‹ Géographie génerale. Relief du sol, hydrographie, voies de communication, agriculture, industrie, commerce, statistique ... avec index alphabétique contenant 4125 noms geographiquesChapitre 141 sur 339 · XI. — Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts · texte numérisé non relu

XI. — Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts

a Ce soDl nos maîtres d'école qal ont vaincu la France »

(Opinion de l'empereur Guillaume fior la guerre do 1870).

Le ministre de l'Instruction publiqueest assisté d'un conseil supérieur et d'inspecteurs généraux.

^^A. Hojjr^sdîvcrsjrenscîgnemcnt.

— L'instniciiDii publique en France comprend : 1° Venscignn/ii'nt public, coiilié à un corps de fonctionnaires désigné sous le nom d'Univer-

FRANGE. — GÉOGRAPHIE ADMINISTRATIVE

sitô de France, où l'enseignement est donné par des fonctionnaires rétribués par l'État; 2° V enseignement libre, donné par des particuliers, ou par des associations religieuses.

L'enseignement public ou libre comprend trois degrés : !• l'enseignementpn7na2Ve(l), donné dans les écoles primaires communales (enseignement public), et dans les écoles primaires libres ; — 2' l'enseignement secondaire, qui comprend l'enseignement spéda/ et l'enseignement classique, et vjui est donné dans les collèges et lycées enseignement public), dans les séminaires et institutions secondaires (enseignement libre) ;— 3° l'enseignement supérieur,qai est donné dans les facultés publiques de lettres, de sciences, de droit, de médecine, de théologie, dans les écoles libres d'enseignement supérieur et dans \es Écoles spéciales, dont il sera parlé plusloin.

Diplômes et grades universitaires. — Les différents diplômes et grades universitaires sont : pour l'enseignement primaire, le certificat d'études primaires, le b7'evet de capacité élémentaire et le brevet supérieur; — pour l'enseignement secondaire spécial, le diplôme d'études ; — pour l'enseignement secondaire classique, le baccalauréat; — pour l'enseignement supérieur, la licence et le doctorat.

Le diplôme de bachelier est obligatoire pour les candidats à certains postes de l'admiriistralion, à ceux qui Teuleiit faire leurs études de droit, de médecine, etc. — Le tiu ed'ajreye s'obtient au concours et nou à l'examen.

•^/wv, Écoles et autres établissements. — Du ministère de l'Instruction publique dépendent :

ÉCOLES

LEUR DESTINATION

Salles d'asile communales.

Ecoles primaires communales.

Ecoles primaires supérieures.

Ecoles normales primaires -

Cours normal primaire supérieur d'Iseure (Allier).

Enseignement primaire.

Pour les enfants de 2 à 7 ans.

Préparent les élèves au certificat d'études primaires.

l)onnent un enseignement primaire plus élevé.

Forment des instituteurs ou des institutrices.

Forme des piofesseurs (femmes) pour les écoles normales primaires d'institutrices.

Enseignement secondaire.

Collèges et lycées. Pour la pré|iaration au diplôme d études de l'enseignement spécial, aux baccalauréats et aux écoles du gouvernement (normale supérieure, polytechnique, Saint-Cjr, etc.). Lycées. Pour l'instruction des jeunes

filles.

(11 L'enseignement primaire est aujourd'hui gratuit et obligataire.

Enseignement supérieur et Ecoles spéciales.

15 facultés des lettres. Cours de philosophie, d'histoire, de géographie , de littérature française , latine , grecque et étrangère, d'arohéologie. Exameus pour les lettres.

15 facultés des scien- Cours de mathématiques, d'aslroces. nomie, de physique, de botani-

que, de zoologie, de minéralogie. Examens pour les sciences.

Cours et examens de liroit.

Cours et examens de théologie.

13 facultés de droit.

7 facultés de théologie, dont 2 pi'otestnntes.

3 facultés de médecine (Paris, Montpellier , Nancy).

3 écoles supérieures de pharmacie (Paris, Montpellier, Nancy).

écoles prépara

toires de médecine et lie pharmacie.

Ecole normale supé- , rieure, i Paris.

Ecole pratique des hautes études, Paris.

Ecole normale de

Cluny (Saône -et -

Loire).

Ecoles des Chartes, à

Paris.

Ecoles des langues

orientales, à Pai is.

Ecoles françaises

d'Athènes et de

Rome.

École d'astronomie,

à Paris,

Cours et examens pour le diplôme de docteur en médecine.

Cours et examens pour le diplôme de pharmacien de K» classe.

Cours et examens pour le certificat d'officier de santé et de pharmacien de 2e classe.

Forme des professeurs pour les lycées.

Prépare à l'étude approfondie des sciences, de U philosophie et de l'histoire. — Nombreux laboratoires disséminés dans les divers établissements scientifiques.

Prépare des professeurs pour l'enseignement secondaire spécial.

Préparation aux fonctions d'archiviste et de bibliothécaire.

Etude de l'arabe, du persan, du chinois, etc.

F.coles de perfectionnement pour l'étude de la langue, de l'histoire et des antiquités grecques et latines.

Grands Établissements scientifiques.

Collège de France, à Paris (fondé par François 1er).

Muséum d'histoire naturelle, à Paris, et Jardin des Plantes.

Bureau des longitudes

a Paris.

Observatoire de Paris

et observatoires de

province-

Cours supérieurs et gratuits de sciences, de lettres, de droit, d'économie politique.

Animaux vivants, jardins et collections, cours d'anatomie, de zoologie, de botanique, de physique et chimie, de dessin et de peinture appliqués à l'histoire naturelle.

