‹ Gazette médicale de ParisChapitre 75 sur 394 · JOURNAL DER CHIRURGIE UND AUGEN - HEL- KUNDE · texte numérisé non relu

JOURNAL DER CHIRURGIE UND AUGEN - HEL- KUNDE

quelques jours de frictions avec le liniment volatil can-

(Troisiéme cahier du vingtième volume. )

Ce journal contient les articles suivaos : 1° extirpation d'un testicule affecté d'une dégénérescence remarquable , par le docteur Fischer; 2° observations sur les influences épidémiques, et en général sur toutes les causes qui peuvent agir sur les aliénés, par le docteur F. Bird ; 3° de l'influence des maladies corporelles et mentales des parens à divers degrés, ansi que des impressions morales pendant la grossesse sur la vie intellectuelle, par le même; 4° cas remarquable d'une tumeur simulant une hernie crurale , avec des réflexions sur les maladies qui donnent naissance à des accidens analogues aux symptômes des hernies, par C. Heller; 5° cas remar- 37 es d'une hydropisie enkystée du bas-ventre , par le docteur

eidenreich ; 6° guérison d'un cancer au nez avec rétablissement TL de la forme et de la couleur, par le même; 5° de l'hydrophobie , par le docteur F. Bird ; 8° autopsie remarquable d'un anévrisme de l'aorte, par le docteur Bodenmüller. Le reste du journal est rempli d'emprunts faits aux journaux français.

CAS REMARQUABLE D'UNE TUMEUR SEMBLABLE À UNE HMERNIE DEVANT ET DANS L'ANNEAU cRURAL, par M. Herven.

Ons.— L. S. G., de Stuttgsrdt , âgée de 58 ans, d'une faible constitution et d'un tempérament bilieux , fut E ea 1814 de coliques vives, qui furent suivies pendant long-temps d'un état faiblesse. 11 se rétablit pourtant, mais depuis cette époque il éproava, de temps à autre, de légères douleurs hypogastriques alternant avec la constipation la À «9 oquuiâtre. En 1824 , il remarqua tout d'un coup, à la région inguinale gauche, une tumeur qu'il regarda comme une hernie,

(4) L'enfant a joni depois ce temps d'une très-forte santé , mais il lui est resté une grande prédispositios à l'enroucment. (Vote du traducteur.)

et qu'il attribua à un effort fait huit jours auparavant, 11 s'appliqua done un bandage sans consulter de médecin.Dans les dernières années il cessa de le porter sans en sentir d'incommeodité. La hernie, au dire du malade , était d’abord mobile, attendu qu'il pouvait La réduire , mais dans les derniers temps cette réduction était devenue impossible.

Le 6 décembre 1834 , il survint une violente céphalalgie avec une constipation opiniâtre ; des pilules de jalap à forte dose furent ites sans résultat ; une émulsion préparée avec quatre gouttes d'huile de eroton procura le lendemain quelques selles. La céphalalgie n'ayant pas complétement disparu , on lui mit un vésicatoire à la nuque et où lui donna une infusion de fleurs de bouillon blanc.

Le 9 décembre au matin se montrèrent es plus violens symptômes d'unc ischusie spasmodique , la céphalalgie avait en même temps augmenté. Comme il n'y avait pas d'autre cause apparente, on attribua ces phénomènes à l'effet du vésicatoire : on lui douna donc ane émulsion froide de graines de chenevis. Vers le soir il su: vint des vomissemens , puis bientôt de violentes contractions de la vesse. L'unine ne sortait que par goulte, et l'on sentait dans la région du pubis un corps dur saillant au dehors , tandis que les environs paraissaient mous et déprimés. Ces accidens ne rent que s'accroitre; la vessie semblait augmenter de plus en plas de volume , et l'urins ne pouvant sertir, on eut recours au cathétérisme, qui ne se Gt qu'avec beaucoup de difüculté et donna issue à deux onces environ d'urine. Aussitôt après la vessie se contracta et la sonde devint immobile: on la retira donc et on ordonna des cataplasmes et des lavemens, et une forte solution de carbonate de potasse avec de l'extrait de jusquiame; le pouls n'était pas changé.

Ces accidens ayant duré toute la nuit sans interruption; le lendemain ( 40 décembre), on palpa plus soigneusement F'hypogastre el on découvrit au côté gauche une hernie crurale de la grosseur d'un œuf de pigeon que le malade cherchait à cacher. La hernie donoait au toucher La sensation d'un Le agmgrs Le malade déclara que sa hernie avait souvent été dans cet état , et qu'elle ne lui faisait pas de mal. Mais les phénomènes indiquaient «vilemment l'étranglement; le ütait concentré et petit. Il avait des vomissemens periodiques; Le ventre était légèrement gouflé, cependant non douloureux; les selles étaient supprimées. On procéda aussitôt au taxis; alors seulement la tumeur était très-sensible ; et à chaque tentative il survenait de fortes nausées et des vomissemens,

On coutivua La auxture ite la veille ; et vers midi on ordonna un bain et on lui donna du tartre stihré à doses réfractées, Dans le bain le malade tomba dans une grande faiblesse : il y vomit plusieurs fois. Les tentatives de réduction, entreprises de nouveau, n'eurent aucun résultat, :

Après le haïn , le pouls s'était un peu relevé; on ne jugea nécessaire pas saigaée fat indiquée , attendu la faible constitution du malade. On continua taplasmes et les autres moyens déjà employés. .

