ANATOMIE, PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE DES ARTISTES
Nous avons , dans le numéro du 1° mars, fait quel observations sur le degré de compétence desanatomistes daurs les arts du dessin, et téché d'expliquer ce qu'on doit entendre Ÿ vel l'anatomie des peintrees et des sculpteurs, Nous nous proposons aujourd'hui de compléter nos remarques à ce sujet et de les étendre à la Li ae et à la pathologie. L'anatomie est la base des formes, du «fessir ; la phy mulogie et la pathologie compreouent un grand nombre de phénomènes d'expression, Si l'artiste doit étre auatomiste pour représentce avec exaclitude les formes humaines , il dit également être physiologiste et pathologiste pour repré seater la vie, la mort, la sente , la maladec. les pleurs, le rire, l'effroi , la locomotion dans toutes ses variélés, ete, Les mélecins out par conséquent une certaine
peut-être, ressemble à une fesse par rapport à Ja cuisse), est assez sou vent cxposée à des tumeurs anévrismales. Je ne veux point dire par {à que le reste de la paame de la main soit absolument à l'abri de cette waladie. Depuis la première rangée des os du carpe jusqu'aux phalangettes des doigts, des tumeurs anévrismales ont été observées dans cette partic.Les faits que nous allons exposer rendront incontestable cette proposition; j'ajouterai seulement qu'elles sont plus fréquentes à la région carpo métacarpienne palmaire, que dans le reste de la-main (1}. Les tumeurs anévrismales de la main sont ou spontanées ou bien accidentelles (suite de blessure ancienne). Les premières sont le plus souvent congénitales. Tes secondes succèdent ordinairement à l'action d'un instrument piquant ou contondant qui aurait lésé les vaisseaux de l'arcade palmaire. Ces tumeurs sanguines accidentelles de la paume de la main se développent de la même manière que celles qui ont cté observées à la tempe et au front, par Searpa et par ter, à l'occasion d’une forte contusiou , ou de l'artériotomie sur ces régions (2}; c'est-à-dire que Le sang artériel on artérioso-veincux quitte l'intérieur de ces vaisseaux , se creuse petit à petit une poche à cellules multiples dans le tissu sous-légumentaire de La partie, et finit par former une véritable tumeur , dont la guérison n'arrive presque jamais spontanément. Afin, cependant, qu'on ne croieque c'est par simple analogie que j'admerte cette seconde espèce de lumeur traumatique dans la paume de la main, je commence par citer un fait authenthique de ce genre qui a été obser.
(4) Je réduis, gomme on le voit, eux seules tumeurs anévrismales toutes les tumeurs sanguines de La main. n'y en pas d'autres, en effet, qui aient été obser : vé.s dans cxtie partit Le fongus hémaïode de cetre région , dont je parlerai plus bas, n'est qu'un anérrisme par anaslomose dégérére, Je n'ai jamais ru de varices daus ec tte partie, Les épanchemens traumatiques de sang , ou les ecchymoses de la main n'étant pas des Lumeurs, à La rigueur ne doivent pas cnirer dans l: cadre de ce travail.
(2) Scarpa, su gli anevrisini, p. 45, édit, in-fol. Pavia, 4804. Hodyson, diseases of the veines and arteries, p. 441. London, 1815,
juridiction sur presque toutes les parties de l'art ; mais cette juridiction est extré moment bornée , comme nous l'avons déjà montré; notre science et l'art semblent se toucher intimément, car leur plus importent objet d'étude est l'homme physique et moral ; mais la différence du bat des deux études ne permet pas d'appliquer inconsidérément les données de lune à l'autre, Dans Les rvalions qui suivent nous si ns quelques-unes de ces différences ; nous serons micux à même alors de déterminer ce que doivent être l'anatomie, La physiologie et la pathologie des artistes, et par suite le rôle que la méd.cire peut raisnnnablement s'ottribuer dans la critique des ouvrages d'art. Anatomie, — Nous avons précédemment touché la question anatomique , mais il nous reste à ajouter quelques réflesions qui compléteront ce qui à été dit. L'arstomie , ainsi que nous l'avons remorqué , est l'étude des formes et (par conséquent La base du dessin. Nous avons sigenlé, sur ce point , les différences de la sculpture et de la peinture, et fait voir à quelles erreurs pourrait conduire um système de critique, qui prétendrait juger. d'après des principes identiques, ax arts, dont l'un représente positivement les rorps dans leurs trois dimensions, tandis que l'autre ne fait qu'imiter leur apparence sur une simple surface, Mais en supposant même que l'anatomisle tint compte de cette distiaction fondamental ; il ne serait pas encore pour cela un juge compétent du dessin, s'il ne prénait pour règle que les connaisssnces, pour sisi dire, géométriques, qu'il a acquises au moyen des dissections et des mesures, Réduites à ces proouipes seuls , ses decisions sur l'exagetitude-et la vérité du dessein seraient tout à- fast sllégitimes: pour que be dessin pi être jugé avre une rigneur anatomique , if faudrait qu'il exstat quelque part us typegniversel et bien constaté dec véritables proportion do corps humain et ide la régularité normale des formes: mais ce type nt aiste nulle part,
vé par Hilllanus (3) et Tulpius (4), fait, qui a été d'ailleurs adopté
le grand maitre de la chirurgie italienne moderne, Le voici, tel que és l'a rapporté : «Hildanus et Tulpius font mention d'un anévrisme » observé par eux entre le pouce et le doigt indicateur, et sur Ja nature » duquel il ne peut L avoir aucun doute; Car, avant l'apparition
»d i eu lade avait été piqué |}.