Sorte d'Académie astronomique.

Destinés à l'observation des phénomènes célestes.

Corps savants.

Institut de France, qui comprend 5 académies : française, inscriptions et belles-lettres, sciences, beaux-arts, sciences morales et politiques.

Sociétés savantes.

Iteunion des premiers écrivains, savants et artistes fi ançais. Les membres de l'Institut sont élus par les membres de chaque académie.

A ssociations libres de savantg.

Indépendamment des écoles publiques qui précèden et qui ressortissent au ministère de l'Instruction publique^ il existe d'autres écoles spéciales qui ont été mentionnées précédemment ( Ecoles d'agriculture, industrielles, commerciales, militaires, etc.); il convient encore de signaler l'Ecole libre des Sciences politiques, qui prépare aux carrières administratives et diplomatiques ; — l'Ecole libre d'anthropologie , etc.

-^w^ Divisions académiques. — La

France est divisée en 16 Académies, non compris celle d'Algérie, ayant chacune un chef-lieu académique. Chaque académie est administrée par un recteur, assisté d'un conseil académique.

Dans chaque département est un inspecteur d'académie, assisté d'un conseil départemental.

Chaque arrondissement est. pourvu d'un ou de plusieurs inspecteurs primaii-es.

Les facultés publiques ont, en général, leur siège dans les seize chefs-lieux académiques. — X Paris, le chef-lieu académique est la Sorhonne, Les professeurs de faculté d'Etat sont chargés des examens pour les divers grades universitaires.

Bufiget de l'Instruction publique. — Le budget de l'instruction publique en France s'est élevé rapidement depuis 1870 ; il atteint actuellement près de 140 millions de francs, dont la moitié pour l'enseignement primaire.

11 convient d'ajouter aux 140 millions de francs allriliiiés en France .i l'inslructiim publique, les subventions fournies par les départements et par les communes.

Comparaison avec l'étranger.

— La Suisse, la. Suéde et la Norvège, l'Allemagne, les États-Unis ont rendu l'instruction primaire obligatoire. Aussi n'ont -ils qu'un nombre relativement faible d'illettrés (moins de 10 sur 100 habitants). — La Russie et les États du midi de l'Europe (moins la Grèce) sont au dernier rang pour l'instruction.

En France, 5 millions d'enfants fréquentent les écoles primaires ; il en reste encore 6U0 000 qui ne reçoivent aucune instruction. Chaque année, sur un contingent de 250 000 hommes, 40 000 conscrits ne savent ni lire ni éi.rife (voir la carte).

D'énergiques efforts tendent, s irtout depuis 1870, à diminuer chez nous la tache honteuse de l'ignorance. Déjà, dans l'Est et dans le Nord, l'instruction est très répandue, et si dans l'Ouest et dans le Centre on trouve encore des départements retardataires, il est permis d espérer que le niveau de leur instruction ne tardera pas à s'élever.

^'wv. L'infériorité de la France n'est d'ailleurs manifeste que dans l'enseignement primaire. Bien que des réformes soient indispensables dans notre enseignement seco;2da»'e et dans notre enseigneinent supérieur, ils peuvent soutenir plus dignement la comparaison avec les institutions similaires des antres peuples. L'instruction secondaire des filles est seule réellement négligée chez nous. Il est temps d'effacei ce vieux préjugé que les femnces peuvent être impunément ignorantes.

IRANCE. — GÉOGRAPHIE ADMINISTRATIVE.

Beaux-Arts

a Le culte du *jeau est le commeDcetneDt de la vertu. »

Généralités. — Les fieaux-arts ont pour objet la représentation du beau. Ils comprennent la peinture, la sculpture, l'architecture, la poésie, la musique, etc.

'w^/N. Aptitude des Français pour les beaux-arts. — Les arts ont été de tout temps en honneur en France. Les dessins, les tableaux, les statues qui remplissent nos musées, nos églises, nos hôtels de ville, nos châteaux, — les jardins qui font l'ornement de nos cités, — les compositions de nos musiciens,— les --chefs-d'œuvre de notre théâtre, attestent l'éclat de l'art français dans le passé, de môme que nos expositions annuelles, nos concerts, nos représentations dramatiques, l'attestent dans le présent. Efforçons-nous de rester fidèles à notre génie national et de le développer par une éducation persévérante.

^/v•v^. On a vu que le bon goût et le caractère artistique de beaucoup de nos produits leur assurent les préférences de l'étranger, et que le plus sûr moyen de conserver cet avantage est de répandre chez nous l'enseignement du dessin industriel. Aussi le gouvernement a-t-il rendu le dessin obligatoire dans les lycées et les collèges, et il se prépare à l'introduire dans les écoles primaires.

Comparaison avec les pays étrangers. — On ne peut, dans les questions d'art, comme dans les questions économiques, comparer, chiffres en main, la puissance intellectuelle des différents pays. Il est permis de dire cependant que dans la lutte pacifique que la France soutient avec V Allemagne, VAngleterre et VItalie, elle conserve jusqu'ici la prépondérance.

^^A. Écoles, musées, manufactures artistit|ues. — Le ministre de l'instruction publique est en même temps ministre des beaux-arts. Il veille à la conservation des musées, des bibliothèques, des monuments historiques, des richesses artistiques de toute sorte que possède la France; il a sous sa haute surveillance les théâtres subventionnés; il encourage l'enseignement musical.

Voici la liste des principaux établissements affectés aux beaux-arts

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