à proposé à l'Académie royale de médecine eu 18426, sous le nom de gazomètre, destiné à mélanger les différens ge que l'on vondrait employer ne parait pas avoir fait surgir des expé. nences plus favorables et plus uantes, Celles que l'on à tentées avec l'oxigène on le protoxide d'azote dans le choléra asiatique, ont échoué contre cette redoutable affection , aussi bien qu'une foule d'autres prétendues panacées.
Iest néanmoins certain que l'inspiration des gaz présente des appli cations d'une ntilité meontestable, Ainsi le chlore dans l'asphyxie par le gaz acide hydrosulfnrique a produit des cffits merveilleux que la théorie chimique explique facilement, Les expériences de M. Siméon pharmacien à 10 Saint-Louis, prouvent également l'utilité de l'inspieation du chlore dans l'erapoisonnement par l'acide hydrocyanique, Nous verrons que les vapeurs médicamenteuses ne sont ‘jas ions atiles dans plusienrs maladies graves, |
EV, L'action des vapeurs chaudes sur l'appareil respiratoire accasioge, lorsqu'on en Érit usage pour la première fois, nne légère oppression , mais avec un pen d'habitude et en ne forçant pas la repiration , cette fonction s'exécute ensuite avec autant de facilité que si l'on respirait l'air atmosphérique, Une sensation chaude et agréable a lieu dans la poitriur, Li sécrétion maquense atigmente , l'expectoration devient pius facile, des sucurs as-ez abondantes ent lien assez sonvent.
On observe aussi quelquefois des modifications qui dépendent de la nature des funrigations; ainsi sous l'influence des vapeurs Lalsamiques l'expectoration aqueuse ahondante s'épaissit, se condense ct prend de plus en plus l'aspect d'ur mncus filant et homogène, L'expectoration pue du cotarrbe chronique revient aux caractères du mucus de
anne mature. Dans le catarrhe sec accompagné d'une toux fréquente et fatigante, la déenction de belladonce calme plus sisément es accidens qu'une simple décoction émolliente, Nous avons vu dans quelques ças la déeoction eonrentrée de digitale agir sur la cireulation et abaisser le pouls à cinquante-cinq et à soixante battemens ; mais ect effet ne s'est présenté que rarement à hotte observation, Ces phénoinines d'absorp- Uon pelmonaire ne sont pas multipliés; eu effet, nos avons en vain se sayé de purger les malades en faisant prasser l'air à travers des décoctions cxtrèmement chargées de sêné, de rhubarbe, d'huile de croten tiglin aucun résultat sensible ne s'est manifesté, Il en à dé de mème quand vous avons ermjloyé de l'eau chargée d'un on de derrx gros de ‘ardanum de Sydenham: ces différens médicaruens , à principes fixes, n'ont exercé ançune action sur l'économie, Les médicamens volatils tels que l'éther ou d'autres analogues, sont seuls susceptibles d'agir ävantageusement, administrés de cette maniere. L'atmiatrie pulmensire n'offre done pas une voie fidè e pour l'introdnetion des médicamens dans l'économie, à moins qu'ils ne puissent se volatiliser,
cure la syphilis constitutsonnelle, mais jumais les maladies vénériennes primit:- (tes; 1 na jamais observé Le csncve ntér n chez les filles publiques, ce qui n'en- 1 ége guère à en sttribuer La cause à l'abios du cuit. Ces deux derniers priacipus {uit quelque valeur dans L3 bouche d'un bonne qui dirige un büpital ee. ment consacré aux courtisanes mabulrs, Le professeur titulaire de clinique externe , le sivur Côme de Horatijs est loin | d'égaler la réputation de sou adjoint Pesrunts, 1 doit, dit-on, sa chaire beauco plas à la faveur rosale qu'a son mérite, Ce n'est pas qu'il msnqué d'éloguesre pour exposer les thcorivs de l'art, mais son talent pâlit quand il faut mettre Ja
adout de mage externe , directeur de l'hôpital defle Meretricé À lles publi | aisin à l'œuvre, Aussi a-t-il cherché Lo clientetle ds d'autres titres par san ne Ces par lui,
tjrs) , snteur en, 9.000 setdi (environ 50,000 fr}. Lans les diverses courses scientiGqtes lue j'ai fuites avec lui, et où il a eu lextréme complaisance d'étré pour moi um ciceroné aussi aimable que sivant, jé me suis entretenu avec hu ser pilufivurs points de notre art. Outre les renscignemens que j'ai donnés jilus bout sur da proportion des phthisiques , voici encore, cotre les nombreux sojets de ces conversions, quelques documens que je crois devoir men lionner. Le docteur Petrunti traite heureusement toutes ks fractures du
cal fémoral par la méthode de Cooper. Ia caéeuté avec sureès Li ligature de
r il primitive. Il s pratiqué ane seule fois l'extirpation utérine , et, D = og md per succombé , il se prope bien de recammencer , ke cas
femmes sont mortes , quatre dé métrité gangréneuse, et l'autre de convulsions qui surrinrent huit jours après l'opération (à l'autopsie, on ne trouva aucune al-
traité Us estimé de petite chinrgie. 1 gage , dit-on , par! habileté opératoire, Ma eu recours aux mstères
l'hommopathie,
| par les docteurs Romano, Mauro et quelques autres roins concus »: Qué se sou bent, tant béen que mal, à Naples, ln médecine d' Habuemann, médecine appor- Ltée lors de Paccupation autrichienne, par le docteur Necker, médecin du Ettéral |Koller. A Naples, comme partait ailleurs , messicurs les homeæopathes ne sont pas toujours assez niais pour se boruer rigomreusement à l'administration de lcurs iertes divemiflionièmes de grain, H n'était bruit dans une société où j'allais
de la cure soi-disant homéæopathique d'u e dstne … Deviner ce G es vait feit le docterr Mauro! !,,. I avait d'abord saigré celte dame, malgré l'ana- | thème exprès de Habnetmann contre la phlétoicmie ; puis il l'arait sogeuite à un | regime sévire et à l'usage de je ne sais quelle poudre : c'est-à-dire il avait sg
celle poudre que dans la smphoiré de votre cœur vous jugez complétemen inutile, Mnyen iautile pour la grérison , d'accord : mais Drsimaheses
échéant, sur un sutre ulérus. Il à fait cio4 fois l'opération césarienne ; les “| cote vols Luidiez agi Tous mêmes, pers allopaibes où énsatinpathes , sauf
tération morbide de l'atéru) ; mas ous les énfsns ont vécu. Il trie par be mer-
utile pour wsurpee la conbanor exclusisé ot Goatique des gens dé monde. Or L *
EEE LL
Il est quelques malades qui ne peuvent supporter l'inspiration des; sipa promptement ; La es se (rouvent remplies d'une sécrétion muqueuse abondante. La suffocation dont ils sont atteints augmente par les fucnigations. 11 faudrait au contraire dessécher l'air que l'en fait arriver dans la poitrine de ces malades, Ceux qui ont une trop grande étendue du ‘issu pulmonaire détruite, compritmée ou indurée, supportent difficilement les fumigations , parce que la proporla présence d’une plus ou moins grande auraient, au contraire, besoin d'un air
vapeurs, ce sont surtout ceux dont les bro
tion de l'air est diminuée quantité de vapeur et mes»
plus condensé, À part les différens eas dont nous venons de parler, nous avons presque toujuurs vu les malades rechercher les fuinigations, s'en bien trouver dans la plupart des cas donc nous allons parler.
Cory za. Il y a lung-temps que les fumigations émollientes sont conscillées dans la période aiguë de l'inflaramation de la membrane pituitaire, On en obtient les merlleurs effets en dirigeant la vapeur vers les narises à l'aide d'un tube qui se rend dans chacune d'elles, ou bien encore en plaçant au-dessous du nez un vase à ouverture peu Lorge, une tasse à café, par exemple, contenant une décoction de racines de guimauve bouillante,
La nature de ces fumigations devrait varier selon les diverses espèces de phlegmasies chroniques de la membrane de Scheider. Dans l'inflammation devenue chronique, on preférerait avec avantage les fumigations halsamiques ; si l'inflammation était de nature syphilitique , les fumigations de cipabre jointes à un traitement général approprié, seraient plus ntilernent employées. Mais, dans ces différeus cas, on ne devrait pas négliger l'usage des injections composées d'apres les indications ticrapentiques, Elles nur basrsient puissamment à ramener les parties à leur état normal, C'est ainsi que dans l'ozène les injections d'eau chlorurée peuvent être presrrites avec La plus grande utilité, uvies aux fumigations que nous avons iodiquées.
Nous n'avons pas eu l'occasion d'employer les fumigations contre les polypes du nez, mais d'après l'action à 11 créosotce sur nos tissus, nous croyons que l'inspiration et l'injection de l'eau chargée au 0,60 de krecsote serait fort utile contre les polypes vésiculaires.