e la petite tm malade avait Lin 2 Tape En NS
tères, ne sont, comme ün sait jh, que À
Deux réflexions se présentent naturellement à l'esprit après la lecture de l'observation qui précède : l'une concerne l'obscurité du diagnostic de la tumeur; l'autre, la méthoge de traitethent qu'on a mise en usage pour là guérir. Si un grand maître , un homme à vaste expérence, le chirurgien qui le premier fit connaître au monde médical Ja texture intime , la forme et les variétés des tumeurs érectiles, prend une lumeur de ce genre pour un lipôme , que ne duit-on pas craindre
s hommes moins instruits? Cette Première réflexior me parait aussi remarquable que consolante.
Tächons cependant d'éclaircir, s'il est possible , le diagnostic des tumeurs en question. La seule circonstance d’une tumeur mollasse comme une figue, placée dans là région de l'arcade palmaire , existant dès l'enfance , doit déjà faire naître une forte Présomption sur sa nature sanguine. Il est \rai que des tumeurs polypeuses pourraient , ainsj que nous le verrons plus bas, être prises dans cette région pour des tumeurs érectiles ; mais une erreur de cette espèce ne pourrait entraîner aucune conséquence fâcheuse , tandis À. a l'erreur contraire pourrait être quelquefois préjudiciable aux malades. Ensuite » la disparition complète ou Presque complète de la tumeur , après certains travaux manuels , doit aussi attirer l'attention du chirurgien, Cette circonstance ne peut appartenir qu'à une tumeur sanguine. Quoiqu'un petit lipôme dans cette région puisse aussi s'affaisser sous la Pression , néanmoins cet affaissement est plutôt un aplatissement , un Ts rime de la tumeur , qu'une véritable disparition. En outre » Si un lipôme s'aplatit sous la Pression , il ne revicnt pas aussitôt à son volume primitif, ainsi qu'on voit les tumeurs érectiles le faire après que la compression est ôtée. Daos l'observation précédente, la compression em loyée n’a pas, il est vrai , éclairé le diagnostic ; mais a-t-elle été bien faite par l’aide chargé
U pansement de ce malade ? J'insiste donc avec raison sur ce si
la hs arition de la tumeur, puisqu'à Jui seul il peut jollner D 2e {ture di mal. J'ajouterai aussi qu'en approchant la main du malade, ou sitôt avec force par plusieurs artères profondes aswz roluminçuses. On compwime } plutôt la tumeur, à l'oreille du chirurgien, celui-ci pourrait peut-être l'ouverture avec ühe petite éponge. On comprime les artères radiale et cubitale. sentir une espèce de susurrus intérieur , si la tumeur était sanguine ; Le snE est arrêté. On sgrandit l'ouverture ; on sbsterge tout le jens de l'inté-| mis je ne donne ce signe que comme probable ; je n'ai encore eu rieur de la plaie ; la petite tumeur s'affaisse per l'espelsion du sang de ve celloh % | l'occasion de l'aporécier Enfin un dernier a eu, qui pourrait être On saisit avec une pince à dissection la poche de disséqua toute | pr .£ , | yen, qui po ; entière, et où l'exci faïde de ciseaux courbes. Le tendon extensenr d l'indi- { employé comme un ex, érimentiém crucis dans ces cas, ce serait de cateur se voyait bri as Le fond dé la plaie. Cette petite poche aflaissée n'était | percer La tumeur avec une aiguille à acupuncture. C'est ainsi que autre chose qu'une espéec dde ce cponge formée de tissu cellaliire , d'artères le célèbre Gnattani de Rome s'est conduit dans un cas de ce genre, dont s JA pas ee, en nappe par la plaie. On panse en rembourrant La} "ns Parlerons ci-après. Ce que je viens de dire à l'égard du diagnostic pluie de charpie ; qu'on soutient avec | an compresses et une hande assez serrée ; | € Ces tumeurs n'est pas une simple spéculation inutile ; ceci peut avoir hémorrhagie est arrêtée, Les jours 4nivans l'hémorrhagie se reproduit plusieurs | unc grande Importance sur le Uraitement à ctablir, | fois; on se propose de lier l'artère radiule. Douleurs lancinantes is vives dans! Quant au traitement , on a pu voir dans le cas ci-dessus que l'exci- Eevent-hees , Joss à ra de cn doser. Ah, cer dou ai nl sion de la poche spongieuse de la tumeur n’est pas sans inconvénient
J fe r, le: € répar: ; unes i ÿ ; 1 avr toenia: 0 ©
ad ge bite Plus tard, fade de . ds Le, pr & AU gi dans la région dont il s'agit. En effet, 1 excision oblige à dénuder les
ü S Métis par anastotique, comme celui du parenchyme de la rate, L'anatomie des faits qui vont suivre, confirme encure cette vérité.
