VII. — Ministère de la Guerre
t 11 n'y a aucun intérât supérieur à celui de la défense de la patrie. »
Service militaire et recrutement. — Le service militaire personnel est obligatoire pour tous les Français, à partir de 20 ans (loi de 1872). Sa durée est de 20 ans, qui se décomposent ainsi :
5 ans dans l'armée active.
4 — la réserve de l'armée ac-
tive.
5 — l'armée territoriale.
6 — la réserve de l'armée ter-
ritoriale.
Total 20 ans.
Les jeunes gens qui sont Ljicheliers ou qui ont subi aTec succès certains examens sont admis à contracter un engagement conditionnel d'un an et sont renvoyés au bout de ce tempi dans leurs foyers, mais ils continuent à faire partie, pondant 19 ans, des différentes réserves.
(i) Les chambres de commerce ne sont pas comme lei chambres d'agriculture et des arts et manufactnres purement consultatives ; elles ont des revenus, des pro-r^ priétés, det bibliothèques, etc.
^A.^A, Différentes armes. — Les différentes armes dont se compose notre armée sont : l'infanterie, — la cavalerie, — l'artillerie, — le génie, — le train des équipages militaires, — la gendarmerie, — les états-majors et services divers de l'armée.
L'infanterie représente les deux tiers (270 000 hommes) de notre efTectif de paix. La cavalerie et l'artillerie comptent chacune environ 50000 hommes; elles ont ensemble lUO OUO chevaux.
•vwv. Grades. — Après six mois de service, le simple soldat peut être promu au grade de caporal {brigadier dans la cavalerie) ; après six autres mois, il peut être nommé sergent {maréchal des logis dans la cavalerie) : il est alors sous-officier. — Le sergent, le sergentmajor {maréchal des logis chef dans la cavalerie) et Vadjudant de compagnie sont des sous-officiers.
Au-dessus des sous-officiers viennent les officiers : sous-lieutenants, lieutenants, capitaines ; — les officiers supérieurs : chefs de bataillon ou commandants {chefs d'escadrons dans la cavalerie), lieutenants-cononels, colonels ; — les officiers généraux : généraux de brigade et généraux de division.
Le maréchalat est une dignité, non un grade. — On ne peut créer de nouveaux maréchaux qu'en vertu d'une loi, pour récompenser des services éminents.
Écoles. — Du ministère de la Guerre dépendent les écoles suivantes :
ÉCOLES
Prytanée militaire de la Flèche (Sarthe).
École Sfjéciale militaire de Saint-Cyr, près Versailles.
Ecole polytechnique.
École d'application de l'artillerie et du génie, i Fontaine bleau.
École de cavalerie, à Saumur.
Ecole d'administration, à Vincennes.
Ecole d'application de médecine et de pharmacie militaires, à l'hrtpital du Val-de-Gràce, Paris
École supérieure de guerre , londée à Paris, en 1878.
Ecole des sous-officiers à St- Maixent (Deux-Sèvres).
LEUR DESTINATION
Collège pour les Gis d'officiers de l'armée.
Forme des officiers d'infanterie et de cavalerie.
Les élèves sortant de cette école alimentent l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau, l'Ecole du génie maritime, l'Ecole des mines, l'Ecole des ponts et chaussées (ingénieurs de l'Etat et ingénieurs civils), etc.
Recrutement des ofliciersdu corps de l'artillerie et du génie.
Forme des écuyers-instructeurs pour la cavalerie.
Forme des officiers comptables.
Forme des médecins et des pharmaciens militaires.
Destinée à développer les hautes études militaires dans l'armée.
Fondée en vue de compléter l'instruclion des sous-olficiers susceptibles d'être proposés pour le grade de sous-lieutenant.
Ecol'S de gymnas- Dans différents camps. tique et de tir.
■j^^ Budgets de guerre comparés.
— Après le service de la dette publique et des retraites, c'est le ministère de la Guerre qui absorbe la plus grande partie des recettes du budget (596 millions de fr. sur 3 milliards).
L'Angleterre, à cause des Indes, et la Russie sont les seuls pays qui dépensent plus que nous pour l'entretien de leur armée.
L'Allemagne, l'Autriche consacrent cinq cents millions de francs par an aux dépenses de guerre.
Les dépenses du ministère de la Guerre représentent, pour la France, l'Angleterre et l'Allemagne, le cill« quième des recettes; pour la Russie, le tiers.
~w\- Effectifs comparés. - Le tableau suivant donne l'effectif comparé des priiici-pales armées d'Europe.
EF F EGTIFS
DHS PRINCIPALES ARMÉES d'eUROPE