Laryngite. Dans les angines et dns a laryngite aiguë les fumigations ont le plus grand avantage, l'air arrivant sur les parties encore tout chargé des vapeurs du liquide qu'il vient de traverser. Aussi avons nous constaté utilité de cette médication nombre de fois daus ces affections. Cependant quand la maladie remonte à quelques mois il est nécessaired'appliquer, à la région laryngée, un révulsif énergique, tel que des cataplasmes sinapisés , des vésicatoires , des emplâtres subies, des cautéres. Voici entre autres exemples un de ceux qui nous a paru le plus remarquable,
Ons, 1. — Un cultivateur de Servy, près Pontoise, entre à l'hôpital Beaujon le 27 juillet 1833. Il y avat quatre mois que, sous l'influence d'un refroidisse. ment , il avait éprouvé un catarrhe laryngé avec aphonie presque complète, 1} avait inulilement employé les sirops, les boissons adoucissantes et plusieurs autres moyens qu'on lui avait conxillés; sa voix était tellement basse qu'à prine pentes l'entendre; il foussait, capectorait un peu de mucus épais «1 filant ;
pression du laryns n'était plus douloureuse, quoique le malade ressentit beaucoup de gêu= dans cette région ; la gorge n'offrait pas de rougeur et la déglutition point de diféculté bien nee
dit, Je be mis à l'usage
join et de baume de Tolu. La gène qu'il ressentait dans la région laryngée se dis-
un homæogathe qui saigne et qui viole ainsi manifestement les dogmrs de son évangile médical, se fera-tl scrupule, si besoin est, de glisser dons les poudres qu'il prépare en secret, quriques grains de quinine , de morphine ou d sablimé ? C'est une question qui, pour être résolue, ne demande pas une forte rontcation d'esprit, Eionuez-vous donc que dans la qe pe particulière la médecine honxrapathique puérise tout comme la nôtre? c'esl alors la même, entre les mains des habiles, atec un moyen auxiliaire de plus, ce mystère qui cache le remède, Ounne ignotun jo magnifico. Mais i ne fout pas qu'une oatreruilanre imprudrote compromelle la saine doctrine sur un théâtre public. C'a été le tort des sectaires napolitains, Comme M Gueyrard à Lyon, ils ont, sur le défi des méderins orthadoxes el avec l'assentiment de l'autorité admimistrative, acceplé la rule éprenve d'une clinique comparalire. Mais a Naples encore plus qu à Lyon, cetie hariicsse à tourné à lahonte de Fhomæopathie, La mortalité fut telle
ri les malades soumis au sceptre d'Hahnemann, que le gouvernement révoqua D sermisisn il avait accordée. Les homæopathes De re itains, n'ayañt jus encore inventé pour excuse la proprifté anti-homæopathique des miasmes il'hô. phal , ont été couverts de confusion. Le journal qu'ils avaient fondé ne s'est pas soutenu.
Mais laissons les charlatans et revenons sux vrais médecins. Dans la Faculié napolitaine , citons encure deux hommes qui jouissent d'un fort grand crédit, chacun dans sa spreialité : le dorteur Catioles, professear d'accouchemens , traducteur de notre Baudelocque, et le docteur Quadri, professeur de clinique ophthalmiatrique , qui chaque année publie le recueil des cas curieux de sa Tab ne. uoe cha re particulière d'ophthslmiatrie convenait surtout à Naples , uù l'ophihalme écrite, peu s'en faut, le Utre de maladie endémique , et où l'on reacootre,
le devint plus facile, élevée , quoique d'abord rauque.
On sppliqua un emplätre stibié sur la région du laryos , et l'on continua les fu
migauons, Le 48 août , le malade se trouvait assez bien pour retourner dans son pays, où il continua son traitement. I revint nous voir ke 27 à l'hôpital Beau- Jon; sa parole etait entièrement revenue à l'état noremal.
Os. 11. — Nous srons vu il y a six mois, en ville, un malade , M, C‘**, at. teint de laryngite ulcérée, avec expectoration purulente , guérir sous l'influence d'uv traitement analogue; seulement , il dura plus lung-temps. Les lumigations balsamiques étaient répétées trois ou quatre beures par jour. Maintenant, l'un des poumons semble fire le siege d'une affection tuberculeuse commençant , et cependant le larynx continue à étre dans un état salisfsisant,
Bronchite, Pendant le cours de latrachéite et de la bronchite aiguës, le sentiment de brülure et de déchirement qui existe dans ces parties, est quelquefois assez doulourenx pour tourmenter vivement les malades et fixer l'attention des médecins. Des cataplasmes émolliens, des fomentations appliquées sur les régions douloureuses calment quelquefois, mais avec lenteur ces symptômes. L'usage des fumigations dnollientes , en portant le remède sur le mal même, diminue la sécheresse et l'opiniâtreté de la toux et procure bien plus promptement le soulagement désiré. Nous l'avons observé un grand nombre de fois et nous croyons inutile d'en rapporter des exemples.
Il n’en est pas de même de la bronchite, maladie si grave, si rebelle et qui donne lieu, lorsqu'elle est passée à T'état chronique, à des désordres aussi variés que dangereux. Ï1 faut l'attaquer avec soin, puisque lestissns malades sont le plus souvent encore susceptibles d'être ramenés à leur état normal, Parmi les cas de bronchite chronique dans lesquels nous avons employé la méthode EME , nous citerons le suivaot; il nous a paru remarquable à cause de la rapidité de la gué.
rison.
M. Régaier, interne de mon service à l'hôpital Beaujon , a recueil les notes de cette observation.
Ons, Ut, — Un colporteur &gé de 45 ans, d'une assez forte constitution , atteint deux ans suparavan d'une pueumonie que l'on traita par la saignée , see blait guéri de cette affection , lorsque des imprudences ramenèrent tous les accidens. De nouveaux soins diminuérent les symptômes, mais laissèrent suhuister um peu d'eppression , une expectoralion abondante el une toux qui revenaient à le moindre variation de l'atmosphère. Le colporteur avait cependant repris ses o6cupations habituelles, 1 revenait de Bruxelles à pied lorsque La toux , devenue plus fatigante , l'osgea d'entrer à l'hôpital Beaujon le 47 mai 1835,
Bexpiralion assez gênée pour furcer le malade à rester pres que éontinuellement assis dans son lit de peur de suffocation ; toux pénible et fréquente ; exper= icralioe abondante répandant une odeur fétide et formée en partie de sérosité fi. lante et tran: ate ,et en partie d'un Diquide diflueat d'un gris verditre assez épais, non adhérent au vase qui le contenait , et dont il oceupail le fond. C'est de cette matière purglente que s'exhalait surtout l'odeur fétide de l'expec'oration, Sonoréilé parfaite du thorax à la percussion ; râles anqueux et sibilans rès-abondans, des deux côtés du thorax , surtout dans Les lobes inférieurs, légère bron chophonie en arrière et à droite. Pouls fréquent ; peau chaude , un peu sèche; état assez salisfaisant des voies digestives. Bronchite chrouique ; dilatation des broneh:s du lobe supérieur droit.
Le repos, l'usage de boissons adoucissantes et La diète dimiauèrent l'état fébrile; mais la toux persisis et l'expretoralion conserva ses caractères,
Le 22 rai, emploi des fumigations émollientes : dimiontion de l'oppression & de la fréquence de la tous. Imasédiatement soulagé par les fumigatiun<, le malade
Cet homme n'avait point de fièvre ; il avait bon ||les continua avec le à (rois ou quatre reprises par jour, ane beure chaque fois. + fumigalions d'une simple décoction de racine de ! L'expectoration devint en partie spumeuse , perilit son odeur fétile, mais conguimeure, dans laquelle on ajouta plus tard quelques gouttes de teintare de ben- { serva son aspec
+ pariforme et son abondance.