On voit bien par les considérations qui précèdent, que la structure des lumeurs sanguines spontanées de la vessie, diffère essentiellement de celles des tumeurs traumatiques on accideatel!es, Ces tumeurs différent encore entre elles par leur mode de terminaison naturelle, Les premiè. res peuvent quelquefois Dr mot en fongus médullaire et prendre une marche ficheuse ; tandis que jamais les secondes n'ont de la tendence pour cette espèce de dégénérescence.
Je résumerai dans les observations suivantes toute la symptomatologie et la thérapeut que des tumeurs sanguines de la paume de la main.
1° fait, M. Dervrraes, — Dans le courant d'octobre dernier, un jeune homme âgé de 18,ans, serrurier , fut reçu à l'Hôtel-Dieu , salle Ste-Marihe , p. 62, dl main droite. Cette tumeur, du volume d'un
petit œuf de poule aplati, indolente, mollasse au toucher, sans pulsations apparen-
artie € enne palmaire du pouce. M, Dupuytren jugeant, d'aprés
avait opérée 25 ans auparavant, car .ctérisa le mal pour un Luéme, Le malade cependant ayant fait remarquer que la tumeur existait dès son enfance , et qu'après certains travaux de la journée elle disparaissait Pour réparaitre une demi-heure | après, l'idée d'une tnmeur sanguine se présenta à l'esprit de M. Du ytren; aussi
a-t-l ordonné j a la comprimät pendant 21 heures , à l'aide compresses
ration. — Incision transversale longuc de deux pouces sur 13 tumeur, Le
bistouri pénètre dans uné poche remplie d'un tissu spongieux, Le sans jaillit aus-
4 tendons de Ja paume de la main, détermine une inflammation vive
dans les gaines tendincuses et dans Je tissu cellulaire serré de cette par-
(4) Mikdsoës, cent. IE, Obs XLIV. lie qui se communique à l'avant-bras. De là les douleurs lanciaantes ,
Gi) Taies, opus ind. 8 1V- va les sw Purations larges, les fusées de pus dans l'avant-bras et au-des- ; +, lib. IV, À
sous le ligament carpien palmaire. De là, en un mot, un traitement (4) Scarpa, ouvrage cité, p. 45, long, pémble et dangereux , ainsi qu'on vient de le voir dans l’obser-
L'infinie variété des formes des corps vivans laisse beaucoup d'arbitraire dans les { damentales + Comme ont fait souvent les Grecs, Dans tous ces cas, l'artiste ne sort combinaisons de l'artiste ; 41 à une latitude immense dans le choix, des lignes, ee du vrai, la nature est tonjours sa base primordiale, mais il y prend le côté qui leur arrangement et leurs proportions relatives; les seules lumites qu'il rencoatre | lui plait et le montre, et cache tous les autres. Le dessin, ainsi considéré , n'est appelle e donc point une imitation rigoureusement exacte de tel corps donné, mais un choses fort variables d'individu à individu et qui n'out pas de valeur absolue, Sans À choix quelconque entre les nulliers d'aspects que la nature nie à l'œil; il fait doute il existe pour les savans comme pour les l$norans Un Certain type de proportions, dont aucun artiste ne peut s'éloigner impunément ; et chacun peut dire, | dificile et La plus importante de l'art, L'anstomiste qui viendrait juger le dessin en ée d'une figure mal dessinée ce bras est trop long, celte jambe trop | des grands moitres avec les idées de l'amphithéâtre, commettrait inévitablement courte , la tète trop grasse , etc.…., Mais cette Connaissance grossière des propor- | des erreurs sans nombre, et se trouverait même fort embarrassé d'appliquer , tions les plus générales du corps humain que des observations incessamment ré- | sans contradiction , ses règles géométriques à des dessins qui seraient Cgalement ; Quoique à leur insu, font acquérir à tous les hommes, n'est pas assez dé- l'exacts quoique totalement différens * Comme en offrent l'exemple les peinicate pour atieindre à tontes les finesses et variétés du dessin, car £e$ proportions Ptures comparées de Jouvenet de Rubens et de Wander- Werf, Si cette prétendue peuvent exister dans les dessins les plus m4 pad , dans celui de Raphaël, l'exactitude et celte vérité imaginaire, dont tant de gens croient avoir une idée , Lan ar dans celui de Rubens. Précisément cause de leur multiplicité et | étaient fondées variétés infinies , les formes offrent une foule d' aspects différens à l'artiste, qui | phaël et Michel-Ange , et ce dernier au lieu d'être le lus grand dessinateur qui peat choisir celui qui lui plait. La ligne générale qui limite le corps humain con- À ait existé, ne serait qu'un monstrueux laiscur de caricatures igantesques. 11 faut siste combinaison r 1 savante et fine de droites et de courbes, À donc admettre que la partie même du dessin qui consiste dans Le d’angles et de méplats, qui ont des caractères divers de force, d énergie, de || tion des formes du corps humain , en tant que formes , c’est-à-dire sbstraction [ + ï s là || faite de l'expression et du Mouvement, est, jusqu'à un certain point, arbitraire à que le même représenté par plusieurs artistes peut offrir un dessin d'un ca. et n'est i i fe i
s susceptible d'une détermination fixe et récise, te rraient ractère tout di , Selon le goût du dessinateur, sans qu'il cesse d'être vrai. le donoer le dissection et les procédés géométriques. che Celai i cherche la grace, par exemple, comme le Corrège, efface les angles et Mais cette dernière en amêne une autre, c'est que tout le dessin.n’est os iner la courbe;-celui qui rise à Ja force, comme l-Ange, accuse pas renfermé dans l'harmonie proportions et dans la connaissance des
Phi et brieles contours 4e antre qui veut aticiadre à a idée de grans
fe té défaut t,i détail et ue reg que Les Dames ormes , sa beanté comme ses uts suppasen
en ta indépendamment de la représentation des formes » Celle du mouvement ; ét ici les difficultés. de
l'excision des tumeurs kydatiques du poignet (1). |
Je soutiens maintenant : 1" qu'on peut guérir, par la simple com. pression , les immeurs sanguines de la rs de la main; 2° que si la compression était insuffisante dans quelques cas, ou pourrait einployer lincision simple de la tumeur, et la compression par-dessus , ainsi que Guattani l'a pratiquée avec succès. Les deux faits suivans viennent
à l'appui des propositions qui précèdest.
