CORRESPONDANCE MEDICALE. BIBLIOGRAPHIE
THE CYCLOPŒDIA OF PRACTICAL MEDICINE, edited by
SUR LA TENDANCE ACTUELLE DES ESPRITS EX MÉDECINE. { J. Fonues , Alex. Tweznie , John Coxozy.
Monsieur et très-honoré confrère, de ENCYCLOPÉDIE DE MÉDECINE PRATIQUE , publiée par les Avant de vous communiquer quelques-uns des faits nombreux que docteurs Fonses, Twweënie et Conozzy. j'ai recueillis daps ma pratique et sur lesquels j'appelierai l'attention de vos lecteurs, permettez -moi de vous adresser quelques lignes sur les tendances de l'époque médicale actuelle. Vous pouvez juger comme moi, monsieur, des incertitudes des doétrines qu'on a tant vantées dans ces derniers temps; la presse médicale l'a ofticiellement avoué, une êre nouvelle semble s'annoncer, et le systeme qui naguère florissait avec tant d'éclat succombe, et dans sa chute entraine sa divinité, ses prétres et ses autels. Les médecins physiologistes absolus, ceux tant dé. vouée à l'anatomie-pathologique et les contre-stimulistes perturbateurs des règles d'une sage thérapeutique , annoncent avec l'expression d'une soucieuse conversion qu'ils se séparent des doctrines exclusives et proclament les préceptes de l'éclectisme. Ces réformateurs répondrontls à cette propagande philosophique et répudieront-1ls des principes dont ils s'étaient si ibéralement nourris? Cette révolution médicale que la raison apprlle, n'est pas sans danger pour les vérités acquises ; le passé sous l'influence de nouvelles idées se perd souvent dans le présent, comme celui-ci se unes probablement dans l'avenir. Déplorable disposition de l'esprit humain, de conduire au néantisme au lieu de perfectionner et d'ajouter à la science, si péniblement créée, les avantages d'un mouvement progressif. 1 est temps de faire concourir à l'œuvre d'une régénération | humorisme', le vitalisme et le solidisme ; cette trinité dont chaque partie est également puissante et également indispensable. L'humorisme , long-temps méprisé, revient encore dominer notre raison, Le vitalisme aussi banoi et critiqué, quand l'expérience nous explique sans cesse sa présence pathologique. Le solidisme, enfin vaincu dans son absolutisme , ne laisse pas moins réagir de nombreuses vérités.
Mettons donc nos investigalions au large, multiplions et analysons les faits, tenons toujours compte des phénomènes extérieurs, météoriquès ou autres , modifiant les phénomènes qui se passent en nos. En effet, que doit produire cette chimie à la fois morte et vivante permanente en nous ? Que doit-on attendre des constitutions morales ct maté. rielles si variées , des âges si diflérens, des habitudes que chaque individucontracte et se créc selon ses besoins ou ses goûts toujours nouveaux; car sa vieextérieure lui donne sonvent une vie nouvelle, soit au physique, soit au moral; enfin, dans sa constitution générale comme dans la répartition des matériaux de la nutrition.
Sous un tel inventaire des lois physiologiques qui agissent on réigis sent sur l’homme en santé ou malade, sous des influences si diverses, ne serail-il pas absurde de croire que la médecine fût absulue en théorie, quand elle ne trouve son lustre que dans 1 application d'une théorie pratique ct rationnelle, dans une rigoureuse observation et dans l'inspiration enfin d'un génie qui la comprend dans ses nombreux élémens de variation et la suit dans toutes ses difficultés. Bientôt le septicisme aussi fera place à cette thérapeutiqne si négligée de nos jours, mais riche de passé et d'avenir; elle inscrira bientôt ses triomphes, elle ne se traînera plus péniblement à la suite des autres parties des connaissances médicales ; elle marchera libre, mais éclairée par l'anatomie et l physiologie avec lesquelles elle forme un tout indivisible; tout dont les parties désunies rendeaient l'art de guérir incomples.
Tel est le titre du premier dictionnaire de médecine publié en anglais. Déjà nous comptions en France quatre ouvrages de ce genre, dont trois étaient depuis long-temps achevés , et dont un en était à sa seconde édition, qu'il n'existait rien de semblable en Angleterre. Le succts prodigieux du dictionnaire de chirurgie de Samuel Cooper , qui en peu d'années est arrivé à sa sixième édition , devait encourager à une plus grande entreprise. Cependant , jusqu'ici elle n'avait point élé tenice, Les médecins anglais, qui possèdent beaucoup de monographies ou d'ouvrages particuliers sur les différentes spécialités de la médecine, et qui surtout sont assez riches pour les acheter, bien que le prix des livres soit chez eux beauconp plus élevé qu'en France, n'éprouvaient pas le besoin de ces grands résumés, où l'élève en médecine et le médecin lui-même trouvent à peu de frais, et sans perte de temps , les notions qui leur sont le plus indispensables ; aussi ces ouvrages formentils souvent parmi nous toute la bibliothèque du médecin. Nos voisins ne pouvaient cependant rester long-temps sourds à nos exemples noïnbreux. C'est au commencement de 1832 que fut publiée la première partie de l'ouvrage que nous annonçons. Depuis cette époque, il a continué , nonobstant le retard qu'a dû occasioner l'invasion du choléra , à paraitre avec assez de régularité ; et, malgré quelques prédictions peu favorables qui furent faites dès le commencement de l'entreprise par des médecins qui tenaient sans doute beaucoup aux études approfondies, peut-être aussi par quelques confrères jaloux , le succès paraît avoir dépassé l'espoir que l’on en avait conçu des le commencement, et a déjà donné naissance à 1ne entreprise rivale.
L'Encyclopédie de médecine pratique ne représente cependant aucun de nos grands dictionnaires ; elle ne comprend que les parties indiquées par le titre de l'ouvrage, et conséquemment exclut tout ce qui à rapport à l'anatomie , à la chirurgie. à toutes les sciences accessoires ; elle ne comprend que les articles de médecine pratique; elle rejette ce qui, dans nos dictionnaires, forme la ee plus positive, la plus amplement et, nous sommes obligés de le dire, souvent la mieux traitée , pour se borner à ce qui fait chez nous la portion la plus päle et quelquefois la plus négligée; en un mot, cœdictionnaire est pour la médecine pratique ce qu'est celui de Cooper pour la chirurgie. Il est destiné à faire Le pendant de l'ouvrage du célèbre chirurgien anglais.