Le 28 mai, on rendit les fumigations balsamiques par l'addition de quelques
parmi en mendians des rues et parmi les militaires invalides, une énorme quantité d'aveugles, Citons ensuite , hors de l'Université, le docteur Magliari, dont je me re
de n'avoir pas proclumé plus tôt l'esprit, le savoir et l'affabilité. fl parte si biem notre langue , 11 sair si bien Les choses de la France, que dans nos enades sous les allées de la Fillu Heale, je m'imaginais converser aux Tuileries avec ua confrère panision. Chirurgien en chef de l'hôpital militaire detlu Trinité, secré. taire de l'Académie de medecine, membre do ronsuil de ssuté, le docteur Ma. £liari, célibataire philosophe, content d'une honorable aisance , a rennncé aux lucratives fatigues de la chuntelle pour se vouer tout entier à l'acromplissement de ses fonctions ofuielles, et à la rédaction de l'Ostervatore medieo, journal qui parait deux fois par mais, qui résume avec un lumineux discernement la
resse médicale de toute L'Europe, et qui à ce litre jouit d'une grande vogue dans
ss Deux-Siviles. Si les articles de l'Orservatore sont pour la jlupert extraits on méme littéralement traduits de jonrnsux étrangers, et surtout de journaux français faisons-uious-en gloire, sans en faire un reproche au rédacteur, qui soit l'impulsion générale de la presse ctalienne. Les traductions des ouvrages (français de tout genre constituent la bonne moitié du catalogue d'un libraire napolitain. Aujourd bui notre médecine, comme notre huérature et notre pol tique, 6e les regards de Vitale, À l'instar de l'Oiservatore, les quatre autres journaux de médecine, qui se pabhient à Naples, savoir : l'Erenfapio, Fiintre-Sebesio({},
(1) Ainsi nonmé de poteraes, ami de l médecine, et de Seheto, nom de [a pe: tite rivière qui coule à la limite orientale de Naples, Cet estimable journal est rédigé par les soius du docteur Salvator Renti , qui est venu à Paris il y a quelque
| nm des teintures de tolu et de benjoin, dont on angmenta chaque jour la se ; les boissons adoucissantes furent continues £t quelques alimeus accordés. L'expectoration diminua bientôt de quantité ; s00 apparence purulente diminma pour ainsi dire chaque jour , et le 40 juin les cruchals étairot tous spureux , dlaues , adbérens; ils ne présentaient plus que quelques stries où quelques glohules opaques qui disparurent catiérement. L'ausculiation ne faisait percevoir au eus bruit anormal, La santé était dans l'état Le plus satisfaisant.
Le traitement ne peut pas toujours être aussi simple que celui dont on vient de lire le récit. Très-souvent nous avons été obligé de jomdre à la médication atmiatrique l'application d'emplätres de poix de Bourgogne, simples ou stibiés, de vésicatoires, de cautères ; l'usage des boissons toniques où balsamiques d'hysope cu de bourgeons de sapin ; l'emploi des eaux sulfureuses de joues, de Cauterets ou d'Enghien , etc.
Phthisie. Depuis que les caractères de la phthisie confirmée sont constatés à l'aide de l'auscultation et de la percussion , la guérison de en À santa est devenue beaucoup moins commune. Néanmoins
aënnec à démontré lui-même par des faits auxquels se sont joints ceux de quelques autres observateurs , que même à ce degré la phthisie est encore susceptible de guérison. Nous croyons que la méthode atmiatrique devra plus que toute autre contribuer à ce résultat , et qué, mieux que toute autre encore, elle devra suspendre les progrès de la désorganisation pulmonaire, arrêter la maladie dans sa marshe, et l'empêcher d'atteindre la période contre laquelle les efforts de la médecine échouent presque toujours.
Parmi les nombreux phthisiques pour lesquels nous avons cherché dans l'atmiatrie pulmonaire un moyen de guérison , plusieurs ont éprouvé ane amélioration plus où moins long-temps soutenue : deux seulement sont arrivés à une entière guérison.
Os, TV. — L'un d'eux était un msçon limousin d'une petite taille et d'une constitution peu forte, I entra à l'hôpital Beanjon pendant le printemps de 1831. Une toux fatigante , quelquefois accompagnée d'expectoration sangainolenie , Le taurawntait depuis long-temps. 1 présentait les symptômes suivans : Emaciation contdérable; fièvre coalinue avec exarerbation fe soir; sucor durant La nuit ; toux fréquente; expectoration abondante formée en partie de mucosités limpides et Glantes et de crachats opaques. arrondis , du volume d'une noisétte, puis de flocons de même apparence . mois d'un rolame qui ne dépassait pas celui d'un grain de ris et qui. sans y adhérer, occupaient le fund du vase destiné à les recevoir, La pectoriloquie "et le gargouill-ment étaient des plus manifvstes dans Y'aisselle et au-dessous de Ha clavicake droites: l'appareil gastro-intestinal n'était pas sensiblement affecté; un cautère fut plaré au-dessous dé la clavicule droite , on vésicatoire mis à La partie interne du bras droit , l'usage des fumigations émol- Kemes et d'un régime adoucissant presrrit, Trois semaines après , l'état fébrile étrit moindre et l'expectoration plus homogène. On substilus les fumigations ! balismiques aux fumégations émollivates ; infusion de bourgeons de sapin remplacales boissons émollientes, et le malate commença à prendre quelques alimens de facile digestion, Apris un mois de ce traitement , lexpectoration était presqne entiérement Glante, spumeuse ct adlhérente sis crachoir ; La résonnance ravermense ! moindre , la pectoriloquie moins éteudue, le gargouillement très-rare. 1 fallut encore six semaines de sains pour que l'expectoration diminuät de quantité et que des autres symptômes disparusent enticrement, L'embonpoint était reremt à la fin de L'été et le poumon droit présentait L'état le plus salisfaisant, On laissa smbsister le vésicatoire , et le malade gerrtit pour son pars emportant da appareil fumigatoire en signe de recontaissante et pour S'Un servir, disait-iù, de mouvean s'il était jamis atteint de pareille maladie.
gli Archiv}, nemens. Une idée rie plus de valèur par delales prise me goufla d'orgueil, tomba sous Les yeux à Naples ?
J'e lus ue traduction presque litérale des a numéros 83 et 84 de [A GAZETTE MÉDICALE, tif, d'après le mémoire du docteur Esser de Cologne: je vis mon nom avec les honneurs de la citotion au milieu d'une période italienne; je croire ua grand homme, Pour épargner une si cruelle bévue à tant de français dont j'oi va les noms dans les colonnes des journaux napolitains, je ferai aucane citation individuelle ; et je me contenterai de répéter en roposition générale , que ces journaux viveut en grande partie d'emprunts qu'ils font aux oôtres, Mais c'est sans contredit le docteur Magliari qui .
ü Severine {A}, reproduisent à l'ensi nos obserrat
française, de quelque plume qu'elle vienne, simble méme acqué-
Alpes et les Apennins Savez-vous à per agréable surà La decture dun prermier journs
c'était le Filiatre-Schrzio, de novembre 1832.
enchässé
ns le choiïs de es em-
ronts, montre ke plus de discernement et de lumières. Puisque me vnilà ramené
parler de lai, je ne dois pas oublier de dire qu'en qualité de werétaire de l'Académie, il est chargé de chanter les louanges des aradémicien parmi cessortes d'oraisons funèbres, j'ai lu avec le plos vif intérêt l'éloge de ce Cotugne , à qui nous devons, entre antres travaux imporians, la découverte du fluide labyrinthique et l'exacte description des pustules vatioliques, Le docteur
temps, et a lu à notre Académie un nrémaire sur la piqhre de la tarentule , mémore Que nos AFURS inséré dans le n° 64 de Va
nnée dernière.
ji Ainsi nommé en l'honneur de Marc- Aurile Sévérin, célébre chirurgien napo
itaia ; car ce journal est exclusivement consacré à L chirurgie.
ions et nos raison-
médical qui me |
ticles que j'avais insérés dans les ° François on j 9 k : «ar les fonctions de l'appareil audi- || {840 à 1806, les lecons anatomiques de Searpa, $'est véritablement passionné pour faillis me médecins ? ] :
ne l'en ait une smblable, Elle est surtout rit he cn fwtus moastrucux soit d'homme ,
| radelphe très-curieux ;
defunts, et que | premiére tératoloi
Voici, d'après les notes de M. Filhos, alors interne dans mon service, l'histoire d'un autre phthisique guéri par des soins analogues.
Oss, V. — Un peintre en bâtimens âgé de 34 an°, d'une forte constitution , qui se nes aux excès de tous genres, entra à l'hôpital Beaujon au commence. went du mois de juillet 1832. I n'svait eu dans sa jeunesse d'autre maladie qu'one ascite qui avait duré quatre mois, lorsqu'à la suite d'ane plaie fsiti à ba partic postérieure gauche du thoras , il fut atteint en 1831 d'une hémoptisie,
mis d'ane pneumonie qui entrainérent les accidens les plus graves dt mirent ses jours en danger, Cette dernière maladie passa à l'etat chronique malgré hs soins les plus rationnels, Lorsque, pour la première fois, nous vimes Le malade, il présentait Les symptômes saivans : Émaciation remarquable ; pouls fréquent ; chaleur brülante ; sueurs nocturnes sbondantes ; respiration courte; voix faible et voilée; toux fatigante ; expoctoralion purulente, nommulaire ; rle sib laut dat la plus grande partie du thorax ; matité vers le sommet du poumou gauche ; pec= toriloquie étendue ; gargouillement manifeste et son lydro-pneumatique ( argentin , Corvisart }. Dans le même région , autour de laquelle on reconnaigail l'existence d'une sorte de râle crépilant; digestion pénible ; dévoiement habituel; sommeil difficile , interrompa par la toux «t les redaublemens fébriles de Ja nuit. Des sangsues, su nombre de trente, furent appliquées au-dessous de la tlaricule et de l'aisselle gauches ; des boissons adoueissantes et la diète prescrites , aën de diminuer l'état inflammatoire de la portion du ponmon avaisinant la caverne, Ou renouvela quelques jours sprès l'application des sangsues, le rile crépitant disparat eatiérement et Les symptômes (ebriles diminuérent.