La nuit se passa sans sommeil. Il survint de temps à autre des vomissemens ; cepemiant le malade ne se plaignit jamais d'une sensibilité exagérée de ventre et encore moins de la hernie.

Le 41 décembre, vers7 heures et demie da matin, l'opération fut résolue et exécutée à 4 heures. La hernie paraissait sortie D l'anncau crural ; elle resseml ut beaucoup à l'épiploun, quoique son tissu ne fût pas parfaitement le même; et elle ait rccouverie d'une membrane très-Gne , simulant un sac herniaire.

Le ligament de Gimbernat incisé , la réduction fut facile. L'opération fut Jon terminée sans que l'on sût au juste ce que c'était que la partie sortie,

Le malade fat pansé et remis dans son lit : mais bientôt après l'opération , il se déclara chez lui une certaine indifférence qui n'était pas d'un bon augure, et les vomissemens se renouvelèrent d'heure en heure. Vers midi, il tomba dans un état

. Le pouls était plein et scceléré , mais vers Le soir il devint fuble et pett. Les extrémités se refondirent ; il survint deux selles précipitées ; et en£n les forces déclinant de plus en plus, le malade succomba à 7 heures et demie du soir,

unie ca-

AUTOPSIE LE 12 DÉCEMRRE À 2 NEURES APRÈS Mini,

Tout l'hypogastee était ferme et distendu , et il s'en écoula quelques onces de sérosité à l'ouverture ; les intestins gonflés et remplis par des gaz étaient un pen déjetés à droite; Le colon ascendsat était tout le long de son trajet uni aux parus abdominales par des adhéreners fortes qui ne purent être divisées qu'avec le scal-

1. Le colon descendant se dirigesit légèrement à droite vers la vessie; l'épiploon se trouvait roulé sur lui-même et écarté, Trois à quatre anses de l'iléon et la partie inférieure du colon avec l'S romaine, qui reposa ent sur le fund

» tient la boutique , seul gourerne et connait les affaires financières de la com- » munauté; il agite bien rarement l'esprit de sa moitié par le récit de ses proGts » ou de ses pertes, de ses ces où de ses craintes. Les Napolitaines passent » donc la plupart de leur temps seules et désœuvrées dans leur intérieur , d'où » elles ne soitent guère que pour aller chez leurs parens où à l'église, Etrangères » à toute inquiélude commerciale , à tout enthousiasme littéraire ou politique , » et même à loute exaltation religieuse { car c'est par une foi roalinière qu'elles » remplissent avec ponctualité les pratiques extérieures du culte catholique) , » elles n'ont pour passion dominante que l'amour ; et en amour même , comme » clles ont plus de goût pour le positif que pour le romanesque , leur tête s'égare » moins souvent que leurs sens. » Je demande pardon à M. Vulpes de lui prêter mes parokes, comine si j'étais on Tite-Live ou un Taeile; mais s'il renie mon Lo mi il ne renicra pas du moins ses pensées, que j'ai fidèlement reproites,

Des trois hôptaux militaires, dont un pour la marine et deux l'armée de terre, je n'ai visité qu'un de ces derniers , celui de la Trinité, C'est encore un ancien courent transformé en hôgital . après la suppression des ordres monastiques sous la domination française, Cet établissement est parfaitement situé , en fort bon air , à l'extrémité la plas élevée de la strada Magno-Cavallo, dans un point de vue magnifique. Ces bons moines choisissaient toujours leurs habitations avec one parfaite intelligence de l'hygiène. Les salles sont vastes et aérées ; il ÿ à des chambres séparées pour les iers. Les lits sont en fer, mais avec un fond de planches , ce qui est encore un grave inconvénient dans un pays où tons les insectes, et en particulier les punaises , pulluleut avec une effrayante fécondité. Les malades sont classés , sur le modèle de nos hôpitaux militaires , en fiévreux ,

x, vénériens et blessés ; plus une cinquième catégorie . celle des soldats aticints d'ophthalmie , qui sout réunis daus une salle obscure. Je comptai cent cinquante individus dans cette dernière salle; c'est à Cr près le nombre ocdinaire ; sur sept à huit cents malades que contient l'hôpital, l'ophthalmie en prend donc environ le cinquième pour sa quote-part. M. Magliari n'admet pas complétement l'opinion qui n'attr-bue une si grande proportion de maux d'yeux qu'à 1 action occulte d'une constitation endémique ; 11 soupçonne beaucoup la malice des Napelitains qui , à l'en croire , se mettrarnt de la choux dans les yeux pour obtenir un congé de réforme, ou emploieraient par esprit de vengeance le mème moyen sur leurs camarades endormis, Ce qui le cosbrme dans te soupçon, c'est que les soldats suisses, engagés an service du roi de Naples, ne sont pas sujets 3 cette pu endémie. Toujours est-il que l'ophthalne exerce de nombreux ravages

