‹ Gazette médicale de ParisChapitre 85 sur 394 · IV. JOURNAL DE PHARMACIE · texte numérisé non relu

IV. JOURNAL DE PHARMACIE

Nous trouvons , dans les numéros de février et de mars du Journal de pharmacie, quelques notes sur plusieurs alcaloïdes , qui nous offrent assez d'intérêt pour que nous en donnions ici l'analyse.

DE La SALSEPAREILLE , par M. Tavorvr.

Cette substance , que M. Thubeuf considère comme 1e principe actif de la salsepareille, comme elle , communique à l'eau lu propriété de mousser par l’agitation , et lui donne aussi le goût âcre et amer que ce végétal Éd à ses macéralions aqueuses et alcooliques. Vue au microscope, elle offre un assemblage cristalin radié, dont les Jimes sont convergentes à leurs extrémités , et est entièrement sans action sur les papiers de mauve et de tournesol.

ans son état de pureté, la salsepareille est blanche , sans odeur , et d'une saveur presque nulle à l'état sg Peu soluble dans l'eau froide , elle se dissout en totalité dans l'eau bouillante ; mais s’en précipite en grande partie e le refroidissement.

L'alcool la dissout à froid et à chaud ; elle y cristallise par évaporation; elle peut être précipitée de ces dissolutions alcooliques jar l'addition d'une petite quantité d'eau ; insoluble dans l'éther, même bouil. lant, elle se dissout très-bien à chaud dans un mélange par parties éga les d'éther et d'alcool.

M. Henry s'est chargé de faire l'analyse élémentaire de cette substance.

DE L'ArnOmNE , par MM. Gricen et Hesse,

Cette substance, déjà indiquée par Brandes , a été trouvée de nouveau dans l'atropæ belladona par MM, Geiger et Hesse , d'uve part, et par M, Mein, de l'Aube, L'atropine , obtenue de parties

de la même plante par deux procédés différens , a offert dans les deux cas des propriétés identiques.

Elle est blanche, cristallisable en prismes transparens , à éclat soyeux, Ca ro l'eau, à la température ordinaire , n'en dissout que 1/on*, La solution aqueuse d’atropine bleuit le papier de tournesol rouge par les acides; lors même qu'elle est très-étendue, elle dilate très-promptement la pupille de l'œil humain, et cite dilatation persiste.

Le chlore l'altère fort peu; elle paraît foriner avec les acides des composés salins déprimés. ‘

La solution aqueuse d'atropine donne un précipité blanc abondant par l'infusion aqueuse de noix de Galle ; elle précipite en jaune-citron par l'hydrochlorate d'or, et est insoluble par la solution de platine.

L’Hyoscyamine. — C'est des semences de Ja jusquiame ( Ayoscranus niger), que l'on extrait le plus facilement cet alcali, qui cristallise en aiguilles incolores , transparentes. Sa saveur est acre , désagréable , semblable à celle du tabac, et son action est également trèsvénéneuse, comme celle de l'atropine. La moindre quantité portée sur l'œil détermine aussi une dilatation de la pupille, qui dure très-longtemps. À l'état anhydre, elle n’est pas alcaline, mais le devient facilement par l'addition de l'eau.

Les sels d'hyoscyamine sont neutres; ils cristallisent facilement en partie, et sont aussi vénéneux que l’hyoscyamive pure.

La Daturine. — Cet alcali a été extrait par les mêmes chimistes du datura stramonium. 1] eristallise facilement sous forme de prismes bien nets, incolores et brillans ; il est inodore ; sa saveur est d'abord légèrement amère, puis elle devient très-âcre comme celle du tabac, est très-vénéneux ; nn huitième de grain suffit pour tuer un moineau en trois heures, Porté sur l'œil , il détermine aussi une dilatation trèsforte et persistante de la pupille.

La Solanine. — Cette substance, déjà trouvée par quelques chimuistes français dans le solanum nigrum, dans le solanum dulcamara, dans le solarium mammosum et dans le solanum verbacifolium , vient d'être extrait des germes de pomme-de-terre ; par M. Otto de Bronswick. V a obtenu cet alçali en traitant les germes par de l'eau aiguisée d'acide sullarique, séparant les acides suliorique et phosphorique, et la matière extraite par l'acétate de plomb, saturant par du lait de chaux la liqueur presque décolorée , faisant bouillir le précipité ohtenu avec l'alcool, et purifiant le produit par plusieurs 50l.t'ons dans l'alcool. Les essais entrepris par M, Otto sur deux lapins , pour éprouver l'action de la solanine sur l'économie animale , lui ont appris qu'elle doit être rangée parmi les poisons narcotiques âcres. Un seul grain de sulfate de solanine à fait périr l'un des deux lapins en six heures ; l'autre, plus fort, a succombé au bout de neuf heures après en avoir pris trois grains. L'acticn paralysante qu'elle exerce sur les extrémités postérieures des animaux est trés-marquée. Il suffit même de nourrir des bêtes à cornes avec des lavures provenant de pommes-deterre germées , pour produire cette espèce : paralysie. Il n'y a donc pas de donte que les germes des pomnes-de-terre ne doivent leurs proprictés nuisibles à la solanine,

Cette substance est blanche, pulvérulente ; elle n'agit pas sur le papier de curcuma , et cependant ramène au bleu le papier de tournesol rougi par les acides. La plupart des sels qu'on en obtient prennent , par la dessiccation , l'aspect d'une masse semblable à de la gomme. Le sulfate seul s'effleure en forme de choufleur.

La Colchicine.— Cet alcaloïde, obtenu par MM. Geiger et Hesse, cristallise en aiguilles déliées ; il a une saveur très-amère, Porté dans les narines , il n'excite pas du tout à éternuer , tandis que la moindre parcelle de vératrine détermine un éternuement violent.