Les éditeurs sont MM. Forbes, Tweedie et Conolly. Le premier est auteur d'une traduction du Traité de l'auscultation de Lacnnec, que nous n'avons point vue, mais qu'il paraît avoir enrichie de notes qui lui donnent une grande valeur au jugement de ses compatriotes. Il n'a point démenti dans l'Encyclopédie là haüte opinion que l’on avait de son talent. Plusieurs articles qui sortent de sa plume sont de main de maître ,etil en est qui laissent derrière eux quelques-uns de ceux de nos meilleurs dictionnaires. Le second , le docteur Twecde, est depuis dix à douze ans médecin de l'hôpital des Fiëvreux de Lordres, ct connu par des travaux d'une utilité pratique générale. Le troisième avait été nommé professeur de médecine à l'université de Londres à l'éprque de sa création.
Quantaux collaborvteurs, nous en comptous pris de soixante dont la plupart étaient connus anptéricurement par des travaux spéciaux et
ant rapport aux arlicles dont ils sont chargés. Ainsi nous voyons le Fev lope réndre compte des maladies de cœur, le professeur Carswell fourmir les articles d’anatonie pathologique, le docteur Lee ceux des maladies des femmes , les docteurs Paris et Clark les articles de diététique et d'hygiène , le professeur Thowson ceux de thérapeutique et de chimie appliquées à la médecine.
La première circonstance qui nous à frappés à la vue de cette longue liste de collaborateurs dout les noms n'ont e été placés Ja uniquement pour faire parade et mentir au ic, c'est le petit nombre de ces médecias qui appartiennent à la ville de Londres. C'est à peine si la moitié d’entre eux habitent la capitale où se publie cette encyclopédie. Tous les autres pratiquent à Dublin ou dans des villes de province telles que Alanchester , Glascow , Sunderland , et nous ne comptons parmi les premiers que six membres du collège de médecine de Londres (f-Hows of the royal college of physicians). ‘est une circonstance remarquable et qui fait honneur à l'état de la médecine en Angleterre, que cette dif. fusion d'homines capables daus toutes les villes, et surtout cette indé. pendance d'esprit , cetic décentralisation qui permet aux médecins anglais de trouver bons des ouvrages om ce par des écrivains étrangers à la capitale, Nous nedirons point qu'en France on ne trouverait pas hurs de Paris un nombre égal de médecins capables de se faire écouter ou de se faire lire; loin de là, nous sommes bien persuadés du contraire ; mais ce dont nous doutons , c'est qu'une entreprise de ce genre où La moitié des collaborateurs seraient étrangers à Paris, et où surtout l'on ne compterait qu'un trés-pelit nombre de professeurs de la Faculté , eût un grand succès en France. : .
"Encyclopédie de médecine pratique, lorsque l'ouvrage sera acheré, ta proche déjà de sa fin, us 3 gros volumes gr. in-8°, de à ouf cos pages chacun , et à deux colonnes par page, comme la at. te du Samuel Cooper publiée à Paris. Cette disposition permet de donner aux articles tout le développement qu'exige un ouvrage de ce genre.
L'objet le plus important pour nous serait d'examiner dans quel esprit est dirigée la rédaction e ce travail, d'étudier les théories qui dorainent à travers soixante expressions différentes. Ce serait une belle occasion de constater l'état actuel des théories médicales en Angleterre, de voir quel progrès ont faits les nouvelles théories, et jusqu'à quel point les ancieanes ont été abandonnées. Mais les lecteurs de la Gazer- TE MÉDICALE , connaissent déja, par les nombreux matériaux qu'ils ont trouvés dans nos colonnes sur la médecine anglaise , le résultat auquel nous arriverions nécessairement. Nous ne voyens nulle part une théorie générale dominer. Les Anglais en sont où nous en serions depuis longtemps nous-mêmes , si l'influence de l'école physivlogique avait exerce moins d'empire parmi nous, et si nous avions ajouté une foi moirs vive aux promesses jusqu'ici si souvent trompeuses des anatomo-patholo-
istes.
5 La partie théorique y occupe peu de place. Depuis long-temps on à fait la remarque que la théorie est généralement moins étudiée en Angleterre qu'en France. Bien que cette différence nous explique la supériorité réelle que nous avons sur nos voisins dans l'étude de quelques sciences, czpendant nous ne croyons pas qu'elle soit pour eux une cause d’infériorité en médecins : car nuus ne pensons pas que, dans l’état actuel des connaissans médicales, une théorie générale soit absolument nécessaire. La théorie est sans doute indispensable dans une science qui compte un grand nombre de faits posinfs ; elle les réunit et en facilite l'intelligence ct le souvenir, Mais la médecine pratique n'en est pas là. Les faits positifs ne sont pos encore assez nombreux pour surcharger la memoire, Chaque fait positif ou chaque groupe de faits porte, pour ainsi dire, avec lui-mème sa théurie. Pour nous, quelque peu satis. faisant que soit ce vague pour l'esprit, nous le préférons encore à une théorie qui , pour dominer , fausse les fa ts, les détourne ou les invente, et qui eu résultat nons mène à de nombreuses erreurs,
Le caractère principal de l'Éncyclopédie pratique c'est de ne s'attacher qu'à ce qu'il y a d'applicable , qu'à ce qui est d'utilité pratique, On y trouve peu de ces longues discussions destinées à appuyer des idées théoriques. Peut-être même aurait-on quelques reproches à adresser à cel égard aux auteurs de plusieurs articles ; lorsqu'ils s'occupent de théorie le plus souvent ils se contentent de citer ce que leur ont s
ris les auteurs français , mais rarement ils parlent à cette occasion eur propre fonds. Ainsi, nous avons éprouvé quelque étonnement en voyant le docteur Stokes , médecin de l'hôpital Meath à Dublin, dont les vues offrent à la fois de la profondeur et de la sagacité, et qui a eu autant d'occasions, qu'aucun médecin de Paris, d'étudier les résultats de l'inflammation de la muqueuse des voies digestives à la suite des fièvres
continues dans les différentes épidémies qui ont ravagé plusieurs fois la capitale de l'Irlande, réduit à emprunter les caractères anatomiques de l'inflammation de l'intestin aux auteurs français. Nous aurions mieux aimé qu'il nous eùt donné le résultat de ses propres observations ; elles auraient eu à nos yeux plus de prix que celles recueillies parmi nous sous des influences plus ou moins défavorables à l'observation.
