COMMISSION DES REMÈDES SECRETS
M. Brichetesu , rapporteur de celle commission , donne l'anelise de six remè-
des secrets , dont aucun ne mérite l'approbation de l'Académie. Nous y avons re-
ué une pommade pour la conservation des cheveux , un collyre composé de
dix. boit substances , et un bouillon contre toutes les maladies humorales, envoyé ia fois par deux proprictaires , etc, Le rapport et les conclusions sont adoptés.
. NOCYELLES RECHERCHRES SUR LA RÉTRACTION PERMANENTE DES DOIGTS , Par M. Gornaxn, chirurgien à l'hôpital d'Aix. — Rapport de MM. Sanson et
M. Sassox, rer + Cxpose d'abord l'histoire de la science sur la rétraction permasente des doigts Il ne s'agit pas ici de celle qui pourrait être due à des cicatrices , à l'ankylose , à La paralysie des extenseurs; mais uniquement de cette affection qu'on attribuait, avant M. Dupustren , à la contraction des tendons,
tendinumn, et qu: M. Dupariren à rapportée depais à la rétraction de l'aponérrose palmaire. Les disseutions de M, rs 2 pneu et les premières opérations tentées par lui avec succès appuyérent d'abord complétement cette opinion ; mais il lui vint un malade chez lequel, après avoir coupé en travers les brides de l'aponévrose dans la paume de la main , il falbat encore , pour obtenir un redressement complet, diviser d'autres brides le long de là (ace antérieure des doigts rétractés. IL v avait dans ce. fait chose qui échappait à la théome de M. Dupayireng c'est celle cause nouvelle et inconoue que M. Goyrand s'est attaché à trouver.
Un homme de 72 ans , affecté d'une rétraction ancienne des doigts , mourut à l'hôpital d’Ais. La dissection montra que celle rétraction était due à des cordons fibreux de nourcile formation, qui. de l'aponévrose palmaire , se rendaient à la pneu de celte galue,aux parties latérales des phalanges, et même
‘une phalange à une autre,
M. Goyrand tire de ce fait deux conclusions, savoir : 4° que ce sont toujours ces brides qui déterminent la rétraction des déigts ; 2° que ces brides sont de formation nouvelle.
- Quant à la nn 78 rs À À bhides existant à l'état normal, et montré la justesse de celle prévision.
: { M. Sanson montre en “fe
gneusement disséquées ; à part les prolougemens profonds de. l'aponérrose pal-
dissections atteutives ont dé-
(l + à l'Académie plusieurs mains à l'état normal, soi. | administrer le quinquias aux malades
centes. M. Goyrand pense que la section transversale de la peau s'élargissant mefnce À Gr
e xagérés. L'individu qui est le sujet de cette observation manie la plume depuis 20 aus dans l'administration \de l'hôpital d'Aix.
La commission d'inscrire le nom
M. H, Croquer cite un cas de rétraction des doigts observé par bai, et dout la cause résidait assurément dans les muscles féchisseurs, Les tendons, lorsqu'on essayait de redresser les do gts , faisaient une telle saillie sous La peau, qu'on au- {rat dit qu'ils étaient lux-s de kurs gaines, Une faudrait donc pas en accuser touljours l'aponévrose palmaire et ses brides.
M. Basruéceut. On voit assez souvent chez les cheraux une affection analogue qui smble esclusirement réservée aux membres antérieurs : c'est la flexion du doigt , qui est due à la rétraction du muscle fléchisscur profond ou perforant. Les vétérinaires sont dans l'usage de pratiquer la section du tendon vis-à-vis l'os métacarpien; le doigt se redresse aussitôt ; les deux bouts du tendon se soudent à la distance convenable , «1 le membre reprend sa direction et toute sa solidité primitives. On en a rapporté plusieurs exemples dans le Journal de médecine vétérinaire de l'an dernier. Quelques-uns des chevaux ainsi opérés travaillent dans le voisinage de l'école ; il y en a mème un à Charenton appartenant à une administration de voitures publiques.
M Samsox, Les vétérinaires sont donc plus heureux que les chirurgiens, car j'ai vu, dans des cas de ce genre, pratiquer la section et même l'excision des tendons; et sans doute d'autres ont vu de ces opérations comme moi , et-les doigts n'en demeuraient pas moins rétractés.