La colchicine est également très-vénéneuse; on en donna à un chat âgé de six semaines environ , un dixième de grain dissous dans un peu d'alcool affaibli : il se forma aussitôt beaucoup d'écume à la gueule ; au bout d'une heure 11 y avait des déjections alvines abondantes; plus tard il survint plusieurs vomissemens. La marche de l'animal devint chancelante , il tomba , se roula de côté et d'autre , poussa des cris plaintifs , el parut agité de mouvemens couvulsifs. Ces accidens augmentèrent de plus en plus d'intensité ; enbn la mo:t arriva au bout de douze heures environ. A l'ouverture du corps on trouva le ca. al intestinal violemment enflammé , avec épanchement de sang dans toute son étendue. On donna pour contr'épreuve un vingtième de grain de vératrine à un chat un peu plus jeune : l'effet du poison se montra aussitôt avec une grande intensité ; l'animal chancela , fit des mouvemens convulsifs, tomba et mourut en dix minutes. À l'autopsie on ne trouva de l'inflammation qu'à la partie supérieure de l'æsophage; cette partie du tube digestif n'était pas enflammée chez le chat empoisonné par la colchicine. .

à plasieurs reprises cet alcali avec les acides. L'aconitine , lorsqu'elle en est lout-à-fait privée, est vénéneuse au plus hant degré. Un 50° de grain dissous dans un peu d'alcool étendu , suffit pour tuer un moineau dans l'espace de quelques minutes, et un dixième de grain tue un petit oiseau avec Ja rapidité de l'éclair. Portée sur l'œil , elle produit uac dilatation à la pupille qui ne dure que peu de temps.

BIBLIOGRAPHIE

EXAMEN DES DOCTRINES MÉDICALES ET DES SYSTÈMES DE NosOLOGIE, etc.; par F.-J.-Victor Broussais. Tome quatrième (troisième édition).

Le tome IV de l'Examen, promis depuis cinq années , vient de paraître. Une maladie de l'auteur, sa vomination à La Faculté de Paris , et le choléra-morbus, en ont retardé la publication jusqu'à ce jour. M. Broussais a cru devoir se justifier de ce retard devant Le public médical, qui sans doute n'était pas si fort préoccupé des éludes du céltbre prolessear autant qu'il parait le croire lui-même, et qui se serait La sans trop de peine à attendre plus long-temps encore. C'aurait été là certainement une grande ingratitude envers l’auteur, ét une cou-

ble indifférence pour le bonbeur de l'humanité tout entière, indisso-

ublement lié, comme on sait, au sort de la médecine physiologique ;

maïs ce siècle pervers en était bien capable. Que M. Broussais soit donc sans inquiétude de ce côté : à tort où à raison , personne n'attendait son livre, qui ne pourra guère avoir d'autre utilité que de combler me vide dans les bibliothèques.

+ Broussais ne doit pas s'attendre à provoquer par ce nouveau manifeste une controverse sérieuse, Tout a été dit sur son système médical, qui appartient maintenant à l'histoire de la science. Qui pourrait songer à renouveler une polémique oubliée depuis des années , et désormais sans intérêt? C'est en vain que M. Broussais appelle à son aide tontes les ressources de sa rude et fougueuse éloquence ; c'est en vain qu'il fulmine ses anathèmes accoutumés, le siècle restéra sourd à ses cris, à ses plaintes, à son indignation. Ses passions ont pu avoir quelque influence quand cles étaient an service d'idées nouvelles, mais cetemps est bien loin de nous. On ne s’étonnera donc pas que nous renoncions à discuter régulièrement tout ce farrago physiologique, dont M. Broussais ne veut pas et ne peut pas sortir, Îl n'y a pas aujourd’hui un écolier qui ne soit en état de démontrer par À plus B les vices du système de l'irritation , les progrès de la science et les travaux modernes ayant mis cette démonstration au rang des vérités les plus populaires de la médecine. Î serait donc presque aussi ridicule d'attaquer cette doctrine que de la défendre, et M, Broussais est le seul médecin vivant qui

isse raisonnablement agiter des questions qui ne sont plus que des

ieux communs. Si nous'hppuyons tant sur ce fait du discrédit total où est tombée cette école, c'est pour qu'on ne nous acense pas d’une légreté déplacée et inconvenante envers un écrivain fameux. Mais telle est la fortune des faux systèmes , qu'une fois renversés par la critique et remplacés par d'autres idées , rien ne peut les relever. M. Broussais a le malheur de ne pas vouloir se rendre à l'évidence ; il ne peut consentir à se voir détrôner, bien que l'histoire de la médecine et de toutes les sciences lui offre tant d'exemples de ces sortes d'infortunes, Nous avons renoncé, pour notre part, à lui faire entendre raison sur ce point. Aussi son quatrième volume ne nous à pas surpris. Nous ÿ avons trouvé dans le fond et dans la forme tout ce que nous avions prévu : un plaidoyer véhément en faveur de ses principes surannés et des récrimibations sans fin contre tous les écrivains médicaux de quelque renom.

les plusactifs de l'é pee Ja dernière évidence par les aveux mêmes de M. Broussais. Il ne lui reste plus qu'à en appeler à la postérité, cette grande cour d'appel des causes perdues. Nous voulons bien lui laisser cette espérance, et consentir à ce triomphe futur du système, pourvu qu'il nons accorde, comme il le fait, qu'en ce moment , après vingt années de prédications , ce systeme n'a plus d’adhérens avouables que deux médecins, et qu'il a pour adversaires toute la génération savante contemporaine.

Nous devons rendre cette justice à M. Broussais, que parmi les médecins de ce siècle, il est un de ceux qui méritent le mieux le titre de medecin-philosophe.

Nous ne disons pas que sa philosophie médicale soit bonne; car rons la croyons mauvaise ; mais toujours est-il qu'il en à une. Toujours guide par une vue générale de la science , il ne s'en tient jamais à de simples détails de pratique ou à des observations sans but. Dans chacun de ses ouvrages, c'est la médecine elle-même, comme science ct comme ait , qui est en question , et bien qu’il s'egare , selon nous . à chaque pas, il fait preuve du moins d'un esprit généralisateur, bardi, qui va au fond des choses , et aborde les problèmes fordamentaux. C'est là le caracière distinctif , et non vulgaire , de la plupart de ses écrits, et aussi du quatrième volume de l'Examen. Nous resterons en dehors du corbat universel qu'il livre aux adversaires de la médecine yhysiologique. Nous nous arrêlerons seulement sur les résultats Les plus géneraux de sa critique , qui intéressent la philosophie médicale.