Les réflexions que nous faisons ici à l'occasion des articles entérite et gastro-entérite du docteur Stokes, nous pourrions les présenter encore pour plusieurs articles de différens autres collaborateurs du même dictionnaire , qui ont admis agec trop de facilité les resultats d'anatomie-pathologique obtenus par la plupart des anatomistes français ; sans doute c'est en l'rance que l'anatomie-pathologique a été cultivée avec le plus de soin ct le plus de succès, ct c'est aux travaux des médecins français que cette belle partie de la science a dû ses plus rapides progrès. Mais on ne doit jamais oublier qu'à côté de la vérité se trouve souvent l'erreur, et plusieurs auteurs de l'Encyclopédie pratique nous paraissent ignorer qu'en Franceon a beaucoup exagéré l'influence de l'anatoie pathologique sur la médecine pratique, et que chaque jour nous enleve de nos illusions à cet égard.
Parmi un aussi grand nombre de travaux appartenant la plupart à des auteurs différens, tous ne peuvent avoir une égale valeur: il en est qui ve laissent, on pourrait dire, rien à désirer ; d'autres au contraire qui paraissent Laibles ; cependant ces différences tiennent peut-être autant aux sujets eux-mêmes qu'à la capacité des auteurs. Partout nous trouvons une égale connaissance de la littérature médicale française , et nos auteurs et nos recueils périodiques sont cités dans tout le cours de l'ouvrage aussi fréquemment et peut-être même plussouvent que les écrivains anglais eux-mêmes. On y trouve en outre une foule de faits et surtout une érudition que l'on chercherait vainement dans beaucoup d'articles de nos dictionnaires. Les éditeurs promeutent de donner avec la der nière livraison une Bibliographie médicale et une Histoire de la medecine pratique.
Parmi les premiers articles nous trouvons surtout celui sur l'angine de poitrine , par le docteur Forbes , qui est l’un des meilleurs de toute la collection ; 1l se fait remarquer par une saine philosophie, une érudition rare et des recherches qui en font le meilleur travail qui existe maintenant sur celle mystérieuse affection.
Les recherches du d'avis Forbes ne permettent pas de douter qne l'angine de poitrine ne füt connue avant qu'Heberden en eût donné la description Cependant, c’est à cet auteur qu'appartient le mérite d’avoir fixé sur elle, et d’une manière spéciale , l'attention des médecins. Il est également probable que, comme toutes les autres maladies nerveuses, l'angine de poitrine est devenue plus fréquente avec les progrès de la civilisation et du luxe.
Sa nature sera probablement encore long-temps inconnue. De ce que daos beaucsup de cas on a trouvé une altération notable du cœur, on en a cocclu qu'elle était toujours l'effet d'une altération organique de ce viscère; mais on v'a pas expliqué pourquoi, dans un certain nombre de cas, on ne trouve aucune trace de cette altération; pourquoi , dans le plus grand nombre des cas où le cœur est notablement altéré, les malades n'éprouvent aucun symptôme de l'angine; pourquoi, bien que l'altération organique soit permanente, les symptômes de l'angine sont intermillens, et enÜn pourquoi celte maladie guérit quelquefois , tandis que toute altération organique du cœur très-prononcée amène nécessairement la mail à une époque plus ou moins éloignée,
Aussi, l'altération organique du cœur ne peut être considérée comme la cause de l'angine de poitrine , mais comme une disposition à cette maladie. M. Forbes croit que dans le petit nombre des cas où, à la suite de l'angine, on n'a pas trouvé de lésion organique appréciable, le cœur n'avait probablement pas les proportions qu'il doit avoir dans son intégrité, et il dit avoir pu , dans plusieurs cas peu graves d'angine de poitrine, reconnaître par l’auscultation que le cœvr n'avait pas toutes ses proportions naturelles , soit dans ses rapports avec toute l’écosomic , soil entre ses différentes parties,
Sur 45 cas d'angine de poitrine rapportés par les auteurs depuis Heberden, et où les résultats anatomiques ont été notés, M. Féies a trouvé :
Absence de lésion organique dans 4 cas.
Lésion organique du foie, 2 Lésion organique du cœur et des gros vaisseaux, 39
Voici maintenant dans quel rapport se trouvaient entre elles Les différentes altérations du cœur et des gros vaisseaux lorsqu'elles ont été notées :
Lésion organique du cœur seule dans 10 cas.
de l'aorte seule, 3 = des artères cononaires seules, 1 Ossifiration ou dégénéres-vnce cartilaginense dés artères coronaires, 46 Altération des valrules , 46 Altérations de l'ancte {ossilication ou dilatation, ou ces deux lésions à La fois), 24 Ramollisscment notable du cœur, 12
Quant à la nature des douleurs qui constituent , on pourrait dire , l'angine, l'auteur les rapproche des névralgies dont sont affertés plusieurs autres organes, et surtout ceux qui ressemblent an cœur par leur organisation et leurs fonctions , savoir les viscères creux qui ont une tunique musculaire et sunt destinés à transmeitre des fluides, Nous avons ainsi pour l'estomac et les intestins la gastralgie et l'entéralgie , qui peuvent exister avec une lésion organique de ces organes , ou sans lésion. Il est rationnel de supposer que cette affection douloureuse se développe avec plus de facilité dans un organe malade que dans celui qui est à l'état sain , et l'expérience nous démontre que , bien que tous les organes soient susceptibles de devenir le siége de ces douleurs aiguës que l'on nomme névralgies , cependant ils sont bien plus sujets à ce: tons doutoureuses , lorsqu'ils sont altérés dans leur organisa uon.
Les rapports de l'angine avec les affections gontteuses méritent une attention partienlière sons le rapport de la pathologie et du traitement, Ges rapports ont été observés dés les premiers temps, et ont eu nne influence considérable sur Les opinions et la pratique de beaucoup d'auteurs, Suivant Butter, qui paraît les avoir signalés le premier, Poire ne serait que l'une des formes de la goutte. De mis fui beatcoup de pra ticicos ont adopté cette opinion, et il semble diflicile de douter qu'elle ne soit pas exacte dans un très-grand nombre de cas. On voit souvent tons les phénomènes caractéristiques de la goutte coexister où alterner avec ceux de l'angine. Chez d'autres sujets les symptômes constitu. tionnels ou généraux sont ceux qui appartiennent à la goutte, mais le trouble local du cœur et des gros vaisseaux tient lieu de la lésion des articulations. 11 doit certainement y avoir une différence réelle entre les deux ordres de cas, et qui domne aux uns la forme caractéristique de l'angine, et aux autres celle de l'inflammation artheitiqne des extrémités ; mais elle échappe à notre observation dans le plus grand nombre des cas.