25 juillet. Fumigalions émolbientes , emplätre de pors de Bourgngne entre ls deux épanles , veem elle, lait, boissons pectoralrs,
20 Août. Amélioration de l'état général; persistance de l'expectoration purulente et de tous les symptômes de li pectoriloquie, Appbheation d'an large et profond cautère au-dessous de la elavicule gauche ; prescription de famigations balsamiques ct de quelques légers aliucns,
4 Septembre. Modification remarquable de l'expectoration , qui perd son opacité, sa difflunce et sa forme nummulaire, devient légèrement spumruw, réunie en masse et adhérente au vase. Continuation du traitement, .
45. La pectoriloquie s'entend dans une moindre étendue ; on oc perçoit plus de gargoullement , mais on entend encore le soullle caverneux.
#7 Octobre. La pectoriloquie et le souflle carerneux sont à win sensibles ; LL megane est entièrement muqueuse et pou abondante; la fièvre à dispara ; ses forces reviennent.
À La fa du mois , il n'existait plus de signes de caverne pulonaire, et, revenu à on état parfait de santé, cet homme demaude à quitter l'hôpital.
L observa un régime sévère pendant huit mois, mais il repril ensuiic sa vie joyeuse et dissipée au mois de juin 1833, Rentré à l'hôpital Braujon en septem- Lee, il était atteint d'un catarrbe pulmonaire dont les accidens cédèrent brilement à l'emploi des fumigatons, dis boissons adoucissantes, ete. La pertorilequie n'avait nullement reparu ; La clavicale gauche semble t Hégèremént nb issée, soit que la cicatrice du cautèré l'ail rapprochée de là paroi Iboracique , soit que la cicatrisation de la caverne ait déterminé le rapprochement des diverses partics cavirontantes,
On remarquera sans doute que le dernier phthisique dont nous venons de rapporter la guérison n'était pas de ceux qui présentent la diathèse tuberculense , ou bien qu'il n’offrait qu'une seule caverne dans tout le système pulmonaire. Il est vrai que quand la diathèse tuberculeuse est établie, ou quaud plusieurs cavernes existent en même temps, la gucrison devient plus difficile; car 1l faut d'abord chercher à détruire Ja disposition tuberculense , sans cela, lorsqu'on est parvenu à améliorer où à guérir une première excavation , le ramollissement d'une sec.nde où d'une truisième masse tuberculeuse amène de nombreux accidens auxquels les malades échappent rarement. C'est à cause de ces fontes tuberculeuses sucecssives et rapprochées, que nous comptons si peu de | guérisons sur le grand nombre de phthisiques reçns dans nos hôpitaux. ais il n'en est pas moins certain cependant que , sans le traitement
Magliari est parvena à réduire bon nombre de hernies étranglées, à l'aide d'un onguent de belladone ; il se propase mème, je crois, d'envoyer un mémoire sur ce sujet à notre Académie des srivaces. 1m. |
Je dois encore oommer , hors du giron de l'université napolitaine , Le dot: ur | Navuls , chirorgien en chef et profisseur par iculier‘ d'anatomie à l'hôyit À Stdei Corcerati. Ce medecin. fier à juste Litre d'avoir suivi six ous, de
Inssence qu'il aval rrçue d'un «1 grand maitre; il a formé par ses travaur et à À ges frais un fort carieux cahinet d'anatomie humaine ct comparée. Cette coller. sion est loin d'être complète, mais je ne sache pas qu'aucan pariiculier en Eurupe
d'oisraus. J'y ai remarqué, entre autres monstres, un hétéde La bouche d'an enfant bien conformé pend une masse informe qui contient les élémens d'un autre enfant arrêtés à l'état ra limentaire. Dans cette branche de la science , le docteur Nanula s'est guidé d'après les vues de M. Geoffroy Saint-Hibsire , qu'il s'est plu à proclamer devant moi comme le du siècle. Le zèle du docteur Nanula trouve sa récompense Mans le nombre des élèves qui se pressent pour leutendre ; car son cours attire une bien plus grande afluence que celui de la Faculté. Je me mélai nn jour à sou nombeenx auditoire; j'entendis une leçon furt substantielle sur le larinx , leçoir dans laquelle le professeur se permit , probablement en mon honnenr , quelques digressans de Fysiologie et d'anatomie comparée. Car Le docteur Nanula m'a dit qu'il se renferme ordinsirement dans les l'uites de l'anatomie descriptive, En police, à raison de La température, ne permit l'enseignement anatomique que de puis le 40 novembre jusqu'à La üin de mars; et si l'on défalque de et espare cle
soit de mammifères et
qu'il a suivi, ce dernier malade n'aurait pas tardé à succomher à la suppuration pulinogaire qui déjà l'avait réduit à l'état le plus grave.
e mode de fumigations que nous avuns empluyé nous a paru facile et de quelque utilité. Nous croyuns ce nt que, selon les circonstances , on ne devrait pas négliger les fumigations chlorurées dout M. Cottereau à retiré de grands avantages. Nous croyons avoir uve fois modifié utilement, par les fumigations ivdées, la constitution d'un sujet soupçonné atteint x tubercules miliaires. Ce woyen pourrait être tenté pour combattre cette diathèse, mais il faudrait de nouveaux faits pour en constater l'utilité. On ne devrait pas d'ailleurs , pour arriver à ce but, négliger l'emploi des moyens js matière médicale présente, et dunt les nlicatious déterwineraient le choix. Ainsi, le phellandrium ou ci. gne aquatique, les balsaniques , l'acide hydrocyanique, les eaux sulfureuses, l'iode , les applications irritantes à l'extérieur , le régime et les soins hygiéniques prescrits en temps opportun, contribueraient à la gué. rison d'une be dont les ravages sont d'autant plus terribles que l'on s'occupe plus tard de les arrêter.
Toux convulsive, Les fumigations faites avec la décoction de belladone , les feuilles de datura suamoine fumées comme du tabac , calment ordinairement cette affection , autant sans doute en agissant sur le système nerveux que sur la membrane muqueuse,
Palpitations. Oo parvient quelquefois à dimiauer l’action du eœur
en faisant respirer l'air qui a traversé une forte décoetion de dipit le.
Cependant ce résultat est rare, paree que les principes de la digitale
sont fixes. Il serait utile, pour appliquer l'atmiatrie pulmonaire au traitement de différentes maladies pour lesquelles on pourrait l'employer , d'étudier les médicamens dont 20 daos des principes vo!atils,
Nous n'insisterons pas sur l'usage que l'on pourrait faire des la syncope, les asphyxies; ces considérations que nous avons €
tions étrangères à celles de l'appareil respiratoire.
REVUE DES JOURNAUX DE MEDECINE
JOURNAUX ALLEMANDS
JOURNAL DER PRACTISCHEN HEILKUNDE,.
publié par Horsuann et Osanx.
Le cahier d'octobre 1833 contient : 1° un cas de gu‘“rison d'une léthargie de quatre mois , avec symplômes de tétanos, observée sur
une petite fille de 11 ans, par le docteur Oelze; 2° cause remarquable de stérilité par suite d'un vice de conformation congeniale
propriétés résident plus spécialement
az dans urées Jus haut, nous entraineraient beaucoup trop loin. Nous avons rempli e but que nous nous étions proposé si nous avons prouvé que l'atmiatrie pulmonaire est une médication utile dans les affections de l'appareil thoracique, soit en formant une sorte de bain an poumon , comme le dit Stoll (aphorisme 134}, soit en mettant en contact avec cet organe des médicamens capables de modifier ses surfaces malades ; si enfin nous avons appelé l'attention des praticiens sur ce moyen d'introduire dans l'économie quelques agens médicamenteux utiles dans des affec-
du col de l'utérus , par le mème ; 3° de la saignée pendant le stade
de frisson de la fivre intermittente, par le docteur Neumann ; |4° mélanges , rapsodies et observations recueillies dans le domaine de la médecine , par le docteur Pitschaft; 5° guérison d'une phthisie gangréneuse par le chlorure de chaux, par le docteur Schmitt ; 0° maladies qui ont régné à Lunebourg pendant l'année 1831 , par le docteur Fischer.
GUÉRISON D'UNE LÉTRANGIE DE QUATRE MOIS, avec des symptômes de tétanos ; par le docteur Orrze.
Ons. — N., pelite blle de 41 anset 5 mynis, ayant constamment joui d'une bouge santé , d'un esprit gai cl ouvert, fut atteinte, dans les premiers jours du mois de janvier 4826, d'une variole bénigne en apparence , car elle pat se lever au bout de six jours; mais :l sarviut bientôt el successivement une douleur So dans l'oreille , une sensation de bourdoancment, puis de Uintement ; une céplialalgie intense qui dura cinq semaines, s'accoepagnant d'un état d'insomnie opividtre ; eofn , des douleurs abdoruinales s'exsspérant par l'ingestion des alimens, suivies à leur tour de douleurs très-vires dans les membres.