C'est, avons-nous dit, de l'anatomie pathologique qu'il s'agit presque exclusivement dans ce nouveau volume. Les critiques générales que MT. Broussais adresse aux anatomo-pathologistes sont justes; il leur prouve très-hien que La considération seule des altérations pathologiques ue saurait jamais suffire à une classification exacte et complète des maladies , ni à l’établissement d'une thérapeutique ratioonelle ; il ne fait, au reste, ici que reproduire les argumens dont il s'était déjà servi à d'autres époques , et qui appartiennent à tout le monde, Quant aux objections qui lui appartienvent en propre, et qu'il fonde sur ses propres principes , elles sont loin d'être aussi solides, et le plus souvent, loin de servir contre ses adversaires, elles se tonrnent contre lui. La principale de ces objections , qu'il répète à satiété à chaque page , c'est le reproche d'ontologisme. Assurément, s'il est une école à qui on ne puisse pas reprocher d'ériger des entités nominales en maladies positives et de réaliser des abstractions , c'est l'école anatomique, qui tombe précisément dans le défaut contraire, en circonscrivant toute la pathologie dass le cadre exclusif des altérations organiques appréciables aux sens. Les tubercules , les squirrhes, le cancer , les hypertrophies, cic., ne sont certes pas des entités imaginaires , mais des maladies réelles et palpables, Aussi, n'est-ce pes précisément sous ce point de vue que celle

Ce volume est à peu près nul pour la science, à laquelle il n'apporte pas un fait nouvesu, pas une idée qui ne soit connue, et, ° pis est, usée, Mais l'engagement que nous avons pris avec nous-mêmes de suivre constamment ce célébre chef de secte dans toutes les phases de sa vie littéraire , au risque même d'être quelquefois importun, ne nous permet pas de laisser passer incognito son rate ouvrage. Quand il aura terminé la construction de sa philosophie, qu'il doit, dit-on , for-

école . ontologiste. Suivant M. Broussais , son ontologisme résulterait

de ce qu'en négligeant d'étudier les maladies dans l'organisme vivant,

et en déterminant leurs caractères par la seule inspection anatomique

après la mort , ils s'exposent à créer à l'infini des genres et des espèces, suivant l'infime variété des altérations dont les tissus animaux sont susceptibles, à faire vingt maladies d'une seule, et à inventer ainsi des êtres pathologiques qui n'existent point. Cette objection ne saurait avoir la valeur absolue que lui donne M. Broussais, à moins qu'on ne rte comme lui de l'hypothèse que toutes les modifications possibles Les tissus sont le produit d'une cause unique qu’il appelle l'irritation , laquelle irritation est l'élément pathologique commun de tous les autres. Dans ce systéme , l'ontologisme de l'anatomie pathologique est flagrant ; car elle établit se, distinctions sur les différences sensibles des maladies organiques , et admet autant de causes diverses qu'elle voit de phénomènes différens , ce qu'il nie formellement. Sans doute elle tombe sur ce point dans de grandes erreurs , mais c'est la faute des hommes et non de la méthode. La méthode phi- Il ique ne saurait admettre des causes identiques pour des elfets diff , et croire le contraire, comme M. Broussais , est une contradiction logique impardonnable, En thèse générale , les causes ne se révèlent à nous que par les effets , et nous ne pouvons rien aflirmer des unes que ce qui est contenu dans les autres. Les anatomo-pathologistes ne violent donc point le principe de l'induction, tant invoqué par M. Broussais, quand ils attribuent la production des tubercules , des es, des cancers , ete., à des vices particuliers et distincts de la outrition , et M. Broussais tombe , au contraire, dans cette faute quand il soumettre toutes ces modifications à l'action d'un seul agent, l'irritation. Je sais que la recherche des différences entraine facilement à l'abus des distinctions inutiles et à la multiplication des causes et des issances occultes ; mais la recherche des analogies et la poursuite de ’unité ne sont moins dangereuses ; elles conduisent à l'abolition forcée de toutes !es distinctions , même les plus évidentes, et à l'admission d'une cause unique qui, à force d'être généralisée, n'est plus qu'un vain substantif qui s'appliquant à tout ne s'applique à rien. Tel est le mot i-ritation, substitué par M. Broussais à tous ceux qu'emploient les autres médecins pour exprimer les différentes espèces de maladies. Ge substantif est à nos yeux l'entité la mieux conditionnée qui ait jamais été inventée, et M, Broussais est le premier des ontologistes, C'est une entité universelle mise à la place des entités particulières ; c’est le monothéisme au lieu du polythéisme, la monarchie au lieu de la république. | . | + De tous les reproches qu'on peut faire à M. Broussais , l'ontolopisme est celui qu'il tolère le moins, parer que c'est son are de prédilection, Cependant ileest certain que son érritation n'est qu'une invention ontologique de la même nature que les vices scrafuleux , dartreux , la diathése cancéreuse, etc, Elle n'a d'autre supériorité sur les autres que des fonctions infiniment plus étendues. Je connais le moyen de défense de M. Broussais , le voici : L'irritation , dit-il , n’est pas un être ab. trait, c'est quelque chose de défini, de positif; c'est une modification organique réelle, appréciable ; ce n’est pas une fiction allégorique comme les génies épidémiques et le divinum quid des contagions, mais un fait matériel, ua acte de la fibre et des tissus vivans. Cette réponse est justement sa condamnation , elle coupe les bras à son entite et la frappe d'impuissance. L'irritation , conçue comme la cause générale de tout ce qui se fait dans le corps vivant, comme le principe de la vie lui-même, suprême agent de tous les mouvemens normaux et anormaux de l'organisme , et non autrement définie, peut , aussi bien que tout autre substantif, présider à la formation et à la guérison de toutes les maladies ; mais du moment où vous la définissez, vous la particularisez , vous la limitez et vous lui interdisez tout ce À Le n'est pas contenu dans la définition, Qu'est-ce que l'irritation de M, Broussais ? l’état des tissus irrités, Qu'est-ce qu'un tissu irrité? c'est un tissu où le sang afflue, et qui est par conséquent gonflé, rouge et chaud. C'est la définition ordinaire de l'inflammation des auteurs. Partout où je verrai np je dirai qu'il y a irritation, puisque c'est le nom r lequel on est convenu de la Lier | et là où je ne verrai pas ces phénomènes , je dirai qu'il