Naples, Ed la population se,

C'est à l'hôgutal de la Trinité que j'assistai à une cérémonie assez originale, que je rappellerai ici comme esquisse de mœurs, C'etat une séance solennelle poue ‘ ration d'une bibliotlèque , dont Ferdinand 11 avait décrété la fondation pour facaliter l'instruction aux aides ct sous-aides de l'hôpital. Un haut diguitaire de la médecine militaire ouvrit la séance par un long discours, où il porta anx nues la gloire médirale de sa patrie, mp de L'école de Salerne jusque à M. A. Sévérin et à Cotugno , et où il célébra La rare générosité du jeune héros qui, dans sa magaibcence , donnait une bibliothèque à l'hôvital de la Trinité, Puis, l'aum nier en chef lut un disvours latin , qu était encore un panégyrique du roi. Puis, aumôniers subalternes et jeunes chirurgiens, amicalement confondus (car la médecine et la théologie n'out pas entre elles, sou le ciel d'Italie, la même antipathie que sous le ndtre}, chantèrent, à qui mieux mieux, les louanges rayales

cle la vessie, étaient très-enflammées, comme injectées, landis que sur (out ke resté

vaflammées. La vessie était dans so8 état normsl,

Lorsqu'en approchant de la place de la hernie, on écirta lentement les iates- Gas de l'anness érural, on les trouva libres et indipendans de la tumeur réduite per l'apération. Celle-ci n'avait ann plus aucune connexion avec Pépiploon : elle fnrmait ane masse isolée à la face postérieure et à l'onrertore intérne de l'annee crvral, ne tenant qu'au péritoine de cetté région; et par un examen attentif on se convainquit qu'elle était ccnstituee par La dégénérmion de cette membrane ; elle affeait une lexture cellulaire avec des novoux légèrement duré sans aucun caractère du tissu glandulaire, mais tesant à une dégenération spéciale,

L'auteur allemand fait observer que In mort est due à l'inflammation des intestins et à ses suites , plutôt qu'à la présence de cette tumeur ; vla ne nous parait pas pouvoir être révoqué en doute. Une question se grave, dont il ne s'occupe pas ; est de savoir jusqu’à quel point

‘opération a accru les chances de mort, 1} préfère disserter sur la convenance de cette opération, dont il regarde 1a nécessité comme parfaitement démontrée, el 1l va jusqu'à dire que le chirurgien qui ne l'eût pas faite aurait mérité de graves reproches. L'issue de ce cas malheureux prouve assez contre cette assertion pour qu'il soit nécessaire de la réfuter. Toutefois, la réunion des circonstances présentées dans ce cas était bien propre à induire en erreur et sert ssammeut d'excuse au chienrgien, Un seul signe aurait pu le tenir en garde ; c'était l'insensibilité de la tumeur à la pression, quoique rien n'annonçât la gangrène. La leçon à tirer de cette se, c'est que , dans les cas de hernie étranglée réelle on simulée , où les symptômes s'écartent un peu de la marche ordinaire, il faut redoubler d'attention et peser minutieusement toutes les données diagnostiques avant d'en venir à l'opération, Nous avons vu, dans un des grands hôpitaux de Paris, prendre pour un étranglement une péritonite compliquée d'une petite hernie à l'aine; l'opération fut faite : l'intestin était libre et l'anneau crural aussi, Le malade mourut; nous ne voudrions pas dire qu'il eût échappé sans l'opération, mais il est certain que l'opération précipita el assura sa perte. :

CAS REMARQUABLE D'UNE BYDROPISIE ENKYSTÉE DU LBAS-VENTRE» par le docteur Heipenneicn.

Ons, —5S..., âgée de 54 ans, femme d'un boucher, d'une taille ramassée , autrelois d'une constitution robusie, vint me trouver à Ja On de septembre 1831 daus l'intention de se soumettre à l'opération de la paracentise pour une bÿdropisie du bas-ventre. La malade, marite depuis vingt ars, n'avait jamais eu d'enfans; elle avait passé l'âge critique. Sa seule incommodité étail la tuméfaction croissante da bas veotre qui rermontait de 10 à 11 ans.

ly à 20 à 25 ans que la malade avait eu une leacorthé: dot là nature m'est inconnue,

Le bas-ventre était tellement distewdu par l'eau que toute recherche était impossible. Appétit bon, émission de l'urine naturelle, ventre paresseux , poivt de douleurs, point d'œdème des pieds ni des parois ahdaminales.

Je 6s l'opération au côté droit immédiatement au-dessous de Là région du foie à l'endroit Le plus uctuant et le plus mice; 1l s'évoula de 21 à 24 livres de sérosité liquide , mais le vrnire diminua peu de volume.