L'auteur considère le traitement qui convient pendant l'attaque, et ockui que l'on doit adopter dans l'intervalle, Le premier doit nécessai. ressent varier beaucoup suitant les circonstances ; nonrs ne citerons ici que celle qui a rapport au développement subit de gaz dans l'estomac et les intestins en grande quantité, ou au moins en quantité suflisante pour incommoder gd roms À ke malade. Cette espèce de preumatose suffit mère dans mm certain nombre de cas puur amener seule les crises on les ues. Î n’est pas douteux qu'alors l'expulsion de ces gaz ne soit l'une des indications les plus pressantes, car le soulagement arrive immédiatement apres leur sortie. Les eaux aromatiques produisent quelquefois plus d'effet que les moyens que l'on croit doués d'une grande efficacité. Parmi les médieimens dont l'emploi est le plus rationnel et pourrait avoir le plus de succès lorsque l'on peut soupçonner l'action du principe goutteux, l'auteur place surtout les eontre-irritans, et il cite un grand nombre de cas rapportés par les auteurs anglais, où des cautères appliqués soit sur les côtés, soit sur les cuisses ou d'autres points encore, ont produit un soulagement notable ou amené une guérison complète.
L'article Æsthme , du mème auteur, nous offre anssi an bon résumé de l'état actuel de la science sur cette affection. En Angleterre, comme en France , l'étude de l'asthme a été le sujet de nombreuses discussions causées surtout par la difficulté que l'on éprouve à ranger , soit dans les affections nerveuses , soit dans les affections catarrhales , les cas qui offrent des phénomènes communs à ces deux ordres de maladies. Nous allons résumer en quelques propositions ce qui ressort de l'intéressant article du docteur Forbes. |
1° Il y a toujours dans l'asthme une contraction spasmodique des muscles des bronches, et quelquefois un état semblable de ceux de la trachée, da larynx et des muscles extérieurs de La respiration, Dans un petit nombre de cas, cette sorte de constriction peut avoir lieu sans que les parties qui en sont le siége fussent affectées antérieurement ; mais le plus souvent elle dépend de l'irritation préexistante de la muqueuse des conduits aériens.
2° On observe quelquefois des phénomènes analogues produits par la congestion de by muqueuse des voies aériennes , sans aucun spasme concomitant.
3" Dans tout paroxysme, 1] y a constamment congestion ou tumé-
$ faction dé ‘a moqueuse, soit qu'on considère cet état comme la éause ;
isoit qu'on n'y voie qu'un effet du spasme. La violence des paroxysmes
n'est pas moins modifiée par la force de !a congestion que par celle du spasme : une forte congestion avec un léger degré de spasme produisant probablement le même résultat qu'une légère congestion avec un spasme très-développé.
4° L'asthine est une maladié nécessairement chronique, Celle que l'on à décrite sous le nom d'asthme aigu est on une variété de la bronchite, ou une congestion violente de la membrane muqueuse pulmonaire.
Parmi les divers moyens qui ont été employés, il n'en est pas un seul qui réussisse constamment, nous ne dirons pas à guérir la maladie, mais même à la calmer momentanément. Quant au lobelia inflata , qui a été vanté depuis quelqnes années , surtout par les médecins anglais, comme offrant le plus de ressources dans le traitement de l'asthme, voici ce qu'en dit ici M. Forbes : à Ce nouveau médicament , qui depuis ijurlques années à rivalisé avec le stramoniue dans l'estime publique , nous parait la mériter encore benucoup moins que lui. TI a, ilest vrai, (amené dans quelques occasions un soulagement immédiat ; mais le plus souvent il est resté sans effet; et, dans celles où il a réussi , il n’a pas [tardé à perdre toute sun efficacité lorsqu'on y s eu recours à plusieurs reprises, Nous l'avons employé avec avantage pour combattre les pajroxysmes, même dans les cas d'asthme catarrhal , quand il était admiloisiré dès le commencement; mais nous l'avons trouvé plus efficace , jan moins pour quelque temps, dañs des as qui simalent 1 asthme, mais dépendent, soit de l'hydro-thorax, soit d'une maladie du cœur.
jOn l'administre sous la forme de teinture saturée , à la dose d'une jdemi-drachme à une drachme et demie et deux drachmes. »
L'article auscultation du même auteur nous offre l'analyse exacte des travaux de Laënnec, appuyés de quelques recherches faites par des médecins anglais et français qui ont plutôt confirmé les vues de Laëonec et apporté de nouvelles preuves à leur appui qu'elles ne les ont infirmées, Tout ce que Laënnec a dit des maladies des poumons et de la plèvre n’a éprouvé aucuve modification importante; l'étude des bruits du cœur seule a fourni matière à une juste critique. Long-temps après la découverte de l'auseuliation médiate on adoptait encore sans contestation l'exposition donnée par Laënnec des bruits et des mouvemens du cœur comme la seule vraie, L'exactitude de cette doctrine fut pour la première fois mise en doute par M. Turner, dans un mémoire publié dans le troisième volume des Transactions medico-chirurgicales d'Édimbourg, et depuis parles docteurs Corrigan, Stokes et Hope en Angleterre, et en Fu par MM. Pigeaux , Mare-d'Espine et Magendie. La doctrine du docteur Hope étant aujonrd'hui celle qu'admettent généralement les médreins anglais, et étant nécessaire pour H'intelligence des articles des maladies du cœur et des gros vaisseaux traités des l'Encyclopé ie par M. Hope, nous allons offrir à nos lecteurs une analyse rapide de cette doctrine empruntée à l'article auscultation.