n'y a pas irritation, Mais M. Broussais ne se tient pas dans ces limites:||ch

“après avoir fait une définition pour ne pas laisser flotter en l'air son entité et lui donner un corps, il la dépouille de ses attributs spécifiques qui la distinguent de tous les autres états organiques, pour la faire servir à l'universelle explication de tous les phénomènes conaus et possibles. C'est là qu'est la contradiction du système de M. Broussais 11 se sert de la définition pour répondre aux accusatians d'ontologie , et il la supprime ensuite pour investir son entité des pouvoirs qu'il lui plait de lui conférer. Li lui suffit pour cela d'ajouter à son x ntif irritation les adjectifs cuncéreuse, 'artreuse, variolique, adhésive, suppurati-

excellence et le fund'!

ve, tuberculeuse , etc. Au moyen de ces épithètes l'irritation constitue ou produit toute seule les cancers, les dartres , la variole, la suppuration, les cicatrices , etc. ; et il n'est pas besoin d'invoquer une légion de génies particuliers pour chacune de ces modifications pathologiques. Eo.somme, si l'irritation n'est qu'un terme général employé par M. Broussais pour exprimer l’action vitale, cause de tous les phénomènes, il est ontologiste au même titre que tous ceux qu'il appelle ainsi. Si l'irritation désigne un certain fait vital ou organique spécial, positif et distinct, elle ne peut plus être invoquée à litre de cause universelle; elle n'est alors qu'un pe particulier à ajouter à tous les autres , et n’a pas plus de valeur. 2

Philosophiquement parlant , l'entité irritative de M. Broussais n’est ni meilleure ni pire que les entités pathologiques des auteurs ; et toutes ces questions , examinées du point de vue métaphysique , ne vaudraient pas la peine d'être discutées ; mais leurs conséquences pratiques leur donnent de l'unportance, Et toutes choses égales d’ailleurs , entre üne doctrine qui n'admet qu'une maladie et qu'un remède , et d'aatres, ee qu'elles soient , qui adinettent des distinctions pathologiques et thérapeutiques , le sens commun nous ferait toujours choisir & priori ces dernières.

La principale objection de M. Broussais contre les travaux d'anatomie-pathologique se réduisant à cette subtile accusation d'ontologisme, et son seul argument consistant à détruire des hypothèses au profit d’une autrehypothèse,on substitue à vingt mots qui n'expliquent rien, un seul mot qui n'explique pas davantage ; nous ne nous en occuperons pas plus long-temps, et nous À sgh à une autre question.

Des progrès croissans de l'humorisme , c'est-à-dire de l'étude pathologique des fluides et le rang important L pos cette étude à prise dans ce dernier temps , ont ému M. Broussais. Nous nous attendions à le voir intrépidement résister à cette nouvelle direction de la science, mais la force des faits et la masse des opposans l'ont intimidé , et le cœur lui a manqué. Au lieu d’un anathème formel contre l’humorisme, il ne nous donne qu'une critique maligne , il voudrait faire conclure qu'il n’a jamais été solidiste exclusif. Il prétend qu'il n'a jamais nié l'importance des fluides , et dit même e} aime des choses fort sensées , qui par malheur viennent un peu tard , et ne s'accordent guère avec l'esprit de tout son système, I convient que les fluides étant vivans peuvent être malades , mais il ne veut pas qu'on cherche à les guérir attendu que l'action thérapeutique s'exerce toujours primitivement sur les solides. I est ici en perpétuelle contradiction avec lui-même; il tourne cette immense diffientté par des faux jugemens analogues à ceux de emploie pour se défendre de son absurde unitarisme-pathologique. Il avoue qu'il y a des maladies humorales pourvu qu'on ne touche pas à sa thérapeutique solidiste, de même qu'il consent à admettre en général mer des maladies non-irritantes, à condition de n’en désigner jamais aucune.

A part cet éternel ontologisme et cette kw de l'humorisme, le volume de M. Broussais n'offre aucune théorie digne d'attention. Sa position particulière ne lui permettant ni concessions , ni progrès, ni études, ni modifications , il sera toujours réduit à répéter à satiété des raisonoemens surannés, mille fois retorqués , et si bien qu'il ne peut venir à personne l'idée de les rétorquer de nouveau. Quelle que soit Pardeur polémique de M. Broussais , 1l en a tant abusé qu'il ne trouvera plus un adversaire assez désœuvré pour croiser le fer avec lui.

Considéré comme une histoire de la médecine moderne et contemporaine, cet ouyrage est tout-à-fait sans valeur aucune, Les omissions sont si nombreuses et si considérables qu'ilseraittrop long de les énumérer toutes. Réduire toute la médecine actuelle à l'école anatomo-pathologique , c'est rétrécir un pen trop arbitrairement le champ de bataille, 1 ne serait pas difficile de citer une foule d'écrits inspirés par d'autres vues où se trouvent les germes de la grande doctrine médicale, qui est destinée à engloutir les iformes essais systématiques tentés depuis le commencement de ce siècle, et à comprendre, sous une base plus large , les vues particulières du physiologisme , de l'anatonisme , de l'humorisme et du vitalisme. Parmi les faits scientifiques que n'aurait pas dû omettre un véritable historien , c’est ce grand mouvement vers les expériences thérapeutiques interrompu par le physiologisme. Mais comme cette reerche des agens me gros süppose des théories pathologiques

opposées aux sciences, M. Broussais a cru devoir les passer sous si-

lence.