On peut distinguer facilement quatre tumeurs, siveir : une grande poche fluctnante à ganche , une plus petite à droite ; toutes deux situées dé manière à pouvoir être prises pour une hydropisie de deux ovaires; une autre tumeur plus dure était placée transversalement sous les côtes droites , et fut prise pour le foie endureiet su de volume ; enfin une quatrième de forme ra dure su toucher , de La grandeur d'une petite pomme , facile à déplacer , était située au creux de l'estomac.

ea vers italiens , latins ét même français; c'était à qui se lèverait le premier pour eatonner son somnel : ce fut un vrai déluge de rimes, de distiques et d'h + labes dans le genreadmiratif. Certes on ne lous jamais Auguste, Louis XIV, ou Na-

'éon plus que je n'enteudis louer le royal frère de La comtesse Luechesi- Poll,

her pen deux hewres cet ouragan de poésie polyglotte, et je me saurai arant . :

Les invalides occupent le courent de Saint-Martin, la plus ancienge suocursale de notre célèbre Chartreuse, dans une situation élevée, près du fort Suint- Flme. Les plaisans ont remarqué qu'on avait placé les aveugles dans vae des plus belles vues de Naples. La cécité est,en effet, une des plus fréquentes infirenités des militaires napolitains, vu cette ophthalane presque endémique dont nous avons parlé,

Un établissement rraiment grandiose , ét peut-être le plus bean de monde en ce genre, est l'Albergo dei Poveri (Auberge des panvres). Il fut foncé, en 1750, par Charles LE, dans le bat d'étendre la mendicité. Maïs cette plaie de la civilisation moderne est encore bien rive à Naples : tant sont nombreux les misérables qui vous poureuivent partout en criant dans leur patois: Æcecllensa, moro di Jame. Je visitai l'Æ{bergo avec le doctenr P. de Filipgis dans la partie consacrée aux hommes ; car le logis des femmes est inaccessible nox curieux, Les salles de travail, les dortoirs , les réfectoires , les corridors mêmes, tout est construit sur une vaste échelle. L'église , commencée sous Charles IL, n'est pas encore Énie, à cause des majestueuses dimensions sur lesquelles le plan en a été conçu. On admet dans l'Albe les enfans , de l'un et l'autre sexe, à l'âge de sept ans, et les vicillards incapables de travailler. Les garcons sont en général desunés à être soldats, On leur enseigne à lire d'aprés La méthode de Lancastée; le prêtre chargé de cet ms, or dit qu'il ne faut ee er de six mois pour wppeendre ainsi la lecture l'enfant le moins capable. Cependant le gouvernement

k l J'ai trouvé les deëx du canal intestinal on ne pouvait découvrir que quelques petités places légèrement | sistantes ét distendues

mr romeo ve trop seasiblés et phs assez réms be bas-venire pour Les percer inméHatenient,

À peine deux mois après le bas-veaire avait sa dimension première. Je perçai La poche La plus grande qui était située au côté gauche et fs écouter 25 à 27 livres d'un liquide blaschätre , épais , visqueux et slbumineux, Le bas rentre trop Has Que ne put pas dire assez étendu pour me permetire une nouvelle ponction.

La dureté que j'avais prise ve le (ose avait disparu ainsi que là tomeur ronde située au creux de l'estomac; la tumeur placée an côté droit avait diminué, mais il restait encore de l'eau dans Le bas-ventre.

Après six semaines be bas-ventre était de nouveau rempli; pour m'épargner Les inconvéniens cprouvés jusqu'alors, je perçai ln tumeur située au côté gauche avec le tron quarts de Fleirint, et après avoue laissé à demeure la canule que je bourlras, je 6s immédiatement la ponction à droite avec le troisquarts ordinaire. Pour donuer issue à l'eau , je débouchai ensuite La canule à gauche pour vider la poche de ce côté. I s'écoula des deux poches 44 livres de térosité; celle du bas-ventre était chaire et tenue; celle de la poche épaisse, trouble et albumineuse. Cette opération fut répétée 12 fois depuis octobre 1831 jnsqu'à mai 1833 ; dans cet utervalle elle subit 25 ponctions ; ane fois on enfonça jusqu'à trois troisquarts.

Le fluide écoulé dés carités diff-rait chaque fois de quantité, de couleur, d'épaisseur, ete, arriva souvent que la fluctustion était très-sensible , et La quantité du flaide obtena pue La ponction, petite ; chaque fois Le bas-ventre présentait une forme différente au toucher.

La malade se renit tellement vite aprés l'opération que chaque fois deux jours après elle reprenait sés occupations. Le bas-ventre ne pat jamais être vidé en enter.

Tous ces phénomènes me Grent croire que j'avais affaire à one hydropisie enkyslée toute particulière , dans laquelle de nouvelles poches se formaient , se rompaient et se réanisssient aux autres , etc, Eaba il survint un œdème des pieds et des parois abdominales ; Les plaies faites avec le troisquarts s'euflammoient et sup. puraient ; uwe Gèvre lente, la diarrhée , des sphthes, etc., se déclarèrent, et la malade mourut au milieu du mois de mai 1835.

Ce qui me parut remarquable ce sont les douleurs du has-ventre alternant avec des douleurs du cou ; quelques heures après l'opération la malade ressentait souvent des douleurs à la région épigastrique qui alternaient avec des douleurs dans le gosier et des diffeu tés sk la déglutition sans qu'on remarquät d'inflammation , ni de tuméfaction ou toute autre altération au cou; ces douleurs disparaissaient du moment que celles du bas-ventre revenaient. J'ai observé ce phénomène trop de fois pour l’attribuer seulement au hasard, et je ne peux me l'expliquer que par la connexion des nerfs. .