| Rhythme du cœur. Le preunier mouvement du cœur qui interrompt l'intervalle du repos. c'est la systole auriculaire. Ce mouvement est léger et d'une courte durée; plus considérable dans l'appendice des oreillettes que partout ailleurs , il se propage par un mouvement ve:miculaire rapide vers le ventricule dans à systole duquel il se termine plutôt par continuité d'aétion que par la succession d'un nouveau mouvement, [a systole des ventricules commence subitement et est accompagnée d'une diminution considérable du volume de l'organe. Le premier battement, le choc du cœur contre les côtes et le pouls des vaisseaux les plus rapprochés du cœur sont isochrones à la systole. Dans les radiales le pouls en est à une distance à peine appréciable,
La systole des ventricules est suivie de leur diastole, pendant laquelle ils reviennent par un mouvement cxpansif sensible au toucher et à la vue, à l'état dans lequel ils étaient pendant le repos précédent, Ce mouvement ou diastole est accompagné du second bruit, de l'affluence du sang dans l'oreillette, du mouvement rétractile de cette cavité et du départ de la pointe du cœur des parois de la poitrine, Alors succède l'intervalle de silence pendant lequel les ventricules restent en repos , pleins mais non distendus, ausst long-temps que dure la période qui s'écoule entre le premier battement et le second : mais l'oreillette resté en repos pendant seulement la première partie de cette période, le reste étant empluyé à la contraction suivante avec laquelle recommence la série des mouvemens que nous venons de décrire.
Causes des mouvemens. Les creillettes , qui sont totijours davs un état de plénitude , arrivent , pendant La première moitié de la période de repos des ventrieules , à une telle distension, qu'elles sont stunulées à se contracter. L'objet de cetle contraction est de pousser dans les ventricules une petite quantité additionnelle de sang , pour le faire passer
de l'état de plénitude à celui de distension dans lequel ils sont siimulés à se contracter, Ces cuvités {les ventricules) chassent alors une plus ou moios grande quantité du sang qu'elles contiennent, Dans les petits animaux, les grenouilles, par exemple, elles chassent la totalité, ce qui est démontré par la päleur des ventricules. Dans les grands animaux (e'est surtout sur les ânes que M. Hope a fait scs experiences), ils paraissent en conserver yne partie. È
Les causes suivantes paraissent suffire à M. Hope pour expliquer la diastole : 1° la force par laquelle le muscle passe de l’état de contraction à celui de relichement : on l'appellera, si l'on veut, son élasticité; 2° la distension des oreillettes qui se sont remplies pendant tout un demi battement; 3° le poids des ventricules, qui par le relâchement retou beat sur les orcillettes distendues placées au-dessous ; 4° L'ouverture libre de l'orifice auriculo-ventrieutaire , qui permet au sang d'y pénétrer instantanément. Le sang sorti des oreillettes est bientôt remplacé par celui des veines caves, les orcillettes sont de nouveau distendues, et la même série d'actions se renouvelle.
Causes des bruits du cœur. La systole des ventricules est la cause du premier bruit, par l'impulsion qu'elle communique au sang qui ÿ est contenu, ct par les vibrations sonores qu'elle détermine dans ce fluide, Si le bruit : la contraction musculaire contribue pour quelque chose au premier battement , ce ne peut être que dans une très-faible proportion, Es diastole des ventricules cause le second bruit par la réaction des parois sur le sang, et les vibrations sonores qui sont produites dans ce fluide lorsque son cours est subitement arrêté quand la dinstole est complète, Aussi ce bruit est fort, court et clair. Les oreillettes ne prennent aucune part à la production des deux bruits, puisqu'ils se font entendre lorsqu'elles sunt en repos , et il ne paraît pas qu'elles en produisent aucun, car on ne distingue pas de troisième bruit.
Cette analyse des bruits et des mouvemens du cœur était indispensable pour l'intelligence facile et complète des articles sur les maladies de cet organe traités par le même auteur, et que nous examinerons successivement.
L'article anévrisme de l'aorte, du docteur Hope , est écrit avec talent, et nous offre l'application du système que nous venons d'étudier au diagnostic de cette maladie.
Laennec avait dit que l'anévrisme de l'aorte par Ini-même n'a point de signes qui lui soient propres , si ce n'est l'apparition de la tumeur à l'extérieur. La péricardite et la formation de concrétions dans le cœur avant la mort, étaient avec l'anévrisme de l'aorte les seules maladies graves des organes contenus dans l'abdomen , auxquelles l’auscultation et la percussion ne fournissaient pas de signes pathognomoniques. Telle était l'opinion de Lacnnee à l'époque où il publia la seconde édition de son ouvrage, et nous pensons qu'elle est encore partagée par la plupart des médecins françns. M, Hope « prenant la défense de l'auscullation contre son immortel inventeur » , pense que le diagnostic de ces trois maladies peut être basé d'une manitre positive sur l’auscultation et la percussion. Nous allons le suivre dans ses recherches sur le diagnostic de l'anévrisme de l'aorte.
Laennec avait adynis que, dans un petit nombre de cas, l'ancvrisine rectoral pourrait être reconnu par la palsation simple de l'anévrisme , ordinairement plus forte que celle du cœur ; mais fl peusait que , dans le plus grand nombre des cas, ce signe serait insuffisant; car, comme La plus légère dilatation du cœur permet de distinguer ses hruits dans toute l'étendue du sternum et même à la hanteur des elavicules , il croyait que , dans cette cirronstance , Le premier bruit , ou celui de la pq serait facilement confondu avec chui de l'anévrisme, avec lequel il est isochrone, tandis que celui de la diastole étant entendu à travers la tumeur , pourrait faire croire que l'on enteodrait les battemens du cœur «1 non celui de l'anévrisme, Gomme le second bruit , celui des creillettes, ne peut pas être entendu dans l'abdomen, Laennce n'éprouvait aucune dificulté à reconnaître l'anévrisme abdowminal par le Es. ment simple,
M. Hope pense que le stéthoscope peut fournir des indices aussi certains les anévrismes de la poitrine, que pour ceux de l'abdomen. Et d'abord , selon lui , il est peu important que le battement de la tumeur soit simple où double, car, dans les deux cas, il est toujours facile de le distinguer de ceux du cœur par les moyens suivans :
1° Le premier battement de l'anévrisme , isochrone au pouls est invariablement plus fort que le battement des ventricules dans l'état sain et généralement que le souffle Le plus considérable des ventricules. 2° En explorant attentivement le bruit anévrismal depuis sa source Jusque vers La région du cœur, on trouve qu'il décroit progressivement {san à ce qu'il disparaisse tout-à-fait , ou soit perdu dans l'intensité du Mement des ventricules. Si ce battement est produit par le cœur, at
lieu de décroitre il augmente à nffsure que l'on se rapproche de la ré gion précordiale.