Le 3 avril , La petite malade tomba dans un +tat de léthargie d'où rien ne jæt la faire sortir pendant Les premières six semaines. .
A la première visite du médecin, qui eut lieu le 48 mai, l'enfant montra les symptômes suirans : Päleur de La peau ; amaigrissement gécéral ; parois de l'ab-
n rétractés ; respiralion courte, précintée, à peine sensible ; inégalité des monvemens d'élévation et d'aba sement du thorax, ainsi que des battemens du cœur; poals régulier, petit, mou ; 84 à 94 palsatons par auloule; mains spasmodiqeement reswerrées. s .
Les (6 et 17 mai , La malade avait pa prendre pour la première fois , depuis Le 8 avril, un peu de nourriture, ( Lait sucré et demi-tasse de café, } La transpiradon cutanée et l'excrétion des urines avsivat été eatiérement interrompues; une sæube fois on avait trouvé dans Le lit une petite selle très-dure, Quelques gouttes d'ammonisque liquide , us sur sa lèvre supérieure, provoquèrent une presière fois de l'éternuement , cn même temps que La malade s'essuya avec La main ; l'expérience ayant été répétée , l'enfant y resta insensible. ;
M. le docteur Oe'ze eut recours à l'excilation pans il se servit à cet effet d’une pile composée de 69 paires de plaques de la grandeur de 8 pouces carrés chacune, L'un des conducteurs fut sppliqué au centre épigastrique et l'autre successivement au front, eux sourcils, aux oreilles, à La poitr.ne ; ou bien le premier àls plante des pieds et ie second su front. A la prenuère application , La petite malade se réveills en sursaut , cria, s'agita et Gt des efforts pour détourner les fils conducteurs, se plaignant de picotemens et de prurit aux endroits touchés ; elle reconvrit momentanément toute sa connaissance. À la question si elle ne souflrai point, elle répondit : à la gorge. Cependant , on ne découvrit rien dans l'acrière-bouche, si ce n'est un peu d: rongeur au voile du palais ; vou lant lui faire prendes un peu de nourriture, on s'aperçat que la déglutition était extrémement génée; on essaya de diriger le courant galvanique sur chaque cûté du laryex, et aussitôt le qe descendit avec plus de facilité. L'action de la pile fut contiauée pendant plus d'une beure cn lassout toutefois des intervalles plus où moins longs entre chaque application. Aussi loug-temps que durait l'excitation , la peau prenait ane teinte Le vive, le visage se colorait , le pouls s'accélérait , la respiration devenait plus libre et plus égale, les mouvemens et l'agitalion allaient en augmwnlant; mais dés qu'on cessait, ces phénomènes dispa- | raissaient, et la malade retombait dans son état de sommolence, Il est à remarquer
la contraction ique des membres fléchisseurs de la main augments plutôt qu'elle ne diminua , et qu'on n'obserra point de contractions particulières sur les autres muscles. Les veux étaient constamment femmés , et mème pendant l'excitation galvanique, l'enfant avait la plus gronde peine à ls entr ouvrir, Cherchait-on à écarter bes paupières, on éprouvait de leur part une certaine résistance; les pupilles étaient dilatées ; kes yeux, presque fixes, se mouvaient lentement d'an cûté à l'autre,
L'excitation galvanique fat répétée le 30 mai et le % juin, et suivie chaque fo's des mêmes effets immédiats, Cependant , la seconde fois la petite malade se souvint d'y avoir déjà été sonmise; le resserrement spasmodique des paupières fut moins opiniôtre , les instans de lacidité durèrent plus long-temps, et l'état de
temps les nombreux jours de gala ou de fête , où le repos commandé par l'Eglise est sévèrement observé , il ne reste juère plus de cent jours effectifs pour enscesgner toute l'anatomie.
EnGo, parmi les médecins que j'ai eu l'arantsge de connaitre à Naples, il ne me reste plas qu'à nommer le laborieux Pietro de Filippis , qui fut envoyé en 1832 à Paris par son gouvernement pour observer le cholera , et qui à eatrepris L: longue traduction du Traité des maladies chirurgicales de M. Boyer.
Grâces à la complaisance et au savoir de quelques-uns des médecins dont je viens de mure j'ai pu visiter avec frait les établissemens médicaux el cintilques de Naples , et recueillir les divers renseignemens que j'ai donnés , et ceux que je donnerai encore. .
Le plus vaste dés hôpitaux de Naples est l'Ospedale degl ineurabili , fondé en 1519, Il est situé presque su centre de La ville, dans un endroit élevé et aéré. Hi pourrait contenir £'000 malades, mais il n'y en à que 1,000 environ. C'est là que sont établies les quatre cliniques de médecine, de chirurgie, d'accouchement et d'ophthalmiatrie. Chacune ne se compose que de sept ou huit lits, eù Le professeur a soin de rassembler les cas les plus curicux , qu'il a le droit de choisir dans toat l'établissement. Mais il n'use presque jamais de ce privilége; il se contente d'assister Le matin à la LE apr des malades, et de prendre ceux qui lai convien. nent. C'est dans la salle méme où se font les leçons & clinique , que se tiennent une fois par mois les séances de l'Académie médico-chirurgicale, On y à le
trait de l'immortel Marc-Aurèle Sévérin. Le buste de Cotngno, autre gloire de a médecine napolitaine, se 1rouve aussi dans une salle de l'hôpital, H y à un cabinet où sont rassemblés les dessins, les modèles en cire, et les préparations anatomiques, qu conservent le souvenir des cas pathologiques rares. Outre les nom-
breuses salles où sont accumulées Les maladies chirurgicales ( mraitiie violente }, et les maladies internes comprises sous La dénomination générale de fièvres ( jebri), il y a des salles spéciales pour les galeux, Les véniriens, les filles enceintes , les philisiques et lesmoribonds. Les vénériens ce sont reçus que dans le cas de sp ilis coastitationnelle ; ils sont traités par les frictions mercurielles , que les inürmiers loc admivisirent alternativement sur l'oné et l'autre arcade plantaire. Cette méthode générale de traitement, à laquelle on ne déroge que rarement en faveur de certaines ihiosynerasies rebelles, réussit dans La presque totalité des cas. La crainte J'épuiser Les ressources financières de l'établissement fait repousser les sccidens primitifs d'infection pr e; c'est wo grave iacouvéaient, que les médecins déplorent, et er, alicibuent, non sans raison , l'immense propagation de la syphilis parmi ation mapolitaine, La salle des Gl.s enceintes est inaccessible à quiconque n'y est pas réclamé par les besoins du service. Je n'ai donc pu la visiter eo qualité de curieux. Par une délicatesse fort louable, on ne veut pas soumettre les malheureuses victimes de la séduction à une sorte d'exposition publique, L'isolement des phihisiques se fonde sur an préjugé qu a jeté de profondes racunes à Naples , comme dans beaucoup d'autres contrées de l'Europe méridionale : la phthisie est réputée contagieuse ; l'appartement qui a servi d'habitation à un poitrinaire, est leun pour un heu empesté ; on a beau le recrépir et le badigeoucer à neuf , la location en est fart isée ; aussi, m'a-t-on dit, e quelques iétaires prévoicut, dans les clauses de leurs baux, l'éventualité ‘une maladie pulmonaire, et en font une cause de résiliation. Et cette croyance nc règne pas seulement parmi le peuple, mais elle est partagée par la majorité des gens de l'art. Quelques médecins éclairés ont néanmoins déploré avec moi que ce préjugé de la peur entascät les infuriunés phthisiques pour ninsi diré dans an lieu de
smuolence qui ; à la première excitation , rerenait une minate après qu'on arait cessé, resta les denx fois suivantes cinq mioules avant de reparaitre.
"On ernt remarquer que dans les premiers jours qui suivirent l'emploi de l'action galranique , l'enfant était moins assonpi; il se réveillait par intervalles et pourait s'entretenir pendant quelqne temyrs avec ss mère, A dater de octte épo- , Où était parvenu à lui faire prendre un peu de nonerilure ; mais chaque fois elle éprouvat des malaises, des nausées et des romissemens : la transpiration cutanée s'était rétablo , et le 27 mai il y avait eu, pour la première fois depuis be S avril, des émissions d'urines, Cependant , ces effets ne se soutinrent pas , el déjà après la seconde excitation galvanique, la somnolence était revenue aussi pe et aussi coutinue qu'auparavant, Voyant le peu de résultat obtient par ‘emploi de l'action galvanique , Le docteur Oelre , se rappelant les douleurs rhnmatrsrusles arthritiques survenues à la suite de la variole, et la su Jon de la respiration cutanée, qui avait été remarquée dans les six semaines de l'état lethorgique, soupçonna que La maladie pouvait être l'effet d'un trouble survenu dans la fonetion serre par suite d'un poire pére l'enfant aurait été ex perdant iode de desquamalion. H fut ainsi conduit à agir sur la peau payrenl n reptel sir diffasibles ( Presez : Infus. volér. , camph. liq. , sd, minér. Hoffm., à prendre par petite cuilkerée à bouche toutes Les deux heu-
rés.