2° fait. Asenxiror, — Unenfant égtde deux mois avait nn enévrisme jet anastpmose, quis'étemilait depuis le poignet de coude. en partontant la face antérieure ile l'avant-bras. Ea peu de temps ba tumuur avait grossi au point que l'avant bras avait Le double de volume de l'autre, qui était sain. Les hd, latés se contournatent de manière que la tumeur ressemblait {ainsi que li mère du petit malade le disuit } aux entrailles d'on dr qu'on aurait étilées jure cette
rüe, La couleur de la peau était foncée ; la chaleur était vive au toucher, Bar
pression, on pouvait [ai « refouler le sang d'un région dans une nütre, et la tue meur saffaisait. Je me déterminsi donc à comprimer La tumeur à l'aide de bandeleutes agslutinatives dont j'ai éntouré attistement Le membre depuisla niain jus quan comde, J'ai passé ane bande pat-dessus, que j'ai serrée de | mg en plus, et Le eu l'atirntion d'asperger sonvent l'appareil d'esu froide , ofin de dimiouer
chaleur morbide et tenir le membre à La température naturelle. Ce traitemeut m'a si bieu réussi que , six mois après, le petit malade se troncs radiculemnt guéri de sa tumeur. On sentit sous Le prau les vaisseaux oblitérés, comme de petites cordes solides {4),
Si la tumeur de la main ne s'étendait pas à l'avant-bras (2) rien ne serait encore plus facile que d'étallir un qe de compression séparée sur La tumeur sans gêner les functions des parties voisines. Ainsi, ; suppose , qu'on ait affaire à une tumeur bornée dans la paume de LR main, comme dans la première des observations ci-dessus : un petit bracelet en acier , bien rembourré, qu'on placerait à la partie inférieure de l'avant-bras, et une tige métallique qui, partant F2 point de ce bracelet , viendrait à se rendre dans la paume de la main, avec une pelote de tourniquet , qu’en serrant à volonté à l'aide d’une vis, pourrait exercer mne compression aussi solide que peu génante pour les usages de la main,
Voyons cependant comment s'est condait , dans
iment un cas de ce genre, le plus courageux des chirurgiens italiens.
S° fait. Guarran. — Un homme âgé de 45 aus , constitution sanguine , cocher, habituellement grand ivrogne , parait depuis quelques mois une tumeur dans là paume de la main droite , précisément dans la région hypathénar, Cette tumeur était circonscrite ; du volume d'uve pomme ordinaire , indolente , sans changement de couleur à la peau (si l'on en excepte la base, qui était un peu violette\, sans fluctuation ni battemens sensibles au toucher. Mais La peau qui couvrait la tumeur était fort amincie. +
(4} J'avonc que depuis que j'ai ve on très-bel enfant expirer d'hémorrhagie entre les mains d'ue chirurgien habile de Paris, pendant Fexciion d'ane tumor sanguine de la joue , j'ai conçu une espèce d'aversion pour celte opération , lorsque la tumeur est silure dans certaines régions de corps.
(#) Abernithy, Surgical observations, pag. 234, 8° édit. Londan, 1826.
(7) Dans son mémoire sur les anérrismes , M. Bresciet à donvé la Égure d'un cas pareil au précédent sur un adulte.
J lis le fond de La plaie avec de La charpie sèche et Ge; je posai plisieurs cuperis per-des à 3 établis sinsi one compression solide, Le lendemain, le sang à roparu u0 peu. Je renforçai la compression, et la gué-
L'observation qui précéde nous démontre 1° qu'il suffit d'établir une suppuration dans le issu spongieux de l'anévrisme par anastomoses pour obtenir la guérison radicale de là tumeur ; 2° que l'hémorrhagie se el rar facilement , il est vrai, après l'opération , mais qu'on peut l'arrêter aisément à l'aide d'une compression méthodique ; 3° que l'extirpation du kyste spongieux n'est pas indispensable pour La guérison; 4° enfin, que la guérison est besucoun plus prompite , et accompagnée de moins d'acrideus , par la méthode de l'incision simple que par celle de l’ercision.
