LE DANUBE
Idtis afilueiits titl Itlilii. —
Les premiers affluents du Rhin naissent comme lui au cœur des Alpes et ne sont guère que des torrents qui ont reçu également le nom de Rhin. L'Aar lui apporte les eaux de tout le plateau suisse.
Les Vosges et la Forêt-Noire lui envoient par YIll ou directement les innombrables petites rivières qui descendent les pentes escarpées du versant intérieur, tandis que le Nechar et la Muselle recueillent pour lui celles des versants extérieurs (Lorraine et Wurtemberg).
Le Main traversant de l'Est à l'Ouest toute la moyenne Allemagne, rattache le Rhin aux pays germaniques orientaux et à la Bohême; la Lahn,\a,'Ruhr lui donnent les eaux de tout le pays élevé qui borde sa rive droite à partir de Mayence; avec la Lippe, il commence à recevoir les eaux de la plaine; et l'un de ses bras, le Wahal, a un débit supérieur à celui de la Meuse, qui n'est en réalité que son tributaire.
vN^, Lie rôle liistoi>ic|iie du Rliin.
— Le Rhin est ainsi la grande artère autour de laquelle se groupent la Suisse, par l'Aar, le Wurtemberg par le Neckar, la Lorraine par la Moselle, la Franconie par le Main, la Belgique par la Meuse, tandis qu'il unit lui-même la plaine d'Alsace
à celle des Pays-Bus. Comme il est le seul fleuve qui se'rende directement des Alpes à la mer du Nord, il contribue à relier entre eux plusieurs pays allemands.
Par le canal qui le joint au Doubs, il est en communication avec le Rhône, par le canal Louis avec le Danube, par celui de la Marne au Rhin avec la Seine.
Ainsi s'explique dans l'histoire l'importance des villes que le Rhin traverse ou qu'il approche, Bdle, Strasbourg, Mayence, Cologne, Nimègue, JJtrecht, Amsterdam et Rotterdam; la plupart sont d'anciennes villes épiscopales, jadis avant-gardes du christianisme vers l'orient; car le Rhin a été comme le fossé qui protégeait la base d'opérations des armées de missionnaires et de soldats lancées par les Carolingiens à la conquête de la Germanie païenne ; il est aujourd'huUe front de défense de l'Allemagne contre un r^toiiiMiiîensifde l'Ouest
Un moment la Révolution nous^ donné le Rhin comme frontière; le premier, puis le second Empire nous en ont de plus en plus éloignés, et par la vivacité de nos regrets nous pouvons juger de l'intérêt que portent nos voisins à sa possession exclusive.