Plus tard, la petite malade fut placée dans un bain choud (27° R.), dans lequel on avait fait fondre du sel commun; mais à peine y élut-elle entrée que les srmptômes suirans se déclarèrent : Ecume à la bouche, raideur, froid et päileur dé tont le corps, sortout des parties plongées dons l'eau ; contraction
smodique des mains plus prononcée, Au bout de quinre minutes, on est obli une l'enfant de bain et de le porter dans un lit chaud , où elle est bientôt couverte d'une sueur générale qui dure deux
La première potion étant restée sans effet , on adavinisire : Flore. zinc., 4 grain et demi ; sacchar. s1b., 4 scrupule. M. F. p Dos. : Tal, , 42. Sign. : Une poudre malin et soir, Herb, micot, virg., { serupule ; for. camom., 2 gros. M. d, Sign. : Pour lavem, | Ed |
Les symptômes de tétanos se reproduisent, du 30 raai an 6 juin , plusieurs fois dans une même journée; chaqae accès dure à peu près huit à dix mmmutes; il est annoncé par un cri ; bientôt après, courbure de la colonne vertébrale , rétraction de la tête en arrière et raideur des membres, La malade , qui jusqu'alors avait conservé l'usage de La parule dans ses momens de réveil, en est entièrement
ivée.
ru 46 jui, on donne peu à pe 45 goultes de teinture d'opium le duns l'espace de trois heures. Première dase sans effet ; une seconde est suivie d'an peu d'excitation , et bientôt après de tétanos (opisthotonos) qui sc dissipe après quel-
ues minutes.
: A dater de ce joor, on à recours ou calomel, dans la vue d'agie en mêms temps contre le principe rhumatismal arthritique et les accès de tétanos. (Mercur, duie., sulf. sur, sutim., de chaque, 4 grain, tarl. sulph., Sgraius; ssech. ab. , demigros, M.; f. pui. Dos. : Tal., 42.) Sign. : A prendre ane poudre matin et soir, (Prenez : Rail, valér., m. Îlor, camom., de chaque , 4 gros et demi; fol. nicotian., vrg., À scrup. Sign. : Pour lavemens.) | |
Du 46 juin au 44 juillet, les acrès de tétanos augmentent d'intensité 1 de nombre, D'abord, cinq par jour, d'une durée dé quatre à cinq minutes. 4 partir du 23 juin, ces derniers se repélent pendant quelques jours à presque tonies les heures, Quelques-uns de ces accès sont annoncés par des pleurs et une secousse de tout le corps et durent ordinairement une demi-heure.
Le resserrement des mains pérsiste, l'articulation du coude est raide ; mais cette raideur cède à une pression modrrée; la bouche est spasmiodique.nent contractée, sans offrir toutefois une forte résistance à l'introduction d'une cuiller ; la respiration et les baftemens du cour sont toujours inégaux; pouls presque natarel; sueer modérée; de Lemps en temps une selle dure, Les poudres preseriles le 46 ont été adminisirées au membre de trois par jour ; tous les jours un larement, À la ia de cette période , les scrès de tétanos diminuent, Le $ juillet, la malade n'en seu que quatre, et la matinte du 4 a été franche jusqu'à dix beures ; mais dans <span ï, les symptômes tétaniques se reproduisent à des intervalles de cieq à dix miuntes , et durent chaque fois deux à trois minutes Soixante-quinxe
tes de teinture d'epium pe , dounées es trois fois de demi-heure en demi- , ne produisent d'autre effet qu'un peu d'accélération et de developpement du pouls. (Frictions mercur.elles Le long de l'épine.)
Le sommeil est moins profond ; l'enfant commenee à avoir connaissance de ce au se passe autour d'elle, Le dernier jour, à la suite d'un refroidissement , retour ei accès dé tétanos, qui se renouvellent de dix heüres da matin jusqu'à deux bheares de l'après-midi, toutes Les cinq à dis minutes, et durent à peu près le même espace de temps. Il est à rcanrquer que, depuis l'apparition des symptàmes de télanos, ces derniers me se sont vammais manilestés la nuit , quoique les msins aient continué à être spasmodiquement rossrrrécs.
Du 14 juillet au 2 août. Envore quelques accès qui vont de jour en jour en di. minaant t ne sont plus marqués que par des contrartions dans les doigts. L'enfant , recouvrant de plus en plus sa conrraissance , reste néanmoins enéore privé de l'usage de la parole et ne répond cu por signes. Déglutition ples facilé , sans tre entièrement Libre; excrélion de l'urine et selles naturelles ; battemens du cœur moins inégaux ; pouls pormal ; respiration plus régelitre ; paupières tremblotantes, mais faciles à entr'ouvrir ; pupilles non dilatérs. { Même prescription , avec addition d'opium, { grain à chaque poudre. } .
Du 2 au 44 août. Journées entières sans assonpissement : sommeil natarel la nuit; réveil facile le matin; les veux , qui avaient été sensibles à ls lomière , la supportent mieux ; l'appétit est bon , mais les digestions sont toujours pénibles ; ewcore de temps ea temps per a vonussemens ; l'enfant se lève et commence à reprendre ses occmpations habituelles ; 51 marche est varillante ; iration et battemens du cœur encore un peu gènés ; sensalion de raser à D poitrine, parfois céphalalgie , et sartout à la région occipitale ; diarrhée attribuée à l'usage immodéré des fruits,
1 au 19. Mieax-dtre soutenu
; la diarrhée a cessé; digestion plas facile ; battemens du cœur moins iméganx ; de la parole non encore rétabli. Comme il ne pourait exister ancun obstacle dans l'appareil de La tion, on a de faire prononcer à l'enfant d'abord des voyelles, puis srllabes, qe des mots, Bientôt après, celle-ci put lire et parler. L'absence de la parole dépendait donc uniquement de cœ que l'enfant s'en élait pour ainsi dire déshabitué , et qu'elle manquait de confiance dans ses propres forces.
19 Août au 4” décembre, La petite convalescente commence à reprendre des forces ; sa démarche est plus facile, sa figure plus animée ; battemens do cœue lout-à-fait égaux et isochrones aux pulsations du pouls ; respiration presque naturelle, Il ne reste plus que le sentiment de resserrement à La poitrine, qui augmente par l'exercice,
Trois mois après, les forces étaient entièrement rerenves. Aujourd'hui l'enfant a {5ans; son corps s'est bien développé, sa santé est florissante et ses facultés intellectuelles out is une certaine étendne. Cependant La jeune Bille ne s'est jamais souvenue des circonstances de sa maladie,
M, le docteur Oelze attribue la guérison de la maladie qu'on vient de lire à l'emploi du calomel , qui , comme l'expérience l'a prouvé, se montre très-eflicace contre le rhumatisme artéritique ainsi que contre le tétanos ; 11 fait remarquer que 155 grains de calomel ont été administrés dans l'espace de deux mois, et que pendant un mois entier on a fait des frictions mercurielles le long de la colonne vertébrale, sans qu'il en soit résulté de salivation.
L'opium donné à forte dose (35 gouttes de teinture simple dans l’es-
sg rs heure et dernie }, a été sans effet contre le tétanos. Peut-
re , dit l'auteur, que j'ai été trop craintif dans l'administration de ce dr , et qu'une dose encore plus forte aurait produit quelque résullat.
La somnolence et l'état spasmodique que nous avons vas exister dans un rapport tellement intense que la Lntsution de l'une coïncidait toujours avec la diminution de l'autre , paraissaient devoir reconnaitre es cause connue une compression particulière du cerveau ; aussi ces
ux états cessèrent dés que la compression ent disparu,
Une chose digne de remarque , c'est que la vie ait pu continuer pendant un très-long espace de temps , sans nutrition aucune. En eflet , daus les six premières semaines , la malade ne prit aueune nourriture, et dans la suite toute son alimentation consista dans uhe demi-tasse ou
condamnation; et leur annonçât ainsi, dès le début, la fatale issue de leur mal. L'humanité 2e saurait son plus approuver le transport des moribonds dans une salle particulière. Les lits étant dépourvus de rideaux, je sais bien qu'on veut par là épargoer aux autres malades le pémible et dangereux spectacle d'une agonie; mais plus d'une fois il est arrivé qu'un pauvre diable ressuscität, non pos comme tre, d'entre les morts , mais d'entre les moribonds , ce qui est beaucoup moins miraculeux. Qui sait si les iocoavéniens physiques et l'impression morale d'un pareil . d'un il abandon, n'oat pas souvent décidé la défaile encore i la vie, Dans un art trop souvent Ee, la raison nous erie pee l'organe de Stoll : Quandix anima ia corpore human su, 4, nuque saute haie hr Je dirais donc aux administrateurs des hôpitaux de Na- : « Suivez l'exemple des hôpitaux de France : mettez des rideaux à chaque » Hit, et faites-bes r à l'instant de lagonie.… Mieux vaudrait cette utile » dépense , que ce lune de parfums qui nt tous les matins dans vos salles, » que celte consommation quotidienne d'herbes odoriférantes et de gomme d'o- » Hvier, dont le résultat est de masquer le mauvais sir, et non de le puri- » Ger.»