Autopsie faite 30 heures aprés La mort. — Bas-ventre volnmineux et très: disti mie; après avoir replié kes quatre lambeaux du bas-ventre qui à té ouvert par une incision cruciale , on découvrit un grand nombre de poches de grandeur, de forme, de couleur et de tissus divers , contenant chacune ën liquide Je nature différente. À lonverture de l'abdomen plusieurs de ces poches se rompirent, d'autres furent detachées et onvertes poor faviliter les recherches.

Eo procédant plus loin on décnuvnit encore 20 à 24 de ces poches, en partie ouvertes, en partie encore fermées, variant pour le volume depuis la gro-seur d'une matrice arrivée au cinquième mois de La gestation jusqu'à celle d'une petite pomme. Chaque poche étaitentourée d'une enveloppe cellulo-memhranen €, tantôt mince «4 farile à déchirer , tantôt épaisse et solide. de codfeur blanche, grise ou Jaune, et contenant un Liquide tantôt blanc, tambt jaundtre, brunâtre où sanguinolent, tenu, visqueux , allmmineux où parelent, etc.

Deux grosses de celte naiure se trouvèrent au côté gauche, dans ]n répion où j'avais fut conctamment la bas-rentre , l'autre fut ouverte plus lard ; tontes deux étaivat enrel sac grisétre , membraneux et solide, ples épais et ples ferne la dure-mère. Après avoir enlevé toute cette masse qui remplissait la cavité pelviène on mit à me les intestins, qui, réfoulés sur la partie supérieure et postérieure ( comme à l'état de grossesse) restèrent à mon étonnement dans celte position sans retomber dans le bassin. En poussant plus loin mes recherches jé découvris vers la moitié de la cavité du bessveptre, lonwédiatemeot sur la colonne vertébrale un stéatone d'uté

ponction; l'une se roent à l'ouverture du d'un

n'a pas permis l'établissement de l'enseignement mnstuel dans la ville. À 147 craint La propagation dé l'inraction primaire? ou bien senlement at-il eg peur du erédit que prendrait surls population quartier, un maître qui «aff seul à diriger trois où quatre coats ebfans, et qui par exercer une de mflwence sue tous bes rens? On enseigne aussi , dans l'Æbergo, à écrire, à cabcuber, à dessiner ; j'y aivu donner des leçans de muse ; j'y ai parcouru des ateliers de tailleurs, de cordonniers , de tisserands ; il Den imprimerie, uoc fabrique dpogen re ste, Ceux qui se sont disti une i , obtieonent l'exempr Par tee Rare Pas Een | ae

tion du service un Les jeunes ns rent jucqu'à ee qu'elles se marient on qu trouvent un Er 2-4 l'administrateur de l'hospice; en cas de mariage, elles reçoivent une dot de 30 Li cuts. À l'époque de ma visite ; l'hospice contenait 4,040 individus, dont 2346 sppartenant au sexe masculin , et 4664 au suxe féminin.

Enfin , dirai-je un mot du Jardin botaniqne | Orto éotanico). créé par le professeur Tenore, dans es derniers temps de la domination française ? Cesavant célèbre , dont l'{beris tenoreane (4) consacre le nom dans la mémoire des naturalistes , et qui publie à présent une très-belle Flore des Deux-Siciles, u'a pu communiquer à ses compatrioles son enthousiasme pour ls hotanique, Le gourernement acturl partage l'indifférence générale , et s'accorde qu'à regret une sabvention à peine suffisante pour le simple entretico,du jardin. M. Tenore m'a véritablement aflligé de voir dépérir de jour en jour l'établissement dont il est

(4) Jolie fberis ou téraspie, que M. Tenore déconvrit à Castellanmare, aux environs de Naples , et décrivrit comme une variété de l'Jberis sémperflarens; mais M. Dessstole l'érigea en espèce ea dérirant l'épithète spécifique du potn méme de l'auteur de la verte.

grosseur énorme, entouré d'une membrane blanche et brillante du côté libre et noirâtre du côté adhérent. Cette tumeur ovoide de plus de 5 pouces dans son el ge diamètre et à pe près de quêtre dans son plus petit, avait € la orme d'une tête allongée d'ue nouveau-né,et la membrane da côté adhérent formée par des fbriles qui allaicot en se perdant insensiblement dans son tissu, avait tellement de ressemblance arec des cheveux, que les assislans crurent au premier abord je venais de retirer la tête d'un enfant, En incisant cette masse, elle présenta l'aspect d'une matière lardacie , greue , d'on jaanc claire; elle pesait environ trois Lirres et demie.

Le foie très-petit , flétri, bleuètre , endurci aux fonds, était refoulé en haut et en arrière dessous les côtes.

La rate un peu plus grande qu'à l'état naturel. Les autres vicères du bas-ventre sins. Les autres cavités ne furent pas ouvertes.

MEDICINISCHE ZEITUNG, par le professeur Hecren.

Parmi les observations variées que contient ce journal, nous avons remarqué les deux suivantes comme exemples d'affections chirurgicales ou bien rares, ou bien peu étudiées.

FRACTURE DE L'os uyoïne, par le professeur Dixrrenoacu.

Nous avons rapporté dans la Gazette mÉvicaue (1833) l'histoire de deux observations de fracture de l'os hyoïde. Voici un troisième exemple de cet accident , dont aucun auteur ancien où moderne n'avait fait mention jusqu'à présent.