Nous n'avons pas À ro de la ligature de l'artère radiale ou cubitale comme moyen pussible de guérir les tumeurs sanguines de la paume de la main; c'est parce que cette à fai se n'a jamais été pratiquée pour des tumeurs de ce genre , et qu'il est furt douteux qu'elle puisse ici réussir, à rause des ana-tomoies muluples des artères de l'arcade palmaire, Du reste , c'est à l'expérience à prononcer sur ce sujet. Mais si une des tumeurs dont nous parlons s'ouvrait spontanément ou accidentellement dans la paume de la main , et que l'écoulement sanguin ne ce pas être dompte par la compression , que conviendrait-il de faire ?
onsultons l'expérience.
4° fait. M. Durorraex, — Dans l'été dernier, ue enfant de La cam » dé de 6 ans, a été présenté à la consaltation de M. Düpustren, à l'Hôtel-Diee , pour une hémorrhagic de La paume de la main e durait depuis quatre jours , et que le chirargien du pays n'avail pu arr'ier par le compression. Celte prevenait de l'ouverture spontanée d'un petit acévrisme du volume d'une noix , que l'enfant portait sous la région de l'arcade palmaire, M. Dupuytren esutérisa profondément La tumeur à l'aide de quatre hovtons de fer rougis au feu , et Je sang fut arrêté solidement. Cet enfant étant immédiatement retourné dans son pays, je ne peux pas savoir quelles ont été les suites de cette opération.
Arrêtons-nous nn pen sur cetle observation. Le chirurgien de la campagne n'avait pu arrêter le sang par la co ssiun ; mais la compression avait elle été bien faite sur ce malade ? Je ne le pense pas; car si j'en juge d'après l'appareil que le petit malade présentait à son arrivée à l'Hôtel-Dieu , ect appareil n'était ni bien arrangé, ni guère compressif. Je ne crois pas, moi, qu'à l'aide d'un bandage méthodiquement serré, l'on ne puisse arrêter l'hémorrhagie dans les cas de ce genre. Le fait de Guattani , rapporté ci-dessus, prouve cette propositon. D'ailleurs, la raisun fait bien concevoir que la résistance qu'op-
(1; Guattani, De ext-rnis anevrismatibus manu chirurgicæ methodice per tractas dis, Historia XXI Aomeæ, 1772.
l'art sont plus grandes encore, les théories plus obscures , et la compétence de 'anstomiste plus restreinte, 1 n'est pas besoin de prouver les mouvemens changent le rapport et l'aspect de chaque parie de l'appareil musculaire et 0sseux ; ahais nous sjoutons que ces changemenus sont si maltipliés qu'il n'est pas donné à l'art de les épuiser , ai ge bomme de Les prévoir dans une pose don nét, quelque conna.ssance qu'on lui suppose des ressorts de la mochine. Pour juger be dessin sous ce rapport, l'anatomiste n'est guère plus compétent que la E oh
des hommes, car , pas plus que les autres, 1l n'a étudié spécialement ce que J'appellerai la muinique humaine, 1 sait , il est vrai, le mécanisme d'une foule de mouvemens partiels, tels ceux qui opèrent la déglatition , le saut, le rire, la respiration, ete. ; il connait quel est, dans chacun de ces actes, le travail dé chaque muscle, mais il n'a jamais songe à examiner le jeu total du corps humain dans les diverses situations où il peut se router, ni saisi ces siluatiens par ces vues d'ensembls qui sont l'étude du peintre, du sculpteur et du comédien. Cette considération est fort importante, car il pourrait arriver, el tous les peintres en offrent la preuve, qu'avec une mullitude d'erreurs, c'est-à-dire de contresens évidens dans les détails, le dessin d'une fgure füt d'un admirable etfet et d'une véri-
te dans l'ensemble, Le premier venu peut prouver que Michel-Ange a mn,
aux plus vulgaires règles de proportions et aux | p
s uue foule de 6 k connaissances anatomiques = plus simples ; mais il n'en est pas moins vrai que chacune de ces figures si inexactes, examinée dans ses contours généraux el son mouvement fondamental , est marquée da cachet de la plus éminente vérité , qu'ellesaisit par la vigueurindicibleet l'étonnante précision avec laquelle elle exprime la vie et l'acte particalier cherché par l'artiste. De ces remarques qne nous sommes forcés d'abréger, il résulle encore qu'avec le plus mauvais choix de formes et des
tincorrections fréquentes, tel dessinateur peut surpasser en génie tel autre qui unit
la correction à la beauté. On peut com sous ce rapport Michel-Ange et David, Rubens et Waodrkr-Werf. L'exactilude et La correction , telles qu'on les entend ordinairement, sont sous ce rapport des qualités secondaires qui doivent céder le pas à des qualités supérieures Lisesdent du génie de l'artiste, et qu'il est impossible de soumettre à des règles absolues. ous avions l'intention de présmuter à l'appui de ces remarques quelques exemples choisis parmi les peintures exposées au Selon ; mais cette recherche nous conduirait trop loin. Nous indiquerons seulement i l'attention des anatomistes deux Lableaux , les plus marquans de l'exposition : ls Jane Grey et le Saint-Symphorien. L'examen Day da dessin dens ces deux pejatares ne serait peut-être pas farorable à là dernière, car il est certain que dans la première le Lu offre plus de celle exactitude et de cette correction convenues dont nous parlions tout-à-l'heure, et qu'il est à peu près irréprochable sous ce rai 4 Mais il nest pas moins certain que dans la seconde, le dessin, i où autre défaut qu'on y puisse trouver, est infiniment icur par l'invention , la beauté, l'originalité , la ur , ke caractère , et en par ce je ne sais quoi qu'on appelle en peinture le style, Avec de la patience, du coup-d'œil et un comas, on peut arriver à la vérité du premier ; mais pour aticindre à La hauteur du second, il faut du génie.