Je ne veux pas laisser 1à l'hôpital des Incurables sans mentionner uo cas curieux de rage que j'y ai observé dans unede mes visites avecle professeur Valpes. 1l s'agit d'un enfant de six ans qu'an chien n —… +4 . qui, solar dès lora
la pfolice, fat transporté à l'hôpital dès qu'il offrit es signes d'aversion boissons. Je le vis biere ET éois obscur de La salle, jouant avec quelques fraits qu'on lui avait donnés , les mordillent quelquefois , mais n'en ava- Lan ï pl qe demeurant d'ailleurs fort tranquille , sans eris ,
t jameus la “ins MOoUTEMENS sans sputation hydrophobique, sans le plus léger
sigoe de douleur où de consiriction pharyagienne ; il m'offrait d'autre ôme que l'horreur de l'enu ; il se détournait en criant dès qu'on lui en pri en l'engagrent à en boire où même à se laver simplement lcs mains; même geste , même cri, si on aitirait ses regards sue un fragment de miroir placé de manière à
La- réfléchir la clarté de jour. L'enfant , inutilement soumis atx frictions mércuriel-
les , mourut le lendemain sans aueun autre symptôme , cinquante jours sprès la morsure. Ce fait m'a paru digne d'attention , et voilà posequoi je l'abandonne tel À, sans réflexion aucune, à la ité de mes lecteurs.
Outre l'hôpital des Incurables, 11 y a encore à Naples plusieurs autres hôpitsux civils, où , comme dans le premier, tous les aides , à l'exception des infirmiers, sont des docteurs choisis par voie de conrours ; tous les chefs de service, médecins où chirurgiens, sol pareillersent nommés au concoarf. Voilà un pays dep. potique qui donne à notre conseil général des bospices un exemple bon à suirre dans un pays constitutionnel. |
L'hôpuial de La Charité, où l'on ne traite que les maladies aigus, est confié à la direction d'une congrégation de frères de Saint-Jesn-de-Dicn, L'an des médecins est cet abbé-docteur Postiglione , dont j'ai déjh parlé.
Celui dei Pellegrini est fort À ee , et l'on n'y admet que les blessures , fractures , luxations et sutres cas analogues.
Celui de l'Æanunsdiata est aniqnement destiné aux enfans trouvés ; où y vaccine néanmoins tous les enfans et adultes apportés ou veous du dehors. La vagcine jouit «0 effet d'une hf or faveur dans les Deux-Siciles; il ÿ a un comité central qui est spécialement chargé de la ion de ce moyen prophylsctique dans tout le royaume , et qui e tons les ans les résultats numériques des travaux de vaccination.
une tasse entière de lait on de café, qui étaient encore rejetés en grande partie par les vomissemens. La respiration se fit à la vérité d’une ma-
mère incomplète, mais la circulation était naturelle ; cependant, dans &
l'espace si long de quatre à cinq mois, où ne remarqua point d'amaigrissement, mais seulement une diminution des furces,
Le second jour { 45 septembre } au matin : chaleur , pouls plas fréquent: de lemps en lemps la respiration était d\fGcile, accélérée, mais asser., Point de douleur. (Boissons adoucissantes et disphorétiques; catapl. émolliens au cou; 2 bains pieds.) “
Vers le soir la toux rarque sugmenta , et l'on entendit parfaitement l'air traver-
Un autre fait qui mérite de fixer notre attention , c'est que le pouls | cale. Cet état durs jusqu'à 4 heures du re Serge are , où, pendant une
fat toujours tranquille et régulier, tandis que les battemens et les mou- | ‘"inte de toux exigeant de grands efforts de
É des mucosités remplissant la traché-cartère. Pouls 130. Aucune douleur lo-
a part de l'enfant, on eutendit
remens du cœur se firent avec une vitesse et une furce inégales , ce qui} une masse de glaires épaissis «+ mouvoir dans l'intérieur de La trachée-artère. Les « d d Li
semble démontrer que dans les maladies et surtout dans les affections spasmodiques , le pouls À es être indépendant des battemens du cœur ,
et avoir s08 impulsion d'une réaction des extrémités périphériques des artères.
HEIDELBERGER KLINISCHE ANNALEN.
Le cahier quatrième du volume IX {année 1833) contient : 1° La description d'une épidémie de variole qui à régné depuis le I OëS | d'avit 1832 jusque vers la fin d'avril 1833, à Bensheim ( grand duché de Hesse); suivie de quelques remarques sur les différentes variétés de la variole et de la vaceine sous le point de vue du diagnostic et de la police médicale , par le docteur F.-L. Feist, de Mayence ; 2° deux cas remarquables d'angine membraneuse : angine mermbraneuse observée sur un’enfant de # ans qui s'est terminée par l'expectoration d'une fausse membrane très-forte de forme cylindrique , commu niqué par M. le professeur Ebrmano , de Suasbourg, et publiée par M. Nægcle; angine membraneuse observée sur une personne adulte , var les docteurs Heichelheim et Raiber , de Worms , publiée pat M. Chelius ; 3° revue des travaux les plus récens dans le domaine de la matiére médicale, par M. le professeur Diérbach, de Heidelberg (suite) ; 4° observations d'un | ruit particulier du cœur désigné! sous le nom de hurlement { heulender ton }, qui se faisait parfais en.
inspirations devinrent tréspénibles; Les txpirations se sucrédsient avec rapidité ; il eut un moment une menace de sufloration , et dans an demi-effort l'enfant rejeta parmi un flot de mncosités et de salive , une concrétion memlwanifurme en forme de tuyau , daus quelques endroits d'une ligne d'épaisseur , présatant des stries rougedtres , traces évidentes d'un commencement d'organisation et dé développement de vaisseaux sanguins. Cette concrétion avait plus que deux pouces de longueur. Quoique pendant la soit on eût administré de légers émétiques, l'enfant ne rendit que ce qui était contenu dans l'estomac , de manière que l'effort de a toux seul expulsa celte membrage. Une suvur générale couveit le corps de l'enfaut qui était faible et abattu ; la respiration devint plus libre, et ua sommeil de trois heures sembla devoir réparer un peu ses foreus, À son réveil la tous reparut, L respiration ainsi que le pouls étaient accélérés: Faphonie était toujours com- | plète ; tes mouvemens de églutition étaient diféciles et provoquant chaque fois f, toux, Point de douleur locale {Gomm. arab., { gros; au distil., 4 onces ; souf. doré d'antim., 3 gr.: oxya. simp., { once, à prendre une cuill. par heure ; À xingsacs au cou; celles-ci étant tombées, où entretient l'écoulement jrar l'appliration de catspl. éwoll. ; Dans la journée l'etat fébrile resta de même. (140 pulslions,} L'enfant, toujours abattu , continuait à tousser de plus en plus; vers ‘a out, il eut de La répugnance pour la potion ; on lui substitua l'ipécacusale , qui provoqua loujours des vomissemens triès-faciles, ne Vers le soir et pendant La nuit, La toux, devénue plus rauque, n'amenait jamais que quelques mucosités blanchätres qui semblèrent traverser avec peine le canal aérien ; la respiration acquit encore uu caractère particulier résultant de la préace d'un obstacle mécanique à la libre entrée et sortie de l'air , quoiqu'il y vüt des intervalles où elle ne parut nullement embarrassét, notamment après les avis de toux et l'excrétion de quelques crichats muqueux. Dans la seconle moitie de la nuit, la toux, quoique toujours très forte, parut #0 peu jilts humide ; à chaque effort d'expectoration on croyait voir rejeter bien plus de matière qu'il n'en arri-
tendre à distance, et considérations sur la production des bruits du! vait en effet ; on entendit méme quelquefois un certain bruit râlant qui ft présu-
cœur en général, par M, le professeur Puchelt, Nous rendrons compte |
à part de cet intéressant article,
ANGINE MEMBRANEUSE OUSENVÉE SUR UN ENFANT DE HUIT ANS, ui fut terminée par l'expectoration d’une fausse membrane très, orte , de forme cylindrique; communiquée par M. le professeur Eunwanx , de Strasbourg , et publiée par M. Nazcese,
Ons.—Mon enfant {4}, âgée de 8 ans, jouissant toujours d'une patfaite santé, a conservé, à la suite de la coqueluche qui a duré deux mois, une légère toux in: signifionte qui, de loin en loin seulement, nécessitait des efforts d'expectoration, Aucune fonction n'était dérangée ; le teint, au contraire, auparavant pile, devint rosé, et res forces se sont toujours soutenues, Dans lu scenme huitaine de s#ptembre 1828, l'enfant, sans cause spparente { probablement à la suite d'un léger refroidissement }, fut pris d'un encovewent tuivi bicatôt d'une extinction de voix qui dura cinq à six jours. La santé n'en souffrait pullemet 3 seulement, à la fin du sixième jour , l'enfint se disant fatigué , 1] fallut Je porter au lit. Le même soir il se déclara de la toux qui, quoique rarque, n'iaxpira point d'inquiétude , uisque l'enfant en avait déjà été atteint dans des temps antérieurs, Pouls et cliaeur naturels. (Thé pectoral et solution de pastilles ipécacsiate. } Cette toux dura toute Le nuit au point de fatigier beaucoup la petite, De temps à autre il y
eg crachats sans cependant que leur sortie soulageñt beaucoup la malade. ‘
—. — oo {4} M. le professeur Nacgele rapporte eette observation telle qu'elle Jui a été communiquée par son ani M. Le professeur Ebrmann.