M. Durur déclare qu'il a fait l'opération indiquée par M. Barthélemy sur uu cheval, et que le raccourcisseme nt est revenu. -
M, Vesreau. Il faut distinguer avec soin les causes , pour bien apprécier les résuliats. Autrefois on accusait de cette maladie la rétraction des tendons - M. Dupaytren a prouvé que cette canse était fort rare ; mais il me faudrait pas pour cela la nier, car, outre que les faits de ML. Barthélemy démontrent son existeuce sur le cheval , il existe chez l'homme des cas où elle est manifeste. Je citerai en exemple le tendon d'Achille , dunt M. Delpech a traité la rétraction par la section, Mais ce sont plas particulièrement des brides flreuses qui tiennent fléchis les doigts de la main, et je partage complétement l'opinion de M, and à cet égard. L'an dernier , trois malades affectés de rétraction des doigts sont en trés dans mon service à La Pitié ; deux é‘aient 45 vieus que je n'osai tenter l'opération ; mais le troi-ième, jeune homme de 28 ans, s'y soumit avrc empressement. J incisai done la peau , puis La bride Gbreuse , et mème je disséquai celle-ci et j'en Us l'extraction complète, Au dessous de cette bride il fut facile de reconnaitre , au fond de la plaie, l'aponerrose palmaire intacte. J'ai imprimé dans le temps ce fait avec tous ses détails,
M. Saxsox répand que la bride enlevée par M. Velpcau était un des prolongrmens cutanés de l'aponrvrose,
M. Mantix-Socox. Ce qu'on nomme retrnetions des tendons ne sont, à proprement parler, que des réiractions des muscles. Ainsi J'ai en cc moment mes salles à Besojon une femme qui à le pied étendu sur la jambe par l'action des muscles du mallet. Quand on veut fléchir le pied , ces muscles scquièrent, en résistant , une dureté excessive. J'ai employé La belladone en frictions ; et ce moyen a déjà dimiuué la réfraction d'une manière notable,
Le rapport et ses conclusions sont mis aux voix et adoptés. — MM. Villermé et Guénesu-de-Mussy proposent de ressoyer également Le rapport à la commission de publication, astemdu qu'il contient des détails historiques qui manquent an mémoire. M. Lisfranc demande, si ce renvoiest adopté , qu'on ajaute au rapport une mention des travaux de sir A. Cooper à ce sujet, travaux anlérieurs même à ceux de M. Dupuytren, Ces deux propositions sont adoptées. j
de renvoyer ce mémoire au comité de publication , et l'auteur sur la liste des candidats aux places de correspon-
MÉMOIRE SUR LES FIÈVRES GRAVES DE CATENNE, par M. Secoxv, D.-M, à la Guyane. — Rapport de M. Louyer-Willermay.
M. Locres-Wiisensar lit an rapport sur le mémoire cité , que la faiblesse de l'organe de l'orateur nous empêche d'entendre en grande partie, Nous saisissons seulement que selon M. les Gèvres graves de Cayenne sont occasionées par les miasmes des marais, et ne tiennent nullement à la chaleur du elimat. Cette cause nouvelle explique parfaitement pes elles sont plus fortes en été, moins graves el moins fréquentes en hiver, Les ts y sont surlout exposés,
M. Segond à employé un traitement éclectique, combinant les idées de M. Broussais avec celles de Rasori; il fait surtout an grand éloge du calomel. 11 fait aussi un grand éloge de M. Broussais auquel s'associe pleinement M. le rapporteur.
Les conclusions sont de renvoyer le mémoire au comité de publication, et d'inscrire l'auteur Lg les candidats aux places de carres
M. Vicuené fat remarquer uo faitindiqué par M. , et que l'on observe aussi bien dans nos climats lempérés que dans les régions intertropicales; c'est-à dire l'influenee des pluies À og faire cesser les fièvres intermittentes dues à des influences marérageuses. En 1816 , l'été fut fort pluvieux en France; et lous nas cantons marécageux furent exempts plus ou mouns des fièvres qui y s00t comme endémiques; au contraire , ces fèvresse montrèrent dans les canions secs qui en sont ordinairement à l'abri. M. Villermé rappelle encure qu'étant en Espagne, dans les cantons marécageux de la Manche, fa vu les médecins e: os
pris de fièvres intermittentes , sans .
parer d'aucune manière; et ils réussissaient fort bien.
M, Casrez croit que c'est lui que M. le rapporteur à voulu désigner en parlant des détracteurs de la doctrine de M. Broussais; mais, ajoute-il, je ne m'en sem point offensé. Je pourrais répandre aux a ies que M. le rapporteur à faites de cette doctrine; mais je ne veux poiat insulter un cadavre.
Élève de l'école de Pinel, j'yai appris à me défier des règles absolues ; admirateur de sa philosophie j'ai appris àm'éloigner des principes exclusifs : car tout exclusive que paraissait être sa doctrine, elle jetait en vous un germe d'éclectisme, elle honorait encore Hippocrate, marchait avec le vitalisme, et ne répugnait point aux travaux d'anatomie-pathologiques des Morgagni et . Portal, etc. ; resté en dehors du système qui à envahi l'Europe médicale , je me réjouis actuellement de wa longue résistance ; déjà j'en avais donné La preuve en 1823 dans ma pharmaculogie, et depuis, dans divers travaux partiels, mais plus encore dans ina pratique, Aujourd’hui que la médecine d'observation triomphe, je suis bicu aise de consigner ici ma profession de foi médicale comme introduction aux faits pratiques dont je me propose de vous adresser l'histoire, ,
Agréez, etc.
…… Laïns est mort; laissons en paix sa rendre.
D'ailleurs tous ces débats ont un juge naturel et irrécusable : la postérité.
M. Rocnoux déclare hasardée une assertion de M. Segond, qui «lit que la fièvre juane n'est ni endémique, ni épidémique à Cayenne, parce qu'il ne l'y à jamais vue. La fièvre jaune règne si bien à Cayenne et à la Guyane, que le général dr l'expédition qui a été en reprendre possession en 484%, au num de la Fraace, a succombé à celte maladie.
M. Sren croit que M. Roclioux se trompe : il peut affirmer qu'aucun gouver: near de la Guyane n'est mort de la fièvre jaune ; et qu'elle ne règne pas dans ce
HaT4, TT une courte réponse de M, Louver-Willermay à M Castel et à M. Rochoux, le rapport et ses conclusions sont adoptés.
Séance lerée à 5 heures.
Fiëvée.
ses