De l'anatomie , c'est-à-dire du dessin, passons maintenant à La physiologie et à la logie, c'est-à-dire à l'expression, Physiologi- et pathologie. — Il n'y a pes d'actes de locomotion visibles x, Soil partiels, qui ne soicat du reshort de la physi sort de la peinture et de la sculpture. Le pbysiclegiste peut
" » Soit et du resei nt |
t les os de la main doit rendre iei la compression très-solide et très-efficace, Pour que la compression soit bien faite dans ces cas, il faut 1° qu'un aide comprime les artères de l'avant-bras, ou bien la brachiale , afin que le chirurgien puisse bien nettoyer le fond de Ja tumeur ouverte ; 2° qu'à l'aide de petites boulettes de charpie molle et fine Ge r de poudre de colophane , on remplisse avec méthode tout le dedans et tout le dehors de la
laie; 3° que des compresses en plusieurs doubles, carrées d'ard pour en faire une espèce de pyramide sur la plaie , puis des compresses longuettes, qui croisent en différens sens les premières, enveloppent la main; 4° oh: que deux compresses graduées , trèspyaisses , soient placées dans la direction des artères radiale et cubitale, et Te longue bande enveloppe le tout serrément. Il me parait impossible qu'un appareil ainsi construit ne puisse pas arrêter une hémorrhagie provesant des artères de l'areade palmaire. On pourrait dans le besoin , pour rendre la compression plus solide et empêcher les bandes de se desserrer, mettre pardessus ce bandage un petit tourniquet, dont La pelote comprimante serait posée dans la paume de la main. On pourrait aussi mettre de réserve, pour La nuit, un tuurniquet sur l'arière brachiale , qu'on serrerait en cas d'hémorrhagie.
Un fait tout récemment arrivé à l'hôpital de la Charité mérite d'être ici mentionné. Un enfant se blesse à la paume de la main , région thé. nars, par un éclat de bouteille; hémorrhagie ; on comprime; le sang continue à couler, M, le professeur Roux pratique la ligature de la ra. diale ; l'hémorrhagie ne s'arrête point ; on comprime l'artère cubitale, le sang coule toujours. M. Roux a lié l'artère brachiale et l'enfant a gueri. Je regrette vivement que M. Roux n'ait pas essayé, dans ce cas, de comprimer la brachiale avec un tourniquet pour arrêter l'hémorrhagie; je suis pereuadé qu'à l'ai de ce moyen toute opération serait devenue inutile; ïe fait de Guattani, rapporté ci-dessus , me le prouve.
Je viens d'insister si longuement sur la compression dans ces cas d'hémorrhagie 1° parce que je suis couvaincu que ce seul moyen peut suffire pour arrêter le sang; 2° parce que je ne suis pas du tout partisan de L cautérisation dans l'accident dont sous us. Je ne suis pas are de la cautérisation parce que , pour arrêter le sang provenant
l'intérieur du nucléon spongieux de la tumeur , il faut cautériser trés-profondément avec plusieurs fers rouges, ainsi que nous venons de le voir dans l'observation qui précède. Or , cette espèce de cautérisation doit nécessairement brüler les tendons fléchisseurs qui passent par cette région, et exposer même les os à s'exflier quelquefois , d'où résultent des suppurations très-étendues et la perte des foctions de plusieurs doigts. Ayaat été présent à la cautérisation qu on a pratiquée sur l'enfant dont je viens de parler, je ne doute point que , par l'exfoliation consécutive des tendons de la paume de la main, ce petit malade ne soit resté privé de l'usage de plusieurs doigts.
Les tumeurs anévr'smales congéniales de la paume de la main dégénèrent quelquefuis, avons-nous dit, en fongus médullaires, Si l'on s'aperçoit de bonne heure de cette dégénérescence de la tumeur, on peut en espérer encore quelquefois np par la simple extirpalion Jocale du mal. On ne peut cependant pas répondre sirement du succés dans ces cas, Mais s1 la tumeur occupait toute la paume de la main, par exemple, il n'y aurait que la seule Sen RE de l'avant-
qui pourrait guérir le malade. Voici un exemple de ce cas.