L'hôpital de Ssivt-François , hors de la porta Cepuana, est destiné aux priris de luut sexe, C'est 1à que se trouve le cab'net anstonuque du docteur
avula.
Un peu plus loin est le petit hôpital de S,-Wariv-detla-Frcle » Que j'ai visité avec le professeur Petrunti, C'est un ancivo couvrat ; atiuellement consacré aux ceurtisanes atteintes de synlulis , sous Le direction immédiate de la lice, qui iaspecte tous Les dis jours les maisons de joie , en rotire les filles lation ne leur permet d'y renteer qu'après entière guérison. Il ÿ à toujours environ trois à quatre cents malades à S.- Haria ; C’est à peu près le dixième de la popolation féminine qui prost tue ofBciellement ses caresses, Trois à quatre mille courtisanes ! C'est pou. diront les statisticiens, pour une ville de 400,000 ames , où tant d'étrangers aboodent. Sachez done quels Napolitaines hnnnètes qui ne sé vendent pas, ais qui se donnent , suppléent, dit-on, au déficit + ét leurs charmes , que l'œil sévère de la police ne surveille jamais, sont quelquefois bien dangereux, Je vous prie de croire , mon cher confrère , que je ne parle lei que d'après l'opinion puhique , et non d'après mon expérience : car, pour rendre hommage à la sérité en son propre et privé nom, je duis déelarer n'avoir eu à Naples ni les bonnes fortunes de Moncade oi la maladie de Léon X.
1 y a aux environs de Naples trois maisons destinées aux aliénés, Tai visité la maisou-mire , appelée La Madialene, ancien couvent de La etite ville d'Averss, à sept nulles le Naples. Co sont les professeurs Ronchi et Vu prs qui m'ont fait Fhongeur de m'y conduire. Cet étiblissement publie , londé én 1843, jouit d'une grande réputation dans toute F'italie , faute de micux + ans aucun doute ; car je dois avouer que, tout en me salislaisant sous les rapgoris les plus essentiels , if n'a pas répondu à l'idée grondiose que je m'en étais fai
mer qu'une nouvelle membrane a dù se former dans la trachée-srtère. Des quintes de toux subiséquentes ne laissèrent plus de doute à cet égard ; ce brait devint toujours de plus en plus manifeste , et pendant ne quinte de toux assee langur , accompagnée d'efforts extrémentent violens et de menaces de suffocation, l'enf nt rejela à 5 beures da matin un tube nxrmbrageux bin plus considérable que ne l'était le premier. I offrit également déja les traces d'organi ation, et parut avoir oncupé, d'après la dimension, toute l'étendue de la trachée-astère ct une grande partie des divisions des bronches, :
Après cet orage saccède une seconde fuis du came {47 septembre, quatrième jour de la maladie) ; la toux est plus rare, et l'enfant jouit de quelque repos ; son corps ail couvert de sueur, et 1l sc trouvait affaibli.
Il n'y a pas de doute que celte seconde membrane s'est formée dans 24 heures; car en plaçant les deux membranes l'unc sur l'autre , elles surpassoient de beaucoup La longueur du larynx et de la trachée artère d'an enfant de 8 ans.
La grande tendance à la reproduction de la fausse membrane à dù faire présamer la persistance de l'inflammation de la muqueuse aérienne ; et l'absence complète de symptômes uerveux me décida à une nouvelle application de 4 sangaues au larynx ; à Fintésieur je prescrivis 2 grains de calowel avec du sucre, à prendre une poudre toutes les demmiheures. L'enfant prit ainsi dans la journée 44 grains de calomel , sans que ce médicament ait produit des selles, Je crus pour le moment ne pas devoir en continaer l'usage , parce que je craignis qu'une plus forte dose n'affectät péniblement les organes salivaires. On favorisa les selles à l'aide d'un lavement. Les quintes de toux moins fortes amenèrent par intervalles des
tions plus où moin: grandes de fausses membranes, Point d'appôtit ; langue anchôtre ; l'enfaut ne demande eq que de l'eau pour boisson. (l'ouls 430.) Nait agitée, quoique la toux ft plus humide.
18 septembre {cinquicas pes. Point de changement ; il se manifeste un cum-
lante célébrité ; il m'a paru mesquin par comparaison méme avec plusieurs dé 105 maisons de santé ; il est Join d'égaler, parexemple, celle de MM. Fañcet et Voisins à Vanvecs. On n'admet à la Maddulens que des hommes; les uns paient pensiun, les autres sont entretenus gratuitement ; ceux-ci sont vêtus d'en uniforme, ceuslà s'habillent à leur gré. D'ailleurs , les uns et les antres se promènent ensemble dans les mêmes cours et hs mêmes jardins. Tous ÿ sont convenablement nourris ne à l'instant du diner); tous y reçoivent dés soins fouet hien entendus. On eur fait exécuter où écouter de la musique, moyen dont on à constaté l'influence sédative, Les furieux sont tantôt atiachés de manière à rester forcément dehont etimmobiles , tantôt abasdoonés en Lberté dons une chambre qui ne laisse aucun accès ag jour, el dunt le mur et Le plancher sont ma’elassés. L'expérienre à prouvé le prééminence de ces moyens sar les répression: violentes énicure Eure ploées dons quelques hospices d'Htalie | et même sur les douches. On laisse les individus soupçonues d'un prochain accès de fureur se promener librement, iwais avec une carmisoke qui leur lie les bras,
Je n'ai pas visité les deux succu:sales de la maison d'Aversa; mais elles cant , m'a-t-on assuré , en tout semblables à la msicon-mère. L'une est encore & stinée aux aliénés mâles ; l'autre aux femmes, 11 y avait. somme toute , à l'épc que de ma visite , 354 indiridos aliénés, dont 4191 seulement appartenaient au sexe fémain, M. Vulpes m'a rendu compte de celte disproportion. « Les Napolitaines , » mc dit-il, ne reçoivent-en général ancune éducation iutellectuelle dans La miai- * son paternelle, Comme on ].s marie fort jeunes , et presque dans l'enfance , à # des hommes faits, elles ne deviennent jamais les confitentes ni és véritables “ compagnes de leurs maris : le mariage n'unit ici que Les corps , non les omes.
te ätort d'après sa bril-Ÿs Les meurs obligent la femme à rester près du foyer domestique : le mari seul
eu
mencement de ptyalisme, Vers le soir la fièvre perd de son intenshé; le sang coule encore des plaies aies par les sangsues. (Catapl, ; potion expectorante.)
Ce jour et les suivans , la toux diminue insensiblement ainsi que l'état fébnile. Selles continuelles ; la salivation persiste ; déglutition difficile ; de tempsen temps elle rendit encore de petits morceaux de fausses membranes,
25 septembre pus jour). L'état fébrile a tout-à-fait disparu; la salivation ainsi que les douleurs de déglutition ont cessé ; l'appétit est revenu , mais l'aphonie persisie toujours , ainsi que de la faiblesse et de La . La convalescence fit des progrès rapides, et fut bätéc par une décoction de lichen d'Is-
L'aphonie céda phré. A La suite de l'exposition à l'air par une température douce , l'entant eut une à la tête qui disparut après deux jours,
Le 8 octobre (vringt-cinquième jour de maladie} , l'enfant fut guéri. La voix s'éclaireit, La toux a presque disparu, et les forces sont revennes (1).
— Le sujet de la seconde observation est une femme de 28 ans arrivée à la dernière époque de #1 première grossesse. Elle avait toujours joui d'une bonne santé jusque vers les dernières annees de sa vie , où elle fut sujette , à plusieurs reprises, à des catarrhes dont le dernier se changes en une angine membraneuse, Cette maladie , dont les symptômes ont beaucoup d'analogicavec ceux observés dans le cas précédent, dura dix jours, Dans cet intervalle la malade rendit à cinq reprises différentes, avec des efforts de toux et des menaces de suffocution , des masses membraveuses de grandeur variable , parsemées à leur face interne de petits vaisseaux sanguins. La malade mourut d'épuisement nerveux à la suite d'un accouchemeant laborieux. L'autopsie ve fut pas faite.