Considéré comme un ouvrage polémique, le quatrième volume de l'Examen ne vaut pas les trois autres. Malgré que l'auteur ait pris son temps pour le faire, il est comparativement très faible. C'est une compilation assez mal ordonnée de notes et d'articles de journaux qu'ancuæ lien n'unit, qu'aucuo but sérieux ne domine : c'est le dernier jet d'une source épuisée.

Quant à la forme de ce pamphlet de 800 pages, elle pourra encore

amuser, grâces à la manière piquante et toujours nouvelle dont l'auteur a su varier l'injure. Quoique épuisé sur tout le reste, son vocabulaire est encore très-riche sous ce rapport, et ce genre de talent est le seul que nous ne craignons pas de voir pes faiblir en lui. Comme de coutume il traite tous les écrivains physiologistes , à quelque école qu'ils appartiennent , en ennemis personnels; il ne se cont-nte pas de les accuser d'ignorance et d'imbécilhité , 1 tient à ce qu'on les regarde comme de méchans hommes , sans équité et sans bonne foi. Ces sentimens exagérés sont à quelque égard excusables , car ils naissent d’une conviction profunde. M. Broussais est persuadé, autant qu'on peut l'être, de deux choses : 1° que son système est la vérité en medecine, 2° que ce système a été démontré par ui d'une manière invincible , irréfragable , incontestable. Et il conclut de ces deux prémisses ; que l'opition qu'il rencontre ne s'expliquant pas par des causes naturelles , oit provenir de quelque conspiration abominable tramée contre la médecine physiologique et contre son chef. Sous la restauration il avait sous sa main les jésuites; aujourd’hui il ne sait à qui s’en prendre , mais il n'en parle pas moins d'intcations secrètes, de vues détournées, de moufs cachés , et semble lancer ses fulminantes apostrophes contre quelque cabinet noir dont lui seul connait les mystères d'imquité. Cependant, comme il n'est pas probable que tant d'écrivains, tant de savans jeunes el vieux aient juré la perte d'un homme qui ne les à jamais nés, oi qu'ils veuillent, de gaîté de cœur, commettre un crime de lèse-humanité en abandonnant le physiulogisme , M. Broussais consent à ner à quelques-uns , en faisant entendre qu'ils on le cerveau dérangé. C'est la phrénologie,son étude favorite depuis quelques années , qui lui fournit ce merveilleux expédient. Il à postéricurement reconnu que la décadence de la médecine physiologique tenait à la fàcheuse conformation des têtes de la race contemporaine. Si c’est là la véritable cause , elle est bien triste , car il n’y a pas de remède. Quor qu'il en soit, la gent médicale est divisée ma ntenant en trois classes : 1° les physiologistes , seuls grands et seuls sages ; 2° les non-physiologistes criminels; 3° les non-physiologistes aliénés. Parmi ces derniers il classe deux où trois des henorables écrivains que nous avons cités an commencement de cet article, Il en #st un seul sur lequel M, Broussais ne se pas définitivement, attendu qu'il n'a pas palpé sa téte.

< “House — que rendre hommage à son impartialité. Nous craignons bi figurer nous-mêmes dans la plus mauvaise de ces catégories, car nous n'avons pas le bonheur d'avoir la foi physiologique, et nous avons l’amour-propre de croire que nous ne sommes pas fous; mais M. Broussais voudra bien nous pardonner nos méfaits passés, présens et futurs , s'il veut bien considérer que nous ne nons sommes ps faits nous-mêmes , et que notre crâne est conformé comme il a plu Dieu ou à cette femme inconnue qu'on appelle la Nature. M. ssais termine son volume par la phrase suivante : « Nous » avons mis assez de doctrine philosophique dans l'examen critique » des ouvrages du temps pour que le monde médical ait l'idée de re » que nous sommes rapables de faire en ce genre. » Nous convenons qu'en ce genre M. Broussais est capable de tout , et c’est là une pro- Position qui ne trouvera pas de contradicteurs. =

5 RÉORGANISATION MÉDICALE

[TE DE LA DISCUSSION DU RAPPORT DE L'ACADÉMIE

Le LC” A ROYALE DE MÉDECINE.

; + 3 Séance pu 22 mans 18%1.— Présidence de M. Boutar.

la Laure du procès-verbal, M. Cornac demande la parnle, L'Académie, membre , a mis une «1 grande activité à discuter et à voter Le time trouve au dépourvu pour un amendement que je destinais à récharlatanisee de certains pharmaciens, Ils distribuent avec les médicaimprimés qui indiquent les doses à prendre et la manière de les admi- 'aux maladies dans lesquelles ils conviennent, Je demande si ce

i faire de Ia médecine? Voici donc mon amendement, que forme d'article additionnel : : nl “ peine d'amende , distribuer aueun imprimé

mode d'adiministration des médicamens qu'il met en

nent Le principe ; mais l'exécution lui en parait les, par exemple , sont de véritables médicamens ; pêcher les dépositaires d'ind-quer aux acheteurs la

M. Lonmmear. Non, mais le mode d’adæini tration y est indiqué. M. Pruverien. J'appuie l'article de M. Cornac. Les médecins seuls peuvent bien connaître à fond les propriétés d'un médicament et les circonstances où il convient de l'admiai-trer, Mais l'article n'est pas complet ; ear si vous empèchez le pharaiarien de distribuer de ces imprimés sous son nom , il les fera signer pèr lun médecin; et on en trouve toujours de tout Len rx à le faire, Les j x {sont remplis d'annonces où Ggurent des noms de ins, et quelquefois même de médecins hosorables , qui se lassent arracher par faiblesse où par importunité * une approbation, sans prévoir l'usage qu'on en fera. 11 faut done tendre la probibition aux médecins.