S° fait. Boren, — Il y a quelques années, j'astistai à la dissection d'une tumeur médullaire de la paume de la main , que Boyer fit publiquement à l'hôpital de la Charité. C'était sur we avant-bras qu'il venait d'amputer en ville. La tumeur avait le volume d'ene tres-grosse orange , occupait loute la surface carpo métacarpiesne palmaire de la main , et la peau qui La recouvrait était dans son état d'intégrité parfaite, Le toucher extérieur donnait la sensation d'une fuctuation profonde “loctustion trompeuse). En la disséquant , cette tumeur parut formée , dans son intérieur, d'un grand nombre de loges de grandeurs variées , dont chacune contenait ane malière particulière. Daus un endroit on voyait de la matière cérébriforme; dans un autre de La matière purulentn-sangnine: ici c'était un foyer de substance steatomateuse ; Ià un mélange gélatino-athéromatenx ; sur quelques points on voyait du sang décomposé ; sur d'autres un tissu lardacé molbuse. En un mot , pour me servir de l'expression naïve du c'lèbre chirurgien de cet hôpital, on pourrait dire qu'on trouvait de tout dans l'intérieur de cette tumeur ! Le malade guérit; et jusqu'à trois ans après, il n°ÿ avail eu aucun signe de récidive.
Nous avons dit, dans le commencement de ce mémoire: que des tu: meurs anévrismales spontanées pouvaient se développer jusqu'an bout des doigts. Nous possédons un fait de ce genre qui est peut-être unique dans les fastes de la chirurgie, Le voici :
6° fait. Boyer. — En mars 4830, un homme de 57 ans, de bonne constitution , habituellement bien portant , fut admis à l'hôpital de la Charité pour une tumeur sanguine du volume d'an gros œuf, qu'il portait au bout du petit doigt de la main droite. Cetie tumeur arait l'aspect d'une véritable pomme cuite, fendillée , était couverte d'une couche de Irmpbe plastique {sans tégumens }, présentait uge certaine consistance sous Les doigts , et saignait abondamment au moindre altou chement. Douleu:s lsncinantes; insommie à cause de ces douleurs. On distingnait nc sculr glande engorgée dans l'aisselle correspendante.
Aa dire du me. L début de la tumeur datait de trente ans. Elle s'était manifestée par une petite fine noëre au-dessous de l'ongle du petit daigt. Cette
igne noire , qui était indolente, était reslée dans un élat stationnaire pendant l'espace de 28 ans; c'est-à-dire jusqu'aux deux dernières années qui avaieut précédé l'entrée du malade à l'hôpital. Au mg ere de ces deux ere anaées, la Ligne noire qui issait au-dessous de l'ongle, commença à se gonller, à s'étendre et à rs Flereamsig Le développement de cette Tigne noire (it ex fobier et sauter l'ongle pd morceaux : une lumeur saiguante , d'abord platie, puis obuleuse, se déclara à la place de l'ongle. Celle tumeur augmenta ensuite par grés , et prit enfin La forme et le volume que je viens de décrire, Le malade | sail remarquer que dans les trois derniers mois, la tumeur svait acquis le doutile du volume Qu'elle avait auparavant. Tout cet ensemble de symptômes lxissait clairemenl voir qu'on avait à faire à un véritable /ongus het #,
Boyer pratiqua la désarticalation du doigt dans là phalange moyenne. En quinxe jours de traitement l'homme guérit parfaitement de son mal.
La glande engorgée de l'aisselle se dissipa sans rien y faire, J'ai plusieurs fois revu pois l'homme dont je viens de parler , il se porte très-bien sans éprourer le moindre signe de récidive,
La dissection de cette tumear montra ane substance assez consistante, noire , formée par l'entrelacement d'une mfimité de vaisseaux capillaires dans l'état variqueux. En écrasant entre les doigts la substance de cetle tumeur, où aurait dit que ce fût de la rate. La masse entière de la tameur n'adhérait paint à l'as ni au périoste sous-jacens, Tous les as et lc périoste de ce doigt étaient dans l'état Dormal.
$ IL, rumeurs LIPOMATEUSYS DE LA PAUME DE LA MAIN.
Nous avons deux fois observé, à la clinique de M. Dupuytren, des Lors tumeurs lipomateuses dans la paume de Ja main; précisément
os les régions thénar et hypothénar. Ces tumeurs avaient, de même que les tumeurs sanguines que je viens de décrire , le volume et la consistance d'une petite figue. Dans le reste, indolence absolue et ipaltéra-
bilité de la peau. Mais comme dans les deux cas que j'ai observés, au-
au méme titre que l'anatomiste pour le dessin ; et nous allons voir que ses droits | qui ont un caractère universel et invariable. C'est ce qui fait que, de tautes Les
ne sont guère plus étendus, Nous passerons sous silence tous les mouvemens généraux qui, exprimés surtout par le contour, sont plutôt dans le domaine du dessin , ét auxquels s'appliquent , en conséquence, une partie des réflexions qui précédent. Nous voulons parler ii des plénomènes qui ont leur expression particulière dans quelques parties isokées du corps, et spécialement sur le visage , ce mituir de l'ame. La séméiologie est une branche essentielle de l'art médical, et où ne peut disconvenir qu'elle ne donne à quelques médecins un tact particulier pour découvrir par ke modifications du visage , non-seulement les désardres physiques intérieurs, mais encore l'état moral, Un médecin , toutes choses égales d'ailleurs, semblerait devoir être meilleur physionomiste qu'un homme du monde, et pourtant il n'en est