3° Le second battement présente en effet une augmentation progressive à mesure que l'on s'approche du cœur; et comme par sa nature «t son rhythme , 3l est exactement semblable à celui que l'on entend dans la région du cœur pendant la diastole des ventricules, 51 s'identifie réel. lement avec lui, Le secund battement , lorsqu'il en existe un, dans [à région où l'on suppose une tumeur anérrismale, vient donc à l'appui de de la preuve apportée par le premier plutôt qu'elle ne l'affaiblit ; car, si tous les deux venaient du cœur, tous deux éprouveraient La même modification progressive dans leur intensité, suivant que lon s'approcherait ou que l'on s'éloignerait de cctte région.
4° Un autre caractère distinctif du battement qui appartient à J'ancvrisme, c'est sa nature particulière : c'est un bruit sourd et ranque, de courte durée, commençant et se terminant d’une manière brusque, et généralement plus fort que le bruit de souffle le plus considérable du cœur. Îl pose n exactement au bruit de râpe du Lâteau sondeur entendu de loin , tandis que le bruit produit par la maladie des valrules du cœur à plus d'avalogie avec le rurmure du soufflet , étant plus doux et plus prolongé , et s'élevant et se terminant plus graduellement.
Le battement de l'anévrisme s'entend dans la plupart des cas en arrière , et lorsque Ja tumeur se trouve sur l'aorte descendante et repose sur la colonne vertébrale , alors il est souvent plus fort en arrière qu'en avant.
5° Le frémissement cataire est encore un autre signe caractéristique de la pulsation anévrismale : il est plns considérable dans la simple dilatation que dans l’anévrisme en poche (faux consécutif}, surtout si le premier présente de nombreuses aspérités à la surface de la membrane interne.
L'auteur dit avoir rencontré uniformément le frémissement cataire borné à la région sus-claviculaire, excepté dans les cas on l'anévrisme faisait saillie au dehors. Les anévrismes anciens le présentent rarement à raison de leur volume et de l'épaisseur soit du sac , soit des dépôts fibreux qui sont peu susceptibles de vibration.
Ces données importantes sur le diagnostic de l'anévrisme de l'aorte sont accompagnces de détails et d'explications sur les causes des diffé. rences que nous venons de signaler, et qui donnent un grand intérêt à l'article du docteur Hope. Ne pouvant reproduire tous ces détails, nous nous sommes bornes à indiquer sommairement les additions importantes faites aux connaissances médicales par le docteur Hope, désirant les voir plas généralement connues et mieux appréciées parmi nous qu'elles ne le sont , même par les hommes à qui leur position impose l'obliga. tion de se tenir au courant de la science. Nous ne terminerons pas l’a: nalyse de cet article sans dire que nous-mêmes nous avons eu déjà deux fois l'occasion de juger l'exactitude des règles établies ici depuis que nous connaissons les recherches du Fed, “hs
L'article Ærtérile , du même auteur, nous prouve qu'en Angleterre, comme en France, on cst loin d'être d'accord , non-seulement sur les symptômes de l'inflammation des arières, mais anssi sur les caractères anatoriques de cette affection et sur l'existence de cette inflammation. Peut-on, en effet, concevoif une inflammation qui ne se manifeste par aucun symplôme , qui est bornée à des points isolés et souvent éloignés les uns des autres , qui ne laisse aucune des traces ordinaires de l'inflammation dans les membranes voisines , et que l'on ne trouve communément qu'à l'époqne de la vie où l'économie est le moins disposée à l'action phlogistique ? Telles sont, en effet, les conditions dans lesquelles se montrent le plus scuvent ces dépôts morbides , que les physiologistes ct les quasi-physiologistes attribuent sans balancer à l'in. flammation de la membrane interne des artères.
Nous terminerons cet articlé en indiquant brièvement quelques articles que nous ne pourrions analyser ici sans dépasser les bornes qui nous sont prescrites.
Les articles Changement d'air et Climat sont du docteur Clark, auteur d'un ouvrage estimé en Angleterre sur ce sujet, Is offrent un bon abrège de cet ouvrage , remarquable par les nombreuses obserations qu'il contient , et surtout par la défaveur avec laquelle l'auteur paies du midi de la France , auquel il préfère beaucoup Madire et les varies, pour les individus menacés de phthisie.
Dans l'article lexie cérébrale , le docteur Clutterbruck , après avoir examiné les différens systèmes proposés pour donner l'explication de l'apoplexie cérébräle , finit par rejeter l'opinion qui attribue cet état morbide aux altérations que l'on trouve après la mort dans le cerveau. Elles ne sont, selon lui, que l'effet de la compression du cerveau produite par la suspension on te ralentissement du cours du sang dans cet organe, opinion érise déjà par le docteur Kelly, qui pour l'appuyer fit un grand nombre d'expériences ; et dernièrement encore par le doc-
oo
teur Abercrombic, dans son savant ouvrage sur les maladies du cer-f Je m'emprescerai de vous communiquer le résultat de ce concours , avec prière ad de linsérer si vous le jugez digne,
Le docteur Marshall-Hall, dont les lecteurs de la Gazerre mépi-f ai l'honneur, etc, caLe connaissent les travaux sur « les effets de la perte du sang , » a fourni les articles Etat morbide du sang et Saignee , dans lesquels il reproduit brièvement la plupart des faits qu'il avait rapportés dans son ouvrage. ; :
L'article Chlorose est du même auteur, qui paraît avoir eu de nombreuses occasions d'observer cette maladie dans une ville manufacturière. La cause de cette affection se trouve , selon lui, dans l'état de torpeur du canal alimentaire ; lequel amène d'abord l'altération du sang + constitue La chlorose elle-même , et ensuite la congestion et les in-
trations séreuses par lesquelles elle se termine fréquemment. Quatre fois l'auteur a vu la chlorose se terminer par la mort, et une fois seulement il a, pu faire l'examen cadavérique. Fa malade , qui avait été alitée pendant quelques jours pour un rhume, se trouvait micux , et reprenait déjà quelques forces, quand après être restée assise pendant un quart d'heure et avoir causé avec gailé, elle perdit tout à coup con- le pr naissance et expira. À l'onverlure, on trouva un épanchement séreux | posséder, Personne plus que M. Serre ne méritait de remplacer Delpech. Audans les ventricules cécébraux , le péricarde et la plèvre gauche; la 7e élève de ce célèbre professeur, propagateur de ses idées , M. Serre avait pré
droite était adhé & sir I { ladé au succès qu'il vient d'obtenir, par un grand nombre de concours, où toaplèvre roite lait adherente dans toute son ét due. LÆ3 POUMONS lines jf s'était montré avec supériorité. Nous avons tout lieu d'espérer qu'il sera étaient gorgés de sérosité; le cœur était furt; le foie augmenté de vo-| aussi utile à la science qu'à l'enseigdement dans ke nouveau poste où il vient luwe; Îes jambes étaient un pen infiltrées; il L avait beaucoup de || d'être placé. graisse. Le sang était pâle et aqueux; les caillots formés dans les gros} — M. Bouland, ancien directeur et fondateur des Néotbermes , ouvrira sous vaisseaux étaient petits et légèrement colorés. Le traitement conseillé { peu rue du Mail, dans l'ancien établissement des bains du Mail, une maison hypar le docteur Marsball-Hall consiste daos l'emploi combiné des pur-|éiénique : où révnirs loutes les espères de bains qu'il avait établis aux Néoits et des ferrugineux . anteuels il associe l'extrait de jusquiame thermes. Par suite d'une administration concentrée en une mens route spégai e 5 +, a0xq Jusq cialement éclairée, et d'une gestion plus économique , le nouvel établissement orsqu'il y a de fortes palpitations. de M. Bouland aura l'avantage d'être à la portée de toutes les fortunes , ce qua n'est pas d'une médiocre importance lorsqu'il s'agit de moyens thérapeutiques d'une efbcacité rrconnmte.