M. Man appuie fortement M. Pelletier, C'est un abus des plus graves; on met dans ces annoucesles médicamens pour ainsi dire à toute sauce, et il n'est pas de

{praticien qui n'ait été à méme d'en voir de fâichrux résultats. M. Marc cile ua

malade affecté de palpitations, qui, séduit par une annonce de ce genre, alla prenrh chez un pharmacien uae de ces panacées; c'était un médicament incen= LENS M. Dovaur, Il n'y a qu'à effacer lé mot pharmacien , el mettre simplement : Nul ne pourra, ete.

| M, Conxac. 1 faut bien reconnaitre qu'il y a des médecins charlatons comme ides pharmaciens ; mais les ur déja votérs qui prohileat là vente de re- {mèdes par tout autre que par les pharmaciens, m'avaient semblé un m suffi sant de répression. Toutefois, quelque extension que l'on veuille donner à mon article, je sui- le premier à y prêter les mains. Mi , M. Cavexrou, Je crois pourtant qu'il est des circonstances où il convient d'indiquer au public la manière de prendre un médicament ; c’est un moyen d'éviter souvent des erreurs funestes. À part celle exception, j'appuie le reste de l'article. M. Conxac. Le mode d'administration d'un remède est subordonné à une foule de circonstances que le médecin seul peut apprécier, ” M, Persetien. Ajoutez que sous prétexte d indiquer le mode d' j on indiquerat les doses, et enfin les maladies dans lesquelles ces doses | des ce serait un facile moyen d'élwd r la loi. : ; : . Veureau appuse la rédaction proposée par M. Double. Cor ce n'est pas aux médecias et aux pharmaciens pari ab qu'il fout adresser la défense, Je lis dans un écril r se distribue dans tout Pars,et qui est signé d'un homme qui n'est pas médecin, l'ordonnance fastuense d'un moyen thérapeutique dont les propriétéssont a peuprésunnerselles, Jugez-en vous-mémes. Ce moyen guérit des puralysies, les af= ceriuns rhumatisnrales où nerveuses, Lu goutte sciatique, Lsen; orgemens {y phatiques, l'hypachondrie, l'atonie,les fleurs blanches . les pdles couleurs, Le retard où la suppression des règles, la paralysie des voies urinaires , l'inconténence d'urine, la surdité récente, ce tuins cas de dité! (ou rit}! et. les affections chroniques qui ont pour cause uu défant de force où

dation ! Si jamais le charlatanisme a été Magrant , c'est dans une de ce

geore; et cependant M. Lemolt , pour le nommer par son nom , a trouvé des mé-decins mème honorables qui ont consenti à prêtes lent nom sans savoir le affiche on allait l'attacher; il y à plu, il y mêle l” ir de médecine, et donne à son frère le Utre de membre de cette A4 je. ‘D se

. Dovnur. Il est correspondant; cvla a été vérifié. À Nr à Lo

M. Vasreau, Une de dit pas, et pour être correspondent, on ne signe pas : e dans

qui ï après . si, me

! {Vous nombreuses : C'est autre chose !} \ M. Conxac. Au contraire, c'ist un devoir pour le pharmacien de l'y mettre, mais selon lordonoance du médecin, :

L'amendement n'est pas appuyé.

M Loninest reproduit l'article proposé par la discussion , et portant qu'il y saura six écoles de pharmacie (M. Double : C'est june cho e décidée. } Alors. continue l'orateur, j'ai deux autres tions à {faire : La prennère ; pur réclamer l'applicstion do concours à Lx nomination des professeurs de pharmacie; la seconde, pour rattacher Les écoles de ie à l'Uuiversité et accorder aux pharmaciens reçus un titre universitaire. Ainsi, le

M. Cornac au commencement. de

mot générique de pharmacien s'applique aussi bien aux elètes qu'à leurs patrons ; ri ces derniers, j'aurais propose be titre de sadère, S'il on était t ié dans opinion. Je me contenterai donc du titre de licencié. ( Une voix : Ap-

w boue L'Académie n'a point été consultée sur ces tions , et n'a point chargé sa commission d'y répondre, I me parait donc inutile d'en sercharger un travail qui nous à ea assez long-tearps, UE

M Lonineas demanie alurs que «es propositions soient insérées comme documens au procès. verbal. (Très-bien ! On rit.) :

M, Perserien. Si cela est inséré, ajoutez que je ptoteste contre le titre de 4. ceneié et que je révlame pour nous, comme pour les médecins, le titre de docteur, (M. Lodibert : Je le préfre encore bien mieux.) .

La discussion est terminée sur le tt, IV, Letit, V Concerne les herboristes ;

mais l'Académie ayant voté leur suppreision , ce itre devient totalement inutile, On passe donc au til. VI devenu le tit. V, et qui traite du Codex, à

Tirne V. — Codex. ; ns.

a 4° 11 faut un Codex officiel, obligatoire pour toutes les pharmacies de la | ch

France, » — Adopté. grd usage n'est plus en rapportuvee l'état présent

» 2° Le Codex actuellement en

Pret. à qui bos nom Ge vil on? #0

k UET. oi nous faire É De. 1

M. O vis, En effet , ce sont des axiomes. Xp Lu M. Doveur. Ce ne sont point ici des articles de Toi que nous vous |

mais de simples aux questions du gouvernement. Or, de ces 1ons em

voici une : « Robe Le amis Les -alce meuside Ji

celle-là que répond le paragraphe bis ; *

M, Castku, Maïs ce n'exprime qu'un motif et pois je demande qu'on réuni Pate D cree :

Sd n'étant en rapport , ele; » puis suivrait l'art.

“ SU et pet d'en publier an autre sous les conditinns les à sa ition, # ]

M. le rapporteur et M. le président , qui parlent ours à La fois , en sorte qu'il est À der pes Ve rit.) NE

Les raphes 2 et 3 sont adoptés sans scie

“ Tir d à des époques variables suivant ives de

mn mL rer dre oder

M. Docnse, Cela est impossfble ; ces époques varieront en raison des progrès de l'art.

AL Rosiquer. Il serait utile toutefois de noter un maxénum de temps qu'on ne pourra dépasser sans reviscr le Codex. Si vous ne mettez pas cette disposition, où ne s'en occupers jamais.