rien. L'étude de la physionomie est si importante, et les secasions d'expérimenter si nombreuses dans la vie , le langage muet du visage est d'ailleurs d'un osage si universel, que La plupart des hommes sont physionomistes pour ainsi dire par instinet , et que, de même que tous parlent ce langage naturel, tous aussi le comprennent immédiatement ct sans études préalahles. Îl suffit pour s'en assurer de voir La foule, dans un théâtre , saisir instantanément les plus fines iotentions du geste, les plus sabtiles significations d'une grimace , et à plus forte raison les signes plus manifestes des principales passions. S'il fallait être anatomiste, physologiste où pathalngiste pour avoir l'intelligence de ces choses , il n'y aurait pas de Théâtre, no de pruture , n5 de sculpture pee Je ne mie pas qu'en il exercé à ces sortes d'obærrations ne parwenne à faire la découverte de quelques signes inaperçus; mais celle découverte fort précieus, peut Être, pour cela qui l'a faite , ne saurait jamais étre un objet d'imitation, parce qu'elle serait iviatellgible. L'art ne prend, parqi les révélations pliysionomiques, que crlles
qualités de la peinture , l'exprecionest celle qui frappe le plus virement Le penple et la seule même qu'il puisse comprendre sufbsamment hien. Quoad je parle de l'exprersion , il faut entendre celle qui a pour objet les pastions et les états de l'ame les plus généraux, comme, par exemgle, le rire , les pleurs, la volère, l'effroi, la tristesse, l'abattement, le d@tain, etc. ; car il est certains sentimens , certuns étais ntellectuels, où certaines qualités de l'objet, qui dépasseront toujours la portée des faculiés de la multuude , quelque vivement eximés qu'ils soient par l'art. La subdlimité de saint Michel, la divine beauté de Féaus de Milo, la prostration religieuse de saint Brono en prières, seront toujours lettres closes pour la foule, ct les compositions les plus élevées de l'art dans tous les genres ne seront jemais pleinement seaties que par quelques-uns. Mais en nous en tenant à l'expression des sentimens , des passions, et en général des dispositions morales les plus ordinaires , nous véreons que li si obserration des faits, tels que les montre chaque jour dans la vie, suffit à l'artiste pour en avoir lou'e la connaissance nécessaire à l'illusion qu'il veut produire, Tous ont vu des homanes plesrant , riant , gais, tristes, soucieux , furieux, épouvantés; ils n'ont qu'à copier. La dissection et l'étude du mécanisme de la circulztion, des sécrétions , de la contraction musculaire, n'ajouteraient beaucoup à leurs moxens, él même pourraient nuire à la naïvelé de leurs ntations, En où root, de même qu'on peut faire des chefs-d'œuvre d'anatomie pittoresque, comme les Grecs l'ont prouvé, sans avoir dénodé ua musrle, ainsi on peut ml. mirablement saisie et imiter l'expression nalurelle sans savoir un mot de physologie. Ceci est prouvé par l'exemple de tous les peintres presqne sans exception, Or, ce que l'arliste peut exécuter sans celte connaissance, le critique tout amas
Cune-opération n'a été tentée, je ne suis pas trés-sûr qu'il ne s'agissait gtion et dans le chiffre des vaccinations obtenues. L'Académie , dans ses de tumeurs de toute autre nature, M. Dupuytren les jugea d'ailleurs lprécédens rapports , n'avait cessé d'insister sur les causes et les consélipomateuses ; et moi-même , les ayant comprimées fortement avec mes |quences funestes de ce discrédit ; et enfin M. d'Argout , alors ministre deux pouces , pendant quelques minutes, je n’ai vu aucun changement du commerce, transmit aux préfets une cireulaire pour stimuler leur survenir dans leur volume. Mais le fait suivant met la chose hors de E zèle à cet égard, et leur indiquer les moyens d'accroitre la propagation
toute contestation,
7° fait. Peuceras, M, Dorcrrnrs, — En 1809, un cocher âgé de 20 ans entra à l'Hôtel-Dieu pour na lipüme da volame d'une pomme de renette, qu'il portait en dedans du pouce et de Ja main, La tumeur était dure et bnssciée. Le pouce était luxé en arrière, entre la première et la seconde phalange. Un exostase assez volumineux avait pris maissance sur la face intérne dé cette articulation. Pelletan fut d'ojinion qu'i M, Dupuytren fat d'avis qu'ou pourrait conserver le pouce en disséquant [a tumeur séparémrnt. Le jeune opérateur se comporta d'après son idée , en opérant ce malade , et il eut à s'applavd r, M. Dupustren fit une incision cruciale sur La tameur, disséqua les quatre lambeaux, et emports la tumeur sans toucher an pouce et sans ouvrir l'articulation déboitée, L'opération à duré 22 mioutes; roais il .pe s’est pas écoulé une goutte de sang. L'exostose se dissipa petit à petit, et le Pouce à pu être ramene à sa reclitude naturelle, Cette articulation s'est ankilo sée, mais le malade pouvait faire exécuter à sue pouce toute espèce de mourément sur #2 jonction avec le premier os du métacarpe. Quelques accidens assez graves cependant suivirent l'opération : une inflammation vise de toutes les gaines des tendons de la face antérieure de l'avant-bras et de la main , et la mortification d'oue partie de la peau du pouce sont survenues. Plusieurs abeès à l'avant-bras ve à la marn ont été ouverts ; mais epfn tout est rentré dans l'ordre, et Le ma'ale guérit en conservant son pouce {1}.