Oss.— Uoe jeune Glle de 19 ans, d'une forte constitution, fut saisie à La gorge ua bomme robuste comme s'il roulait l'étranger. I lui donna en même temps si violens coups de poing sur la tète qu'elle perdit presque connaissance. Aussitôt après eurent lieu de fortes douleurs au cou : la déglutitiun était devenue dificile , et il se déclara aussi un gonflement extérieur. En exominant atientivement La partie on entendit évidemment de la crépitation «n pressant doucemeni sur le edté droit au-dessus du cartilage thyroïde , et en palpant avec soin on sentit que la grande corne de l'os hyoide était fracturée dans son milieu. Les deux fragmmens se laissaient déprimer en dedans , au moindre «fort, en (aisant entendre de la crépitation; mais ils reprenaient leur place naturelle aussitôt qu'on cessait la presson. Du cbté quais la grande corne paraissait également fracturéc; mais le di tic était bei plus diffcile parce que le gonflement du cou était plus considérable, L'inflammation s'étendait à toutes les autres parties du cou et principalement à la trachée-artère, La voix était rauque et très-basse. Le traitement fut antiphlogistique et sévère : on tira aussitôt une livre de sang , puis on Gt mit. tre, à plusieurs reprises, on grand nombre de sangsues au cou ; où l'entoura d'a ications froides et on donna intérieurement à la malade des médicamens muciineux rafraichissans et laxatifs. Après que l'on eut continué ces moyeus pendant quelque temps, les arcidens graves disparurent, seulement la voix resta rauque. Dans l1 seconde semaine de La maladie , il se déclara une fièvre intermittente double tierce , mais elle disparut en huit jours, presque uniquement par l'emploi da sel ammoniac, La guérison de La fracture eut lieu syns aucun bandage, La raucité de La voix se perdit peu à peu.

LÉSION DE LA COLONNE VERTÉSUALE AVEC DILACÉIATION COMPLÈTE DE LA MOELLE ÉPINIÈRE, par Le docteur Hannez.

L'observation qu'on va lire est plus impottante que son titre ne semble l'indiquer ; elle nous offre Le premier exemple connu dans la science d'une luxation de l'extrémité postérieure d'une côte , luxation dont on ne saurait révoquer l'existence en doute, puisqu'elle à été à la fois reconmue sur Le vivant et démontrée par l'autopsie.

Ons. — Un jeune homme robuste eut le malheur de tomber, le 16 octobre, dans une fosse dont on Lirait de l'argile, Deus heures sprès , le docteur Hankel le

père. Cependant le jardin, tel qu'il est, mérite l'attention ; tant de végétaux ori-

inaires des contrées tropicales peuvent encore croître et Deurir en pleine terre, £ peu de frais, sous cette latitude de 40 degrés! Je recommande & la curiosité, entre autres arbres qui bravent l'hiver sapolitais , Un magnifique camphrier (leu rus camphora), qui est parrenu à une remarquable hauteur, ct un néfliee du Japou (mespülus japoniea), qu'à ls mi-janvicr je vis « rué deses belles et suaves fleurs.

Maintegant Je me hâte de clore cette longue notice par quelques détuls de mueurs médicales, d'hygitue pablique «1 de statistique, que je n'ai point su ratlacher sux paragraphes précédens, et que je ne crois pas iudignes de sortir du chaos de mes notes manuserites, Ce sera un paragraphe de variés.

A Naples, comme dans toute l'Italie méridiouale, les docteurs-chirurgiens eraindraient de ravaler leur dignité en pratiquant l'opération de la saignée ; ils l'abandounent aux ba:biers, qui mianieut égolement le rasoir et la lancette, et qui ont tous pour enseigne, au debors de leur boutique, une main d'où jaillit en are un jet de sang. C'est , en eflet, la salvatelle qu'on est dans l'usage d'ouvrir ; la saignée du pli du bras est proscrite comme dangereuse. Et c'est avec grande raiso8 , pois que l'on coufe l'incision des veines à des hommes qui n'oat pas la moinilre idee d'anatomie , et qui se guidcat routinièrement sur les lignes bleu. tres de 1a peau. Les plus huppés d'entre eux font G des barhes, el s'en Lennent exclugrement à la saignée; ils s'intitulent phiébotomistes { Heotomisu ). Sont-ils plus babiles parce qu'ils sont pe et qu'ils ont une enseigne muieus peinte ? j'en doate fort. Ce monopole d'une mer délicate entre des moins ignorantes est un reste de la barbarie du moyen Âge , où la chirurgie tout entière était le pa-

rimoine des bariiers, Et ce ne sont pas là les seuls débris des vieux us. Les nou- Lreu-nés subissent encore les entraves du maillot , dont Féloquence de Jean Jacques a depuis long-temps fait sbolir l'emploi parmi nous, A l'exceptios du bas