— 14 célébrité dont jouissent leseauxs minérales de Vichy n'est point une célé. brité usurpée. Les principes qu'elles renferment leur donnent une efBcacité mer veilleuse contre qu'lques aflections graves du foie, contre les concrétions bilien ses et lymphatiques, et spécialement contre la gravelle et les calculs d'acide urique , c'est-à-dire contre l'affection calculense la plus fréquente et la plus ré-
andue.
d Ce que la chimie à fait sur un grand nombre de plantes médicamenteuses, dont elle à séparé les principes actifs pe les mettre sous nn petit volume et partout à la disposition des praticiens, elle l'a (ait depuis quelques années poor les eaux | minérales de Vichy. M. D'Arcet en à retiré particulierement le bicarbonate de soude , subsranve que l'on fait entrer comme ‘lément principal dans les pastilles
Î ont porté jusqu'ici de nom de ce célèbre chimiste, et qui désormais seront déigsies sous celui de pastilles de Vichy. Or, nonseulement ces pastilles sont connves pour favoriser la digestion, au moins dans certains cas déterminés, mais lelles sont encore trèsutiles contre toules les maladies pour le traitement desquelles on prescrit l'usage des eaux de Vichy elles-mêmes,
Encouragés par M D Arcet , et en quelque sorte sons ses auspices, MA. Bracon, freres, viennent d'étaldir à Vichy une fabrique où ils traitent en grand les caus enaéraks pour en extraire des cristans de soude et de bicarbonate de soude. Outre que ces cristanis sont en eg ils sont vncore de la plus grande pureté et de la saturation La plus parfaite. C'est avce de tels produits que MM. Brossons | font préparer sous leurs veux , rt par les soins d'un habile pharmacien , ecs mémes pastilles de D'Arvet, à qui le nom de leur inventeur, ainsi que leurs 1e tés médicabes 5 bien constatées , ont déjà concilié su plus baut point la conbeste | des médecins et de pu “ce, soit en France, soit dans Les pays étrangers,
AÛn de mettre à la poriéc des uns et des autses ces puissans moyens de thérapentique, MM. Broson viennent encore d'ouvrir à Paris, rue Saint Honoré , n° 295 , au coin de La rue des Pyramides , un dipôt général consacré spécialement à la vente de tous les produits de Vichy, naturels où artficicks, c'est-à-dire les eaux et les pastilles. Les pastilles sont faites, nous le répéions, avec le soin le red scrupubeux ; elles n'ont ricu de cetle saveur alraline et lisivielle que leur aise une mauvaise préparation. Quant aux eaux , elles sont prises à leurs sources mêmes el avec les mines sons. 1 y a plus, MM. Brosson ont orgmisé un servire qui leur en opportera chaque semaine de nouvelles provisions ; de so. te qu'en les prenant dans ce dépôt, un ne sera jamais exposé à prendre des eaux éventées , affaiblies, détéciorées par la dissipation de quelques-uns de lears princiges. MM. Brosson se proposent, en outre , de réunir à leur dépôt toutes Les préparations particulières d'une eMicacité re. cognac , et duement autorisées, Telle Lest. par exemple, la poudre de Sancs, dom l'Acadéemie royale de médecine a ronlstaté les heureux eflels pour la gnérison des goitres.
| — ERRATA. Plusieurs exemplaires du dernier suméro ont été tirés avant que (les corrections de l'article de bibliographie eussent été exécutées. Voici les fautes qu'il est indispensable de corriger : pag, 206, 2° col, 12° lig. , au Lieu de intitué érétative, Viser eritations mème col, , big. 22, au lieu de subtèle, lisez de male : Mig. 24, su lieu de on snberitue, hser à substituer: Gg. #3, an heu dé suadigue, voudrait, Vser ambigu d'oi dl vomdraits Ge. 44, au bre de foux jugemens, lisez fax fiyars: lg. 45, au lieu de maladies non érritastes à lez sans rire), j'étais un arsussèn avant d'Etre méderin homæopathique, ce qui est | uvn érritatives ; lg. 68, au lieu du oppasies aux sciences, hsez opposces aux très-latteur pour le corps des médecins. Les autres membres du jury ont très. | séennes ; pag. 207, 1 eol., lg. 5, an fie de écrivains plysiologrstes , lisez wdicieusement spnifié à l'admimstration qu'ils se retireraient si la nomigation de #09 phsstotnsistes ; Vig. 27 , an lieu de postérienrement, hwez poritivemne:t; M, R. n'était pas réroquée, AL BR... en a donc été évincé. Or , il n'aura pes à| lg. 47, au lieu de phdosaphique , lisez p wstolagiqe.
“mé Uré sou avis sur le mérile de candidats destinés à faire une médecine QE ————
rene COMENT mhantisiné.