M. Dovnce. Ceci a été longuement disenté dans la commission ; et nous nous sommes décidés par le motif que je viens de dire. D'ailleurs quand il sera besoin d'additions, nous sommes ici un assez grand nombre de p'armaciens et de médecins pour ea faire 13 demande,

M. Vissexeuve. Avant d'accepter comme bonne la réponse de M. le rapporteur , il faut savoir d'abord par qui sera fait ce Codex , par la Faculié , l'Acadé-

mie ou par une commission ministérielle ?

M. Dounse. La commission à craint de blesser la modestie de l'Académie en demandant qu'elle en fût chargée. Nous nous sommes bornés dans le rapport à demander qu'il fût rédigé n par des associations savantes en compétence, par un concours imposant de hautes lumières. » Le ministre décidera.

M. Looisexr appuie la proposition de M. Uobiquet. En Prusse, il existe une instituée depuis 30 ans et d'une manière très-distinguée ; une com

mission permanente avsit été nommée en même temps pour la réviser au besoin, ou y ajouter des fascicules. Cette commission à été un trè,-long temps sans y rien ajouter , jusque dans ces dernières années où elle a ajouté assez rapidement trois aseicules. Cette institution d'une commission permanente me parait bonne à imi-

ter.

M. Dounte. Le fait rappelé par M. Lodibert prouve précisément l'inutilité d'assigoer des fixes à L'révion da Codex. Quant à La commission perma-

nente , si l'Académie veut se charger de la rédaction, elle pourra nommer une commission de ce genre; il Sp ere qu'à ajouter à l'article 4 : « L'Académie sera chargée de la rédaction du Codex. » (Appuyé.)

M. Consac. Toutes les lumières ne sont pas renfermées dans cette Académie ;

il faut laisser au gouvernement le choix de là commission de rédaction ; la Faculté pourrait y fournir quelques mem'res. :

A. Dovere. À part de rares exceptions, les membres de La Facullé sont aussi membres de l'Académie.

Ux meme. Îl faut avant tout se garder de Jaisser le choix de cette commission au ministre ; car nous savons dus comment se nomment ces commissions,

. L'amendement de M. Double est mis aux voix et adopté. |

M, Le rnésioexr, Il s'agit de savoir maintenant si les fscicules seront ajoutés

à des époques fixes et périodiques, À

. Nacquant un amendement ainsi conça : « L'Académie instituera pen sta tes commission permanente pour les additions à faire au Codex. » (M Le pafsinexr : Ce n’est pas là la question.) L'orateur , vivement : M, le président , on ne peut pas achever une phrase dans l'Académie ; laissez-moi motiver monamendement , et vons verrez que je suis très-bien dans la question, Si vous nômmez cette commission, elle viendra vons faire ses rapports, quand il y aura lieu; si vous n'en nommez pas et que l'Académie tout entière demeure chargée de la , elle se fera pas, et il en sera des révisions du Codex, comme du Dictionnaire de l'Académie francaise, qui ne se Lermine jamais.

. Dousce. Nous adoptons pleinement l'amendement de M, N ;

Abe oh qi ds mes volt et adopté, 11 formers un eriele clengel qui constituera l’article 5.

M. Avevox. Il reste une question à vider, savoir : si la révision se fera ou non à des Gxes. Or, je crois qu'il convient d'établir des époques fixes. Si à l'une des époques il n'y à pas lieu à faire d'addition, la commission viendra vous dire : 1 n'y a pas lieu; et tout sera dit.

M. Dove, Il est inutile de discuter cela maintenant, Quand l'Académie aura noméné sa commission , cetle commission fera un rapport sur le meilleur mode à suivre, et il sera temps de vou: décider, Quant à préseut, l'Académie doit être péesséede terminer ce long travail.

M. Avrvox. Il y a une énorme différence à laisser une chose facultative on à l'écrire dans La loi. Quand on discata le réglement sur les commissions entes, j'avais demandé tous les trois mois elles fassent tenues de faire un rapport. Ma sition fut rejetée , et on arrêta que les rapports sersient faits quand il y aurait lieu. Et voici ce qui est arrivé, c'est qu'il n'ya eu lieu, et

nous n'avons on parler de rien. (Vives réclamations. On cite les rapports commissions de vaccine, d'épidémies, etc.)

M. Prucerien. Uest fort inutile de décider quand on réimprimera le Codex ;

ne peut le réprimer que quand l'édition est épuisée. (M. Dovntr. Mais i agit fascicules à ajouter, } Je ne touche point à la ion des fascicules ; mais quant à la réimpression , il conviendrait de dire qu'elle n'aura jamais lieu ons spécial et nne révision c e de l'ouvrage, «Doux. Il y a un fait général qui a plusieurs res, c'est que les

PARIS. — ÉVERAT, IMPRIMEUR

commissions et l'Académie elle-même ne travaillent

rédaction générale avec les nou encore les deux :

ont été renvoyées à la commission, Nous allons nous occuper de ce travail , quand il sera terminé, la commission demandera à l'Académie une dernière séance pour le diseuter.

tenir la nomination officielle des tent de la diversité des noms. Ceci existe déjà ep Espagne,

cles la discussion du texte lu SA ES

nement comme l'œuvre de l'Académie ; ct cependant il y a des faire dessus , des faits inexacts à corriger, des parties en désaccord sions. 1l fant donc ou refondre le rap:

ressources cassion, et quand il aura ai, il y aura une dernière séance où l'Académie le jugera. Voilà ce que je me propose; ct si on en veut davantage , je prie l°

mie d'en charger ua autre i

merciemens à M. le rapporteur, M. Dou ciemens sont volés par acelamalion.

pas autant qu'elles le pourd'entretenir le conseil d'administration sur Les moyens de tout le monde; mais quant à présent, il fout ajourner la dis-

cussion.