trouva rouvert d'une sueur froide ; sa respiration était génée, interrompue par une toux courte et sèche; la voix était faible, le pouls à peine sensible , la de. leur peu pu , Mais égale partoat , et l'intelligence était entière, EH y avoir douleur dans le dos, et les extrémités isférieures étaieot complétement paralysées, Dans les environs de la dernière vertèbre dorsale, on remarquait une tu. meur de la grosseur du poing , bleuâtre , souple. La partie supéricure était très douloureuse ; la partic inférieure était insensible. La force dé la chute , l'ecchymote qui s'était montrée aussitôt, et la paraplégie, faisaient craindre uue fracture de la colonne vertébrale ; mais le diagnostic n'était pas évident , la direction des apophyses épineuses paraissait tout-à- fait normale ; seulement , 11 ÿ avait une plus grande mobilité, 11 était D tcp d'apprécier exactement l'état des autres apuphyses et du corps des vertèbres, 11 y avait sur l'os de la hanche, du côté gauche, une excoriation de la peau de ln grandeur d'un demi-dosin, Le malade fut place sur le côté ; 00 lui mit sur le dos des ventouses scarifiées , on lui fit des applications froides et on lui donna intérieurement une infusion de fleurs d'arnica atec de l'extrait de jusquiame et du sel de Glauber. Après une nuit qui ne sc passa pas lout-à-fait sous sommeil, le pouls, la chaleur et la respiration furent trouves dans un état un pen plus satisfaisant ; mais le gonflement était le même ; le ventre était ballonné , les utines et les selles étæient supprimées et la soif était grande. (Lavemens, cathétérisme, et continuation des moyens ordonnés.}

Dans Les quatôrse premices jours (jusqu'au 39 octobre), l'état de malade fut plus satisfaisant jrs les circonstances ne pouvaient Le faire espérer. La tumeur du dos drninus ; le blessé pouvait par intervalle se coucher sur le dos ; la soif était moindre, I y eut de l'appétit et de temps à autre un somme tranquille ; le sup. pe des selles n'existait plus ; la gangrène, dans les parties excoriées , était

ornée à la hanche, etc. ; mais La réspiratiow restait gênée et anxicase. La toux redevint plus forte dans les derniers jours. Il était survenu de l'énurèse , et le $0, où trouva an déplacement latéral d'ane vertèhre dans la région déjà indiquée et une luxation de La onzième côte, Jusqu'alors le malade avait pris presque uniquement la teintare de noix vomique; son état était alors beaucoup plus fâcheux. Déjà , dans la dernière nuit , l'oppression et l'angoisse avaient fait craindre la mort, qui suevint le $4 octobre sans que le blessé eût perdu sa connais. sance.

Autopsie, La colonne vertébrale séparée du tronc ne montrait , à la dixième et onzième vertébre , qu'une fible adhérence, due aux fibres musculaires et aux ligamwas déchirés. Crs moyens d'union élant divisés, on trouva le cartilage intervertébral presque entièrement détruit ; la ontième côte gauelre luxée; la côte correspondante du côté droit tenait à un fragment du corps de la onxième vertèbre dorssle fracturée ; l'apophyse articulaire supérieure de cette vertèbre brisée, et la moelle épinière, ainsi que la dure-mère, déchirées complétement. Eotre la dixième et La neuvième vertébre dornale. Je canal pour ln moclle épinière était obltéré , el ce ne fat que par force que l'on put séparer un fragment du corps de lb ontième verlëbre, qui était encore très-s/hérent au ligament long postérieur, d'avec le canal de la moelle , qui semblait complétement fermé comme par une

Fr | soupae. L'extrémité de chacune des deux dourièmes cètes , et l'apophyse trans-

verse de La onzième vertèbre , étaient également frecturées, Au ligament interrer. tébral de La dixième vertëbre adhéraient encore des (ragmens osseux du bord du corps de la ourième,

L'auteur regarde comme certain que si la laxité des adhérences de la culonne vertébrale par le ramollissement et la destruction des ligamens déehirés et des muscles n’a eu lieu que pendant que le malade était au lit et que les deux moitiés de la colonne vertébrale ont pu se déplacer , la dure-mère et la moelle épinière avaient été cependant divisés com-

létement dès le commencement, ce que prouve la complète occlusion ss canal de la moelle par un fragment d'os détaché. Sans doute , c’est une circonstance des plus rares qu'après une dilacération de la moelle épiaière le malade ait vécu encore quinze jours dans un état passable. per fait remarquer ( Magazin de Rust, vol, XIV, cab, 3 } plusieurs cas semblables , mais dans lesquels aucun blessé ne vécut au-delà de quatre jours; mais nn cas qui est presque incroyable, c’est celui rapporté par Desault, dans lequel la moelle épinière fut divisée comple-

! age + à qui deux grands cimetières ed santé) sont consacrés, les failles Le

ont ua point d'honveur d'enterrer leurs parens dans une église, Ces sépultures. si réprouvées par l'hygiène publique , sont encore cn grand usage en Italie : il 1x a que ke grand-duc de Toscane et le duc de Modène, qui ne les permeltent pas; c'est d'ailleurs, je crois, la seule concession que le tyranneau modénois ait faite aux lumières modernes,

Voici maiat mant la pâture que je livre aux statisticiens, À Naples, les naissances masculines excèdent d'un trentième les naissances féminines : mais, depuis l'âge de quinze ans jusqu'à la cinqnautaine, la mort eslève plas d'hommes que de femmes ; et, conmme toutes les fermes sont d'un seirième au moins plus nom breuses que Les hommes , le docteur Renri attribue cette dispropartion à la maladie vénérienne, à la phtlusie et à l'ophthalmée , trois maladies qui sérissent davantagc sur La partie masculine de la pnpulation. Les femmes sont menstruées de 12 à 14 ans; les jeunes garçons sont pubères à 45 ans et quelquefois à 45 : ce que explique et la précocité des mariages et la corruption des mœurs, La mortalité générale est de 4 sur #2 par an. On observe un ultra-centenaire sur 4,000 morts ; et, sous ee dernier rapport de longévité, les femmes sont aux hommes comme À est à 4. La vie moyenne est de 33 ans. N y a environ 42 suicides par an, et encore les étrangers en fournissent-ils la moitié.