Lyon, 12 mars 4834.
Nora. Nons avons reçu depuis cette lettre la note qui suit sar le résultat du concours,
U « Hier (19 mars) s'est terminé le concours ouvert à l'Hôtel-Dieu , pour La no-
mination de deux médecins suppléans avdit hôpital.
» Les concurrens étaient st nombre de six, MM. Candi, et Imbert, chirurgien
| ea chef de l'hospice de la Charité, ont été nommés après deux séauces d'épreurés.
» Dans La première, tous les candidats ont en à traiter par écrit une question de pathologie interne qui a été celle-ci : Des maladies du cœur en général, et de la cardite aigue et chronique.
# Dans la seconde, ils ont la une consultation sur an malade qui avait été sou- {| ruis à leur examen.
» Lyon, 20 mars 1844. »
— Le conseil royal de l'instruction publique vient de conGrmer la nommination de M. Serre à Le place de professeur de clinique externe de la Faculté de Montpellier. Nous en félicitons tout à la fois le professeur et la Faculté qui va le
EE ——
VARIÉTÉS
QUELQUES DÉTAILS SUR LE CONCOURS OUVERT à LION POUR DEUX FLACKS DE MÉDECINS.
Monsieur ke rédscteur ,
Le 40 mars à en lieu à l'fôtel-Dieu la séance préparaloire du concours ouvert pour la nomination de deux médecins suppléans dudit hèçutal,
Cette première séance à laquelle n'ont point été sdmis MM. les concurrens , à été ronsacrée à examiner Les Uires scieatiliques qui se sont réduits à ceux de docteur ea médecine et de membre de plus ou moins de Sociétés savantes. Quant aux | lravaux bras ayant objet l'étude et les pragrès de le médecine , aucun n'a été présenté quoique MM. les concurrens en aient de nombreux à montrer ; sais peut-être og qu'ils avaient à prouver seulement A Élaicat aptes à pratiquer. C'est là, du reste, tout ce qu'exige la place à laquelle ils sont appelés pour le concours,
Les membres du jury médical, au nombre de 12, out été choisis parmi les mé decins et chururgicas ancwns ou actuels des Lbèpitaux et er if de Lyon , ce sont MM. Prat, Pointe, Levrat aiaé , Bottex, Sénac , Polinière, Bajard, Baumers, Viricel, Brachet, Montain jeune , Gauthier.
Les candidats , au nombre de six , sont MM Micod, Prost, Duméril , Dime, Candi et Imbert, chirurgien en chef de l'hôpital de la Charité, Oui , M. le rédscteur , us chirurgien eo chef n’a pas dédsigné d'entrer en lice pour uue place de! médecin. Tout le corps des anciens chirurgiens en chef en est indigné, et il n'est |
s de mameurresqu'ils n'aient faites pour éloigner M. Imbert de ce projet. Mais ce À dernier, malgré leur dire, a persitié ét est resté persuadé que La place de médecin de l'Hôtel-Dreu est honorable mème pour un chirurgsen eu chef. D'ailleurs M, tm-\ bert a un bel exemple à oppo-er, celui de M. Baylourac, qui se crut pas descendre en briguaut l'hooncur d'être medecin de l'hôpital.
Le concours aura trois sara pes la première tous les candidats auront à traiter par écrit une ion de pathol.gie interne , qui sera la mème rious,
Seconde séance, ou des simeles. k us
Troisième séance. Consultation elioique sur un malade qui sera présenté aux candidats,
Je vais voas raconter ant anecdote fournie par ce concours ; je ne trabis point va secret, car tout le monde médical s'en amuse ouvertement.
L'administration, cédant sans doute à de pressantes sollicitations, avait nonrmé comme membre du jury M. B... , médecis homeæopathique, Ce médecin {le fait vient de m'être attesté , au retour d'un pélerinage auprès do grand maitre Kane-| mao, à dit qu'il avait oublié tout ce qu'il atait appris pour étudier La médecine nouvelle, Des gens qui le connaissent Bien disent qu'il n'a pas oublié grand'chose. | Ce médecin a cu outre fait amende honorable de tons ses crimes; car , at-il dit
Le Rédectur en chef, Juies Gusine,
TELLE TEE ESS
PARIS. — ÉVERAT, IMPBIMEUR, RUE NU Cabnax, N° 46.
A + — Da
azette Méd
icale
La Gazsrre ménicars 0% Panis (Gazette de santé et Clinique des hôpitaux réunies ) paraît tous les samedis de chaque semaine; chaque numéro est composé de 16 pages in-4*, 82 colonnes , et équivaut à 6 feuilles in-8°. Le prix d'abonnement est pour Paris et les Départemens, de 40 fr. par an, 20 fr. pour 6 mois, et 10 fr. pour trois mois. Pour l'Étranger 44 fr, Les abonnemens ne peuvent dater que du commencement d'un trimestre, 4° Janvier, 4% Avril, 4° Juillet, 1 Octobre, — On s'aboune à Paris, au buresu du Journal, rue Poissonnière , n° 5 , et dans les départemens, chez tous Les Directeurs des postes. — On ne reçoit que les lettres affranchies.
Recherches sur le rhumatisme des parois thoraciques. — Revue des journaux de médecine anglais : Hémorrhagie fournie par un ulcère, — Observation d'un ces de tie douloureux du nerf poplité. — Paralysie d'un côté de la face. — Sympathie de l'utérus et des mamelles. — Affection des muscles de la respiration. — Observation d'un cas de piyslisme. — ‘lraitement de la surdité, — Académie de médecine, séances des 3 et 8 avril 1834. — Correspondance médicale : Cas de rhumatisme aigu terminé por suppuration, — Note sur La mannise extraite du céleri-rave, — Action du sucre sur le sang kumain, — Note sur l'émplui da nitrate d'argent dans le traitement des ophthalmies. — Sur la statistique des opérés per la lithotomie dans l'hôpital des Incurables, à Naples. — Note sur la fréquence du pouls dans ses rapports avec l’âge, — Revue bibliographique : Analyse de la Relation chirurgicale du siége de la citadelle d'Anvers; — d'one thèse ivaugurale ayaal pour titre : De la tumeur blanche du genou ; — d'une Lettre à M. le professeur Mauoir, de Genève. — Letire sur quelques hôpitaux de France.
PATHOLOGIE INTERNE