M. Romquer. Cette lenteur dans nos travaux s une cause manifeste ; elle tient

à la suppression de l'ancienne organisation de l'Académie, Quand nous formions une section de vec l'organisation actuelle cels est impossible, Jé pourrais citer

maciens qui sont venus pour lire des mémoires , et 1 patience, ont été obligés de se retirer parce que | temps de les entendre. Ma conriction bien profonde est que nous rendons beau ri moins de services qu'avec l'ancienne

pharmacie, par exemple, nous fravaillions beaucoup , er a rï, après avoir isé leur PAcademie uw'avait jamais le uisation.

est finie , ‘sauf à mettre en harmonie la décisions prises pe l'Académie , et à part questions du droit d'exercice et des écoles secondaires , qui et

Dovurze. La discussion du ra

M. Lournexr. Il y aurait d'autres ions encore ; ainsi le Codex devrait con-

, afin d'éviter les erreurs qui résul-

M. Doverx. Ce sera l'affaire de la commission du À

M. Lonment, Il conviendrait encore le Codes fèt écrit dans la ns-

tionale. On à voulu Le faire en latin, et l'édition latine à été en butte à d'innom-

btables eriti en Allemagne , en Angleterre , en Hollande ; et enfin en France on à senti le

in de le traduire en français.

M. Marc appuie cette proposition.

M. Vuirwrtve, Autre observation : quand le Codex actuel parut, une ordon-

nance prescrivit aux pharmaciens de l'avoir ; or il coûtait 48 fr. Cette ordonnance a été vivement altaquée, et'M. Cadet-Gassicourt a fort ua impôt levé sur les pharmaciens. Sera-t-il encore obligatoire de l'acheter ?

hien démontré que c'était

la discussion des artimême. Ce rapport sera envoyé au gouverremarques utiles à

M. Avezox, J'ajonterai enfin qu'on a renvoyé à la fin

avec nos décien entier et le relire, ou le discuter.

M. Douce. J'ai eu l'honneur de dire ce que je me proposais de faire. Le rapteur se retire chez lui atec de nombreuses notes prises dans le courant de la ion, et de plas avec les procès-verbaux des séances, Il usera de toutes ces

pour mettre son travail en harmonie avec ce qui est ressorti de la dis-

moi.

Toute discussion étant close, la séance est levée à quatre heures et demie,

M. le président annonce qu'il n'y aura pas de séance samedi prochain,

M. Nacquart demande que l'Académie ticame désormais deux séances scientili-

par semaine. M. Boulay répond que le conseil d'administration a le projet de

dmste deux ou trois sésnces ex'raordinaires pour mettre à jour tous les travaux en retard,

Avant de se séparer , M. Lodibert mu rer le vœu que l'Académie vote des reble ajoute : et à la commission. Ces remer-

VARIÉTES.

— M. Dupuytren , reyenn de son voyage en Italie, a fait une courte apparition

à l'Académie royale de médecine dans la séance du 25. L'Académie, sur la

ro= potition de M, er-Willermay, à décidé que MM. Husson et Louyer- Willermay seraient chargés de témoigner à M, Dupuytren toute la satisfaction qu'elle ressent de son retour et du rétablissement de sa santé,

— M, le professeur Lallemand vient de publier La septième lettre de son important ouvrage intitulé : Recherches anatwmico-pathologiques sur l'encéphite et ses dépiendunces, etc. , in 8°. Prix : $-fr. 25 c, À Pans, M. Béchet jeune, libraire de la Faculté de médecine.

— Sur la Pathogénie de quelques affections de l'axe cérébro-spiral. Choix d'observations prises dans Phopital de Bordeaux, par E.-M. Rer, docteur cn médecine, chirurgien en chef interne de l'hôpital St-André de Bordeaux , cluf de clinique médicale. ete, ,etc.—1 vol. in-4°, tig, 5 fr.

Chez Daillière , libeaire , rue de l'Ecole-de-Médecine,

— Le Manuel d'anatomie descriptive, en 56 livraisons, in-4°, par M. Claquet , professeur à la Facnlté dé méecies de Paris , etc. , est terminé. MM des

souscripleurs qui n'ont point encore complété leur exemplaire, sont invités à le faire d'ici au 45 avril bain : passé cette époque il n'y aura plas possibilité de le faire , attendu que les pierres sur lesquelles où tise les pla sront détrui-

tes, S'adresser à M. Déchet jeune.

Le Rédact-ur en chef, Juues Guiuim.

RUE DU CADRAX, N° 16.

La Gasrrre mémicazs ve Pants (Gazerte de santé et Clinique des hôpitaux réunies } parait tous les samedis de chaque semaige; chaque numéro est compasé de 16 pages in-4°, 82 colonnes , et équivaut à & feuilles in-8°. Le prix d'abonnement est pour Pars et les Départemens, de 40 fr. par an , 20 fr. pour 6 mois, et 40 fr. pour trois mois. Pour l'Étranger 44 fr. Les abonnemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4* Janvier, 4* Avril, 4° Juillet, 1% Octobre, — On s'abonne à Paris, an bureau du Journal, rne Poissonniere , n° 5 , et dans les départemens, chez ous les Directeurs des postes. — On ne

reçoit que les lettres affranchies.

Mémoire sur Les tumeurs sanguines et lipomateuses de La paume de la main. — De l'état et des progrès de la vaccine en France, durant l'année 1832, — Acsdémie des sciences, séances des 17 et 31 mars 1654 ; de médecine, du 25 mars et du 4° avril, — Sur la tendance actuelle des esprits en médecine.— Analyse de l'Encyclopédie de médecine pratique pabliée par les docteurs Forbes, Tweedie et Conolly, — Anatomie , pathologie et physiologie des artistes.

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CHIRURGIE PRATIQUE

MÉMOIRE SUR LES TUMEURS SANGUINES ET LIPOMATEU- SES DE LA PAUME DE LA Max ; par le docteur Ro- GNETTA.

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