En conssgnant ces détails dans votre estimable jouroal , je crois, mon cher coufrère, m'être acquitté d'une dette : car c’est grâce à vos lettres ainsi qu'à celles de moa excellent maitre M. Chomel, et du docteur Rognetta, que j'ai dû l'accueil favorable des médecins napolitains , et La facilité de mes observaiions. Je me plais ici à rendre publique l'expression de mes remerciemens.

Agréer , ele, AP. Rrovix.

EEE |

tement par une plaie d'arme à feu, sans qu'il s'ensuivit de para-

lyric.

Oo connaît toutefuis un assez grand nombre de faits analogues que

M. Velpeau a rassemblés dans un mémoire spécial.

ACADÉMIE DE MÉDECINE

Séance pu 18 mans (834. — M. Guéneau de Mussy, à l'occasion du procès. verbal, demande que l'Académie fasse connaitre de ge COCO PTT LION ET OTTESET ES e M. Frigéne. C'est ke mni-

nistre qui demande l'avis de l'Académie; on ne peut répondre par un sjourne-

«le à besoin pour prononcer sur Les pois à csutère

ment pur et simple.

Après une discussion sssez animée sur ce point, M, Guénean demande $ , au cas où l'auteur consentirait à laisser insérer sa formule dans le roppart ; on pourrait encore prétendre que c'est un remède secret? Le débat demeure ajourné jnsqu'à ce que la commission se soit informée dis imtentions de M. Frigrriu à cet

égard.

REVACCINATION.

M. Moxsau demande aussi la parole à l'occasion du procès-verbal. 1] annonce que M. Salmade a bien voulu aller exominer les faits de révaccinotion dont il avait été question dans la dernière séance , et qu'il s'est convaincu par ses voux de la réalité des cicatricrs raceinales ancienves et des nouveaux boutons vaccinaux. M, Bousquet a recueilli du vaccin de ces boutons pour l'essayer; il rendra

compte sans doute des résultats à l'Académie.

Du resté, ajoute l'orateur, les expériences se multiplient sue ce point intéressant. J'ai reçu'une lettre d'an de nos confrères qui & tenté d'inaculer à quatre in. dividus le vaccin de cette seconde vaccine, De ces quatre suje:s, deux étaient des énfans non encore vaccinés; il fat fait à chacun trois piqgüres à chaque bras: un bouton parfait succéda à chacone de ces piqüres. La troisieme experience fut faite suc uoe dame qui avait déjà été vaccinée; sur six piqüres, il ne se développa qu'un seul bouton, Enfin, le deraier était ua homme d'une quarantaine d'années qui avait eu Ja petite-vérole; où ne lui ft qu'unepiqôre, qui fut suivie d'un bouton de fausse vaccine.

T'apprendrai encore à l'Académie que l'enfant qui s'était montré réfractaire à trois vaccinations successives a enfin senti l'inluenve de La quatrième ; seulement, sur hait pagères il ne s'est développé que trois boutons.

M. Consac, J'ajouterai un fait qui vient de se passer à l'hôpital du Grox-Cail. lou, où l'on vaccine depuis quelque temps avec le plus g-and zèle. Un jeune soldat , qui portait à la face des cicatrices d'une variole qu'il avait vue dans son enfance , a êté soumis samedi à la vaccination; huit piqüres, quatre à chaque bras. oùt parfaitement réussi et donné naissance à huit boutons dé vraié vaciine, re. congus pour tels par tous les officiers de santé de cet hôpital, Cependant, comes les cicatrises que porte ce sujet à la face sont peu nombreuses, quoique bien marquées, ct comme l'expérience sn'a appris que La varicelle en produit souvent de même apparence, j'avoue qu'il me reste quelque doute sur l'existence antéricure de la vaaole.

M. Hoxoné ajoute d'autres faits que le bruit nous empêche d'entenvtre.

M. Manc demande que toutes ces observations, et celles qui scront recueillies » l'avenir, soient ad directement à la commission de rarcine, Cette proposilion est appuyée et adoptée. On passe à la lecture de la correspondance,

M. Duvrcrgié a écrit à l'Académie , en réponse à la décision prise par elle sur son ouvrage dans Ls dernière séance, M regretle que Les osages de Facndémie : plus sévères que ceux de l'Académie des sciences, ne permettent pas méme un rapport verbal. Ce rapport aurait indiqné les points nouveaux sous lesquels l'ai

teur atraité sa matière, et aurail ajouté à ses Litres d'admission, Abo de ne pas

perdre ce fruit de ses travaux, M. Duvergie anvopre qu'il lira successivement plusieurs mémoires spéciaux sur cet objet à l'Académie,

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